Petit mot de l'autrice : il y avait mes parents, ma tante, ma cousine et ma meilleure amie à mon anniv
Jour 9 : Arme surprenante
pas de contexte précis
Robert ne se sentait plus capable de réfléchir correctement. Un intrus avait pénétré dans Downton, malgré la vigilance des domestiques et du gardien du domaine ! C'est Carson qui s'en était aperçu en voyant une fenêtre crochetée, avec quelques traces de boues.
- Sûrement un voleur, Monsieur, souffla le majordome qui avançait comme lui au pas de course.
Le souffle court, Robert ne répondit rien, mais il était d'accord avec Carson. Donwton regorgeait de bijoux et d'objets précieux qui pouvaient attirer l'œil de cambrioleurs...
- C'est tout de même étrange, continua le majordome. Pourquoi venir en pleine journée plutôt que la nuit ?
- Sûrement savait-il que nous avions une réception ce midi et que tout le monde serait donc en bas. Il a les étages et les chambres pour lui !
Et c'est bien pour cela que Robert était si effrayé. Les étages n'étaient pas vides – pas entièrement. Cora était en haut. Sa grossesse, tenue encore secrète, lui donnait de très violentes nausées. Elle était donc remontée dans ses appartements quinze minutes plus tôt, le temps de se remettre un peu. Et si le cambrioleur tombait nez à nez avec elle ? Comment réagirait-il ?
Toute son angoisse explosa lorsqu'il entendu un petit cri suivit d'un choc sourd. Sans se regarder, Carson et lui se mirent à courir en direction du bruit.
Lorsqu'ils arrivèrent, ils firent face à une drôle de vision.
Un homme au visage masqué, étendu de tout son long. Un poignard se trouvait dans sa main.
Au-dessus de lui, Cora, un chandelier dans la main.
- Robert, vous... je... il est arrivé de nulle part...
Un instant, Robert est étonné du contraste qu'offre sa femme. Elle est manifestement venue à bout de ce sinistre individu, et pourtant, elle tremble comme une feuille. Il se remet néanmoins bien vite de sa surprise – il se doit de la réconforter.
- Doucement, il lui prit le chandelier des mains, pour le poser sur la table de chevet. Puis, il l'attira dans les bras.
- C'est terminé.
- Mais Robert... il ne bouge plus... et si je l'avais tué ?
- Je sens encore son pouls, commenta Carson.
- Vous voyez ? Tout va bien. Nous allons l'attacher, puis faire venir un médecin et les gendarmes. Carson, pouvez-vous vous en occuper ?
Le majordone acquiesça, avant de sortir dans le couloir donner des directives. Robert, qui avait suivit du regard Carson, se retourna vers Cora.
- Tout ira bien, murmura-t-il de nouveau.
- Mais s'il mourait ?
- Cet homme est venu nous voler. Il s'est rendu ici avec une arme ! Il aurait pu vous tuer ! Quoi qu'il arrive, vous avez bien agit. Personne ne vous reprochera de vous être défendue. D'ailleurs... comment y êtes vous arrivée ? Seule, face à un homme armé !
- J'ai eu un professeur aux Etats-Unis, répondit Cora en esquissant un petit sourire. Il nous a apprit à nous défendre avec des objets du quotidien. Je voyais ses leçons comme un moyen de maintenir ma forme... aujourd'hui, je réalise qu'elles m'ont sauvé la vie.
- Je remercierai ce professeur jusqu'à la fin de mes jours, murmura Robert.
Après cela, tout s'enchaîna très vite : les domestiques et les hommes invités se chargèrent de surveiller le malfrat, Cora fut entendue et le docteur Clarkson s'assura qu'elle n'avait rien. Tout le monde s'inquiétait de cette intrusion. Mais Robert, lui, n'était pas vraiment concentré sur cet événement. Tout ce à quoi il était en mesure de penser, c'était au fait que sa femme était vraiment extraordinaire.
