Partie 3
Par Myfanwi
Grunlek, Balthazar et Shinddha se rapprochèrent les uns des autres à mesure que les silhouettes se rapprochaient. Les ombres ressemblaient de plus en plus à des personnes sur des montures, mais quelque chose n'allait pas. Ils ne sauraient dire quoi, mais quelque chose dans la forme de ces silhouettes ne leur paraissait pas naturel.
Yeux dans les yeux avec la servante qu'ils étaient censés retrouver dans les ruines, Théo avait un très mauvais pressentiment. Bouclier en avant, il se décida à s'approcher d'elle, ne serait-ce que pour vérifier si elle était l'instigatrice de tous ces pics de magie autour de lui.
Grunlek se tendit. Les assaillants n'étaient plus qu'à une centaine de mètres. Il hésita sur la marche à suivre, mais se tourna finalement vers ses compagnons.
— Évitons de nous montrer agressifs, on ne sait pas ce qu'ils nous veulent.
— Qu'est-ce que tu penses qu'ils nous veulent ? réagit Balthazar. C'est une embuscade, ça me semble assez clair. Ils vont certainement essayer de nous capturer. La vraie question est plutôt de savoir si on les laisse faire ou non.
— Mais j'ai pas envie d'être capturé, moi… geignit Shin, peu rassuré par la décision de ses amis de ne rien faire pour empêcher les étranges cavaliers de s'approcher. On ne peut pas prendre la fille et s'enfuir d'ici ?
— On n'aura pas assez de temps, répondit le nain.
D'un commun accord, le nain et le demi-diable luttèrent contre le sable pour tenter de rejoindre Théo. Shinddha resta en arrière, Eden à ses côtés, pour surveiller l'avancée de leurs potentiels nouveaux ennemis. Il fut étonné du choix de la louve, mais comprit rapidement qu'elle ne lui collait aux basques uniquement à cause de la fraîcheur que sa peau dégageait et non pas par soudaine affection. Saleté de chien.
Théo s'arrêta à quelques centimètres de la servante, terrorisée, qui recula d'un pas lorsqu'il chercha à lui coller son bouclier sur le visage pour s'assurer de ses émanations de magie. Elle leva une casserole en guise d'avertissement, prête à s'en servir pour se défendre si Théo continuait de s'approcher.
— Qu'est-ce qui se passe ici ? cria le guerrier, menaçant.
— C'était le seul moyen ! Je suis désolée ! répondit-elle, paniquée. C'était le seul moyen.
— Dites-moi tout ou je vous égorge ! Avec mon bouclier !
— C'était le seul moyen de vous appeler à l'aide ! Je suis désolée, ils sont là ! C'est trop tard, mais je vous promets qu'on ne vous veut pas de mal, s'il vous plaît. Je suis désolée !
— Qui est là ? De qui tu parles ? continua de hurler le paladin.
— L'armée de centaures !
Derrière le paladin, Balthazar et Grunlek arrivaient enfin. Le mage craignit le pire en voyant son ami tenir la pauvre servante par le col et la secouer comme un poirier. De toute évidence, la diplomatie n'était plus à l'ordre du jour, encore moins maintenant qu'ils pouvaient clairement discerner les silhouettes qui leur fonçaient dessus.
Ce n'était pas des cavaliers, mais d'immenses créatures mi-homme, mi-cheval. Ils étaient nombreux. Bien plus nombreux que la vingtaine d'individus qu'avait comptés Grunlek. Ils n'avaient aucune chance de s'en sortir s'ils décidaient de combattre.
Face à leur nombre, Shinddha, toujours sur son chameau, fut contraint de reculer un peu plus vers ses compagnons, impressionné.
Nerveux, Balthazar fit pivoter son cheval en direction des nouveaux arrivants. Il lança un regard rapide vers Grunlek, qui l'encouragea d'un geste de main à briser le silence pesant qui s'était abattu dans le désert.
— Salutations, nobles centaures ! clama le mage. Nous sommes des aventuriers en pleine mission au milieu de ce désert. Je ne peux m'empêcher de remarquer que vous êtes extrêmement nombreux, cependant nos ennemis ont souvent fait l'erreur de nous sous-estimer. Alors, qu'êtes-vous ? Amis ou ennemis ?
Les centaures gardèrent le silence. Balthazar fut pris d'un doute.
— Merde, vous parlez notre langue au moins ?
— Moi, aventurier, dit Grunlek en se pointant de la main. Nous, aventuriers, dit-il en pointant le reste du groupe. Nous… Gentils ?
— Ouais ! ajouta Shinddha. On promet qu'on n'a pas mangé de viande de cheval depuis quelques années.
Les créatures gardèrent une distance respectueuse, ce qui rassura au moins un peu Balthazar. Bien qu'ils affichaient une posture d'attaque, ils n'avaient pas l'air d'être intéressés par le combat. Pour le moment, en tout cas.
Grunlek détailla les centaures, à la recherche de celui qui pouvait s'apparenter à un chef. L'un d'eux sur la droite se détachait du lot, plus massif. Il tenait également un grand arc dans les mains. Il demanda confirmation.
— Est-ce que vous nous comprenez ? demanda-t-il. Qui est le chef de votre groupe ?
La plupart des centaures se tournèrent vers l'individu massif que le nain avait aperçu, mais ils gardèrent le silence. Était-ce un signe qu'ils avaient bien compris ce qu'il avait dit ? Une réponse, tout du moins ?
— Est-ce que vous êtes le chef de cette tribu ? lui demanda directement le nain. Voulez-vous vous entretenir avec nous ?
L'archer centaure accrocha immédiatement son regard, attentif.
— On a besoin de vous, dit la jeune femme que Théo retenait toujours par le col, s'attirant le regard des autres aventuriers. Nous avons de grands problèmes dans le Désert des Larmes. Nous vous avons convoqué des aventuriers pour nous aider. Il n'y a jamais eu de princesse.
— De quels problèmes vous parlez ? l'interrogea Théo, qui relâcha finalement la prise sur son cou.
— Ils vont tout vous dire. Ils vont tout vous expliquer, je le promets. Il va tout vous dire.
— D'accord. Ils sont gentils ou méchants ?
— Nous sommes tous de la même famille.
Théo recula d'un pas et l'observa de la tête aux pieds d'un air dédaigneux.
— Pourquoi vous êtes pas à moitié cheval ?
— Théo… soupira Balthazar. C'est une expression…
— On peut leur faire confiance ? demanda le paladin, l'ignorant complètement.
— Vous pouvez leur faire confiance, approuva-t-elle. Nous n'étions pas certains de comment nous pouvions vous appeler. Comment… Obtenir votre attention.
— Admettons. Et vous, du coup. Vous êtes qui pour de vrai ?
— Je m'appelle Léna.
— Vous êtes la servante de la princesse du coup ?
Derrière lui, Théo et Grunlek lui lancèrent un regard consterné.
— Théo, il n'y a pas de princesse, répondit le nain.
— Hein ? Mais vous êtes quoi alors ? Vous êtes bien la servante de la princesse, non ?
— Il n'a rien compris à tout ce qu'elle vient de dire, réalisa Balthazar.
Le mage s'effondra à genoux et éclata d'un rire hystérique sous les regards apeurés des centaures, confus.
— Donc vous êtes la princesse ? demanda Théo, perdu.
— Non, je suis…
— Alors où est la princesse ?! hurla-t-il en la secouant de nouveau. Où est la princesse ? C'est pas dur ce que je vous demande !
— Mais il n'y a pas de princesse, pleurnicha-t-elle. Il n'y a jamais eu de princesse ! Vous devez me croire !
Grunlek vola à son secours et força le paladin à la lâcher. De mauvaise foi, il obéit à la condition qu'elle reste près de lui.
L'archer centaure fit un pas en avant. Balthazar se retourna dans sa direction, attentif.
— Bienvenue dans le Désert des Larmes, aventuriers, finit-il par dire d'une voix parfaitement claire. Et non, je ne suis pas une princesse.
Les aventuriers firent tout leur possible pour ne pas éclater de rire devant cette déclaration passionnelle. Théo, lui, se contenta de lever un sourcil.
— Elle est où la princesse du coup ? Conduisez-nous à la princesse. Cette jeune jouvencelle est visiblement trop stupide pour me répondre, peut-être le pourrez-vous.
La jeune femme lui adressa pour toute réponse un grand coup de coude dans les côtes pour le forcer à la lâcher. Elle s'éloigna à grands pas de ce guerrier de pacotille pour se placer aux côtés de Balthazar, auprès de qui elle se sentit de suite plus en sécurité.
Le mage reprit son sérieux.
— Bien que nous trouvions votre petite distraction plaisante, et que je dois bien le reconnaître, votre plan pour nous attirer ait fonctionné, je me dois de préciser que nous sommes toujours honorés d'aider des créatures dans le besoin. Dites-nous tout, noble centaure. Faites-nous part de ce qui vous pèse et nous verrons comment vous venir en aide.
— Nous avons quitté les terres civilisées avec quelques humains il y a de cela longtemps, car, comme vous, nous ne sommes pas friands de sédentarité. Le Désert des Larmes est notre lieu de retrait, notre havre de vie. Celui-ci est à présent troublé par les élucubrations d'un élémentaire de terre qui nous dépossède chaque jour un peu plus de nos terres. Il fait preuve d'émanations magiques qui troublent notre retraite. Nous ne pouvions vous demander de l'aide plus tôt de crainte que notre identité vous rebute. Nous savons que les hommes méprisent les monstres et les difformités.
— Je vous comprends, répondit Balthazar en s'inclinant légèrement. En l'occurrence, nous ne sommes pas tous humains, comme vous pouvez le voir. Pour ma part, en tant qu'érudit, j'ai le plus grand respect pour le peuple centaure, bien que j'en connaisse peu à propos de votre culture. J'ai toujours admiré votre espèce, si je peux me permettre. Nous sommes partants pour vous venir en aide, bien entendu. Nous devons simplement nous entretenir, mes compagnons et moi, pour discuter des détails de cette mission.
— Ouais, enfin à la condition qu'on ait une récompense, râla le paladin. On travaille pas gratuitement.
Le centaure hocha la tête, avant d'adresser un regard curieux vers Théo, toujours torse nu, appuyé nonchalamment sur son bouclier.
— Je ne comprends pas ce que vous êtes, dit-il d'une voix confuse. Je comprends que votre ami est mage, le nain, un maître mécanicien et le demi-élémentaire, un archer. Mais vous… Je ne comprends pas.
— Je suis un inquisiteur de l'Église de la Lumière, grogna le guerrier. Pourquoi, ça vous pose un problème ?
— C'est une bonne question. Mais ce n'est pas le sujet de notre discussion. Notre peuple vous sera reconnaissant de votre aide, et, bien sûr, vous serez récompensé.
Le chef centaure donna un coup de sabot dans le sol. Un de ses comparses s'avança, un grand sac dans les mains, et le laissa tomber aux pieds de son acolyte. Il était rempli à ras bord de pièces d'or. Les yeux de Balthazar étincelèrent d'intérêt. Il devait y avoir assez pour s'acheter une douzaine de robes neuves avec tout ça ! Enfin… Il devrait partager avec les autres, bien sûr (en théorie tout du moins), mais tout de même ! Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu pactole pareil.
Théo, lui, fut beaucoup plus pragmatique.
— Je suis inquisiteur, je n'ai que faire des richesses.
Ses compagnons levèrent un sourcil circonspect face à cette affirmation plus que douteuse.
— Amenez un deuxième sac et on discute, s'empressa-t-il d'ajouter, faisant éclater de rire ses compagnons.
Balthazar lui donna une claque derrière la tête.
— L'or, c'est après avoir accompli la mission, on n'est pas des chiens.
— Techniquement, on a Eden.
— Non, Théo. Non. Tais-toi.
— On pourrait quand même en prendre la moitié, se plaignit Grunlek.
— Pour en faire quoi ? Tu vas le dépenser où ? s'insurgea Balthazar. On ne va pas se trimballer avec cinquante kilos d'or en plein désert !
Un pitoyable blatèrement interrompirent les aventuriers, qui relevèrent tous la tête vers le gigantesque rocher volant. Le chameau s'y trouvait toujours, couché. Seule sa tête dépassait et les observait.
— C'est vous qui avez fait voler mon chameau ? grogna Théo au chef centaure.
— Non, répondit ce dernier. Ce n'est que le résultat de la présence de l'élémentaire de terre qui manipule la terre à son souhait. Ses pouvoirs nous dépassent. Bien que constitué de psyché, le peuple centaure est incapable de reproduire les perversions de cette créature. Tout ce que vous voyez n'est de plus que le début. Je ne vais pas vous mentir, je n'aimerais pas être obligé de revenir à la civilisation à cause de ses agissements.
— Ah bah c'est sûr qu'avec une tête pareille, vous vous ferez défoncer par le premier inquisiteur qui passe.
— Théo ! siffla Balthazar. La diplomatie !
— Bah quoi, c'est vrai, non ?
— Votre guerrier n'a point tort. Si nous revenons, nous devrons déclarer la guerre à l'humanité. Les hommes ne sont pas prêts à accepter le retour des centaures parmi eux.
Balthazar se dit qu'en effet, ce ne serait vraiment pas une bonne idée. Les centaures étaient à la fois cavaliers, guerriers et archers. S'ils enfilaient une armure, il serait très difficile de les combattre. Il valait mieux leur laisser leur désert.
— Est-ce qu'il y a d'autres populations qui sont victimes de cet élémentaire de terre ? demanda Shinddha.
— Des humains nous rejoignent régulièrement dans notre retraite. Des nomades, comme nous, qui n'apprécient pas forcément la civilisation. Comme Léna, à vos côtés. Une partie de notre peuple est piégé de l'autre côté du Désert des Larmes. Il ne peut nous rejoindre à cause de l'instabilité provoquée par la créature. Le sol se fragmente sous les tremblements de terre. Une grande fissure nous sépare d'eux à présent.
— Ils sont tous là de leur plein gré ? grogna Théo. Les humains, je veux dire. T'es là de ton plein gré ? demanda-t-il à Léna.
— Eh bien, pour le moment je suis retenue contre mon gré par un goujat qui se prétend guerrier, mais d'ordinaire, oui, je le suis.
De son côté, Balthazar se concentra pour mieux envisager ce qu'ils allaient affronter. De toute évidence, si le problème était physique, les centaures auraient déjà agi. Avec des bras de la taille de son torse, il imaginait sans mal les dégâts qu'ils pouvaient occasionner. Le problème semblait donc purement magique. Il craignait également que l'élémentaire de terre se nourrît de la psyché des centaures coincés de l'autre côté de la faille, à moins que ce ne soit purement de la malchance et qu'ils n'aient tout simplement pas réussi à passer à temps. Il y avait aussi des chances que l'élémentaire de terre s'alimente d'un artefact qu'il protégeait, un peu à la manière d'un golem. Certes, certains élémentaires agissaient avec des objectifs que les esprits mortels ne pouvaient comprendre, mais ils ne s'attardaient pas dans les parages d'ordinaire. Cette quête lui parut davantage relever de la mécanique ou de la magie, plutôt qu'uniquement un monstre agressif prêt à s'en prendre à n'importe qui sur son passage.
Shinddha, sans vraiment le vouloir, arriva lui aussi presque aux mêmes conclusions.
— Depuis quand est-ce que l'élémentaire s'est réveillé ? Est-ce que ça aurait pu être causé par quelque chose d'extérieur ? Comme une machine, un artefact ?
Le chef centaure lui apprit qu'il s'était réveillé quelques semaines plus tôt. Leur peuple avait essayé de repousser la créature, mais les émanations magiques avaient fini par avoir raison de leur force. Ils ignoraient en revanche tout de la cause de son apparition, n'ayant pas eu assez de temps pour enquêter. Néanmoins, ils purent affirmer que l'élémentaire ne leur en voulait pas spécialement. Il se contentait de les chasser, mais ne cherchait pas à tout prix à leur nuire une fois assez éloigné de son territoire.
Ils indiquèrent également la nature des attaques à la demande de Balthazar : roches qui se soulèvent, enlisement dans des sables mouvants, tremblements de terre… Rien que les aventuriers pouvaient réellement prédire, ce qui les inquiéta légèrement. Le centaure leur indiqua également que ceux d'entre eux plus sensibles à la psyché risquaient d'en payer les conséquences.
— Et quelqu'un l'a vu cet élémentaire ? demanda l'archer, pour s'en assurer.
— Nous ne l'avons pas vu clairement, simplement une silhouette lointaine d'une dizaine de mètres. Nous en avons déduit qu'il s'en agissait d'un.
Balthazar émit l'hypothèse qu'il pouvait aussi s'agir d'un golem ou d'un vieil artefact nain réveillé par un potentiel puits de magie. Grunlek répondit que ça pouvait tout aussi bien être un esprit joueur puisque, jusqu'à présent, tout ce que cet élémentaire avait fait, était d'avoir envoyé un pauvre chameau en orbite. L'intéressé blatéra pour toute réponse.
Les aventuriers décidèrent qu'ils avaient à présent assez d'informations pour se rendre sur place et enquêter. En remerciement, les centaures leur offrirent quelques cordes artisanales pour les aider. Il restait toujours le problème du chameau volant, mais ils décidèrent d'un commun accord de passer la marchande à tabac si jamais elle refusait de leur rendre les chevaux quand ils ramèneraient les montures à l'entrée du désert. Les centaures promirent d'essayer de sauver l'animal. Tant bien que mal.
Théo s'excusa une nouvelle fois auprès de Léna, qui lui dit en rougissant que ce n'était finalement pas grave, et en fixant avec intensité son torse. Malheureusement, le paladin avait autant d'intérêt pour les femmes que pour les chameaux, c'est-à-dire aucun, et lui mit le vent de sa vie…
Après avoir eu la certitude que les centaures, par honneur, ne les abandonneraient pas dans le désert et viendraient les chercher dans quelques jours si jamais ils ne revenaient pas, les aventuriers se mirent en route, plus en profondeur dans le Désert des Larmes.
Après près d'une demi-heure de route sous la chaleur, les aventuriers arrivèrent enfin sur une partie du désert où les émanations magiques semblaient les plus puissantes et étranges. Devant eux, le sol s'était ouvert en gouffres profonds, dont des filins de magie émanaient et flottaient partout autour d'eux.
Comme Balthazar s'y attendait, ça ressemblait fortement à un puits de magie. Malheureusement, ils n'avaient cette fois-ci pas de montagne au-dessus d'eux cette fois-ci pour le refermer.
Sur les îlots créés par les fissures, plusieurs personnes étaient visibles, de toute évidence coincées. Certains se tournèrent vers les aventuriers avec des yeux plein d'espoir et commencèrent à faire de grands gestes pour attirer leur attention.
À mesure qu'ils se rapprochaient, la psyché commença à faire tourner les têtes de Balthazar, Grunlek et Shinddha. Théo décida de prendre la tête du groupe pour faire barrage si jamais l'un de ses trois compagnons décidait de sauter dans la faille.
De toute évidence, cette aventure allait s'avérer plus compliquée que prévu.
