Chapitre 8 : Souviens-toi

Aria courrait droit devant elle, elle jeta un coup d'oeil en arrière, elle ne le voyait plus. Le couloir dans lequel elle se trouvait débouchait dans un autre en perpendiculaire. Arrivée à l'intersection la jeune fille ralenti, elle regarda à gauche, il était là ! Comment était-ce possible ? Il était derrière elle il y a encore une minute !
Sans prendre le temps de regarder si quelque chose l'attendait à droite elle tourna court et doubla sa vitesse de course.
Elle atterrit dans une immense pièce. Une grande table rectangulaire en bois massif se trouvait en son centre, une vingtaine de chaises faites dans le même bois était disposées tout autour. On pouvait apercevoir la lune à travers les fenêtres se trouvant sur le mur en face de l'entrée, elle n'avait pas bougée depuis le début qu'ils étaient tous arrivés dans ce monde.
La jeune fille avait presque entièrement traversée la pièce lorsque Yuma arriva à la porte. Elle sentit soudain ses jambes la lâcher. Elle tomba et alla se cogner contre le coin de la table.
Une grande entaille lui parcourait le visage, partant de son front jusque dans son cou et crevant son oeil droit au passage. Elle était allongée au sol, la moitié de son visage saignant abondement, collant ses longs cheveux roses pâles et teintant ses habits d'un rouge pourpre.
Sa vision devint trouble et elle se sentit petit à petit quitter son corps et ce monde qu'elle trouvait horrible. Elle se souvint alors qu'elle avait effectivement souhaité quitter ce monde, mais elle ne pensait pas de cette façon là.

A cette vue Yuma afficha un large sourire, ne semblant pas du tout inquiété par le fait que la jeune fille était en train de mourir.
Il marcha tranquillement vers elle, s'assit à ses côtés et passa l'une de ses jambe par dessus elle, prenant appui au sol avec ses genoux. Il se pencha légèrement au dessus du visage d'Aria. Il posa une main sur son front ensanglanté, ce qui ne le dérangeât absolument pas, il se pencha un peu plus et senti la faible respiration de la jeune fille diminuer de plus en plus à chaque seconde.
Il attendit un instant, suffisamment pour sentir la petite vie d'Aria commencer à disparaître.
Il posa alors ses lèvres contre les siennes.
Après plusieurs secondes la jeune fille commença petit à petit à reprendre conscience. Elle ouvrit péniblement l'oeil gauche et vit Yuma penché sur elle, se relevant, il lui souriait gentiment.
Elle reprit presque totalement conscience et réalisa ce qu'il venait de se passer, elle se redressa d'un coup et se retrouva collée à Yuma qui était assis sur ses jambes. Elle le baffa, si fort que le choc entre sa main et la joue du garçon résonnât dans toute la pièce, et, que le pauvre Yuma vola pour aller s'écraser contre le mur le plus proche.
Assis et appuyé contre le mur, son aura magique blanche se forma à l'arrière de son crâne, qu'il s'était explosé en se cognant au mur. Après quelques secondes il releva la tête, il pleurait, mais souriait également et fixait Aria.
-"Ia-chan... Je t'ai enfin retrouvée. Retrouvée celle que j'aime, celle que tu était auparavant... Ma petite Aria... Aria princesse de la mort."
Cette dernière était assise, elle n'avait pas bougé depuis tout à l'heure, elle fixait un point invisible en face d'elle, elle se sentait comme si son âme et son corps, pourtant réunis, étaient séparés. En entendant Yuma, une vague de souvenir lui revinrent, des souvenirs lui appartenant, mais qui pourtant remontaient à avant sa naissance, des souvenirs d'une vie antérieure.

Il y avait une petite fille, elle devait avoir trois ans tout au plus.
Malgré son jeune âge ses cheveux roses pâles étaient déjà assez longs, attachés en deux petites couettes hautes, ils lui retombaient dans le cou.
Devant elle étaient allongés deux corps, celui d'un homme et celui d'une femme, ses parents, baignant dans une marre de sang.
Pourtant la fillette ne pleurait pas, bien au contraire, elle abordait un large sourire, un sourire effrayant, que personne n'avait encore jamais vu sur l'adorable petit visage d'une enfant de cet âge. Ses yeux, habituellement bleus, prenaient une teinture rougeâtre et le blanc avait laissée sa place à un noir profond.
Elle était assise devant ses victimes, tachant sa mignonne robe blanche de multiples traces de sang. Elle tenait ses parents par leurs mains, encore dégoulinantes, et elle observât leurs misérables vies s'éteindre lentement dans la souffrance. A ce moment là elle laissa s'échapper un rire diabolique, qui résonnât dans toute la demeure baignée dans la pénombre qui était sa maison. La maison qui l'avait vu venir au monde, dire ses premiers mots, faire ses premiers pas, assistée à chacun de ses moments de joie, entendu chacun de ses mignons petits rires d'enfant, une maison qui était toujours emplis de joie et de lumière même en pleine nuit, et qui, à ce moment précis, venait de voir mourir ses parents, tués de la main de leur propre fille.
Aria était pourtant une petite fille pleine d'entrain et de joie, toujours le sourire aux lèvres, même lorsqu'elle était tombée dans les escaliers, faisant une belle frayeur à ses parents au passage, une fois avait elle repris ses esprits qu'elle s'était mise à rire joyeusement comme si elle venait de faire un toboggan géant.
Personne n'aurait pu prédire que cette nuit là, quelques heures après s'être endormie, elle se serait réveillée sur les coups de minuits, aurait quittée sa chambre et calmement descendu les escaliers conduisant au salon, puis aurait lacérés ses parents de multiples coups tranchants, aidée par la magie, une magie qu'elle ne savait pas qu'elle possédait jusqu'à lors, générant autour d'elle une aura rouge foncée tirant petit à petit vers le noir, elle avait rendu les pauvres corps de ses parents totalement méconnaissables.

Elle se leva en prenant appui sur ses mains, lécha ses doigts pour les lavés du sang, et prit ensuite sa robe dans ses mains en la regardant, elle la préférait largement comme ça que lorsqu'elle était d'un blanc immaculé.
Puis elle parti en direction de la porte d'entrée.
Elle savait qu'elle pouvait rester ici, qu'elle ne risquait rien. La police penserait simplement qu'il s'agissait d'une petite fille innocente ayant assisté à l'atroce meurtre de ses parents. Mais justement, après cela elle serait probablement prise en charge par un foyer social et sûrement placée chez une famille adoptive, et elle ne voulait pas cela car elle n'était pas une petite fille toute mignonne, gentille, docile et innocente. Tout ce qu'elle désirait à présent c'était vivre seule, tuer quand l'envie lui prenait, pas d'avoir une vie normale dans laquelle elle devrait faire attention à qui elle tuait et qui la voyait en train de tuer, une vie où elle devrait constamment retenir ses pulsions et cacher ses pouvoirs ainsi que sa véritable nature.
Les vies humaines n'avait plus grand intérêt à ses yeux et elle savait que si jamais elle était retrouvée elle serait obligée de vivre cette vie là, habiter dans une maison avec d'autres personnes, aller à l'école comme tous les enfants de son âge, cette vie où chaque jours nombre de gens grouillerait tout autour d'elle, rien que cette pensée lui donna envie de vomir.
Puis elle parti en courant, traversant de long en large de multiples rues faiblement éclairées par les réverbères, dans le silence de la nuit, ne laissant derrière elle que la faible résonance de ses petits pas et de son souffle saccadé.

Elle continua sa course pendant plusieurs longues minutes pour finalement arriver là où elle le voulait. Elle s'arrêta, à bout de souffle, ses frêles jambes tremblaient. Elle se pencha légèrement en avant et posa ses mains sur ses genoux, avant de relever un peu la tête.
Devant elle se trouvait un immense portail fraîchement repeint en blanc. Jamais elle n'en avait vu de cette taille. Partaient de chacun de ses côtés, de très longs murs dont on ne voyait pas la fin, aussi hauts que le portail, on voyait vaguement des branchages passer par dessus à certains endroits.
Ces murs dissimulaient derrière eux une forêt, une forêt où l'on avait interdit à la petite fille d'aller.
Malgré toutes les mises en gardes et les interdictions qui lui revinrent en mémoires, elle utilisa la magie pour casser les imposants et poussa le portail, qui n'était à présent plus fermement tenu en place, pour entrer. De l'autre côté le spectacle n'était pas le même, les murs étaient couvert de fils barbelés et le portail de rouille.
La fillette resta un long moment à contempler l'entrée de cette magnifique forêt sombre, un large sourire illuminait son visage, elle avait enfin trouvé l'endroit où elle voulait vivre, elle avait enfin trouvée la nuit éternelle.

Cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle vivait seule de ce côté-ci du mur, c'était son "monde parfait", comme elle aimait bien le dire à Monsieur Silence.
M. Silence n'était en fait personne, simplement le silence qui l'entourait, peut être bien un esprit ou une divinité qui l'entendait, pensait-elle quelques fois, après tout elle s'en fichait bien de savoir si il y avait réellement quelqu'un de muet et d'invisible qui l'écoutait parler, elle trouvait que parler à était beaucoup plus intéressant qu'une conversation avec n'importe quel autre être humain.
Depuis qu'elle était ici elle avait fini par se trouver une petite cabane dans un arbre, elle y avait élu domicile mais s'en éloigner souvent pour visiter cette immense forêt qui recouvrait la moitié de la planète. Après tout il faisait nuit en permanence ici, alors elle n'avait pas vraiment de cycle de sommeil régulier, elle dormait quand elle était fatiguée et puis voilà. Généralement elle arrivait à rentrer chez elle avant de tomber de fatigue, mais quand elle s'éloignait trop il lui suffisait de trouver un buisson, de grosses racines, une grotte, pourquoi pas un terrier aussi, puis parfois la chance lui souriait et elle pouvait s'installer dans une maison abandonnée, ou alors elle en tuait les occupants si il lui restait assez de forces.
Elle se nourrissait généralement de nourriture volée dans les villages ou alors de fruits et de légumes qu'elle trouvait quand elle était vraiment perdue dans la forêt et trop loin de toute habitation. Les vies humaines lui importaient peu mais par contre elle n'aimait pas faire souffrir les animaux, voilà pourquoi elle ne les tuait jamais, et se contentait pour manger de la viande, uniquement de celle qu'elle volait.
Mais ce qui contrôlait le plus sa vie c'était les meurtres, régulièrement elle tuait, des gens de la ville qui osaient s'aventurer dans cette forêt maudite, généralement des enfants de son groupe d'âge, des habitants de la forêt qu'elle croisait ou qu'elle allait directement tuer chez eux, rasant parfois des village entiers de la carte.

Un jour alors qu'elle marchait tranquillement en quête de victimes, elle entendit un bruit dans un buisson. En un reflex elle lança une lame magique. Puis, commença à se diriger vers le buisson pour vérifier qu'elle n'ait pas gravement blessé un animal.
Lorsqu'un cri de douleur sorti de derrière le buisson, elle stoppa, se tourna puis repris sa route tranquillement sur le chemin qu'elle avait quitté. C'était un humain alors il n'y avait pas de soucis à se faire.
-"Attends !" Hurla soudain une voix après elle.
Elle hésita un peu, puis s'arrêta et se retourna.
Devant elle se trouvait un garçon d'à peu près son âge, il avait de courts cheveux roses.
Son regard se porta sur le bras droit du garçon, c'était sur lui qu'elle venait de lancer son attaque, déjà, une aura blanche se formait autour de la blessure peu profonde qui disparue presque aussitôt, à vrai dire le garçon avait quand même eu de la chance, la magie d'Aria l'avait à peine frôlé, il aurait été quelques centimètres en avant et son bras aurait été coupé en deux, impossible pour lui de le récupérer, car il ne maîtrisait pas encore assez bien sa magie régénératrice pour soigner ses blessures graves ou mortelles.
-"Tu es toute seule ?"
-"Oui, et je compte bien le rester !" Lui répondit-elle, agacée qu'un pitoyable humain ose lui adresser la parole.
Mais malgré ça elle n'essaya pas de le tuer, comme elle l'aurait pourtant fait d'habitude.
-"Depuis combien de temps ?"
-"J'ai tués mes parents à trois ans et me suis ensuite enfuit de chez moi pour venir vivre dans cette forêt."
Le garçon la regardait, presque admiratif.
-"Je pensais pourtant pouvoir te faire fuir en te disant ça." Continua-t-elle en abordant un léger sourire sarcastique.
-"Tu sais, je vis avec les pires criminels de ce monde. Ma grande soeur m'a conduit chez eux après que nos parents nous aient abandonnés, se rendant compte que mes pouvoirs commençaient à se réveiller, ça fait un peu plus de deux ans maintenant. Elle aussi elle à des pouvoirs mais moins puissants que les miens, elle est leur servante dans le manoir depuis qu'on est arrivés là-bas et ce sont eux qui l'on aidé à réveiller sa puissance magique."
-"Tu pouvais simplement me dire que t'avais pas peur, pas besoin de me raconter ta vie ! Mais maintenant, un bon conseil, tu devrais peut être commencer à avoir peur de moi."
Puis elle commença à marcher lentement vers lui. Ne bougeant pas il lui lança un sourire.
-"Je sais très bien que je ne peux pas rivaliser avec toi ! A seulement six ans ta puissance magique est extraordinaire ! Et tu montes encore plus dans mon estime si c'est vrai que tu as tués tes parents à seulement trois ans. Tu ne voudrais pas venir avec moi au manoir ?"
-"J'ai dis que je voulais rester seule."
-"Aller ! Tu serais d'une grande aide pour nos maîtres, et en plus je suis sûre que tu t'amuserais beaucoup ! Tu fais déjà des ravages en étant seule, alors imagine ce que ça pourrait être si tu étais aidée dans ta quêtes de victimes ! Et puis t'es pas obligée de rester, juste au moins venir voir si ça te plait ! Si jamais je ne tiens pas ma parole et que quelqu'un au manoir cherche à te faire rester contre ton gré, tu n'auras cas nous tuer ! Tu en es parfaitement capable !"
La petite fille soupira, puis décida de suivre le garçon, après tout il avait raison ce sera peut être marrant, et au pire les habitants du manoir lui ferraient des victimes de plus.

Elle se souvenait à présent pourquoi tout le monde l'appelle "Aria princesse de la mort".
Elle s'était mise au service du comte Kasane et sa famille. Enfin, se mettre à leur service est vite dit, elle ne leur obéissait pas au doigt et à l'oeil et en faisait régulièrement qu'à sa tête. Ses maîtres, sachant très bien que face à l'une de ses colère ils n'avaient aucunes chance de survivre, la laissaient donc faire sans rien dire.
Elle tuait pour eux, décimant parfois des familles, des clans entiers, des villages, et retournant certaines fois en ville, faire quelques victimes parmi les citoyens.
Son nom, princesse de la mort, résonnait de partout, était dans toutes les bouches et tous les esprits des habitants de la partie du monde recouverte par la forêt, et commençait petit à petit à atteindre la ville. Tout le monde connaissait son nom, mais rares étaient ceux qui connaissait également son visage et qui étaient toujours là pour en témoigner, sauf les habitants du manoir, le peu de personnes qui connaissaient à la fois son nom et son visage étaient rapidement tués de sa main.

Elle se souvenait également des nombreuse heures de jeux avec Yuma.
-"Dégage ! T'es trop nul toi !" Lui disait-elle souvent.
Il fallait bien avouer qu'à cette époque, du haut de ses dix ans, le garçon n'avait pas une puissance magique si phénoménale que ça et pouvait difficilement faire le poids si trois monstres générés par la magie du manoir l'attaquaient ensemble.
Mais malgré les nombreuses insultes qu'Aria lui envoyait dans la tête sans aucun scrupule, il adorait l'accompagner dans ces labyrinthes de l'enfer, elle était tellement forte. Une fois elle avait affrontés une centaine de monstres en une seule partie, elle les avait tous eu et leur avait bien fait leur fête, fière d'elle, épuisée et tenant à peine debout, elle était pourtant bien motivée pour en affronter d'autres, si bien qu'elle se tourna vers la seule source vivante se trouvant près d'elle à cet instant, Yuma. Totalement emportée par sa folie elle avait bien failli le tuer, si il n'était pas passé de l'autre côté de la paroi en verre qu'Aria ne pouvait pas traverser.

Puis ses souvenirs l'amenèrent à ses quinze ans. Elle ne se souvenait pas de grand chose à part de son aura magique, et d'une très grande douleur, atroce et insoutenable, qui dura des heures, des jours interminables, puis, plus rien.
Etait-ce de cela que parlait Teto en disant qu'elle n'avait pas réussi à contenir ses pouvoir ?

Aria se tourna vers Yuma, tous ces souvenirs, elle comprenait maintenant pourquoi il tenait tant à ce qu'elle retrouve la mémoire, à ce qu'elle redevienne celle qu'elle était. Ils s'aimaient, ils sortaient ensembles depuis leurs treize ans. Yuma tenait énormément à elle et même dans l'autre monde, séparés malgré eux, il n'avait cessé de la chercher, espérant un jour retrouver celle qu'il aimait.
Elle se leva brusquement et courut vers lui, le prenant dans ses bras, lui fracassant de nouveau le crâne contre le malheureux mur derrière lui.
-"Je vois que tu t'rends toujours pas compte de ta force !" Lui dit-il en riant pendant que l'arrière de sa tête se régénérait une nouvelle fois.
A peine avait-il fini de parler qu'Aria plaqua ses lèvres contre les siennes, au départ un peu surpris, le garçon décida de prolonger leur baiser lorsqu'il senti la jeune fille commencer à se décoller de lui. Il passa ses bras dans son dos pour la rapprocher encore un peu plus contre lui.
-"Je t'aime." Lui murmura-t-il à l'oreille avant de la lâcher.
Il y eu un court moment de silence pendant lequel chacun plongeait dans le regard de l'autre, jusqu'à ce qu'une voix se fit entendre, venant du couloir :
-"Yuuuuuma ! Espèce d'abruti, qu'est-ce que tu lui as encore fait ?"
Une jeune fille de quelques années plus âgée qu'eux venait de faire son apparition sur le pas de la porte. Elle avait de courts cheveux violets clairs et deux mèches beaucoup plus longues retombaient le long de son visage. Elle portait une courte robe, avec de grands bas lui arrivants aux cuisses, le tout assorti à ses cheveux. Et une veste noire, aux oreilles de lapin sur la capuche, par dessus sa robe.
Elle fixa Aria et la regarda sous toutes les coutures, avant de s'avancer vers elle d'un pas énergique.
-"T-tiens... Sa-salut... Yukari." Commença à bégayer Yuma.
-"T'inquiète Yukari, il m'a simplement embrassée." Le défendit Aria.
-"Ah ouais ? Juste embrassée ? Alors c'est quoi ça ?" Demanda la prénommée Yukari en désignant la cicatrice qui parcourait le visage d'Aria, ainsi que son oeil droit finissant de se régénérer, et en se tournant vers le garçon.
-"Moi je crois plutôt que t'as encore une fois pas réfléchit et que t'as failli la tuer gros débile !"
-"Mais elle aussi, elle à failli me tuer plusieurs fois !" Se défendit-il. "Pourquoi quand c'est moi qui manque de la tuer, elle est à plaindre, mais quand c'est elle qui manque de me tuer on la félicite ?"
-"Parce que si tu venais à disparaître de ce monde, tu ne serais pas une grande perte ! La preuve, tu ne m'as pas du tout manqué pendant ces quinze années d'absence ! Ma pauvre petit Aria, j'espère que tu ne garderas pas cette cicatrice trop longtemps. Tu m'expliques pourquoi tu sors avec un crétin pareil..."