Hello tout le monde ! Déjà, joyeux anniversaire en retard à Marina et Kali ! Hourra !

Ensuite, merci d'être à nouveau avec moi pour la suite de cette aventure.

Yz3ut3 : Avec plaisir !

Cocochoco78 : AH ! Où allons-nous maintenant, hein ? Mouahahaha ! J'aime quand je ne suis pas prévisible ! Et oui, je suis très fière de l'horreur que j'ai infligé. / En tout cas, tu as ra réponse maintenant sur la décision d'Ace concernant la proposition et comment son couple avec Marco va fonctionner. / Pour le reste, je laisse l'histoire se dire seule. / Luffy aura ses aventures. Elles seront un poil différente, certes, mais il en aura.

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On gueulait dans tous les coins et c'était les Spades qu'on entendait le plus. Les plus virulents, c'étaient les « rookies ». Ace, lui, il ne disait rien, mais son expression parlait pour lui, sans compter que l'un de ses poings avait pris feu et qu'il avait retiré son fusil de son épaule. Clairement, il était en pleine lutte pour ne pas attaquer l'autre capitaine. Le regard du logia glissa vers Marco qui croisa son regard et secoua légèrement la tête. Non, il n'était pas au courant du plan de son paternel. Comment aurait-il pu ? Ace n'avait rien laissé dans sa lettre explicitant pourquoi il voulait vraiment cette rencontre. Si Shirohige avait deviné et tout préparer, il n'avait rien partagé avec ses enfants.

- Tu te paies ma tête, c'est ça ? se fit confirma avec froideur Ace alors qu'Iro avait pris une couleur sanglante à côté de lui.

- On devrait récupérer un extincteur, non ? demanda Oilonev à ses camarades.

- Nan, un feu de joie est un bon plan, pour ce coup-ci, répondit Patrick en croisant les bras de colère.

- Je ne me moque pas de toi. Ton offre est intéressante mais je suis celui qui a le moins à gagner de celle-ci, sourit avec amusement le Yonkou. Je connais ton potentiel et tes capacités, alors, je sais que je fais le bon choix en te confiant une de mes flottes. Sans compter qu'avec ton équipage et toi à bord d'un de mes navires, la transmission d'information pour ce partenariat sera plus simple, et avec, la mise en place de plans d'actions dans l'accomplissement de notre objectif commun. Toi, en tant que commandant, j'ai quelque chose à y gagner qui m'intéresse.

- Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans « je ne veux pas être dans ton équipage » l'ancien ? s'agaça Ace. Je propose un partenariat pour mettre à mal Kaidou, et c'est tout.

- Combien de temps te faudra-t-il avant que cela n'arrive, soyons honnête.

- Avec ou sans toi, vieux fou ?

- Sans moi.

La tension de la mâchoire du logia disait que la réponse ne lui plaisait pas.

- Une dizaine d'année, si ce n'est plus.

- Et avec moi ?

- Moitié moins de temps.

- Cela fait quand même assez longtemps pour que t'avoir directement dans l'équipage facilite les choses. Sans compter qu'à mon bord, cela te permettra d'user plus légitimement de mes ressources pour y parvenir.

- Ce que tu n'as pas saisi, c'est que Kaidou mort, j'ai pas l'intention de continuer à barboter dans les environs pour tes beaux yeux. Dire que t'entendra plus parler de nous, c'est un peu difficile avec la presse et tout, mais ça sera tout.

- Cela me va parfaitement, je vous laisserai partir sans difficulté une fois Kaidou mort.

- Comme tu disais que je pouvais partir quand tu m'as enlevé mais que tu as tout de même décidé de t'investir personnellement pour t'assurer que je reste à ton bord ?

- Je te laisserai partir réellement, je ne veux pas reproduire ce qu'il s'est passé, tu as ma parole.

- Y'a un truc que t'as oublié, l'ancien, c'est de demander l'opinion des concernés. Tu crois franchement que la flotte concernée veut d'un commandant qu'ils ne connaissent pas ? Ou que j'ai envie de commander des gars que je connais pas ? Leur confier mes arrières ? Ou que mes gars veulent passer sous tes ordres ?

- On est ici pour Ace. On ira en enfer avec lui. On en a rien à foutre de toi, de tes ordres, ton autorité et tout le reste, renchérit Robb.

Ace pointa son camarade de la main, prouvant son point.

- Pas qu'on remette en doute tes décisions, Oyaji, mais il n'a pas tort, pointa le second en commande de la flotte concernée.

Shirohige tourna la tête par-dessus son épaule pour regarder son fils.

- Oui, il est clair qu'il a l'air d'un bon capitaine, mais on sait rien de lui et il sait pas comment on fonctionne. On est passé par deux commandants, déjà, entre Oden et Frey… et cela fait un moment que l'on a plus personne à notre tête, outre parfois un des commandants, notamment Marco-san, pour donner des directives. C'est… un peu rapide d'assigner un inconnu, aussi doué soit-il, au poste. Après, le choix te revient, Oyaji, et on te fait confiance, mais il faut que tu le saches.

- Je le prends en note mais je sais que vous vous entendrez comme des larrons en foires.

- Autre point, l'ancien. T'as peut-être oublié un détail, mais moi pas. Un détail avec lequel je peux jouer, parce que je suis le capitaine d'un petit équipage. On m'a peut-être proposé le Shichibukai, mais ce n'est pas pour autant qu'on s'intéresse plus que ça à moi. Mais si je me retrouve dans un équipage d'un Yonkou… ça sera pas la même chose.

- Ton point ? Je vois de quoi tu parles mais pas où tu veux en venir. Peur que je te vende ?

- Mon point est que tout le boulot, et je parle de presque plus de cinq ans d'entraînement et d'expérimentation, je n'ai pas l'intention de te laisser tout foutre en l'air. Il y a aussi que mes propres hommes ont leurs propres soucis, et qu'il n'est pas question qu'en étant mis en plein phare dans la presse, ils s'aggravent. Si toi ou un de tes gars met en danger tout cela… il y aura du sang dans l'eau, et pas le nôtre, parce que j'aurais déjà ramené mes hommes au bercail.

- Cela n'arrivera pas. Et si on vient pour toi ou un de tes hommes pour ce genre de détail, je prendrais des mesures. Vos secrets sont en sécurités à notre bord.

- Je n'ai pas l'intention de me soumettre.

- Je ne te le demande pas. Tu as proposé un partenariat après tout.

- Tu me demandes de devenir un de tes commandants. Je dois te rappeler que tu m'as tout de même kidnappé ?

- Prends ça comme une réparation.

Shirohige était vraiment en train de se foutre de lui.

- Dis-moi, l'ancien, tu sais compter ? se renseigna Ace. Regarde mon équipage. On est quinze, en comptant Iro et Strike. Tu comptes m'imposer le commandement du double ? Je suis venu vers toi pour ta force militaire et ta structure déjà établi ! Pas pour faire grossir mes rangs quand je n'ai pas les compétences pour diriger autant de gars.

- Je suis certain que tu t'en sortiras, et au besoin, Edwin sera ravi de t'épauler avec la seconde flotte, tout comme ton propre second m'a l'air tout à fait apte au travail pour ce qu'il est de t'aider pour ton équipage actuel.

Patrick plissa des yeux en se saisissant de son pistolet, insulter par les paroles de l'ancien.

- Je me pose des questions sur ce qu'il se passe dans ton crâne, soupira le logia en secouant la tête. Ou alors, je vais devoir me tourner vers ton service médical pour m'assurer que tu ne souffres pas de démence ou je ne sais quoi. Non, parce que tu as apparemment oublié que j'ai cherché à te tuer. Et pourtant, tu veux me prendre à bord avec mes gars. Et…

Ace tourna sur la table pour se faire face à son équipage.

- Si je décide de remettre le couvert avec mes tentatives de meurtre, qui me suit ?

- Si on est obligé, je te suis, capitaine, lança Marina à moitié cachée derrière la table renversée.

- On va en enfer, capitaine ? On plonge jusqu'où ? demanda Robb avec un sourire mauvais.

Ace se tourna de nouveau vers les Shirohige en écartant les bras.

- Alors. Que dit le service médical ? se renseigna le logia à l'attention de son amant.

Marco croisa les bras en haussant ses épaules.

- Je verrai en revenant au navire pour faire les tests pour m'assurer qu'il n'ait pas développé une maladie dans mon dos qui lui affecte l'esprit.

Cela fit rire le Yonkou.

- J'attends de voir ! C'était amusant tes tentatives de meurtres ! Tu devrais embaucher Marco pour t'aider, vu à quel point vous vous entendez !

- C'est pas une chose à dire, il est du genre à prendre les gens au mot, surtout quand il ne faut pas, marmonna Patrick entre ses dents serrées.

- Oh, donc, si je vais par-là, je peux aussi appeler mon grand-père pour avoir un coup de main, c'est ça ? Garp sera content de le savoir qu'il est le bienvenu, se moqua Ace.

- S'il est prêt à reprendre un bain, c'est ta responsabilité. Et la moindre des destructions sera à la charge de ton porte-monnaie, rétorqua l'ancien.

- Non, sans blague ?! Demande plutôt à ton aîné de transmettre les factures à Tsuru ou Sengoku.

Cela fit se tendre l'équipage de Shirohige à cette idée.

- Cela ne sera qu'une excuse de plus pour qu'il passe dire bonjour, commenta Izou en se tirant un kiseru de son kimono pour commencer à fumer.

Cela fit rire à moitié Marco.

- C'est noté, grommela Ace.

- D'autres questions et commentaires ? D'autres objections ou argument à me transmettre pour dire que tu as une raison légitime de refuser mon offre ?

- Mes membres d'équipages qui suivent encore des études ? Tu comptes faire comment ?

- On peut s'arranger, tu as bien réussi à te démerder, donc, c'est possible.

- Et les primes ?

- Les primes ? répéta Shirohige.

- Oui, primes. On a trois personnes à bord qui ne veulent ou ne peuvent se permettre d'avoir une prime avec leur gueule dessus.

- La piraterie n'est pas la bonne option pour ça, nota l'ancien en haussant un sourcil.

- Pourtant, les personnes en question ne les ont toujours pas, ou alors, elles sont inidentifiables, donc, c'est que c'est possible. Tu vas prendre tes responsabilités pour les vies brisées si ça arrive ? Non, parce que j'ai quelqu'un qui vit sa meilleure vie dans la littérature, alors, je préfère éviter que sa vie soit mise en péril à chaque contact avec sa maison d'édition.

- Je prendrais mes responsabilités et… confirme moi un point, Izou, s'il te plaît.

Shirohige tourna la tête vers son fils qui fumer un kiseru toujours sur le toit.

- Si je suis bien la conversation et donc, ce que tu es sur le point de me demander, oui, nous avons bien une maison d'édition sur une ou deux îles de notre territoire. Donc, oui, passer par elles devrait être faisable.

Ace tourna la tête vers la première concernée et la plus en danger par cette affaire de prime (Oilonev avait quelques soucis avec quelques gars du Gouvernement, d'où pourquoi la prime n'était pas recommandé, quant à Kali, elle avait réussi jusqu'à présent à masquer ses attributs les moins humains pour ne pas trop attirer l'attention) pour avoir son avis sur la solution et le hochement de tête lui dit que Marina acceptait ce genre de solution.

Un à un, ses arguments se faisaient balayer.

- Je vais en discuter en privé avec mes hommes.

- Tu ne peux pas faire traîner en longueur plus que cela les choses, sauf si tu trouves un argument vraiment imparable ou que tu refuses le partenariat, pointa calmement Izou.

- Je vous laisse autant de temps que nécessaire pour discuter, assura Shirohige avec un sourire amusé.

Ace lui montra les dents en réponse avant de se tourner vers ses hommes pour leur faire signe de rentrer dans la taverne pour rejoindre les deux autres. Iro les devança à l'intérieur, jetant régulièrement des regards derrière elle en montrant les crocs. Aucun des Spades n'étaient tranquilles.

Dedans, les tables et les chaises avaient été repoussées voir empiler pour laisser plus d'espace au sol. Les napes isolaient les corps des blessés du plancher alors que Chris terminait les soins. Kali était assise en tailleurs sur l'un des hauts tabourets du bar, soutenant son visage avec ses mains comme si elle s'ennuyait alors qu'elle observait le médecin dans son rafistolage.

- C'est mal parti, résuma Patrick en se prenant sa tête entre les mains.

- No shit Sherlock, commenta Ace alors qu'il se hissait sur le comptoir avec lassitude pour s'y asseoir.

Iro grimpa à côté de lui pour s'allonger en travers ses jambes afin d'avoir de l'attention que le logia lui donna immédiatement. Il avait besoin d'elle, là, parce qu'il ne savait que penser, quoi ressentir, comment réagir. Il voulait tout simplement tout torcher pour en finir. Et c'est ce qu'il aurait fait sans elle.

- J'ai pas suivi, c'est quoi le merdier ? se renseigna Chris en continuant les soins.

- Si on veut Shirohige dans le plan, on doit passer sous son autorité, résuma Robb avant de revenir au logia. Ace, tu sais ce que je pense. T'es mon capitaine, la décision te revient. Si tu dis qu'on accepte, je te suis, même si je l'admets que ce n'est pas quelque chose qui me plaît. Mais son autorité à lui, je n'en ai rien à carrer. Je suis ici pour toi.

- On est tous ici grâce à toi, capitaine, alors, on se rangera derrière ta décision, renchérit Patrick.

Plusieurs des gars hochèrent la tête ou vocalisèrent leur accord.

- Chris ?

Le frisé se détourna de son patient du moment avec perplexité.

- Je serai d'accord avec n'importe quelle de tes décisions parce que je me doute de pourquoi tu les prendras. Pas besoin de t'en faire pour moi, je reste ton médecin et un de tes gars. On est un équipage, ce n'est pas le Yonkou qui changera les choses.

- Marina ?

La demoiselle, toujours masquée (c'était des ajouts fait à sa tenue pour lui garantir son anonymat suite à son aveu de parenté mais Ace songeait clairement à la mettre en contact avec son oncle ou Estia pour apprendre vraiment l'art du déguisement), s'agita, clairement embarrassée qu'on se tourne vers elle pour donner son avis.

- Tu fais partit de l'équipage, rappela un des hommes.

Iro tendit une patte pour toucher doucement le coude de la demoiselle afin de l'encourager. Alors, elle parla.

- J'admets que l'idée m'intimide et… et me fait un peu peur… mais j'ai confiance en notre équipage, et surtout en toi, alors… alors si tu dis qu'on les rejoint, alors, je te suis…

Et les emojis sur ses lunettes affichèrent son embarras qui ne devait pas faire justice à ses rougeurs.

- Kali ? se renseigna Ace.

L'elfe haussa des épaules.

- Je te suis. Si tu veux vraiment que je donne mon avis, aucun souci, je n'hésiterai pas à sonder le futur pour te donner quelques probabilités.

- Pas nécessaire, inutile de te mettre en danger pour cela, refusa le logia.

Il soupira et se frotta le visage.

- Qu'est-ce qui te fait hésiter, Ace ? demanda Patrick. Ce n'est pas ton genre de tergiverser.

- Je ne veux pas qu'on perde notre indépendance, encore moins me soumettre à Shirohige, surtout avec l'enlèvement. Cependant…

- Cependant ?

- On est ici pour trouver un moyen d'en finir avec Kaido, parce qu'avec juste nos moyens et nos quelques alliés, cela ne pourra pas se faire avant un moment.

- Pourquoi ne pas s'adresser à Akagami. C'est ton oncle, dans un sens, non ? Cela passerait mieux comme partenariat, pointa un des gars.

- C'est pas faisable, Naïm. Parce qu'on va se demander pourquoi Akagami, qui reste loin de Kaido, décide juste pour moi de passer à l'attaque, s'il accepte. On finira par comprendre la vérité à mon sujet et on aura trop d'ennuis pour que l'on puisse se le permettre dans l'état des choses. On a besoin de Shirohige. Sans compter que Shanks pourrait refuser ou exiger que l'on rejoigne son équipage en échange. Certes, c'est la famille, mais ça revient à perdre notre indépendance pour nous soumettre à lui, donc, on revient au même problème.

Il croisa ses doigts sous son nez pendant un instant, avant de laisser tomber ses mains toujours jointes entre ses genoux.

- Je vais accepter. Pour Wano. Pour Kuri, pour le village d'Amigasa… pour O-Tama et Oden.

- Pour O-Tama et Oden, répéta avec sérieux Patrick.

Ils allaient sacrifier leur indépendance, leur liberté, pour leurs amis en difficultés à Wano. Ils avaient le pouvoir de les aider, mais sans la puissance de Shirohige, ils arriveraient trop tard.

Cependant, Ace plissa les yeux.

- Par contre… il nous veut, il va nous avoir, ok… mais il va devoir assumer les conséquences. Je vous donne carte blanche pour lui faire regretter son idée. Vous ne répondrez pas de lui. Sauf ordre contraire de ma part ou l'appel du bon sens…

- Chose dont tu es dépourvu, pointa Chris.

- … vous n'avez pas à leur obéir, que ce soit les commandants ou le capitaine. Nous restons les Spades. Et une fois Kaido six pieds sous terre, on se casse.

- C'est parfait ! ricana Robb en se frottant les mains.

- Des objections ? Des remarques ?

Marina leva la main et Ace lui fit signe de s'exprimer.

- Je peux comprendre que ce soit donnant-donnant, mais nous avons beaucoup à perdre dans cette situation. Alors… même s'il faut faire bonne figure et montrer patte blanche, je pense qu'il… qu'il serait juste de demander… une garantie ? Qu'on ait un moyen de faire pression sur lui… qu'il ne puisse pas repousser notre demande… pour nous garder à son bord, toi en priorité, puisqu'il…

- Parce que c'est un vieil obstiné, oui, grommela Ace. S'il nous fait le coup, tant pis pour mon anonymat, je prends contact avec tonton Bouteille. Après…

Un sourire crispé apparut sur son visage.

- J'ai un nom qui peut briser cet équipage.

- T'as toujours un nom, grommela Patrick.

- J'ai un oncle doué pour les trouver, et qui accepte de les partager.

- Tu vas être surpris, j'espère que tu as un plan de secours, marmonna Kali d'un air toujours aussi blasé.

- On avisera. Marina, si tu tiens à ton anonymat, je t'appuierai au maximum. Mais retire au moins le masque de protection, on sera moins tenté de te forcer à te démasquer comme ça.

La demoiselle retira le masque de plastique de devant sa bouche.

- Personne ne parle du zoan de Kal'. C'est notre atout personnel. Si on demande c'est un serpent. Et pas de mention sur sa nature non-humaine ou ses talents en sorcellerie.

- Tu veux des lunettes de soleil ? demanda Oilonev à la brune.

- Tu me débectes, lui dit froidement l'elfe.

- Et pas toi ? demanda Naïm à son camarade masculin.

- Je prends l'exemple de mon capitaine, leur dit-il en mettant sur sa tête sa casquette gavroche et en arrangeant son foulard autour de son cou.

- Bon. Quand faut y aller, faut y aller.

Et il se laissa tomber du bar avec Iro. Il carra les épaules, arrangea son stetson.

- Il te reste beaucoup, Chris ?

- Non, je soigne le dernier et je te suis.

Alors, ils attendirent. Tous debout, tous droit. Puis, quand les derniers soins furent donnés, ils sortirent. Ils marchèrent tous en ligne, tous au même niveau, jusqu'à ce qu'Ace accélère un poil le pas avec Iro pour remonter sur la table devant Shirohige qui attendait patiemment.

Tout le monde savait leur réponse, mais Ace allait se faire un plaisir de l'expliciter, et surtout, de leur étaler le tableau devant les yeux.

- On accepte les termes. Pas parce que ce que tu proposes nous intéresse ou nous fait plaisir, mais parce que nous avons fait une promesse de laquelle nous, les Spades, ne nous détournerons pas. Cependant…

Ace releva la tête pour adresser un mauvais sourire à l'ancien qui plissa les yeux.

- Ça reste mon équipage et je n'ai pas l'intention de t'obéir aveuglément. Tes ordres, ce seront des propositions, voir des suggestions, au mieux. T'attends pas à ce que l'on te jure fidélité. Tu nous as voulu, eh bien tu nous as, dans tous nos mauvais traits et tous nos défauts.

- Il n'y a qu'un père pour aimer des enfants comme vous, alors, tout ira bien, assura Shirohige avec un rire dans la voix.

- C'est curieux que tu dises ça… comment se portent Miss Bakkin et son fils ?

Shirohige eu un mouvement de recul dû à la surprise devant cela.

- Pourquoi tu me parles de cette vieille folle ? Et qui aurait eu l'idée stupide de lui donner un gosse ?

Ah ! Apparemment, il ne semblait pas au courant. Le logia se tourna un instant vers Kali et lui adressa un regard tout sauf amusé. Elle ne pouvait pas faire une prédiction sur autre chose ? Il secoua la tête et retourna vers le Yonkou extrêmement perplexe.

- Curieux de pourquoi je te raconte ça ? Alors, soyons d'accord. Je te dirais tout ça dans deux conditions… soit quand Kaido sera six pieds sous terre, soit quand tu seras sur ton lit de mort, parce que dans les deux cas, je ne veux plus être à ton bord avec mes hommes quand ton équipage explosera.

L'ancien plissa des yeux.

- Tu es pire que Bruno.

Ace eu un mouvement de surprise.

- C'était son habitude de lâcher des phrases cryptiques qui revenait me hanter plus tard pendant qu'il profitait calmement du pop-corn.

- J'ai des frères, j'ai déjà testé l'idée de saler du pop-corn avec des larmes, donc, je sais déjà que ce n'est pas une bonne idée. Et… je pense très sincèrement que te lâcher comme ça la bombe sera une vengeance adéquate pour ce qu'il s'est passé, en sachant que cela risquerait de briser cet équipage.

Sans compter qu'il devrait gérer avec Marco. Il allait briser littéralement l'image de l'homme que son amoureux admiré et considéré comme son père. Et le blond le regardait en cherchant à comprendre ce qu'il se passait.

- Nous avons un accord ? demanda Ace. Ou alors finalement, tu te dis que ce n'est pas une si bonne idée que ça ?

- Je suis très curieux de ce que tu mijotes, surtout quand tu prétends que cela pourrait détruire ma famille.

- Ce n'est pas mon but. Ce que tu fais de l'information, quand je te la donnerai, ce sont tes affaires, pas les miennes. Mais, sauf si tu comptes passer l'arme à gauche, ce n'est pas quelque chose qui arrivera demain.

- Eh bien, nous avons tout le temps de réfléchir à tout ça.

- Attention à ne pas mordre la pomme de la curiosité trop tôt, cela pourrait être un choix regrettable. Mais puisque nous avons un accord…

Il offrit sa main à Shirohige.

Avec délicatesse, entre deux doigts, conscient de la différence de taille et de force entre lui et le jeune, le géant se saisit du poignet du logia en guise de poignée de main pour sceller leur accord. Puis, la prise cessa.

Les Spades étaient désormais des membres temporaires des Shirohige.

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Sarah avait entendu son père crier comme un fou. Ce n'était pas rare de la part de son parent pirate avec son caractère, mais cette fois, c'était quelque chose qu'elle n'attendait pas. L'annonce qu'Ace était de retour à bord. Alors, elle l'avait cherché, pour finir par le trouver là, dans le dortoir de la seconde flotte. Marco se tenait dans l'encadrement de la porte, donc, c'est de derrière ses jambes qu'elle le vit. Il avait certainement pris des couleurs, quelques centimètres et de l'assurance depuis leur dernière rencontre. Mais il n'était pas seul. Oui, bon, y'avait Iro, mais c'était attendu. Non, il y avait une quinzaine de personnes en plus, et un chien si poilu qu'il pouvait rivaliser avec le vieux Stephan. Elle détourna son attention du gros chien blanc crémeux pour s'intéresser à la discussion entre Ace et Edwin. Une discussion un poil houleuse. La seconde flotte était assez énervée, de ce qu'elle voyait, alors que les inconnus étaient blasés pour certains, agacés pour d'autres, mais principalement amusés.

- Ecoute, c'est ton capitaine, t'as un souci, là, regarde… dit brusquement Ace.

Il se décala et pointa de ses deux mains vers Marco.

- Deux mètres trois, soixante-quinze kilos, zoan mythique du phénix, je te présente ton vice-capitaine ! Hourrah ! Si tu veux pas râler auprès de Shirohige lui-même, je suis certain que ce cher Marco sera plus que heureux de s'asseoir avec un livre à côté de toi pour te laisser vider ton sac. Et je dis vider ton sac, parce que, mec, ton capitaine, il est aussi têtu que moi, donc, c'est pas demain qu'il changera d'avis.

Sarah leva la tête pour demander à son oncle et parrain ce qu'il se passait quand un aboiement lui fit baisser de nouveau la tête. Le chien était là, devant elle, agitant sa queue avec joie, la langue pendouillant adorablement entre ses crocs. Il referma sa gueule et s'assit sur ses pattes arrière en levant une patoune touffue, faisant un petit geste comme pour donner un coup à la demoiselle sans jamais la toucher. Marco se pencha légèrement pour les voir faire avec une vague curiosité.

- Je peux, tonton ?

- Demande à son amie, yoi.

- Qui c'est ?

- Miss Emoji, répondit Ace avec un sourire.

Sarah chercha la demoiselle en question et se glissa de derrière les jambes de son oncle pour entrer dans le dortoir. Un grand frisé pointa quelqu'un du pouce et en suivant l'indication, la demoiselle trouva une femme avec une capuche et de grosses lunettes qui lui cachaient tout le haut du visage avec des emojis sur les verres pixélisés.

- Bonjour madame, est-ce que je peux jouer avec votre magnifique chien, s'il vous plaît ?

Et elle lui adressa son air le plus adorable.

Marina la regarda, et lentement, sa mâchoire se décrocha. Elle avait déjà vu Sarah. En passant, certes, mais elle l'avait déjà vu. La fille d'une Marine connue pour sa vision très tranchée du monde… sur un navire pirate, appelant le premier commandant « tonton »…

Une brune à côté de la miss Emoji eut un soupir et claqua des doigts au niveau d'une oreille de sa comparse, la faisant sursauter.

- La wedd veut jouer avec Strike, dit froidement la femme sombre.

- Oh ! Euh… oui oui !

- Merci !

Marco n'avait certainement pas loupé la réaction de la jeune femme masquée. Il regarda Ace qui eut un simple geste rassurant… et décida de laisser couler. Tout simplement. Il lui faisait tellement confiance en dépit de tout qu'un simple geste était suffisant pour le rassuré.

Ce garçon serait sa perte. Surtout avec ses sous-entendus de tout à l'heure.

Du coin de l'œil, le Phénix observa sa nièce revenir vers le chien qui aboya en lui lavant le visage à grand coup de langue et profiter avec une joie manifeste des câlins et diverses papouilles que la demoiselle lui prodiguait. Cependant, il n'y accorda pas attention très longtemps, parce qu'Edwin le prit à partit.

- Commandant Marco ! Faut raisonner le paternel ! Je sais qu'on est les plus fauteurs de troubles et qu'on a plus de commandant depuis la mort de Frey, mais c'est pas une raison pour nous imposer le nouveau, surtout quand celui-ci n'a, d'une, pas l'intention de faire de vieux os avec nous et de deux, aucune fidélité à l'équipage.

- Oyaji a pris sa décision. Quoiqu'on dise ou pense, il ne reviendra pas dessus, yoi, répondit Marco en haussant des épaules.

- Si je peux me permettre, intervint Chris.

- Laissez place au médiateur, marmonna Patrick.

- Je te rappelle qui te rafistole quand tu fais l'idiot ? demanda froidement le frisé.

Le roux referma avec un claquement la bouche sous le regard satisfait du médecin. Puis, ce dernier se tourna vers les deux camps.

- Aucun de nous ne veut de cette situation, mais nous y voici. Nous avons donc deux choix. Soit continuer à nous mettre sur les dents et la gueule en protestation, ce qui est tout, sauf constructif, soit coopéré et nous supporter mutuellement le temps que prendra ce partenariat. Je ne dis pas de nous aimer, parce que vu les regards d'Ace pour votre camarade là-bas…

- Zehahaha ! T'en fait pas, Commandant Ace, je t'aime bien, on s'entendra très bien ! ricana ce qu'Ace voyait comme une boule de ténèbres.

- Ouais, nan, garde tes distances, siffla le logia en retenant ses flammes de son mieux.

- C'est quoi ton souci avec Teach, gamin ? s'agaça Edwin en s'avançant d'un pas.

- Peut-être qu'il a la gueule des gros dégueulasses qu'on trouve dans les mauvais hentai ? Dans le style violeur en série ?

- Ace, calmes-toi, demanda avec agacement Chris. Et y'a une gamine dans la pièce.

- Je suis plutôt d'accord avec la description, commenta Kali. Je ne vois que Ténèbre et Mort autour de lui.

- Mais t'as fumé quoi, toi ? demanda l'un des gars de la flotte aux cheveux bleu électrique.

- Bad trip avec une souris avariée, répondit Robb d'un geste désinvolte de la main comme si c'était courant.

Marco plissa les yeux.

Les Spades faisaient peut-être style que ce n'était rien, mais il avait bien saisi que les paroles de la femme avaient été pris pour un avertissement. Ace avait même changé sa position pour avoir à la fois Teach dans son champ de vision et la brunette à proximité, comme pour la défendre, justifiant son geste par une innocente envie de s'adosser au mur.

Il y avait quelque chose dessous, mais est-ce qu'il pouvait légitimement demander des explications ?

- Les élucubrations de Kali mis à part, peut-on songer à minimum se tolérer pour les quelques années à venir ? demanda avec un ton un brin désespéré Chris.

Edwin croisa les bras d'un air buté.

Ace soupira, se pinça le nez un instant, avant de croiser les bras lui aussi. Mais pas pour longtemps, parce que bientôt, sa main gauche s'agita à gauche et à droite pour imager ses propos :

- Ton capitaine vient de doubler le nombre d'hommes que je suis censé diriger. Et j'ai dit censé. Parce que j'ai pas l'intention d'imposer mon autorité à toi et tes camarades. Vous avez eu Kozuki, puis Yasei, avant de devoir vous démerder sans commandants et juste quelques directives de la part des autres et du capitaine quand c'était nécessaire. Vous êtes indépendants et je ne vais certainement pas vous prendre ça. Surtout quand on est ici, mes gars et moi, parce qu'on a accepté de mettre notre propre indépendance entre parenthèses pour arriver à faire disparaître Kaido. C'est quelque chose que je respecte bien trop. Je demande juste de la coopération. Je vais pas vous imposer les règles, mais n'attend pas de mon équipage à ce qu'on se plie comme ça aux vôtres. Je demande juste de la discussion. Je mets quelque chose sur la table, et tu vois avec ta flotte ce que tu en penses, et vice-versa. Si ça ne te convient pas, alors, ça restera juste un partage de table en réfectoire et de dortoir, rien de plus.

Edwin regarda ses gars, puis Marco qui leva les mains pour se décharger de la décision.

- Je suis le bureau des pleurs, je te laisse la décision, Edwin, yoi.

- On fait un essai, si tu veux, proposa Ace. Je suis pas du genre chiant, sauf quand j'ai une idée absolument à réaliser en tête qui me tient à cœur. Si je fais le con…

D'un geste de la main, il montra Patrick et Chris.

- Ils sont là pour me remettre les pieds sur terre. Mais sinon, j'écoute ce qu'on me dit, je réfléchi et prend en compte l'opinion des autres, parce que c'est ce que fait un bon capitaine dans mon opinion. A toi de voir si tu veux tester ou pas. Je te force pas la main, je veux juste ne pas avoir quelqu'un qui me met des bâtons dans les roues quand j'essaie d'avancer. C'est acceptable pour toi de faire un essai ? Si ça ne te convient pas, tu me fais signe et on en restera là. Le bureau des pleurs est témoin, tu devrais être content.

- Je suis pas contre un essai, marmonna le navigateur de la flotte.

- Toi, on t'écoutera quand tu arriveras à différencier ta gauche de ta droite, Éric, lui répliqua quelqu'un.

- Bon. D'accord pour un essai. Des trucs à savoir ? Outre que tu es narcoleptique et que tu peux pas porter du poids ? soupira Edwin.

- Pas me séparer de Iro ou chercher à me raisonner quand je fais ma mule, mais ça, c'est plus pour toi que pour moi, parce que c'est parlé dans le vide. Si Miss Emoji a ses lunettes, c'est pour une raison. Le premier qui y touche, je le flambe. On n'approche pas Kali quand elle est seule. C'est une zoan serpent à sonnette, et donc, elle a un venin mortel. Notre kuudere peut se montrer misandre, mais c'est pour une bonne raison. Tout comme il y a une bonne raison pour qu'on se la boucle et qu'on l'écoute quand elle dit des trucs bizarres. Après… Chris est notre médecin, je suis le navigateur. Et je me trompe pas de couloir quand je vais aux toilettes.

Le bleu se mit à rougir à l'insinuation.

- J'ai une formation dans la collecte et récolte d'informations ainsi que dans l'infiltration.

Cela fit rire Marco.

- Thatch te maudit encore. Gentiment, à sa façon. Mais il te maudit, yoi.

- Bref. J'ai des contacts, que ce soit chez des anciens que chez les pecnots, en passant par Akagami ou la Révolution.

- Je peux vous laisser sans risquer de voir une bagarre ? se renseigna Marco. Je dois m'assurer qu'Oyaji ne soit vraiment pas devenu sénile pendant qu'on ne regardait pas.

- On devrait s'en sortir.

- Allez viens, Sarah. Ils doivent parler.

La demoiselle regarda son oncle, puis le chien, avec tristesse.

- Tu pourras jouer avec lui un autre moment, lui dit Marina.

- Merci ! Dis, Ace… est-ce que tu voudras bien m'aider pour mes devoirs quand je reprendrais les cours ?

- Je suis certain que ton père préfère le faire lui, mais on verra si j'ai du temps pour ça, demoiselle, sourit le brun.

Le visage de la demoiselle s'illumina et elle quitta le dortoir.

- Fais-moi signe quand tu seras prêt à intégrer tes quartiers, yoi, demanda Marco au logia.

- No problema.

Alors, Marco referma la porte. Sarah courrait déjà devant, certainement pour raconter à son père sa rencontre avec le chien ou pour lui dire qu'Ace avait accepté d'une certaine façon de redevenir son ami. Le blond, lui, il avait quelque chose à voir d'important. Les mots d'Ace les hantaient encore. D'un côté, le blond voulait profiter de leur relation particulière pour en savoir plus, mais de l'autre, il comprenait que le logia veuille garder ça en tant que levier. Il avait été déjà un prisonnier du navire suite à son enlèvement, ces informations étaient sa seule occasion de conserver une porte de sortie. Lentement, il remonta à l'étage et alla rejoindre la cabine du paternel. Quand il toqua, on lui autorisa l'entrée. Il trouva Izou dedans, assit sur une chaise à la table dans un coin. Shirohige était lui aussi à cette table, l'air pensif et inquiet, regardant le denden à son échelle (une galère d'en trouver un) qui trônait au milieu de la table.

- Alors ? se renseigna le blond en refermant la porte derrière lui.

- Ni Linlin, ni Kaido n'ont un moyen de contacter Stussy, et je n'ai moi-même pas chercher à garder contact avec elle. J'ai essayé auprès de Shakky, au cas où, marmonna sombrement le Yonkou.

Il soupira et se laissa aller dans son fauteuil qui grinça sous le mouvement.

- Elle a aidé le dossier concernant l'information que détient Ace, donc, on sait que peu importe de quoi il est question, ce sera vrai. Cependant, elle n'a rien dit. Vu son ton de voix, c'est pas une bonne chose.

- Pourquoi elle n'a pas parlé ? se renseigna le blond.

- Ace est sa famille, dans un sens, dit doucement Izou. Elle a épousé son parrain. Si cette pièce d'information est la seule garantie qu'ils ont qu'on tiendra notre part de l'accord, alors, ils ne nous la donneront pas comme ça, peu importe son importance ou son contenu.

- Je vois, souffla Marco.

- Je sais ce à quoi tu songes, mais ne cherche pas à profiter de votre lien pour avoir l'information de sa part, dit sérieusement Shirohige en se redressant. Il nous la donnera de lui-même. Soit quand il se sentira assez à l'aise dans l'équipage, soit quand nous aurons atteint l'objectif de ce partenariat. Ne va pas mettre en jeu votre relation, surtout quand elle t'apporte autant.

Le rire de Izou fit rougir Marco. Heureusement que ça restait dans le cadre des commandants, parce que cela pourrait apporter quelques soucis avec l'intégration d'Ace.

- On aura la réponse. Un jour ou l'autre. Et si cela devient urgent, il nous le dira. Il n'empêche que tout ce qui implique Stussy me met sur les dents.

Quand leur père disait Stussy, il parlait toujours de la Rocks et pas de l'Impératrice de la pègre du même nom. Quand il parlait de la « jeune », il avait généralement un discours plus… injurieux.

- Sinon, comment se passe la rencontre entre la seconde et leurs nouveaux camarades ?

- Outre qu'Ace se balade avec un équipage avec des tas de secrets ? Je suis content de voir enfin la tête du médecin qu'il m'a recommandé pour les Marche Tempête, yoi. L'enquête qu'on a fait sur lui en interne avant son acceptation dit qu'on va avoir un très bon médecin à bord. Je ne parle pas de Sarah qui pourrait avoir démasqué involontairement un espion de la Marine ou une ancienne soldate, vu que la seule personne qui a réagi à sa présence, c'est celle qui cherche le plus à rester anonyme, yoi.

- Garde-la à l'œil. Autre chose ?

- Zoan à bord. Officiellement serpent à sonnette, yoi.

- Officiellement ? répéta Izou.

- Je ne vais pas trahir les confidences sur l'oreiller, répondit avec un petit sourire le blond. Surtout quand rien ne me dit que c'est vraiment ce dont on m'avait parlé à la base.

Cela tira un reniflement amusé au paternel alors qu'Izou secouait la tête.

- Il te fait des confidences sur son équipage, mais pas sur ses plans qui t'impliquent pourtant directement ? Faut revoir vos sujets de discussions post-coïte, clairement, pointa Izou.

Marco croisa les bras en haussant vaguement les épaules.

- C'est une surprise agréable, yoi. Sauf pour la bombe qu'il garde dans sa manche, mais sinon, j'apprécie. Je questionne juste sa motivation, parce que vraiment, revoir le Moby Dick, c'était le dernier de ses désirs, yoi.

Izou se leva avec un sourire en se dirigeant vers la sortie. Au passage, il donna un petit coup dans l'épaule de son frère.

- Il cherchait peut-être une excuse pour te voir plus souvent, petit chanceux.

- Je vais t'en coller une, Izou.

L'androgyne emporta son rire dans le couloir et referma la porte derrière lui.

- Autre chose, fils ? se renseigna Shirohige.

Marco sortit de ses poches ses lunettes qu'il posa sur son nez.

- Bon. Il semblerait que tu sois devenu sénile dans mon dos.

- Sale gosse.

- Je sais, c'est pour ça que je suis ton bras-droit, yoi.

On toqua à la porte et suite à un signe du paternel, Marco alla ouvrir, laissant un Thatch un peu trop souriant entrer dans la cabine, avec un papier en main.

- Parfait ! J'aurais qu'à appeler Jozu après pour lui dire que j'ai eu l'accord des autorités compétentes et responsables… comme si je n'étais pas quelqu'un de responsable, moi… j'vous jure.

- Qu'est-ce qu'il se passe, Thatch ? demanda Shirohige.

- Je demande une augmentation du budget nourriture !

- Accorder, lui dit d'office Marco.

Cela choqua son frère et le paternel, mais le blond n'avait pas fini.

- Tu diras à Jozu qu'il réduise le budget d'alcool d'Oyaji pour compenser.

- Oi ! Oi ! Oi ! On ne touche pas à mon alcool, sale gamin ! bougonna le capitaine.

- Tu me demandes pas la raison de ma demande ? s'étonna Thatch.

- Parce que j'ai aidé les Spades à déménager et que j'ai donc déjà vu la facture alimentaire que tu as en main, yoi. Donc, oui, je sais que l'on va souffrir niveau bouffe. Il a l'air d'avoir hérité de l'appétit de son père.

- Et ils ont une végétalienne à bord. Cela ne va pas nous faciliter les choses. M'enfin. Le fait est qu'il mange beaucoup, donc, on va souffrir à ce niveau. Il faudra certainement faire plus d'escales ou plus régulièrement pour refaire le plein de vivres.

- Et la raison pour laquelle on doit couper mon budget alcool réside où ? demanda Shirohige.

- Tu as voulu Ace à bord, tu assumes, lui dit le blond.

- Ah ? Parce que tu ne le voulais pas à bord ton chéri, frangin ? taquina Thatch en passant un bras autour des épaules de son frère.

Il n'a pas tort.

Marco ignora son camarade ainsi que le phénix dans son crâne, pour croiser les bras. Il se contenta de regarder Shirohige qui soupira et décida de ne pas discuter. Il trouverait un moyen de passer outre.

- J'y pense, ils vont faire quoi de leur navire ? se renseigna Thatch.

- Ace a appelé Shanks. Il lui prête son navire le temps du partenariat, yoi. Dîtes-moi juste qu'on va pas s'attarder plus, je ne veux pas…

Il s'interrompit quand Thatch alla ouvrir la porte pour glisser la tête dehors.

- MARSHALL D. TEACH ! Je sais ce que tu vises, fait demi-tour ou tu n'auras aucune tarte !

- Zehahahaha ! Pardon commandant !

Thatch resta un instant à la porte pour s'assurer que l'homme s'éloignait des cuisines, puis revint dans la cabine pour reprendre la conversation.

- Je disais juste que je ne veux pas voir Akagami, yoi, conclut Marco.

- On s'assure que tout le monde soit bien installé et on lève l'ancre, assura Shirohige.

- Bonne nouvelle, Marco ! annonça le roux avec un grand sourire. J'ai appelé Carmen !

Le blond leva un sourcil.

- C'est ma nièce, à moi aussi ! Sans compter que je voulais prendre de ses nouvelles, lui dire les dernières péripéties, mais surtout…

Son sourire devint plus grand et il revint s'appuyer sur Marco.

- « Caaaarmen… revient à la maison ! Y'a bien trooooop longtemps ! Et tire ton père de ses dossiers ! Revenez à la maisooooon ! » fit-il mine de chouiner.

- Tu me casses les oreilles, lui dit simplement le zoan.

- Donc, tu essayes de faire rappliquer Aarch et Carmen, fils ? demanda Shirohige.

- Je m'assure de faire doubler l'effectif du bureau des pleurs. Et il est vrai qu'on a pas vu la petite Carmen depuis longtemps.

Le cuistot enfonça un doigt dans la joue de Marco avec un petit sourire.

- Ton poussin pourra pas venir squatter ta cabine avec ton chéri dans les environs, hein, vieux chanceux ?

- Demande autorisation de commettre un fratricide, demanda Marco.

- Demande rejetée. Tu m'as réduit mon budget alcool, tu vas devoir supporter ton frère, ricana le paternel.