Bonjour à tous, l'histoire d'Harry Potter ne m'appartient pas, créer par JK Rowling, plusieurs personnages viennent de mon imagination. Je suis désolée pour les fautes d'orthographes.
Chapitre 59 : Combien devront encore mourir ?
Un dragon ! Sérieusement ? Ténébris se demande encore comment ils en sont arrivés à être accrochés sur les épines dorsales de cet animal, tout en survolant Londres puis les environs ? Alors oui, c'est vrai, elle n'avait pas confiance en Gripsec, mais elle n'avait pas imaginé un seul instant qu'il les trahirait une fois dans le coffre-fort.
Tout se déroulait plus ou moins bien. Hermione avait beaucoup de difficultés à se mettre dans la peau de Lestrange et cela éveilla les soupçons du banquier. Ça et aussi le fait qu'ils n'avaient pas imaginé que Bellatrix les préviendraient du vol de sa baguette et que toute personne se présentant avec la baguette, serait un imposteur. Cela a obligé Harry, se trouvant sous la cape d'invisibilité avec Gripsec et elle-même, à lancer un Impérium sur le Gobelin pour traverser la sécurité. Sauf qu'il s'était avéré que c'était la partie la plus simple du plan, car après avoir traversé la cascade des voleurs, ils ont chuté de plus de 50 mètres, ont repris leurs véritables apparences et ont alerté tout le monde de leur présence. Conscients que le temps était devenu leurs ennemis, ils durent accélérer l'allure pour rejoindre le coffre-fort des Lestrange, gardé par un dragon. En voyant l'animal, les 4 amis s'attendaient à le voir les attaquer, mais au moment où l'animal s'apprêtait à cracher du feu, ils voyaient Gripsec secouait des cloches dans ses mains. Immédiatement, le son des tintamarres firent fuir le dragon de l'autre côté de la pièce, loin d'eux et ils comprirent en voyant ses cicatrices. Le dragon a été maltraité et les bruits de cloches, signifie sans doute qu'il va recevoir un châtiment. N'ayant pas le temps d'être indignés face aux traitements que les Gobelins lui ont fait subir, ils arrivaient rapidement devant la porte du coffre-fort des Lestrange et Gripsec posait la main de son congénère sous impérium, sur la porte pour l'ouvrir et ils s'y engouffraient immédiatement. Les amis cherchaient tout de suite la coupe, pendant que les deux Gobelins restaient à l'entrée, devant la porte qu'ils ont refermée. Heureusement, ils la trouvaient rapidement, en haut d'une étagère, mais en s'avançant, Ron a fait tomber une assiette en or et pousse un cri de douleur. C'est ainsi qu'ils découvraient que toute la salle a reçu les maléfices de Gemino, dupliquant tous les objets touchés, mais également un sortilège de Flagrance, brûlant leurs chaires s'ils touchaient un objet. Harry a alors une idée et récupère l'épée qui se trouvait dans le sac sans fond d'Hermione, avant de demander à Ténébris de le faire léviter. Malheureusement, la chambre forte est tellement remplie d'objet qu'Harry en touche certains, les multipliant. Harry, sous les cris de douleurs de ses amis, arrivait à faire passer la pointe de l'épée dans une anse de la coupe. Ténébris ramène Harry vers elle, se concentrant malgré la douleur pour le rapprocher d'elle, mais Gripsec profite de cette occasion. Il saute sur le dos d'Harry et surpris par cette action, Harry lâche l'épée qui est récupérée par le Gobelin qui s'y attendait. Ni une ni deux, il sautait sur le mur, marchant sur les meubles et faisant tomber des objets pour ralentir Harry, Ténébris, Ron et Hermione, qui a malgré tout pu récupérer la coupe et le mettre dans son sac.
Gripsec arrivait enfin devant la porte et le banquier, alors que les anciens Gryffondors continuaient de se débattre avec les objets. Rapidement, il oblige son congénère à ouvrir la porte, répandant la quantité d'objets multipliés dehors et emportant les 4 humains avec eux dans leur sillage. L'épée entre ses mains, Gripsec n'avait plus aucune raison de les aider et les a donc abandonnés aux mains de la sécurité et des Mangemorts qui venaient d'arriver, après avoir appris l'intrusion. Étant un Gobelin, il pouvait sans problème se cacher parmi eux. Un combat s'engage, mais ils comprennent vite qu'ils ne pourront pas s'enfuir par là où ils sont arrivés. La seule sortie est bloquée par les Mangemorts et il y a le dragon qui se trouve entre les feux nourris, qui ne les laissera pas passer, sans essayer de les manger. C'est là qu'Hermione a alors eu la merveilleuse idée de rendre sa liberté au dragon, en détruisant ses chaines, mais uniquement, avec eux quatre sur son dos. Une expérience que Ténébris détestera jusqu'à la fin de sa vie, car en plus de devoir éviter les sortilèges qui fusaient, le dragon qui a comprit qu'il n'était plus attaché, a tué les Gobelins et Mangemorts qui lui bouchaient le passage en les carbonisant puis a détruit le tunnel pour s'envoler, détruisant au passage une grande partie de la banque.
Après plusieurs minutes de vol, le dragon s'est éloigné de Londres. Ténébris a dû lancer un sortilège de désillusion pour que les Moldus ne les voient pas, mais un problème se pose rapidement. Comment faire pour descendre ? Aucun d'eux ne pense que c'est une bonne idée de transplanner alors qu'ils sont en mouvement et ils ne peuvent pas attendre que le dragon se pose, car ils ignorent quand il le fera, mais également, car l'animal risque de ne pas aimer de s'apercevoir qu'il a 4 humains sur son dos. Alors, quand le dragon décide de surplomber un lac, Harry leur ordonne de sauter dans le vide pour tomber dans l'eau.
Nageant jusqu'à la rive, Ténébris a tout juste le temps de soigner leurs brûlures, qu'ils tranplannent immédiatement dans leur bureau au QG.
- Comment n'avons-nous pas pu voir que ce Gobelin allait nous trahir ? s'exclame Ron en retirant son haut pour utiliser une serviette qu'Hermione lui passe.
- Parce que personne ne s'attendait à ce qu'il nous trahisse alors qu'on était encore dans la banque, répond Ténébris alors qu'elle se sèche les cheveux.
- Il a failli nous faire tuer !
- On sait, Ron ! Mais à l'heure actuelle, ce n'est pas le plus important ! rétorque Hermione en passant une serviette autour d'elle pour commencer à se déshabiller, après cette assurée que l'Horcruxe était toujours dans son sac sans fond.
- Ah oui ? Et c'est quoi ?
- Comment allons-nous faire pour détruire les autres Horcruxes maintenant que nous n'avons plus du tout l'épée et aucune chance de la récupérer !
- Pas que, Hermione ! s'exclame Ténébris. Ce n'est désormais plus qu'une question de temps avant que Vous-Savez-Qui découvre qu'on est à la poursuite de ses Horcruxes. Les Gobelins vont forcément prévenir Bellatrix et faire l'inventaire de ce qui a été volé ! Ils sauront alors que c'est la coupe !
Harry avait oublié ce détail et la raison pour laquelle ils devaient être discrets, mais ils n'ont pas le temps de parler plus en détail qu'une douleur à la cicatrice lui fend le crâne en deux et que Ténébris a l'impression que son cœur va exploser. Comme si une épée les transperçait de toute part, ils se trouvent une nouvelle fois dans l'esprit de Voldemort et le spectacle qu'ils voient à travers ses yeux, n'a rien de réjouissant.
Voldemort marche sur le marbre de la banque où ruissèle désormais une mer de sang et de corps. Parmi eux, ils voient celui de Gripsec au moment où l'épée disparait comme si elle était téléportée. Heureusement, Voldemort ne semble pas faire attention à cela, trop concentré sur autre chose. À la place, il fait les cent pas jusqu'au moment où apparait Nagini et qu'ils l'entendent murmurer en Fourchelangue :
- Ils savent! Ce vieux fou a sans doute découvert mon secret et leur a tout révélé avant de mourir. C'est sans doute ce que Ténébris a effacé de sa mémoire !
Il continue de marcher, laissant les regards de ceux encore vivants se poser sur lui. Comment Dumbledore, Potter et Ténébris ont-ils découvert son secret ? Lui, le plus grand sorcier de tous les temps, celui qui est allé plus loin que quiconque dans les secrets obscurs, n'a-t-il pas su qu'on recherchait ses Horcruxes ? Après tout, il avait découvert que Potter et Ténébris avaient détruit son journal intime, mais il avait mis cela sur le coup de la malchance, convaincue qu'ils ignoraient à quoi ils avaient à faire... mais Dumbledore ? Est-ce que c'est cela qui l'a mis sur la piste de ses Horcruxes ? Il est vrai qu'il n'avait rien ressenti à la destruction du livre, mais il pensait que c'était parce qu'il n'avait pas de corps. Est ce qu'ils ont détruit d'autres Horcruxes, sans qu'il le sache ? Il fallait qu'il sache, qu'il retourne voir chaque cachette et puis soudain, il se stoppa, calmé. Jamais ils n'auraient pu découvrir ses cachettes, elles étaient bien trop liées à lui. Ils ignoraient tout de son appartenance au Gaunt, l'ayant caché à tous, et personne n'aurait pu deviner qu'il laisserait un Horcruxe à l'école. L'endroit qu'il avait exploré, découvrant tous les secrets de l'école, il était sûr d'être la seule personne à avoir mis à nu le château et ses secrets... personne ne saurait pour son Horcruxe en liant avec la maison des aigles. Et puis la grotte où se trouvait le lac ? Personne ne saurait jamais ce qu'il a pu faire dans cette grotte quand il était encore à l'orphelinat. Ténébris n'avait pas accès à ses souvenirs les plus anciens et Dumbledore est mort, ne pouvant plus les aider... Sauf s'il y avait déjà cherché les réponses de son vivant. Après tout, il connaissait son deuxième prénom et il a pu entendre ses méfaits par le biais de l'ancienne directrice de l'orphelinat...
Soudain, le lien se brouille et tout devient noir. Les sons sont tenus et les sensations sont inexistantes, donnant l'impression de flotter, en étant toujours raccroché au sol. Puis, la vision s'éclaircit et une violente inquiétude s'empare d'eux, en même temps que Voldemort. Ses pieds et sa robe deviennent rouges avec tout ce sang autour de lui, mais il ne fait pas attention à cela, laissant l'inquiétude se faire une place dans son esprit, en se rendant compte que Dumbeldore avait pu tout découvrir. Il devait prioriser ses recherches... la bague des Gaunt était la moins bien protégée dans la maison abandonnée, il devait s'y rendre en premier. Voldemort tournait la baguette de sureau dans sa longue main blafarde, avant de se diriger lentement vers la sortie de la banque. Après, il irait voir le lac et enfin Poudlard. L'école était la cachette la plus sûre pour la tiare, car Potter et Ténébris ne pouvaient pas entrer à Près au Lard sans déclenché l'alarme et encore moins rentré dans l'école. Peut-être malgré tout devrait-il prévenir les Carrow de redoubler de vigilance... Oui, il allait faire cela. Quand au dernier de ses Horcruxes, il n'y avait aucune chance pour qu'ils le découvrent, personne n'aurait pu imaginer, ce qu'il avait fait.
- Vient Nagini, je dois m'assurer qu'ils sont en sécurités.
Les yeux de Ténébris et d'Harry se rouvrent brusquement lorsqu'ils sont arrachés à la vision pour revenir à l'instant présent, pour découvrir qu'ils sont au sol.
- Ténébris, Harry! Est-ce que ça va? demande Hermione qui est au-dessus de son amie.
Ténébris cherche à retrouver une respiration plus calme, avant de répondre:
- Oui, ça va.
Elle fait un sourire avant de poursuivre d'un ton plus grave:
- Gripsec est mort et l'épée a disparu de sa main.
- Comment ? demande Ron en sachant qu'ils l'ont vu dans la vision qu'ils ont partagée avec Voldemort.
- Cela doit être une protection que Godric Gryffondor a posée ! s'exclame Hermione. Souvenez-vous ! Seul un Gryffondor pouvait la retirer du Choixpeau ! Si ce n'est pas un Lion qui la tient, peut être que l'épée disparait jusqu'à trouver une personne digne d'elle !
- Ça se tient, dit Harry après avoir réfléchi. Mais il n'y a pas que cela ! IL sait pour les Horcruxes ! Il va vérifier chaque cachette.
Ron est bouche bée et Hermione est complètement paniquée. Ils savent tous les deux les conséquences de cette révélation.
- Il est en colère, poursuit Ténébris, mais a également peur, ne comprenant pas comment nous avons découvert son secret. La seule bonne nouvelle dans tout cela, c'est qu'on sait où se trouve un autre Horcruxe.
- Vraiment ? demande Ron en essayant de se rassurer.
- Oui, c'est une couronne en lien avec Serdaigle et elle se trouve à Poudlard.
- Une couronne? dit Hermione songeuse. Alors il s'agit du diadème perdu de Rowena Serdaigle.
- Le diadème perdu de Serdaigle ? demande Ron, sans comprendre.
- Ne liras-tu donc jamais l'histoire de Poudlard ? demande Hermione exaspérer. La légende raconte que la fondatrice, Rowena Serdaigle, possédait un diadème qui rendait quiconque le porter, plus intelligent qu'il ne l'était. Mais il fut perdu à la mort de la fondatrice et nul n'a jamais su où il était.
- Donc on doit chercher un objet que personne n'a vu depuis des siècles, magnifique ! s'exclame Ron en s'entend le désespoir le gagné. Et le pire, c'est qu'il est à Poudlard ! Ça va être beaucoup plus difficile que les autres fois. Poudlard est entre les mains des Mangemorts !
- Et le dernier ? demande Hermione. Vous savez quel est l'Horcruxe qui est en lien avec notre maison ?
- Non, répond Ténébris en hochant la tête. Il n'a pas pensé à aller vérifier sa cachette ni ce que l'objet représente, mais il semblait très confiant concernant celui-là. Il est persuadé qu'on ne le découvrira jamais, car il ne pense pas une seconde qu'on pourrait imaginer ce qu'il a fait.
- Cela doit être monstrueux pour qu'il pense ainsi ! affirme Harry sans avoir le moindre début de réponse. Mais en attendant de découvrir ce que c'est, nous devons découvrir comment détruire la coupe sans l'épée et reprendre l'école. Il faut qu'on attaque le château avec l'Ordre, pendant qu'IL est occupé ailleurs. S'il met la main sur le diadème avant nous, nous ne le reverrons plus jamais.
- Tu crois qu'ils vont accepter, sans explication ? demande Hermione sceptique. On les a prévenus pour notre attaque contre Grignott's en leur disant qu'il n'arrivera rien, mais là, c'est une tout autre histoire.
- On va bien voir, il se peut en effet qu'on soit obliger de leur révélé que le seul moyen de LE détruire se trouve à l'école. Il faudra qu'on arrive à leur expliquer, sans trop en dévoiler. Sauf que nous avons également un problème avec LUI.
- Lequel ?
Harry termine de boutonner sa chemise, avant de poursuivre
- Notre connexion.
- Toi aussi, tu l'as ressentie.
Le survivant hoche la tête. À la vue des regards de ses deux amis, Ténébris explique:
- Avant, quand on rentrait dans sa tête, c'était clair, aucune interruption jusqu'à ce qu'on parte. Mais maintenant …
- Notre lien se trouble, comme s'il était mourant.
- Ce qui est vrai en soi, réplique Hermione
- Oui, mais il risque d'être encore plus féroce qu'avant. Surtout maintenant qu'il sait que nous faisons la chasse à ses Horcruxes.
- Et ça, c'est dangereux. En plus, savoir que notre lien devient instable… On ne sait pas ce qui pourrait se passer, il faut vraiment qu'on se dépêche de mettre la main sur les Horcruxes qui restent, termine Ténébris.
Désormais parfaitement habillés, ils s'apprêtent à monter un début de plan quand ils entendent un grand fracas derrière la porte. Ils sortent leur baguette, prêts à agir quand la porte s'ouvre sur un Remus furieux, tenant un morceau de journal. Plusieurs têtes rousses sont derrière lui, ainsi que Luna, Neville, Abelforth et Kingsley.
- Sérieusement ? s'exclame Remus. C'était cela votre idée de génie?
On voit sur la une du papier, un dragon sortant de Gringott's et détruisant plusieurs toits. Apparemment, le ministère n'a pas réussi à taire cette histoire.
- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il s'est passé ? exige Remus.
Harry, Ron, Hermione et Ténébris sont obligés d'expliquer dans les grandes lignes ce qui s'est produit en taisant, bien sûr, la coupe. A priori, savoir qu'ils ont chevauché un dragon les font oublier de leur demander ce qu'ils cherchaient. Ils auraient pu être beaucoup plus en colère contre eux, mais comme ils les avaient prévenus en amont, cela semble atténuer leur irritation.
- Pitié, dites-nous que c'était la dernière idée suicide que vous nous proposez, murmure monsieur Weasley, transpirant abondamment.
Ils espéraient sans doute que les quatre amis leur répondent par l'affirmatif, mais vu leurs têtes et les coups d'œil qu'ils se lancent, ils comprennent que ce n'est pas le cas.
- Je sens que je ne vais pas aimer ce qui va suivre, dit Remus, presque en grognant.
À l'inverse des jumeaux qui s'exclament:
- J'espère que cette fois, on va faire partie de votre plan !
- Fred ! George ! s'indigne leur mère
- Eh bien, commence le cadet de la fratrie, il se pourrait que cela soit le cas.
Ron rougit quand il voit tous les yeux tournés vers lui. Face au malaise grandissant, Harry décide d'annoncer de but en blanc, sans prendre de pincette :
- Nous comptons récupérer Poudlard.
Les jumeaux, qui étaient les premiers intéressés, changent vite de visage quand ils se rendent compte de ce que le Survivant vient de leur annoncer.
- C'est une blague?! demande Remus qui exprime l'incrédulité du groupe.
S'ensuit presque une demie heure de débat pour convaincre l'Assemblée de l'importance de cette mission. Malheureusement, sachant que leur temps est compté, ils doivent les convaincre définitivement à se lancer dans ce plan complètement fou rapidement. Pour cela, ils doivent leur annoncer qu'il y a quelque chose là-bas qui va leur permettre de vaincre Le Lord.
- Ah oui ? Et qu'est ce qui pourrait bien nous aider dans cette guerre qui soit dans l'école et qu'Albus ignorait ? demande Kingsley, plus curieux qu'autre chose.
- Humm et bien, il y a le… le diadème perdu de Rowena Serdaigle. Nous savons qu'il se trouve quelque part dans l'école, mais nous ignorons où exactement.
Madame Weasley explique bien le scepticisme qui envahit tout le monde
- Vous nous demandez donc d'attaquer l'école pour le récupérer, prendre le risque qu'il y ait beaucoup de morts de notre côté ainsi que des élèves, tout cela pour trouver une couronne dont la légende dit qu'elle est perdue depuis plus de 1000 ans et ayant le pouvoir de vaincre Vous Savez Qui ? Sans nous dire bien sûr d'où vous tenez l'information et que cela a sans doute un lien avec la fameuse mission qu'Albus vous a confiée dans notre dos ?
Face à ce monologue, plusieurs secondes s'éternisent avant que Ron dise d'un ton mal assuré :
- Dit comme cela, c'est vrai que cela semble tirer par les cheveux… mais oui, c'est ça.
- Ron, est-ce que vous vous rendez compte qu'il est impossible de trouver un tel objet à Poudlard ? s'exclame son père. Surtout que si on dit qu'elle est perdue, c'est qu'il y a une raison! Des centaines d'élèves l'ont recherché. Et si le diadème pouvait vaincre Vous-Savez-Qui, vous ne pensez pas que Dumbledore aurait tout fait pour le trouver ?
Ils ne peuvent pas vraiment réfuter cette question qui a une certaine part de vérité. Sauf que Dumbledore ne savait pas ce qu'était le diadème, c'est pour cela qu'il ne l'a jamais cherché, mais cela, ils ne pouvaient pas le dire. Un ricanement sort des lèvres d'Abelforth et il s'apprête sans doute à faire une remarque désobligeante sur son frère, mais un simple coup d'œil de Ténébris, l'encourage à se taire. Heureusement, la solution vient de Luna.
- En réalité, il y a un moyen de savoir où se trouve le diadème.
À l'inverse de Ron, Luna n'est absolument pas perturbée d'être le centre d'intérêt de tout le monde. Elle a l'air de s'en moquer comme de son premier sort.
- Ah oui ? demande Ginny
- Oui, il suffit de demander à la Dame Grise, le fantôme de la tour de Serdaigle.
- Je ne suis pas certaine que ce fantôme nous aide en quoi que ce soit, dit Hermione toujours méfiante quand une idée vient de la Serdaigle.
- Tu te trompes, elle est sans doute là plus au courant sur tout ce qui touche Serdaigle.
- Et pourquoi? Outre le fait qu'elle soit le fantôme de cette maison?
Luna sourit avec son air mystérieux:
- Parce que de son vivant, elle était la fille de Rowena Serdaigle, Hélèna Serdaigle.
Luna rigole devant les têtes ébahies de tout ce petit monde
- Je ne le savais même pas ! s'écrie Ténébris, presque indigné de ne pas être au courant de cette information.
- Elle n'est pas très bavarde sur le sujet. J'ai eu beaucoup de chance de devenir son amie.
- On a donc une piste ! dit Ron. On peut donc commencer à prévoir un plan d'attaque.
- Ron ! Ne soit pas idiot, rétorque sa mère. Même si on a une piste, comment comptes-tu entrer, hein? Poudlard est l'endroit le plus sécurisé de toute la Grande-Bretagne ! Il est impossible de …
- En réalité, il y a un moyen, interrompt Abelforth qui parle pour la première fois.
- Humm, si vous pensez au passage secret, commence Remus, ils ont tous été condamnés.
- Je ne parle pas de vos passages que tout le monde connait ! Ils doivent être tous surveillés avec des Détraqueurs, mais il y a un passage qu'ils ne connaissent pas, celui qui se trouve chez moi, à la Tête du Sanglier!
Remus semble recevoir un coup de poing dans le ventre quand il comprend que les Maraudeurs n'ont pas exploité tous les passages secrets. Les autres veulent en savoir plus, mais Harry coupe court à la discussion.
- Nous pouvons entrer, nous savons où chercher, maintenant, il nous faut un plan. Si vous ne souhaitez pas participer, c'est votre droit, mais notre choix est fait. Nous y allons.
Et comme il s'en doutait, personne ne voulait les laisser seuls sur cette mission qui semblait être la plus dangereuse qu'ils aient été obligés de faire. Très vite, ils élaborent un plan mettant en mouvement toute leur force, mais également celle qui se trouve à l'intérieur de l'école. Ils ne peuvent pas envoyer des lettres pour prévenir les habitants, vu que tout le courrier est contrôlé. Ils ont seulement l'espoir que les professeurs et les étudiants majeurs viendront les rejoindre quand ils passeront à l'attaque.
Mais le temps presse! Voldemort sait désormais qu'ils recherchent les Horcruxes et puisqu'il va dans toutes ses planques pour savoir quelle partie de son âme ils ont détruite, c'est une course contre la montre pour s'emparer de l'école. Si Voldemort veut aller à Poudlard pour voir le diadème et s'il découvre qu'il est toujours présent, il le prendra et ils ne le reverront plus jamais. Ils n'ont donc pas de temps à perdre. Dans la précipitation, Remus leur annonce tout de même une bonne nouvelle.
- Ce n'est pas ainsi que je voulais le dire, mais pendant que vous étiez à Gringott's, Tonks a accouché.
L'information immobilise les quatre Gryffondors qui l'ignoraient encore.
- C'est… c'est vrai? demande Harry d'une petite voix.
Remus lui fit un grand sourire.
- Oui, il s'appelle Ted Tonks, comme le père de Nymphadora. Il est métamorphomage comme sa mère ! Il avait les cheveux bleus à sa naissance et 10 minutes après, ils étaient bruns!
- C'est formidable!
Les quatre amis félicitent chaleureusement le nouveau père.
- Tonks va être déçue de devoir rester en arrière, dit Hermione
- Malheureusement, elle refuse de rester auprès du bébé alors que je continue de combattre, explique Remus. Elle m'a déjà prévenu qu'elle sera présente pour toutes les batailles à venir.
- Mais le bébé? demande Harry, ayant peur pour son filleul
- On l'a confié à la mère de Tonks, annonce Remus, elle saura s'en occuper.
Une fois tous au clair, Harry rassemble tout le monde pour leur expliquer la nouvelle bataille qu'ils vont devoir mener. Pendant qu'Hermione prépare son sac sans fond où elle met tout ce dont ils auront potentiellement besoin, dont la cape de Harry et l'Horcruxe, toujours présent.
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Étant un membre de la famille Dumbledore, Ténébris fait transplanné ses amis directement dans l'auberge, sachant qu'elle ne déclenchera pas les alarmes de sécurité. Abelforth leur avait expliqué qu'il avait fait beaucoup de modifications dans l'auberge et rajouté des mesures de sécurité puisqu'il accueillait une clientèle particulière... entendant par là des gens peu fréquentables.
- L'endroit n'a pas changé, dit Hermione découvrant le bar dans le même état que d'habitude, recouvert de saleté.
- La poussière fait partie du charme de cet endroit, rétorque Ténébris, désireuse de protéger l'honneur de son oncle.
- Oui, et bien je m'en passerais bien, rétorque son amie en fronçant les narines.
- Les filles ! On n'est pas là pour parler déco, reprend Harry en levant les yeux au ciel. Comment trouve-t-on le passage ?
- Suivez-moi.
Son oncle lui a fourni toutes les explications, lui permettant de les guider à l'étage. En haut, ils trouvent un petit salon où sont présentes plusieurs portes, les amenant sans doute vers le reste de la demeure. La propreté est aussi inexistante qu'en bas, sauf sur le seul portrait de la pièce, où aucune poussière n'était présente, malgré l'absence prolongée du propriétaire. Ténébris se met face à ce tableau où pose une jeune fille qui lui sourit tendrement.
- Désolée de te déranger, mais mon oncle a dit que tu pouvais nous aider à entrer dans le château. Veux-tu bien nous ouvrir la voie?
Sans ouvrir la bouche, la jeune fille fait un geste de la main et son portrait se décale pour laisser place à un tunnel. Ténébris s'engouffre dedans sans un regard en arrière, dévalant les escaliers du passage qui semblait très ancien. Plusieurs minutes passent avant qu'Hermione pose la question que tous se posent :
- Qui était-ce?
La lumière de la nuit passe par une bouche d'égout, éclairant le dos de Ténébris.
- Arianna, la petite sœur de mon père et de mon oncle, mais elle est morte très jeune.
Ron et Hermione sont surpris de cette nouvelle, à l'inverse de Harry qui fixe le dos de Ténébris. Ainsi donc, elle ressemblait à cela. Il se doute que Ténébris ne dira rien de plus comme au cimetière. Surtout que la voix que Ténébris vient d'employer empêche sans doute le roux et la brune de poser plus de questions. De toute façon, ils n'en auraient sans doute pas eu le temps, car ils arrivent à la fin du tunnel. Ténébris pose sa main sur une porte pour l'ouvrir, mais se retourne avant.
- Sortez vos baguettes, on ne sait pas où on va atterrir.
Elle pousse la porte et la lumière des lanternes les éblouit, mais ils reprennent vite contenance quand ils voient le spectacle face à eux : une immense salle ressemblant à une cathédrale où sont présents beaucoup d'étudiants. À terre, il y a tellement de lits qu'il est difficile de marcher, mais ce n'est pas tout, il y a plusieurs hamacs accrochés aux murs. Quant aux étudiants présents, certains jouent aux cartes, d'autres étudient, mais ils sont tous blessés plus ou moins sérieusement.
- Par Merlin, mais c'est quoi ça ? demande Ténébris en sentant qu'il n'y avait pas de danger immédiat.
Son intervention est entendue par les élèves qui lèvent tous la tête. L'ahurissement, la surprise et le choc se lisent sur tous les visages. Très vite, ils se lèvent et un brouhaha sans nom se fait entendre quand Ron, Hermione et Harry se mettent à côté de Ténébris. Beaucoup de questions leur sont immédiatement posées, mais ils n'arrivent pas à les entendre sous le brouhaha ambiant.
- Stop! hurle Hermione
Le silence revient, ils savent ce qu'est capable de faire Hermione Granger quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut.
- Un à la fois, on ne comprend rien.
Une jeune fille traverse la foule et se met en évidence. Tous la reconnaissent, il s'agit de Cho Chang.
- Hermione, Ron, Harry, Ténébris, contente de vous voir !
- Contents d'être de retour, dit Harry en lui souriant.
- Excusez-nous pour cet accueil, mais on ne s'attendait vraiment pas à vous voir ici.
- On comprend, c'est sûr que c'est inattendu.
- Tu m'étonnes.
Plusieurs affirmations se font entendre, mais une petite voix au fond demande:
- Mais qu'est-ce que vous faites ici ? C'est dangereux pour vous ! On arrive à avoir des informations grâce au Chicaneur ou à la radio que l'Ordre a créée, mais nous ne savons pas tout. La rumeur dit que vous avez cambriolé Gringott's et chevauché un dragon ?
Tous les regardaient, avides de savoir, attendant une réponse. Qui ne se fait pas attendre.
- Oui, c'est vrai, annonce Ron Ron d'un ton détaché, mais si on est là, c'est juste pour reprendre Poudlard aux Mangemorts.
De nouveau, la surprise est sur toutes les têtes. Harry arrive à reconnaitre certaines personnes comme Terry Boot, Ernie Macmillan, Michael Corner, Lavande Brown et les jumelles Patil.
- Pour de vrai, Ron?
- Oui, Cho. Il est temps de récupérer notre école.
Des cris de joie sont projetés dans toute la salle. Les quatre amis s'avancent vers Cho et demandent:
- Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Pourquoi y a-t-il tellement de monde et de gens blessés ?
Un air sombre s'empare du visage de la Serdaigle.
- Poudlard n'est plus comme avant. Depuis le début de l'année, les Carrow sont chargés de la discipline et ils adorent cela. En cours, ils nous demandent de lancer des sorts Doloris sur les étudiants en retenue. Ils adorent également donner des coups et nous rabâchent sans cesse que les Moldus sont des moins que rien et devraient être nos esclaves. C'est devenu pire, depuis la mort de Rogue car ils sont devenus les Directeurs de Poudlard. Les autres professeurs évitent de nous envoyer chez eux, mais c'est compliqué.
- C'est scandaleux! s'exclame Harry, en colère, suivi par Ron et Hermione.
Mais Ténébris, elle pâlit dangereusement.
- C'est… c'est ma faute.
- Comment cela ?
- C'était une idée de Vous-Savez-Qui pour faire rentrer les étudiants dans le rang et c'est moi qui ai donné l'ordre aux autres professeurs.
Ténébris baisse la tête. Hermione, Ron et Harry ne lui en tiendront pas rigueur, sachant ce qui s'est passé. Mais les autres ? Ceux qui l'ont vécu ? Ils sont en droit de savoir et de lui en vouloir ! Elle sent des mains se poser sur ses épaules. Elle pense que c'est Harry, mais ce n'est pas le cas:
- Ce n'est pas de ta faute Ténébris, annonce Cho. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais nous savons que ce n'était pas toi pendant plusieurs mois ! La vraie toi, on la connait ! On sait que tu ne ferais jamais cela !
Ténébris ne s'attendait pas à ces propos et quand elle voit les autres derrières Cho, elle sait qu'elle n'est pas la seule à le penser.
- Cho a raison! s'exclame Parvatil. On te l'a dit, on a lu les articles du chicaneur, les seules vraies informations ! On sait que tu es revenue à la raison, la preuve ! Tu es ici !
- C'est vrai ! Quand on a appris que tu étais retourné auprès de l'Ordre du Phœnix, on s'est rendu compte que si toi, tu te battais avec Ron, Hermione et Harry, alors nous aussi on devait le faire! explique la Serdaigle. On a remis en place l'AD et on a commencé une guerre contre les Carrow avec l'aide silencieuse des autres Professeurs. C'est pour cela que beaucoup d'étudiants sont ici dans la salle sur demande. Nous sommes la résistance contre les Carrow qui sont en train de perdre la face!
- Nous allons vous aider ! Dites-nous ce qu'on doit faire ! demande un des élèves.
Les quatre anciens Gryffondors sourient, face à leurs motivations.
- C'est très simple, on va mettre dehors définitivement les Carrow.
Ils expliquent leur plan qui a l'approbation de tous.
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Ils sont dans la grande salle face aux frère et sœur Carrow, debout sur l'estrade des professeurs. Les tables ont disparu et les autres professeurs sont le long des murs, la tête basse. Les élèves sont les uns à côté des autres, regardant leurs pieds en écoutant le discours des directeurs. Le frère explique qu'une poignée de personnes attaquent à l'heure actuelle les protections du château, c'est pourquoi ils ont tous été ressemblé ici.
- Bien sûr, ils n'ont aucune chance, annonce l'homme. Mais je tiens à dire que si nous découvrons qu'un étudiant ou un professeur les aide d'une quelconque manière, il sera sévèrement puni.
Il lance un regard aux Rouges et ors avant de reprendre.
- Il est hors de question que quiconque dans ce château aide des réfractaires au ministère et aide les ennemis du Seigneur des Ténèbres. N'est-ce pas?
Personne ne lui répond et on voit des sourires apparaitre sur le visage des Carrow. Ils n'attendaient sans doute pas de réponse, préférant se délecter de cette soumission. Ils prennent du plaisir à passer au peigne fin les élèves, jubilant du pouvoir qu'ils ont sûr eux. Ils ignorent à ce moment-là que tout aller changer, quand une voix se fait entendre au fond de la pièce :
- Il y a beaucoup de personnes qui sont contre la face de Serpent, nous les premiers!
Aucun ne se retourne, mais le silence devient pesant et beaucoup d'élèves se sont contractés, anticipant ce qui va se passer ou ils transpirent, se demandent comment cet idiot va être puni.
- Qui a dit cela! hurle cette fois la sœur avançant dans l'allée des étudiants, baguette à la main.
- Moi, dit une voix de garçon qui sort des rangs pour se mettre bien en évidence mais portant une capuche sur la tête.
- Lâche ! As-tu trop honte pour montrer ton visage ? Vous tous ! Regardez ce qui se passe quand on fait le malin ! Endoloris.
Le sort se dirige vers le garçon qui l'esquive d'un mouvement ample. Des exclamations de surprise se font entendre, mais le garçon n'y fait pas attention, marchant tranquillement vers la femme qui s'énerve à vue d'œil.
- Alors ? On ne sait pas viser ?
- Comment oses-tu! Je vais te le faire payer!
- J'aimerais bien voir cela.
Aussitôt, le garçon sort sa propre baguette et lance plusieurs sortilèges à la suite sur la femme qui lance un bouclier autour d'elle. Les élèves se mettent contre les murs pour éviter d'être touchés, protégés par les professeurs qui sont prêts à se défendre.
- C'est tout ce que tu peux faire, morveux ? dit la sœur Carrow alors qu'elle lance un sortilège Cuissant.
- Non, ce n'est que l'échauffement.
- Montre-nous donc ton visage! crache la femme en voyant son maléfice être arrêté par un sort de froid perpétuel.
- Avec plaisir.
Tranquillement, sans se pressait, le garçon se découvre, laissant apparaitre une tignasse noire en désordre, des yeux verts avec ses lunettes rondes et une cicatrice très connue sur le front. Tout le monde le reconnait immédiatement, des exclamations de surprise se font même entendre, mais la Mangemort dit quand même :
- Ha… Harry Potter !
- C'est bien moi !
D'un sourire cruel, Amycus Carrow reprend, désormais joyeuse :
- Comme c'est gentil de venir nous rendre visite, le maitre va être si heureux de le savoir.
- Il le saura bien assez tôt, ne t'inquiète pas pour cela.
Cette fois, ce n'est pas Harry qui parle. La voix est celle d'une femme et elle provient de derrière Amycus. Tous tournent la tête pour découvrir que sur l'estrade, se tient Ténébris Dumbledore tenant en joue Alecto Carrow. Les étudiants présents dans la salle sur demande et qui sont au courant de leur plan ne sont pas surpris de la tournure des évènements, à l'inverse de tous les autres. Voir Harry Potter est déjà une surprise, mais voir les deux combattants dans le château, l'endroit le plus sécurisé de Grande-Bretagne et l'endroit le plus dangereux pour eux est un choc qui les perturbe.
- Traitresse! s'exclame Alecto immobile sous la menace de Ténébris.
La nommé garde ses yeux rivés sur la sœur, Amycus, mais répond tout de même à l'accusation de son otage :
- On est une traitresse quand on a cru en une cause et qu'on lui a tourné le dos. Pour ma part, cela n'a jamais été le cas, je vous ai aidé à cause d'un sort me poussant à le faire, c'est tout. Maintenant, vous avez le choix : soit vous partez gentiment de l'école, soit nous vous y forçons.
Le rouge de ses yeux brille bien plus intensément sur la fin de la phrase comme si elle se préparait à combattre, mais Ténébris n'en aura pas besoin. Au moment où Amycus lance un sort vers la Gryffondor et qu'elle s'apprête à réagir, Minerva McGonagall se met sur son chemin et l'annule d'un mouvement souple du poignet. La professeure de Métamorphose se tient droite et fière, entre Ténébris et Alecto d'un côté et Amycus et Harry de l'autre. Le regard de sa directrice de maison empêche Harry d'agir, conscient que c'est à elle de s'occuper de la suite. Ténébris, quant à elle, se tend en voyant le dos de Minerva, inquiète de la suite des évènements.
- J'aurais dû vous remplacer dès le départ, espèce de vieille mégère sénile, hurle Amycus en lui lançant un regard mauvais.
Ténébris agrippe un peu plus Alecto en entendant ses paroles et elle n'est pas la seule à être révoltée par cette phrase. Des chuchotements de colère se font entendre tout autour d'eux. Les étudiants semblent indignés face à ce comportement. Le professeur McGonagald est une figure dans l'école de justice et de droiture, malgré les disputes incessantes entre les maisons. A leurs yeux, l'insulté ainsi revient à insulté toute l'école, mais la concernée reste stoïque, comme si ces mots ne la touchaient pas, ne la concerné pas.
- Je vous ai laissé faire pendant trop longtemps, Carrow. Ténébris a raison, il est temps que vous partiez.
Elle lance immédiatement un sort et Amycus s'entoure d'un bouclier, mais comprend vite qu'elle n'a aucune chance toute seule. Elle fait jaillir alors une fumée noire pour prendre la fuite par les vitraux et abandonne son frère.
- Froussard ! hurle McGonagal sous les exclamations de joie des élèves qui savent qu'ils sont libres désormais.
Ténébris assomme le dernier des Carrow, le laisse tomber par terre et l'attache en attendant de pouvoir l'emprisonner. Elle descend de l'estrade et tombe immédiatement sur sa professeure de Métamorphose qui ne la quitte pas des yeux, alors que les étudiants explosent de joie autour d'eux. Instinctivement, Ténébris baisse les siens, trop honteuse, contrastant avec l'ambiance actuelle d'euphorie. Comment peut-elle la regarder après tout ce qu'elle a fait ? Celle qui l'a aimée comme une mère, qui l'a protégée et qui a participé à son éducation, pourra-t-elle seulement lui pardonner ses actes ? Ténébris ne peut pas lui en vouloir si elle en est incapable. Et alors qu'elle entend le pas d'Harry s'approcher d'elles, sans doute pour calmer le jeu, il s'arrête brutalement quand Ténébris sent des bras l'enserrer. Elle relève la tête et comprend que Minerva la serre contre elle, l'enveloppant dans une étreinte protectrice comme quand elle était enfant. Timidement, elle fait de même et des perles d'eau coulent sur ses joues.
- Je… je suis tellement désolée, Minerva. Ce que j'ai fait… c'est impardonnable ...Je ne te demande pas de me pardonner, je sais que c'est impossible, mais…
- Il n'y a rien à pardonner, car tu n'as rien à te reprocher, interrompt la vieille femme.
Minerva se recule et regarde celle qu'elle a vue grandir. Dans un de ses rares sourires, elle ajoute:
- J'avais juste peur. Peur que tu ne nous reviennes jamais. Albus serait tellement fière de toi.
Plus que tout, ces paroles lui font un bien fou. Tout à coup, les portes de la grande salle s'ouvrent sur les membres de l'Ordre avec en tête de liste, Hermione et Ron.
- Vous n'avez pas chômé tous les quatre, annonce Minerva après s'être éloignée de Ténébris et en reprenant son air sévère.
- En effet, Professeur, dit Harry. Désolé d'être en retard.
- Pour cette fois, vous êtes tous pardonnés, mais que cela ne se reproduise plus.
- Bien sûr, dirent en cœur Ténébris et Harry dans un sourire comme s'ils étaient en cours.
Mais ce sourire disparait très vite quand un hurlement se fait entendre, puis un autre. Des élèves sont prostrés par terre en se bouchant les oreilles. C'est là que tout le monde l'entend. Une voix aiguë, glaciale, tranchante et cruelle se faisant entendre dans par les habitants de l'école, mais elle venait de partout et de nulle part à la fois :
- Vos efforts sont dérisoires...Vous ne pouvez rien contre moi...Je ne désire pas vous tuer...J'ai un grand respect pour les professeurs de Poudlard... Je ne veux pas répandre le sang des sorciers.
Le silence s'abat dans la pièce alors que certains élèves s'agrippent les uns aux autres, tout en jetant des regards terrifiés autour d'eux pour déceler l'origine de la voix. Tous écoutent les mots de ce monstre qui, même loin d'eux, les écrase par son aura.
- Livrez-moi Harry Potter et ma fille, Ténébris, et il ne vous sera fait aucun mal. Livrez-moi Harry Potter et Ténébris et je quitterai l'école en la laissant intacte. Livrez-moi Harry Potter et Ténébris et vous serez récompensés. Vous avez jusqu'à minuit !
Ténébris jette des coups d'œil autour d'elle, alors que tous les regards se tournent vers eux. Elle attend de voir qui lèvera sa baguette en premier. Ce fut Pansy Parkinson.
- Ils sont là ! Que quelqu'un les attrape.
Aussitôt, les Gryffondors, l'Ordre, les Poufsouffle, les professeurs et les Serdaigle se mettent devant eux, comme pour les protéger. Cet instant est une preuve que les étudiants ne vont pas abandonner.
- Il est hors de question d'obéir au mage noir, miss Parkinson, annonce la directrice adjointe. Et nous ne pouvons pas prendre le risque que vous contrariiez nos plans.
Cette réplique est suivie par des cris d'encouragement. Quand le calme revient et que les Verts et Argents sont entourés par des membres de l'Organisation, Ténébris parle aux professeurs regroupés autour de McGonagall.
- Je sais que papa vous a laissé des consignes claires en cas d'attaque imminente de Vous Savez Qui.
- En effet, s'exclame Fitwick.
- Mais je suppose que tu as ta propre demande, intervient Pomona.
- Oui, nous souhaitons que tous les majeurs voulant se battre restent ici. Tous les autres seront escortés dehors grâce à la salle sur demande. En suivant le passage, ils arriveront à la tête de sanglier et de là, on les fera transplanner pour qu'ils rejoignent leurs familles, ou iront dans un lieu sûr que Remus vous communiquera.
- Heureusement, cela correspond aux ordres donnés par ton père, termine Minerva. Nous allons tout de suite commencer avec les Serpentards, pour ne prendre aucun risque.
Harry qui s'est approché leur sourit, avant de demander poliment :
- Est-ce qu'on peut vous laisser vous occuper de cela, professeur ?
- Oui, mais où allez-vous? demande-t-elle quand elle voit ses quatre Gryffondors se précipiter vers la sortir, en entendant son affirmation.
- Terminer notre mission, hurle Ténébris à la volée, sans prendre le temps de se retourner.
Mais Ténébris et Harry ne vont pas très loin avant que Ron et Hermione les arrêtent, devant les escaliers.
- Attendez ! Ça ne sert à rien de courir chercher la dame grise et le diadème si on ne sait pas comment le détruire, ainsi que la coupe, annonce Hermione.
- Nous le savons Hermione, mais …
- Attends, laisse nous parler ! coupe Hermione. Ron m'a parlé de son plan pendant qu'on attendait le reste de l'Ordre et son idée est géniale !
Le roux rougit à ces mots, mais se reprend vite en annonçant :
- Le basilic!
- Quel Basilic ? demande Harry perdu
- Celui que vous avez tué dans la chambre des secrets ! Son venin y est toujours, non?
En entendant le mot venin, ils se souviennent que c'est l'une des rares substances capables de détruire un Horcruxe et c'est là qu'ils comprennent l'idée de leur ami
- Ron, tu es un génie, s'exclame Harry en comprenant qu'ils ont une solution.
- C'est pour cela que vous allez chercher le diadème pendant qu'Hermione et moi, on va chercher un crochet de Basilic et détruire la coupe !
Ron pointe du doigt le sac sans fond d'Hermione, pour leur rappeler qu'ils ont la coupe avec eux.
- Mais comment comptez-vous ouvrir la chambre ? demande Ténébris en se souvenant qu'il faut parler en Fourchelangue.
- Ne t'inquiète pas pour cela, s'exclame Ron. J'ai retenu votre façon de siffler quand tu as ouvert le médaillon, je suis sûr d'être capable de reproduire le son.
Peu convaincus, mais conscients qu'ils n'avaient pas de temps à perdre, ils acceptent.
- D'accord ! On se rejoint dans la grande salle une fois nos missions réussies.
Ils se séparent, prêts à accomplir leurs missions
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Luna a été claire : la dame grise se situe dans la tour nord. La jeune Serdaigle les a prévenus de sa susceptibilité et que chaque mot doit être formulé avec prudence. Le problème, c'est que quand la situation est urgente, il faut aller droit au but... selon Harry. C'est pourquoi quand ils l'aperçoivent enfin, Ténébris veut le balancer par la première fenêtre quand il demande à la Dame grise :
- S'il vous plait, on a besoin de vous ! Il faut que vous nous disiez où se trouve le diadème perdu de votre mère.
Le sourire froid que le fantôme lui lance confirme qu'il s'y est pris de la pire manière possible
- J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous aider.
Le spectre se retourne, prête à traverser un mur. Ténébris est sûre que si elle passe à travers, jamais ils ne la reverront.
- Attendez ! hurle-t-elle, mais le fantôme continu dans sa trajectoire.
Au moment où la main de la Dame grise traverse le mur, Ténébris s'exclame:
- On est là pour le détruire.
La jeune femme se traite d'idiote. Comment peut-elle dire au fantôme de la fille de Rowena Serdaigle qu'ils comptent détruire un bijou de famille ? Pourtant, cette annonce stoppe le fantôme qui demande dans un murmure en se retournant :
- Qu'avez-vous dit?
Harry et elle avancent prudemment, surpris de ne pas voir de la colère dans ses yeux. À la lumière de la lune, ils aperçoivent un cercle bleu, éclairant la nuit noire. Ils peuvent voir de la tour, des gens se trouvant dans la cours, faire apparaitre une barrière magique qui entoure l'école. Aux différentes entrées du château, des hommes de pierres sortent des murs et se dirigent vers l'extérieur de l'école, sans doute pour la défendre. Ainsi les professeurs, adultes et élèves ont commencé à préparer leur défense. Mais ils n'ont pas le temps de s'occuper de cela.
- Nous voulons le détruire pour LE vaincre. Vous ne devez sans doute pas savoir ce que le Diadème est devenu, mais…
- JE SAIS PERTINAMENT CE QU'IL A FAIT ! hurle-t-elle, ses joues devenues moins opaques sous la haine.
Si le fantôme pouvait pleurer, une cascade coulerait sur son visage. Ils n'osent plus avancer, se demandant comment elle peut être au courant, alors qu'Albus lui-même l'ignorait, il y a plus d'un an. La Dame grise les observe avant de dire :
- J'ai volé le diadème à ma mère…
- Quoi ? demandent Harry et Ténébris surpris.
Helena Serdaigle leur avoue tout : elle a volé le diadème pour être plus importante que sa mère avant de s'enfuir. Tombée malade, sa mère souhaitait la revoir une dernière fois avant de mourir, elle demanda alors à l'homme qui a aimé sa fille de la retrouver. Cet homme était le baron sanglant, actuel fantôme de Serpentard, qui au refus de la jeune femme de revenir, la poignarda avant de se suicider.
- Mais le diadème? demande Ténébris.
- Est resté en Albanie, là où je l'ai caché dans un arbre creux.
La cohérence venait de naitre dans leurs esprits à l'instant. L'Albanie… là où Voldemort a vécu plusieurs années avant de revenir en Angleterre pour semer le chaos, avant leur naissance.
- Vous lui avez dit, n'est-ce pas, et il est allé le chercher ? demande Harry, convaincu.
Helena baisse la tête en murmurant:
- Il… il me flattait… il semblait comprendre ce que je ressentais… il m'a piégé…
- Oui, il est très doué pour cela quand il veut quelque chose, répond Ténébris d'un air sombre.
Réfléchissant à toute allure, Ténébris réussit à mettre les pièces du puzzle en place. Face au fantôme, Ténébris reprend sûr d'elle :
- Il a corrompu le diadème et quand Voldemort est revenu ici, des années plus tard, pour demander le poste de professeur de défense contre les forces du mal à mon père, il avait le diadème avec lui, n'est-ce pas ? Vous l'avez senti.
- En … en effet, mais comment pouvez-vous le savoir ?
Harry interprète le cheminement logique de Ténébris. Après avoir disparu de la circulation pendant des années après Poudlard, il est allé en Albanie pour récupérer le diadème, mais il ne l'a pas laissé dans un tel endroit. Non, hors de question que son âme ne soit pas dans un lieu important pour lui. Et quoi de mieux que l'école ? Surtout quand des années après, il demande une entrevue avec le directeur pour le poste de Professeur de Défense. Il peut donc le cacher avant ou après son entretien… et avec un peu de chance, également trouver l'objet ayant un lien avec Godric Gryffondor, le dernier fondateur de l'école. Sauf qu'il n'a pas était pris pour le poste et n'a donc pas eu le temps de trouver d'objet comme nouveau réceptacle pour son âme. Tout s'explique et si Hélèna Serdaigle n'a jamais rien dit, c'était par honte et par crainte, toute comme Horace Slughorn qui n'a jamais dit que le jeune Tom lui avait posé des questions sur les Horcruxes.
- Où est-il ? demande Ténébris, sans répondre à la question
À l'instant, où elle finit sa phrase, une cloche du village sonne, leur rappelant qu'ils avaient jusqu'à minuit pour livrer Harry et Ténébris. Au douzième coup de minuit, des points lumineux deviennent visibles au loin, face à l'école, sur une petite colline. Ils se rapprochent de plus en plus, jusqu'à s'abattre sur l'écran de protection qui tient bon malgré le nombre de sortilèges. Ceci ne perturbe pas le fantôme qui les regarde toujours avec une forme de sérénité, à l'inverse de Harry et Ténébris. Le temps presse, la barrière ne tiendra pas éternellement.
- Si vous devez demander, jamais vous ne saurez, annonce doucement le fantôme, alors qu'une nouvelle rafale de sorts percute le dôme. Si vous savez, il suffit de demander.
Ils savent désormais où aller.
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À la fenêtre, Harry et Ténébris voient Hagrid sur l'épaule de son demi-frère Graup prêt à combattre. Ils ont appris qu'Hagrid était porté disparu en octobre, attaqué par les Mangemorts. Ils ne voulaient pas qu'un demi-géant enseigne aux enfants et ils l'avaient donc chassé, mais Hagrid était resté dans les environs malgré tout, ne l'ayant jamais retrouvé. Il n'a pas non plus contacté l'Ordre, pensant sans doute qu'ils n'avaient pas besoin de lui et qu'il devait rester pour surveiller les environs. Mais le message de Voldemort l'a surement fait sortir de sa cachette. Dans la cour, plusieurs personnes se tiennent sur leurs gardes, prêtes à en découdre. Ce qui ne saurait tarder quand un jet plus fort que tous les autres percute la sphère et la détruit, signe que le combat commence.
Mais Harry et Ténébris ne s'attardent pas, courant vers le 7ème étage, sachant ce qu'ils cherchent. Devant le mur de la salle sur Demande, quittée un peu plus tôt et désormais vide après avoir rempli son rôle d'évacuation, Harry passe trois fois devant la statue et ordonne : «J'ai besoin de l'endroit où tout est caché». Une porte apparait, laissant voir derrière elle, une montagne d'objet. Tom Jedusor avait sans doute cru que lui seul pouvait découvrir tous les secrets de Poudlard, mais malheureusement pour lui, Harry et Ténébris sont également sortis des sentiers battus, comme Voldemort. À l'inverse de Dumbledore qui ignorait tout de cette salle. L'ironie est que Ténébris a caché le livre de Severus dans ce lieu et elle s'est soudainement souvenue qu'elle avait vu un diadème posé sur une statue en bronze.
- Je sais où il est, suis-moi !
Ils se mettent à sa recherche immédiatement, sachant que le temps est désormais compté. Ils passent devant l'armoire à disparaitre que Drago a réparée l'année dernière et poursuivent leur chemin, s'enfonçant de plus en plus loin dans ce labyrinthe d'objets. À un tournant, ils voient enfin la statue avec le diadème de Serdaigle sur la tête. Sans réfléchir, Ténébris le prend, mais au moment de l'avoir dans sa main, un sortilège la frôle. Harry se retourne, baguette levée, quand il voit Drago Malfoy, Crabbe et Goyle les pointer avec leurs propres baguettes.
- Qu'est-ce que vous faites là ? demande Harry, vraiment surpris par cette apparition.
- Je viens pour récupérer ma baguette, annonce Malfoy en cherchant du regard les endroits où ils auraient pu la mettre.
- Nous ne l'avons pas, nous l'avons donnée à Ollivanders pour l'utiliser à notre guise.
- Comment as-tu osé faire cela !
Des crépitements apparaissent au bout de la baguette du blond. Harry est tenté de demander comment il en a eu une autre, mais ce n'est pas le sujet.
- Comment vous nous avez trouvés?
- C'est simple, Grabbe et Goyle étaient là quand vous avez fait votre spectacle contre les Carrow, ils m'ont prévenu et une fois à l'intérieur, on vous a retrouvés et suivis. J'ai vécu dans cette salle toute l'année dernière. J'ai vu les objets quand vous avez ouvert la porte et je les ai reconnus. Vu que la salle s'ouvre uniquement quand on sait ce que la personne déjà à l'intérieur a demandé, il a été simple pour moi d'y entrer, une fois la porte fermée.
- Ouais ! Et maintenant, vous allez venir avec nous voir le maitre! ordonne Goyle.
- Si vous refusez, on vous y forcera, on a appris plein de trucs cette année, poursuit Crabbe.
Ténébris, qui sert fort le diadème dans sa main, annonce avec dégout :
- Pas la peine, je n'ai aucunement envie de voir cela. Descendo!
Une pile vacille à leur gauche et s'écrase entre les deux groupes. Sans attendre de savoir s'ils en ont blessé un, Harry et Ténébris partent en courants. Ils doivent trouver un chemin pour faire marche arrière et revenir vers la sortie. Ils entendent des hurlements de dispute venant des trois Serpentard. Apparemment, ils ne sont plus si amis que cela. Harry et Ténébris se perdent dans les dédales de ce labyrinthe géant, mais finissent malheureusement par tomber sur Crabbe.
- Nous y voilà ! Endoloris !
Le sort de torture les frôle, mais Crabbe continue à leur en lancer. Au point où il fragilise les montagnes d'objets autour d'eux. Encore plus quand Ténébris fait léviter certains des objets sur les montagnes des piles, pour qu'ils prennent les sorts à leur place.
- Crabbe arrête! On va être ensevelis!
C'est Malfoy qui parle, en essayant d'arrêter l'autre garçon, mais Crabbe ne l'écoute pas en continuant de lancer des sorts. Énervé d'être ignoré, Malfoy agrippe la main de son congénère qui lui accorde enfin son attention.
- Je n'obéis plus à tes ordres, Drago, maintenant que ta famille s'est mis le Seigneur des Ténèbres à dos.
Il repousse Malfoy, le faisant tomber, avant de lancer un nouveau sortilège.
- Avada Kedavra!
Harry et Ténébris arrivent à éviter le sort vert qui touche une poupée à moitié mangée par les mites. Ils doivent sortir de cette salle avant de mourir par ce gosse psychopathe.
- Ne fait pas cela! Le Seigneur les veut vivants!
- Vivants, hein? À moitié carbonisé, ça va aussi. Feudeyon!
Des hordes de serpents, chimères et dragons en feu apparaissent devant eux.
- Espèce d'idiot inconscient, murmure Malfoy sous le choc.
Ténébris est sans aucun doute d'accord avec lui. Surtout quand Crabbe ne maitrise même pas le sort des feux de l'enfer. Les monstres se propagent partout, brûlant tous sur leur passage aussi bien les objets que les gens. Ils le comprennent quand les flammes s'attaquent à celui qui les a créées, le tuant sur le coup. Les quatre personnes restantes se mettent à courir, les deux groupes chacun de leurs côtés. Harry et Ténébris essaient de se protéger avec de l'eau et des boucliers, mais rien ne fonctionne. Leur magie antique se manifeste d'elle-même quand un serpent s'apprête à brûler la cheville d'Harry, faisant barrage. Mais ce n'est pas suffisant, s'ils ne trouvent pas un moyen de sortir rapidement d'ici, elle ne pourra pas les aider éternellement ! C'est là qu'ils les voient !
Des balais!
Sans même se mettre d'accord, ils enjambent les vieux bouts de bois et s'envolent vers les hauteurs, où ils remarquent les dégâts du sort. Tout brûle, le feu se propage partout, ne laissant rien d'intact. Les pyramides d'objets s'enflamment les unes après les autres.
- Il faut chercher la sortie et vite, Harry
- Je sais, mais il faut les trouver avant.
- Trouver qui ? demande Ténébris qui a de plus en plus de mal à respirer avec la chaleur et la fumée
- Goyle et Malfoy
- Tu plaisantes, j'espère ? demande-t-elle incrédule qu'Harry pense à eux dans une telle situation
- On ne peut pas les laisser, ils vont mourir !
Ténébris faillit lui dire qu'elle l'espère bien, mais Harry part vers la gauche, ayant vu les deux Serpentards . Malfoy et Goyle escaladent une montagne d'objets, sans doute pour fuir les flammes qui se trouvent au sol. Ténébris murmure:
- Ton cœur te tuera un jour, Harry Potter.
Avant de s'élancer à sa suite. Arrivés à leurs hauteurs, les deux Serpentards ne se posent pas de question et grimpent derrière eux sur les balais, prouvant qu'ils ont malgré tout un instinct de survie pour oublier qu'ils ont essayé de les tuer quelques instants plutôt. Se penchant en avant, ils partent vers la sortie, avant que les flammes ne les atteignent. La fumée est devenue si dense qu'ils se dirigent plus à l'aveugle qu'autre chose jusqu'à ce qu'ils voient un carré de lumière : la porte de sortie. Les Serpentards n'avaient pas fermé la porte de la salle sur demande et ils se dirigent vers cette lumière au moment où le bout de leurs balais commence à s'enflammer. Ils tombent tous les quatre piles devant la porte et Goyle et Malfoy se lèvent pour sortir, suivis par Harry qui s'arrête quand il ne voit pas Ténébris derrière lui. Elle est toujours à côté des balais en flamme, tenant fermement le diadème dans sa main, regardant les serpents de feu s'avançaient vers elle.
- Ténébris ! Dépêche-toi ! Viens !
À peine les mots prononcés, qu'il la voit balancer l'Horcruxe vers les flammes, l'avalant immédiatement. Un hurlement lointain et une douleur à la cicatrice le saisissent, alors que Ténébris agrippe sa poitrine. Ignorant la douleur, Harry attrape Ténébris pour la faire sortir et la porte se ferme au moment où un serpent en flamme s'apprête à sortir de la salle pour les attaquer. Ils toussent et cherchent leur respiration après cet instant de chaleur, alors que Malfoy et Goyle sont allongés de tout leur long sur le sol. Harry trouve quand même le souffle pour dire:
- Pourquoi l'as-tu jeté dans les flammes?
Il faut plusieurs secondes à Ténébris avant de répondre:
- Car le Feydemon est l'une des substances qui détruisent les Horcruxes… Mais jamais je ne l'aurais utilisé, c'est trop dangereux ! Le lancer est facile, le contrôler, c'est autre chose ! Seuls les fous tenteraient cela ! Crabbe a été un idiot.
- Et il est mort maintenant, rétorque Harry en regardant les deux autres, toujours par terre, cherchant également leur respiration.
Ténébris s'apprête à entraver les deux Serpentards quand une détonation retentit à sa gauche. Elle tourne la tête et voit des Mangemorts dans l'école. Mais pas que…des trolls des montagnes, des Détraqueurs et des acromentules se sont joints à la fête et soutiennent les Mangemorts. À l'inverse, des filets du diable et des mandragores sont lancés du haut des fenêtres, pour qu'elles attaquent leurs ennemis. C'est sans doute le professeur Chourave qui a eu cette idée, mais ce n'est pas assez quand la massue d'un troll s'abat sur les créatures, les tuant sur le coup. Les Mangemorts ne sont pas en restent, attaquant et faisant reculer leurs adversaires dans le château. Les gardes du corps en pierre arrivent tout juste à les ralentir. Le chaos et la destruction sont partout. À cet instant, Harry et Ténébris pensent à Hermione et Ron qui déambulent quelque part dans l'école. Oubliant les deux Serpentards qui ne sont plus en état pour combattre, ils se lancent dans les couloirs dans l'espoir de les trouver.
Les murs sont effondrés, des gravats leur barrent la route, mais le pire, ce sont les corps sur le chemin. Ils ne savent pas qui est qui, amis ou ennemis. Peu importe qu'ils gagnent ou perdent, le monde magique aura perdu beaucoup de vies ce soir. Ils sont proches de la cour quand le couple a une vision, tout en s'efforçant de rester debout et en mouvement.
Voldemort est là, dans cette hutte miteuse, regardant l'école tomber de toute part. Comme c'est triste, le seul endroit au monde où il s'est senti chez lui. Mais c'est un mal nécessaire, il la reconstruira quand ils seront tous morts. Il en fera une école digne et fière, où seuls les Sangs purs pourront étudier. Il caresse tendrement la tête de Nagini. Derrière lui se trouve Lucius qui baragouine des mots pour le convaincre de le laisser retrouver son fils. Depuis qu'il sait que Ténébris et Potter se trouvaient chez les Malfoy et se sont enfouis, il passe ses nerfs sur toute la famille de ce dernier. Encore plus maintenant qu'il sait que son plus grand secret est découvert, mais il était sûr que le garçon et Ténébris ignoraient où était caché le diadème. Certes, la raison pour laquelle l'Ordre a récupéré le château maintenant est parce qu'ils voulaient récupérer son Horcruxe, mais ils ne le trouveront pas. Tout comme la chambre, ils ne pouvaient pas découvrir sans faire preuve d'intelligence, de ruse et de curiosité... Lord Voldemort avait faire preuve de toutes ses qualités et même s'il reconnaissait que sa fille avait certains talents, jamais elle et Potter ne seraient sorties hors des terrains battus. Ils étaient bien trop obéissants, telles des marionnettes entre les mains de Dumbeldore. Il n'avait donc pas à s'en faire pour cela ou pour son dernier Horcruxe. Non, le véritable problème venait de la baguette qu'il tient dans sa main. À l'instant où il l'apprit sur la dépouille de Dumbledore, il pensait que la baguette se plierait à sa volonté, comprenant qu'elle n'était rien face à lui et ne verrait que de l'honneur d'être en sa possession. Sauf que cette baguette n'a rien fait d'extraordinaire, lui résistant même, le forçant à utiliser son propre pouvoir pour accomplir ses sorts. Il l'avait compris à Gringott's et s'est devenu une évidence alors qu'il visitait ses cachettes. Il s'est mis à réfléchir quand le combat a commencé, refusant d'aller combattre, tant qu'il n'aurait pas compris d'où vient le problème et ça y est. Il a enfin compris pourquoi la baguette luttée contre lui.
- Va me chercher Bellatrix, siffle-t-il sans se retourner vers Lucius.
- Ou… oui... Maitre, dit son Mangemort en s'inclinant.
Revenant dans l'instant présent, Harry et Ténébris savent désormais que Voldemort se cache dans la cabane hurlante. Ils se regardent, comprenant qu'ils doivent faire un choix : partir à la recherche d'Hermione et Ron ou aller à la cabane pour en savoir plus sur le problème avec la baguette de Sureau ? Ils décident d'un commun accord d'aller à la cabane, étant certains que leurs amis se débrouilleront sans eux.
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Ce fut difficile de rejoindre le Saule cogneur pour atteindre le passage secret, mais ils ont réussi. Ils ont remonté le tunnel, jusqu'à arriver à la fin du passage secret, cachaient derrière une petite caisse. Ils n'avancent pas plus loin, entendant tout ce qui se passe. Bellatrix est près de son maitre et se plain de la résistance de Poudlard, criant haut et fort qu'elle devrait y être. Cependant, elle se tait quand Voldemort commence d'une voix doucereuse :
- Bella… C'est toi qui as tué Severus, n'est-ce pas?
Quelques secondes passent avant que la femme réponde :
- Oui maitre.
On entend de la surprise dans la voix, elle ne s'attendait sans doute pas à cette question. Harry et Ténébris n'ont plus d'ailleurs. Ils entendent un froissement de vêtement au sol.
- J'ai un problème Bella.
- Un problème? Je suis prête à le régler pour vous, maitre.
- Tu es une bonne servante, Bellatrix. Je savais que je pouvais compter sur toi.
Nouveau bruissement alors que le serpent siffle près de leur cachette, mais ils ne bougent pas.
- Vois-tu, la baguette que j'ai prise sur la dépouille de Dumbledore ne fonctionne pas avec moi, sais-tu pourquoi ?
- Non maitre.
- Parce qu'elle ne me considère pas comme son maitre.
- Comment un simple bout de bois pourrait ne pas vous considérer comme son maitre ? dit Bellatrix de la colère dans sa voix. C'est un honneur que vous lui faites.
- Je suis bien d'accord, mais c'est normal… Car je ne suis pas son véritable maitre puisque je n'ai pas tué l'ancien.
Des bruits de la bataille se font entendre, mais elles sont étouffées. L'ambiance est tendue et la conversation ne reprend qu'avec la voix de Bellatrix, inquiète.
- Mais… Severus est mort, maitre.
- En effet et c'est toi qui l'as tué. C'est donc toi le maitre de la baguette…
Ténébris retient sa respiration, comprenant où Voldemort veut en venir... et Bellatrix aussi apparemment. Ils entendent quelque chose tomber et ramper au sol, avant d'entendre la Mangemort parlait d'une voix suppliante, presque craintive.
- Maitre, je vous en supplie, je vous ai toujours été loyale, je n'ai rien fait qui…
- Je sais tout cela ma belle Bellatrix, mais vois-tu…
Des pas lents font grincer le vieux plancher de la demeure, alors que Voldemort termine sa phrase d'une voix froide et sans émotion
- Moi seul peut-être le maitre de la baguette de Sureau. Adieu, Bella, et sache que je te regretterais. «Tue Nagini»
Aussitôt, un sifflement de joie se répand et quelque chose de lourd touche le sol avec un gémissement. Quelques secondes après, le bruit du transplannage se fait entendre. Harry et Ténébris ne vont même pas voir ce qui vient de se passer, ils le savent déjà. Au moment où ils s'apprêtent à faire demi-tour, la voix de Voldemort retentit à nouveau, s'adressant à Poudlard et à ses environs.
- Vous avez combattu vaillamment. Lord Voldemort sait reconnaitre la bravoure. Mais tout ceci est du gâchis. J'ordonne donc à mes troupes de vous laisser une heure pour pleurer vos morts et vous soigner. Maintenant, je m'adresse à vous, Ténébris et Harry, trop de personnes sont mortes à cause de vous, vous les avez laissés mourir à votre place, au lieu de venir m'affronter. Je vous attendrai pendant une heure dans la forêt interdite. Si vous ne venez pas à moi, je tuerais chaque homme, chaque femme, chaque enfant qui vous auront cachés de moi. Une heure!
La sueur dégouline dans le dos de Ténébris en sachant pourquoi il les met au défi de venir à sa rencontre. Quand elle était «l'autre», elle lui a révélé le point faible de Harry. Quelque chose que Voldemort savait sans doute déjà: Harry fera tout pour ses amis et protégés les innocents. Jamais Harry ne resterait les bras croisés, sans rien faire, il ne le supporterait pas, mais ce que le Seigneur des Ténèbres a également compris, c'est que c'est pareil pour elle.
- Ténébris, on ne peut pas ne rien faire alors qu'il va...
- Chut, Harry, je sais, dit-elle en fermant les yeux. Pour l'instant, retournons au château pour voir les autres.
C'est dans un silence de mort qu'ils remontent le tunnel sous le Saule cogneur et qu'ils vont jusqu'à la Grande Salle. Dans le château, à part les décombres et les cadavres de trolls et d'accromentules, il n'y a plus de corps humain. Les habitants ont mené les corps dans la grande salle où tous sont rassemblés. En revanche, les corps des Mangemorts ont été mis à part, pour ne choquer personne. Quand ils entrent dans la Grande Salle, aucun commentaire n'est exprimé. Certains sont assis en groupe pour se soigner et boire des boissons chaudes, mais la plupart restent en famille, autour des corps pour les pleurer. Les seuls bruits sont les reniflements des vivants.
En avançant au fond de la salle, Harry et Ténébris voient un groupe assez imposant de têtes rousses et se précipitent vers eux. Ils s'apprêtent à chercher Ron et Hermione pour leur faire part de ce qui s'est passé quand ils voient alors l'impensable sous leurs yeux.
Par terre, sur deux brancards reposent les corps de Tonks et Remus se tenant la main. Harry et Ténébris ont le cœur brisé en voyant cela. Ainsi donc le dernier Maraudeur et sa femme sont morts, laissant derrière eux, le filleul d'Harry et Ténébris, désormais orphelin, comme eux. Pourtant, le pire est encore à venir quand ils entendent les hurlements de tristesses de Madame Weasley. Harry et Ténébris se décalent légèrement pour voir ce qui peut détruire à ce point une femme aussi forte.
George pleure sur le corps de son jumeau, les yeux encore ouverts, regardant le plafond. Madame et Monsieur Weasley se trouvaient à côté, pleurant également sur deux autres corps que Harry et Ténébris reconnaissent immédiatement. L'un à côté de l'autre sur le sol, Ron tenait dans sa main droite un crochet de basilic et de l'autre celle d'Hermione, la coupe détruite à côté d'elle et son sac à main. Les deux amoureux ont un visage serein comparé à d'autres morts, on pourrait presque croire qu'ils dorment. Harry l'espère tellement, il n'a qu'une envie, les secouer pour les réveiller et leur dire que ce n'est pas drôle, mais après plusieurs secondes sans que leurs poitrines ne se lèvent, il doit se rendre à l'évidence.
Il ne fera plus jamais de partie d'échecs avec Ron, jamais plus il ne verra Hermione lire un gros bouquin vieux et ennuyeux. Ténébris ne pourra plus jamais se moquer du roux et elle ne pourra plus jamais faire de bataille d'oreillers avec sa meilleure amie.
Dévasté est un mot bien trop faible pour exprimer ce qu'ils ressentent.
Les Weasley se rendent compte de leur présence quand leurs magies bouillonnent autour d'eux. Leurs auras rouge et vert apparaissent à la vue de tous, faisant trembler l'école elle-même. Personne n'est vraiment surpris, sachant à quel point ils étaient soudés tous les quatre. Ginny s'avance vers eux pour essayer de les apaiser, mais ils n'ont d'yeux que pour les deux corps en face. Harry et Ténébris se souviennent de ce qu'Hermione leur a dit au Terrier pendant leurs vacances, avant leur 6ème année: «Nous sommes le Golden Quatror de Gryffondor! Vous nous aurez sur le dos jusqu'à la mort, vous allez devoir vous y faire!»
Jusqu'à la mort, hein? Hermione a dit cela sans trop réfléchir et jamais ils n'auraient cru que cela se terminerait ainsi. Cela ne devait pas se terminer comme ça ! Ils sont tous les quatre des Gryffondors unis. Ils se sont rencontrés et sont devenus amis. Ils ont grandi ensemble, vécu ensemble, traversé les moments de bonheur, de tristesse, de joie et de deuil ensemble. Ils auraient dû continuer à vivre ensemble, survivre ensemble, gagner ensemble... mais cela ne se fera pas.
Voldemort leur a tout pris jusqu'au bout. Ténébris s'attendait à sentir les larmes couler sur son visage, mais rien, tout comme Harry. Les larmes ne serviraient à rien, elles ne leur feraient pas du bien non plus. Elle a pleuré pour Sirius, pour son père, pour Severus, elle était prête à verser des larmes pour Remus mais voir Ron et Hermione morts, lui fait comprendre que pleurer ne les ramènera pas. Ils ne reviendront jamais.
En plus, Ron et Hermione n'auraient sans doute pas voulu qu'ils pleurent pour eux. Pourtant, une question traverse son esprit : et s'ils étaient allés les chercher comme ils le souhaitaient au début, au lieu d'aller à la cabane hurlante, est-ce qu'ils seraient encore vivants?
Cette question et surtout la réponse vont la hanter… vont les hanter jusqu'à la fin. Harry s'avance vers le sac d'Hermione, continuant de laisser sa magie l'entourer. Sans toucher les corps de ses amis, il prend le sac, sachant qu'il y a tout ce dont ils ont besoin pour la suite. Il ne sait pas quoi faire devant la famille Weasley. Tout ce qu'il arrive à dire c'est:
- Je suis désolé.
C'est faible pour leur faire comprendre ce qu'il ressent, mais cela semble suffire à la famille. Harry se sent responsable de leur mort. Comment ne pourrait-il ne pas l'être ? C'est pour lui et Ténébris que ses amis l'ont suivi, qu'ils l'ont tous suivi et là, ils viennent de perdre deux membres de leur famille, la petite amie de l'un des deux et des amis proches ! Harry n'éprouve que du dégout pour lui-même. Si seulement il était mort la nuit d'Halloween 1981, ses amis seraient vivants, ils n'y auraient pas tous ces morts!
Le silence se poursuit, seulement interrompu pas les lamentations de la Matriarche. La magie antique est toujours présente, englobante doucement, Remus, Tonks, George, Hermione et Ron dans un cocon protecteur comme pour les préserver de ce qui va arriver. Ils pourraient rester plantés ici pour toujours, mais ce n'est pas possible et Minerva McGonagall le leur rappelle en se plaçant derrière eux.
- Je suis désolée pour votre perte, vous avez toutes mes condoléances, mais Ténébris, monsieur Potter, je dois vous parler d'un sujet important.
Les têtes rousses se tournent vers les deux nommés qui ne font rien. Ils gardent leur visage fixé sur les disparus. Après un raclement de gorge, la vieille femme reprend en tendant devant elle un paquet:
- Ceci m'a été donné après la mort de Severus. C'est la banque de Gringott's qui me l'a donnée. Apparemment, dans le testament de Severus, cette boite m'a été confiée. Quand je l'ai reçue, un mot écrit par Severus m'a été transmis et il était très clair : je devais vous donner cette boite à tous les deux quand tout espoir semblerait perdu. Et…
Minerva cherche ses mots. Elle regarde les corps de ses quatre Gryffondors et de l'ancienne Poufsouffle, avant de reprendre d'une voix éteinte.
- Et je pense que c'est le bon moment. J'ignore cependant ce qu'elle contient.
Harry n'a pas bougé et il n'a rien entendu de ce que sa directrice de maison vient de lui dire. Il se sent tellement vide qu'il a l'impression d'être une coquille. À l'inverse, Ténébris s'approche de Minerva pour prendre le paquet sans regarder la Dame. Ce coffret est léger, mais sans doute fragile. Elle le prend uniquement par respect pour Minerva et Severus, car connaissant le personnage, c'est sans doute quelque chose d'important. Mais là maintenant, elle ne voudrait faire qu'une chose, s'assoir et rester en face de ses amis pour l'éternité. Elle ne veut plus que des gens comptent sur eux, elle veut juste s'éteindre avec ses amis.
Mais la guerre continue et Voldemort est toujours vivant. Et si elle ne peut plus vivre avec Ron et Hermione, alors elle compte bien se venger de celui qui leur a tout pris. Avec le paquet dans une main, elle se dirige vers Harry. À côté de lui, elle glisse sa main dans la sienne et dit:
- Vient Harry.
Elle le tire vers la sortie et il se laisse faire, sous le regard de tous, entrainant leur magie avec eux. Dehors, Ténébris sort une fiole de la petite boite et comprend tout de suite qu'il s'agit d'un souvenir. Il n'y a qu'un seul endroit dans l'école où ils peuvent le visionner. En essayant de ne penser à rien et dans le silence, ils se dirigent vers le bureau du directeur où il y a une pensine. Le chemin est partiellement détruit et la gargouille gardant l'entrée est même carrément par terre, mais ils poursuivent leur chemin jusqu'à être dans la pièce qui n'a absolument pas changé, malgré le fait que les Carrow étaient directeurs. Peut-être que comme Ombrage, le château n'a pas reconnu les deux Mangemorts comme directeurs, à l'inverse de Severus qui y a eu accès malgré le peu de temps où il a été directeur.
Au-dessus du bureau directorial se trouve le portrait d'Albus en train de dormir. Sans un regard pour lui, ni même pour le tableau de Severus apparu entre temps, ils vont vers la pensine et Ténébris verse la fiole dans le liquide avant de plonger la tête la première, suivi de Harry.
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La première chose qu'ils voient, c'est un parc d'enfant où se trouvent 2 jeunes filles et un garçon, cachait derrière des buissons. Très vite, ils reconnaissent Severus et Lily. Harry suppose que l'autre jeune fille avec sa mère doit être sa Tante Pétunia. Ils regardent la scène où Severus annonce à Lily qu'elle est une sorcière après qu'elle est faite éclore une fleur devant sa sœur qui s'enfuit en la traitant de monstre. Quelques images montrent que les 2 enfants se sont grandement rapproché jusqu'à l'arrivée à Poudlard. En silence, ils observent la première rencontre entre Lily, Severus, James et Sirius dans le train. Le moins qu'on puisse dire c'est que James et Sirius se sont tout de suite adorés, alors que l'animosité entre James, Severus et Lily se crée quasiment immédiatement. L'instant d'après, ils voient le moment où Lily et Severus sont répartis dans des maisons différentes, provoquant une séparation entre eux. Lily s'épanouissait à Poudlard, même si elle avait des difficultés avec certains Sang-Purs qui la traitait de Sang de Boube ou encore les Maraudeurs, surtout James qui l'exaspéré. Si Lily vivait un rêve, ce n'était pas le cas de Severus qui était petit à petit entrainé dans la magie noire et la supériorité du sang. Malgré tout, leur amitié tenait bon jusqu'à leurs 15 ans. De nouveau, Ténébris et Harry voient quelques épisodes de la vie de Severus dans le château, notamment la fameuse dispute de 5ème année qui a brisé à jamais l'amitié entre Lily et Severus.
Ténébris et Harry quittent les souvenirs de Poudlard pour rentrer dans ceux de la guerre. Ils voient comment Severus a entendu une partie de la Prophétie et qu'il est allé là répéter à Voldemort. Mais le plus surprenant pour eux, c'est la rencontre entre Albus et Severus, quand ce dernier a compris qu'elle était la famille concernée par la prophétie. Voir le fier Severus Rogue, implorer la pitié d'Albus pour qu'il protège la femme qu'il aime est quelque chose de… gênant, comme s'ils voyaient quelque chose qu'ils n'auraient jamais dû voir. Ténébris ressent de la tristesse en voyant les deux sorciers l'un à côté de l'autre et elle est assez surprise de découvrir comment Severus a accepté de devenir l'espion de son père. Savoir qu'Albus a accepté de protéger les Potter à condition que Severus se mette à son service était cruel, même à ses yeux. Elle se doute que son père avait déjà mis en place des mesures pour protéger la famille, mais il n'avait aucun regret d'utiliser la détresse de cet homme pour arriver à ses fins et avoir une taupe dans les rangs de Voldemort. C'était obligé l'homme à prendre des risques, tout en sachant que vous aviez déjà fait ce qu'il demandait. Cependant, c'était la guerre et ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ? N'avaient-ils pas fait la même chose en envoyant des gens combattre, en sachant que pour certains, vous les envoyez à l'abattoir ? Peuvent-ils juger Albus, alors qu'ils auraient peut-être fait la même chose à sa place ? Seuls ceux qui n'ont jamais commandé et qui n'ont jamais eu à assumer leurs choix pourraient juger et critiquer les méthodes d'Albus.
Ils restent spectateur de cette vision, jusqu'à ce qu'ils voient Albus annonçait la mort de Lily à Severus dans son bureau. L'anéantissement se lit sur le visage de l'homme, Ténébris se demande même si c'est ce qu'elle ressentirait si elle devait perdre Harry. Albus arrive à transformer les remords de Severus en une promesse... la promesse de protéger Harry James Potter, le fils de Lily, celui qui a ses yeux émeraude. Défile alors des scènes où apparaissent Ténébris enfant, et cela permit à la jeune femme de voir des signes et des sourires discrets de la part de Severus, qu'elle n'avait pas vus ou fais attention quand elle était petite. On pouvait voir que les personnes des souvenirs vieillissaient et bientôt, Harry se manifeste. Jeune garçon de 11 ans, il évolue sous le regard de son professeur de Potion, qui n'arrivait pas à dissocier le fils du père. Pire, à ses yeux, le garçon obligeait Ténébris à s'éloigner de lui. Pourtant, il tient sa promesse et protège le garçon dans l'ombre, obéissant toujours soigneusement au directeur.
La scène suivante, Ténébris est surprise de la voir, mais elle se rend compte qu'elle va enfin découvrir ce qui s'est passé pendant qu'elle était absente, partie chercher des potions sur la demande de Severus, l'année avant leur 6ème année. Severus est penché sur la main noircie d'Albus, marmonnant des incantations alors que le directeur avait les yeux fermés, affalés sur son immense trône, derrière son bureau. D'un ton sans appel, Severus annonce que c'est un mauvais sort très puissant qui a touché Albus. Le maitre des Potions a réussi à enfermer le sortilège dans sa main, mais que le maléfice le tuera quoi qu'il arrive dans 1 an. Cette révélation les aurait choqués, il y a quelques mois en arrière et leur aurait expliqué beaucoup de choses, mais ce n'est plus le cas puisque Severus le leur a tout dit avant de mourir. Pourtant, ils regardent Albus, attendant sa réaction, sachant ce qui aller suivre.
- Un an, c'est plus que suffisant, merci, Severus. J'ai été ... stupide, trop tenté.
Sans laisser le temps à Severus de parler, Albus ouvre les yeux et pose une bague sur la table qu'ils reconnaissent comme celle des Gaunt. D'un sort d'attraction, le directeur fait venir à lui l'épée de Gryffondor se trouvant devant le Choixpeau et la détruit d'un coup sec. A la tête de Severus, le Serpentard ne comprend pas pourquoi il a détruit un tel objet et Albus ne compte pas s'expliquer.
- Malheureusement mon ami, je ne peux pas vous le dire dès à présent, il va falloir patienter.
Le maitre des potions ouvre la bouche pour répliquer, mais il n'a pas le temps.
- Je vous promets Severus que je vous expliquerais, mais vous allez devoir me faire confiance. Mais vous devez également me promettre quelque chose.
- Quoi ! demande Severus d'un ton agressif, ne digérant pas sa cachoterie.
- Vous devez me promettre que vous me tuerez avant la fin de l'année.
Un silence répond à la demande d'Albus alors que ni Harry ni Ténébris ne sont surpris par cette demande.
- Vous souhaitez peut-être que je vous tue tout de suite, Monsieur le Directeur, demande Severus d'un ton doucereux, employé uniquement pour les élèves à problème.
Albus sourit devant le comportement de son enseignant.
- Non, pas tout de suite, Severus, un peu plus tard si vous le souhaitez bien.
- Si je le souhaite bien ? Vous me demandez de vous le promettre ! Vous allez m'expliquer au moins la raison ou cela aussi, je ne le saurais que plus tard ?
Albus lui explique qu'il pense que désormais, la priorité de Voldemort est de le tuer pour atteindre Harry et Ténébris.
- Il va demander au jeune Drago Malfoy de me tuer pour le mettre à l'épreuve, vu l'échec de Lucius Malfoy au département des Mystères. Vous devrez me tuer à la place du jeune Malfoy. Voldemort vous demandera de me tuer de toute façon, si Malfoy n'y arrive pas. Vous devrez le faire et protéger Drago pour devenir le Mangemort de confiance de Voldemort, maintenant que Lucius est à Azkaban.
Sans même attendre la réponse de Severus, qu'Harry et Ténébris ont déjà deviné, l'ayant vécu, ils changent de scène. Ils sont toujours dans le bureau de directeur et ils découvrent, enfin, la raison pour laquelle Severus a mis ses souvenirs dans ce flacon et le dernier secret qu'Albus leur a caché. En faisant les 100 pas dans son bureau, ils découvrent qu'Albus avait expliqué l'existence des Horcruxes à Severus qui est effrayé à l'idée de ce que le Lord a fait.
- Pourquoi me dites-vous cela ? demande-t-il d'un air suspicieux.
Albus sourit avant de redevenir sérieux.
- Ténébris et Harry sont déjà au courant de tout cela, c'est la raison des cours particuliers que je leur donne. Ils doivent tout savoir de Voldemort pour réussir à le vaincre.
Le directeur de Serpentard comprend encore moins pourquoi il le met au courant et le lui dit.
- Severus, je veux que vous mettiez ce souvenir et ce qui va suivre dans un flacon. Vous devrez l'envoyer à Minerva au bon moment et elle aura pour consigne de ne le donner à Harry et Ténébris, uniquement quand tout espoir sera perdu.
- Je ne comprends pas pourquoi je dois faire cela. Dois-je en plus vous signaler que vous allez bientôt mourir de ma main ? À ce moment-là, sans explication, je serais un traitre aux yeux de l'Ordre et de la communauté magique.
- En effet Severus, c'est le but de toute cette histoire, votre couverture doit rester intacte pour Voldemort, mais surtout, cela sera une barrière de protection pour Harry et Ténébris jusqu'au dernier moment.
- Raison de plus pour que vous confiiez ce souvenir directement à Minerva ! C'est plus sûr que vous alliez la voir, lui parler des Horcruxe et lui demander de leur donner le souvenir. Si je lui donne après que tout le monde sait que je vous ai tué, jamais elle ne le donnera aux enfants, pensant à un piège et…
Severus s'arrête brusquement, se rappelant les mots du directeur.
- Que vous voulez vous dire par «jusqu'au dernier moment»?
Albus fait un petit sourire indulgent à son professeur.
- Severus, vous avez toujours été bien trop intelligent.
Cette réplique n'a pas l'air de le rassurer, s'aggravant même quand Albus reprend
- Mon cher Severus, je ne peux avoir confiance qu'en vous pour cette mission. Quand je serai mort et vous, considérez comme un traitre, je sais que Minerva gardera le paquet sans l'ouvrir, pensant que cela sera une preuve contre vous si vous êtes arrêté. Mais si, par le plus grand des hasards, votre couverture saute et que vous devez révéler la vérité à tous, cernant les circonstances de ma mort, Minerva gardera encore plus précieusement le paquet. Je ne me fais pas d'illusion, si vous êtes découvert, il y a un risque pour que vous mouriez rapidement, en protégeant Ténébris et Harry puisque vous considérez la première comme votre sœur et le second, par la promesse que vous m'avez faite à la mort de Lily. Ainsi, quoi qu'il arrive, ils auront toutes les réponses et sauront à quel moment ils doivent mourir.
Cette phrase glace Harry et Ténébris qui ne s'attendaient pas à cette annonce.
- Mourir ? demande Severus qui espère avoir mal compris le terme
- Oui, ils doivent mourir, ils ne sont pas destinés à survivre à cette guerre.
Le visage d'Albus est très sérieux, à l'inverse de celui de Severus qui est devenu encore plus blanc que d'habitude.
- Pourquoi ? dit-il d'un ton qui promet mille morts.
- Car Ténébris et Harry sont les deux derniers Horcruxes que Voldemort a créés, répond Albus d'un ton calme et fixant le maitre des potions qui vient de vaciller.
Severus est obligé de s'assoir, car ses jambes ne le portent plus. Des centaines de questions tournent dans sa tête, mais il n'a pas le temps d'en poser une seule qu'Albus explique.
- Voldemort a créé Ténébris dans le but qu'elle le serve, mais également pour en faire un Horcruxe. C'est son plus grand chef-d'œuvre. Il a créé la vie et la continuité de son immortalité dans une seule et même personne, je l'ai compris avec le lien qu'il partage avec elle. Pour Harry, c'est plus un accident. Quand le sort de mort a rebondi sur la protection de Lily, l'âme de Voldemort s'est divisée en deux. L'une est partie en ignorant qu'un bout d'âme était derrière lui. Cette partie s'est raccrochée à la seule chose encore vivante dans ces lieux : Harry. C'est pour cela qu'il peut parler au serpent, c'est pour cela qu'ils sont connectés tous les trois les uns aux autres comme un triangle, car leurs 2 âmes sont liées à celle de Voldemort. Ils sont une encre pour Voldemort dans le monde des vivants. Leurs âmes ne leur ont jamais vraiment appartenu complètement, contenant celle de Voldemort.
Albus s'installe derrière son bureau et reprend son souffle avant de poursuivre
- Harry et Ténébris doivent mourir pour que quelqu'un le tue, mais ils doivent être détruits en dernier. Je leur ai déjà dit ce qu'étaient les Horcruxes restants : le médaillon de Serpentard, la coupe de Poufsouffle, un objet inconnu ayant appartenu à Gryffondor et un de Serdaigle. La vérité, c'est qu'Harry représente l'Horcruxe de Gryffondor considéré comme l'image même de la bravoure et du courage, même si Voldemort lui-même l'ignore. Pour Ténébris, c'est l'Horcruxe que je ne leur ai pas parlé. Ils pensent qu'il y a six Horcruxes et l'âme dans le corps de Voldemort alors qu'en réalité, Voldemort est allé plus loin qu'il ne pensait en créer véritablement 7 Horcruxes, plus l'âme qu'il possède en lui. Ils doivent l'apprendre au dernier moment grâce à vous, si vous êtes encore en vie, ou grâce au souvenir que vous allez confier à Minerva si vous ne pouvez pas leur révéler ce secret,étant déjà mort. Ironique, non? dit-il dans un souffle pour terminer son monologue.
En effet, c'est très ironique, le Seigneur des Ténèbres n'aurait jamais pensé que le garçon qu'il souhaite tuer le plus au monde est également le garant de sa survie. Mais cela, Severus s'en moque complètement. Il dit d'une voix polaire, la haine dansant dans ses yeux onyx :
- Vous les avez maintenus en vie pour qu'ils puissent mourir au bon moment ?
- De la main de Voldemort, c'est très important!
Harry et Ténébris avaient l'impression d'entendre les deux hommes à travers un long tunnel, faisant résonner leurs voix comme un écho.
- Jamais, je n'aurais cru que vous êtes un monstre, annonce calmement Severus.
- Ne soyez pas choqué, Severus. Combien d'hommes et de femmes avez-vous vus mourir ?
- Récemment ? Seuls ceux que je n'ai pas pu sauver, dit Rogue.
Il se lève, ne supportant plus de rester près de cet homme.
- Vous vous êtes servi de moi.
- Que voulez-vous dire ?
- Que j'ai espionné pour vous, menti pour vous, que j'ai couru des dangers mortels pour vous. Tout cela devait assurer la sécurité du fils de Lily Potter et aussi celle de Ténébris. Et maintenant, vous m'annoncez que vous les avez élevés comme des porcs destinés à l'abattoir…
- Voilà qui est très émouvant, Severus, remarqua Dumbledore d'un ton sérieux. Auriez-vous pitié ? En êtes vous-même venu à éprouver de l'affection pour ce garçon que vous haïssez ?
- Pour lui ? s'écria Rogue. Spero Patronum !
De l'extrémité de sa baguette jaillit alors la biche argentée. Elle atterrit sur le sol, traversa la pièce d'un bond, et s'envola par la fenêtre. Dumbledore la regarda s'éloigner et lorsque sa lueur d'argent se fut évanouie, il se tourna à nouveau vers Rogue, les yeux pleins de larmes.
- Après tout ce temps ?
- Toujours, dit Rogue. Vous m'avez demandé de le protéger pour Lily ! Et c'est pour elle que j'ai accepté. Quant à Téné, vous ne ressentez donc rien ? C'est votre fille ! Vous l'avez élevée et vous l'aimez plus que tout !
Albus ferme les yeux un moment avant de conclure:
- Oui Severus, mais s'ils ne meurent pas, Voldemort aura gagné.
Le souvenir s'arrête. Ils sont de nouveau dans le bureau, l'endroit qui a su avant eux ce qu'il les attendait.
