26 Novembre : Camping 1

Boya était un garçon des villes.

Il était né dans la Capitale, y avait passé toute sa vie et ne la quittait que pour rentrer à JingYun. Et inversement.
Il ne devait même pas avoir prit les autres routes majeures qui partaient de la Capitale.

Quand il y réfléchissait, Boya réalisait qu'il n'était qu'à peine moins enchainé à la Capitale que Fangyue. Simplement, comme sa vie était plus courte, il s'en lasserait moins vite;
Enfin, dans la théorie.

Avec les cadeaux que Zhuque lui avaient fait, il ne savait pas combien de temps allait durer sa vie maintenant. Deux ? Trois siècles ? Plus ?

Les meilleurs cultivateurs pouvaient vivre un millénaire avant que l'âge ne les rattrape. A JingYun, il n'était pas rare que certains de leurs anciens parviennent naturellement à trois siècles. Alors maintenant qu'une partie de Zhuque coulait dans ses veines ?

Boya serra son manteau plus étroitement autour de lui lorsqu'un coup de vent vicieux se glissa dessous.

Zhuque lui avait peut-être donné de son énergie, mais il lui avait aussi donné sa faiblesse devant le froid. Avant, Boya n'avait jamais froid. Maintenant, il claquait des dents au moindre coup de vent.

"- Ca va aller, Boya ?"

"- J'ai froid !"

QingMing lui rajouta une couche de tissu sur le dos. La cape était épaisse et lourde, rassurante par son poids autant que son odeur. Très vite, le chasseur à moitié congelé retrouvé une température un peu plus normale.

"- C'est quoi ce tissu ?"

"- MiChong le tisse avec mon poil de bourre et sa soie."

Boya aurait tué pour avoir une cape comme celle là.

"- Viens, la tente est montée."

Boya suivit son ami dans le petit abri de tissu couvert de sigils pour repousser l'humidité, les insectes, le froid et protéger du vent aussi bien que du feu.

Une fois à l'intérieur, il y avait plus de place dedans que dehors de manière significative. S'ils avaient du y entrer a croupeton, ils pouvaient s'y tenir debout.

"- Assis-toi, Boya."

Le chasseur obéit. Il ne réalisa que QingMing lui avait retiré ses bottes et ses chaussettes que lorsque les grandes mains chaudes lui massèrent les orteils pour y ramener sang et chaleur.

"- QingMing ! Enfin !"

"- Tu risques de perdre des orteils, Boya. Si j'avais su que tu étais si mal préparé pour une randonnée dans le nord, je me serais occupé moi-même de ton paquetage."

Une fois que les pieds du chasseur eurent retrouvés une couleur décente, QingMing fouilla dans ses affaires pour en tirer des chaussettes à doigts faites dans le même tissu que la cape mais moins épaisse.

Boya aurait presque pu gémir de plaisir de la chaleur ressentit.

"- Tu vas garder ma cape. Je n'en ai pas besoin."

Il tendit aussi un pantalon et une chemise épaisses à son ami qui se changea immédiatement.

La fatigue s'abattit très vite que Boya qui se mis à bailler.

"- Dors, Boya."

Le chasseur obéit immédiatement, vaincu par la chaleur soudaine et l'odeur de QingMing qui l'entourait complètement.