Chapitre 1
Horirando An 1225, 85 ans après le Déchainement
Izuku Oyama Midoriya se tenait tout en haut du clocher surplombant sa ville. De là, il avait une vue incroyable. Etant le bâtiment le plus haut, il pouvait voir tout se qu'il se passait dans ses rues. Rien n'échappez à son regard vert perçant, de nuit comme de jour. Il plissa les yeux se concentrant comme à son habitude sur la ligne frontière. Dans un coup de vent violent, son capuchon qu'il vissait sur son crâne à chacune de ses patrouilles s'envola violemment en arrière.
Son visage avait perdu ses rondeurs d'enfant. De petites cornes noirs se mêlaient à ses cheveux dépassant seulement de quelques centimètres de sa tignasse emmêlé. Aux yeux des démons, il avait atteint la majorité depuis un an maintenant. Il avait donc l'apparence d'un homme d'une vingtaine d'années. Au fil de ses entrainements, il s'était sculpté un corps musclé et élancé, parfaitement adapté aux nombreuses batailles auxquelles il avait du participé.
Izuku se détendit légèrement en ne voyant rien qui nécessitait son intervention. Il soupira en remettant son vêtement sur sa tête. Il avait beau être ici depuis plus de quatre vingt ans, il ne s'habituait toujours pas aux hivers rigoureux de ce monde. Chaudement habillé d'une chemise et d'une veste par dessus laquelle il enfilait toujours une peau de bête à fourrure bien épaisse lui faisant comme une cape et équipée de son fameux capuchon, il frissonna malgré tout.
Il se souvenait parfaitement de ce terrible jour où les divers peuples habitant ses contrées virent surgir ses congénères. Ils avaient agi en véritables démons. Sanguinaire et puissant. Les habitants d'Horirando avaient appelés leur arrivée : le Déchainement. Izuku avait appris que même si les humains s'entredéchiraient déjà bien avant leur intervention, jamais ils n'avaient connu pareil massacre. Ils avaient décimés des cités entières sans qu'ils ne puissent réagir face à leur force dévastatrice. En à peine un mois, ils avaient conquit un pays entier, celui dans lequel ils avaient été invoqués et réduit à l'esclavage le peu de survivant qu'ils avaient fait. Ils le rebaptisèrent comme leur monde natal, Akunokai. Alors que les autres monarchies et empires autour tremblaient d'être les prochains, les démons s'étaient contentés en grande partie de leur nouveau domaine.
Son père avait repris son titre de roi, défiant quiconque de le lui retirer. Peu de pauvres fous s'y étaient risqués. La plupart avait fini dans les geôles de son nouveau château enfermés et torturés quotidiennement, les autres étaient morts immédiatement après avoir essayé de se soulever contre lui. Et petit à petit, la vie avait repris son cours. Leurs auras d'être maléfique avaient eu un effet néfaste sur leur environnement. Il y faisait bien plus gris que lorsqu'ils étaient arrivés et la végétation était devenu bien moins verdoyante avec le temps.
Izuku avait profité du fait que son père était occupé à réaffirmer son autorité pour s'éloigner le plus possible de lui. C'est comme ça qu'il s'était retiré aux abords de leur royaume et qu'il avait compris que les humains n'en avaient pas fini avec eux.
Bien que les divers peuples d'Horirando étaient terrorisés par les démons, ils ne pouvaient les laisser agir comme bon leur semblait sur leurs terres. Beaucoup d'entre eux essayèrent donc de lever des armées afin de les anéantir. Au début, c'étaient des milliers et des milliers de soldats qui étaient prêts à donner leurs vies pour la survie de leurs patries. Mais en essuyant défaite sur défaite, le flot se tarit peu à peu.
C'est en combattant contre qu'Izuku sut que certains humains possédaient un pouvoir bien à eux. Ils l'appelaient l'Éveil. Une force prodigieuse naissant d'un sentiment de survie accrue. C'étaient lorsqu'ils étaient face à une mort certaine que l'éveil se produisait. Le pouvoir qui en découlait était unique à chacun. Izuku avait rencontré plusieurs cas pouvant parfois contrôler les éléments, tel que l'eau, le feu, ou la terre, ou encore pouvant égaler voir surpasser sa force de démon. Malheureusement ce don était à double tranchant. Il puisait dans l'énergie vitale de son possesseur. Beaucoup d'humains mourraient dès la première utilisation de leur Éveil.
Une bataille avait marqué l'histoire entre les deux races. Celle d'Ikuza. Une ville frontière au Nord d'Akunokai. L'été de l'an 1175, des centaines d'humains en possession de l'Éveil avaient attaqués la ville. Ils étaient parvenus à terrasser tout les démons l'habitant, ravivant l'espoir de victoire des humains. Mais Hizashi Karasu Midoriya, le roi s'était déplacé en personne. Izuku avait alors assisté à la plus violente des colères de son père. Il avait lui même anéanti une bonne partie des effectifs humains. Devant ce bain de sang, la ville d'Ikusa fut réduite à l'état de ruines et de cendres et fit office d'avertissement au Nord.
Depuis ce jour, plus aucune armée ne s'était présenté à eux. C'était plus des escarmouches par ci par là. Izuku avait peu à peu développé un certain respect pour ses humains ne lâchant pas l'affaire si facilement. Même si c'étaient une poignée d'entre eux qui les avaient amené ici, il les trouvait admirable de savoir mettre ainsi leurs différents de coté pour se liguer contre un ennemi commun. C'était loin d'être le cas de son peuple. Les démons étaient profondément égoïste et ne se battaient que pour eux même. Et la paix, ils ne la connaissaient pas puisque n'importe quoi était sujet à faire la guerre.
Son père tout comme lui, devaient régulièrement remettre de l'ordre dans leur pays puisque les villes se pillaient parfois les unes les autres pour ensuite se faire la guerre lorsque ça dégénérait. Les démons étaient des êtres sans foi ni loi. Leurs instincts primaires les enjoignant toujours a faire preuve de violence pour avoir ce qu'ils désiraient. Sans parler de ceux agissant hors de leur frontière, ils s'amusaient à assassiner des humains par pur plaisir. Hors de tout contrôle, Izuku les appelaient les barbares et devaient souvent subir la colère des humains qui avaient affaire à eux.
Depuis quelques années pourtant, la nouvelle génération d'humains se méfiait un peu moins des démons bien que beaucoup d'atrocités étaient perpétré par eux un peu partout. Des commerçants osaient s'aventurer de temps en temps chez eux afin d'espérer de nouveaux contrats juteux. Izuku, en tant que gouverneur du Sud et protecteur de la ville frontière de Satoshi, trouvait très intéressante cette interaction inter raciale pacifiste. Il avait donc fait de sa ville un point de rencontre et se devait de surveiller les transactions qui s'y jouaient.
Depuis qu'il était à la tête de Satoshi, Izuku était vu comme un visionnaire un peu loufoque par ses pairs. Il avait établi des règles dans sa ville et quiconque les enfreignait était banni. Aucun démon ne pouvait donc tuer, voler, violer, torturer, ou encore réduire à l'esclavage un autre démon sans être châtié. Ses crimes étaient prohibés et Izuku s'employait à adapter ses règles sur ses visiteurs humains également. Même si cette partie était plus compliqué. Les démons se voyant toujours supérieurs aux humains, les marchants comme les habitants au frontière de sa ville se faisaient régulièrement persécuter par les démons.
Izuku descendit de son perchoir et sauta fluidement de toit en toit pour retourner vers sa demeure. La nuit avait été très calme et il voulait profiter de cette tranquillité pour se détendre un peu, chose qui se produisait peu souvent. Il arriva bien vite sur le balcon de son bureau. Il poussa les portes vitrés qu'il laissait toujours ouvertes lorsqu'il sortait en patrouille. Retrouvant la chaleur de sa maison, il soupira d'aise et retira sa cape qu'il déposa sur son large fauteuil de bureau. A peine rentré, on toqua à sa porte. Il se tourna vers celle ci et accepta la visite, sachant que ce ne pouvait qu'être sa majordome.
Une jeune femme aux longs cheveux noires et à la poitrine imposante fit son entrée. A la place de ses jambes, de longues lames aiguisés qu'elle maniait comme ses propres membres et de petites cornes argentés tout aussi coupantes se dressaient sur le haut de son front la caractérisaient. La démone se prosterna bien bas avant de se redresser et de faire face à son employeur.
-Mon prince. Votre père, sa majesté le roi nous a fait parvenir par corbeau ses exigences pour les préparatifs des Arènes de Jubokko.
Izuku se passa une main lasse sur le visage avant de s'assoir dans son fauteuil. Sa soirée de détente allait devoir encore attendre. Il avait complétement oublié ses stupides jeux que son père avait voulu refaire dans ce monde.
-Donne moi les grandes lignes, s'il te plaît, Momo.
La domestique se mordilla la lèvre d'un air gêné. Elle connaissait parfaitement les convictions de son maître et tout ce qui était écrit dans cette lettre allait à l'encontre de celle ci. Elle imaginait sans mal la réaction qu'allait enchainer ses paroles. Elle déglutit avec appréhension avant de commencer.
-Il désire votre présence deux semaines avant les jeux dans la capitale. Il veut aussi dix de nos meilleurs combattants ainsi qu'une vingtaine ... d'esclaves pour participer dans les arènes. Et ...
Momo s'interrompit et releva des yeux craintifs vers son employeur. Izuku fixait sa majordome avec calme malgré le tumulte intérieur qui se jouait en lui. La seule chose qui le trahissait était ses yeux vert presque fluorescent dans la pénombre dévoilant son envie de meurtre grandissante. Mais depuis le temps, il savait se contrôler et réprimer ses plus bas instincts.
-Continue Momo. Je saurais me contenir n'aie aucune crainte. Je ne suis pas mon père. Je ne m'en prendrais pas à toi.
-Je ... Je le sais bien, Mon prince. Veuillez m'excuser. Il ... Il vous enjoint également de participer à un bal en votre honneur et ... A cette occasion, il dit qu'il vous présentera votre fiancée.
-PARDON !?
Son exclamation soudaine fit sursauter d'effroi la gouvernante de maison. Bien qu'Izuku parvenait toujours à se reprendre, sa haine palpable pour son paternel faisait tout doucement perdre son contrôle au pouvoir immense qu'il possédait. L'ambiance dans le bureau devenait si oppressante que Momo dut reculer de plusieurs pas vers la sortie. Des éclairs verts de force brute émanaient du démon lacérant les pans de murs trop proche. Izuku fit tout disparaitre d'un mouvement circulaire de la main, reprenant le dessus. Momo se rendit alors compte qu'elle avait cessé de respirer et inspira une longue bouffée d'air frais. Le prince se leva et lui tourna la dos, regardant par la baie vitrée.
-Je suis désolé de t'avoir fait peur, Momo. Pose la missive de mon père sur mon bureau s'il te plait. Je lui renverrai une réponse plus tard. Si tu veux bien, envoie des messages à quelques uns de nos sites d'entrainement. Je ferais moi même une sélection de ceux qui m'accompagneront à Shihon.
-Euh très bien. Et ... En ce qui concerne les ... Esclaves ? Je dois ...
-Non. Je vais m'en occuper. Tu peux disposer Momo. Merci.
La démone obéit puis se courba et fila rapidement hors de la pièce. Izuku posa son front contre la vitre glacée face à lui. Il ferma les yeux et se mit à marmonner tout seul. Qui son père avait bien pu lui dégoter en tant que fiancée ? Il ne voulait pas d'une fiancée. Encore moins d'une choisie par son père. Il savait parfaitement que ce n'était que dans le but de l'espionner qu'il allait lui mettre dans les pattes une démone asservie de la capitale. Certainement une fille d'un de ses vassaux ou venant d'une des familles aristocratiques démoniaques. Ses actions à Satoshi avec les marchants humains commençaient à faire parler et sa majesté le roi désirait surement une part exagérément importante du gâteau sans avoir à se mêler à ses êtres inférieurs.
Mais si il était au courant de ses marchés avec les humains, pourquoi lui demander d'amener des esclaves à la capitale pour les jeux d'hiver ? Se montrer en présence d'esclaves humains le décrédibiliserait auprès de ses marchands les plus influent et ruinerait certainement beaucoup de ses accords. Il allait devoir faire preuve de discrétion sur cette affaire.
Un bruit d'explosion fit brusquement sortir Izuku de ses pensées. Il rouvrit les yeux et chercha immédiatement d'où pouvait provenir le son. D'un mouvement rapide, il reprit sa cape en peau de bête sur son fauteuil et l'enfila. Il se retrouva à nouveau sur son balcon et grimpa sur sa balustrade, recroquevillé sur lui même tel une gargouille vivante. Il plissa ses yeux pour mieux analyser l'endroit qu'il avait supposé. Bingo ! Une nouvelle détonation enflamma le ciel du coté de la frontière. Izuku n'avait pas le temps. Il devait agir vite, tant pis pour la discrétion.
Il grimaça de douleur. Il ne s'habituerai jamais à cette sensation si désagréable mais il refusait de faire comme son père et de laisser ses ailes à la vue de tous dans son dos. Il ne les sortait que lors d'urgence ou lorsqu'il était à la capitale. Il ne lui fallut qu'un mouvement d'épaules et apparut dans la seconde sur ses omoplates, deux ailes puissantes à plumes aussi vertes que ses cheveux. Il ne perdit pas plus de temps et se jeta dans le vide. D'un battement, il se propulsa dans le ciel sombre et fusa vers la frontière. Il eut tout juste le temps d'enfoncer son capuchon sur son crâne avant d'atterrir en plein milieu de se qui devait être une bagarre. Le souffle de son arrivée ayant projetait tout les protagonistes, il n'en était pas sur.
Il ne fallut que quelques instants à Izuku pour comprendre ce qui avait du se passer ici. Un marchand humain était en train de faire affaire avec deux démons et ceux ci avaient voulu détrousser l'homme afin de ne pas payer la marchandise sauf que cette dernière était protégé par des mercenaires, employé à la sécurité par le marchand.
Izuku tenta de cacher ses ailes, tant bien que mal sous sa cape mais se fut peine perdu vu leur gabarit. Son capuchon lui recouvrait certes le visage mais n'empêchait pas ses yeux vert de luire dans l'obscurité. L'un des démons le reconnut sans mal et écarquilla les yeux avant de se prosterner à terre.
-V ... Votre altesse !
-Quoi ? Comment ça "altesse" ? Vous avez des hauts gradés dans ce patelin ?
L'un des mercenaires, un blond électrique à l'allure enjoué venait de parler et tenait toujours en joue avec sa fine épée les deux démons au sol. Izuku leva les yeux au ciel. Il détestait lorsqu'on le reconnaissait trop vite. Ses sujets changeaient aussitôt d'attitude quand ils apprenaient qui ils avaient face à eux.
-Relevez vous et dégagez ! Que je vous reprenne à voler les marchands humains et je vous condamnerez ! Déguerpissez maintenant !
Les deux démons ne demandèrent pas leur reste et fuirent loin du prince démoniaque. Izuku se tourna vers le marchand et allait s'enquérir de sa santé lorsqu'un sabre vola si prêt de son visage qu'il fit une entaille dans son capuchon. Izuku l'esquiva de peu, faisant un pas de coté et se tourna vers le nouveau venu. Tout comme lui, il avait du voir les explosions avertissant d'un danger et s'était rué ici afin de prêter main forte à ses compagnons.
-Aaaah ? Vous vous foutez de ma gueule, les deux abrutis là ? Vous m'avez vraiment appelés en renfort pour un seul putain de démon ? Vous pouviez pas vous démerdez sérieux ?
... Ou pas. Izuku tourna la tête vers les deux abrutis en question. Le blond guilleret était accompagné d'un autre plus sérieux aux cheveux rouges. Il avait l'air de combattre à mains nus, serrant les poings devant lui et laissant apparaitre de petites barres sur ses phalanges. Il interpella son coéquipier en le voyant amorcer une nouvelle attaque.
-Attends Bakugo ! C'est pas ce que tu ...
Izuku ne chercha même pas à esquiver cette fois ci. L'homme s'appelant Bakugo, un blond cendré au regard incandescent le chargea, son sabre sifflant sous la vitesse de son attaque. Le prince n'eut qu'à relever une de ses ailes et envoya une bourrasque violente dans sa direction. Loin de se faire mettre au tapis pour si peu, l'assaillant se mit en position de défense, contrant la puissance du démon grâce à son sabre. Izuku observa le mercenaire se remettre en posture d'attaque. Il se tourna complétement vers lui, son regard fluorescent analysant ses déplacements rapides. Il se balançait de gauche à droite afin de ne pas se faire contrer par le même coup. Un léger sourire releva le coin des lèvres du démon. Cet humain avait un certain talent pour le combat. Mais il était bien trop jeune et téméraire pour rivaliser avec lui.
Izuku prit le blond par surprise en avançant vivement vers lui. Il lui passa à coté à toute vitesse et se mit dans son dos avant de prendre son bras libre de toute arme et de le retourner avec facilité, le plaquant contre ses reins. D'une seule main, il l'envoya durement au sol, son sabre glissant plus loin. Sans un mot, il le libéra aussi vite qu'il l'avait mis à terre et s'avança vers le marchand. Il lui prit ses mains dans les siennes, faisant attention de ne pas l'égratigner avec ces ongles noirs acérés.
-Je suis désolé que mes congénères aient tentés de vous faire du tort. Je repasserai demain dans l'après midi si ça vous convient afin de voir ensemble votre marchandise et de peut être conclure un accord. Profitez bien de votre séjour à Satoshi. Bonne nuit.
Il se recula et s'apprêta à partir élevant ses ailes vertes. Les deux autres mercenaires se mirent de chaque coté du blond se relevant avec vigueur. Son visage se déforma de colère. Il alla récupérer son sabre et le tendit vers le démon.
-Attends, attends, tu crois aller ou comme ça ? J'en ai pas fini avec toi, Démon !
Le rouge posa une main sur l'épaule de son comparse. et sembla lui murmurait quelque chose à l'oreille.
-Hein ? J'en ai rien à cirer que ce soit un altesse ou quoi que ce soit d'autre, putain ! Un démon reste un démon ! Et celui là je vais me le rôtir lentement à la broche !
Izuku trouva l'idée amusante et fit face au mercenaire enragé, rabaissant ses ailes. Jouant de provocation, le démon lui fit signe de la main d'approcher. Bakugo grogna et engagea un nouvel assaut. Izuku plissa les yeux et esquiva de peu. Il était plus rapide que précédemment. Même sans avoir utiliser ses réflexes de démon, le blond était soudainement du même niveau que lui.
-Tu croyais tout de même pas que j'allais tout déballer d'un coup. C'était que l'échauffement là.
Le mercenaire enchaina les coups de sabre de plus en plus précis et rapide. Izuku parvint à tout esquiver mais du faire appel à sa force de démon. Son capuchon s'envola et se retrouva sur sa nuque, tant ses mouvements devaient être vifs. Les émeraudes phosphorescentes rencontrèrent les rubis scintillant de satisfaction. Bakugo s'arrêta et détailla le visage à présent apparent du démon.
-Mais tu es ...
Une immense boule de feu illumina soudainement le ciel à plusieurs kilomètres de là. Izuku tourna immédiatement la tête vers l'endroit d'où ça provenait. Il feula d'agacement dévoilant des canines pointus. Décidément sa soirée était bien loin d'être reposante finalement. D'un mouvement d'épaule, il s'envola à plusieurs mètres. Son regard perçant ne lâchant pas sa destination, il salua tout de même les mercenaires et le marchand toujours présent.
-On rejouera plus tard. A plus les gosses.
-Hein ?! Qui tu traites de gosses, sale démon de mes deux !? Je vais te crever la prochaine fois !
Mais Izuku était déjà parti, allant s'occuper des perturbations dans sa ville. L'homme aux cheveux rouges s'approcha du blond cendré et croisa ses bras sur son torse vêtu de cuir.
-Tu sais qui c'était pas vrai ?
Bien plus calme que lorsque le démon était présent, Bakugo rangea sa lourde arme dans son dos. Il était également habillé de cuir mais uniquement pour le pantalon. Il préférait garder son torse nu afin de ne pas entraver ses mouvements lorsqu'il combattait. Il possédait une cape rouge avec un col en fourrure mais il l'avait laissé à leur campement un peu plus loin.
-Ouais Kirishima. Bien sur que je l'ai reconnu. C'est le putain de prince héritier de ses enfoirés démoniaques. Comme si je connaissais pas nos ennemis. Mais qu'est ce qu'il branle ici sérieux ? C'est un coin paumé pourtant. Je l'aurais cru à la capitale, bien au chaud dans son chateau de l'enfer.
-Faut croire que comme nous, il préfère se les peler ici. Mais pourquoi être venu en aide à ce marchand ? Ca je me l'explique pas. Allez Kaminari, on se casse !
L'autre blond au sourire mutin vint se mettre aux cotés de ses deux acolytes, marchant vers leur campement tout en regardant toujours dans la direction qu'avait pris le prince démon, l'air suspicieux. Ils disparurent dans les ténèbres de la nuit, laissant le marchand se remettre de ses émotions et le prince Izuku s'occupait de son peuple beaucoup trop belliqueux.
