Petit mot de l'autrice : joyeux Noël !
Jour 25 : Genou
pré canon (Forêt enchantée)
Blanche eut beau essayer de le cacher, Charmant pu aisément voir que quelque chose n'allait pas : elle s'était relevée en faisait une petite moue de douleur.
- Que se passe-t-il ? C'est le bébé ?
C'était sa principale préoccupation depuis quelques temps. Le terme de Blanche était prévu pour un mois, mais seul Merlins avait quand le bébé voudrait sortir ! Il pouvait très bien naître plus tôt... Blanche chassa néanmoins cette idée bien vite.
- Tout va bien, le bébé ne naîtra pas aujourd'hui.
- Alors pourquoi cette grimace ?
- J'ai mal, finit par admettre Blanche. Rien qui ne sorte de la douleur acceptable dans une grossesse donc je ne pense pas qu'il y ait de raisons de s'inquiéter mais... mes pieds, mes genoux, mon dos... tout me fait souffrir !
- Oh.
Ce n'était certainement pas la réponse du siècle, mais Charmant n'avait rien de plus intelligent à dire sur le moment. Il se sentait à vrai dire idiot de ne pas avoir comprit plus tôt !
- Rassieds-toi, lui dit-il. Je vais te faire un massage.
- Non, répondit Blanche.
- Non parce que tu n'en as pas envie, ou non parce que tu considères qu'il y a mieux à faire ?
- Il y a mieux à faire ! rétorqua Blanche. Ce n'est pas moi qui le « considère » c'est l'état factuel des choses. Regina trafique nous ne savons pas quoi, le royaume est fragile, nos ennemis invisibles... Nous avons tant de choses à faire qu'on ne peut se permettre de perdre du temps ! Quel genre de reine serait-je si je fais passer mon petit confort devant les intérêts du royaume ?
- Blanche, soupira Charmant. Il ne s'agit pas d'abandonner le royaume. Il s'agit juste de prendre dix petites minutes de pause pour te ressourcer. Et puis, tu as toujours dit que ta grossesse ne t'empêcheras pas de te battre, mais comment veux-tu être efficace si ton corps n'est que douleur ? Un massage te permettrait de revenir plus vaillante.
Charmant vit que l'argument avait fait mouche lorsque Blanche soupira en se rasseyant. Il se jeta sur son dos avant qu'elle ne change d'avis. Très vite, des soupirs contents s'échappèrent d'elle, alors que les soins permettait un temps d'atténuer la douleur. Charmant, bien que non bénéficiaire du traitement, fut lui aussi particulièrement heureux de cette petite pause. Oui, Regina menaçait leur bonheur et ils se devaient de la combattre. Mais cela ne voulait pas dire qu'ils devaient passer à côté de la vie. Ce moment de tendresse lors de la grossesse de sa femme en était la preuve !
