Notes: Bonjour, bonsoir! Et ben voilà, ce ne fut pas facile, mais le voici et dans les temps! Le nouveau chapitre est enfin là! Bonne lecture.


Trente cinquième histoire: Face aux Berserkers

Perdu dans la jungle, Shiryu cherchait la route pour rejoindre Seiya et les autres chevaliers. Cette puissante aura au loin l'attirait. Probablement le temple maya où attendaient Eris et Arès. Il n'avait pas confiance du tout. Ou peut-être était-il trop sur la retenue, et craignait de prendre des risques. Ses combats aux Enfers avaient été une expérience enrichissante dans son évolution de guerrier d'Athéna. Il avait pris de l'assurance, il avait été un allié et un ami sans faille pour les autres. Sa sagesse naturelle et les enseignements du Vieux Maitre l'emmèneraient vers un avenir radieux au sein de l'armée. Cependant, seul, il avait encore des difficultés à réagir. La peur de mal faire. De commettre des erreurs.

Pourtant lors d'une bataille, on en fait. On se blesse, on tombe, on se relève, on persévère. On progresse, on devient plus fort.

Comme une litanie, le Dragon chuchotait ces paroles de Dohko. Des mots simples mais qui l'aidaient dans sa vie.

Peu après la Guerre contre Hadès, il avait passé les derniers mois aux Cinq Pics de Rozan, en Chine. Là où il devint chevalier. Là où il avait rencontré son ami d'enfance, Ohko et Shunrei, celle qu'il aimait. Il avait failli perdre la vue, définitivement. Ce n'était pas passé loin des nerfs. Une blessure que même les plantes médicinales et les onguents bénis par leur déesse n'auraient pu guérir. Il avait survécu et était devenu un héros.

Il aspirait pourtant à une vie plus paisible, dans la campagne chinoise, à cultiver la terre, récolter, se laisser emporter par le rythme des saisons et le courant de la cascade qui tombait pas loin de la maisonnette où il vivait. Tel était son rêve. Être auprès de cette jeune fille à la longue tresse noire qui chantait à côté de lui, tandis qu'elle tressait des bambous. Cuisiner avec elle. Couper du bois pour leurs soirées ensemble. Et qui sait, dans quelques années, ils s'uniraient pour fonder une famille. De temps à autre, il accomplirait son devoir de chevalier. Son avenir le destinait à hériter de l'armure de la Balance du Vieux Maitre. Il en avait les capacités, le cosmos et la patience. Il ne lui manquait plus que cette appréhension de la solitude à effacer de son esprit.

Sa vue se troublait. Une réminiscence des Enfers? Un choc du à la déferlante de boules de feu qui l'avait projeté aussi loin de la route? Il ne fallait pas se focaliser dessus. Ce serait sombrer dans la folie, oublier sa mission.

Les pas du chevalier le menaient sur les bords d'un cours d'eau. Un ruisseau léger qui circulait paisiblement au milieu de la végétation. Comme celui qui avançait au milieu de la bambouseraie près de la cascade de Rozan qui s'échappait discrètement des eaux folles et formait un étang au milieu des piliers de verdure. Un coin secret où Shunrei aimait s'isoler, où tous deux s'étaient retrouvés, quelques mois avant cette guerre pour se déclarer leur amour, à nouveau.

Shunrei.

Shiryu désirait tant la revoir. La chérir avec autant de puissance que le dragon qui se réveillait au combat. Il ne l'exprimait que très peu. Cependant, il n'hésiterait pas à tuer pour la protéger.

Une voix s'élevait tout près. Mélodieuse. Une voix de jeune femme. Comme celle de sa bien aimée. Il en distinguait mal les paroles. Cela ressemblait à une comptine chinoise, un air qu'il connaissait. De suite, les images se dessinaient dans ses yeux. Impossible de s'en détourner, quand bien même il luttait pour les effacer, reprendre son chemin vers le temple maya. Non, le Dragon longeait plutôt le ruisseau, jusqu'à une silhouette assise au bord. Vêtue d'une tenue fuchsia, il devinait une tresse épaisse rabattue sur le devant. Que faisait-elle là, en plein cœur de la jungle mexicaine?

Impossible.

C'était une illusion. Un ennemi lui jouait un mauvais tour.

Impossible, en effet, de se détacher de cette vision. De sa chère Shunrei qui flânait, sereine. Le cœur de Shiryu battait à tout rompre. Il luttait pour se raisonner.

Shunrei n'était pas là.

Shunrei est aux Cinq Pics.

Shunrei l'attendait.

Ohko, son meilleur ami, veillait autant sur elle que sur la région.

Ohko... sortait à l'instant d'un bosquet et vint à l'encontre de la jeune fille. Cette dernière se releva, lui offrant son plus beau sourire. Puis, elle vint se blottir dans ses bras, appuyant doucement la tête contre son torse. Elle lui caressa la joue du bout des doigts.

Le chevalier de Bronze ferma les yeux, espérant balayer cette scène. Il savait pertinemment que jamais cela ne se produirait. Que Ohko n'éprouvait aucun autre sentiment que de l'amitié pour Shunrei. Alors, pourquoi ces images restaient en tête? Comme gravées, immortelles, réelles? Et cette mélodie qui devenait entêtante, jusqu'à le dégouter. Jusqu'à détester tout ce qu'il avait vécu. Plus rien n'avait de sens. L'amour qu'il partageait avec la jolie Chinoise n'était qu'un doux rêve. Tout comme ce lien qu'il avait cru solide entre le second disciple de Dohko et lui même. Ainsi que ces pouvoirs qui le rendait puissant, prêt à intégrer les rangs des meilleurs protecteurs d'Athéna.

Face à lui, la réalité se révélait enfin: Shunrei s'élevait sur la pointe des pieds, sa bouche proche de celle d'Ohko. Avant ce baiser qui, sans aucun doute, allait achever Shiryu, elle le regarda. Ses pupilles sombres et constellées de gouttes d'eau de la cascade de Rozan s'asséchèrent d'un coup. Un sourire malsain.

Le Dragon hurla pour chasser ce cauchemar. Il s'épuisa. Tomba lourdement. Le noir dans ses yeux et son esprit.

La voix cessa de chanter.

Une lance dorée pointait dans la nuque de l'ennemi. Encore quelques millimètres et elle s'enfonçait dans la chair. Cependant, Krishna n'était pas un guerrier lâche qui attaquait dans le dos des adversaires. En tant que Général et gardien du pilier de l'océan Indien, dans le sanctuaire sous marin, il accordait de l'importance à l'honneur au cours d'un combat. Peu importait qui lui faisait face, allié, opposant, il fallait avoir ce courage de regarder droit dans les yeux la victoire ou la défaite. C'était la raison pour laquelle il s'était porté volontaire pour suivre Bud et Isaak au Mexique. Le domaine de Poséidon avait été souillé par Eris. La déesse s'était enfuie, loin des trois autres divinités, laissant les convives de cet acte de paix impuissants, ridicules.

Le jeune homme ne laissait jamais rien paraître. Son visage mate, presque inexpressif, restait neutre, tout le temps. Beaucoup pensaient que c'était une marque de dédain. Que son statut de Marina le rendait prétentieux, méprisant. Certes, il ne parlait pas pour rien dire. Parfois, il n'adressait pas la paroles aux autres de la journée. Il s'économisait en futilité. Des restes de son éducation dans les quartiers pauvres d'Inde, avant d'être recueilli par le père de Julian Solo. De ses origines, il n'avait conservé que la sagesse bouddhique. Les enseignements modestes mais précieux. Il n'était pas un fervent croyant. Poséidon lui avait donné un but dans sa vie : protéger les mers et les océans. C'était plus un mode de vie basé sur le calme et la respiration. Et l'absence d'émotions quand elles n'avaient pas lieu d'être. Vivre dans la dignité, n'importe où, sous n'importe quelles conditions, dans n'importe quelle situation. Les combats en faisaient partie. Aussi, il n'admettait pas le sort que son adversaire avait jeté sur ce chevalier.

Krishna attendit que l'homme se retourne enfin. Un être étrange qui avait pris l'apparence d'une fille asiatique pendant quelques secondes. Elle s'était blottie contre un fantôme, faisant croire à un couple. Cette illusion avait brisé le jeune homme à terre. Lui aussi avait failli se faire avoir en entendant la mélodie. Il s'était ravisé à temps. Peu concerné.

L'adversaire se dévoilait: un homme aux traits fins, une chevelure noire aux reflets bleu marine, un regard perçant aux mêmes nuances. Une protection aux couleurs saphir sur une tunique longue et blanche. Dans sa main gauche, précieusement nichée contre son flanc, une lyre. Et un rictus peu amical sur les lèvres.

«Tu viens de gâcher la mort sans douleur d'un chevalier d'Athéna, fit ce dernier à Krishna. J'étais d'humeur clémente, cette fois, bien que mon maitre, Arès, avait ordonné un nettoyage sans faille de la jungle. Enfin... un Marina de Poséidon n'est pas plus dangereux qu'un adolescent amoureux, au cœur trop fragile. Il arrangea sa lyre, les doigts de sa main libre sur le point de pincer les cordes. À ton tour de gouter à ma Death Melody. Laisse-toi emporter par la musique de Orpheo, lieutement berserker d'Ar...

La lance d'or de Chrisaor s'abattit sur Orpheo, abrégeant sa tirade. Il ne l'avait pas tué, mais cette voix mielleuse agaçait fortement le gardien de l'océan Indien. Une chose était certaine: Shiryu était encore en vie.

En effet, gisant au sol, le chevalier de Bronze recommençait à bouger. Avec difficulté, il se remit debout. Un peu déboussolé. Mais son cosmos se faisait bien ressentir, sans la moindre once de faiblesse.

-Je... un Marina... articula le Dragon non sans mal. Qu'est-ce qui s'est passé?

-Tu as été abusé par un lieutenant d'Arès. Un de ces êtres qui aiment profiter des émotions des autres pour les attaquer sans vergogne. Tu peux te battre?

-Oui. C'est vrai que je n'ai pas eu le temps de comprendre et...

-Alors tiens-toi prêt. Je l'ai à peine assommé. Il va revenir à lui très vite.

-Marina, je...

-Ne t'excuse pas, ni ne me remercie. Nous nous dirigeons dans la même direction, pour atteindre le même but. Nous avons les mêmes ennemis.

Tout en parlant, Krishna augmentait progressivement son cosmos. Orpheo se relevait enfin. Shiryu l'avait également vu et l'imitait, s'entourant d'une aura bleu verte d'une puissance qu'il n'aurait pu deviner. Incroyable! Comment aurait-il pu soupçonner qu'une telle force sommeillait en lui? Un dragon dont le sommeil fut dérangé, qui entrait dans une colère indicible. Ce chevalier d'Athéna était surprenant.

-Marina, tu as osé m'attaquer, fulminait le Berserker. Et toi, tu n'aurais pas du te relever de ton rêve. Je vais vous envoyer dans un cauchemar éternel duquel vous ne pourrez jamais revenir.»

Une mélodie sortait de la lyre d'Orpheo. Un rythme rapide, fou, entêtant.

Krishna agrippait sa lance pour ne pas se laisser emporter. Il ferma ses yeux un court instant, pour une longue respiration, calme, profonde. Il est rouvrit, décidé à en finir avec l'ennemi. Un regard vers Shiryu, qui lui aussi résistait, protégé par la constellation du Dragon. En face d'eux se trouvait un être réel. Pas d'illusion, pas de fantômes de personnes qu'ils connaissaient, jouant de leurs esprits pour les nuire. Juste un homme d'Arès qui voulait en finir avec eux, grâce à sa musique terrifiante.

Le Général de Poséidon s'assit par terre. Laissant cois le chevalier de Bronze et le Berserker. Posture de méditation. Bulle de cosmos bleutée. Pleine possession de ses pouvoirs.

Un vif éclat pour prévenir Shiryu.

Maintenant!

ROZAN SHÔ RYÛ HA

MAHA ROSHINI

Un raz de marée couleur pastel s'abattit sur Orpheo, impuissant. Le ruisseau en fut dévié de son lit sur quelques mètres, pour retrouver son chemin bien plus loin. L'eau s'éloignait peu à peu, laissant flotter mollement une lance dorée et une lyre brisée, juste à côté d'un corps inerte.

Shiryu, quant à lui, respirait de manière saccadée. En s'alliant avec le Général de Poséidon, il avait battu cet adversaire qui avait osé mettre en doute l'amour que lui portait Shunrei. Même s'il avait confiance en elle et même en Ohko. Tout allait bien de ce côté. À lui, désormais de revenir vainqueur et vivant de cette guerre.

Il jeta un œil sur sa droite. Krishna se relevait, serein, comme s'il n'avait fourni aucun effort physique. Pourtant il décelait une pointe de fatigue dans son cosmos. Quel homme étrange. Et en même temps, aucune malice ne se dégageait de lui. Aucune émotion apparente. Un être à priori loyal et résolu dans sa destinée. Dépourvu d'hésitation.

-Ne perdons pas de temps, chevalier, déclara Chrisaor. À rester ici, on pourrait être la cible d'autres attaques.

Shiryu répondit d'un signe de tête. Inutile de le verbaliser. Ils avanceraient ensemble.

-Ton nom, c'est Shiryu, si je ne me trompe pas.

-C'est ça.

-Alors, Shiryu, n'aie pas peur de dévoiler ta force. Pour ton salut.»

Un guerrier servant un autre dieu lui offrait un conseil. C'était inattendu, mais le chevalier de Bronze le reçut agréablement. Tel un honneur. Krishna était une belle rencontre. Il pouvait avancer aussi avec lui, dans cette jungle hostile.

怒り

Avancer dans le désordre de la végétation n'était pas une mince affaire. Alors que le temps était compté. Personne ne savait quelles seraient les prochaines vicissitudes de l'ennemi. Après cette dispersion des troupes, un adversaire pouvait surgir et attaquer dans le dos. Heureusement, quand bien même n'était-il pas dans son monde, Kagaho savait réagir. Les soldats d'Arès et Eris ne l'inquiétaient pas. Il connaissait les Black Saints. Il en avait été un, à une époque. Il avait rencontré leur chef, Black Leo. Un homme impulsif, violent et n'aspirant qu'au crime pour imposer sa puissance. Et sans aucun scrupule. Ce qui ne le rendait pas invincible pour autant. Sur ce point, il était confiant.

Tout en marchant, quelque chose d'autre le préoccupait. Tout proche. Un cosmos le suivait, sombre et chargé de colère, prêt à exploser et dévaster aux alentours. Son supérieur dans l'armée des Spectres, Rhadamanthe du Wyvern. Depuis le début de cette bataille, le Juge ne dissimulait plus sa rage, la contenait à peine. Il détruisait littéralement les espions, dryades ou Black Saints qui rôdaient autour de la propriété des Garcia. Une violence toujours plus croissante dans les interrogatoires qu'il menait. Il ne s'arrêterait qu'à la fin de cette bataille. Qu'à la libération de Dame Maria, vivante. C'était la seule issue possible. Le cas le plus tragique ne pouvait être envisagé. Parce que le Juge avait fait le serment devant son Seigneur, lors de la réhabilitation des Enfers : Maria Garcia serait la seule humaine qu'il protègerait. La seule femme vivante pour qui il se battrait, au point même de détruire la surface de la Terre s'il le fallait. Parce qu'elle était la sœur de l'incarnation d'Hadès. Aussi précieuse que la sœur mythique, Pandore. Kagaho avait assisté à cette déclaration. Juste après avoir lui même reçu le pardon de la chef de l'armée des Spectres. Il était revenu sous les ordres de Rhadamanthe, avait reçu un entrainement fou, difficile, presque insurmontable, afin de renouveler sa fidélité inébranlable. Plus aucune trahison n'était possible pour lui. Plus de Thanatos qui ordonnait à la place d'Hadès. Et lui même souhaitait rester dans les rangs. Il ne reviendrait plus auprès de Black Leo. Il n'y songeait même pas.

Un éclat incisif traversait son esprit et le sortit de ses pensées :

«Kagaho, t'es sur du chemin ?

-Oui. Nous sommes sur le bon sentier vers la pyramide. Mes souvenirs sont clairs, en vérité.

-Je ne ressens pas le moindre cosmos ennemi. Tu n'oseras plus trahir tes supérieurs, n'est-ce pas?

-Non, Seigneur Rhadamanthe. Je n'ai aucun intérêt à servir une divinité et une armée qui sont établies à la surface de la Terre, là où l'on se rend compte que les êtres humains sont plus corrompus et...

-Ferme-la. J'ai pigé. Maintenant, concentre-toi, on est pas seuls.

En effet. Au milieu des auras qui flottaient autour d'eux dans la forêt, certaines se distinguaient. Des alliés qui combattaient au loin. Les esprits maléfiques de leurs ennemis, faibles, sans importance. Les dryades se fondaient à la nature pour perturber la concentration des troupes. Parmi tout cela, un cosmos se détachait. Vif, ardent. Aussi impulsif et surprenant que l'attaque des boules de feu qui avait dispersé tout le monde. L'ennemi se moquait d'eux, tournoyait au dessus en sautant d'arbres en branches. Dans ce silence seulement perturbé par les sons de la nature, un rire moqueur se faisait entendre. Et la colère du Wyvern s'amplifiait en conséquence. Il pouvait détruire cette partie du globe si jamais la patience s'en allait elle aussi. Et Dame Maria serait hélas emportée dans ce déferlement. Autant éviter un tel désastre.

Kagaho s'écarta de son supérieur. Simple précaution. Il s'enveloppait peu à peu d'une flamme noire aux éclats dorés. L'image du Bénou apparut subtilement, translucide, avant de disparaître dans une vague sombre.

CRUCIFY ANKH

Une croix égyptienne se dessina au sol, aspirant toute la lumière, attirant l'ennemi désormais prisonnier de ce trou noir. Le Spectre l'avait déjà vu, dans son ancienne vie, auprès des Black Saints. Un homme au corps svelte, cheveux rouges et regard malicieux. Très rapide, aussi habile qu'un félin dans la jungle ou dans les montagnes. Cependant, il n'arborait plus son sourire narquois. Ainsi saisi, il souffrait, transpercé d'aiguilles qui emportaient son énergie.

-Ka... Kagaho, arriva-t-il à articuler. Traitre...

-Je me doutais que c'était toi, à l'origine de l'attaque surprise. Jao, Black Saint du Lynx.

-Tu te... trompes. Je... Tu n'as jamais été très vif d'esprit... Tu n'as jamais remarqué que... J'étais toujours aux côtés de notre chef. À... m'assurer de sa protection. Pour le jour où notre maitre, Arès, règnerait sur Terre.

-Un Berserker, donc, intervint Rhadamanthe. Dans les siècles passés, l'armée d'Arès était bien plus grande et presque impressionnante. Quelle honte de recruter de minables Black Saints pour tromper les autres dieux.

-Le reste sera appelé une fois notre victoire obtenue, monsieur le Spectre au sourcil unique. Notre chef dominera enfin la surface de la Terre, la guerre sera le quotidien des Hommes. Le chaos sera établi. Arès balayera les idéaux ridicules d'Athéna. Il gouvernera fier, avec Dame Maria, son aimée pour l'éternité. Et je...»

Un fracas assourdissant. Un dôme blanc et noir se forma et explosa aussitôt. Un séisme retentit, tandis que la nature, affolée, ne savait comment réagir. Chaque végétal, chaque minéral, chaque être vivant restaient impuissants. Privés de leurs sens et de leurs fonctions primordiales pendant un court instant. Suffisant pour paniquer, pour réaliser qu'ils étaient épargnés pour certains. Seule une zone de la jungle, de quelques mètres carrés fut anéantie. Un trou noir, sans fond s'était créé après l'explosion. Le silence. Plus rien n'osait reprendre le cours de sa vie. Pendant de longues minutes, peut-être des heures, des jours, après, les oiseaux reprendraient leur vol en chantant, les petites bêtes sortiraient de leurs cachettes et l'eau coulerait sans crainte.

Cela prendrait du temps. Après le passage de la mort et des traces calcinées que les pas de deux armures spectrales emportaient avec eux. La lourde colère de Rhadamanthe du Wyvern.

怒り

Un combat terrible se déroulait quelque part dans la jungle. Bien plus violent que les autres. Une secousse fit perdre l'équilibre à Shaina, alors qu'elle évoluait d'arbres en arbres. Elle chuta lourdement. Pas le temps à perdre, son adversaire réagissait aussi vite. La course reprit sur terre. Cela ne changeait rien à son plan : avancer encore et encore, vivante, vers le temple. Retrouver Seiya là bas ou bien avant.

Elle lança son Thunder Claw sur le côté. Il riposta avec des flèches dorées. Inoffensives. Des illusions qui traversaient son corps. Elles étaient sensées la perturber. Cela ne fonctionnait pas. Cette technique était déjà utilisée par un de ses alliés et ami argenté, Ptolemy de la Flèche. Elle combattait actuellement sa version Black Saint. Même si elle n'avait pas pu encore le voir en face. Ce lâche la poursuivait depuis de longues minutes déjà, dans les branches, sur les sentiers. Il voulait l'épuiser. Il n'y arriverait pas si facilement.

Le chevalier de l'Ophiucus s'était entrainée depuis la fin de la Guerre Sainte contre Hadès. Auprès de sa caste mais aussi de Pégase. Il était sa motivation, peu importe la raison. Rien que par son existence. Un éclat de cosmos tout proche lui rappela le chevalier de Bronze. Il se battait lui aussi, et tenait le coup. Elle devait en finir avec ce fantôme et elle le rejoindrait.

Une aura rose violette entoura la jeune femme, tandis qu'elle bondit dans la végétation, le bras tendu, la main crispée, telle un cobra qui fondait sur sa proie. Elle le sentit. Elle avait porté un coup direct. L'homme s'effondra. Elle atterrit devant lui. Il n'était pas mort.

Shaina attendit qu'il se relève. Elle détestait l'idée d'achever un adversaire en toute lâcheté. Une nouvelle pensée pour Seiya, à cet instant, avec qui elle partageait beaucoup de principes sur la manière d'agir au combat. Elle se rappelait cette longue discussion qu'ils avaient eue au Sanctuaire à ce propos. Elle avait voulu à ce moment là remonter le temps et reprendre tout ce qu'elle avait appris à Cassios, quelques années plus tôt. Il était son premier disciple et ne s'y était pas bien prise pour faire de lui un chevalier. Qui sait, aujourd'hui il aurait été parmi les guerriers d'Athéna les plus redoutables. Néanmoins, elle n'avait aucun regret. À la place, elle avait contribué à ce qu'il devienne un des meilleurs tailleurs de pierre et ce colosse serait dans l'avenir un constructeur d'exception.

Ses pensées revinrent au présent et elle fut surprise en découvrant le visage du Black Saint. Même après des années, elle se rappelait.

«Tu es...

-Oui, je suis Maya. J'étais prétendant à l'armure de la Flèche face à Ptolemy.

-C'est vrai. Mais après un combat d'entrainement, tu avais disparu du Sanctuaire.

-J'ai déserté, sans aucun regret. J'avais tellement honte de ma défaite face à ce nain de Seiya. J'espère qu'il s'est fait écraser par la suite. Et toi? Shaina, la femme qui faisait trembler toute la caste argentée, ton masque ne cache plus rien de tes émotions. Ce sera bien trop facile de te déstabiliser.

L'Ophiucus garda son calme. Du moins elle faisait de son mieux.

-Je pense que tu fais erreur, répondit-elle.

-Pourtant tu es bien tombée de ton perchoir.

-Pas grâce à toi. J'aurais pu te poursuivre sans problème dans la jungle s'il n'y avait pas eu un gros tremblement de terre.

Un nouvel éclat du cosmos de Pégase se fit ressentir.

Seiya. Il est en difficulté.

Shaina réussit à le localiser.

-Assez discuté, Maya. Relève-toi et viens te battre.»

Le Black Saint s'exécuta. Un regard maléfique s'affichait sur son visage, tandis qu'une tête de mort barrée d'une flèche se dessinait dans son dos. Quelle aura! Terrifiante. Jusqu'à présent, il aurait joué avec elle, comme un chat l'aurait fait avec une souris. Elle ne l'épargnerait pas.

En position d'attaque, elle intensifia son cosmos. Elle donnerait tout dans cet assaut. Pour qu'il soit le dernier. Pour avancer ensuite, vers le temple où se trouvait Arès, vers Seiya.

Il brandit son poing chargé de fléchettes.

HUNTING ARROW EXPRESS

Les crocs du cobra tombèrent sur le Black Saint.

THUNDER CLAW

Ils se croisèrent à toute vitesse et stoppèrent leur course d'un coup. Immobiles pendant quelques secondes. Maya s'écroula à nouveau. Pour ne plus se relever.

Shaina attendit encore un peu avant de tout relâcher. Elle ne détectait aucun signe de vie émanant de son adversaire. C'était fini. Cependant, hors de question de se reposer. Elle devait repartir.

Ses muscles se tendirent d'un coup, pris de douleur cinglante. Comme si elle avait été transpercée de piques. En effet. Elle avait été touchée par l'attaque de Maya. Trop emportée par son désir de le vaincre, elle n'avait pas été vigilante. Ou bien moins que lors de leur poursuite dans les arbres. Sur ses bras à nu et ses jambes sans protection d'armure, des points se dessinaient. Elle avait mal, comme une pulsation qui revenait irrégulière, qui jouait littéralement avec ses nerfs. Il fallait l'oublier. Elle tenait debout, avait l'esprit clair. Un peu éprouvée par le combat, mais elle ne voulait pas se laisser abattre.

Tout en retrouvant une respiration plus posée, elle repéra l'endroit où Seiya se trouvait. Il n'était décidément pas loin d'elle. Oubliant ce qu'elle considérait comme une attaque de moustiques, trébuchant contre les racines, ses sens affolés par le contrecoup de l'affrontement, Shaina ne renonçait pas. Elle était vivante.

怒り

Un homme barrait la route. Grand, les cheveux longs comme Shiryu. Vêtu d'une armure similaire à l'un des alliés présents pour cette bataille contre Arès et Eris. Le Black Saint de l'Ecu. À son bras gauche un bouclier démesuré. Le regard noir, sur de lui. Seiya ne devait pas se laisser impressionner. Il s'était battu contre bien plus fort aux Enfers. Il avait vaincu et endormi pour des siècles le légendaire Cerbère. La copie d'un chevalier d'Athéna ne pourrait le terrasser. Il se mit en garde, prêt à en découdre.

Trop tard. Il ne vit pas le coup de pied si rapide lui toucher le torse, l'envoyant à terre. Le jeune homme se releva sans trop de difficulté. Une fourberie. Une salutation comme leurs ennemis semblaient apprécier. Sans le moindre honneur, sans la moindre vergogne. Quelques contusions sans gravité.

«Hin... me voilà rassuré, railla le Black Saint. J'aurais été déçu si je t'avais tué en un seul coup. Pour un simple chevalier de Bronze, tu as la tête dure.

-Tais-toi!

Sans rajouter quoique ce soit, Seiya fonça sur lui. Le poing brillant, explosant de météores.

PEGASUS RYU SEI KEN

Il s'arrêta aussitôt, coupé dans son élan par un ricanement. L'attaque n'avait même pas atteint le corps de l'adversaire. Le grand bouclier avait tout bloqué avant.

-Comment tu...

-Tu ne peux rien face à mon bouclier, gamin. Moi, Jan, le Black Saint de l'Ecu, je possède le bouclier le plus puissant et le plus indestructible qui existe. Rien ne peut m'atteindre. Je suis protégé, et en conséquence, je peux riposter sans problème.

Sur ces paroles, il s'élança dans les airs, retombant lourdement sur Seiya, un pied tendu, prêt à s'abattre en plein crâne.

L'impact fut terrible. Par réflexe, Pégase se barra le visage. La force générée lui déchirait presque ses poignets de protection, et la douleur se faisait de plus en plus insoutenable. Il se laissa tomber en arrière. Sauver son corps, ses bras. Il avait mal. Mais ce serait stupide de résister, d'encaisser par fierté. Parfois, il était nécessaire de reculer pour mieux avancer. Pour mieux analyser la situation et les gestes de l'adversaire.

Et pourquoi dans un moment pareil, les leçons que lui prodiguait Marin quand il était son disciple revenaient à son esprit ? Parce qu'il était seul dans cette partie de la jungle ? Parce qu'il avait perdu Shaina de vue, dans ce labyrinthe de végétation ? Parce qu'il n'avait que les enseignements de l'Aigle et du Sagittaire qui pourraient lui faire tenir le coup?

C'était probablement tout cela. Il n'y avait ni ses amis, ni ses mentors à ses côtés. Il devait reprendre courage. Trouver un moyen d'effacer ce sourire narquois dissimulé derrière ce bouclier géant. Éliminer ce grand dadais et foncer vers Arès et Eris. Il n'était pas abandonné. Et il n'allait pas abandonner. Lancer encore et encore des météores.

Même si ce Jan le narguait:

-Cela ne marche pas, tu le vois bien. Laisse-toi mourir, ce sera mieux pour tout le monde. Mon bouclier...

-Ton bouclier me gonfle! Et toi aussi! Je trouverai le moyen de le briser!

-Quelle tête de mule.

-Tu n'es qu'un Black Saint. Une simple copie d'un Chevalier d'Athéna. Et tu auras beau imiter l'armure ou l'attaque, jamais tu n'arriveras à son niveau. Et rester caché derrière ton bouclier ne fait pas de toi un guerrier. Juste un lâche. Mon ami, Shiryu du Dragon. C'est lui qui possède le bouclier le plus solide de tous. Derrière ceux de la Balance. Jamais. Jamais tu entends, tu ne pourras les égaler. Et moi, Seiya, je te le prouverai.

-Je t'attends.»

L'instant d'après, Pégase se précipitait sur Jan. Toutes les tentatives étaient possibles. Si les météores n'étaient pas efficaces à distance, le corps à corps pouvait affaiblir. Ou même détourner l'attention. Il était doué pour cela. Il avait progressé depuis la Guerre Sainte. Ces séances d'entrainement avec Aiolos, Aiolia, Shiryu quand il était revenu guéri de ses yeux, Shaina, son alliée au quotidien.

Shaina... elle se battait elle aussi, en ce moment. Il avait confiance en elle et ses griffes acérées.

Seiya se concentra à nouveau sur son duel. Il évita de justesse un coup de bouclier dans la tête. Mais ne put résister au genou qui s'enfonçait dans l'abdomen. Encore une fourberie. Le souffle coupé. Il s'écroula. Le Black Saint était rapide, malgré le poids de son armure. Détruire l'écu noir était la solution à tout. Ainsi, il pourrait se battre un peu plus à égalité. Mais comment faire?

Il roula sur le côté pour éviter un pied lourd sur le torse.

Réfléchir. Rapidement. Sa force à lui ne pouvait rien tant que le Black Saint maitrisait et son corps et son bouclier. Si seulement l'un des deux éléments pouvait être brisé...? Et si...

Le chevalier de Bronze se releva encore. Il décela un once de dégout dans le regard de Jan. Il en fallait bien plus pour le mettre définitivement à terre. Il devait tenter. Ses yeux d'un brun chocolat, purs, s'illuminèrent. Du courage ou de l'inconscience? À cet instant, on n'aurait su dire. Seiya fonça, garde baissée sur le Black Saint. Une collision. Un fracas assourdissant. Une rivière de sang s'écoulant sur la terre. Suivie de Pégase.

Un risque fou, mais son cœur battait encore. Malgré la douleur. Sa vue se troublait. Mais il voyait le résultat de son acte insensé: sous l'air médusé de Jan, une fissure se dessinait au milieu du bouclier. Petit à petit elle s'étirait, s'étendait comme une toile d'araignée. Des fragments de plaque se décollaient. Le processus se répandait bien au delà, et des poings aux épaules, du plastron aux jambes, l'armure noire s'effritait. En quelques secondes, il ne restait que des milliers de morceaux tombant comme des grains de sable en petits tas sombres au milieu des plantes sauvages. De la ténébreuse copie de l'armure de l'Ecu ne restait plus rien. Seiya avait réussi son pari bien plus qu'il ne l'avait espéré. Quand bien même lui aussi était grièvement blessé, il arriva à se relever encore. Il ignorait injures et menaces venant de son adversaire.

Dans sa posture maladroite, il observa le ciel entre les feuillages. Il remercia son ami du Dragon, pour l'histoire qu'il lui avait racontée une fois. Une légende chinoise sur le bouclier et la lance les plus solides. Selon laquelle seule cette lance pouvait briser le bouclier. Et seul ce bouclier pouvait casser la lance. Leur unique point faible. Le chevalier de Bronze s'était volontairement jeté contre celui de Jan, se doutant que, coincé de cette manière, le Black Saint n'aurait pas hésité à vouloir l'achever. Il s'était retiré au tout dernier moment. Enfin un peu plus tôt qu'il ne l'avait prévu, tant la douleur l'avait quasiment assommé. Cependant, cela avait marché.

Il y était presque. Encore un peu et il battrait Jan. Tenir jusqu'au bout. Surmonter le marteau qui tapait sans cesse sur la tête, pile là où il s'était blessé. Ce n'était rien du tout. Ce n'était pas sa première bosse. Ni la première fois qu'il saignait. Il devait passait outre. S'envoler au dessus, loin dans le ciel, vers sa constellation protectrice. Vers Pégase. Il était un chevalier d'Athéna. Il savait créer des miracles, redonner l'espoir, même quand son propre corps était meurtri. Certes, il n'était pas aussi puissant que Kanon, pas aussi noble qu'Aiolos, mais il voulait toujours progresser et marcher à leurs côtés. Pour un monde meilleur où sa sœur vivrait sans crainte, où lui même vivrait auprès d'elle, de ses amis... de Shaina.

Emporté par ce désir, son cosmos s'intensifia, l'enveloppa d'une force rassurante. Comme s'il guérissait d'un coup. Il ne se préoccupait plus des réactions de Jan. Il ne criait plus le nom de son attaque. Les Météores de Pégase volaient vers le Black Saint.

Ce dernier se moquait au début, mais la cadence des coups augmentait. Une, deux, trois fois, il fut atteint. Une nouvelle salve le fit reculer d'une dizaine de mètres. Une ultime l'emporta comme une comète aspirait chaque particule de l'espace qu'elle parcourait jusqu'à s'écraser contre un rocher. Le Black Saint chuta lourdement. Sans laisser une once de vie.

Seiya s'arrêta. Il ne bougea pas de là où il était. À quoi bon aller vérifier et achever un homme déjà mort? Il n'en voyait ni l'intérêt ni l'énergie à dépenser pour ce faire. Dans un dernier effort, il se concentra et sourit, satisfait, rassuré. Ses amis de Bronze, et même Milo et Kanon avançaient vers le temple maya.

Un bruit dans les buissons. Encore un ennemi? Même pas le temps de souffler. Sauf que là, le chevalier de Bronze se sentait à bout. Si son esprit était prêt à repartir au combat, son corps d'humain tirait la sonnette d'alarme. Le choc à la tête l'avait ébranlé plus que prévu et... On approchait. Une aura dangereuse et pourtant familière.

La silhouette se précisait. Seiya relâcha sa garde, et toute tension. Un sourire franc et maladroit se dessinait sur son visage:

«Shaina, je suis là, s'écria-t-il.

-La jeune femme accéléra sa marche. Elle avait l'air épuisée, elle aussi. Bras et jambes lardés d'entailles, elle rendait au Bronze le même sourire.

-Seiya... je...

Arrivée devant lui, elle se laissa tomber dans ses bras, les entrainant tous deux par terre. Il la prit contre lui, tendrement.

-Toi aussi, ton ennemi était coriace, lui demanda-t-il.

-Je crois qu'il a tenté de m'empoisonner avec des fléchettes. J'ai essayé d'en enlever un maximum mais je ne suis pas au mieux de ma forme. Et toi?

-Moi j'ai une enclume à la place de mon casque de Pégase.

Elle releva la tête. Ses yeux d'un vert pur observait le visage de Seiya. Du bout de ses doigts, elle écartait des mèches chocolatées, effleurait avec délicatesse la peau salie du combat.

-Tu n'as plus ton casque, c'est vrai, mais tout va bien. Avec le temps tu n'auras qu'une vilaine bosse.

Elle redescendit et se blottit contre son torse.

-Tu veux qu'on reparte dans quelques minutes», proposa-t-il.

En guise de réponse elle serra ses bras dans le dos. Leurs cœurs battaient au même rythme, encore choqués de leurs affrontements respectifs. Ce moment rien qu'à eux était vital. Avant de retourner au combat avec les autres. Quand le moment viendrait, ils se relèveraient. Shaina ferma les yeux, tandis que Seiya se tordit une dernière fois pour lui porter un baiser au milieu de sa chevelure.


notes de fin: Merci d'avoir lu. J'ai galéré, mais j'ai tenu ma promesse: sortir ce chapitre avant la fin de l'année, pour célébrer les 4 ans de cette histoire fabuleuse qui me travaille depuis tout ce temps. Et je mènerai cette aventure jusqu'au bout. Malgré les difficultés pour la construire et la vie réelle qui est là mine de rien mdr Ca ne me fait pas abandonner.
D'autant que ce chapitre, même s'il n'est qu'un épisode pour l'arc, je le voulais à la perfection. Un peu comme les autres, j'avoue. Mais il est particulier et il m'est très cher: je me suis fait plaisir tout simplement. Une alliance Shiryu/Krishna parce que je les adore ensemble, un Rhadadou au mieux de ses humeurs, Shaina, et Seiya chou d'amour dans une revisite de son combat vs Shiryu aux Galaxian Wars. Je suis très contente de tout ça et j'ai à nouveau vibré avec mes personnages chéris. C'est l'essence même de la fanfiction en même temps.
Même si la suite prendra du temps et du taf pour la mettre en place, j'espère vous la livrer le plus rapidement possible.
Les caractères d'interlude sont 怒り, okori, colère.
Des bisous, et à la prochaine.