Hermione retournait à sa chambre, le sourire aux lèvres. Elle se sentait encore plus détendue que depuis le début de ses vacances. Il fallait dire qu'elle avait passé une soirée très agréable la veille, en bonne compagnie. Elle ne se souvenait même pas de la dernière fois qu'elle avait eu une relation avec quelqu'un. Quoi que si, c'était avant sa rupture avec Ron. D'ailleurs, il lui faudrait appeler la sœur de celui-ci et tout lui raconter.
Sur cette pensée, elle ouvrit la porte de sa chambre avec sa carte d'accès et se dirigea vers la cheminée. Lançant de la poudre de cheminette, elle s'accroupit et appela son amie. Elle n'avait pas osé l'appeler hier soir et voulait lui raconter ce qui s'était passé. Après tout, c'était un peu grâce à elle. À sa grande surprise, ce ne fut pas Ginny ou Harry qui lui répondit, mais Molly Weasley. Celle-ci abordait un air méfiant et demanda qui elle était. La mère de famille était habillée de son tablier et tenait un plat dans sa main. Elle expliqua à celle-ci son apparence pour le temps des vacances et Molly la salua alors plus amicalement rassuré que ce ne soit pas une inconnue.
— Tu devrais venir manger ce soir Hermione ! Après tout, avec la cheminée, tu seras de retour à l'hôtel directement après et il y a mangé pour tout le monde ! Tu m'as l'air affamé. Allez viens !
Hermione grimaça et traversa les flammes pour se rendre chez Harry. Manger avec les Weasley signifiait subir les avances de Ron et les sous-entendus de Molly. Normalement, elle aurait refusé, mais ses vacances l'avaient rendue plus patiente et détendue et elle voulait vraiment raconter les détails à Ginny. Sitôt qu'elle apparut, Molly la serra dans ses bras et l'entraina dans la cuisine.
— Mais qu'est-ce que tu as fait à tes pauvres épaules ma chérie ? lui dit soudain Molly au milieu de son baratin.
La plus jeune de dépêcha de remonter son chandail afin de cacher les marques laissées par Alexender. Heureusement pour elle, il avait eu la galanterie d'épargner son cou.
— Oh, ce n'est rien… un mauvais coup de soleil…
Alors que Molly lui reprochait de ne pas avoir utilisé de crème solaire, elles entrèrent dans la cuisine où tous les autres Weasley étaient déjà bien installés.
— Hermione ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ? lui demanda Ginny en venant la prendre dans ses bras.
— Je t'appelais pour te parler de quelque chose et ta mère m'a demandé de venir manger avec vous, expliqua Hermione sous le regard d'excuse de son amie. Je dois vraiment te raconter quelque chose… en privé…
Ginny l'entraina sans discuter vers le petit salon et lui servit un verre d'eau.
— Alors ? Que devais-tu tellement me raconter que tu as accepté de te faire torturer tout un repas pour pouvoir me voir ?
— Premièrement, je peux toujours me sauver, nous n'avons pas encore mangé ! Deuxièmement, je… en faits…
Hermione sentit tout son courage la quitter d'un coup en se rendant compte de ce qu'elle avait vraiment fait. Elle venait de coucher avec un inconnu qu'elle connaissait depuis à peine deux semaines. Et elle avait non seulement apprécié, mais elle pouvait dire que c'était la meilleure partie de jambes en l'air qu'elle n'ait jamais eu ! Et au lieu d'en être gênée, elle s'apprêtait à tout raconter à Ginny ! Qu'est-ce qui lui prenait par merlin ?
— Oh ! Tu vas me dire oui ? La ramena, sa meilleure amie.
— J'ai couché avec Alexender… et c'était absolument génial !
Le cri perçant de Ginny retentit dans toute la maison alors qu'elle sautillait dans le salon.
— Les détails ! Je veux les détails, le pourquoi, le comment et… qui est Alexender ? Le gars que tu as croisé la première journée ? Et c'est arriver quand ? Où ?
Alors qu'Hermione allait lui répondre, Harry, Bill, Ron et George déboulèrent dans le salon baguette à la main. Ne comprenant pas pourquoi personne n'avait l'air en danger, ils regardèrent les deux jeunes filles incrédules. Décidant de les ignorer, Hermione se contenta de répondre à Ginny avec un regard mystérieux.
— Merveilleux, parce que j'en avais envie, tu sais comment, oui, hier, à la plage après un café du côté sorcier de l'ile.
— Hiiiiiiiii !
— Ginny ! coupa Harry. Ne crie pas si tu n'es pas en danger et de quoi vous parlez au juste.
— Ça ne te regarde pas, mais je te le dirai ce soir, répondit sa fiancée en l'entrainant avec ses frères dans la cuisine.
Hermione rigola doucement en les suivants, oubliant complètement qu'elle avait prévu de s'enfuir… Molly lui fit payer cette erreur en l'assoyant directement à côté d'un Ron beaucoup trop prévenant. Il alla lui chercher à boire, lui passa les plats et alla même jusqu'à se lever en même temps qu'elle. La goutte de trop arriva cependant à la fin du repas, lorsqu'il se pencha pour essuyer ses lèvres de son doigt.
— Stop ! Ça suffit, lâche moi, bon sang !
— Je voulais simplement t'aider, voyons, lui répondit Ron.
— Arrête tu n'as jamais fait ça quand nous étions en couple, tu essaies simplement de te rapprocher de moi. Je pensais pourtant avoir été clair, on ne se remettra pas ensemble, arrête tes idioties !
— Toi arrête ! J'ai changé, je me suis amélioré, on peut se donner une nouvelle chance !
— Mais je ne veux pas de seconde chance, Ron ! Je ne veux pas la même vie que toi. Ma priorité ne sera jamais de fonder une famille, mon rêve est de trouver un travail dans lequel je vais m'épanouir, faire des recherches, lire, voyager ! Pas vivre à jamais dans une petite maison confortable avec un jardin, des chiens et des enfants ! Et je ne veux pas que tu sacrifies tes rêves pour moi et je ne devrais pas non plus avoir à sacrifier les miens ! Alors non, non, je ne nous laisserai pas une seconde chance. Je suis désolé de vous décevoir ! Ça fait un an ! Un an que nous ne sommes plus en couple. J'aimerais que tu l'acceptes et vous aussi Molly !
Au moins, son discours avait eu de l'effet. Molly était sur le point de s'évanouir, Bill et Fleur avaient disparue, laissant les enfants à la table la bouche ouverte, Angelina semblait captiver par son assiette, George cachait son sourire derrière une serviette, Percy était partie aux toilettes, Harry essayait de disparaître sous la table de sa propre cuisine et Ginny grimaçait alors que Arthur se précipitait soutenir sa femme.
— Tu as trouver quelqu'un d'autre c'est ça ? cria à son tour Ron rouge de colère.
— Non !
— Alors de quoi vous parliez avec Ginny tout à l'heure ?
— Ça ne te regarde pas ! Nous ne sommes plus ensemble ! Mais en faites j'ai hier soir même couché avec quelqu'un d'autre que toi pour la première fois et tu sais quoi ? Je ne regrette pas et j'aurais dû passer à autre chose bien avant !
— Tu n'es qu'une salope !
— Et bien si ta définition de salope est d'attendre un ans avant de voir quelqu'un d'autre, je suis fière d'en être une !
Sur cette dernière réplique, elle sortit de la cuisine pour se diriger directement vers la cheminée et retourner à l'hôtel après avoir remis ses sorts de métamorphose. Sitôt arriver, elle fut surprise d'entendre des coups a sa porte. Toujours furieuse, elle ouvrir celle-ci brusquement en se demandant qu'est-ce que les femmes de chambre lui voulaient.
— Quoi ?
— Vous avez une tête horrible, lui répondit une voix moqueuse. Je peux repartir.
Elle fixa l'homme de l'autre côté la porte et ne réfléchit pas plus avant de lui sauter au cou. Elle l'embrassa, le tirant dans sa chambre et refermant la porte derrière lui.
— Cristale, la coupa Alexender, qu'est-ce que…
— Chute, je ne veux pas vous entendre.
Sur c'est dernière parole, elle le poussa sur le lit avant de venir s'assoir à califourchon sur lui. Son amant ne se laissant pas faire si facilement resta assis et décida de continuer à l'embrasser. Hermione le senti tirer son chandail et le lui retirer alors qu'elle parcourait son cou de baisé, se vengeant au passage de la marque laisser sur son épaule. Elle lui retira sa chemise, prenant le temps d'embrasser sa peau après chaque bouton retirer et ondula contre lui.
Elle sentit soudain ses deux mains être attrapées avant qu'il ne la bascule sous lui, les bras emprisonnés au-dessus de sa tête. Elle se débattit et essaya de l'embrasser à nouveau avant de grogner de frustration.
— Ce n'est pas que je n'aime pas vos avances miss, lui dit-il moqueur. Mais, avant de servir de défouloir, j'aimerais au moins que vous m'expliquiez pourquoi.
— Je n'ai pas envie de parler, elle remonta sa jambe contre le bassin de l'homme et vint se frotter contre lui. Et puis, vous disiez ne pas aimer parler l'autre jour, donc agissez…
— Nos rôles sont donc inversés se soir, j'ai une tonne de questions vous allez me répondre. Et tant que je n'aurai pas mes réponses, je ne vous donnerai pas ce que vous voulez, répliqua Alexender en plaquant son bassin au matelas de sa deuxième main.
— Et bien, puisque je suis une salope, je n'aurai qu'à aller chercher un autre touriste !
— Donc, vous vous êtes pris la tête avec un proche sur le fait que vous vous envoyez en l'air lors de vos vacances.
— Plus compliqué que ça, mais oui… désolé, marmonna la jeune femme en voyant la posture dans laquelle ils étaient.
À sa plus grande surprise au lieu de la relâcher, le sorcier lâcha son bassin pour mieux s'attaquer au bouton de son short et le lui retirer.
— Vous vouliez que je m'arrête peut-être ? demanda-t-il sous son regard surpris. Votre réputation est déjà détruite, autant terminer de la salir, il mordilla sa lèvre en l'embrassant. Et puis, je n'ai pas envie que vous trouviez un autre touriste...
— Ne vous arrêtez surtout pas, lui confirma Hermione.
Sitôt débarrassée de ses vêtements, la jeune femme s'attaqua à ceux restant sur son amant et recaptura la bouche de celui-ci. Elle joua avec sa langue et ses lèvres qu'elle se souvenait très agile et l'attira à nouveau sur elle. Il relâcha sa bouche et s'attaqua à ses seins, les mordillant doucement avant de remonter à son cou. Elle le sentit alors poussé légèrement contre elle afin de la remplir délicieusement.
Elle gémit, entourant son cou de ses bras et entamant elle-même un mouvement de hanches. Elle adorait le sentir en elle, chaque mouvement faisant monter son désir pour lui. Elle relâcha un soupir lorsque l'homme passa une main entre eux, venant appuyer directement sur son bouton de chaire. Ce sorcier allait la rendre complètement folle, et surtout, il allait créer un vide en elle à la fin de ses merveilleuses vacances. Elle fut prise dans son orgasme, entrainant à sa suite son mystérieux amant et se blotti contre lui.
Alors que leur respiration se calmait, elle le sentit caresser doucement son dos, et ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle remarqua qu'elle faisait de même sur son torse. Ils n'étaient pas un couple, mais la jeune fille s'imagina revenir chez elle avec lui l'attendant tous les soirs. Assis ensemble à lire, voyageant à travers le monde, battant sur une tonne de sujets divers. Cet homme lui semblait être celui de ses rêves, mais jamais elle ne pourrait connaître son identité. Une fois l'été terminé, elle ne le reverrait sans doute plus jamais. Elle passa doucement son doigt sur son bras et une question lui vint.
— Pourquoi tu ne la guéris pas magiquement ?
— Quoi donc ? lui répondit une voix endormie.
— La coupure sur ton bras, dit-elle en passant un doigt sur le bandage.
Elle le sentit se tendre sous elle et il la repoussa légèrement sur le lit afin de se relever. Il lui lanca un regard incertain et pinça son nez avant de commencer.
— J'étais jeune et aveuglé, commença-t-il. Je ne mesurais pas l'ampleur de ce que je faisais et une part de moi était attirée par la magie noire, très noire. J'ai inventé des choses sombres, fait des choses sombre, mais celle-ci est resté à jamais sur ma peau, en rappel de toutes les erreurs que j'ai commises. Si je croyais véritablement en l'idéologie qu'elle représente, dis-toi que je ne serais sûrement pas ici dans un hôtel moldu nu avec toi. Et si mes intentions étaient mauvaises, je serais surement déjà emprisonné, mais je comprendrais que tu ne veuilles plus me voir, termina-t-il en détachant le bandage.
Elle regarda les bandes blanches tourner autour du bras de son amant afin d'en dévoiler la couleur. Celui-ci était barbouillé de noir, une tête et un serpent y étaient vaguement visibles, effacés de plus en plus par la disparition de son horrible créateur. Hermione ne frémit pas. Elle avait déjà analysé les paroles que son amant lui avait dites et, après tant d'années de guerre, voir cette marque ne lui faisait presque plus rien.
Elle le regarda dans les yeux et y vit une résignation, comme s'il savait déjà qu'elle ne voulait plus de lui. Mais, étrangement, elle lui faisait confiance. Peut être était-elle folle, mais elle avait envie d'y croire. Croire, encore quelques semaines que cet homme était bon au fond de lui. Elle voulait croire qu'il regrettait et qu'elle ne le dégoûtait pas. Et elle se pencha donc pour l'embrasser doucement, passant une main dans ses cheveux et le ramenant dans le lit qu'il avait osé vouloir quitter.
— Reste avec moi cette nuit.
Merci à toutes les personnes qui ont ajouté l'histoire en favori et suivi ainsi que pour les quelques reviews que j'ai reçu. J'espère que le chapitre vous à plus.
