Chapitre 9

Réalisant après de longues secondes qu'il se trouvait en plein milieu du CDI de son lycée, la bite à l'air et qu'il venait de se faire sucer comme jamais, Katsuki se leva d'un bond pour se rhabiller en vitesse. Il jeta des regards anxieux tout autour de lui pour s'assurer que personne ne les avait vu. Il fut soulagé de voir qu'aucun curieux ne les épiait. Ses iris carmins se rivèrent sur la cause de son agitation. Ce putain d'Izuku avait osé lui faire une fellation et se tenait devant lui, fier de sa prestation. Et sans se mentir, il avait adoré ça. Plus que ça, rien que d'y repenser il se sentait à nouveau réagir sous la ceinture. Mais là n'était pas la question. Un mec venait de le pomper. Agissant de la seule manière qu'il se savait capable face à tout ça. Il se rua sur le vert et l'attrapa par la gorge. Il le plaqua violemment contre le mur derrière lui, serrant ses doigts autour de son cou. Les yeux plissés de colère, il siffla entre ses dents serrés.

-Je ne suis pas une putain de tantouze comme toi, fils de pute.

Un rire goguenard s'échappa des lèvres encore rougis par leur précédente activité. Bien loin d'être impressionné par la démonstration de force, Izuku glissa ses doigts autour de la ceinture remise en place de Katsuki et attira son corps bouillant contre le sien.

-Et pourtant tu as adoré ça, n'est ce pas ? Tu crèves d'envie qu'on recommence, mh ?

Un frisson de désir parcourut l'échine du blond alors qu'il sentait le souffle chaud d'Izuku sur ses lèvres. Elles étaient à quelques centimètres les unes des autres. Lorsque la pensée de vouloir les embrasser comme il avait vu Shigaraki le faire le matin même lui traversa l'esprit, Katsuki se recula brutalement. Il lâcha le cou du vert et la respiration rapide, il secoua la tête, les sourcils froncés. Il avait bien du mal à comprendre pourquoi le vert l'attirait tant. Il lui faisait perdre pieds rien que par son aura de sensualité. Déçu de perdre la chaleur du corps du blond, Izuku fit la moue et passa devant lui pour reprendre ses affaires.

-Bon, tant pis. Je dois y aller, Hitoshi doit avoir fini. Mais crois moi, je ne vais pas en rester là. Ta queue est délicieuse et j'adorerai la tester autre part, si tu vois ce que je veux dire.

Malgré ses pupilles vides on pouvait clairement y lire toute sa convoitise. Katsuki déglutit difficilement et dut enfoncer ses ongles dans la paume de ses mains pour ne pas succomber à son envie foudroyante de retourner auprès du vert. Son langage si cru et son allusion à peine déguisé au fait qu'il voulait qu'il le baise l'aguichaient efficacement. Alors qu'il venait à peine de jouir, il se savait à nouveau au garde à vous.

-Quel dommage, on dirait presque qu'elle m'appelle.

Remarquant que son excitation se voyait copieusement à travers son pantalon et qu'Izuku ne l'avait pas loupé, le blond vit rouge. Il se détourna de lui, se mettant de dos cachant ainsi sa réaction traitresse.

-Dégage de là, putain de merde !

Avant que l'exclamation de Katsuki n'alerte les autres élèves toujours dans l'immense pièce, Izuku se sauva. Il lui murmura un dernier "A bientôt pétard mouillé" avant de disparaitre dans une allée déserte et de rejoindre la sortie sans se faire remarquer. Laissé seul, Katsuki put décharger toute son incompréhension face à ce qu'il venait de vivre. Il envoya valser tout ce qui se trouva à portée de main. Les livres sur sa table volèrent et il renversa le pauvre mobilier innocent, seul témoin de sa débauche avec le vert. Abandonnant l'endroit tel qu'il l'avait mis, Katsuki se précipita à l'extérieur. Il avait besoin de prendre l'air. De toute urgence. Il courut presque dans les couloirs et poussa vivement la porte de la sortie. Enfin dehors, il prit une grande inspiration et ses nerfs se calmèrent quelque peu. Il ferma les yeux, profitant de la brise fraiche lui fouettant le visage. Il devait remettre ses idées en ordre.

Izuku ou plutôt sa bouche lui avait procuré un plaisir qu'il n'avait jamais ressenti. Avec personne. Certes ses expériences passées n'étaient pas bien nombreuses, ne cherchant pas à se mettre en couple mais il en avait eu quelques unes. Toutes les femmes avec qui il avait pu flirté pouvaient aller se rhabiller face au pouvoir de séduction que le vert possédé. Comme il l'avait constaté plus tôt, le moindre effleurement de sa part pouvait enflammer tout son corps. Et dire que si il avait été une femme, ça aurait été complétement différent. Il ne se prendrait pas autant la tête pour une simple pipe. Et comme toutes les autres, il aurait joué un peu avec avant de la laisser tomber. Rouvrant les yeux, Katsuki marcha jusqu'à se trouver hors de son lycée. Il vit un peu plus loin, une touffe de cheveux vert s'engouffrait dans la même voiture l'ayant conduit au matin. Tournant les talons dans l'autre sens, le blond prit le chemin de la maison de son meilleur ami. Il savait qu'il allait surement le déranger puisqu'il devait être avec Ochaco mais il avait besoin de s'épancher et lui seul malgré ses débilités avait le franc-parler qu'il voulait pour y voir plus clair.

Sur la route, Katsuki se perdit à nouveau dans ses pensées. Il n'était pas homophobe contrairement à tout ce que laissait transparaitre ses actions et paroles. Il aurait pu avoir un ami gay que ça ne l'aurait absolument pas dérangé. Lorsqu'il voyait des couples homo dans la rue, il ne réagissait pas les laissant vivre comme bon leur semblait. Mais avec Deku ça avait toujours été différent. Le fait qu'il soit tombé amoureux de lui peut être. Et maintenant c'était Izuku qui s'y mettait. De manière bien plus envahissante. L'alter égo de son ancien camarade était si troublant. Il n'y avait aucun sentiment dans tout ce qu'ils avaient fait plus tôt. Ça avait été du sexe et rien d'autre. Peut être que c'était ça qui l'avait mis dans tout ses états. Mais alors pourquoi le sexe sans attache qu'il faisait déjà avec les femmes qu'il avait fréquenté n'était il pas aussi bon ? Loin de là.

Katsuki arriva devant la grande maison qu'il connaissait si bien. Il toqua à la porte d'entrée et y entra sans attendre qu'Eijiro ne vienne lui ouvrir. Il alla dans le salon et s'effondra dans le canapé. La veille encore il y déposait Deku pour ensuite connaitre son désastreux passé de la bouche de son double. Bouche qui se rappela à son bon souvenir le faisant grogner d'agacement mais aussi d'une pointe d'envie. Il tapa du poing sur l'accoudoir alors que le rouge entra dans la pièce, seul.

-Bah qu'est ce que tu fous là à fracasser mes meubles ? T'as fini ce que tu devais faire au CDI ?

Ah oui c'est vrai qu'à la base il était allé au CDI pour faire des recherches sur la double personnalité, voulant comprendre un peu mieux comment ça fonctionnait.

-A vrai dire, j'ai même pas eu le temps de commencer ce que je voulais faire. L'alter égo de Deku était là bas. Il attendait l'autre connard de violet.

Eijiro se tint debout à coté de lui.

-Merde alors. Tu veux boire un truc ?

-Ouais. T'as quelque chose de plus fort que de la bière ?

-Oh putain raconte. Ca c'est passé si mal que ça ?

-Pire que tout ce que tu peux t'imaginer.

Katsuki envoya d'abord Eijiro leur chercher deux verres de vodka et lui raconta tout ce qui s'était passé. Dans les moindres détails. Même ce qu'il avait éprouvé en se faisant sucer par Izuku. Pour avoir l'avis de son meilleur ami il devait être le plus honnête possible. Katsuki savait pertinemment que le rouge ne se moquerait pas de lui. A la fin de son récit, Eijiro ... Explosa de rire. Bon, ou pas en fait. Perdant très vite patience face à l'hilarité de son faux ami, Katsuki le frappa violemment au bras.

-Aie eh ! Non mais attends, tu te fiches de moi là ? Izuku t'as fait une fellation du tonnerre et t'as kiffé ça. Sérieusement je vois ce qu'il y a de terrible là dedans. Ni ce qui te met dans un état pareil en fait.

-Ca parait évident pourtant. C'est un mec bordel ! Et je suis pas gay ! Pourtant j'ai jamais plané autant que lorsqu'il ... Enfin bref tu m'as compris je te fais pas un dessin.

Eijiro s'installa plus confortablement dans son canapé et réfléchit sérieusement à la question. Il voyait bien que le blond était sincèrement déboussolé. Avec ce qu'il avait appris la veille ça se comprenait. Il fallait bien le connaitre pour voir les petits signes qui ne trompaient pas. Le fait qu'il boive en plein milieu de semaine en faisait partie. Ils burent leurs verres en silence. Puis finalement, le rouge eut un début de réponse. Mais ça n'allait pas plaire au blond explosif.

-Mec, peut être, et je dis bien peut être, que tu pourrais avoir des sentiments pour lui.

-Aaaah ? Tu te fous de ma putain de gueule !?

-Attends attends avant de t'énerver ! Je sais bien que tu cris haut et fort que tu n'es pas gay mais et si tu ne l'étais en effet pas.

-Je te suis plus là putain.

-Tu n'es pas gay mais ... Tu éprouves quelque chose pour ce gars.

Katsuki se leva du canapé. Il finit son verre d'une traite et fit les cents pas devant son meilleur pote. Il devait bouger sinon il allait encore s'emporter et ça n'allait rien apporter de bon à sa réflexion. Il posa son verre sur son accoudoir et laissa le rouge continuer de parler.

-Depuis que tu as revu ce mec le week end dernier, tout tourne autour de lui. Tu as pris le risque de retourner seul dans leur repaire juste pour le voir. Ensuite, il est arrivé au bahut et tu as commencé à l'avoir dans la peau. Et maintenant que tu sais tout ce qui lui est arrivé depuis tout ce temps ou tu l'as pas vu, c'est encore pire. Il te hante et commence peut être même à t'obséder. Tu t'en rends peut être pas compte mais tes réactions de ce matin lorsque tu l'as vu avec ce taré, c'était plus que de la simple envie de le sortir de la galère. Je te maintenais pour pas que tu ailles lui défoncer la gueule mec, et crois moi tu as mis une force de malade lorsqu'ils se sont embrassés devant toi. Je sais pas ce que tu éprouves pour lui et je m'avancerais certainement pas sur tes sentiments mais ... Moi je réagirais comme ça que si un salop venait à faire du mal à Ochaco. Et personne d'autre.

Une phrase qu'Izuku lui avait dit plus tôt revint en mémoire du blond. Il s'énervait direct en voyant les traces que Shigaraki avait laissé sur Deku mais ne supportait pas d'être attirer par lui. Katsuki soupira longuement, fatigué par cette trop longue journée. Il voulut mettre de coté ses interrogations pour le moment mais Eijiro était lancé.

-Eh d'ailleurs mon pote, ça va te paraitre complétement nian-nian ce que je te dis là mais je m'en tape. Moi c'est ce que je vis avec Ochaco alors peut être que c'est pareil pour tout le monde. Le sexe est carrément meilleur avec une personne que tu aimes et respecte plutôt qu'avec le ou la première inconnue que tu croises. D'ailleurs t'es toujours puceau, non ?

-Aaah ?! Ouais et alors ?

Ce changement brutal de sujet eut le mérite de lui soutirer un sourire. C'était tout l'art d'Eijiro. Il pouvait parler sérieusement et sortir une absurdité ou dans le cas présent, une question totalement sorti de son contexte sans problème.

-Non non comme ça. En soirée, je te vois souvent avec des bombasses mais il me semblait bien que tu n'as jamais pu vraiment conclure.

-Mouais. Baiser dans les chiottes d'un bar ou d'une boite pourri c'est pas vraiment mon truc. Et comme je fais des rencontres que dans ce genre de lieu je préfère me contenter d'une simple branlette ou fellation. Et au moins la meuf se croit pas en couple avec moi juste parce que je l'ai baisé.

Eijiro s'esclaffa devant l'air dégouté qu'affichait le blond. Son meilleur ami pouvait aisément passer pour le pire des goujats avec cette simple phrase. Ochako fit son apparition dans le salon. Elle salua Katsuki avant d'aller se mettre avec son petit ami dans le canapé, se blottissant contre lui comme un chaton dans une grosse couverture duveteuse.

-Tu fais quoi du coup ? Tu veux dormir ici ce soir ? Mes parents rentrent tard alors si tu veux je peux les prévenir que t'es là et on se fait une soirée film à trois. Ça te fera oublier tout ça.

Katsuki secoua la tête.

-Non c'est bon. Je vais rentrer chez moi. J'ai pas envie de tenir la putain d'chandelle. Allez je vous laisse en amoureux. A demain.

Il allait sortir du salon lorsqu'Eijiro l'apostropha.

-Eh mon pote, pas de connerie hein ? Et tu sais que je suis pas loin si t'as un problème !

Katsuki lui répondit par un simple bruit de gorge et fila hors de la maison. Dans la rue, le soleil déclinait lentement donnant un effet rosé au ciel. Le blond enfonça la capuche de son sweet sur son crâne et mit les mains dans ses poches avant de prendre la route qui allait le ramener chez lui. Au détour d'un carrefour, un son qu'il connaissait parfaitement pour désirer posséder le bolide qui le produisait fit tourner la tête du blond dans la direction opposé. Déboulant à pleine vitesse, une moto Kawasaki Ninja ZX-6r verte lui passa devant. Katsuki avait à peine eu le temps de voir son pilote. Il était en simple tee shirt manche courte, en short large et chaussures montante rouge. Ce cinglé était complétement inconscient de rouler aussi vite sans la tenue règlementaire de rigueur pour les motards. Son casque tout aussi vert que sa moto était customisé par deux sortes d'oreilles de lapin longues de chaque coté. L'engin disparut à l'autre bout de la rue, prenant le même chemin par lequel le blond devait passer. Il soupira en reprenant sa marche. Qu'est ce qu'il donnerait pas pour pouvoir lui aussi posséder la moto de ses rêves. Lui, celle qu'il convoitait c'était la Harley Davidson Nightster finition black, la toute dernière sortie. Il lui manquait pas beaucoup. Il mettait de coté depuis déjà des années.

Ses pas le menant tout seul, il ne fit plus vraiment attention à ce qui l'entourait. La chose qui le sortit de son automatisme, ce fut le fameux motard qu'il avait croisé. Il se trouvait droit devant lui, barrant son chemin. Arrêté sur le trottoir mais toujours assis sur son engin, il semblait regarder droit devant lui, malgré son casque toujours en place. Katsuki tourna la tête de l'autre coté et vit une maison en ruines. Il retira précipitamment sa capuche et revint sur le pilote qui ôta à présent sa seule protection. Il avisa les nombreuses cicatrices sur ses mains et ses bras, laissait ouvertement visible par son tee shirt. Il baissa son regard sur ses jambes blanches mais tout aussi marqué par soit des bleues ou même de cicatrices plus ou moins visible. Il ne voyait que son profil mais il n'eut aucune difficulté à savoir qui été face à lui. Katsuki put voir une larme coulait des yeux brillants emplit d'une profonde tristesse.

-Deku.

Il avait murmuré, fasciné par la vision que lui offrait le vert. Il s'approcha lentement et attira finalement l'attention du pilote. Ses prunelles s'écarquillèrent de surprise en voyant le blond s'arrêtait à deux pas de lui.

-Ka ... Kacchan ? Mais qu'est ce que tu fais ici ? Tu ne passes jamais par là d'habitude.

-Quand je reviens de chez Eijiro si. C'est plus court que de reprendre par le lycée.

Deku se passa une main sur le visage, effaçant les traces de sa peine. Il descendit de sa moto et la poussa sur le coté afin de laisser passer les piétons.

-Désolé. D'ordinaire à cette heure c'est désert alors je prends mes aises.

Le blond sentait la tension monter entre eux. Ne sachant pas si il valait mieux qu'il dégage au plus vite ou qu'il profite de cet instant pour en savoir plus sur comment le sortir de la merde dans laquelle il s'était foutu, son regard dévia sur la magnifique cylindrée aux cotés du vert.

-Sympa ta bécane. On s'est croisé tout à l'heure et elle a l'air cool à conduire.

Etonné que Katsuki lui fasse la conversation, Deku sembla un peu perdu regardant partout autour de lui. Lorsque ses paroles montèrent jusque son cerveau paniqué, un pauvre sourire orna ses lèvres. Ses iris vertes luisant à nouveau de larmes contenus fixèrent son ancienne maison en ruines.

-Merci. C'est ma mère qui me l'a choisie et offerte. Son tout dernier cadeau. Heureusement, elle était entreposé dans un garage plus loin lorsque ...

Deku s'interrompit, incapable de finir sa phrase. Il ferma les yeux et insipra profondément pour se forcer au calme. Il les rouvrit et remonta sur sa moto puis fit demi tour, se remettant sur la route. Il allait mettre le contact pour partir lorsque Katsuki l'attrapa par le bras.

-Attends ! Tes chiens de garde ne sont pas là je me trompe ? Pourquoi y retourner alors ? Tu as ta moto en plus, barre toi ! Va le plus loin possible et refais ta vie n'importe où mais très loin d'ici !

Deku secoua la tête, les mains tremblantes sur son casque. La chaleur de la paume du blond sur sa peau le fit d'abord frissonner puis réduisit ses spasmes.

-Tu ne peux pas comprendre. J'aurais l'horrible impression d'abandonner une deuxième fois ma mère si je partais. Non. Je partirais uniquement quand j'aurais enfin trouvé le courage de buter de mes propres mains Shigaraki et le reste de sa bande de tueurs.

Katsuki retira sa main, comme si il s'était brulé et fit plusieurs pas en arrière. Les prunelles émeraudes face à lui étaient terrifiantes. Un mélange de haine, de détermination et de vengeance les faisaient flamboyer. Il ne le regardait pas directement et pourtant il ne pouvait pas ignorer le malaise qui l'envahissait. Deku n'était plus celui qu'il avait connu quelques années plus tôt. Toutes ses épreuves l'avaient profondément changés. Il en prenait conscience que maintenant. En même temps, il avait plus souvent affaire à Izuku qu'à Deku depuis qu'il l'avait revu. Lorsque le vert posa à nouveau son regard sur lui, il s'était radouci, bien plus apaisé.

-Kacchan. Ca m'a fait très plaisir de parler un peu avec toi mais je dois y aller. Je n'ai qu'un temps limité. Ne te prends pas trop la tête avec ce qu'a pu te dire Izuku. Il peut être parfois cruel et mesquin lorsqu'il veut jouer avec quelqu'un. L'influence de Shigaraki j'imagine.

Deku hésita à rajouter quelque chose mais remis son casque sur sa tête. Il releva sa visière et alluma le moteur de son véhicule avant de finalement préciser sa pensée.

-Par ma part, je te trouve toujours aussi parfait et ... Je t'aime. Pour toujours et à jamais. A bientôt, Kacchan.

Deku ne prit pas le risque d'attendre que le blond réagisse à ce qu'il venait de dire. Il enclencha sa vitesse d'un coup de poignet, releva sa béquille d'un léger mouvement du pied et fonça dans la rue à toute vitesse. Ses phares arrières rouges disparurent au coin laissant Katsuki complétement figé. Comme si il se réveillait d'un rêve, tout ce qui l'entourait repris vie autour de lui. Le vent soufflant de plus en plus fort, la nuit tombant peu à peu et le blond sentit son sang bouillir dans ses veines.

-Non mais il est sérieux !? Putain de connard de Deku de mes deux ! Tu balances un truc comme ça et tu te casses ! Fils de pute va ! Je te mettrai une raclée dont tu te souviendras la prochaine fois ! Va te faire enculer !

Il ne pouvait plus l'entendre mais ça le défouler d'hurler. Katsuki rentra chez lui, la tête débordante de bien trop d'élément contradictoire, à sa façon de penser, à analyser. Il n'aspirait qu'à un bon bain et dormir afin de ne plus réfléchir à rien et surtout pas à un ... ou plutôt deux en un foutu vert aux goûts douteux.

Bonjour/Bonsoir

Alors, alors ? Vos avis sur cette "remise en question" de Kacchan ? Moi, j'ai adoré écrire ce chapitre. Imaginé Deku sur sa moto m'a beaucoup plu. Enfin voilà, j'attends vos avis avec impatience comme toujours. Sinon à la semaine prochaine ou pour celle et ceux qui me suive sur "Pour leur avenir" à Dimanche ;D