Bonjour a tous !
Je vous souhaite a tous une tres bonne année 2025, remplis de bonheur et reussite !
Je voulais vous remercier pour votre soutien et un remercie particulier pour Constazz qui me suis depuis le debut.
Merci a tous pour vos commentaires, et vos lectures sur mes fictions.
J'en aurais encore quelques unes qui vous attendrons dans les prochains mois.
En attendant et pour fêter la nouvelle année, un petit chapitre pour fêter cette nouvelle année!
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Quelques jours plus tard, Clarke commençait enfin à s'imposer dans les réunions. Ses idées étaient non seulement écoutées, mais aussi respectées. Sa confiance revenait peu à peu, et cela n'échappa pas à Moreno, qui voyait avec frustration son emprise sur la dynamique d'équipe diminuer. La montée en puissance de Clarke l'irritait, car elle signifiait qu'il ne pouvait plus jouer avec son influence sur Lexa et la fragilité de Clarke.
Un après-midi, après une réunion tendue où Clarke avait brillamment défendu une proposition stratégique, Moreno perdit patience. Alors que Lexa quittait la salle, il la suivit dans un couloir isolé, guettant le moment où elle serait seule pour l'intercepter.
Lexa, tu sais bien que tu n'as pas besoin de Clarke. Elle te freine, elle te retarde... Si tu restais seule, tu serais bien plus libre, plus... puissante, dit Moreno avec un sourire faussement sympathique en s'approchant dangereusement.
Lexa, déjà fatiguée par les provocations répétées de Moreno, leva les yeux, visiblement agacée par ses insinuations.
Clarke est parfaitement capable, Moreno, répondit Lexa d'un ton froid en l'interrompant avant qu'il n'aille plus loin. Elle se bat pour ce qu'elle mérite. Ne parle pas d'elle comme ça.
Moreno, cependant, ne se laissa pas décourager. Son sourire disparut, laissant place à une expression plus sombre. Il s'approcha encore plus, coinçant Lexa contre le mur du couloir. Son visage était trop proche du sien, et l'atmosphère devint immédiatement lourde, presque suffocante.
Tu mérites mieux que ça. Laisse-la tomber. Laisse-moi te montrer ce que ça fait de... vraiment être avec quelqu'un de ton niveau, dit Moreno d'une voix basse, son ton devenant inquiétant.
Il tendit la main vers elle, prêt à franchir une ligne qu'il n'aurait jamais dû approcher. Mais avant qu'il ne puisse aller plus loin, une voix glaciale résonna derrière eux.
Ne la touche pas, cria Clarke, furieuse, la voix chargée de colère retenue.
Clarke, qui avait assisté à la scène depuis l'autre bout du couloir, n'hésita pas une seule seconde. En une fraction de seconde, elle se jeta sur Moreno. Ses mains agrippèrent son épaule avec force, et avant qu'il ne puisse réagir, elle le tira violemment en arrière, le jetant contre le mur opposé avec une force qu'il n'aurait jamais soupçonnée.
Moreno, déséquilibré, se retrouva plaqué contre le mur, le souffle coupé. Clarke s'avança lentement vers lui, ses yeux brillants de colère contenue. Elle était à deux doigts de perdre le contrôle, mais elle se retint, son visage à quelques centimètres de celui de Moreno.
Si tu la touches encore, je te jure que ce sera la dernière fois que tu mets les pieds ici, dit Clarke d'une voix dangereusement calme.
Moreno, malgré sa surprise, tenta de se relever et de répliquer. Mais Clarke, en un mouvement fluide, lui asséna un coup de poing rapide et précis en plein visage. Le choc fut brutal. Le nez de Moreno craqua sous l'impact, et il s'effondra sur le sol, le visage ensanglanté.
Lexa, restée en retrait jusque-là, fut choquée par la rapidité de la situation. Son regard passait de Moreno, gisant à terre, à Clarke, dont la poitrine se soulevait avec des respirations rapides, tentant de contenir sa rage.
Clarke... dit Lexa d'une voix douce, mais inquiète.
Clarke, encore tremblante de colère, leva une main pour signaler qu'elle allait bien. Elle tourna ensuite son regard vers Moreno, qui essayait de se redresser péniblement, le visage marqué de douleur et de honte.
Peu de temps après l'incident, Clarke, Lexa et Moreno furent tous trois convoqués dans le bureau du général Huxley. L'atmosphère dans la pièce était glaciale. Moreno s'efforçait de conserver un air innocent malgré son visage tuméfié. Lexa, elle, restait silencieuse, toujours sous le choc de l'incident, tandis que Clarke gardait un regard déterminé, prête à assumer ses actions.
Quelqu'un veut m'expliquer ce qu'il s'est passé ici ? demanda Huxley froidement, son regard balayant les trois.
Moreno tenta de prendre la parole le premier, essayant de reprendre le contrôle de la situation.
Général, Clarke a mal interprété la situation. C'était un simple malentendu. Elle a réagi de manière excessive, dit Moreno d'un ton défensif, jouant les innocents.
Clarke, les poings serrés, lança un regard noir à Moreno avant de se tourner vers le général. Elle était calme, mais la colère était encore palpable dans sa voix.
Général, ce n'était pas un malentendu. Il a franchi une ligne, et je ne le laisserai pas s'en tirer comme ça. Je vous demande de vérifier les caméras de sécurité. Tout est enregistré, dit Clarke d'un ton ferme.
Huxley fixa Clarke, puis tourna son regard vers Moreno, dont l'expression s'était légèrement crispée à l'évocation des caméras. Il hocha la tête et ordonna immédiatement la vérification des enregistrements.
L'attente fut longue, lourde de tension. Lorsque l'assistant du général revint avec les images, Huxley les visionna en silence. À mesure que les scènes défilaient, son visage se durcit. Les images étaient sans équivoque : Moreno avait bien tenté de harceler Lexa, et Clarke avait simplement réagi pour la défendre.
Moreno, vous êtes suspendu immédiatement. Une enquête sera menée, mais il est clair que votre comportement est inacceptable. Vous avez enfreint les règles les plus fondamentales de respect entre collègues, et cela ne sera pas toléré ici, dit Huxley d'un ton glacial en se tournant vers Moreno.
Moreno, cette fois complètement acculé, se leva lentement, le visage rouge de colère et de honte. Il savait qu'il avait perdu. Il tenta un dernier regard vers Lexa, mais elle détourna les yeux, dégoûtée par son comportement. Moreno n'avait plus aucune emprise, plus aucun pouvoir ici. C'était terminé pour lui.
Ce n'était qu'un malentendu. Vous exagérez, général, tenta Moreno, amer, dans une ultime défense.
Mais Huxley ne répondit pas. Il le fixa simplement, impassible, attendant qu'il quitte la pièce.
Moreno finit par sortir, son ego brisé, laissant Clarke et Lexa seules avec Huxley. Le silence dans la pièce était lourd, mais cette fois, ce n'était plus le silence de l'isolement. C'était celui du respect retrouvé.
Vous avez bien agi, Lieutenant Griffin. Ce genre de comportement ne sera jamais toléré ici. Mais la prochaine fois, essayez de contrôler vos coups, dit Huxley calmement en se tournant vers Clarke.
Clarke hocha la tête, reconnaissante pour le soutien de son supérieur, bien qu'elle savait qu'elle avait agi sous le coup de la colère. Lexa, quant à elle, se rapprocha doucement de Clarke, une main réconfortante sur son bras.
Merci, Clarke, murmura Lexa, reconnaissante.
Clarke tourna les yeux vers elle, et pour la première fois depuis longtemps, elle sentit une chaleur réconfortante entre elles. La distance qui s'était installée semblait s'être réduite, au moins un peu.
Plus tard dans la soirée, après l'incident avec Moreno, Lexa et Clarke se retrouvèrent enfin seules. Lexa, toujours un peu secouée, s'approcha de Clarke, visiblement nerveuse.
Je… je voulais te remercier. Pour ce que tu as fait aujourd'hui, dit Lexa d'une voix douce.
Clarke hocha la tête, s'approchant à son tour pour prendre Lexa dans ses bras.
Tu n'as pas à me remercier. Je te protégerai toujours, Lexa. Tout comme tu l'as fait pour moi ces derniers jours, répondit Clarke doucement.
Lexa essuya les larmes qui menaçaient de couler. Elle avait toujours eu du mal à montrer sa vulnérabilité, mais là, elle sentait qu'elle pouvait tout dire à Clarke.
Je… je suis désolée pour tout. Je n'aurais jamais dû laisser ça arriver. Et je suis surtout désolée de ne pas t'avoir mieux soutenue lors des réunions. Tu es tellement brillante, Clarke. Tu mérites d'être écoutée, dit Lexa avec émotion.
Touchée par les paroles de Lexa, Clarke l'embrassa doucement sur la joue avant de répondre.
Ça va mieux maintenant. Grâce à toi, j'ai réussi à me faire une place. Et pour ça, je te suis reconnaissante. Mais tu restes ma priorité, Lex. Je ne laisserai plus jamais quelqu'un te faire du mal, dit Clarke d'une voix douce.
Les deux femmes échangèrent un long regard, se comprenant sans avoir besoin de plus de mots. Lexa, pour la première fois depuis longtemps, se permit de pleurer doucement dans les bras de Clarke, libérant toute la tension accumulée.
Le lendemain matin, la tension était palpable dans la salle du conseil. Tous les lieutenants étaient présents, silencieux, attendant le discours du général. Clarke et Lexa étaient assises côte à côte, échangeant de brefs regards, conscientes que quelque chose d'important se préparait. Lexa était toujours légèrement crispée, mais elle restait impassible, dissimulant ses émotions derrière son masque de leader.
Le général, une figure imposante au visage grave, se leva et prit la parole.
Mesdames et messieurs, après une enquête approfondie sur les événements d'hier, il a été décidé que le lieutenant Moreno sera suspendu de ses fonctions pour comportement inapproprié et déplorable. Son manque de respect et son attaque personnelle envers le commandant Lexa ne seront pas tolérés.
À ces mots, plusieurs murmures se firent entendre dans la salle. Quelques lieutenants échangèrent des regards perplexes, certains semblant vouloir rétorquer. L'un d'eux, le lieutenant Phelan, se leva.
Mais, Général... Moreno a toujours été un membre fiable de notre équipe. Peut-être que ce qui s'est passé hier était un simple malentendu. Devons-nous vraiment en arriver là sans avoir plus d'explications?
Lexa, qui était restée silencieuse jusque-là, se leva doucement, son regard balayant la salle. Elle prit la parole d'une voix calme, mais ferme.
Ce n'était pas un malentendu, lieutenant Phelan. Moreno m'a publiquement humiliée et a tenté de semer la discorde en remettant en question non seulement ma légitimité, mais aussi celle de Clarke. Son comportement a mis en danger l'unité que nous essayons de maintenir ici. C'est bien plus qu'un simple désaccord politique, c'était une attaque personnelle visant à diviser.
Un silence retentit dans la salle alors que les mots de Lexa pesaient sur chacun des lieutenants. Phelan, qui s'apprêtait à répondre, se ravisa en voyant les regards se tourner vers lui, puis vers Clarke.
Je... je vous présente mes excuses, Capitaine, dit-il finalement en baissant les yeux. Je n'avais pas pris en compte tous les aspects de l'incident.
Les autres lieutenants hochèrent la tête en silence, et l'atmosphère changea lentement, devenant moins tendue. Le général prit à nouveau la parole.
Nous devons rester unis. Ce genre de comportement ne sera plus toléré. Il est impératif que chacun d'entre vous soutienne vos commandants. Nous avons des défis bien plus grands à affronter que des querelles internes. Est-ce clair ?
Un murmure de consentement parcourut la salle, et le conseil se termina sur cette note.
Alors que le conseil se terminait sur cette note d'apaisement, Clarke ressentit un mélange de soulagement et de tension. La situation avec Moreno avait été désamorcée, et les autres lieutenants semblaient enfin comprendre l'importance d'une unité sans faille. Cependant, la pression restait intense. Le poids de la responsabilité qu'elle partageait avec Lexa ne s'était pas allégé. Si le conseil avait apaisé les tensions externes, il n'avait fait qu'accentuer celles qu'elle portait en elle-même.
Les jours suivants, Clarke s'efforçait de reprendre son souffle, mais chaque décision, chaque regard posé sur elle semblait la ramener à ses propres doutes. Même les moments les plus simples, comme les repas, étaient devenus une lutte intérieure constante. Chaque bouchée était un rappel des attentes immenses placées sur elle. Les responsabilités liées à la survie de son peuple, les regards des lieutenants, la nécessité de maintenir l'ordre... tout cela semblait peser sur ses épaules.
Elle s'efforçait de faire bonne figure, surtout après l'incident avec Moreno, mais la vérité était qu'elle se sentait de plus en plus submergée.
Les jours passaient, et même si Clarke faisait des progrès, chaque repas restait un défi. Ce n'était plus uniquement une question de nourriture. Pour Clarke, chaque bouchée semblait être un rappel des pressions qui l'écrasaient. Ses pensées tournaient en boucle : les responsabilités, les attentes des autres, et surtout, ses propres exigences envers elle-même. Parfois, elle se sentait comme une étrangère dans son propre corps, luttant pour retrouver le contrôle.
Un soir, Lexa décida d'aborder les choses différemment. Elles étaient assises dans leur salle à manger, la lumière vacillante des bougies projetant des ombres dansantes sur les murs. Clarke jouait distraitement avec sa nourriture, repoussant une nouvelle fois son assiette après à peine quelques bouchées. Lexa, qui observait depuis plusieurs minutes en silence, s'approcha lentement et s'accroupit devant elle.
Je vois que c'est encore difficile, dit-elle doucement, ses yeux cherchant ceux de Clarke.
Clarke soupira, frustrée. C'est plus qu'une question de nourriture, Lexa. C'est tout. J'ai l'impression d'être submergée par tout ce qui m'entoure. La pression, les regards, les jugements... Même manger semble être une montagne à gravir.
Lexa resta silencieuse un instant, réfléchissant à ses mots. Puis, avec une tendresse presque surprenante pour quelqu'un aussi habituée aux batailles qu'elle, elle prit doucement les mains de Clarke dans les siennes.
Tu sais, commença Lexa, sa voix basse mais apaisante, même les plus forts d'entre nous vacillent parfois. Moi aussi, j'ai des moments où tout semble trop lourd, où je doute de mes choix. Mais la force, Clarke, ce n'est pas de ne jamais vaciller. C'est de se relever, encore et encore, même quand chaque pas est difficile.
Clarke baissa les yeux, touchée par ces mots, mais toujours hésitante. Elle avait lutté seule pendant si longtemps qu'accepter cette fragilité, même devant Lexa, lui semblait presque impossible.
Je sais que tu penses devoir tout gérer seule, parce que c'est ce que tu as fait pendant longtemps, poursuivit Lexa, comme si elle lisait dans ses pensées. Mais tu n'es pas seule ici. Je suis avec toi, à chaque étape, à chaque repas, à chaque doute. Je ne te laisserai pas te perdre.
Il y eut un long silence entre elles, le bruit des flammes crépitant doucement en arrière-plan. Finalement, Clarke releva les yeux vers Lexa, et quelque chose dans son regard avait changé. Une lueur d'acceptation, d'une résilience qui renaissait.
Je veux essayer, murmura Clarke. Mais je ne sais pas par où commencer.
Lexa hocha la tête, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres. Tu as déjà commencé, dit-elle en serrant doucement ses mains. Et je serai là à chaque étape.
Les repas devinrent alors un rituel partagé. Lexa préparait souvent elle-même des plats simples, sachant que Clarke avait besoin de douceur et non d'éléments trop lourds ou sophistiqués. Elles prenaient le temps de manger ensemble, sans précipitation, parfois en silence, parfois en discutant de tout sauf des responsabilités qui pesaient sur elles.
Il y avait des jours où Clarke se sentait plus légère, où elle mangeait presque avec appétit, plaisantant même avec Lexa sur leurs plats improvisés. Et puis, il y avait des jours où chaque bouchée restait une lutte. Mais ce qui changeait, c'était que Clarke n'abandonnait plus. Elle savait qu'elle avait Lexa à ses côtés, et cela suffisait pour qu'elle continue d'essayer.
Un matin, alors qu'elles prenaient leur petit-déjeuner sous le soleil doux de l'aube, Clarke posa ses couverts après avoir mangé presque toute son assiette. Elle leva les yeux vers Lexa, un sourire timide sur les lèvres.
Je crois que ça s'améliore, dit-elle simplement.
Lexa lui sourit en retour, ses yeux pétillant de fierté. Je savais que tu y arriverais. Un jour à la fois, Clarke. Un jour à la fois.
Ce soutien constant, cette patience inébranlable de Lexa, avait permis à Clarke de reconstruire peu à peu sa confiance. Ce n'était pas seulement une question de nourriture, mais de retrouver un équilibre, de réapprendre à se faire confiance et à reconnaître qu'elle n'avait pas besoin de porter le poids du monde seule.
Quelques semaines plus tard, alors que la routine quotidienne semblait enfin bien installée, une alarme stridente retentit dans tout le QG, rompant brutalement la tranquillité du matin. En quelques minutes, la salle de commandement fut envahie par une effervescence chaotique. Les lieutenants arrivaient en courant, rapportant des informations confuses et contradictoires. Un ennemi imprévu semblait approcher, et les rapports faisaient état d'une attaque imminente depuis plusieurs fronts.
Nous sommes encerclés, déclara un officier en jetant une carte sur la table. Ils avancent plus vite que prévu, de l'Est et de l'Ouest. Si on ne fait rien, ils couperont toutes nos voies d'approvisionnement d'ici quelques heures.
Les lieutenants s'agitaient, parlant tous en même temps, proposant des stratégies mal formées ou des plans improvisés. Le général, visiblement stressé, essayait de maintenir l'ordre, mais la situation semblait lui échapper.
Nous devons diviser nos forces pour couvrir tous les fronts ! proposa un lieutenant, dont les paroles furent rapidement contestées par un autre.
Diviser nos forces ?! Ce serait du suicide ! Nous devons nous retrancher et défendre nos positions actuelles !
Le débat devint de plus en plus bruyant, chacun cherchant à imposer son idée sans véritable analyse. L'atmosphère devenait de plus en plus chaotique, et les voix s'élevaient sans qu'aucune solution viable n'émerge.
Clarke, qui s'était discrètement installée à l'écart près d'un grand tableau blanc, observait la scène d'un air concentré. Elle avait pris une craie et commençait à dessiner des schémas, calculant des angles et des distances, les yeux fixés sur la carte. Personne ne semblait prêter attention à elle dans le tumulte général.
Le chaos monta d'un cran lorsqu'un autre lieutenant proposa de tenter une sortie massive par l'Est, sans réfléchir aux forces qui s'y trouvaient déjà. L'atmosphère devenait irrespirable, et les discussions tournaient en rond, de plus en plus frénétiques.
Soudain, Lexa, jusque-là restée silencieuse, se leva brusquement. Sa voix résonna dans la pièce, tranchante comme une lame.
Ça suffit !
Le silence tomba instantanément. Tous les regards se tournèrent vers elle, figés par l'intensité de son ton. Lexa, les yeux flamboyants de colère maîtrisée, balaya la salle du regard.
Vous êtes en train de perdre la tête ! continua-t-elle. Si vous continuez comme ça, vous allez nous conduire à notre perte. Nous n'avons pas le luxe de perdre du temps en débats inutiles. Il nous faut un plan, un vrai plan.
Un silence pesant s'installa, les lieutenants baissant la tête, conscients de la gravité de la situation. C'est alors que Clarke se redressa calmement, terminant son dernier calcul sur le tableau blanc. Elle se tourna vers la salle, son regard déterminé.
Lexa a raison, dit-elle d'une voix posée. On perd du temps précieux en conjectures. J'ai une solution.
Elle s'approcha du tableau où elle avait dessiné une série de schémas détaillés. Tous les regards se fixèrent sur elle alors qu'elle expliquait, avec une calme assurance, son plan méticuleusement pensé.
Nous ne sommes pas réellement encerclés. Si nous analysons leur mouvement, ils concentrent la majorité de leurs forces sur les flancs Est et Ouest, laissant leur flanc sud plus vulnérable. Si nous nous concentrons sur cette faiblesse, nous pouvons briser leur ligne et créer une ouverture pour nos troupes. Mais pour cela, il faut agir maintenant, rapidement et avec précision.
Clarke traça des lignes sur le tableau, expliquant chaque étape de sa stratégie. Elle avait pris en compte les effectifs ennemis, la géographie du terrain et les capacités des différentes unités. Chaque détail avait été calculé avec soin.
Nous enverrons des éclaireurs pour harceler leurs flancs et ralentir leur progression pendant que nous massons nos forces sur leur point faible. Cela nous donnera le temps de contre-attaquer avant qu'ils ne puissent refermer complètement leurs lignes.
Le général, qui s'était approché du tableau pendant l'explication de Clarke, hocha la tête lentement. C'est risqué... mais c'est le meilleur plan que nous ayons pour l'instant.
Lexa, qui se tenait maintenant aux côtés de Clarke, prit une profonde inspiration, ses yeux brillant d'admiration pour la jeune femme. C'est notre meilleure option, confirma-t-elle d'une voix ferme.Exécutez les ordres de Clarke.
La salle, autrefois chaotique, était désormais sous contrôle. Les lieutenants se mirent immédiatement au travail, chacun prenant en charge une partie du plan. En quelques minutes, l'effervescence frénétique laissa place à une organisation méthodique. Clarke, qui s'était parfois sentie invisible dans cette salle, venait de prendre le contrôle total de la situation.
Alors que les préparatifs se mettaient en marche, Lexa posa doucement une main sur l'épaule de Clarke.
Tu as fait ce qu'il fallait, murmura-t-elle, un sourire à peine perceptible sur ses lèvres. Tu as prouvé à tout le monde, y compris à toi-même, que tu étais prête pour ça.
Clarke acquiesça, sentant la chaleur réconfortante de la main de Lexa, et pour la première fois depuis des semaines, elle se sentit pleinement à sa place, prête à affronter tout ce qui viendrait ensuite.
