On revient avec un nouveau OS de la série de la Lovelysent.
Merci pour votre enthousiasme dans ce nouveau concept qui est un véritable vent frais pour moi !
Une nouvelle année qui commençait suite à un été toujours aussi pesant de reproches et comparaisons avec son père. Il commençait douloureusement à en avoir l'habitude... Il avait décidé cette année qu'il cesserait d'être le plus trouillard des Gryffondors !
Par Merlin, il était le fils de fiers aurors qui avaient, jusqu'à la fin, tenu tête au plus vil des sorciers de leur époque. Il devait leur faire honneur. Et ne jamais les oublier. Enfin ça...faudrait-il encore que le monde le laisse ne serait-ce qu'un instant sans le rappel constant et perçant de qui il était le fils.
Il observa sa baguette.
Sa baguette...c'était un bien grand mot...
Il savait à qui elle appartenait réellement.
Elle ne l'avait jamais pleinement accepté et lui faisait ressentir à chaque instant qu'il la prenait en main, ce crépitement désagréable qui lui rappelait incessamment qu'il n'était pas son vrai propriétaire. Qu'il n'était qu'un piètre remplaçant...
Assis près du lac, il vit au loin un groupe de Serpentards le longer, absorbés dans leur conversations. Il y remarqua celle qui, jamais, ne le regarderait. Celle qui ô grand jamais, ne le verrai autrement que l'empoté de traitre à son sang, comme ses amis et elle aimaient tant le désigner.
Et pourtant...il la trouvait d'autant plus charmante. Il savait qu'elle maintenait un masque. Un masque bien ficelé, aux belles dorures. À travers les années, il l'avait surprise plusieurs fois en pleurs, tenant ce qui devait être une lettre de ses parents. Il s'était fait milles scénarios dans la tête à ce propos.
Mais tout ce qu'il savait, c'était qu'elle souffrait de toute cette situation. Et ça lui suffisait pour la rendre humaine et la voir pour ce qu'elle était : une magnifique adolescente qui se cachait derrière des idées qu'on lui avait implanté depuis sa plus tendre enfance.
Il l'avait vu lors de ce cours sur l'étude des créatures magiques. Elle s'émerveillait sur ces créatures, notamment ces poulains licornes, dont elle avait eu plus de mal à en cacher l'admiration.
Il ne pouvait s'empêcher de remarquer ses petites rougeurs qui envahissaient ses joues lorsqu'elle retenait toute son excitation face à elles. Ses yeux marrons brillaient de manière à leur donner une nuance plus claire et gourmande.
Étincelles qu'elle brisait lorsque d'autres Serpentards la rejoignaient.
Il ne faudrait pas qu'ils puissent voir à travers son masque.
Mais lui l'avait fait et il ne pouvait pas s'empêcher de sourire, une pointe de fierté dans son coeur : il était le seul à la voir comme elle était réellement.
Aussi fière et arrogante qu'elle puisse le montrer, elle prenait souvent des moments pour s'isoler dans des endroits que Neville lui-même chérissait pour le calme qu'ils pouvaient procurer. Cependant, l'adolescent savait partager et prenait la peine de changer de lieu. Il savait mieux que personne combien ces moments étaient précieux et surtout, nécessaires.
Pansy soupira lourdement.
Elle ne savait plus quoi penser de sa scolarité.
Elle avait énormément apprécié ces dernières années avec ses amis les Serpentards, ces altercations pour se moquer de ces lourdeaux de Gryffondors mais elle sentait l'air s'alourdir dans leur salle commune.
Tout était en train de changer.
Malfoy avait reçu une mission et tous le félicitaient ou le jalousaient.
Mais pas elle…
Elle savait que le regard du Seigneur des Ténèbres se poserait un jour sur elle. Elle et son nom. Elle et son sang si précieux à leur cause. Elle en tremblait d'avance. De terreur.
Bien-sûr qu'elle trouvait que les moldus leur étaient inférieur, par Merlin ils ne connaissaient et ne maîtrisaient pas ce qu'il y avait de plus puissant dans ce monde : la magie. Alors, comment cela pouvait-il en être autrement ? Cependant, elle ne ressentait pas la nécessité de tout simplement les exterminer.
Ne pouvaient-ils juste pas rester chacun de leur côté ? Chacun dans leurs affaires, c'était très bien aussi, non ?
Ses parents n'étaient évidemment pas de cet avis, partageant l'étrange obsession de les écraser. Mais n'était-ce pas leur attribuer bien trop d'importance, de temps et d'énergie quand ils ne pouvaient manifestement rien faire face à eux ? Puis, n'avaient-ils déjà pas des elfes de maison pour les servir ? Pourquoi se concentrer sur une espèce qui serait ralentie sans magie ?
Elle trouvait ça très clairement stupide et insensé.
Mais comment pouvait-elle penser ou dire ça autour de personnes qui, apparemment, étaient stupides ?
Elle soupira de nouveau et se rendit par automatisme dans son refuge. Elle aimait tant passer du temps à observer l'eau et laisser le vent emporter tous ses problèmes, même juste l'espace d'un instant.
Cela faisait toute la différence pour elle.
La tête basse vers ses pieds, elle la releva surprise d'entendre une voix. Elle s'approcha discrètement, dissimulant sa présence derrière un arbre et put voir que son coin était déjà occupé. Non mais quel toupet ! Puis par nulle autre que l'imbécile de Londubat. Elle se demandait bien comment il avait réussi à arriver jusqu'en 6e année avec son niveau catastrophique.
Mais que faisait-il ?
Elle l'observa et comprit rapidement qu'il s'entraînait à lancer des sorts. Sans grand succès.
«Tu ne penses pas que tu pourrais blesser quelqu'un Londubat comme ça ?»
Il se retourna dans un sursaut avant de lui faire un piteux sourire.
«Rassure-toi Parkinson, je me tuerai certainement avant» répondit-il, sans bafouiller ou détourner le regard.
C'était bien étrange. C'était même surement la première fois qu'ils se parlaient directement, se fit-elle la réflexion. Elle pensait qu'il se serait décomposé face à elle, mais non. Son regard fut comme neuf sur lui, prenant un temps pour l'analyser de nouveau.
Il avait encore grandi cet été, la dépassant de bien plus d'une tête. Il s'était affiné avec les années, laissant son visage se marquer, sa mâchoire semblant plus carrée et affirmée. Ses cheveux lui chatouillaient la nuque. Il serait mieux les cheveux plus courts et coiffés, se dit-elle. Elle finit sur cette baguette qu'il tenait dans la main et remarqua des étincelles qui crépitaient jusque dans ses doigts.
«Pourquoi tu as la baguette quelqu'un d'autre Londubat ?»
Un silence lui répondit d'abord, Neville soulevant ses sourcils de surprise.
«Comment tu sais ça ?» Il n'avait aucune méfiance dans la voix, juste de la curiosité.
«Ces crépitements. Mon père m'en a déjà parlé. En temps de guerre c'était compliquépour ceux qui perdaient leur baguette et qui devaient utiliser celle d'un autre pendant une longue durée. La baguette va tout faire pour rejeter celui qui l'utilise.»
Il observa sa baguette, la faisant tourner dans ses doigts.
«C'est celle de mon père» répondit-il finalement.
« Ton père, mais pourquoi ?»
Autant l'un que l'autre se surprenaient de cette question qui rallongeait leur conversation inédite. Pansy elle-même se demandait bien ce qui lui prenait. C'était Londubat, par Salazar ! Mais la curiosité la dévorait et elle avait bien besoin de quelque chose pour lui changer les idées.
« Hmmm…Disons que ma grand-mère souhaite que mon père vive un peu plus longtemps à travers moi.»
Elle n'osa pas en demander plus. Elle ne savait pas que son père était mort. Elle n'avait encore jamais fait face à la mort d'un proche et pourtant, elle savait que cela ne serait que de courte durée. Dans un élan qu'elle ne se connaissait pas, elle posa sa main sur son épaule, tentant visiblement de le réconforter.
«Tu devrais aller t'acheter une nouvelle baguette Londubat. Tu ne fais que brider ce que tu es et…je pense que c'est ici que nos proches continuent à vivre» finit-elle en pointant son coeur avant de finalement virevolter en arrière, repartant vers le château en laissant un Gryffondor aussi rouge que les couleurs de sa maison.
Pansy observait Draco qui ne lâchait plus Potter des yeux. Elle savait que son regard avait changé. Elle n'y trouvait plus cette animosité qui semblait toujours l'animer lorsqu'il apercevait le binoclard brun. Non, maintenant elle y sentait…une certaine douceur si elle osait le dire.
Étrangement, elle n'était pas en colère de cette découverte. Si convoiter le cul de Potter pouvait changer les idées de son ami d'enfance, elle prenait. Elle savait pertinemment qu'il portait lourdement le fardeau de sa mission. Elle ne souhaitait pas le voir s'écrouler…mais elle ne savait pas non plus comment l'aider. Lorsqu'elle avait ne serait-ce qu'énoncer l'idée, il l'avait violemment rejeté, insistant sur le fait que c'était lui qui devait le faire et personne d'autre.
Elle posa son attention sur la nouvelle victime du blond, l'observant déguster son repas sans aucune classe.
Elle siffla entre ses dents.
Qu'est-ce qu'on pouvait bien trouver à un Gryffondor ? Ils n'avaient décidément aucune classe. Comment s'imaginer avec un spécimen pareil ?
Sans s'en rendre compte, son regard divagua jusqu'à un autre lion qui prenait son temps pour manger. Un peu de tenu dans cette table de sauvages faisait du bien. Et à quel point pouvaient-ils être des sauvages pour que la référence de décence de leur maison se trouve être le lourdeau de Londubat ?
Aberrant.
Et pourtant, le lourdeau de service avait bien évolué depuis la première année. Plusieurs semaines étaient passées depuis leur petite « discussion» et elle avait rapidement remarqué en cours de fabuleux changements dans toutes les matières qui requièrent l'utilisation de la magie. Les professeurs ne tarissaient pas d'éloges pour pointer ses fulgurants progrès, s'émerveillant du fait que Londubat se réveille enfin.
Quels imbéciles, vraiment.
Comment pouvaient-ils se prétendre professeurs lorsqu'ils n'avaient même pas remarqué qu'il avait tout simplement changé de baguette. Ou plutôt, avait enfin trouvé sa baguette. Il pouvait enfin utiliser son plein potentiel sans être bridé. Sa baguette lui répondait comme elle aurait dû depuis le début. Et ces crétins pensaient juste à un réveil soudain. Ils auraient dû être les premiers à remarquer que ce niveau médiocre devait relever de quelque chose.
Elle ne comprenait vraiment pas comment ils avaient pu être aussi aveugles.
Un nouveau sifflement traversa ses lèvres.
De vrais incapables…
Le regard azur rencontra le sien, la stoppant dans ses pensées. Elle n'avait même pas remarqué qu'elle le regardait encore. Une envie de détourner le regard la rongeait, mais elle ne pouvait pas. Elle était Pansy Parkinson, par Salazar. Elle n'allait pas se sentir intimidée par un sale Gryffon. Elle le maintint, difficilement mais n'en laissa rien paraître. Il ne pouvait pas voir ses gouttelettes de sueur de là où il était, n'est-ce pas ?
Il étira un sourire, passa sa main dans sa robe de sorcier et en sortit sa baguette, la lui montrant fièrement. Elle vit ses lèvres remuer lentement, comme pour qu'elle puisse en comprendre le sens. Elle n'était pas sûre du message, fronçant les sourcils et provoquant un léger rire chez le rouge et or. Elle n'eut pas le temps de s'en offusquer qu'il fit apparaître en toute lettre au-dessus de lui ce mot qui lui provoqua un rougissement «MERCI» avant de finalement détourner son regard.
Mais pourquoi se mettait-elle à rougir ?!
Il l'avait pris par surprise, oui voilà, c'était certainement ça ! Elle ne se laisserait pas démonter comme ça ! Elle se leva avec grâce, quittant sa table sous le regard de ses camarades et d'un brun, plus discret. Elle poussa les portes de la Grande Salle et fit face à une enveloppe qui flottait au niveau de son visage. Elle s'écarta, se disant que la lettre trouverait ainsi le chemin de son destinataire, mais non, celle-ci en fit de même.
Par Merlin, qu'est-ce qui se passait ?!
Elle tenta de la repousser furieusement mais son coup fut évité. Elle poussa un son rageur, attirant le regard sur elle. L'enveloppe tournait tout autour d'elle, cherchant visiblement à la rendre chèvre. La frustration la gagnait, ses gestes devenant plus violents mais pourtant, ne touchant toujours pas leur cible.
Neville ne voyait pas bien ce qui se passait de là où il était mais commençait déjà à se lever et s'approcher avec précaution alors qu'il entendait la Serpentard pester de plus en plus fort. Quelque chose virevoltait autour d'elle. Ses pas se pressèrent, n'écoutant que son inquiétude pour elle. Au diable ce que pourraient en penser ceux de sa maison ! Il n'allait pas la laisser ainsi !
Il n'était plus qu'à quelques pas alors que l'enveloppe prit la forme de ce qui leur semblait être une beuglante. Parkinson remarqua sa présence et s'empressa de lui ordonner de l'aider.
«Londubat qu'est-ce que tu attends, détruit cette chose par…!» Sa plainte fut soudainement brisée par des lèvres en papier qui s'abattirent sur les siennes avant de se déchirer en morceaux.
Neville l'attrapa, inquiet.
«Parkinson, ça va ? Comment tu te sens ?!»
Elle avait les yeux grand ouvert, muette par la surprise mais surtout, par ce qu'elle venait de ressentir à son toucher. Pourquoi avait-elle aussi chaud ? Elle voulut dire quelque chose mais le contact fut soudainement brisé, arraché par ses amies qui étaient venues à sa rescousse.
«Pour qui tu te prends Londubat pour la toucher ?» attaqua une Serpentard, outrée de son impertinence et crachant sur les chaussures du brun de dégout.
Le Gryffondor voulut répondre quelque chose mais il fut devancé par celle dont il n'aurait pas soupçonné l'intervention.
«Qu'est-ce qui te prend toi de lui cracher sur ses chaussures ? Lui au moins n'a pas mis tout ce temps pour venir m'aider. Ce dessert était si bon que tu as pris le loisir de le finir avant de me rejoindre, alors que tu voyais bien que quelque chose n'allait pas? » lui asséna-t-elle froidement.
La Serpentard embarrassée, baissa la tête et balbutia des excuses
«Réfléchis un peu plus avant d'agir la prochaine fois» gronda-t-elle froidement proche de son oreille avant de s'en aller sans un mot de plus.
Neville la regarda partir, encore sous le choc. Elle fut suivi par ses deux compères qui ne remarquèrent pas ce mot formé par sa baguette «Merci».
Elle l'avait défendu et remercié ! Par Merlin, que lui fallait-il de plus pour passer une bonne journée ?
Quelques jours s'étaient écoulés depuis l'incident de l'étrange beuglante voleuse de baiser et Parkinson se sentait bizarre. Son corps réagissait étrangement.
Elle pensait tout d'abord être tombée malade en sentant ses joues brûlantes et son corps comme engourdi. Pomfresh l'avait examiné mais rien. Elle était en parfaite santé selon elle.
Mais elle savait qu'il y avait un changement dans son corps !
Pour ne pas devenir folle, elle avait choisi de s'analyser. Chaque fois qu'elle ressentirait des symptômes, elle les noterait dans son carnet et relèverait le moindre détail de changement. Elle devait comprendre ce qui se passait !
Et les résultats furent formels.
L'élément déclencheur de tout ça ne pouvait être que…HAAA elle ne pouvait même pas se l'avouer ! Comment ô grand COMMENT, elle, la princesse (auto-proclamée) des Serpentards pouvait tomber sous le charme de ce…Gryffondor. La nausée monta, foudroyante.
Et puis, il n'y avait pas que son corps qui n'allait pas mais bien sa tête aussi !
Elle se mettait à le trouver canon. Londubat canon. Ces deux mots qu'elle ne pensait jamais un jour associer positivement. Elle ne pouvait plus s'empêcher de remarquer tous ces changements depuis ces dernières années. Il n'était plus le petit joufflu bégayant. Il s'était affiné et renforcé. Sa grande carrure qui pouvait l'envelopper entièrement et la couper du reste du monde. Peut-être qu'elle pourrait se laisser tenter par cette étreinte et accepter une toute autre vie de celle que ses parents lui offraient.
Peut-être…
Une main s'approcha de son carnet qu'elle referma aussitôt.
«Je peux savoir ce que tu fais Blaise ?»
«Je t'observe ma chère Pansy. Tu as la tête dans ce carnet depuis quelques jours et je meurs d'envie de comprendre pourquoi ?» finit-il avec un sourire malicieux.
Il ne devait jamais, ô grand jamais découvrir ce qui se trouvait dans ce carnet. Sa vie deviendrait un enfer si on apprenait qu'elle était perturbée par Londubat.
Elle plaça son carnet sous son bras, bien à l'abris et elle le toisa ouvertement.
«Je ne pense pas que cela te regarde Zabini. Ne pense même pas à un jeter un oeil ou tu gouteras de ma baguette, sois en certain» le menaça-t-elle mais sans effet malheureusement, elle voyait bien à ses yeux pétillants qu'il ne l'écouterait pas.
Elle devrait penser à apprendre quelques sorts de protection. Ce carnet devait être accessible que par elle uniquement !
«Vous avez remarqué combien Parkison est bizarre en ce moment» demanda Seamus avant d'enfourner un cookie dans la bouche sous le regard désapprobateur d'Hermione.
«Qu'est-ce que tu veux dire par là Seamus ?»
«Ben elle a l'air totalement perchée en ce moment. Enfin, plus que d'habitude quoi» se sentit-il obligé d'ajouter. «Elle ne lâche plus son carnet et n'arrête pas de prendre des notes avant de regarder tout autour d'elle. Je ne sais pas c'est…bizarre. Elle prépare quelque chose, c'est sûr !»
« Mon vieux, qu'est-ce que tu veux que Parkinson prépare. Faudrait-il encore qu'elle sache réfléchir» commenta Dean d'un ton condescendant qui provoqua un certain agacement chez Neville.
« Peut-être qu'elle fait un classement des plus beaux mecs de Poudlard» suggéra soudainement Ron, fier de sa trouvaille.
« Mais oui, c'est totalement possible ! Il ne faut pas trop en demander à Parkinson non plus, haha !» se marra Dean à l'idée que Parkinson puisse être autre chose qu'une cruche superficielle.
«Vous pensez qu'elle cherche son futur mari ?» proposa Ron.
«Ouh ! Vous pensez que j'ai mes chances ?» lâcha Seamus en bombant le torse.
« Dans tes rêves Seamus, la demoiselle doit chercher quelqu'un de plus grand, de plus beau. Quelqu'un comme moi quoi» répondit Dean avec une pointe d'arrogance.
« Je suis sûre que ses parents la vendront juste au plus offrant. Dommage que je ne sois pas riche comme les Malfoy. J'aurai pu m'offrir une jolie putain comme Parkinson»
Sans voir le coup venir, Seamus se mit à rire grassement en compagnie de Dean et Ron, sous le regard horrifié d'Hermione. Neville ne pouvait plus supporter ce qu'il entendait. Il ne répondit que par ses tripes lorsqu'il dégaina son poing avant de le faire s'écraser sur le visage de celui qu'il considérait comme un ami d'enfance.
«HHHAAA mon nez, mon NEZZZZ» cria Seamus, au sol et en sang, se tortillant de douleur tel un ver de terre.
Dean ne perdit pas un instant et plaqua Neville contre le mur.
« Qu'est-ce qui te prend Neville de le frapper d'un coup ? Tu as perdu la tête ?»
Front contre front, Dean réalisa seulement à cet instant qu'ils faisaient la même taille. Depuis quand Neville était aussi grand ? Mais c'est ce qui arrivait lorsque le Gryffondor cessait de se courber, s'écraser. Plus confiant que jamais, il déployait tout son potentiel et ne cherchait plus à se réduire pour passer inaperçu.
Cette époque était révolue.
Il enfonça plus fortement son front contre le sien et planta son regard dans le sien.
«Pour qui vous prenez vous pour parler de Parkinson de la sorte ? Si elle est une putain juste parce qu'elle fait partie de Serpentard, qu'est-ce que cela fait de vous qui la dénigrait et l'insultait sans raison, à part être de pauvres raclures pas bien différentes de ces Serpentards que vous méprisaient tant ?»
L'insulte piqua vivement l'égo de Dean qui renforça sa prise sur son col. Non mais depuis quand Neville savait aussi bien s'exprimer sans bafouiller ? Depuis quand il OSAIT leur tenir tête ? Lui, la mascotte insignifiante de Gryffondor ? Il brandit son poing, prêt à l'abattre sur Neville mais fut stoppé par Rogue qui le tira en arrière.
«Je savais que les Gryffondors pouvaient être aussi sauvages que des bêtes mais je ne savais pas que c'était au point de s'entretuer avec ses semblables. Même si le spectacle était fort divertissant, je ne peux pas le laisser continuer plus longtemps» siffla Rogue avec dédain.
Ce n'était qu'à cet instant que Dean se rendit compte de la scène. Plus personne ne parlait dans la salle d'étude. Tous avaient les yeux rivés sur eux, avares de connaître les détails de cette altercation. Il se retourna vers Neville qui le foudroyait du regard.
« Votre hypocrisie me dégoute» lâcha Neville avant de prendre ses affaires et sortir de la salle, provocants de nombreux chuchotements. Dean voulut le suivre mais il fut stoppé par Rogue, encore.
« Monsieur Thomas, veuillez conduire Monsieur Finnigan à l'infirmerie. Son sang tâche déjà les tapis que je vous assure, vous récurerez à la moldu ce soir lors d'une retenue.» Il fit quelque pas avant de se stopper et ajouter. «Oh et, 50 points en moins pour Gryffondor, bien-sûr».
Oh que cela lui faisait du bien de martyriser ces abrutis de Gryffondors. Il partit, relâché de tout stress pour la journée et continua sa ronde, laissant la salle exploser de curiosité. Ils n'avaient plus que ces mots aux lèvres : des Gryffondors se sont battus et le nom de Parkinson des Serpentards en était sorti.
La rumeur traversa le château et il ne fallut pas longtemps pour qu'elle arrive jusqu'aux oreilles de la concernée.
«Alors Pansy, on tape dans l'oeil des Gryffons maintenant ?» lâcha soudainement Blaise d'un rictus moqueur.
Elle se retint de soupirer. Il avait le don pour se mêler de TOUT ce qui ne le regardait pas si cela pouvait ne serait-ce que le sortir, même une seconde de sa vie si ennuyeuse.
«De quoi tu parles Blaise encore ?»
Il se pencha sur elle, pétillant d'appréhension.
«Ton chevalier servant a défendu ton honneur aujourd'hui. Encore une fois»
«Abrège les devinettes et dis-moi enfin de quoi tu parles.»
«Je veux parler de Londubat. Il aurait éclaté le nez de cet abruti de Finnigan qui t'avait affublé du merveilleux titre de «putain». Ton lionceau n'a pas su ranger ses griffes apparemment».
Londubat s'était battu ? LUI ?! Et pour elle…?
«Ohhh, je vois que la nouvelle semble te plaire plus que je ne le pensais. C'est marrant mais j'ai l'impression même que tu es heureuse. On a un faible pour Londubat, Pansy ?»
Elle fronça les sourcils et le darda d'un regard froid.
«Trouve-toi une copine Blaise que tu cesses enfin de te mêler de nos vies. Tu deviens vraiment fatigant et envahissant.» répondit-elle avant de partir, toujours son carnet sous le bras.
Elle ne perdit pas un instant et se dirigea vers le lac. Il devait certainement s'y trouver. Elle ne réalisa même pas que ses pas s'étaient transformés en une course effrénée. Elle voulait le voir et lui demander ce qui s'était passé. Le regarder droit dans les yeux et comprendre pourquoi il avait agi ainsi. Mais surtout, savoir s'il allait bien. L'idée que ces crétins aient pu poser les mains sur lui la rendait folle de rage.
Elle distingua une silhouette qu'elle reconnaîtrait entre milles. Ces derniers jours d'observation l'amenait inuxerablement jusqu'à lui, jusqu'à son dos, jusqu'à son visage, jusqu'à ses yeux. Elle se planta finalement devant lui, haletante. Il la toisa, surpris de sa présence et son état.
«Qu'est-ce qui t'arrive Parkinson, pourquoi tu as couru ?»
Elle ne répondit pas, prenant le temps de l'observer et s'assurer qu'il n'avait rien.
«Tu n'es pas blessé ?» demanda-t-elle soudainement, soucieuse.
Son regard se durcit. Il venait de comprendre ce qui l'amenait jusqu'à lui.
« Non, ils n'en ont pas eu le temps.»
«Qu'est-ce qui t'a pris ?Tu n'es pas un bagarreur Londubat, tu le sais, tout le monde le sait !»
«Et donc j'aurai dû les laisser t'insulter ? Les laisser parler de toi comme ça ?!» son éclat de voix surprit Pansy. «Comment le pourrais-je…?» finit-il dans un murmure plus pour lui.
Il avait la tête basse, dépité. Elle n'aimait ce qu'elle voyait là. Elle s'approcha et prit son visage en coupe entre ses mains.
«Tu lui as cassé le nez j'espère»
Tant d'émotions traversèrent le visage du Gryffondor avant de finir sur un sourire encore un peu timide mais dont elle pouvait y percevoir une once de fierté, voire d'arrogance.
«C'était le minimum requis» répondit-il avant que le silence ne devienne maître de cette scène. Ils ne faisaient plus que se regarder dans les yeux, sondant l'âme de l'autre. Comme s'ils apprenaient à se découvrir pour la première fois. Pansy ne pouvait plus nier l'effet de Londubat sur elle. Le rythme de sa respiration devenait suffoquant. Ce parfum qui la rendait folle. Ces yeux d'un bleu si profond. Cette petite mèche brune qui tombait sur son visage. Elle avait la furieuse envie de la lui remettre en place. Elle perdait la tête d'être aussi proche de lui. Mais encore plus lorsqu'elle pensait être la seule dans cet état.
Pourtant, il ne fallait pas beaucoup pour constater que Neville n'en menait pas large. Ses pupilles se dilataient à l'idée folle de l'embrasser et écraser son corps frêle contre le sien, plonger sa bouche sur son cou si délicat et happer de sa langue la sueur qu'il provoquerait. Un râle rauque franchit ses lèvres. Son imagination allait le tuer sur place. Ce son figea Pansy. Venait-il vraiment de Neville ou d'elle-même ? Elle ne saurait le dire.
Ils sentaient la tension devenir palpable. Comme si le moindre élément perturbateur pouvait briser cet équilibre si fragile entre eux. Pansy en avait la tête qui tournait. Elle devait faire quelque chose.
«Londubat je…»
Mais cela suffit pour briser les dernières barrières de conscience de Neville qui prit possession de ses lèvres. Par Merlin, il l'embrassait enfin ! Il avait tant rêvé de ses lèvres. Tant rêvé et espéré qu'un jour fou, il pourrait oser franchir cette limite qui semblait inaccessible. Elle poussa un gémissement qui fit frémir le lion doré. Il agrippa sa taille et plaqua son torse contre sa poitrine, lui coupant le souffle un instant.
Pansy aurait pu se débattre. Elle aurait pu le gifler et lui jeter un sort pour son impudence. Mais toute son âme lui hurlait de se laisser aller et de profiter de cet instant de pur bonheur. Elle se sentait si bien dans ces bras, dans cette étreinte. Comme si jamais plus rien ne pourrait la blesser ou l'atteindre. Elle plongea ses mains dans ses cheveux, se mettant à répondre au baiser au plus grand plaisir et ébahissement du jeune homme.
Ils ne se lâchaient plus.
L'échange devenait fiévreux.
Ils n'étaient plus que gémissements et soupirs.
Il osa diriger sa main plus au sud et agripper une fesse dans un geste dominant qu'aucun ne lui connaissait, pas même lui. Elle planta ses ongles dans son cou et poussa un miaulement d'appréciation. Elle sentait son corps la brûler, sa culotte trempée sous ces assauts.
Pourtant, elle constatait une chose.
Il n'allait jamais plus loin. Ses fesses furent son geste le plus osé mais ses mains ne s'aventurèrent pas plus loin. Peut-être par manque d'expérience se dit-elle. Mais bien au contraire, il attendait surtout son approbation. Il savait comment faire plaisir à une femme. Malgré ce qu'il était, il avait lui aussi eu ses petites aventures. Discrètes et volatiles mais suffisantes pour en savoir assez sur le corps féminin. Il était un élève assidu et il avait pris le temps de comprendre et apprendre cette nouvelle matière.
Maintenant que la femme de tous ses fantasmes se trouvaient dans ses bras, il n'avait qu'une seule hâte : mettre en pratique tout ce qu'il avait appris pour la faire hurler de plaisir.
Cependant, il avait bien trop de respect pour elle pour dépasser cette limite sans un consentement franche et certain. Jamais il ne pourrait lui faire du mal.
Il l'emmena jusqu'au sol, s'asseyant contre l'arbre et la plaçant à la califourchon sur lui. Ses mains sur sa taille s'assuraient qu'elle reste bien en place, contre lui. Il se mit à attaquer son cou, la marquant de suçons qui fit gémir la Serpentard. Il approcha finalement sa bouche à son oreille.
«Puis-je aller plus loin Pansy ?»
Son prénom dans sa bouche la fit frémir. Il la fixa, attendant son autorisation. Jamais ô grand jamais elle n'aurait cru quiconque qui lui aurait dit qu'un jour, elle serait là, pantelante à califourchon sur le trouillard des Gryffondor, trempée d'impatience qu'il daigne enfin la prendre contre cet arbre sur lequel elle avait trouvé tant de réconfort ces dernières années. Ce refuge dans lequel elle aspirait à baiser avec celui qui occupait toutes ces pensées. Elle sentit cette bosse se frotter contre sa culotte humide, lui arrachant un nouveau râle.
Elle se plaqua contre lui, agrippa soudainement ses cheveux, tirant sa tête sur le côté.
«Tu as même intérêt à aller plus loin, Neville!»
Ni une ni deux, le feu vert était donné. Une de ses mains se mit à caresser son téton déjà tendu à travers sa chemise tandis que la seconde descendait doucement vers son intimité trempée. Elle imaginait déjà ses longs doigts plonger en elle. Elle se contracta à l'idée, impatiente. Alors qu'elle pensait devoir l'aider avec sa barrière de tissus, elle l'entendit murmurer un sort et sentit l'air s'abattre sur son clitoris maintenant exposé.
«Moi qui pensait que tu allais avoir besoin de mon aide» souffla-t-elle de manière condescendante.
Il plongea enfin deux doigts en elle sans jamais la lâcher du regard.
«Je pense que je me débrouille assez bien tout seul, qu'en penses-tu ?»
Cet air arrogant attisa d'autant plus son désir. Mais qu'avaient-ils fait du Neville bafouillant ? Elle ne le reconnaissait plus et ce n'était pas pour lui déplaire. Elle bougea ses hanches, s'empalant sur ses doigts.
«Je te conseille pourtant de ne pas te relâcher si tu souhaites vraiment répondre à mes besoins» suggéra-t-elle dans un sourire plein de défi.
Un troisième doigt s'ajouta la faisant jeter sa tête en arrière. Il savait exactement où frotter. Il frôlait sans cesse ce point nerveux qui la faisait gémir. De son autre main, il murmura un second sort qui déboutonna sa chemise et fit disparaître son soutien gorge. Ses seins exposés, il n'attendit pas plus pour jeter ses lèvres sur ses tétons impatients. Le bout de sa langue les titilla, faisant grogner la propriétaire de plaisir.
Pansy ne savait plus où donner de la tête. Elle sentait qu'elle était proche de l'orgasme.
Il la mordit soudainement, tirant légèrement son téton du bout de ses dents. Ce simple geste provoqua l'explosion d'extase et elle plongea sa tête dans son cou, emporté par les vagues orgasmiques. Il retira ses doigts trempés de son intimité et se mit à déposer de doux baisers sur sa nuque, attendant que ses spasmes cessent.
C'était juste incroyable. Elle l'avait senti tout au long de cet acte qu'il n'avait d'yeux que pour elle. Il n'avait à aucun moment pensé à son propre plaisir mais uniquement au sien. Ses gestes avaient été d'une telle prévenance à son égard. Rien ne clochait. Tout lui hurlait qu'il l'aimait. Mais…c'était sûrement son imagination…
«Je t'aime Pansy»
Et pourtant, elle n'avait pas rêvé ces quelques mots. Son regard était sincère. Rien ne laissait paraître le contraire. Elle posa son front en sueur contre le sien. Elle savait ce que son rang et sa condition lui dictaient de répondre. Que cette situation n'allait lui apporter que des problèmes et mettre son monde sans dessus dessous. Néanmoins, pour une fois dans sa vie, elle prit le courage de seulement penser à elle avant d'agir.
«Je t'aime aussi Neville».
Ces quelques mots qui venaient de sceller son avenir n'avaient pourtant jamais paru si libérateur qu'à cet instant. Il l'enveloppa de ses bras et elle sut qu'elle avait enfin trouvé sa place.
FIN
Merci d'avoir pris le temps de lire le second OS de cette série. J'espère que vous avez apprécié le Pansy x Neville.
Comme la dernière fois, dites-moi en commentaire le prochain couple que vous souhaitez voir parmi cette liste :
- Ron x Luna
- Ginny x Blaise
- Severus x Hermione
Je vous retrouve pour le prochain OS !
