On se retrouve avec un nouvel OS de la série Lovelysent ! Comme demandé, voici celui de Blaise x Ginny.
Vous souvenez-vous de ce que ça fait la première fois que l'on traverse la voie 9 3/4 ? Cette peur qui nous prend les tripes alors qu'on devait foncer littéralement contre un mur. D'instinct, le corps savait qu'il n'avait aucune chance contre lui et souhaitait s'en dérober. Mais des mains le retiendrait en place, à son grand désespoir.
Jusqu'à ce que l'impossible se produise et que la douleur tant attendue ne vienne pas, laissant uniquement place à un vide presque dérangeant, vite comblé par les effluves épaisses du Poudlard Express. Un mélange de soulagement et de frissons qui mettaient du temps à accepter l'idée que c'était bon, elle l'avait fait.
Ginny se souvenait encore de toutes ces sensations lorsqu'elle avait accompagné ses frères jusqu'au quai de sa future école. Cette appréhension qui avait pris possession d'elle et qu'elle pensait être la plus forte émotion de sa petite existence et pourtant, aujourd'hui, plaquée contre un mur aux pierres humides par la fraicheur du soir d'Écosse, elle pouvait maintenant affirmer que ce n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait à cet instant, son souffle se mêlant avec celui qu'elle ne pensait jamais un jour confronter d'aussi proche.
Mais comment en était-elle arrivée là déjà ?
Flash-back
Elle entrait dans la Grande Salle pour la cinquième fois de sa vie. Elle étirait toujours un sourire de bien-être. Cette chaleur si réconfortante qui nous accueillait lorsqu'elle s'asseyait à la table de sa maison, sa seconde famille. Elle retrouvait ceux qui partageaient son quotidien et prenaient le temps de leur raconter leurs vacances et les derniers potins.
Mais tout se stoppa soudainement. Les regards convergeaient vers la table des Serpentards, vers leur prince en particulier.
Une beuglante l'embrassait…?!
Elle vit le blond blanchir avant de tenter de réduire en charpie l'objet inquisiteur, mais sans effet.
D'abord un silence maladroit. Personne ne savait comment réagir face à cette scène irréelle.
Puis, des premiers rictus, des gloussements pour enfin arriver jusqu'aux explosions pures et simples de rires. Ses compères rouges et dorés étaient les plus fervents participants à cette démonstration de moquerie.
Oui, Malfoy pouvait être détestable et toute occasion pour le ridiculiser était bonne à prendre. Pourtant, cette fois-ci, elle n'en prit pas part et ressentit même un semblant de compassion. Elle voyait tout l'embarras qui le traversait. Son frère Ron et Harry eux néanmoins ne s'en privaient pas, étant certainement les plus bruyants.
La minute d'après, Malfoy attrapait le col de Harry, furieux. Il semblait bouillir sur place. Ron ne perdit pas un instant pour protéger son frère de coeur et se jeta sur le blond pour l'attraper par la taille avant de se prendre son poing. Le roux tomba au sol, se tenant douloureusement son visage blessé. Il voulut rendre le coup mais elle intervint, le stoppant sur place.
«Non Ron ça suffit !»
«Pousse-toi Ginny que je lui en colle une aussi !»
«C'est comme ça que tu parles à ta soeur la belette ? Elle qui te sauve d'une bonne correction. Toujours une vraie lumière à ce que je vois.» intervint soudainement Blaise Zabini qui retenait son ami de s'attirer plus d'ennuis. Il accordait un regard hautain à Ron et il lui sembla un petit sourire pour elle.
Mais, elle rêvait non ?
Le Serpentard était réputé pour être un véritable coureur de jupon, lunatique et surtout, impitoyable. Elle ne céderait pas à ses charmes, plus qu'avérés.
Elle se posta entre son frère et lui, faisant barrage.
" Pas besoin de beaucoup de lumière de toute façon pour vous faire face. Juste d'une baguette et d'un bon coup de poignet" lâcha-t-elle tout en sortant sa baguette qu'elle pointa sur eux.
Blaise fit un rictus amusé et s'approcha de sa baguette, la défiant d'aller plus loin.
"Pour la baguette c'est bon" commença-t-il en donnant un regard se voulant intéressé avant de se coller à la dite baguette, la plantant presque contre son torse ferme "il me tarde maintenant de voir ce qu'il en est de ton coup de poignet. Mais ne sois pas déçue si tu ne réponds pas à mes attentes, je suis quelqu'un d'exigent tu sais" finit-il en lui plantant un regard brûlant.
Elle comprit rapidement le sous-entendu plus qu'évident et se retint de fléchir. Elle n'était plus une enfant à rougir à la moindre allusion sexuelle.
"Je ne te savais pas exigent au point de plus réussir à te trouver de partenaire prête à t'accompagner pour que tu t'abaisses à faire une proposition à une Gryffondor" répliqua-t-elle en enfonçant plus fortement sa baguette qui crépitait déjà d'impatience de libérer un sortilège.
Il n'eut que le temps d'agrandir son sourire qu'ils furent coupés par l'arrivé des professeurs qui ne pouvaient pas laisser cette scène continuer plus longtemps. Avant de se retrouver totalement séparés, Blaise initia habilement une esquive, se retirant de la prise de sa baguette avant de fondre sur elle.
"Pour te répondre, je n'ai pas de problème à ce niveau-là mais rien ne m'empêche de diversifier un peu mon alimentation" précisa-t-il d'une voix gourmande avant de partir rejoindre Draco sous le regard outré des lions de Gryffondor.
"Qu'est-ce qu'il t'a dit ?!" s'égosilla Ron dans ses oreilles rouges de gêne.
"Rien Ron, rien qui te concerne en tout cas !" Précisa-t-elle avant de se retirer de la Grande Salle.
—
Par Merlin, elle devait vraiment se reprendre ! Elle ne pouvait pas laisser son attirance pour lui prendre le dessus.
Se concentrer.
Oui, elle devait se concentrer !
Mais comment réussir à se concentrer après la nuit torride qu'elle avait passé ? Son imagination devait vraiment se calmer un bon coup. Comment une simple allusion, qui se voulait uniquement provocante et moqueuse, pouvait développer en elle toutes ces sensations, tous ces fantasmes ?
En plein débat intérieur, elle ne remarqua même pas les élèves prenant place sur la table lui faisant face.
Quelle erreur.
Son coeur rata un battement lorsqu'en relevant finalement la tête, elle croisa ces deux orbes chocolat qui la regardaient.
Ok, ne pas paniquer.
Elle ne lâcha pas son regard, analysant la manière de s'en sortir sans dégât.
Et grâce aux peu de neurones encore fonctionnels qui lui restait, elle fit un geste que lui avait appris Hermione qu'elle regretta tout de suite lorsqu'elle le vit froncer les sourcils et se lever pour la rejoindre à sa table.
Elle baissa son doigt, marmonnant toutes les insultes mentales qu'elle pouvait.
Que Godric la soutienne dans cette épreuve !
"Tu sais Weasley, si tu souhaites que j'utilise mes doigts sur toi, il suffit juste de me le demander" ronronna-t-il tout en analysant sa réaction.
Il ressemblait à un félin observant sa pauvre proie, s'amusant de ses tourments avant que la fin inévitable s'abatte sur elle.
"Garde ton énergie pour le match de cet après-midi Zabini. Ai-je besoin de te rappeler de quelle manière je t'ai écrasé l'année dernière ?"
Il ne répondit pas tout de suite, ne faisant que sourire à ses tentatives de le défier.
"Oh rassure-toi, j'ai pris soin de m'exercer toute l'année en vue de notre match. J'ai été très sérieux, soulevant tous les soirs le corps de mes partenaires afin de renforcer mes bras et mes épaules pour que ma batte puisse briser ton balais et te faire pousser ce cri que j'ai si hâte d'entendre"
"Mais tout doit tourner autour du sexe avec toi ?!"
"Oh je sais diversifier mes activités et sujets, mais je les réserve uniquement aux personnes compétentes."
L'insulte fit mouche. Quel salaud ! Son regard bleu devint polaire.
"Heureusement que je ne correspond pas à tes critères. Je n'aimerais pas à avoir à parler sur comment faire la plus belle courbette à un psychopathe de mage noir"
Ouch, elle avait fait mouche.
Il perdit son sourire un instant, accusant le coup.
"Je ne suis pas encore un expert en la matière, cependant je me réjouis que tu répondes à mes autres critères Weasley. Il me tarde du jour où tu voudras tâter de ma baguette. En attendant, forge-toi un meilleur masque, tes fantasmes envers ma personne sont bien trop visibles. À cet après-midi, Weasley" finit-il de dire avant de se lever pour se rediriger vers sa propre table après lui avoir accordé un clin d'oeil charmeur
Il trouvait toujours une pirouette pour ramener à une allusion lubrique.
Réellement incorrigible...
Ils étaient en rangs au centre du terrain, sous les acclamations des Gryffondors et Serpentards qui soutenaient chacun leur équipe. Ils se faisaient face, se défiant et promettant milles douleurs lors de ce match.
Cette tenue lui va vraiment bien, se fit-il la réflexion en observant la rousse dans sa tenue de Quidditch. Il imaginait déjà son corps finement musclé par ses entraînements, notamment par sa position de batteuse qui demandait beaucoup de force et dextérité. Elle devait avoir une bonne endurance. Il se demandait avec un rictus si elle avait également travaillé sa souplesse. Il croisa son regard qu'elle fronça, le toisant de haut en bas.
Pour qui se prenait-il à la regarder comme ça ce serpent ?
Ron sembla capter cet échange, se mettant devant elle pour en bloquer le regard. Non mais dans quel univers il allait laisser un Serpentard approcher sa soeur ? Blaise ne put s'empêcher de pouffer. Il était si ridicule. Comme s'il allait pouvoir faire quelque chose.
Lorsqu'un Zabini voulait quelque chose, il l'avait.
Et rien ne pouvait changer cette évidence. Sa mère lui avait prouvé à de nombreuses reprises qu'il fallait juste prendre sans retenu ce que l'on désirait. Il passa une main devant sa bouche, réprimant un rire qui risquait de sortir sous le regard enflammé du Gryffondor alors que Ginny semblait le réprimander de son attitude.
Cette belette avait réellement le don pour se ridiculiser.
Mais sa vision de la rousse fut gênée par un objet qu'il identifia rapidement comme étant une beuglante. Il avait une étrange impression de déjà-vu.
Il tenta de la repousser, sentant un frisson le traverser.
N'était-ce pas ce truc qui avait embrassé Draco en début d'année ?
La beuglante esquiva le coup avec grâce, le narguant de ses réflexes vifs. Zabini fit des gestes plus amples, attirant le regard sur lui.
Mais que faisait-il ?
Ginny elle-même se mit à guetter cette scène, appréciant voir le Serpentard perdre ses moyens jusqu'à ce que la beuglante lui vole vicieusement un baiser. Il écarquilla les yeux et tenta de l'attraper au vol afin de la broyer mais elle se déchira dans l'instant, ne lui laissant même pas ce plaisir.
"Mesdames et Messieurs, je ne sais pas ce qui se passe en bas mais Zabini vient apparemment d'être embrassé par une beuglante. Peut-être une nouvelle stratégie de nos Gryffondors pour faire perdre les moyens à ce puissant batteur." proposa le commentateur dans son micro, provoquant des plaintes dans la foule et les joueurs.
Les Gryffondors n'étaient pas assez lâches pour mettre en place une tactique pareille.
"Pfff encore faudrait-il qu'il soit vraiment un joueur compétent" cracha Ron assez fort pour que l'équipe adverse l'entende.
"Heureusement que je n'ai pas besoin d'avis extérieurs pour connaître ma valeur Weasley." Lui répondit finalement Blaise en s'essuyant furieusement les lèvres.
Le roux n'eut pas le temps de répliquer que l'arbitre lança les procédures de début de match. Ils montèrent sur leur balais, décolèrent du sol et le coup de sifflet retentit alors que le vif d'or fut lâché.
Blaise tentait de se concentrer sur le match et mettre de côté cette scène des plus étrange qui venait de se dérouler. Il n'allait rien lui arriver non ?
Il remarqua soudainement Ginny, chassant le souafle détenu par son équipe. Il sourit et savait ce qui lui restait à faire pour se changer les idées. Il fonça sur elle, batte prête à l'usage. La rousse le remarqua du coin de l'oeil, contractant ses muscles d'anticipation. Sa carrure le rendait difficile à réceptionner et elle savait qu'il ne manquait pas de force ce salaud. Elle devait compter sur sa vitesse pour compenser.
Alors qu'il était prêt à lui asséner un coup, elle se baissa au dernier moment, le déséquilibrant totalement. Elle releva la tête et vit son corps tomber vers l'avant. Il allait tomber de son balais ce crétin ! Sans réfléchir, elle s'approcha et le réceptionna assez pour le faire tenir en place.
Le temps sembla se stopper pour le Serpentard qui ressentit une agréable chaleur le traverser alors que les mains de Ginny retenaient son torse et que ses propres mains se tenaient à ses bras. Il avait lâché sa batte dans l'action, ne pensant qu'à se maintenir en l'air. Il pouvait sentir son parfum qui prenait de force ses narines et son coeur. Il ne se rappelait pas du tout qu'elle portait un parfum si raffiné et gourmand.
«Oh Zabini reprends-toi ! Ça va ?» demanda-t-elle, un brin inquiète.
Elle cherchait du regard quelque chose qui expliquerait la raison de son mutisme. Il ne lui répondait pas et restait statique. Elle fit ce qui lui semblait le plus rationnel et le gifla, espérant récupérer son attention. Mais au contraire, il ne la laissa pas récupérer sa main, posant la sienne dessus afin de la garder en place sur son visage.
Elle pouvait même sentir son pouce caresser sa peau.
Par Merlin, elle devait rêver !
Elle tenta de se débattre pour le faire lâcher, mais rien à faire.
«Mais que vois-je ? Zabini a pris d'assaut Weasley ! Mais…d'une manière bien singulière mon cher public !» le commentateur s'en donnait à coeur joie.
Il n'en fallut pas plus pour que Ron intervienne. Animé par une rage sans nom, il quitta ses cages et fonda sur eux, prêt à étrangler l'impudent serpent qui s'approchait de sa soeur. Il lui rentra brutalement dedans, rompant le contact entre Ginny et Blaise. Elle faillit à son tour tomber de son balais sous la brutalité de l'action.
Ils finirent tous deux dans des gradins, Ron lui mettant une droite, pour s'en prendre deux par la suite. Ils poussaient des râles animal, animés uniquement par cette envie de blesser toujours plus fort son adversaire.
Heureusement pour eux, Harry attrapa rapidement le vif d'or, mettant fin au match. Ils n'auraient pas pu faire long feu sans gardien…
Des élèves dans les gradins réussirent difficilement à les séparer, n'évitant pas un coup ou deux. Ginny atterrit sur eux, folle de rage.
«Non mais ça ne va pas vous deux ?! Vous êtes quoi, des bêtes ? Ron on aurait pu perdre le match si Harry n'avait pas vite mis fin au match. Tu es notre gardien par Merlin ! À quel moment le gardien abandonne les cages ?!»
Ron fut muet de honte. Blaise se permit un ricanement qui mourut bien vite dans le fond de sa gorge lorsqu'elle se tourna vers lui.
«Et toi Zabini ! Ça ne va pas de me viser comme ça avec ta batte ?! J'aurai vraiment dû te laisser tomber ! T'es complètement barge ! Ce n'est qu'un jeu par Merlin ! Sommes-nous forcé de finir à l'infirmerie à chaque match ? La prochaine fois, sache que je n'aurai aucune pitié à te faire tomber de ton balais et te regarder tomber dans le vide» finit-elle par dire avant de remonter sur son balais et rejoindre son équipe qui fêtait leur victoire.
Blaise renifla bruyamment avant de partir à son tour vers son équipe.
C'était vraiment n'importe quoi cette journée.
Il n'avait qu'une seul hâte : retrouver son lit. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher un sourire en coin.
Elle était vraiment magnifique lorsqu'elle était en colère.
Les jours passèrent et Ginny sentait une nouvelle fois ce regard la fixer. Elle sentait sa nuque brûler.
Par Merlin, mais qu'est-ce qui se passait avec Zabini ?
Il ne la lâchait pas du regard. Ça devenait vraiment maladif. Ron ne cessait de s'en plaindre, ayant à plusieurs reprises confronté le Serpentard qui feignant l'innocence la plus complète. Hermione réussissait difficilement à le calmer, lui répétant que cela faisait juste partie d'une nouvelle trouvaille pour les rendre fous. Et cela marchait bien vu l'état du roux.
«Ils sont vraiment bizarres les Serpentards en ce moment» souffla pensivement Harry.
«Qu'est-ce que tu veux dire ?»
«Ben Malfoy n'arrête pas de me regarder aussi depuis la rentrée. J'ai l'impression qu'il manigance quelque chose. Je le sens, ce n'est pas net toute cette histoire.»
Malfoy le fixait ? Mais ils avaient mangé quoi ces serpents ?
«T'inquiètes pas Harry, on trouvera ce que manigance cette fouine» le rassura Ron.
Zabini et maintenant Malfoy. Cela ne pouvait pas être une coïncidence.
Non, elle aussi elle sentait que quelque chose clochait et elle trouverait de quoi il en retournait !
Ni une ni deux, elle prit son courage à deux mains et se dirigea vers la table des Serpentards pour se planter devant Blaise sous le regard mauvais de ses camarades.
«Je pense qu'on doit discuter Zabini»
«Oh vraiment et de quoi donc ma chère ?» demanda-t-il tout en lapant sa cuillère.
«Oh peut-être de ton obsession pour moi ?»
Pansy s'étouffa de surprise et Malfoy releva un sourcil de surprise.
«Je ne vois pas de quoi tu parles» feignit-il sans honte.
«Tu peux me regarder autant que tu veux mais sois un peu plus discret. Je n'en peux plus d'entendre mon frère s'égosiller de rage. Est-ce une nouvelle stratégie pour me faire perdre la tête ?»
«Oh crois-moi, si je souhaitais te faire perdre la tête, je n'utiliserai pas que mon regard» assura-t-il avec une pointe d'arrogance.
«Des paroles et toujours des paroles Zabini»
Il se releva et se pencha jusqu'à son oreille.
« Oh ne t'inquiète pas, je te prouverai que je ne suis pas que des paroles. Tu sauras lorsque je voudrais te faire perdre réellement la tête, ma belle.» promit-il avant de laisser couler un souffle chaud sur sa nuque claire.
Elle se recula, comme brûlée et plaqua sa main sur sa nuque avant de repartir sans un mot.
Oh oui, elle allait voir la différence.
L'ennui l'enivrait.
Allongé dans un canapé de sa Salle Commune, il laissa couler un regard circulaire dans la pièce.
Le professeur d'histoire de la magie étant malade, il avait toute l'après-midi de libre. Trop studieux pour son propre bien, il avait déjà terminé tous ses devoirs, le laissant sans aucune activité. Il remarquait étrangement supporter encore moins l'ennui depuis que cette chose l'avait embrassé.
Il sentait qu'il voulait être proche de la Gryffondor. Ce n'était plus que de la moquerie ou simplement lui faire perdre ses moyens. Il se languissait son contact, cette chaleur et ce parfum. Cette peau qu'il imaginait si douce, il voulait se l'approprier et la ravager de sa bouche, de sa langue et de ses mains.
Ça recommençait ! Par Salazar il fantasmait sur la belette femelle.
Certes, il avait constaté avec plaisir son corps développer des formes de plus en plus savoureuses avec les années. Son caractère de feu qu'il attisait et faisait exploser lui donnait toujours autant de satisfaction. Même peut-être plus grande que faire perdre les moyens au Weasley du célèbre Trio d'Or. C'était différent. Il le trouvait si arrogant à se pavaner aux côtés de l'Élu. Lui qui avait juste eu l'incroyable hasard chanceux d'être le premier à avoir rencontré Potter. Ce Potter totalement paumé dans le monde des sorciers et qui avait trouvé en lui un soutien, un repère et naïvement, une amitié.
Il siffla entre ses dents.
Vraiment un être ridicule.
Pourtant, la fille Weasley n'avait pas cette même arrogance. Elle savait avoir du répondant et sa posture était si différente. Elle se suffisait à elle-même et parlait pour elle sans besoin de la protection de sa fratrie ou de la célébrité de son ami.
Point qu'il avait rapidement relevé et apprécié.
Leurs joutes verbales devenaient un moment qu'il attendait presque. Puis, réussir à la faire rougir était le petit bonus qu'il visait avec fierté.
Il voyait bien ces regards furtifs qu'elle lui attribuait. Elle pensait être discrète.
Pauvre naïve.
Elle était bien plus transparente qu'elle le pensait. Pour son plus grand plaisir. Il savait qu'il lui faisait de l'effet et en jouait continuellement.
Mais c'était différent maintenant.
Il ne voulait pas juste la faire rougir pour passer le temps. Non. Là, il se languissait d'être avec elle, contre elle. Juste elle et lui. C'était à en devenir fou. Il n'avait jamais ressenti ça pour un quelconque partenaire. Tous n'étaient qu'un moyen comme un autre de lutter contre l'ennui qui régissait sa vie. Il n'avait jamais trouvé plaisir à juste vivre. Tout était passager. Tout changeait d'un claquement de doigt. Quel intérêt y avait-il à s'attacher à quelqu'un ?
Un bruit de plume griffonnant furieusement le papier attira son attention.
Pansy était encore sur son carnet.
Par Salazar, qu'est-ce qu'elle fichait ?
Piqué dans sa curiosité, il retint un soupir de soulagement. Enfin quelque chose pour détourner ses pensées. Il pencha sa tête au-dessus de l'épaule de son amie et crut voir le nom Neville Londubat. Ohhh, ce grand lourdeau ? Mais que devenait la fière maison des Serpentards ? Draco qui courrait après un Potter qui se décomposait à vue d'oeil, lui qui fantasmait sur la Weasley. Et quoi ? Pansy avec Londubat ?
Était-ce une simple coïncidence ?
Pansy ne s'était-elle pas aussi faite attaquer par cette étrange beuglante ? Non, ce n'était pas un hasard. Quelqu'un les avaient ensorcelé !
Pansy le réprimanda de sa tentative d'en voir plus, le menaçant avec virulence. Ouhhh ce carnet renfermait bien des secrets croustillants. Il le sentait. Un simple rictus excité et il partit de sa Salle Commune, en quête de trouver les réponses.
Elle faisait claquer ses talons, pressant le pas pour arriver jusqu'à la salle de réception de Slughorn. Elle détestait vraiment arriver en retard. Mais elle n'avait pas vu le temps passer alors qu'elle travaillait sur son devoir de Défenses Contre les Forces du Mal. Elle prenait bien plus de sérieux dans ses dissertations maintenant que Snape en avait repris le rôle. Elle voulait éviter d'accumuler des Trolls dans cette matière qu'elle affectionnait.
Elle prit cette occasion pour porter une robe qui soulignait ses nouvelles formes. Une manière pour elle d'apprendre à accepter ce nouveau corps. Hermione l'encourageait souvent à oser plus et à connaître la femme fatale qui sommeillait en elle. Oui, très surprenant venant de la Miss-je-sais-tout. Mais celle-ci passait aussi beaucoup de temps dans des romans de romance. Elle aimait tant lorsque les héroïnes s'affirmaient et devenaient la version la plus aboutie d'elles-même.
Écoutant ses conseils, elle avait opté pour une robe fourreau verte foncée, longue, au buste plissé qui marquait sa taille fine et dont l'encolure carrée attirait l'oeil vers sa poitrine claire. Elle surmonta le tout d'un collier suncatcher avec un coeur en fuschite, la pierre surnommé aussi cristal de fée, en raison de ses tonalités de vert clairs étincelant, brillant de milles paillettes telle de la poussière de fée. Ses frères s'étaient cotisés pour le lui offrir, insistant sur les propriétés de cette pierre qui aurait une action apaisante et qui aiderait à lutter contre les sentiments de colère et stress.
Exactement les points qu'elle souhaitait travailler sur elle.
Mais jusqu'à aujourd'hui, elle l'avait toujours gardé caché sous sa chemise. Comme un secret qu'elle gardait tout contre elle. Mais aujourd'hui, elle voulait l'exposer fièrement aux yeux des autres.
Elle arriva enfin jusqu'à la salle, s'arrêtant un temps devant la porte pour retrouver son souffle. Alors qu'elle allait ouvrir la porte, celle-ci s'ouvrit devant elle, exposant celui qui ne souhaitait plus la lâcher.
Par Merlin, devait-elle encore se le farcir alors que la soirée n'avait même pas commencé ?
Elle attendit qu'il s'écarte mais il n'en fit rien. Il restait là, lui bloquant le passage.
«Zabini, tu comptes t'enraciner juste là pour m'emmerder un peu plus ?»
«Oh non ma chère, je profitais juste de ce fabuleux spectacle. Je savais que tu relevais le niveau chez les belettes de Weasley, mais je ne savais pas à ce point.»
Elle voulut répliquer à cette bassesse mais se rappela qu'elle ne ferait que rentrer dans son jeu. Elle ne devait pas perdre plus de temps avec lui.
Oh, elle ne relevait pas ? Il étira un sourire charmant et se pencha sur elle. Il la surplombait de sa tête, devant faire bien deux tête de plus que lui.
«Te serais-tu fais aussi belle pour moi ? Je suis touchée» souffla-t-il en passant un doigt sur sa gorge exposée, frôlant son collier.
Elle repoussa sa main.
«Pousse-toi Zabini avant que je cesse d'être polie.»
«Mais à vos ordres Madame» répondit-il, s'écartant du passage d'une courbette gracieuse.
Elle s'engagea enfin dans la salle, se faisant submerger par les nombreuses décorations lumineuses et le brouhaha ambiant. Elle repéra bien vite Luna dans sa robe rose excentrique. Du Luna tout craché.
«Luna !»
«Oh Ginny, bonsoir.»
«Ben, tu n'es pas avec Harry ?»
«Non, je ne l'ai pas vu ce soir. Peut-être qu'il a trouvé une autre personne avec qui passer sa soirée.»
«C'est ridicule Luna, il ne t'aurait pas fait ça. Il ne devrait pas tarder, j'en suis sûre.»
Oh si elle savait qu'à ce moment-là Harry se retrouvait plaqué contre un mur au détour d'un couloir par nulle autre que le Prince des Serpentards.
Luna lui tendit un verre de jus de fruits, n'ayant pas encore l'âge recommandé pour de l'alcool. Et pourtant, elle en aurait bien besoin. Elle sentait déjà que cette réception allait être ennuyeuse à mourir. Mais ce qu'elle ne remarquait pas, c'était les regards qui lui attribuait la gente masculine. Elle en avait fait tourner des têtes à son arrivée. Et si elle ne l'avait pas remarqué, Blaise lui le fit, appréciant peu ces regards lubriques.
Certains passèrent à l'attaque lui proposant un verre, une danse, un sourire et un compliment. Il pouvait voir la rousse perdre ses moyens, pas habituée à autant d'attention des hommes en général. Alors quoi, elle mettait une robe, des talons et ils fondaient tous sur elle ?
Elle rejeta les propositions de verre mais accepta la plupart des invitations à danser. Elle n'avait pas trouvé de cavalier pour l'évènement et comptait bien s'amuser comme elle pouvait. Tout pour ne pas prendre racine près du buffet. Mais alors qu'elle allait se servir un autre verre de jus, elle sentit une poigne agripper son poignet et la tirer jusqu'à l'extérieur. Elle se retrouvait dans les couloirs, collée aux pierres fraîches du château, un torse puissant la retenant sur place.
Fin flash-back
Oui, dans quel monde pouvait-elle se retrouver dans cette position, avec en prime le ténébreux Zabini, fantasme de ces dames ?
Elle ne devait pas le laisser prendre le dessus. Elle perdait totalement patience. Toute sa bonne volonté s'effritait. Non mais pour qui se prenait-il ? Elle passait une bonne soirée ! Ne pouvait-il pas la laisser profiter de ce moment sans tout gâcher ?
«Zabini lâche-moi tout de suite !Va te trouver une autre victime ce soir, je ne suis pas du tout d'humeur !»
«Te lâcher pour que tu retournes te frotter contre ces imbéciles ?»
Non mais…! Il était sérieux ?! Son visage devint rouge de colère.
«Je ne vois pas en quoi ça te concerne Zabini ! Je fais ce que je veux !»
«Pourquoi leur accordais-tu autant d'attention ? Tu ne m'as accordé aucune danse à moi !»
«Peut-être parce que eux au moins ne trouvent pas la moindre opportunité pour faire de ma vie un enfer !Et je danserai avec tous ceux qui seront des gentlemans avec moi.»
«Non, tu ne peux pas Weasley» souffla-t-il d'une voix rauque, quelque peu difficile. Il semblait presque essoufflé.
«Non mais par la queue de licorne, tu n'as pas à me dire ce que je peux ou pas faire ! Écarte-toi tout…!»
Il choppa brutalement son collier et la tira vers lui. Il fondit sur ses lèvres, la coupant dans son explosion de jurons. Ses yeux s'écarquillèrent alors que sa langue s'aventurait dans sa bouche, à la recherche de sa nouvelle jumelle. Une main maintenait toujours son poignet au-dessus de sa tête alors que la seconde lâchait son bijou pour agripper sa taille avec force. Elle ne pouvait pas bouger.
Par Merlin, il savait vraiment comment s'y prendre. Elle sentait son corps réagir, se réchauffant et s'animant sous cette attaque sensuelle. Il poussait des râles presque animal, dévorant finalement son cou alors qu'elle peinait à reprendre son souffle.
Mais qu'est-ce qui se passait ?! Elle ne savait plus où donner de la tête ! Tout tournait. Sa main, enhardie, vira vers ses fesses qu'il serra avec délectation. Elle sentait ses forces la quitter alors que son sexe s'humidifiait toujours plus à chaque baiser, chaque caresse, chaque gémissement.
Elle était sous son emprise.
«Tu es à moi» râla-t-il contre sa nuque avant de la mordre. «À moi uniquement».
Oh oui, là tout de suite elle n'était à personne d'autre. Elle n'était de toute façon pas en état d'en dire autrement. Elle s'agrippa à son épaule de sa main libre, retenant un énième gémissement alors que sa main descendait vers cette terre vierge, jamais frôlée. Son coeur ratait un battement, appréhendant la fraicheur de ses doigts qui allaient arriver jusqu'à son bourgeon juteux. Il le caressa d'abord doucement, analysant ses réactions. Puis, il fut plus franche, hésitant déjà à plonger son doigt entre ses lèvres qui protégeaient cette barrière preuve de sa chasteté.
Elle était vierge. Il le savait. Il en était sûr ! Il n'y avait qu'une vierge pour réagir aussi brutalement à des caresses si basiques. Il était le premier à poser ses mains sur elle.
Il bouillonnait sur place à cette nouvelle. Elle allait être totalement sienne.
Ginny poussa un nouveau gémissement, ne comprenant pas comment ce simple toucher pouvait la propulser si loin. C'était si différent de quand elle se touchait. Les sensations étaient totalement décuplées. Son odeur, ces sons, ce corps musclé, cette poigne, cette voix suave qui lui répétait sa possessivité. Tout la faisait fondre.
L'esprit embrouillé, il lui fallut quelques secondes pour réaliser que tout venait de s'arrêter. Zabini était au sol, ravagé de coups par Harry qui avait déjà une tenue bien débrayée. Il était fou de rage. Les Serpentards s'étaient passés le mot pour plaquer des Gryffondors dans les couloirs. Ils ne les laisseraient pas s'en prendre à sa soeur de coeur !
Le raffut fut tel que Severus tomba sur eux et se pressa pour les séparer et les emmener avec lui à son bureau. Par la barbe de Merlin, il leur arrivait quoi à ces adolescents ?!
Ginny fut laissée seule, les doigts sur ses lèvres gonflées de cet assaut.
Zabini l'avait embrassé. Zabini l'avait touché si intimement.
Et…elle avait aimé.
Elle avait même pris son pied et avait du mal à se l'avouer, mais aurait voulu que cela continue.
Mais non, il fallait qu'Harry sauve tout le monde, même ceux qui ne lui avaient absolument rien demandé. Bordel…
Elle poussa un long soupir avant de finalement retourner à son dortoir. Cette soirée allait rendre ses nuits bien plus difficiles et suggestives qu'à l'accoutumé.
« Alors, ça fait quoi de se prendre un Harry enragé ?» lui demanda-t-elle en retenant à grand mal son rire.
Elle venait d'entrer dans l'infirmerie où Blaise séjournait depuis la veille. Harry ne l'avait pas loupé. Pomfresh avait réussi à faire que le visage ne soit pas trop déformé ou enflé, laissant uniquement des bleus tâchant son visage.
«Ça en valait la peine.» avoua-t-il sans honte.
«Oh vraiment ?» lâcha-t-elle avant de s'asseoir au pied de son lit, plantant son regard dans le sien. «Il va falloir qu'on parle Zabini.»
« Et de quoi souhaites-tu parler ?»
Elle voyait bien qu'il voulait jouer l'innocent.
«Je sais que nos maisons sont ennemies depuis des lustres mais je commence vraiment à me demander pourquoi tu fais autant une fixette sur moi. C'était quoi cette crise de jalousie ?! Non, c'était quoi cette scène tout court ? Tu comptais me prendre à même ce couloir ?»
«Parce que cela t'aurait dérangé ? J'ai plutôt l'impression que tu en voulais plus, ma lionne» ronronna-t-il en lui accordant un regard dilaté d'excitation en se souvenant de cet échange. Il avait été si proche de la prendre.
«Je dois avouer que les sensations étaient…incroyables» avoua-t-elle non sans difficulté.
«Pourtant, je suis venu pour que tu comprennes quelque chose Zabini : je ne suis pas une de tes putes. Je ne souhaite pas me donner au premier venu qui sait un tant soit peu utiliser ses doigts et sa langue. Seul mon copain pourra devenir mon amant.»
Il réfléchit un temps, laissant un silence planer entre eux.
«Et si je voulais de cette position de copain, que faudrait-il que je fasse Weasley ? Non, pardon, Ginny» rectifia-t-il en accentuant bien son prénom qui roulait sur sa langue dévastatrice.
Elle eut un frisson. Jamais elle n'aurait pu imaginer qu'il aille aussi loin. Pourtant, elle était joueuse. Elle se pencha sur lui, frôlant presque ses lèvres.
«Alors bonne chance Zabini. Oh pardon, Blaise» fit-elle également avant de passer le bout de sa langue sur sa lèvre inférieure. Juste assez pour le rendre fou mais pas assez pour lui laisser le temps de réagir alors qu'elle partait déjà de l'infirmerie sans lui donner un dernier regard.
Oui, décidément cette Gryffondor le rendait fou.
Fou au point qu'il en oubliait totalement de trouver quel sortilège il avait reçu.
Peu importait, il avait un nouvel objectif qui allait peut-être enfin le sauver de cet ennui perpétuel : charmer la lionne.
C'était les vacances de Pâques et Blaise prenait place dans le Poudlard Express non sans lancer au préalable des regards appuyés à la rousse qui en faisait de même. Depuis ce jour, la tension sexuelle entre eux était explosive. Ils se cherchaient du regard, se frôlaient dans un couloir, se caressaient lors de pauses à l'insu du reste des élèves : seuls eux comptaient.
Les mois étaient passés en leur offrant de plus en plus d'occasion pour eux de se voir.
Il se surprenait à penser constamment à elle, à vouloir la prendre dans ses bras, la choyer, et la noyer de baisers.
Ça ne le ressemblait pas du tout et il ne se rendait même pas vraiment compte de ce comportement. Il ne se posait juste aucune question. Il se laissait transporter par toutes ces nouvelles sensations. Mais s'il avait pris quelques minutes pour réfléchir sur ce qui lui arrivait il se serait peut-être rendu compte qu'elle n'était pas juste une baise de passage qu'il remplacerait d'un claquement de doigt comme les autres. Non, elle devenait bien plus et comblait inlassablement cet ennui qu'il redoutait tant. Ils partageaient de nombreuses passions et hobbies. Il aimait découvrir ces nouvelles facettes de la Gryffondor qu'uniquement ce caractère de feu qu'il lui connaissait. Elle avait beaucoup d'humour, ayant hérité du même amour pour les farces que ses jumeaux de grands frères, lui avouant les avoir déjà aidé sur quelques produits. Elle aimait se plonger dans ses couvertures et se mettre devant ce qu'elle appelait des films, une invention moldu qu'il s'était surpris à énormément apprécier. Les moldus avaient plus d'un tour dans leur sac, s'était-il fait la réflexion alors qu'elle lui faisait découvrir 300. Leur stratégie militaire était inspirante et leur chef des plus charismatique. Il n'avait cependant pas hésité à lâcher des commentaires sur leur corps fort bien bâtis. Ginny avait ri et lui avait assuré ne pas avoir de quoi rougir lorsqu'on voyait son corps.
Oui, il était lui aussi bien bâti. Il ne ratait jamais un entraînement et aimait s'entretenir de son côté.
Lors de ces moments intimes qu'ils partageaient, ils n'avaient jamais passé la limite. Il prenait le temps pour la mettre en confiance et juste lui faire découvrir son corps et toutes ces nouvelles sensations.
Oh l'envie de la prendre le rongeait mais il savait que ça serait le point de non retour. Elle ne lui pardonnerait pas et il ne voulait pas perdre ce qu'ils avaient réussi à construire. Il apprenait alors lui aussi à apprécier le moment présent et ce qu'elle lui laissait petit à petit toucher et goûter. Il savait maintenant juste fondre dans son étreinte et se laisser bercer dans son odeur et sa chaleur.
Avait-il déjà pris le temps par le passé de partager un tel moment ?
Non.
Et pourtant, y avait-il quelque chose de plus beau que de la voir se redresser, se tourner vers lui et lui sourire ? Un coup timide, un coup franc, un coup téméraire et coup coquin.
Elle le rendait fou, tout simplement.
Il accorda un sourire à sa rousse avant de prendre place avec ses camarades de Serpentard. Il faisait face à Draco qui semblait l'observer, pensif.
"Je ne savais pas que tu tapais la Weasley, Blaise. Tu n'as pas trop la nausée par son odeur de pauvre traître à son sang ?"
Théo et Pansy tournèrent leur visage surpris vers le brun alors que Vincent et Grégory s'arrêtèrent de manger.
"Et toi, comment était le cul de Potter ?"
Touché.
Le blond n'émit qu'un rictus avant de se plonger dans la lecture de son journal. Oui, il n'était pas le mieux placé pour parler de ses choix de partenaire, lui qui se tapait nulle autre que l'Élu, l'ennemi numéro un du Seigneur des Ténèbres.
Un silence quelque peu pesant s'installa.
Oui, en ces temps de guerre imminente, ces sujets étaient d'autant plus sensibles. Leurs choix pouvaient entraîner bien plus qu'une simple réprimande. Ils savaient que pour leurs parents cela pouvaient mener à une trahison et exclusion totale.
Heureusement pour lui, même si sa mère l'avait élevé dans la suprématie du sang, elle ne s'était jamais associée aux Mangemorts. Son sort restait donc plus clément que certains de ses camarades concernant ses conquêtes et relations.
Il ne vit pas les heures du trajet défiler, arrivant déjà dans son manoir qui puait la richesse excessive. Sa mère était sur le palier pour l'accueillir. Elle faisait bien une tête et demi de moins que lui alors quelle le prenait dans ses bras. Il vit du coin de l'oeil un homme se rhabiller et tenter de filer par la cheminette discrètement. Il leva un sourcil, dédaigneux.
Pourquoi essayaient-ils de se cacher ? Il était le mieux placé pour savoir ce que sa mère faisait. Elle enchaînait les nombreuses conquêtes avant de trouver le prochain qu'elle viderait de ses poches et sa vie. Elle savait, de par son beau physique, charmer tous ces pauvres inconscients qui plongeaient la tête la première jusqu'à leur perte.
Blaise savait au fond qu'elle était responsable de leur mort mais ne s'en préoccupait pas. Si ces hommes étaient assez naïfs pour mourir aussi bêtement, ils ne pouvaient s'en prendre qu'à eux-même. Il avait appris avec les années à ne pas s'attacher à eux et à juste les ignorer.
Ils faisaient juste parti du décor. Un décor que sa mère aimait changer avec les saisons et les années.
Tout simplement.
Il déposa ses affaires dans sa chambre et y trouva un colis, ainsi qu'une lettre. Il prit d'abord le colis qu'il ouvra pour y trouver un énorme oeuf en chocolat emballé dans un ruban qui retenait une carte. Il dénoua le ruban et s'enquit à en lire le message.
"Blaise Zabini, souhaites-tu la position de copain officiel de Ginny Weasley ?
Si oui, renvoie-moi la moitié de cet oeuf avec ce ruban noué. Un simple baiser dessus le renverra vers moi.
Si non, ton silence sera assez parlant.
En attente de ta réponse,
GW."
Ce moment qu'il attendait : elle s'ouvrait totalement à lui ! Il se pressa de séparer l'oeuf en deux, nouer le ruban autour et l'embrasser. Le ruban se déforma et devint des ailes qui firent filer la réponse jusqu'à sa Gryffondor.
Il ne pouvait pas empêcher son sourire de fleurir sur ses lèvres. Il sentait sa poitrine bondir dans tous les sens sous la puissante chorale qu'interprétait son coeur. Une si douce mélodie.
Il se dirigea vers la lettre qui l'attendait, l'ouvrant presque en sifflotant. Il n'avait même pas pris le temps de lire qui la lui avait adressé.
"À notre cher cobaye et nous l'espérons, futur client,
Nous tenons à te remercier pour cette mise à contribution dans le test de notre nouveau produit. Dans une optique d'amélioration constante de nos produits, nous souhaitons te poser quelques questions.
Comment t'es-tu senti suite au baiser de notre Lovelysent ? Comment ton corps a réagi au contact de ton/ta futur.e bien aimé.e ? Te sens-tu malade, comme pris de vertige ou de nausées ?
Aurais-tu un point particulier à nous partager, un point positif ou négatif ?
Pour une légère présentation de ce fabuleux produit, celle-ci te fera ressentir un amour profond pour la première personne que tu toucheras. Mais attention, cela ne marchera pas avec n'importe qui. Seule une personne que tu connais et pour qui tu ressens déjà quelque chose de fort pourra te faire ressentir un profond sentiment d'amour.
Un moyen de ne plus tomber dans le bête et classique filtre d'amour. Bien trop dangereux et prévisible. Nous passons à l'étape supérieur avec notre Lovelysent.
Nous espérons en tout cas que l'expérience de la Lovelysent aura su apporter un peu d'amour et de joie dans tes journées mornes à Poudlard.
Toujours à votre service pour embellir vos vies,
Weasley, Farces pour sorciers facétieux."
Par Salazar…
Tout était faux ! Rien de ce qu'il ressentait venait de lui mais d'un sortilège de ces foutus Weasley !
Les Weasley…
Le visage de Ginny s'imposa qu'il déchira de colère.
Elle l'avait bien eu !
Par Merlin il s'était fait avoir !
Il mit une main sur son visage déjà en sueur, se répétant qu'il n'était finalement pas mieux que tous ces imbéciles que sa mère avait trucidé. Il avait lui aussi cédé si bêtement ! Comment n'avait-il pas pu voir les signes ? Jamais il n'avait été ainsi avec une de ses partenaires ! JAMAIS !
Il s'était fait ensorceler…
Sa colère gronda.
Sans réfléchir il prit sa baguette et transplana.
Ginny était dans le jardin avec sa mère, appréciant la chaleur du soleil. Le temps était si clément.
Il doit avoir reçu le colis, pensa-t-elle nerveusement. Elle avait mis du temps à se décider. La peur qu'il ne fasse tout ça que pour l'avoir dans son lit et l'afficher sur son tableau de chasse lui broyait le coeur mais elle ne souhaitait pas regretter. Elle sentait au fond d'elle qu'il était sincère et foncièrement engagé dans cette relation qui se développait entre eux.
Il avait regardé des films avec elle par Godric ! Ce n'était pas rien !
Puis elle voyait ce regard qu'il lui accordait.
Elle n'y voyait plus cette malice arrogante, cette lueur impertinente. Elle ne brillait plus de la même manière. Elle osait à peine et pourtant, elle espérait y interpréter de l'amour.
Elle aimait tellement se retrouver dans son étreinte. Elle s'y sentait tellement en sécurité. Plus personne ne pouvait l'atteindre. Elle pouvait se laisser bercer dans ses bras forts.
Son coeur se stoppa lorsqu'elle vit le morceau d'oeuf en chocolat qui se posa dans ses mains. Il avait dit oui ! Elle sautilla sur place devant le regard incongru de sa mère qui ne comprenait pas ce qui se passait.
«Ginny, qu'est-ce que c'est ?»
«Oh rien maman»
Mais alors qu'elle brisa un morceau de l'oeuf pour l'apporter à sa bouche, elle entendit un bruit assourdissant qui la fit sursauter. Quelqu'un venait de transplaner tout près. Elle vit alors Blaise apparaître, se mouvant rapidement vers elle. Elle étira un sourire qui se fana rapidement.
Quelque chose clochait.
Il était d'une telle froideur, elle le sentait.
Quelque chose n'allait pas.
Et tout se confirma lorsqu'il lui prit l'oeuf de ses mains et le broya furieusement dans les siennes, jetant les morceaux au sol qu'il écrasa de sa chaussure. Elle était figée, ne comprenant pas ce qui se passait.
Pourquoi faisait-il ça ?!
«Que faites-vous jeune homme ?! Vous ne…!»
Ginny la stoppa d'un regard, lui faisant comprendre qu'elle pouvait gérer. Elle fit de nouveau face à Blaise, tentant de calmer le rythme de sa respiration.
«Tu peux m'expliquer ce qui se passe là ?»
«Oh tu n'es pas au courant ? Tes frères ont eu la stupidité de dévoiler toute cette histoire de sortilège ! Ça ne marchera plus sur moi !» hurla-t-il enfin en lui jetant la lettre au visage.
Molly rentra chez elle comme une furie afin d'aller chercher ses fils et son mari. Ce adolescent était fou ! Elle n'eut pas besoin d'attendre longtemps que sa famille sortait, alertée par ses cris.
Ginny se pencha pour récupérer la lettre, sentant sa main qui commençait déjà à trembler. Elle reconnaissait l'écriture de ses frères. Elle appréhendait le contenu. Qu'avaient-ils encore fait pour qu'il soit aussi furieux ?
Elle blanchit au fil de sa lecture, ne sentant même pas la première larme qui menaçait de s'enfuir.
«Zabini que fais-tu ici ?! Ginny ne reste pas là et viens ici !» s'écria Ron, fou de rage de voir cette face de Serpentard même chez lui.
Pourtant, Ginny n'en fit rien. Elle ne fit que tourner le visage et chercher les responsables qu'elle trouva derrière Ron, les yeux pétillants d'excitation. Il y avait un peu d'animation ! Elle marcha furieusement vers eux, ignorant totalement Ron au passage et leur présenta la lettre qu'elle secouait avec hargne.
«Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que vous avez fait ! Par Merlin ! Vous…vous l'avez ensorcelé ?! Vous…Il…Tout était faux…!» finit-elle en craquant, tombant sur ses genoux en relâchant enfin ses larmes.
Elle pleurait, totalement brisée devant cette désillusion. Son monde s'effondrait.
Ron en la voyant ainsi ne put se retenir et se jeta sur Blaise, tentant de lui mettre une droite. Pourtant, le Serpentard ne fit que le pousser. Il ne décrochait pas le regard de l'adolescente qui écoulait tout son chagrin.
Elle n'était pas au courant.
Il voyait les jumeaux se décomposer sur place. Leur père leur attribuait un regard empli de reproche alors que leur mère tentait de consoler leur seule fille. Mais rien à faire. Elle était totalement inconsolable. Alors que sa mère l'emmenait à l'intérieur, elle jeta un dernier regard rouge vers lui, presque suppliant que tout ne soit qu'un rêve. Il en eut la gorge serrée. Cependant, il ne pouvait pas flancher. Il se dirigea vers les jumeaux.
«Annulez ce sortilège !Retirez tous ces sentiments ! »
«Ce n'est pas ce que tu sembles comprendre» commença Georges
«Si tu te sens comme ça c'est que…» tenta de continuer Fred avant que Blaise lui attrape le col.
«Je ne veux rien savoir ! Annulez tout ça !»
Les jumeaux s'échangèrent un regard et Georges fit apparaître la Lovelysent qui cette fois-ci ne l'embrassa pas mais ne fit que se poser sur son front. Une petite lumière s'en dégagea avant qu'elle ne se déchire de la même manière que la dernière fois.
Satisfait, il transplana de nouveau en ignorant totalement cette sensation de vide qui l'habitait.
Et l'ennui s'en frottait les mains.
Son heure était de nouveau arrivée.
Les semaines suivantes Ginny n'était plus que l'ombre d'elle-même. Elle n'avait plus cette même énergie qu'on lui aimait. Elle semblait amorphe au reste du monde. Elle peinait à venir aux entrainements, ne sentant plus la force suffisante pour assumer ce sport.
Assise sur un siège dans la Salle Commune, elle serrait ce qui semblait être un pull jaune. Son regard était perdu dans l'espace. Elle laissait le temps couler sur elle. Néanmoins, ce calme fut brisé par l'arrivée de son amie Hermione.
«Ginny, tu ne peux pas rester comme ça. Parle-moi, je t'en prie. Nous sommes morts d'inquiétude. Dis-moi ce qui s'est passé. Ça concerne Zabini, n'est-ce pas ?»
Ginny ne répondit d'abord pas et n'eut que la force de lui tendre une lettre. Hermione s'en saisi et la décortiqua.
«Une Lovelysent…? Mais qu'est-ce qu'ils ont encore inventé ces deux terreurs ?»
La rousse leva juste les yeux au ciel, ne souhaitant même pas entendre parler d'eux. Ils avaient bien tenté de s'expliquer mais elle n'avait fait que les ignorer. Ils étaient responsables d'une si grande douleur. Elle ne voulait pas leur parler et leur pardonner. Parce que oui, elle savait qu'elle leur pardonnerait un jour.
Un jour.
Mais pas encore.
«Ginny, c'est Zabini qui reçu ça ?»
Elle confirma d'un mouvement de tête.
«C'est pour ça qu'il était furieux ?»
«Comment serais-tu si tu apprenais que tu avais été ensorcelé pour aimer une sorcière ?»
«Mais, si on en croit cette lettre, les sentiments ne pouvaient pas se développer avec n'importe qui.»
«C'est dit avec la première personne qui le toucherait» rectifia Ginny, agacée.
«Non Ginny, regarde ici : cela ne marchera pas avec n'importe qui. Seule une personne que tu connais et pour qui tu ressens déjà quelque chose de fort pourra te faire ressentir un profond sentiment d'amour. Ce n'est pas clairement expliqué mais je comprends que seulement en touchant une personne pour qui il ressentait DÉJÀ des sentiments lui provoquerait ces symptômes. Pour résumer c'est comme si en te touchant, cette Lovelysent avait accéléré le développement de ses sentiments. Mais la Lovelysent ne peut pas créer des sentiments, uniquement aider ces personnes à accepter et vivre leurs sentiments.»
La Weasley se redressait, ayant du mal à réellement comprendre toute la porté de cette révélation.
«Ses sentiments n'étaient pas faux. Il t'a toujours aimé.» en conclut Hermione, déclenchant une décharge dans le coeur de la rousse.
Par Merlin…!
Ravivée, elle bondit du siège et courut confronter ses frères. Elle devait en avoir le coeur net. Elle ne mit pas beaucoup de temps pour les trouver et n'attendit aucune introduction ou excuses.
«Est-ce que ses sentiments étaient faux ?!»
Ils la regardèrent avec compassion.
«Non.»
«Tout est vrai.» acheva Georges.
Il ne lui en fallut pas plus. Elle les serra dans ses bras.
«Je vous aime si fort, merci !» avoua-t-elle avant de s'élancer dans la recherche de l'homme qui faisait battre son coeur. Elle devait le trouver !
Il était dans la Grande Salle, remuant distraitement ses fruits rouges de ses pancakes. Il les faisait rouler sans les manger, faisant grincer sa fourchette sur l'assiette.
«Oh par Merlin Blaise, mange ces foutus fruits ! Tu vas me rendre fou !»
Blaise ne le regarda même pas et continua son manège au grand damne de son ami. Il pensait vraiment que sa vie reprendrait son cours mais non. Rien n'était pareil et tout était différent pour lui.
Alors même que l'ennui lui broyait les boyaux, il ne pouvait pas s'imaginer aux bras d'une autre partenaire. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, se persuadant qu'il allait pouvoir baiser sauvagement toutes ces cruches, tous ces idiots. Mais le plaisir ressenti lors de l'acte ne l'enivrait plus de la même manière. Il ne cessait d'imaginer la rousse à leur place.
Son sourire.
Sa chaleur.
Sa voix.
Il voulait se lover tout contre elle et raconter leurs rêves. Il avait tant partagé avec elle en quelques mois. Le vide laissé derrière elle ne trouvait rien à quoi s'accrocher d'autre. Rien ne pouvait le sortir de cette torpeur.
Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent en trombe, laissant apparaître une crinière de feu qui se déchaîna jusqu'à sa table. Son souffle de feu s'abattît sur lui sans qu'il n'ait le temps de réagir. Et ces lèvres dont il se languissait tant retrouvèrent de nouveau les siennes.
Instinctivement, il referma sa prise sur elle et prolongea le baiser.
Oh par Salazar c'était ça !
C'était ça qu'il voulait et rien d'autre.
Il la serra plus fort contre lui comme pour se persuader qu'elle n'était pas qu'un rêve. Elle en fit de même avant de poser son front sur le sien, le souffle court. Ils se dévoraient du regard, ne prêtant pas attention aux nombreuses complaintes que leur échange avait provoqué. Certains Serpentards voulurent intervenir mais furent stoppés d'un regard de Draco. Le premier qui faisait un commentaire était mort. Ron de son côté s'était presque étouffé et avait bien voulu les rejoindre pour refaire le portrait à Zabini, comme il avait dit mais il fut stoppé par Hermione et Harry.
Blaise attrapa finalement la main de Ginny et l'entraina à l'extérieur.
Ils devaient parler.
Une fois dans les jardins, à l'abris des regards indiscrets, ils se posèrent, collés l'un à l'autre. Ils ne pouvaient plus supporter cette absence. Ils s'abreuvaient de la présence de l'autre. Pourtant, Ginny s'écarta et lui expliqua tout ce qui s'était passé. Blaise à la fin de son récit lui prit son visage en coupe dans ses mains et lui déposa un baiser.
«Ginny Weasley, je t'aime. Pardonne-moi pour avoir été aussi idiot de ne pas le comprendre tout seul. Pardonne-moi d'avoir pensé que ce sortilège avait tout créé. Cet amour était pourtant si évident.» confessa-t-il avec amour.
Elle l'embrassa de nouveau avant de plonger dans son étreinte.
Oui, elle était à sa place.
Dans ses bras.
FIN
Merci d'avoir pris le temps de lire ce nouvel OS !
Cette fois-ci, je ne vous laisse pas le choix dans le couple, souhaitant terminer avec celui d'Hermione et Severus. Le prochain sera avec Luna et...pas Ron. Un précédent commentaire m'a fait réaliser en effet qu'il serait plus intéressant de mettre Théo au lieu de Ron. Et...Je suis totalement d'accord !
Alors je vous retrouve dans le prochain OS qui traitera de Théo et Luna.
N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cet OS ! :D
