Hello à tous ! Voici le chapitre du mercredi. De belles révélations en perspective... Je vous laisse en profiter.

Enjoy :)


Dorea longeait, d'un pas quelque peu hésitant, Long Water, aux devant des jardins de Kensington. Observant les alentours avec une inquiétude grandissante, elle jeta une nouvelle fois, un coup d'œil par-dessus son épaule.

Voyant que personne ne la suivait, elle avança d'une marche plus rapide, se dirigeant vers une placette, où une statue représentant ce héro moldu, jouant de la flute, surplombait la rivière où plusieurs bambins et enfants lançaient des miches de pain aux cygnes qui flottaient sur l'eau.

Elle repéra alors Remus Lupin, dans sa cape de voyage beige usagée, accoudé contre la rambarde qui séparait la promenade et le lac.

La jeune femme, laissa échapper un souffle pour se donner le courage de l'affronter et s'approcha doucement de lui, pour finalement se poster à ses côtés.

- Alors tu es venu, murmura le loup-garou.

- En doutiez-vous ? interrogea la rousse, en prenant appui sur le garde-corps.

- Tu es plus du genre à fuir qu'à affronter les problèmes, répondit-il froidement en observant la pelouse de l'autre côté de la rive.

- Ça, c'était avant.

- Avant que n'aies l'intention d'assassiner Albus Dumbledore et t'enrôler dans les mangemorts ? rétorqua Lupin de but en blanc.

- Évitez de juger, vous ne savez rien, dit-elle sur le même ton.

- Alors explique-moi ? demanda l'homme dans un chuchotement presque suppliant.

L'ancienne serpentard tourna la tête vers le lycanthrope qui à présent la fixait intensément.

- Que voulez-vous que je vous explique ? fit Dorea contrite. Je ne peux rien vous dire sans mettre en péril les personnes qui sont concernées.

- Malefoy, devina Lupin.

La jeune femme détourna son regard, mais resta silencieuse.

- Dis-moi au moins que tu as fait ça pour lui ?

- Pourquoi ? Quel réconfort cela vous amènerait-il ?

- Celui de savoir que tu as toujours un cœur, et que tu n'es pas devenue cette légende infame que l'on raconte sur toi.

Elle braqua ses yeux émeraude sur le membre de l'Ordre, puis répondit avec une inébranlable assurance.

- J'ai fait ça pour lui. Il avait une mission, il allait mourir. Je ne pouvais pas rester sans rien faire.

Lupin fronça des sourcils, puis perplexe, il dit :

- Tu… tu t'es sacrifiée pour lui ? Pourquoi ?

- Parce que je l'aime, répondit-elle du tac au tac. Mais ce n'était pas simplement pour lui.

Dorea baissa le regard sur ses mains enserrant la balustrade avec force.

- Pour… pour Harry ?

Elle resta muette.

- Est-ce que tout ceci a un rapport avec la mission que vous a donné le professeur Dumbledore ?

Elle releva lentement le regard mais demeura silencieuse. Ce qui amena l'homme à pousser un soupir d'agacement.

- Je ne pourrais pas t'aider si tu ne me parles pas, Dorea.

Son ton avait subitement changé. Il était plus doux, moins méfiant.

- Je ne vous ai jamais demandé d'aide.

- Tu en a besoin. Tu n'es qu'une gamine de dix-sept ans. Tout comme ton frère. La tâche qui vous a été attribuée est si… grande, si… lourde pour des enfants de votre âge…

- Mon frère et moi, nous nous en sortons très bien jusque-là. Nous n'avons besoin d'aucune aide, ajouta-t-elle légèrement sur la défensive. Harry à Ron et Hermione. Et moi j'ai Drago. Je suis heureuse.

- Heureuse ? Au Manoir Malefoy ?! En vivant des horreurs chaque jour ?! J'ai des yeux Dorea, tu es maigre à faire peur ! Tu as l'air…

- J'ai l'air quoi ?! fit-elle assez fort pour faire tourner quelques têtes sur son passage.

- Tu as l'air malade… au bord de l'implosion. Molly t'a vu le matin du trente-et-un, dit-il en se penchant vers elle. Elle est très inquiète…

- Nous avons quitté le Manoir il y a de ça quatre jours. Je vais mieux, et je me nourris de nouveau. Vous pouvez donc rassurer tout le monde.

Lupin eut un mouvement de recul puis la considéra un instant. Il inspira puis expira puis se tourna vers le paysage pour le contempler de nouveau.

- Pourquoi tu nous as envoyé ce message, Dorea ?

- Je crois que poser la question, à ce stade de la conversation, est inutile Lupin. Ça a le mérite d'être clair, non ?

Elle le vit contracter la mâchoire puis finalement opiner de la tête.

- Alors reviens-nous, souffla-t-il en virant ses orbes ambrés vers elle.

- Je ne peux pas, répondit-elle dans un murmure.

- Pourquoi ?

Dorea jaugea l'homme, puis saisit la manche de sa veste biker en cuir, pour la retrousser. La marque des Ténèbres s'imposa aux yeux du lycanthrope, qui les écarquilla, horrifié.

- Merlin…

- C'était le seul moyen de gagner sa confiance. Drago l'est aussi, déclara-t-elle en baissant de nouveau sa manche. Je vais pouvoir agir librement à présent.

- Agir pour quoi ?

La rousse eut un rictus en coin, cynique face à la curiosité de l'ancien Gryffondor.

- Je suis prête à mettre ma baguette au feu que vous n'avez obtenu aucune réponse d'Harry et c'est pour cela que vous me posait cette question.

- Si tu veux tout savoir, il m'a envoyé balader. Nous nous sommes disputés.

- Je suppose donc qu'il est bien au Square Grimmaud. Pourtant, ça ne ressemble pas Harry de se mettre en colère pour ce genre de chose…

- Tonks est enceinte, énonça-t-il sans ambages.

- Oh…, fit Dorea en s'immobilisant.

- Et… je ne suis pas sûr que… enfin, je pense que c'est une très mauvaise idée que je reste à ses…

- N'allez pas plus loin dans cette phrase, si vous ne voulez pas que l'on se dispute également, interrompit Dorea.

Un long silence s'ensuivit puis finalement la rousse consulta sa montre et constata qu'il était déjà très tard. Le ciel estival commençant à s'assombrir, elle allait devoir rentrer.

- Je vais devoir y aller, dit-elle. Prenez-soin de Tonks.

- Et toi, prends soin de toi. J'espère qu'il en vaut la peine.

- Bizarrement, au vu du contexte que nous vivons, il me rend heureuse, assura Dorea. Je crois même que je n'ai jamais été aussi heureuse depuis que mon père est mort.

Remus Lupin se mit à glousser d'un air amusé.

- Ton père, James n'aurait pas approuvé.

- Je sais.

- Mais Lily l'aurait adoré.

Dorea sourit face à cette image complétement utopique que venait de lui imposer Lupin. Elle posa alors sa main sur son bras, le pressant légèrement avec une douceur manifeste, puis fit volte-face et rebroussa chemin sous l'œil attristé de ce dernier.

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À peine eut-elle mis un pied dans l'entrée de Belgrave Square et refermé la porte de la maison que Drago lui sauta presque dessus.

- Tu as vu la Gazette d'aujourd'hui ?! s'exclama-t-il en lui tendant le journal.

- Laisse-moi enlever ma veste et me poser un peu, soupira-t-elle en se délestant de son sac qu'elle suspendit sur le porte manteau dans le coin.

Drago roula des yeux et souffla d'exaspération tandis que la jeune femme se dévêtit puis se dirigea vers le salon où elle s'écroula dans le canapé devant une cheminée où le feu crépitait et réchauffait la pièce en cette soirée d'été mais non moins aussi fraîche qu'un mois d'Octobre.

Le blond, qui l'avait suivi, lui adressa de nouveau le torchon qui leur servait de quotidien et que, depuis la prise de pouvoir de Pius Ticknesse au poste de ministre de la Magie, il y a de ça quatre jours, Dorea évitait de lire.

Néanmoins, Drago avait insisté pour continuer à se faire livrer le journal chaque jour.

Malgré elle, la jeune femme le saisit, ne se doutant pas que la Gazette du Sorcier ait changé de bord.

Dorea, dans une plainte affligée, déplia le journal. C'est là, qu'elle vit une immense photo de son frère s'étaler à la une. Elle lut à voix haute la manchette qui figurait au- dessus :

« RECHERCHÉ POUR INTERROGATOIRE DANS L'ENQUÊTE SUR
LA MORT D'ALBUS DUMBLEDORE
»

- Je ne vois pas ce qu'il y a d'étonnant ? On savait parfaitement que la Gazette soutiendrait les actions du ministère.

- Page 2, affirma Drago qui commençait à s'impatienter.

Dorea tourna la page, tandis que le jeune homme prenait place tout juste à côté d'elle.

« Fichier des nés-Moldus, lut-elle à haute voix. Le ministère de la Magie entreprend une enquête sur ceux qu'on appelle communément les « nés-Moldus », ce qui permettra de mieux comprendre comment ces derniers en sont arrivés à posséder des secrets magiques.

De récentes recherches menées par le Département des mystères a révélé que la magie ne peut être transmise que d'individu à individu lorsque les sorciers se reproduisent. En conséquence, quand il n'existe aucune ascendance magique, il est probable que ceux qu'on appelle les nés-Moldus ont acquis leurs pouvoirs par le vol ou la force.

Le ministère est déterminé à éradiquer ces usurpateurs de la puissance magique et invite donc à cette fin tous ceux qui entrent dans la catégorie des nés-Moldus à se présenter pour un entretien devant la Commission d'enregistrement des nés-Moldus, récemment nommée. »

- Et merde, murmura-t-elle.

- Et ce n'est pas tout, ajouta Drago. Ma mère est venue me rendre visite aujourd'hui, elle m'a annoncé que tous les jeunes sorciers et sorcières sont désormais obligés de s'inscrire à Poudlard, répondit-il. L'annonce en a été faite hier. Il s'agit d'un changement, puisque ce n'était pas obligatoire auparavant. Bien sûr, presque tous les sorciers et sorcières de Grande-Bretagne ont fait leurs études à Poudlard mais leurs parents avaient le droit d'assurer leur éducation eux-mêmes ou de les envoyer dans une école à l'étranger, s'ils le jugeaient bon. Comme ton père avec Beaubâtons. Avec la nouvelle loi, le Seigneur des Ténèbres pourra surveiller toute la population des sorciers dès leur enfance. C'est aussi un autre moyen de se débarrasser des nés- Moldus car, pour avoir le droit d'assister aux cours, les élèves devront recevoir un Statut du sang – signifiant que la preuve a été apportée au ministère qu'ils étaient bien issus d'une lignée de sorciers.

Dorea retomba mollement sur le dossier du canapé et ferma les yeux avec une certaine douleur. La première pensée qu'elle eut fut pour Hermione. Bien qu'il fût évident que dès que le ministère serait sous le joug de Voldemort, son frère et ses deux amis ne pourraient pas revenir à Poudlard. Néanmoins, toute cette histoire renforçait leur statut de marginaux. Pourvu qu'ils restent en sécurité au Square Grimmaud. Tant qu'ils étaient cloitrés là-bas, rien ne pouvait leur arriver.

- Qu'est-ce que l'on va faire ? On ne pourra certainement pas passer au travers des maillons, dit Drago. Et ni Daphné, Blaise ou encore Théo.

- Je n'en sais rien. On a la marque, ce qui veut dire que nous sommes au service du maître. Tout ce qui m'importe c'est que Théo doit rester en sécurité chez ma tante. Le maître veut toujours mettre la main sur lui. À peine aura-t-il mis un pied à l'école, qu'il sera kidnappé et enfermé dans les sous-sols du Manoir, fit-elle pensivement.

- Ce qui veut dire que Daphné, et Blaise doivent rester avec lui, ajouta Drago.

- J'appellerais Gabriel demain après-midi, dit-elle en se levant.

Drago hocha la tête pensivement tandis que Dorea se dirigeait vers l'escalier, pour atteindre leur chambre.

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Une sonnerie, puis deux, retentirent au bout du fil. La troisième néanmoins fut plus courte et la voix de Gabriel résonna dans le téléphone.

- Gabriel Kowalski, à l'appareil ?

- Gabriel, c'est Dorea, dit la jeune femme.

- Dott' ! fit-il avec surprise. Comment vas-tu ?

- Je vais bien, et toi ?

Un soupir s'éleva et Dorea leva les yeux vers le blond qui se tenait contre le chambranle de la porte de leur chambre.

- Je vais bien, répondit le sorcier dans le téléphone.

- Je t'appelle parce que…

- Tu veux convaincre tes amis de rester à New-York, acheva Gabriel.

- Comment…

- Ce qu'il se passe en Angleterre fait la une des journaux ici, Dott', l'interrompit-il de nouveau. Mais, pour le moment, ils ont décidé de rester sur New-York. C'est plus sûr.

Dorea ferma les yeux et laissa échapper une expiration retentissante de délivrance.

Un blanc s'installa entre les deux amis et Drago, fronça des sourcils et fit un signe de tête à l'adresse de Dorea, lui demandant ce qu'il se passait. Dorea secoua le chef pour lui signifier de la laisser tranquille, puis elle reprit la parole :

- Comment vont-ils ?

- Ils vont bien. Du moins aussi bien que leur situation le leur permet. Mais ils sont libres et ont acquis une certaine routine. Donc je suppose qu'ils commencent à s'habituer à la situation. Tes grands-parents ont emménagé dans leur nouvel appartement et ta grand-mère en était ravie.

- Je le suppose, ricana Dorea doucement.

- Cependant… ils se posent beaucoup de question, tu sais…

- Je sais… Hum… dis-leur que je vais bien. Que… que… - elle releva le regard vers Drago – que je suis relativement heureuse.

- Au Manoir Malefoy ?! s'étonna Gabriel.

- Hum… en fait, je n'y suis plus… je veux dire que nous n'y habitons plus.

- Nous ?

- Drago et moi. On… on a emménager ensemble dans une petite maison dans le centre de Londres.

Le mutisme s'installa à l'autre bout du fil. Dorea retenant sa respiration, se demandant quelle serait la réaction de son ami d'enfance face à cette annonce.

- Ta grand-mère et ta tante vont péter un câble, dit-il en se retenant clairement de rire. Mais je suis très content pour vous deux. Pour toi, surtout. Tu le mérite.

- Tu… tu crois ?

- Dott', du peu que j'en ai vu, ce garçon est fou amoureux de toi. Et tu l'es tout autant de lui. Je pense que, malgré le contexte actuel, c'est très bien que vous avanciez dans votre histoire. Vous en ressortirez plus fort.

- Je te remercie.

- Ne me remercie pas trop vite, je vais devoir annoncer la nouvelle à ta famille, et ça, je ne suis pas certain d'en ressortir indemne, répondit-il avec sarcasme.

Dorea eut un mi-sourire amusé.

- Bon… alors… on continue à se tenir au courant ?

- À plus, Dott',

Puis elle éloigna le combiné de son oreille et raccrocha en fermant le clapet.

- Qu'est-ce qu'il te disait ? demanda Drago en croisant ses bras sur le torse.

- Que Daph', Théo, et Blaise restent sur New-York pour le moment.

- Ça j'avais bien compris, dit Drago en levant les yeux au ciel.

- La suite ? fit la jeune femme en haussant un sourcil dubitatif.

Le jeune homme hocha la tête sans cesser de la contempler.

- Ça ne te regarde pas, répondit-elle en haussant les épaules.

- Ça ne me regarde pas ? fit le blond en se redressant sur ses jambes. Pourtant, j'ai compris que vous parliez de moi.

- Ce que tu peux être égocentrique, parfois, souffla Dorea une étincelle joueuse brillant soudainement dans son regard.

Drago s'avança lentement vers elle, toujours assise sur le lit, et s'agenouilla finalement à ses pieds.

- Je peux te faire parler, tu sais ? dit-il le sourire sardonique en saisissant ses baskets qu'il tira pour les enlever sans les délasser.

Dorea, d'humeur soudainement sybarite, étendit ses bras derrière elle pour finalement s'allonger sur le lit, alors qu'il se redressait et monta au-dessus d'elle, l'emprisonnant de ses deux bras de chaque côté de son visage. Ils s'observèrent durant plusieurs minutes, les prunelles grises du jeune homme contre le regard émeraude de la jeune femme.

Drago posa sa main sur sa joue amorçant une douce caresse et rangeant machinalement une mèche de cheveu derrière son oreille. Il s'approcha avec délicatesse d'elle, mais soudainement son expression changea et une grimace de douleur traversa son visage tout comme Dorea. Le jeune homme sortit du lit, roulant sur le côté, se prenant, à l'instar de le rousse, l'avant-bras, la marque des ténèbres les saisissant d'agonie.

Tous deux eurent à peine le temps d'échanger un coup d'œil, que le blond disparut en premier dans un nuage de fumée noire. Dorea attrapa ses baskets et transplana aussitôt avant d'apparaitre devant le portail du Manoir Malefoy.

Drago l'attendait devant, tandis qu'elle remit ses baskets. Puis le portail s'ouvrit, et tout deux longèrent le chemin menant à la porte d'entrée. Sans prononcer le moindre mot, triste constat de l'habitude qui commençait à s'ancrer dans leur quotidien, ils pénétrèrent la demeure et c'est sans réfléchir qu'ils grimpèrent les escaliers de pierre pour se rendre dans le salon du premier étage.

Qu'elle ne fut pas leur surprise lorsque seuls Lucius et Narcissa Malefoy étaient présent. Les deux parents étaient installés face à la cheminée, dans chacun des fauteuils sur le côté de la pièce. Ils tournèrent leur attention vers les deux jeunes gens, lorsqu'ils firent leur entrée.

- Père, mère ? dit Drago intriguée en s'arrêtant à quelque mètre d'eux.

Narcissa Malefoy se leva, deux enveloppes à sa main.

- Où est le maître ? questionna Dorea, prise aussi au dépourvu que le blond.

- Ce n'est pas lui qui vous a appelé, mais Lucius, expliqua la mère de Drago en tendant les deux enveloppes.

Ce dernier était retourné à sa contemplation du feu ronflant dans la cheminée, ignorant délibérément son fils et la rousse.

Dorea vit qu'une enveloppe était indiqué à son nom et un autre, légèrement plus épaisse, adressée à Drago.

La jeune femme, saisit la sienne, le sceau du ministère, apposé dessus. Se doutant de ce qui se trouvait à l'intérieur, mais le cœur légèrement battant, elle ouvrit l'enveloppe pour en sortir une lettre de la main d'elle ne savait qu'elle employé du ministère.

« Chère Miss Artwood,

Conformément à la nouvelle loi sur le Statut de Sang requit pour étudier au collège Poudlard, nous avons le plaisir de vous annoncer que vous remplissez les critères pour poursuivre vos études dans cette prestigieuse école. La rentrée au collège Poudlard se fera le 1er septembre, il est donc obligatoire de vous rendre ce jour-là, sur la voie 9 ¾ à onze heures pour le départ du Poudlard Express. Vous trouverez ci-joint votre billet ainsi que la liste des fournitures dont vous aurez besoin pour cette nouvelle année.

Veuillez agréer, Miss, mes plus sincères salutations.

Épona Wilkinson,

Secrétaire chargée à l'éducation magique,

Ministère de la Magie. »

- Ce n'est pas Poudlard qui envoie les lettres cette année ? questionna Dorea en fronçant des sourcils tout en rehaussant son regard vers la mère de Drago.

- Eh bien, je suppose qu'avec les nouvelles lois, Poudlard n'a plus aucune prise sur les procédures habituelles, répondit Narcissa. Drago ? Est-ce que tout va bien ?

Dorea, suite au ton inquiet de la mère, se tourna vers le blond, qui lui, fixait toujours sa missive d'un air dubitatif. Il releva la tête, lança une œillade anxieuse à Dorea puis se tourna vers Narcissa.

- J'ai été nommé préfet-en-chef, fit-il dans un souffle.

- Quoi ?! s'exclamèrent Narcissa et Dorea de concert.

Lucius Malefoy, interloqué par l'annonce que son épouse et la jeune femme, s'était détourné de la cheminé et observait son fils avec une lueur de fierté. Il se leva lentement de son fauteuil alors que Drago sortait l'insigne de l'enveloppe. Le sigle de Serpentard sous une forme argentée illuminait son visage à travers la pénombre de cette fin d'après-midi.

- Oh Drago ! fit alors Narcissa en se jetant dans les bras de son fils.

Le jeune homme enlaça rapidement sa mère avant qu'elle ne se recule et saisit le visage de son enfant en coupe.

- Nous sommes si fiers de toi, dit-elle légèrement émue. N'est-ce pas Lucius ?

La femme se tourna vers le blond qui esquissa un léger signe de tête. Ce fut cet instant que choisit Bellatrix pour débarquer de la pièce.

- Que se passe-t-il ici ? demanda-t-elle avec humeur.

- Drago a été nommé préfet-en-chef, Bella, annonça sa sœur en lâchant son fils.

Lestrange arriva à la hauteur de son neveu, qui n'hésita pas à la défier du regard, et afficha un sourire un coin.

- En voilà, une bonne nouvelle. Je suppose donc que les recommandations ont été suivies.

- Que veux-tu dire, Bella ? interrogea Lucius durement, qui prit la parole pour la première fois depuis le début de cette conversation.

- C'est évident, non ? Les ordres viennent du maître, et il a fermement exigé à ce que Drago puisse réintégrer l'école pour lui faire des rapports réguliers sur l'activité des élèves. Bien évidemment, les Carrow seront là, mais il est plus facile d'avoir un… - elle pivota de nouveau vers le blond – loup dans la bergerie.

- Les Carrow ? intervint Dorea.

- Oui, les Carrow intégreront l'équipe pédagogique de Poudlard à la rentrée. Et c'est encore officieux, mais Severus sera bientôt nommé directeur. Nous comptons donc sur votre discrétion à tous pour ne rien en souffler à quiconque. Le maître serait très… en colère, si ça venait à se savoir avant l'annonce officielle.

- On va avoir les Carrow comme professeur ?! s'étonna Dorea. Mais dans quelle matière ?

- On ? répéta Lestrange intriguée. Parce que tu crois que tu vas retourner à Poudlard en septembre ? ricana la mangemort en marchant à pas mesurée vers la rousse.

- Je viens de recevoir ma lettre, déclara Dorea en grignant un peu plus le front.

- Ma chérie, tu fais partie de nos rangs à présent, et le maître à besoin de toi et de tes pouvoirs. Tu as prêté serment, je te rappelle et le maître te veux ici, à-son-entière-disposition, murmura Bellatrix, un grand sourire inquiétant s'affichant dorénavant sur son visage émacié.

Elle avait l'air d'exulter au vu de l'expression effrayée de Dorea.

- Tu veux dire que… Dorea ne retournera pas à l'école à la rentrée ? fit Narcissa. Seulement Drago ?

- C'est ce que veut le maître. Cette lettre qu'elle a reçue est simplement pour donner le change auprès du ministère.

- Hors de question que Dorea reste ici, seule et à sa merci, dit Drago abruptement. Je ne retournerai pas à l'école, si elle ne le peut pas.

- Je crois que tu n'es pas en mesure d'imposer quoi que ce soit en ce moment mon cher Drago. Suivez les ordres et tout se passera bien.

Puis Bellatrix opéra un demi-tour et sortit de la pièce pour laisser les Malefoy et Dorea en état de choc.


N'hésitez pas à laisser une review pour me donner votre avis ! Vous pensez que Dorea tiendra le coup sans Drago pour la soutenir ?

À samedi