Harry Potter ne m'appartient pas blablabla...
Lorsque le nom Harry Potter fut proclamé par la Coupe de Feu, un silence lourd emplit la Grande Salle. Tous les regards convergèrent vers lui, certains pleins d'étonnement, d'autres empreints d'envie ou de suspicion. Harry resta immobile, figé dans une sorte de calme qu'il possédait pas.
Il ne ressentait ni incrédulité ni surprise, seulement une lassitude profonde. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait au centre d'une controverse qu'il n'avait pas cherchée. Mais cette fois, les choses était différentes.
Il se composa un visage impassible leva lentement les yeux croisant les regards de ses camarades.
Ses yeux rencontrèrent ceux de Ron, mais ce qu'il y vit n'était pas le soutien habituel. Ron le dévisageait avec colère comme si il avait trahi leurs amitié.
La petite pièce où Harry entra était encombrée de portraits magiques qui observaient la scène avec curiosité, leurs occupants murmurant entre eux. Une grande cheminée allumé propageant une chaleur diffuse. Les trois autres champions étaient déjà là : Cedric Diggory, Viktor Krum, et Fleur Delacour. Tous se tournèrent vers lui en entendant la porte s'ouvrir, mais ce fut le regard de Dumbledore qui frappa le plus Harry.
Dumbledore, habituellement calme et bienveillant, affichait une expression dure, presque accusatrice. À ses côtés se tenaient Igor Karkaroff, élégant mais sournois, et Madame Maxime, imposante et visiblement mécontente. Alastor Maugrey, lui, se tenait légèrement en retrait, observant tout avec ses deux yeux – l'un normal et l'autre magique – qui tournaient sans cesse.
-- "Qu'est-ce qu'il fait là ?!" s'exclama Igor Karkaroff, pointant un doigt accusateur vers Harry. "Un quatrième champion ?! C'est impossible !"
— "Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe," tenta de protester Harry mais sa phrase fut noyée sous le tumulte qui suivit.
— "Comment un gamin à t'il réussi a être le quatrième champion demanda-t-elle d'un ton sec, son accent français accentuant sa colère. "Cela viole les règles ! Ce garçon est beaucoup trop jeune pour participer !"
— "Harry… as-tu mis ton nom dans la Coupe de Feu ?" demanda Dumbledore d'une voix étrangement calme, mais tranchante.
La question frappa Harry comme un coup de fouet. Dumbledore doutait de lui.
— "Non," répondit-il, la voix ferme.
Pourtant, il savait que personne dans la pièce ne le croyait vraiment. Les murmures de méfiance entre les adultes, la posture tendue de Dumbledore… tous semblait l'accuser en silence.
Karkaroff éclata :
— "C'est une farce ! Une tentative d'avantager Poudlard ! Comment pourrait-il en être autrement ?"
— "C'est absurde," intervint Maugrey, sa voix grave et rocailleuse dominant les protestations. "Si quelqu'un a truqué la Coupe pour que Potter y participe, ce n'est certainement pas pour lui donner un avantage."
Tous se tournèrent vers lui, surpris.
— "Expliquez-vous," exigea Karkaroff d'un ton méprisant.
Maugrey, boitant légèrement, s'avança vers la cheminée.
— "Réfléchissez," dit-il en regardant chacun des directeurs. "La Coupe de Feu est un artefact ancien, puissant, et elle ne reconnaît que les contrats magiques absolus. Si le nom de Potter est sorti, c'est que quelqu'un l'a soumis sous de fausses conditions. Il n'y a pas d'accident ici, mais une intention claire."
Il se tourna vers Dumbledore :
— "Albus, tu sais aussi bien que moi que le gamin n'a pas les compétences pour manipuler un objet comme la Coupe. Quelqu'un l'a mis là pour des raisons bien précises. Et je parierais ma jambe en bois que ce n'est pas pour qu'il gagne."
— "C'est une accusation grave," murmura Madame Maxime, bien que son ton semblait indiquer qu'elle était troublée par cette idée.
— "Grave, mais réaliste," insista Maugrey. "Le gamin est jeune, inexpérimenté, et pourtant il est là, lié magiquement à ce tournoi. Il est la cible parfaite pour quelqu'un qui veut semer le chaos."
Harry sentit un frisson parcourir son dos. L'idée que quelqu'un l'ait intentionnellement mis en danger rendait la situation encore plus oppressante.
Un silence pesant s'installa avant que Ludo Verpey, visiblement nerveux, ne prenne la parole.
— "Eh bien, qu'importe comment le nom de Potter a été soumis," dit-il d'un ton jovial qui sonnait faux, "les règles sont les règles. La Coupe de Feu a sélectionné quatre champions, et cela signifie qu'ils doivent tous participer."
— "C'est insensé !" rugit Karkaroff, mais Dumbledore leva une main pour l'interrompre.
— "Les règles sont claires," dit Dumbledore, bien que son regard restât fixé sur Harry. "Si la Coupe a choisi Harry, alors il doit participer."
— "Très bien, alors parlons du tournoi," dit Verpey, se frottant les mains avec entrain. "Champions, écoutez-moi bien. Le Tournoi des Trois Sorciers comporte trois épreuves, conçues pour tester votre courage, votre intelligence et votre compétence en magie. Ces épreuves resteront secrètes jusqu'à leur déroulement, et chaque champion devra y faire face seul."
Cedric, Viktor et Fleur semblaient concentrés, mais Harry, lui, ressentait une boule grandissante d'anxiété dans son estomac.
Verpey continua :
— "Vous serez jugés sur la manière dont vous affronterez les défis, et non simplement sur votre réussite. Les premiers points seront attribués lors de la première tâche, qui aura lieu dans un mois. En attendant, préparez-vous. Vous aurez l'occasion d'améliorer vos compétences et vos connaissances pour ces épreuves."
Quand Verpey eut terminé, Fleur se tourna vers Harry, une lueur de méfiance dans les yeux.
— "Je ne comprends pas," dit-elle d'un ton sec. "Pourquoi toi ? Tu es beaucoup trop jeune. Quelqu'un doit t'avoir aidé."
— "Je n'ai rien fait," répliqua Harry, sentant son sang bouillir. "Je ne veux même pas être là."
Cedric, qui observait la scène avec attention, intervint calmement :
— "S'il dit qu'il n'a rien fait, je le crois. Mais ce n'est pas normal, Harry. Fais attention."
Harry fut surpris qu'il prenne la peine de le défendre.
Viktor Krum, quant à lui, restait silencieux, son expression impénétrable. Mais ses yeux, sombres et perçants, ne quittaient pas Harry.
Alors que les champions quittaient la pièce un par un, Dumbledore posa une main légère sur l'épaule de Harry.
— "Je ne sais pas ce qui se passe, Harry," murmura-t-il, d'un ton sévère, "mais je te conseille d'être prudent. Très prudent."
Ces mots résonnèrent dans l'esprit de Harry alors qu'il quittait la chambre des champions, sentant les regards lourds de méfiance et d'accusation peser sur lui. Plus que jamais, il savait qu'il était seul.
Harry ressentait de la peur face à la volonté d'un ennemie infiltré à poudlard ayant le pouvoir de confondre la coupe.
Il ressentait de la colère contre les élèves qui murmuraient derrière son dos contre Ron qui doutais de lui.
Ron et Hermione ne firent rien pour apaiser ce ressentiment. Ron passa la soirée à lui lancer des regards remplis de reproches ou d'envie. Hermione, bien que moins brutale, semblait incapable de vraiment prendre son parti.
Harry ne chercha pas à s'expliquer davantage.
Harry parcourait les couloirs de Poudlard, son esprit en ébullition. Le Tournoi des Trois Sorciers lui pesait comme un fardeau insupportable. Chaque jour semblait être une lutte, non seulement contre l'angoisse des épreuves mais aussi contre les jugements de ses camarades, les regards accusateurs, et surtout l'éloignement de ses amis.
Il avait tenté de renouer avec Ron, mais les tensions n'avaient fait que grandir.
Ron, jaloux et blessé, refusait de le croire quand Harry affirmait ne pas avoir mis son nom dans la Coupe. Cette rancune, combinée à la solitude imposée par l'événement, avait poussé Harry dans un isolement qu'il ne supportait pas.
C'est lors d'une soirée particulièrement froide, après un échange brutal avec Ron, que Harry sentit qu'un point de non-retour avait été atteint.
~
Dans la salle commune de Gryffondor, le feu crépitait dans l'âtre, projetant des ombres sur les murs de pierre. Harry s'était assis sur l'un des fauteuils près du feu, cherchant un répit après une journée éreintante de préparation pour la seconde tâche. Ses muscles étaient douloureux et son esprit embrouillé. Mais son besoin de calme fut rapidement brisé par l'entrée de Ron.
— Alors, tu t'es trouvé un autre moyen de tricher, Potter ? lança Ron avec une amertume non dissimulée.
Harry serra les poings sur les accoudoirs. Il avait déjà trop supporté.
— Qu'est-ce que tu veux dire, Ron ?
Ron croisa les bras, son visage rougi par la colère.
— Tout le monde sait que tu ne peux pas être là par hasard. Il faut toujours que tu sois le centre de l'attention, hein ? Monsieur "l'Élu", Monsieur "je suis tellement spécial que même la Coupe me choisit".
Harry se leva brusquement. Ses yeux, étincelants de rage, fixèrent son ancien ami.
— Tu crois vraiment que j'ai voulu ça ? Que j'ai envie de participer a un tournoi mortel ? Tu crois que je voulais que tout le monde pense que je suis un tricheur ?
Ron le toisa, son regard dur.
— Peut-être pas, mais tu aimes ça, pas vrai ? Être sous les projecteurs. Tout tourne toujours autour de toi.
Cette remarque fut la goutte d'eau. Une chaleur sombre monta en Harry, une émotion qu'il avait de plus en plus de mal à contrôler ces derniers temps.
— Tu sais quoi, Ron ? dit Harry, la voix froide. J'en ai fini avec toi. Je n'ai pas besoin de quelqu'un qui préfère me poignarder dans le dos plutôt que de me soutenir.
Hermione, qui observait la scène depuis un coin de la pièce, s'avança, l'air bouleversé.
— Harry, arrête ! Vous êtes amis depuis des années, vous ne pouvez pas…
Harry lui lança un regard tranchant, la coupant net.
— Tu veux prendre son parti, Hermione ? Très bien. Mais moi, je n'ai pas besoin de ça.
Il tourna les talons, attrapa sa cape et quitta la salle commune, ignorant les murmures choqués des autres élèves.
~
Errant dans les couloirs sombres de Poudlard, Harry sentit sa colère se dissiper, remplacée par un vide glacial. Il n'avait plus envie de retourner à la tour de Gryffondor, à ces regards accusateurs et à ces disputes sans fin.
Il monta jusqu'à la tour d'Astronomie, le vent glacial fouettait son visage, mais il se sentit presque apaisé en contemplant les lumières scintillantes de Pré-au-Lard, visibles au loin, cela donnaient l'illusion d'une tranquillité qu'il ne possédait guère.
Mais l'apaisement fut bref. Une rage sourde persistait en lui, un sentiment de trahison qu'il ne pouvait ignorer. Plutôt que de retourner dans son dortoir, il se mit à errer dans le château, laissant ses pas le guider sans but précis.
Ses errances le conduisirent dans une aile qu'il ne connaissait pas, une partie du château qu'il n'avait jamais explorée. Une porte entrebâillée, au bout d'un couloir faiblement éclairé, attira son attention.
Il poussa doucement la porte et entra dans une petite pièce poussiéreuse. Elle semblait abandonnée depuis des années. Des étagères croulant sous le poids de vieux livres bordaient les murs, et au centre de la pièce se trouvait une table basse. Sur cette table reposait un objet qui brillait faiblement sous la lumière de la lune.
C'était un grimoire.
La couverture en cuir noir était ornée de gravures complexes, presque vivantes, qui semblaient onduler sous ses yeux. Un titre en lettres dorées se détachait sur la couverture : "Magia Arcana Obscura".
Il tendit la main avec hésitation. Les lettres sur la couverture scintillèrent brièvement avant de se stabiliser.
La pièce semblait s'être figée autour de lui,
Un sentiment inexplicable d'étrangeté s'empara de lui. Harry le sentait, ce grimoire allait changer le cours de son année – et peut-être plus.
À suivre...
Dites moi ce que vous pensez du début s'il vous plait j'accepte toute les critiques !
