Bonjour ! Nouveau chapitre de notre petite aventure (qui n'est pas si petite que ça). La fin commence à arriver rapidement. Je vous laisse profiter.

Pour rappel, la dernière fois le professeur Rogue et June se sont ENFIN embrassés voire plus mdr mais ont été coupés par des détonations dans le château. Que s'est-il passé ?

Bonne lecture ! :)


Irina48 : Merci de ton commentaire ! Ça me fait super plaisir que tu apprécies mon travail. J'espère que la suite te plaira autant !

justeMarianne : Comme d'habitude ton commentaire me fait trop plaisir ! on ne saura jamais ce qu'a dit Victor car cela restera entre eux deux mais je pense que cela devait être sacrément coquin haha


Chapitre 59 : Poufsouffle en danger

Une foule d'élèves et de professeurs étaient regroupés et semblaient fixer avec intérêt quelque chose ou quelqu'un au milieu de la foule. June chercha ses amis du regard et les aperçut d'un côté de l'entrée. Elle fendit la foule pour les rejoindre.

-« Que se passe-t-il ?

-Ah June ! On se demandait où tu étais ! » Fit Edgar avec un sourire.

Elle eut une demie seconde d'hésitation.

-« J'étais…

-En charmante compagnie si on en croit la rougeur de ses joues… » la coupa ironiquement Angelica, qui faisait référence à Victor Krum.

June l'insulta mentalement.

Si tu savais chérie…

Elle l'ignora et reposa sa question initiale.

-« C'était quoi ces cris et ces déflagrations ? »

-Plusieurs élèves de Poufsouffle se sont fait attaquer pendant la nuit. » expliqua Edgar.

-Attaquer ? Mais par qui ?

-Je ne sais pas si « attaquer » est le bon terme mais un élève a apparemment fait exploser la salle commune ainsi qu'un dortoir entier. » explicita Angelica.

-« Quel élève ?

-Justement, on ne sait pas. De ce qu'on dit, c'est l'un des deux qui s'est fait toucher par un maléfice cuisant l'autre jour.

-Je croyais que les deux élèves en question dormaient à l'infirmerie…

-Le plus atteint oui mais le deuxième je crois que Mrs Pomfresh l'a laissé sortir ce matin.

-On a aucune idée de son identité ?

-Si maintenant si. Regarde » fit Edgar en désignant la foule derrière elle.

Elle se retourna. Le professeur Dumbledore et Severus Rogue s'entretenaient de manière animée sur un sujet qui avait tout l'air fâcheux et, à leur côté, le professeur Chourave et le professeur McGonagall soutenaient par les bras un garçon que June reconnut immédiatement. Il s'agissait de Cédric Diggory.

Le jeune homme avait les yeux à demi ouverts et les joues rouges. Il paraissait avoir beaucoup de difficultés à respirer. Les deux femmes avaient du mal à le soutenir car le jeune homme était plus grand qu'elles et assez bien bâti. Elles le reposèrent au sol et le professeur Chourave lança un Levicorpus pour le transporter à l'infirmerie sans peine cette fois.

Le cortège passa devant les trois serpentards. June suivit Cédric des yeux. Il avait vraiment l'air mal en point. Elle détourna les yeux du jeune homme pour les poser sur des Poufsouffles en train de pleurer en regardant leur camarade aller à l'infirmerie dans cet état.

Elle les dévisagea un à un, en tentant de comprendre ce qu'il s'était véritablement passé dans leurs dortoirs. Les préfets de chaque maison demandèrent à tous de regagner leurs dortoirs. June haussa les épaules, après tout, les informations circuleraient vite dans une école comme Poudlard. Elle en apprendrait sûrement plus dès le lendemain matin.

Sur le chemin pour se rendre aux cachots, ils croisèrent le professeur Rogue qui en revenait déjà, les bras chargés de potions, qu'il allait certainement déposer à l'infirmerie. Le regard de June s'aimanta un instant à celui du sombre sorcier. Les onyx de l'homme étaient intenses mais son visage resta impassible. Il accéléra le pas et June détourna les yeux au moment où il arriva à la hauteur de leur groupe. L'air qu'il déplaça en marchant, arriva jusqu'à elle. Cela la fit frissonner.

T'es vraiment atteinte ma pauvre fille. Se dit-elle intérieurement.

Ils arrivèrent à la salle commune des verts et argents et chacun partit regagner son lit.

Une fois dans ses draps, June ne put s'empêcher de repenser à ce qui avait été interrompu entre eux par ce drame.

Elle n'en revenait pas d'avoir été aussi loin avec son professeur mais ne le regrettait pas. Elle toucha distraitement ses lèvres qui la picotaient encore de leurs efforts violents.

Ça avait été bon. Bien plus que tout ce qu'elle avait pu vivre dans sa vie. Severus Rogue devait être un amant exceptionnel mais June n'était pas dupe. Après la fougue qui les avait embarqués tous les deux, les séparant au dernier moment alors qu'ils allaient sombrer ensemble dans un voyage de sensations et de plaisir, elle se doutait bien que son professeur allait, encore une fois, regretter.

Si June était parfaitement honnête, elle n'était pas sûre que faire ce qu'ils avaient fait était une bonne idée. Déjà parce que Rogue risquait d'être renvoyé si cela s'ébruitait et qu'elle même pourrait subir une exclusion de Poudlard. De cela il en était hors de question.

A force de réfléchir, la fatigue se fit sentir et les yeux de la jeune femme se fermèrent progressivement.


Le lendemain, quand June arriva dans la Grande Salle, tout le monde ne parlait que de Cédric Diggory et il ne fallut pas longtemps pour savoir, avec quelques exagérations néanmoins, ce qu'il s'était réellement passé la veille, dans les dortoirs des Poufsouffles.

Ainsi, le jeune homme avait eu, semblait-il, un comportement bizarroïde depuis l'attaque. Malgré cela, l'infirmière, n'ayant repéré aucun autre symptôme chez lui et ayant du travail par-dessus la tête, l'avait autorisé à quitter l'infirmerie.

Pendant la nuit, le jeune homme avait commencé à délirer dans son sommeil, réveillant ses camarades de chambre par ses cris. Ceux-ci avaient tenté, par tous les moyens possibles, de le réveiller. Le jeune sorcier s'était levé d'un coup, les yeux dans le vague et s'était débattu férocement contre ses camarades en leur envoyant des sortilèges particulièrement violents, qui avaient fini par faire exploser leur chambre à coucher, réveillant au passage l'ensemble des élèves de sa maison. Ils s'étaient enfuis de leurs dortoirs et certains élèves étaient partis réveiller leur directrice de maison, Mrs Chourave, la prévenant de ce qu'il se passait dans leur salle commune. D'autres, plus courageux, avaient tenté d'arrêter le sorcier mais celui-ci était puissant pour son âge et semblait dans un état d'inconscience complet. La professeur de botanique était heureusement arrivée rapidement et avait réussi à lui lancer un sortilège de saucissonnage qui l'avait envoyé à terre.

En s'approchant, elle avait constaté que le jeune préfet n'était évidemment pas dans son état normal et qu'il ne se réveillait toujours pas. Pire, il se débattait furieusement contre les liens qui lui enserraient le corps.

La professeur avait demandé à la préfète restante d'emmener les élèves à l'abris en dehors de la salle commune et d'appeler à l'aide le directeur et les autres professeurs. Ceux-ci étaient arrivés à toute vitesse, Rogue le dernier. La suite, June la connaissait, car elle se trouvait dans le hall d'entrée à ce moment-là.

Depuis que le jeune homme était à l'infirmerie, personne n'avait eu de ses nouvelles, mais les cernes sous les yeux des professeurs présents à table et l'absence de l'infirmière au petit déjeuner, les renseignèrent suffisamment pour comprendre que la situation était grave et loin d'être réglée.

Ce qui inquiétait aussi l'ensemble des occupants du château était que la troisième épreuve du Tournoi des trois sorciers approchait à grands pas. Et sans le quatrième champion, l'épreuve ne pourrait se faire, selon le règlement de la coupe de feu, ce qui était inimaginable.


Deux jours plus tard, June se rendait à l'extérieur du château pour se dégourdir les jambes. Elle n'avait pas fait d'exercice depuis longtemps et supportait mal son état de sédentarité, aggravé d'une consommation de tabac qui n'avait jamais été aussi importante. Outre l'ambiance morose du château, June se sentait à fleur de peau. Ses nuits étaient agitées et peuplées de rêves absolument inconvenants qui faisaient participer un homme activement, toujours le même. Elle n'avait déjà pas un sommeil très profond en ordre général mais là, la jeune femme se sentait épuisée. Elle détestait se sentir aussi frustrée et cela s'était empiré depuis que son corps et ses lèvres avaient été en contact de son professeur. Elle se rêvaillait souvent en pleine nuit en sueur, le cœur battant la chamade, un désir irrépressible lui tordant l'estomac. Elle ne savait pas s'il était dans le même état qu'elle mais cela était tout bonnement insoutenable.

Arrivée devant la grande porte, une voix retentit derrière elle, alors qu'elle allait pousser le battant en chêne.

-« June ! Attend ! »

Elle se retourna et vit la préfète des Poufsouffles, dont elle ne se rappelait plus le nom, venir vers elle, une lettre à la main.

-« Dumbledore m'a demandé de te donner ça. » lui dit-elle en lui donnant la lettre.

June prit l'enveloppe et l'ouvrit sans attendre.

June,

J'aimerais que tu te présentes à l'infirmerie dès que tu recevras ce message.

Albus Dumbledore,

Directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard

June haussa un sourcil.

Elle était surprise et ne voyait pas pourquoi le vieux mage lui demandait de venir aussi rapidement.

Elle remercia la préfète d'un signe de tête et rebroussa chemin en soupirant.

Quelques minutes plus tard, elle poussa la porte de l'infirmerie et s'arrêta net. Quelques professeurs étaient là, entourant le lit de Cédric Diggory.

Elle se fit violence pour ne pas regarder le sombre professeur qu'elle voyait dans son regard périphérique. Elle ne l'avait pas vu depuis plusieurs jours. Il était en retrait des autres membre du corps professoral et s'appuyait sur un mur. Elle sentit son regard sur elle, quand elle s'avança dans la pièce.

-« Ah June ! Te voilà ! » fit Dumbledore dans un faible sourire qui laissait entrevoir sa fatigue.

June hocha la tête et attendit qu'il lui explique la raison de sa convocation en ces lieux. Son regard partit observer le Poufsouffle qui était vraiment dans un sale état. Ses lèvres étaient craquelées et il transpirait abondement. De temps à autre, il poussait un gémissement de douleur mais demeurait totalement inconscient. Par mesure de sécurité, les professeurs avaient tout de même décidé de l'attacher au lit à l'aide de liens enchantés pour éviter que le même drame ne se reproduise une nouvelle fois.

June se fit interrompre dans sa contemplation quand le directeur prit enfin la parole.

-« Comme tu le vois, June, l'état de ton camarade est préoccupant.

-C'est ce que je constate effectivement monsieur. » Acquiesça June en reportant son regard sur le vieil homme.

-« Madame Pomfresh ici présente a fait son maximum depuis deux jours pour le soigner mais rien n'y fait. Il semblerait que le maléfice qui l'a atteint pendant l'attaque de Pré-au-lard soit particulièrement puissant. »

June hocha la tête une nouvelle fois.

-« Puis-je vous demander monsieur le directeur quelle est la raison de ma convocation en ces lieux ? » finit-elle par demander, lasse d'attendre une explication qui ne venait pas.

Le vieux mage la regarda fixement avant de répondre.

-« J'aimerais s'il te plait que tu l'examines devant moi. »

June haussa un sourcil.

-« Je ne suis pas médicomage monsieur. Je pense que Madame Pomfresh a déjà fait tout ce qu'il…

-Fais-le s'il te plait et ne discute pas. » la coupa-t-il.

June plissa les yeux en l'observant avec un mélange de curiosité et de méfiance.

Que cherche-t-il exactement ?

Elle finit par obéir et contourna le vieux mage. Sous les yeux de tous les professeurs réunis, elle s'approcha de Cédric.

Elle commença par l'observer puis s'assit sur le lit du Poufsouffle avant d'avancer sa main pour tourner délicatement sa tête sur les côtés. Le cou n'avait rien, mais le jeune homme était brûlant.

June pressa son pouce contre la pulpe de sa lèvre inférieure pour lui faire ouvrir doucement la bouche. Sa langue était sèche comme un désert.

Elle fronça les sourcils, commençant à comprendre pourquoi le directeur l'avait faite venir ici.

Elle ne s'interrompit pas dans son observation et écouta à l'oreille la respiration du jeune homme qui était sifflante à souhait. Elle pinça les lèvres. Il ne lui restait qu'une seule chose à vérifier.

Elle se leva et retira le draps du jeune homme, tout en le laissant sur son bas ventre pour respecter son intimité. Elle approcha son visage de son abdomen en le retournant un peu sur le ventre, elle tomba sur ce qu'elle cherchait.

Une toute petite marque, pratiquement invisible pour quelqu'un qui passait rapidement son regard par-là, se trouvait au niveau de l'arrière de son flanc. June se redressa tout-à-fait et remit en place le drap sur le corps du jeune sorcier.

Le visage pensif, June resta un moment à contempler le Poufsouffle avant de se retourner vers le vieux mage blanc qui la dévisageait, impassible.

-« Tu comprends maintenant pourquoi je t'ai convoquée. »

June hocha la tête, elle chercha à savoir ce que le vieil homme insinuait au fond.

-« Effectivement, c'est plutôt clair à présent.

-Je ne vais pas y aller par quatre chemins June. Ce sortilège ressemble à s'y méprendre à celui que tu avais lancé à Igor Karkaroff en début d'année.

-Oui.

-Tu m'avais dit que tu l'avais inventé toi-même. Pourrais-tu me dire si tu l'as appris à quelqu'un d'autre ?

-Non pas que je sache. Je ne partage que rarement les sortilèges que j'invente. Tous ne sont pas faits pour tomber entre de mauvaises mains.

-Donc en résumé, tu es la seule à connaître ce sortilège, c'est bien ce que tu es en train de me dire ?

-Eh bien c'est ce que je pensais jusqu'à aujourd'hui. Mais à l'évidence ce n'est pas le cas monsieur.

-June je vais te poser une seule fois la question et j'aimerais que tu y répondes avec honnêteté."

June savait très bien ce qu'il allait lui demander. Aussi elle ne fut pas surprise de l'entendre.

-« Est-ce toi qui a lancé ce sortilège à Cédric Diggory ? »

June ne put pourtant retenir un rire en l'entendant lui poser la question.

-« Non professeur. Je n'en suis aucunement responsable.

-Il n'y a strictement rien de drôle, Revali. » Grinça Rogue en lui lançant un regard noir.

June le fixa un instant. Son regard était intense mais froid.

-« Oh ce n'est pas de l'amusement chers professeurs, mais je pensais que la réponse était évidente. Pourquoi par Merlin, irais-je lancer un tel maléfice sur Cédric Diggory ?

-Je ne sais pas jeune fille, une querelle entre deux étudiants est vite arrivée. Ou bien tu le lui as jeté en pensant atteindre un mangemort pendant l'attaque, je ne sais pas, mais c'est forcément le cas. » fit Dumbledore d'une voix calme.

-« Eh bien, désolée mais non. La dernière fois que j'ai lancé ce maléfice remonte à la fois où Igor m'a piégée dans les cachots.

-Alors peut-être n'est-ce pas le même sort ? » intervint Minerva qui ne pensait pas son élève coupable.

June fit une moue peu convaincue.

Rogue avança d'un pas vers eux.

-« Si vous me permettez, Albus, je pense qu'il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.

-Que propose-tu Severus ? Du véritasérum ? Un contrôle de sa baguette ? » Demanda le directeur.

-Je pensais plus au contre sortilège du sort qu'elle a inventé. Si cela fonctionne nous sauront que c'était bien le même sortilège. »

Il plongea son regard dans celui, hétérochrome, de June.

-« Bien que rien ne me fasse plus plaisir que d'utiliser du véritasérum sur Miss Revali. » Ajouta-t-il d'une voix doucereuse.

La jeune femme haussa un sourcil et soutint son regard. Son cœur s'accéléra malgré elle. Il la provoquait mais ce n'était pas le moment. Elle finit par détourner ses yeux pour les faire retomber sur le corps inanimé du Poufsouffle.

Elle pinça les lèvres. Elle s'appuya de ses deux mains sur la grille formant le pied du lit.

Comment cela était possible ? Elle en était sûre. Il s'agissait de son sortilège. Mais elle ne l'avait divulgué à personne et les seuls écrits retraçant ses recherches à ce propos se trouvaient bien en sécurité dans la salle sur demande.

Plongée dans ses réflexions, elle ne vit pas que cela faisait plusieurs minutes que les autres sorciers de la pièce l'observaient fixement, attendant qu'elle agisse. Elle paraissait franchement déroutée, ce qui n'était pas habituel chez la jeune femme, toujours sûre d'elle.

Albus fit un pas vers elle pour la sortir de ses pensées.

-« Miss ? »

June lui jeta un œil avant de soupirer.

Elle regarda fixement le patient et commença alors à murmurer les incantations à voix basse. Comme au début de l'année avec Karkaroff, d'épaisses veloutes de fumée noires se dégagèrent de son corps et, bientôt, les sorciers eurent du mal à se distinguer dans le brouillard. Le jeune homme commença alors à convulser dans son lit et à pousser des cris de douleur.

Mme Pomfresh fit un pas en avant pour aller le soutenir mais June lui barra le passage d'un bras. L'infirmière fronça les sourcils et regarda le vieux directeur qui lui fit comprendre d'attendre un peu.

Soudain la brume se dissipa et le corps du Poufsouffle cessa de convulser. Les sorciers et sorcières de la pièce s'approchèrent, attendant la sentence.

Sans surprise, les yeux du jeune homme papillonnèrent quelques instants puis s'ouvrirent. Il cligna des yeux plusieurs fois et fronça les sourcils en distinguant les visages inquiets de ses professeurs.

Il tenta d'ouvrir la bouche mais elle était si sèche qu'il ne réussit pas à dire le moindre mot.

June baissa son bras et l'infirmière se précipita à son chevet pour le redresser un peu et lui donner à boire.

Le jeune homme grimaça de douleur.

Pendant que les occupants de la pièce le rassuraient, June se détourna et disparut discrètement pour aller réfléchir. Elle avait été si discrète, que quand Dumbledore et Rogue se tournèrent vers elle pour lui demander des explications, elle n'était plus là.

Ils sortirent rapidement de l'infirmerie pour la rattraper, pensant qu'elle s'était enfuie. Mais quand ils poussèrent la porte de la salle de soins, ils la virent en train de faire les cent pas dans le couloir.

Au comble de l'horreur, les deux professeurs s'aperçurent qu'une cigarette se consumait entre son index et son majeur.

-« Miss Revali, il est absolument interdit de… » commença le vieux mage.

-« Taisez-vous ! Je réfléchis. » lui intima la jeune femme d'un ton agacé.

Si le vieil homme fut surpris de sa façon de lui parler il ne fit aucun commentaire. Rogue lui lança un regard outré mais le mage lui intima d'attendre un peu avant de réagir.

Au bout d'environ cinq allers-retours, la jeune femme pila net.

-« Oui… je ne vois que cette explication… Ce n'est pas possible autrement… »

Le vieux mage se risqua alors à prendre la parole.

-« Miss ? »

June l'interrompit une nouvelle fois d'un signe de la main, les sourcils froncés. Elle tira une énorme bouffée de sa cigarette avant de recracher la fumée d'un air fermé.

Enfin, elle releva la tête et les regarda chacun à leur tour.

-« Je ne suis pas celle qui a jeté le sortilège sur Cédric professeurs, vous devez me croire. »

Le mage blanc l'observa un moment.

-« Je veux bien vous croire miss, mais quelle autre explication avez-vous à nous fournir ?

-Je ne sais pas comment, je ne sais pas qui, mais je pense que… l'on me l'a volé à mon insu. Pourtant mon carnet retraçant mes inventions est encore en place, je l'ai vu ce matin.

-Et par quel moyen, dans ce cas, a-t-on pu vous le voler ? » Demanda Dumbledore.

-« Je ne peux l'affirmer, monsieur le directeur, mais je pense que la personne qui m'a lancé un Oubliettes n'est pas étrangère à cette histoire. »

Dumbledore passa sa main le long de sa longue barbe et hocha la tête. Si cette histoire était vraie, c'est que la situation était encore plus grave qu'il ne le pensait. Et au fond de lui, il ne croyait pas non plus la serpentard coupable.


J'espère que ça vous a plu ! ;)

A la prochaine !