9-1-1 est une série télévisée américaine créée par Ryan Murphy, Brad Falchuk et Tim Minear. L'histoire et les personnages de bases ne m'appartiennent pas et je ne fais que les réutiliser sans en tirer bénéfice.

Cette fanfiction est publiée sur Wattpad et AO3.

Certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes.

Balises : BxB, histoire d'amour, fêtes de noël, père noël….

*911-118-118-911*

La boutique enchantée

Les flocons tombaient doucement sur la petite ville de Silver Pines, couvrant les trottoirs d'une fine couche scintillante.

C'était le genre de lieu où chaque coin de rue ressemblait à une carte postale : des guirlandes lumineuses accrochées entre les lampadaires, des vitrines décorées de fausse neige et de rubans rouges, et une place centrale dominée par un sapin géant illuminé.

L'air était froid, mais chargé d'une chaleur indéniable, celle des fêtes, des sourires échangés et de la promesse d'un Noël parfait. Les flocons descendaient en une danse lente, couvrant les rues de Silver Pines d'un manteau blanc immaculé.

Eddie Diaz, emmitouflé dans un manteau épais, avançait d'un pas mesuré, une main protectrice posée sur l'épaule de son fils, Christopher. La ville dégageait une atmosphère qu'Eddie ne connaissait que dans les films : un mélange d'intimité et de chaleur, malgré le froid mordant.

Chaque maison avait sa décoration, chaque lampadaire sa guirlande lumineuse.

Au centre de la place, un sapin majestueux, paré de lumières clignotantes, illuminait les visages des passants. Eddie ne pouvait nier que quelque chose ici lui semblait… apaisant.

– C'est comme un vrai Noël, papa, murmura Christopher, le regard émerveillé fixé sur les vitrines scintillantes.

Eddie sourit.

Si quelqu'un méritait un peu de magie, c'était bien son fils. Après tout ce qu'il avait traversé… après tout ce qu'ils avaient traversé.

Silver Pines était bien loin d'El Paso, et du Texas, où il avait grandi. Là-bas, Noël était souvent une affaire compliquée, étouffée par les non-dits familiaux et le poids des traditions imposées.

Ici, chaque maison avait sa décoration, chaque lampadaire sa guirlande lumineuse. Au centre de la place, un sapin majestueux, paré de lumières clignotantes, illuminait les visages des passants. Eddie ne pouvait nier que quelque chose ici lui semblait… apaisant.

Le Texas n'avait jamais été facile pour Eddie.

La perte de Shannon, sa femme, dans cet accident tragique, avait laissé un vide qu'il s'efforçait encore de combler. La douleur d'expliquer à Christopher pourquoi sa mère ne rentrerait plus jamais à la maison. La culpabilité de ne pas avoir été là pour empêcher l'accident. Et par-dessus tout, les disputes constantes avec ses parents.

Ils n'avaient jamais été d'accord sur la façon dont Eddie élevait Christopher. Son père le trouvait trop laxiste, sa mère trop distant.

Tu devrais revenir vivre ici, disaient-ils encore et encore.

Mais à chaque fois qu'il cédait, il se retrouvait pris dans un tourbillon de jugements, où rien de ce qu'il faisait ne semblait suffisant.

Alors, quand le poste d'enseignant dans une petite école de Silver Pines s'était présenté, cela avait semblé être une bénédiction. Un moyen de fuir le poids des attentes. Et surtout, un moyen d'offrir à Christopher une vie plus stable.

– Cette ville est vraiment parfaite, papa, dit Christopher, sa voix tirant Eddie de ses pensées. On ne doit jamais repartir.

Eddie rit doucement.

– Peut-être que pour une fois, tu as raison, mijo.

Ils marchaient vers la maison de son abuela, où ils étaient attendus pour un dîner en famille. Pepa, sa tante, avait été ravie d'apprendre qu'Eddie s'installait ici. Elle l'avait encouragé, l'avait rassuré.

Ici, tu pourras respirer, Eddie. La famille t'aidera, mais à ta manière, pas la leur.

Eddie était reconnaissant de ce soutien. Sa abuela et sa tia Pepa représentaient une ancre dans un océan d'incertitudes.

En traversant la rue principale, Eddie remarqua une boutique étrange, nichée entre une librairie et une pâtisserie. Ses vitrines brillaient d'un éclat presque surnaturel, reflétant des décorations en or et en argent, des jouets en bois et des boules de neige miniatures, et une enseigne en bois peint indiquait : «Le Refuge de Noël».

Christopher s'arrêta net, ses yeux brillant de curiosité.

– Papa, regarde ça ! On peut y aller ? Juste cinq minutes ! cria Christopher, tirant sur la manche de son manteau.

– Tu veux y entrer ? demanda Eddie avec un sourire.

Christopher hocha frénétiquement la tête.

Il était difficile de lui refuser quoi que ce soit, surtout quand ses yeux brillaient ainsi, comme deux étoiles. Eddie poussa la porte, une clochette annonçant leur arrivée dans un tintement joyeux.

L'intérieur était un véritable trésor.

Des guirlandes lumineuses suspendues au plafond créaient une ambiance tamisée et chaleureuse. Des étagères débordaient de jouets anciens : trains en bois, poupées en porcelaine, soldats de plomb.

Chaque recoin semblait raconter une histoire.

Au centre de la pièce trônait un énorme globe de neige, avec un petit village enneigé à l'intérieur. Eddie pouvait jurer qu'il avait vu les lumières du village clignoter.

Christopher, quant à lui, avait déjà couru vers un stand rempli de petits carrousels musicaux. Il tourna un bouton, et une douce mélodie de Noël emplit la pièce.

– Magnifique, n'est-ce pas ? lança une voix chaleureuse derrière eux.

Eddie se retourna, rencontrant le regard bleu le plus perçant qu'il ait jamais vu.

L'homme qui se tenait là portait un pull rouge orné de motifs hivernaux, un tablier de cuir comme un artisan, et un sourire qui semblait illuminer la pièce tout entière. Il avait des mèches blondes légèrement ébouriffées et une présence magnétique.

– Je suis Buck, le propriétaire. Vous devez être nouveaux en ville. Je connais à peu près tout le monde ici.

Eddie hocha la tête, un peu pris de court.

– Eddie, et voici mon fils, Christopher.

– Salut, Christopher, dit Buck avec un sourire complice. Tu as trouvé quelque chose qui te plaît ?

Christopher hocha vigoureusement la tête, tenant un petit carrousel dans ses mains.

– C'est magnifique ! Mais… comment ça fonctionne ?

Buck s'accroupit, prenant le carrousel avec douceur.

– Celui-ci ? Il a une petite histoire, tu veux l'entendre ?

Christopher acquiesça avec enthousiasme, et Eddie ne put s'empêcher de sourire. Il observa Buck raconter une légende autour du carrousel, captivant son fils. Il y avait une sincérité chez cet homme qui le désarmait complètement.

Eddie passa plus de temps qu'il ne l'avait prévu dans la boutique. Buck semblait avoir une anecdote ou une légende pour chaque objet, et même Eddie, pourtant sceptique, se laissa emporter par l'ambiance. À chaque mot, il sentait le poids de ses préoccupations s'alléger un peu.

Tandis que Christopher explorait la boutique, Eddie échangea quelques mots avec Buck, qui semblait sincèrement intéressé par ce qui les avait amenés à Silver Pines.

Eddie hésita un instant avant de répondre, mais il finit par se confier.

– Je voulais un nouveau départ, dit-il simplement. El Paso était... trop compliqué.

Buck hocha la tête, comme s'il comprenait sans avoir besoin de plus d'explications.

– Cette ville a une façon de faire oublier les soucis, dit-il en souriant. Elle a une sorte de magie, je suppose.

Eddie leva un sourcil.

– De la magie ? Vous êtes sérieux ?

– Complètement, répondit Buck avec un clin d'œil.

Quand ils quittèrent finalement la boutique, Christopher tenait dans ses bras une petite boule à neige offerte par Buck.

– Reviens quand tu veux, dit Buck à Eddie, son sourire illuminant la rue enneigée.

Eddie répondit par un hochement de tête, une chaleur inattendue se répandant dans sa poitrine. Eddie se sentit curieusement léger, comme si une partie de son cynisme avait fondu dans la chaleur de l'endroit. Peut-être que Silver Pines avait plus à offrir qu'il ne l'avait imaginé.

La veille quand ils étaient arrivé en ville, Maddie et Chimney, leurs voisins, les avaient accueilli avec des biscuits faits maison et des blagues faciles. Puis, ils avaient rencontré Athena, le shérif, patrouillait en saluant tout le monde avec une autorité bienveillante, tandis que Bobby, le boulanger, les avait convaincu de goûter une de ses fameuses tartes aux pommes. Hen, la médecin de la ville, leur avait proposé de passer pour un check-up gratuit, un sourire franc sur son visage.

Malgré lui, Eddie sentait qu'il pourrait vraiment construire une vie ici. Mais ce qui restait gravé dans son esprit, c'était la boutique de Buck et le regard émerveillé de Christopher. Il y avait quelque chose de spécial dans cet endroit… et dans cet homme.