L'univers de Harry Potter ne m'appartient pas...
Harry entra dans la taverne "Le Gobelin Enivré" avec un air fatigué, sa baguette rangée dans son holster, ses yeux scrutant les environs à la recherche de ses alliés. La taverne était silencieuse. Les tables étaient vides. Quelques bougies vacillantes diffusaient une lumière pâle, projetant des ombres dansantes sur les murs de pierre.
Au fond de la salle, derrière le comptoir, Grindelwald se tenait debout, observant pensivement une bouteille de whisky qu'il n'avait pas encore ouverte. À côté de lui, Lucien et Erwan étaient assis autour d'une table, l'air préoccupé. Ils semblaient soulagés de voir Harry revenir.
"Harry, enfin," dit Lucien en se levant légèrement, ses yeux fouillant son visage. "Tu as réussi ?"
Harry hocha la tête lentement, avant de s'avancer vers la table. "C'est fait. L'île est désormais complètement invisible aux Moldus. La magie est en place. Nous pouvons y retourner à tout moment, mais personne ne pourra la trouver sans le portail."
Grindelwald leva son regard vers lui, un léger sourire qui se dessina sur ses lèvres. "Bien joué, Harry. Nous pourrons y établir un véritable sanctuaire maintenant. Mais où sont les autres ?"
"Théodore est parti," expliqua Harry en se posant sur une chaise à côté d'Erwan. "Il part à la recherche de survivants. Il est bien déterminé à ne laisser personne derrière."
"Une tâche difficile," murmura Erwan, les mains jointes sur la table. "Beaucoup ont disparu, et ceux qui sont encore là sont sûrement cachés dans des coins sombres. Je doute qu'il en trouve beaucoup, mais il doit essayer."
Lucien soupira, secouant la tête. "Je n'arrive pas à croire qu'il n'y ait presque aucune autre trace de sorciers vivants dans cette réalité. Que se passe-t-il avec le monde magique ici ?"
Grindelwald se tourna vers Lucien, une lueur de réflexion dans ses yeux. "Ce monde est brisé. Les sorciers de cette réalité ont été massacrés."
Harry posa une main sur la table, son regard se durcissant. "Nous devons trouver ceux qui ont survécu et les protéger, ou l'histoire se répétera encore et encore. La question, c'est comment ?"
La taverne était toujours aussi déserte. Les murs semblaient se resserrer autour d'eux, comme si l'endroit lui-même les observait, en attendant la prochaine étape de leur aventure. Mais aucun d'eux ne semblait vouloir parler de ce qu'ils allaient faire ensuite. Leur mission était trop lourde, et la solitude du Gobelin Enivré les rendait encore plus conscients de la gravité de la situation.
Harry, tout en observant la pièce, se leva lentement et s'approcha du comptoir. "Nous avons besoin de plus d'informations, mais aussi de plus de force."
Harry se tenait dans le sous-sol de la taverne, entouré de murs blancs éclatants sous l'éclairage des torches. Le sol, en pierre lisse, résonnait sous ses pas alors qu'il observait la structure qui allait devenir le cœur de leur nouvel accès au monde magique, le portail. Il avait soigneusement choisi cet endroit, à l'abri des regards, dans la profondeur du bâtiment. Un espace spacieux, parfait pour l'implantation du dispositif magique.
Au centre de la pièce, un carré aux bords nets, mesurant deux mètres de haut pour un mètre et demi de large, se dessinait dans l'air. L'énergie magique semblait se matérialiser autour de lui, un tourbillon d'étincelles violettes et argentées qui lévitaient autour de la forme. Le portail était à la fois imposant et étrange, son fond blanc semblait vide, comme une béance entre les dimensions, ne permettant aucune vision de ce qui se cachait derrière. Pourtant, l'aura qu'il dégageait témoignait de sa puissance. Il était créé pour connecter les mondes, un lien entre l'île ensorcelée et ce monde-ci.
Harry prit une profonde inspiration et se tourna vers Grindelwald, qui observait attentivement le processus. Erwan et Lucien, eux, étaient en retrait, les yeux brillants d'une curiosité palpable.
« Ce portail... » commença Grindelwald, ses yeux fixant l'ouverture sans fond. « Tu as réussi à le stabiliser ? »
Harry hocha la tête. « Oui. Mais il reste encore quelques ajustements à faire. Si nous voulons qu'il soit sûr, il doit être bien entretenu. Je compte sur toi pour surveiller sa stabilité. »
Grindelwald acquiesça sans un mot, tandis qu'Harry se concentrait sur l'étape suivante. Il leva sa baguette, et la lumière magique sembla se concentrer en elle. Il prononça des paroles anciennes, celles qu'il avait trouvées dans les archives oubliées, celles d'Arcturus. Le sortilège vibra dans l'air, et une onde d'énergie se diffusa autour du portail, renforçant son pouvoir.
Les bords du portail commencèrent à émettre une lumière bleutée, et l'espace au centre se déformait, se distordant comme une vision floue, pour se stabiliser lentement.
« Voilà, » murmura Harry, satisfait de son travail. « Le portail est maintenant actif. Ceux qui sauront comment l'utiliser pourront voyager entre ce monde et l'île. Mais il y a des précautions à prendre... »
Lucien, curieux, qui s'était approché posa une question. « Et les Moldus ? Comment les empêcherons-nous d'y entrer ? »
Harry sourit légèrement. « Ils ne pourront même pas s'en approcher. Le sort que j'ai utilisé fait en sorte que seul un sorcier puisse franchir ce portail. Les Moldus en seraient incapables ou mourront en essayant. »
Il s'éloigna alors, jetant un dernier regard vers le portail en lévitation. Le premier pas vers la sécurité était accompli, mais ce n'était que le début. Le monde magique, ce monde qui avait été dévasté, serait à présent sous leur contrôle.
Le vent soufflait doucement à travers les petites fenêtres du sous-sol, et Harry savait que leur combat pour la survie du monde magique ne faisait que commencer.
Harry et Erwan se tenaient sur le sommet d'une colline, scrutant l'horizon. L'île, autrefois petite et isolée, était désormais un véritable territoire immense. L'air était frais, porteur d'une brise légère, et tout autour d'eux, l'immensité de l'île s'étendait. Les vastes forêts touchaient l'horizon, les montagnes bordaient la mer infinie qui semblait ne jamais s'arrêter. Des vallées profondes, des plaines d'herbes hautes, des rivières sinueuses se dessinaient sous leurs yeux. C'était un paysage spectaculaire, mais aussi une zone qui devait être cartographiée avec précision. Le travail qui les attendait serait ardu, mais essentiel pour leur plan.
« C'est énorme, » murmura Erwan, les yeux écarquillés face à la grandeur du paysage. « Nous allons avoir du mal à tout explorer en une seule fois. »
Harry, tenant une carte vierge, hocha la tête. « Oui, mais chaque coin de l'île doit être cartographié. On ne sait jamais ce qui pourrait se cacher dans ces étendues. L'agrandissement a pu créer des anomalies, des espaces magiques non détectés. Et je veux m'assurer qu'il n'y a pas de zones potentiellement dangereuses. »
Erwan, tenant son propre carnet de notes et une plume enchantée, s'apprêtait à prendre des mesures. « On divise l'île en sections ? »
Harry acquiesça. « Oui, commençons par la région centrale, puis on se dirigera vers les extrémités. On doit aussi marquer les points d'intérêt : les zones stratégiques, les rivières, les forêts denses. Il faudra des repères visuels pour chaque secteur. »
Erwan sourit, conscient du défi à venir.
Les deux compagnons prirent leurs balais, s'envolant au-dessus de la colline, l'air frais fouettant leurs visages. Harry tenait fermement la carte, déjà tracée de lignes grossières qui indiquaient les grandes sections de l'île. Erwan avait son carnet à la main et une baguette pour ajouter des annotations magiques en temps réel.
La première tâche fut de cartographier les forêts environnantes. Ils survolèrent les cimes des arbres, traçant des lignes invisibles dans l'air qui marquaient les limites de la zone à explorer. Sous leurs pieds, la forêt semblait s'étendre à l'infini, des kilomètres de végétation sauvage s'étendant comme un tapis vert. Harry se concentra sur les points d'intérêt à marquer, les clairières qui semblaient idéales pour un campement, les rivières qui pouvaient fournir de l'eau, les zones rocheuses qui offriraient une bonne défense naturelle.
Ils s'arrêtèrent de temps en temps pour descendre, observer plus de près certains détails. Parfois, ils s'aventuraient à pied, observant les formes et les textures de la végétation, prenant des échantillons de terre pour étudier sa composition. Erwan faisait des croquis rapides de ce qu'ils voyaient, ses dessins animés d'arbres et de montagnes prenant vie sur les pages de son carnet.
Harry, quant à lui, utilisait des sorts pour analyser l'environnement. Un sortilège d'analyse de terrain, pour mesurer la composition minérale du sol, ou un sort de détection magique pour repérer les anomalies magiques dans l'air. Il avait l'impression que l'île se « régénérait » d'une manière étrange. Le paysage semblait vivant, réagissant à la magie qu'ils déployaient, comme s'il se fondait avec la réalité. Il leur faudrait de nombreuses semaines pour tout enregistrer correctement.
Après plusieurs heures d'exploration, ils se posèrent pour faire une pause au sommet d'une montagne. Là, une vue imprenable s'étendait devant eux : des vallées profondes, des ruisseaux serpentant entre les montagnes, et au loin, la mer infinie qui s'étendait. Erwan s'assit sur un rocher, sortant une pomme de son sac.
« C'est magnifique ici, » dit-il, ses yeux fixant l'horizon. « Si on arrive à tout sécuriser et à en faire un endroit stable, ce pourrait être notre refuge. »
Harry regarda la mer, perdant dans ses pensées. Ils étaient bien loin d'avoir tout le contrôle de cette réalité. Mais ils avaient l'avantage de pouvoir créer un sanctuaire ici, un lieu où ils pourraient préparer leurs futures actions.
Ils se levèrent finalement pour repartir, reprenant leur travail de cartographie. Les heures passaient, mais l'île ne semblait pas finir. Chaque tournant, chaque nouvelle vallée, apportait son lot de surprises, de dangers à détecter, mais aussi d'opportunités à exploiter.
La carte s'étoffait à mesure qu'ils avançaient, chaque élément du paysage se gravant dans leur esprit et sur leur papier. Mais Harry savait que cette mission ne serait pas qu'une simple aventure. Le destin du monde magique, de cette réalité, pourrait bien dépendre de ce qu'ils découvriraient.
La lumière douce de la cheminée illuminait la pièce, Grindelwald, Lucien déjà installés autour d'une table en bois, discutant à voix basse.
Erwan s'assit en face de Grindelwald et Harry s'installa à côté de lui, sortant leur carte de l'île, encore couverte de croquis et de notes. Il prit une profonde inspiration avant de parler.
"Nous avons fait un grand progrès avec la cartographie. L'île est bien plus vaste que ce que nous imaginions, et les ressources sont abondantes. Mais il y a quelque chose d'autre que nous devons envisager. Nous devons penser à l'avenir des créatures magiques survivantes."
Grindelwald leva les yeux de la carte et fixa Harry. "Qu'entends-tu par là ?"
Harry fixa Erwan avant de répondre. "Nous avons trouvé plusieurs zones sur l'île qui pourraient être idéales pour l'implantation de créatures magiques. Des forêts denses, des montagnes et des rivières. C'est l'endroit parfait pour qu'elles prospèrent à l'abri des Moldus. Mais pour cela, il faut envisager leur transfert en toute sécurité."
Lucien croisa les bras, une expression de réflexion sur le visage. "Le problème, c'est que nous ne savons même pas où se trouvent toutes ces créatures. La guerre et la destruction ont dévasté bien des habitats. Les créatures magiques survivantes sont dispersées et peut-être en danger."
Erwan prit la parole, apportant des détails supplémentaires. "Oui, nous avons trouvé quelques traces de créatures dans les bois près du bord de la mer. Mais elles sont rarement seules. Certaines sont cachées dans des grottes, d'autres se réfugient dans les forêts épaisses. Nous avons besoin d'un plan pour les localiser et les déplacer sans attirer l'attention."
"Et qu'en est-il des protections ?" demanda Grindelwald, sa voix grave. "Nous ne pouvons pas juste ouvrir un portail et espérer qu'elles y arrivent sans risques. Les créatures magiques peuvent être imprévisibles. Il nous faudra créer des enchantements puissants pour les faire entrer en sécurité."
Harry réfléchit un instant, observant la carte de l'île. "Nous allons utiliser la même approche que pour le portail vers l'île. Créer un réseau de portails magiques, mais cette fois, les renforcer avec des enchantements de localisation. Nous pourrons détecter les créatures à travers des sortilèges de traque, et une fois que nous aurons trouvé une concentration de celles-ci, nous ouvrirons un portail sécurisé. Mais il nous faut aussi les attirer."
Lucien se pencha en avant. "Attirer les créatures… ?"
"Oui," répondit Harry. "Nous pouvons utiliser des potions et des sorts spécifiques pour les attirer. L'idée serait de les guider lentement vers un portail. Et comme elles sont magiques, elles devraient pouvoir ressentir la sécurité de l'île et y entrer sans crainte. Mais nous devons aussi nous assurer que tout se passe sans que les Moldus détectent quoi que ce soit."
Erwan ajouta, son regard tourné vers Grindelwald. "Il faudra aussi que nous renforcions la protection autour des portails. Une fois que nous commencerons à déplacer les créatures, il sera crucial que rien ne fuite vers l'extérieur. Nous devons être prêts à tout, et garder l'île aussi isolée que possible."
Grindelwald sourit légèrement, un éclat de confiance dans ses yeux. "Cela semble faisable. Mais nous devons faire attention à ne pas disperser nos efforts. Concentrons-nous d'abord sur les créatures qui seront les plus bénéfiques à déplacer – celles qui peuvent contribuer à renforcer l'écosystème de l'île et nous offrir une protection supplémentaire."
Harry acquiesça, son esprit déjà tourné vers l'organisation du projet. "Exactement. Nous devons aussi tenir compte de l'équilibre. Trop de créatures dans un même endroit, et l'île pourrait devenir trop dangereuse à gérer. Nous allons faire ça progressivement, tout en surveillant les résultats."
Lucien soupira. "Ça ne va pas être facile. Certaines de ces créatures peuvent être… imprévisibles. Mais c'est notre seul choix si nous voulons que l'île soit viable à long terme."
Il y eut un silence, chacun pensant aux défis à venir. Mais malgré les obstacles, l'idée de voir l'île devenir un refuge pour les créatures magiques et une forteresse pour leur survie semblait à la fois audacieuse et pleine d'espoir.
"Je vais commencer à préparer les sorts d'attraction et à renforcer les protections autour des portails," dit Harry. "Erwan, tu pourrais aller explorer un peu plus en profondeur ? Trouver plus d'informations sur la faune magique ici. Nous aurons besoin de tout savoir pour les déplacer sans risque."
Erwan hocha la tête. "D'accord. Je vais organiser une expédition pour localiser d'autres créatures."
Grindelwald se leva et s'approcha de la fenêtre, regardant l'horizon lointain. "Nous avons tout à reconstruire. Mais chaque petit pas nous rapproche de notre objectif."
Harry et Erwan se levèrent aussi, prêts à commencer leurs tâches. Ils savaient que ce projet de déplacer les créatures serait difficile, mais avec les portails magiques et les protections en place, ils avaient une chance de réussir. Et avec chaque nouvelle étape, l'île devenait plus forte, plus sécurisée. Un refuge pour eux et les créatures magiques qui y survivraient.
Les discussions continuèrent, mais dans l'air flottait déjà un sentiment de détermination. Le travail ne faisait que commencer.
Harry et Grindelwald se tenaient au milieu des ruines de ce qui avait autrefois été Gringotts, l'immense banque des sorciers. La bâtisse était en grande partie effondrée, avec des pierres et des débris éparpillés partout, témoignant des violents bombardements qui avaient frappé le monde magique. Pourtant, une étrange sensation persistait dans l'air. Un bourdonnement léger, presque imperceptible, flottait autour d'eux. Ce n'était pas un simple vestige de magie éteinte, mais quelque chose de vivant, de résistant.
Harry ferma les yeux un instant, cherchant à concentrer son énergie magique. Lorsqu'il se concentra, il sentit la source de cette étrange vibration. Une énergie magique intense semblait émaner des profondeurs, presque comme si le cœur même de Gringotts, et tout ce qu'il contenait, était encore vivant, caché dans l'ombre.
Il tourna la tête vers Grindelwald, qui observait les ruines avec une intensité visible, son visage marqué par la réflexion. "Tu sens ça ?" demanda Harry, ses yeux brillants d'une curiosité renouvelée.
Grindelwald hocha lentement la tête. "Oui, c'est… c'est comme si un fil d'énergie se cachait dans les fondations même du bâtiment. Cela ne semble pas naturel… Il y a quelque chose sous la surface. Quelque chose de puissant."
Ils se mirent à avancer prudemment à travers les ruines, se frayant un chemin entre les débris, jusqu'à une entrée partiellement effondrée qui semblait mener vers les sous-sols de Gringotts. Un éclair de lumière verte traversa les fissures de la pierre, attisant l'intrigue de Harry.
"Si cette énergie provient vraiment des profondeurs," murmura Grindelwald, "alors il se pourrait que…"
Ils s'avancèrent encore plus profondément, poussant un grand morceau de pierre sur le côté pour dévoiler un escalier en colimaçon qui descendait dans l'obscurité. L'air devenait plus frais, et la magie qui s'en dégageait semblait de plus en plus palpable à chaque pas.
Au fur et à mesure qu'ils descendaient, l'atmosphère changeait. Des marques mystérieuses, gravées dans la pierre de la vieille banque, semblaient guider leur chemin. Des symboles en ancien gobelin, qu'Harry reconnut après un certain temps, ornaient les murs. "Ce sont des signes d'un refuge," dit-il à voix basse.
Ils arrivèrent dans une vaste salle souterraine, remplie de coffres, de murs scellés et de passages obscurs. La magie, désormais palpable, les enveloppait. Au centre de la salle se trouvait une grande porte de métal, encadrée de runes gobelines, qui semblait intacte, comme si elle avait été protégée pendant des siècles. Mais ce qui attira particulièrement l'attention de Harry, c'était l'intensité de la magie qui s'en dégageait.
"Regarde," dit Grindelwald en pointant une série de symboles brillants inscrits autour de la porte. "Ce n'est pas seulement une protection ordinaire. C'est un système d'enfermement… comme si l'entrée ici devait être préservée à tout prix. Quelque chose de très précieux doit être à l'intérieur."
Harry s'approcha prudemment, tendant la main pour examiner les runes. "Les Gobelins," murmura-t-il. "Ils ont survécu en se cachant ici, dans les entrailles de la banque. Cette porte… c'est leur refuge."
"Si l'on en croit les traces, les sorciers ont été massacrés. Les gobelins… auraient-ils été les seuls à échapper à l'extinction ?" Questionna Grindelwald.
Harry ne répondit pas immédiatement, ses yeux se posant sur un étrange détail inscrit en bas de la porte. Un mot, écrit en grande lettres argentées, brillait faiblement.
Aleron
"Ce nom…" dit Harry, une intuition qui lui traversa l'esprit. "Aleron. Je l'ai vu ailleurs, dans les livres de l'ancienne magie gobeline. Ce pourrait être le nom d'un ancien dirigeant ou d'un protecteur."
"Ou peut-être même le nom du dernier seigneur gobelin vivant," ajouta Grindelwald avec un sourire sinistre. "Cela expliquerait pourquoi ils se cachent. Si ce peuple a survécu à l'apocalypse et s'est réfugié dans les profondeurs, il y a bien plus en jeu ici que de simples secrets monétaires."
Harry acquiesça, le cœur battant. Il était à la fois excité et nerveux. Ce qu'il allait découvrir dans les profondeurs de Gringotts pourrait bien changer le cours de leur avenir. Mais pour l'instant, il fallait franchir cette porte.
"D'accord, commençons," dit Harry en lançant un sort de détection pour analyser les runes et déterminer comment ouvrir la porte sans déclencher de pièges. Mais ils savaient déjà que ce qu'ils allaient découvrir derrière cette porte pourrait bien être plus important que tout ce qu'ils avaient envisagé jusqu'ici.
Ils s'approchèrent, déterminés à percer le mystère de cette cachette secrète.
Alors que Harry et Grindelwald s'étaient préparés à ouvrir la porte avec précaution, un bruit sourd résonna dans l'air. La porte, d'une manière inexplicable, se mit à vibrer, puis, dans un grincement étrange, elle s'ouvrit lentement, comme poussée par une force invisible. L'intensité de la magie qui en émana fit trembler les pierres du sol sous leurs pieds. Ils reculèrent instinctivement, les baguettes prêtes à parer toute menace qui pourrait surgir de l'obscurité derrière la porte.
Mais ce ne fut pas un monstre ou un piège qui surgit de l'autre côté. Un gobelin en haillons, tout poussiéreux et avec des traits marqués par les années, apparut brusquement dans l'encadrement de la porte. Il semblait vieux, mais ses yeux brillaient d'une vivacité qui contrastait avec son aspect fatigué. Il s'arrêta, les bras tendus devant lui, comme s'il venait de se retrouver face à une vision irréelle.
Ses yeux se fixèrent d'abord sur Harry, puis sur Grindelwald. Un silence lourd s'installa. Le gobelin les scrutait intensément, comme s'il avait du mal à croire ce qu'il voyait. Ses lèvres tremblèrent légèrement avant qu'il ne parle d'une voix rauque, mais forte.
"Des sorciers... vivants?" dit-il, incrédule, sa voix tremblante de stupeur. "Vous... vous êtes... réels?"
Harry se redressa, croisant les bras d'un air déterminé. "Nous sommes réels, oui. Et nous venons en paix. Nous avons senti une énergie magique intense venant d'ici, et nous avons suivi la trace jusqu'à cette porte."
Le gobelin baissa lentement ses bras, l'air encore choqué, mais il s'avança d'un pas hésitant. "Vous ne pouvez pas être... vous ne devez pas être ici," dit-il, comme une sorte de murmure. "Les sorciers... ont disparu. Tout a disparu... Pourquoi êtes-vous là ?"
Grindelwald, avec son regard pénétrant, ne se laissa pas déstabiliser par la méfiance du gobelin. "Nous avons survécu à ce qui s'est passé," répondit-il, sa voix calme mais ferme. "Tout ce que nous savons, c'est que le monde magique a été détruit, et nous cherchons à comprendre pourquoi. Si vous êtes vivants, vous pourriez bien détenir des réponses."
Le gobelin sembla réfléchir un instant, comme perdu dans ses pensées, puis il hocha la tête avec une lenteur marquée. "Les chefs... les chefs doivent savoir que des sorciers sont encore vivants," dit-il en se redressant d'un coup, son expression soudainement plus sérieuse. "Suivez-moi, vous devez rencontrer les chefs gobelins. Ils seront les seuls à pouvoir vous expliquer ce qui s'est passé... ce qui nous a forcés à nous cacher dans les profondeurs."
Harry et Grindelwald échangèrent un regard. Ils n'avaient d'autre choix que de suivre ce gobelin, qui semblait être le dernier lien entre eux et les secrets enfouis de cette guerre mystérieuse.
Le gobelin, bien qu'encore sur ses gardes, les guida lentement dans les profondeurs de Gringotts. Ils longèrent des couloirs sombres, parmi des trésors oubliés et des reliques anciennes, tout en restant constamment sur leurs gardes. Au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient dans les entrailles de la banque, l'ambiance devenait de plus en plus étrange et tendue, comme si chaque pas les rapprochait d'un secret bien gardé.
Finalement, ils arrivèrent devant une grande porte, massivement sculptée dans la pierre, ornée de symboles anciens. Le gobelin s'arrêta devant, s'inclina légèrement, puis se tourna vers Harry et Grindelwald.
"Voici l'entrée de la salle du conseil. C'est là que les chefs gobelins prennent leurs décisions," dit-il avec un sérieux extrême. "Ils sauront vous répondre, mais préparez-vous. Les gobelins ne sont pas enclins à la confiance, même si vous êtes les derniers sorciers."
Harry et Grindelwald acquiescèrent silencieusement. Le gobelin posa sa main sur un symbole au centre de la porte, qui s'illumina d'une lueur grise, et la porte s'ouvrit avec un bruit lourd et profond. Au-delà, la pièce était baignée d'une lumière étrange, venant de cristaux suspendus aux murs, éclairant des sièges massifs et des tables anciennes où plusieurs figures gobelines étaient assises.
Un des gobelins, visiblement plus âgé que les autres, leva les yeux vers eux et fixa Harry et Grindelwald d'un regard perçant. "Des sorciers," dit-il d'une voix grave, un éclat de surprise et de méfiance dans ses yeux. "Vous êtes ici pour demander des réponses, mais êtes-vous prêts à les entendre ?"
Harry et Grindelwald échangèrent un regard, conscients que la vérité qu'ils cherchaient pourrait être bien plus complexe et sombre qu'ils ne l'imaginaient.
Les chefs gobelins, assis autour d'une grande table en pierre, fixaient Harry et Grindelwald avec des yeux perçants, leurs visages marqués par des années de souffrance. L'atmosphère dans la salle était lourde, imprégnée de secrets anciens et de lourdes responsabilités. Ils avaient tout perdu. Mais ce qui semblait plus douloureux encore, c'était la trahison, la tromperie qu'ils avaient dû endurer pour survivre.
L'un des chefs, un gobelin aux cheveux grisonnants et au visage ridé, se leva lentement, scrutant les deux sorciers en face de lui. Il s'exprima dans un ton grave et pesant, comme si chaque mot était une confession.
"Nous avons survécu, mais à un coût terrible," dit-il d'une voix rauque. "Lorsque les Moldus ont commencé leur attaque en 1995, tout s'est passé si rapidement. Nous avons d'abord cru que c'était une simple escalade, un affrontement de plus dans la guerre secrète qui avait longtemps couvé sous la surface. Mais ce n'était pas cela. Ce n'était pas une guerre. C'était une extermination systématique. Ils ont détruit tout ce qui faisait de nous des magiques. Les écoles, les institutions, les lieux magiques. Poudlard a été rasé en quelques jours. Et puis, ils ont bombardé les endroits où nous nous cachions. Nous avons tout perdu."
Harry et Grindelwald écoutaient silencieusement, les visages marqués par la gravité de ce qu'ils entendaient. Les gobelins continuaient, le ton de leur voix se renforçant avec chaque mot prononcé.
"Mais nous n'étions pas totalement pris au piège. Nous avons dû prendre des mesures drastiques. In extremis, avant que les derniers bombardements ne détruisent tout, nous avons usé de nos anciens sortilèges pour nous cacher dans les profondeurs de Gringotts. Nous avons créé des illusions, des enchantements si puissants que les Moldus ont cru que nous étions tous morts, réduits en poussière sous leurs bombes. Mais nous avons survécu dans l'ombre, dans l'obscurité. Nous nous sommes cachés pendant des années, attendant que le vent de la guerre se calme."
Il marqua une pause, ses yeux se voilant légèrement en repensant à cette époque sombre.
"Nous avons vu ce que vous avez vu, nous avons ressenti ce que vous avez ressenti, la fin de tout. La fin du monde magique. Mais nous avons persisté. Parce qu'il fallait que quelqu'un survit pour espérer un avenir."
Harry laissa échapper un souffle, conscient de la dureté de la situation. Il se tourna ensuite vers Grindelwald, et tous deux échangèrent un regard plein de compréhension. Cela n'était pas simplement un récit de survie, mais le témoignage d'un peuple qui avait été sacrifié et qui portait un fardeau immense.
"Nous avons un projet," commença Harry avec détermination. "Une île, loin des regards des Moldus, un endroit isolé mais sûr. C'est un lieu que nous avons créé. Là-bas, nous pouvons fonder un nouveau monde, un monde où la magie sera protégée, où les magique pourront à nouveau prospérer, loin des menaces extérieures. Nous avons sécurisé cet endroit grâce à des sortilèges puissants, et il est désormais accessible uniquement par des portails magiques. C'est notre chance de tout reconstruire, de repartir de zéro."
Il marqua une pause, observant les gobelins en face de lui, leur donnant le temps de réfléchir à ses paroles.
"Nous avons besoin de vous," continua-t-il, sa voix plus ferme. "Nous avons besoin des connaissances que vous détenez. Vous êtes les architectes de l'économie magique, et vous avez une compréhension inégalée des systèmes financiers. Vous savez comment faire en sorte que les choses fonctionnent. Dans cet endroit, nous aurons besoin de ressources, de structures économiques solides. Nous avons déjà commencé à créer un environnement sécurisé pour les créatures magiques, mais nous avons besoin de vos compétences pour établir un nouvel ordre, un nouvel équilibre."
Grindelwald, qui était resté silencieux jusque-là, ajouta : "Vous avez toujours été plus que de simples commerçants. Vous êtes des bâtisseurs, des artisans. Vous avez survécu aux pires épreuves et vous avez la force nécessaire pour reconstruire ce qui a été détruit. L'économie magique, les structures de pouvoir... nous avons besoin de tout cela pour créer un système stable, une nouvelle civilisation où la magie sera protégée et respectée."
Les chefs gobelins se regardèrent les uns les autres, échangeant des regards lourds de sens. La proposition était audacieuse, mais elle avait une résonance. Les gobelins étaient des survivants, mais ils avaient aussi une vision pragmatique des choses. Ils savaient que reconstruire était une tâche colossale, mais ils comprenaient aussi qu'ils ne pouvaient pas rester dans l'ombre éternellement.
Finalement, c'est le plus âgé des gobelins, celui qui avait parlé en premier, qui prit la parole. "Ce que vous proposez est un défi. Un grand défi. Mais c'est un défi qui, peut-être, mérite d'être relevé. Vous nous offrez une chance de créer quelque chose de nouveau, de sortir de l'obscurité et de renaître. Nous serons vos alliés. Mais sachez que nous ne travaillerons pas pour vous. Nous travaillerons avec vous. Parce que l'avenir que vous proposez, nous le partageons. Mais nous ne laisserons personne dicter les règles de notre avenir."
Harry acquiesça avec respect. "C'est tout ce que nous demandons. L'unité. Ensemble, nous pourrons reconstruire un monde où la magie sera préservée et florissante."
Les gobelins se levèrent alors, et d'un signe, ils invitèrent Harry et Grindelwald à les suivre. Ils les guidèrent dans un autre hall, un endroit où les plans de reconstruction, les vieux documents et les archives magiques étaient conservés.
Harry et Grindelwald se retrouvèrent dans une ruelle sombre, en dehors des rues animées de la ville, leur destination déjà gravée dans leurs esprits. Le rendez-vous qu'ils s'apprêtaient à honorer n'était pas seulement une rencontre commerciale, mais un moment crucial dans leur quête de sécurité. Ils n'étaient pas là pour échanger des sorts, mais des marchandises plus concrètes, des armes moldues.
Les ruelles de la ville étaient presque désertes, les bâtiments décrépis et les enseignes de magasins éteintes. Une brume légère s'était installée, dégageant une sensation d'étouffement et de discrétion. À quelques mètres de là, un éclair de lumière filtra d'un bâtiment aux fenêtres blindées et sans âme. C'était là, l'entrepôt du rendez-vous.
Grindelwald et Harry échangèrent un regard, puis avancèrent sans un mot. Ils portaient des manteaux longs, obscurcissant leur silhouette, tandis que leurs pensées étaient concentrées sur ce qui les attendait. La mafia moldue n'était pas un groupe avec lequel on traitait à la légère. Ils étaient dangereux, imprévisibles et bien au fait des choses qu'aucun sorcier ne voulait habituellement savoir. Mais dans leur quête de survie et de pouvoir, Harry et Grindelwald étaient prêts à tout.
Arrivés devant un lourd portail métallique, ils échangèrent un geste discret et Grindelwald utilisa un sortilège pour ouvrir la porte. Le grincement de la serrure se fit entendre, un son familier pour ceux qui avaient l'habitude des affaires clandestines. Ils pénétrèrent à l'intérieur, un entrepôt abandonné où l'air sentait la poussière et la sueur.
Une fois à l'intérieur, l'ambiance était encore plus lourde. Une longue table en bois massif était placée au centre, avec plusieurs hommes autour, leurs visages dissimulés par des casquettes et des lunettes de soleil. Le chef de la mafia, un homme grand, se leva lentement, observant Harry et Grindelwald. Il ne leur adressa pas immédiatement la parole, préférant jauger ses invités avant d'engager la conversation.
"On m'a dit que vous étiez des gens sérieux," dit-il enfin, sa voix grave et mesurée. "Mais sérieusement, qu'est-ce qui vous amène à notre petite affaire de l'autre côté de la loi ?"
Grindelwald ne sourcilla pas. Il savait qu'il devait jouer avec les règles des Moldus tout en gardant une part de pouvoir. "Des armes," répondit-il simplement. " Nous avons nos raisons."
Harry resta silencieux, observant les membres de la mafia se regarder.
"Des armes, hein ?" dit l'homme, esquissant un sourire en coin. "Et vous pensez pouvoir nous offrir quoi en échange ?"
Harry croisa les bras, son regard se faisant plus froid. "Ne sous-estimez pas ce que nous avons à offrir," répliqua-t-il d'une voix assurée. "Nous avons la possibilité de vous offrir quelque chose que vos armes ne peuvent pas... Mais nous ne perdons pas de temps en négociations inutiles. Nous voulons des armes et nous savons que vous en avez."
L'homme les regarda longuement, évaluant la situation, puis acquiesça d'un mouvement de tête. "Vous avez raison, vous avez les moyens de convaincre. Et on sait que vous avez assez de puissance pour prendre ce que vous voulez. Très bien, on a des stocks d'armes lourdes, des fusils d'assaut, des munitions, des explosifs... C'est tout ce qu'on peut vous offrir. Mais ça vient avec un prix."
Harry et Grindelwald échangèrent un regard entendu. Le prix était toujours quelque chose à négocier. Mais ils étaient préparés à tout, prêts à échanger ce qu'il fallait. "Nous sommes prêts à payer," dit Harry d'un ton ferme. "Dans les deux sens du terme."
Le chef de la mafia sourit, puis donna un signal discret à ses hommes. Il y eut un mouvement rapide, et les membres de la mafia ouvrirent des caisses métalliques remplies d'armes, des fusils, des pistolets et des grenades, bien organisés dans des étagères qui tapissaient les murs.
"Vous voyez, on est des gens pragmatiques ici. Les armes, c'est le langage que tout le monde comprend."
Harry observa attentivement le stock, acquiesçant.
Grindelwald, toujours silencieux, observa les échanges tout en évaluant chaque arme.
Ils conclurent rapidement l'accord, et un échange de coffres scellés et de billets se fit dans le silence, laissant une sensation de tension palpable dans l'air.
Une fois l'accord conclu, Harry et Grindelwald sortirent de l'entrepôt avec les armes, leur mission accomplie.
La lumière tamisée de la taverne "Le Gobelin Enivré" baignait la pièce dans une atmosphère intime et feutrée. Les flammes dansaient dans la cheminée, et les chaises étaient disposées autour de la table où Harry, Grindelwald, Lucien et Erwan s'étaient réunis pour discuter du plan à venir.
Lucien, les bras croisés, observait Harry attentivement. Erwan, plus nerveux que d'habitude, tapotait le bois de la table du bout de ses doigts, perdu dans ses pensées. Grindelwald, quant à lui, attendait silencieusement que Harry prenne la parole, ses yeux perçants scrutant les autres membres du groupe.
Harry, assis à la tête de la table, sembla prendre une profonde inspiration avant de commencer à expliquer son idée.
"Nous devons nous préparer pour le transfert des gobelins," commença-t-il, sa voix calme mais pleine de détermination. "Comme nous l'avons vu à Gringotts, il y a encore des gobelins dans les profondeurs de la banque. Leur survie est une occasion que nous ne pouvons pas laisser passer."
Erwan hocha la tête. "Oui, mais il faut aussi comprendre que les gobelins sont méfiants. S'ils veulent bien nous suivre, il faut que nous puissions garantir leur sécurité. Et utiliser la magie à Londres en plein jour, avec l'attention qu'on attire déjà, c'est risqué."
Grindelwald, les sourcils froncés, ajouta d'une voix posée. "La prudence est de mise, en effet. Nous ne pouvons pas attirer les regards sur nous. S'ils nous voient utiliser de la magie pour les transporter, cela risquerait de compromettre l'ensemble de notre plan. Et la dernière chose dont nous avons besoin, c'est d'une alerte généralisée."
Harry hocha la tête. "C'est exactement pour cela que j'ai pensé à une solution plus... discrète. Nous allons louer des véhicules moldus. Des bus et des voitures pour transporter les gobelins jusqu'à la taverne. Ce sera plus sûr et plus pratique que de transplaner ou d'utiliser des sortilèges en pleine rue."
Lucien leva un sourcil, intrigué. "Tu veux dire qu'on va charger une vingtaine de gobelins dans des bus en plein Londres, sans attirer l'attention ?"
"Exactement," répondit Harry avec un sourire en coin. "Nous allons utiliser des voitures et des bus, en prenant soin de coordonner le tout à l'avance. Avec la magie, nous pourrons garantir qu'ils resteront invisibles à l'œil humain. Nous les déplacerons de manière ordonnée, et sans utiliser une once de magie en public. Ils arriveront ici, au portail, et pourront y traverser en toute sécurité."
Erwan sembla un peu plus rassuré. "Donc, on va devoir organiser tout ça en cachette, sans que personne ne soupçonne quoi que ce soit."
"Tout à fait," répondit Harry. "Je vais m'occuper des détails. Nous louerons les véhicules sous des couvertures appropriées, en utilisant des identités fictives et en évitant les endroits trop fréquentés. Les gobelins ne peuvent pas être vus. Et une fois qu'ils arrivent à la taverne, on pourra les faire traverser le portail dans l'ombre. Personne ne saura ce qui se passe."
Grindelwald fixa Harry avec un regard intense. "Tu es sûr que ça va fonctionner ?"
Harry haussa les épaules avec une confiance mesurée. "Si tout est bien planifié, oui. Les Moldus ne prêtent pas attention aux petits détails quand tout est fait discrètement. Et une fois qu'ils auront traversé le portail, tout ira bien. L'île est isolée, et ils seront à l'abri. Ils pourront commencer à se reconstruire."
Lucien pencha la tête en arrière, réfléchissant. "Ça paraît être un plan solide. Mais, est-ce qu'on peut vraiment faire confiance à ces gobelins pour ne pas causer de problèmes ?"
Harry sourit légèrement. "Les gobelins ont survécu à tout ça. Ils savent ce que c'est que de se cacher et de protéger leur propre vie. Si nous leur offrons une place sûre, loin des dangers de ce monde, ils n'auront aucune raison de faire défaut. Et ils pourront jouer un rôle clé dans l'économie magique du futur."
Erwan, un peu hésitant, ajouta : "Mais tu penses vraiment qu'ils accepteront notre aide sans contrepartie ?"
Grindelwald éclata de rire, un son froid et calculé. "Bien sûr qu'ils accepteront. Mais ce que Harry ne vous a pas dit, c'est qu'il a un plan pour... faciliter leur coopération. Nous avons beaucoup à offrir aux gobelins, surtout en termes de pouvoir et de monnaie."
Harry n'ajouta rien, se contentant de regarder ses compagnons. Il savait que l'aide des gobelins serait cruciale pour le futur, mais il savait aussi que chaque groupe devait être traité avec prudence et calcul. L'alliance était bénéfique, mais elle devait rester sous contrôle.
"Je vais m'occuper des détails logistiques pour la location des véhicules et des identités," continua Harry, les yeux brillants de détermination. "Grindelwald, tu t'assures que le portail reste sécurisé. Lucien, Erwan, vous vous occupez des gobelins une fois qu'ils arrivent. Ce ne sera pas une mince affaire, mais je suis convaincu que nous pouvons le faire."
Ils se levèrent tous autour de la table, échangeant des regards d'assentiment. Ils savaient que la tâche qui les attendait était ardue et risquée, mais c'était la seule solution viable s'ils voulaient donner aux gobelins un refuge sûr et préparer l'avenir du monde magique.
La salle du conseil des gobelins était sombre, la lumière vacillante des torches dansant sur les murs en pierre. Autour de la grande table en bois, les chefs gobelins se tenaient, leurs visages fermés et méfiants. En face d'eux, Harry se tenait debout, Grindelwald à ses côtés, son regard perçant scrutant chaque mouvement des gobelins.
"Je comprends vos préoccupations," commença Harry, sa voix calme mais ferme, "mais la situation est plus complexe que vous ne le pensez. Nous ne pouvons pas ouvrir un portail directement à Gringotts."
Un silence pesant s'installa dans la pièce. Les gobelins échangèrent des regards, leur méfiance grandissant.
"Pourquoi cela ?" demanda le chef gobelin, son ton grave et exigeant. "Gringotts est l'une des plus grandes forteresses magiques que ce monde ait jamais connues. Vous êtes des sorciers puissants, vous devriez pouvoir briser cette barrière magique."
Harry secoua la tête, son regard se durcissant légèrement. "La magie qui protège Gringotts est bien plus complexe que vous ne le croyez. Ce n'est pas seulement une question de puissance magique, mais une question de sécurité. Tout portail ouvert à l'intérieur de Gringotts, aussi puissant soit-il, risque de déclencher une réaction en chaîne qui pourrait faire disparaître une partie de la banque, et peut-être même révéler sa position aux Moldus."
Il marqua une pause, laissant ses mots s'imprégner. Grindelwald observa les gobelins avec attention, attendant que Harry poursuive.
"Les protections de Gringotts sont bâties sur des siècles de magie complexe. La banque est un bastion de sécurité, et même un sorcier aussi puissant que moi ne pourrait pas contourner cela sans mettre en danger l'intégrité même de la structure," expliqua Harry. "Et nous ne pouvons pas nous permettre de risquer une telle chose. Si les Moldus apprennent que Gringotts est toujours en activité, que croyez-vous qu'ils feront ?"
Le chef gobelin fronça les sourcils, son visage marqué par l'anxiété. "Vous suggérez donc que nous devons fuir à travers des méthodes moldues ?"
"Exactement," répondit Harry, sa voix assurée. "Nous devons transporter vos gens en toute discrétion, et la meilleure manière de le faire sans attirer l'attention est de voyager sous couvert de méthodes moldus. Les véhicules, les bus, les voitures, tout ce que nous pouvons obtenir de ce monde sera utilisé. La magie, nous la garderons secrète. Mais Gringotts, c'est un endroit trop dangereux à approcher ouvertement."
Il regarda les gobelins, espérant qu'ils comprendraient la nécessité de cette approche. Grindelwald ajouta : "C'est une solution pragmatique, mais aussi temporaire. Une fois les gobelins en sécurité sur l'île, nous pourrons travailler sur des moyens plus sûrs. Nous avons l'intention de construire un avenir pour nous tous, loin des dangers de cette guerre."
Les chefs gobelins restaient silencieux, semblant peser le pour et le contre. Finalement, l'un d'eux parla.
"Si vous nous garantissez un refuge sûr, si vous nous promettez que l'île sera un endroit où nous pourrons prospérer sans crainte, alors nous accepterons cette proposition. Mais nous exigeons que les conditions de sécurité soient parfaites. La moindre faille pourrait être fatale pour nous."
Harry acquiesça d'un hochement de tête. "Je vous le promets. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que votre sécurité soit assurée. Une fois que vous aurez traversé le portail, l'île sera votre foyer, un endroit où vous pourrez reconstruire ce qui a été perdu. Et la route jusqu'à la taverne, bien qu'elle soit moldue, restera secrète et sans danger."
Le chef gobelin sembla réfléchir un instant avant de répondre.
"Très bien, sorcier. Nous allons suivre votre plan, mais sachez que nous nous attendons à ce que vous teniez parole. Nous avons trop souffert pour accepter de nouvelles trahisons."
Harry inclina légèrement la tête, un air de respect dans ses yeux. "Je vous donne ma parole. Ce que nous faisons, c'est pour nous tous. Ensemble, nous créerons un avenir meilleur, mais cela passe par la prudence et la discrétion."
Il tourna ensuite son regard vers Grindelwald, qui semblait satisfait de la tournure des événements.
"Nous commencerons dès que possible. Préparez vos gens pour le voyage. Les bus seront prêts dans quelques jours, et nous assurerons leur discrétion."
Les gobelins acquiescèrent, et le chef principal se leva, signe que la conversation était terminée.
"Nous attendrons. Mais sachez que la patience des gobelins n'est pas infinie. Ne perdez pas de temps."
Harry hocha la tête, et avec un dernier regard vers Grindelwald, ils sortirent de la salle, leur mission désormais plus claire que jamais. Les gobelins étaient prêts à les suivre.
Le ciel gris de Londres était lourd, presque menaçant, lorsqu'Harry et son cortège arrivèrent à l'entrée d'une rue déserte et étroite, loin du tumulte du centre-ville. La brume matinale enveloppait les vieux bâtiments en briques qui se dressaient sur les côtés de la rue, leurs façades décrépies témoignant des années d'abandon. La rue était déserte, et à première vue, elle semblait banale, presque insignifiante. Mais en réalité, elle dissimulait un ancien passage secret de Gringotts, bien dissimulé aux yeux des Moldus.
Le cortège, composé de trois bus noirs aux vitres teintées et de deux pick-up blancs, s'engagea dans la rue en silence, le rugissement des moteurs brisé par le murmure du vent. Harry conduisait l'un des pick-up, les mains fermes sur le volant, son regard perçant balayant chaque coin de la rue avec une vigilance presque palpable. Grindelwald dans l'un des bus, observait tout avec une froide précision. Lucien et Erwan conduisaient les autres bus, tandis que Théodore suivait dans l'autre pick-up, l'air concentré.
À l'arrière de chaque pick-up, les membres de la mafia moldue étaient cachés, dissimulés sous des couvertures et des bâches pour éviter toute détection. Bien que les rues fussent désertes, l'atmosphère était tendue. Ils n'avaient pas prévu de risques, mais la présence de la mafia moldue, armée de manière discrète, témoignait de leur précaution. Les hommes étaient équipés d'armes à feu prêts à intervenir si la situation dégénérait.
Les trois bus noirs roulaient lentement derrière les pick-up, presque comme des ombres glissant à travers la brume. Les vitres teintées empêchaient de voir clairement à l'intérieur, et les véhicules avançaient dans une parfaite synchronisation. Les moteurs ronronnaient.
Le silence dans la rue semblait étouffant. Aucun bruit ne venait perturber l'avancée du groupe, si ce n'est le doux crissement des pneus sur le bitume usé. En arrivant à l'endroit exact où le passage secret de Gringotts se trouvait, Harry se permit un instant de réflexion. Ce lieu était crucial pour leur plan, et il n'avait pas le droit à l'erreur. Il ralentit légèrement, scrutant les bâtiments autour de lui à la recherche d'un indice, d'un quelconque signe de surveillance ou de présence indésirable.
Lorsqu'ils atteignirent enfin l'entrée du passage, un petit entrepôt en ruine, il n'y avait personne à l'horizon. Harry arrêta son pick-up et sortit en premier. Grindelwald, qui était toujours dans le bus, donna quelques ordres l'autre pick-up s'immobilise à son tour. Les portes des bus s'ouvrirent avec un léger grincement métallique, et les membres de la mafia moldue, discrets et nerveux, descendirent rapidement, armés, prenant position dans la rue pour sécuriser l'entrée.
Les hommes de Grindelwald, Lucien, et Erwan sortirent aussi, tous surveillant les alentours avec un œil vigilant. Théodore suivait, l'air concentré mais calme, prêt à agir en cas de besoin chacun connaissant son rôle, chacun prêt à agir.
Harry s'approcha alors de l'entrepôt en ruine, ses pas résonnant faiblement dans le silence ambiant. Grindelwald, à ses côtés, observait les environs avec méfiance. Lucien et Erwan restèrent proches, leur présence imposante et rassurante.
"On y est," dit Harry d'une voix basse, regardant les ruines de l'entrepôt qui marquaient l'entrée du passage secret. "Il faut ouvrir cette porte, et tout doit se faire rapidement."
Grindelwald hocha la tête, un léger sourire s'étendant sur ses lèvres, l'air satisfait du travail accompli jusque-là. "La discrétion est essentielle, Harry. Nous devons faire en sorte que tout se passe sans que les Moldus ne nous repèrent."
Théodore, après avoir observé quelques secondes, se tourna vers le groupe. "Tout est prêt. Nous n'avons plus qu'à faire passer les gobelins."
Les gobelins étaient nombreux. Ils étaient vêtus de manteaux sombres, et leurs yeux brillaient d'une lueur furtive, alors qu'ils observaient l'endroit avec une vigilance qui trahissait leur nature méfiante.
Les bus noirs et les pick-up blancs étaient alignés le long de la rue déserte, et l'atmosphère se tendait légèrement à mesure que les gobelins se rapprochaient des véhicules.
L'un après l'autre, les gobelins commencèrent à monter dans les bus, leurs petites jambes agiles se déplaçant avec une rapidité inattendue, malgré leur petite taille. Chacun portait un paquet ou une valise sous le bras, soigneusement dissimulés sous des manteaux ou des couvertures. Certains avaient des visages marqués par l'âge et l'expérience, d'autres plus jeunes semblaient encore empli de curiosité face à ce qui les attendait. Mais tous semblaient concentrés sur leur mission.
Dès qu'un gobelin montait dans un bus, il se dirigeait vers un siège libre, chuchotant rapidement dans un étrange dialecte – le gobelbabille. Leurs voix étaient basses et rapides, presque inaudibles pour les oreilles humaines, mais suffisamment fortes pour que les autres gobelins dans le bus puissent entendre. La langue n'était pas courante parmi les sorciers, mais Harry, qui avait eu l'occasion de croiser plusieurs gobelins, savait que ces murmures étaient emplis de sens.
Les bus étaient agencés de manière simple mais pratique, et les gobelins s'y installaient en un clin d'œil, leurs gestes aussi précis que ceux d'êtres habitués à la discrétion. Ils semblaient discuter de tout et de rien, parfois glissant quelques mots plus clairs, parfois seulement des bribes de leur langage incompréhensible.
"Ça va prendre du temps, tu crois ?" chuchota l'un des gobelins, sa voix rauque mais pleine d'une forme de nervosité à peine voilée.
"Ne t'inquiète pas, les sorciers savent ce qu'ils font. Nous ferons notre part," répondit un autre, le ton plus ferme, avant de se glisser dans un coin du bus.
Un autre groupe de gobelins échangeait à voix basse des idées sur ce qu'ils trouveraient dans l'île. Les rumeurs circulaient parmi eux, comme des murmures portés par le vent, leurs yeux furtifs se croisant parfois avec ceux de leurs compagnons.
"Est-ce qu'on va enfin voir ce qu'il y a au-delà de Gringotts ?" demanda un jeune gobelin, ses yeux brillants d'excitation.
"Tout ça n'est que pour la sécurité, tu sais bien qu'il faut être prudent. Il n'est pas question de repartir en arrière," répondit un gobelin plus âgé, un regard lourd de sagesse dans ses yeux. "S'ils réussissent, ce sera un nouveau départ pour nous."
Harry observait la scène de loin, debout à l'extérieur, les bras croisés. Il était clair que ces créatures, bien que petites, étaient capables de grandes choses. Leur silence, leur organisation parfaite et leur efficacité étaient un témoignage de leur intelligence et de leur détermination. Il savait que ces gobelins seraient des alliés précieux, non seulement pour leur savoir-faire économique, mais aussi pour leur capacité à maintenir l'ordre et à gérer des situations complexes.
Les gobelins continuaient d'entrer dans les bus, chacun trouvant un siège et murmurant dans leur langue, leur présence rassurante dans cette ambiance presque irréelle. À mesure qu'ils montaient, les bus se remplissaient, et les derniers gobelins entraient rapidement, se rangeant le long des allées, s'installant en silence.
Harry, après avoir observé un moment, se tourna vers Grindelwald et les autres. "Nous sommes prêts," dit-il simplement.
Les portes des bus se fermèrent avec un bruit sourd, et, en un instant, tout le monde était à bord, les véhicules prêts à repartir pour le portail. Les gobelins, toujours chuchotant entre eux, n'avaient que peu de temps pour se préparer à ce qui les attendait de l'autre côté. Mais ils savaient une chose : ils étaient prêts à commencer une nouvelle ère. Une ère où leur survie et celle des sorciers étaient liées, au-delà des murs de Gringotts et des conflits passés.
Le cortège commença alors à rouler lentement, et dans la rue déserte, l'ombre des bus noirs s'éloigna, emportant avec elle un nouveau chapitre de l'histoire du monde magique.
Le cortège rouler à travers les rues de Londres, sa présence imposante perturbant la tranquillité de la ville. Les trois bus noirs aux vitres teintées et les deux pick-ups blancs se faufilaient parmi les voitures, leurs moteurs ronronnant d'une manière qui semblait presque trop profonde pour cette ville habituellement bruyante.
Les bus, massifs et sombres, semblaient presque hors de place dans ce paysage citadin. Les passants les observaient curieusement, certains s'arrêtant sur les trottoirs pour jeter un regard intrigué à ces véhicules. Les pick-ups, eux, étaient moins impressionnants mais tout de même suspects. Il n'était pas courant de voir de tels véhicules de style militaire circuler si près du centre-ville.
Les piétons qui s'aventuraient dans les rues de Londres étaient d'abord perplexes. Ils s'arrêtaient, échangeaient des regards furtifs, et certains brandissaient des téléphones pour capturer la scène étrange. Des familles, des groupes d'amis ou des travailleurs en pause observaient le cortège passer avec des regards interrogateurs. Quelques uns murmuraient des hypothèses sur ce qu'il pouvait bien se passer, mais aucun d'eux n'osait vraiment interagir.
Les bus filaient lentement sur les boulevards, leur convoi formant une étrange procession. À chaque intersection, des voitures se frayaient un chemin pour laisser passer ce cortège singulier, les conducteurs jetant des regards furtifs en arrière tout en ajustant leurs rétroviseurs. L'un des pick-ups, conduit par Théodore, s'avançait avec tandis que Grindelwald, au volant de l'un des bus, ne semblait même pas regarder la route, son regard fixé sur l'horizon. Lucien, dans l'autre bus, jetait des coups d'œil aux alentours, veillant à ce que tout se passe sans accroc, tandis qu'Erwan, à bord du troisième véhicule, observait attentivement les feux tricolores, ses pensées occupées par la mission qui s'accomplissait.
Lorsque le cortège pénétra dans le quartier plus large de la ville, les passants devenaient de plus en plus curieux. Des fenêtres s'ouvraient, des regards se tournaient vers l'étrange procession. Un ou deux automobilistes se risquaient à poser des questions à la police qui, heureusement pour les conducteurs, n'étaient pas au courant de la situation. Les policiers passaient sans se rendre compte du caractère bizarre des véhicules qui les dépassaient.
À mesure que le cortège traversait le centre de Londres, il laissait derrière lui une impression de mystère. Les bus coupaient la ville en deux, allant dans des directions inattendues. Les regards des passants se multipliaient, mais personne ne se posait vraiment poser de questions. Ils avaient l'habitude des manifestations curieuses et des événements excentriques dans la ville.
Bientôt, après avoir traversé les quartiers animés, le cortège se dirigeait vers l'autoroute qui les éloignerait de la capitale. Là, le paysage changea, et la route sembla s'étendre infiniment devant eux. Les bus et pick-ups, devenus presque invisibles parmi les autres véhicules, s'engagèrent sur la voie rapide. Les regards des passants se dissipèrent progressivement alors que le bruit des moteurs se perdit dans le vent.
Une fois arrivés sur l'autoroute, tout semblait plus tranquille. Les véhicules se dirigeaient maintenant vers une destination lointaine, loin des yeux curieux et des rues de Londres. L'histoire du cortège continuerait, et à chaque étape du voyage, l'anonymat et la discrétion seraient essentiels pour que ce qui devait être fait reste dans l'ombre.
À suivre...
