Sept, huit, neuf, dans le panier de la guerre pour affronter l'ennemi
Été entre la 6e et la 7e année
L'attaque de Dumbledore au cœur même de Poudlard à la fin de l'année scolaire avait été suivie par la mort de Rufus Scrimgeour. Son successeur au poste de ministre de la magie, Pius Thickness, était clairement sous l'influence de Voldemort, si on se fiait à la nomination de Severus Snape à la tête de Poudlard puisque Dumbledore, dans le coma, était clairement inapte à assumer ses fonctions. Libéré de ses devoirs envers Harry à la fin de l'année scolaire, Severus avait pris la pleine mesure de ses nouvelles fonctions et avait habilement convaincu Voldemort que s'il ne voulait pas que la population se retourne contre lui, il valait mieux qu'il choisisse lui-même les professeurs. Assez intrigué, il le laissa faire et le maître de potions put ainsi éviter de devoir supporter les jumeaux Alecto et Amycus Carrow, des mangemorts qui seraient capables de torturer les élèves pour un oui ou pour un non. Il nomma aux postes de soins aux créatures magiques Fenrir Greyback, Moïra Zabini aux potions et réfléchit longuement avant d'engager Sirius Black en défense. Beaucoup furent surpris de ses choix et Voldemort le premier, car sur les trois, seul Greyback était un mangemort, mais Severus se justifia en indiquant que le loup garou était le seul qu'il pensait être capable de canaliser les élèves sans poser un doigt sur eux et les deux autres, malgré sa neutralité pour la première et son appartenance à l'Ordre du Phénix pour le second, possédaient une connaissance de la magie «noire» que peu pourraient égaler. Le peuple sorcier s'indigna clairement de ces nominations hors normes … jusqu'à ce qu'Harry déclare publiquement qu'il comptait quand même faire sa septième année à Poudlard, ce qui sauva Severus d'une punition sanglante. Dumbledore, qui avait été transféré à St Mangouste puis chez les Weasley dans le plus grand secret pour éviter que les mangemorts ne l'achèvent, fut furieux quand il reprit connaissance peu après la rentrée.
7e année
L'année scolaire fut contre toute attente bien plus calme que les précédentes. Même si un mangemort était à la tête de l'école et un autre enseignait, la discipline était bien moins laxiste que sous le règne de Dumbledore. De l'aveu d'Harry, Poudlard était redevenue une école au lieu d'un champ de bataille politique car les professeurs étaient tenus à une certaine neutralité concernant leurs convictions. Les discriminations selon les origines de chacun furent impitoyablement punies – Snape se montrant d'une sévérité implacable quand il entendait les mots «sang de bourbe», expression créée de toute pièce par Dumbledore pour l'idéologie de Voldemort – les cours étaient bien plus complets et la définition de la magie «noire» avait été décortiquée et analysée pour que les mensonges sucrés de Dumbledore ne soient plus considérés comme parole de Merlin. Dans le même sens, les dangers des magies qui avaient été interdites au fil des années avaient été mis en avant pour comprendre leur mise à l'écart.
Harry avait retrouvé avec plaisir ses amis encore scolarisés. Il avait toutefois eu la surprise de voir que seul Ronald lui tenait encore rigueur de ne pas se tenir fermement aux côtés de Dumbledore. Hermione Granger était troublée par ce qu'elle apprenait en étude du monde sorcier avec Enid Rowle, spécialement engagée pour redonner ses lettres de noblesse à cette matière supprimée par Dumbledore et faisait en sorte de réellement réduire l'écart qui existait entre les nés de sorciers et les nés de moldus. Ginevra Weasley, elle, semblait avoir oublié son béguin persistant pour le Survivant et montrait enfin une personnalité semblable à celle du reste de la fratrie tant et si bien que tout comme Hermione, elle se rapprocha de la bande d'amis.
Éjecté de Poudlard, Dumbledore se démenait pour récupérer l'influence qu'il avait perdu en se faisait avoir par des mangemorts de seconde zone et sans combat de surcroit. Mais comme le ministre de la magie n'était clairement pas en sa faveur et que le seul contre-pouvoir efficace, Amelia Bones, ne lui portait aucune considération, c'était assez difficile, encore plus quand le Survivant ne lui accordait visiblement plus sa confiance. Toutefois, à sa plus grande surprise, comme en désespoir de cause, il avait envoyé une lettre à Harry, ce dernier lui avait répondu qu'il n'avait rien contre lui mais qu'il souhaitait simplement pouvoir diriger sa vie et faire ses propres choix.
Conscient qu'il s'agissait de sa seule ouverture pour revenir dans les bonnes grâces de l'adolescent, le vieux sorcier fit son mea culpa et en échange, le brun mit à sa disposition un nouveau QG. Mais un frisson glacé était descendu dans le dos d'Albus Dumbledore quand il avait découvert qu'il s'agissait du cottage de Godric's Hollow où étaient morts James et Lily Potter. Le fidelitas qui les avait cachés n'ayant jamais été réellement brisé, tout nouveau fidelitas lancé sur le même lieu intégrerait ce secret, ce qui voulait dire que Peter Pettigrow, si d'aventure il venait à apprendre la localisation du nouveau QG de l'Ordre du Phénix, pourrait parfaitement donner l'adresse à Voldemort, quand bien même il n'aurait jamais été mis dans ce secret à l'origine. Bien entendu, Dumbledore avait voulu exiger un autre lieu sans expliquer cette petite faille mais Harry lui avait alors notifié que les autres demeures du patrimoine Potter n'étaient pas dans un assez bon état pour loger qui que ce soit. Il dut donc faire avec et composer avec le malaise des membres de l'Ordre, tout en devant se montrer moins laxiste concernant les personnes qui connaissaient des secrets de l'Ordre du Phénix.
Comme les horcruxes avaient tous été détruits, il fallait désormais songer à attaquer Voldemort en personne. Ce dernier était désormais mortel et le maître nécromancien resté sur place à la demande des gobelins, maître Ézéquiel Tudor, était d'une grande aide pour rendre l'âme de Voldemort à son cycle initial. Les trois avocats, le gestionnaire de coffre, le maître nécromancien ainsi que le principal concerné travaillèrent ensemble sur un plan pour vaincre le sorcier. Harry rechignant ouvertement à tuer, ils durent mettre de côté les sorts qui retiraient la magie des personnes soumises – ce qui était pire que la mort – et ils ne voyaient plus comme solution de le soumettre au jugement de la Magie elle-même mais cela voulait dire qu'il allait falloir le capturer vivant, ce qui ne serait pas une mince affaire. Dans le plus grand secret, le brun fut entraîné à l'abri des regards, c'est-à-dire que seules les personnes qui devaient savoir – ici Harry, le principal concerné, Sirius, son instructeur, et Severus Snape, qui mettait à disposition les salles adéquates en tant que directeur de Poudlard – étaient au courant, les proches avaient pour excuse la gestion des affaires du clan Potter, qui n'étaient donc clairement pas les leurs. Sans surprise, Hermione Granger avait voulu en savoir plus mais la réplique cinglante d'Harry – «Est-ce que je te demande quand tu as eu tes règles pour la dernière fois? Quand tu t'es masturbé ou que tu as couché avec quelqu'un? Il ne me semble pas parce qu'il s'agit de ta vie privée et que ça ne concerne que toi. Ce que je fais pour mon clan ne concerne que moi et tu n'as pas besoin de savoir ce que je fais, ni maintenant ni jamais!» – lui avait refermé le clapet et l'avait fait se terrer dans sa chambre après qu'Enid Rowle, qui avait eu vent de l'altercation, lui ait expliqué dans les détails à quel point elle s'était montré d'une impolitesse grave en voulant mettre le nez dans les affaires d'un clan majeur alors qu'elle n'y appartenait même pas.
Pendant ce temps, la diminution drastique des volontaires mangemorts avait fait comprendre à Voldemort que Severus Snape ne lui était pas aussi fidèle qu'il voudrait le faire croire. Le refus de Greyback de répondre à ses convocations était également un coup dur pour son égo car il était désormais privé de la force de frappe du loup garou et des quelques solitaires qui acceptaient de le suivre sur le champ de bataille. Conscient que s'il ne frappait pas un grand coup, il lui serait impossible de prendre le pouvoir, Voldemort décida d'assiéger Poudlard le soir du 02 mai. Sachant parfaitement qu'en ne prônant pas ouvertement son idéologie à travers les programmes qu'il avait fait remanier, Severus serait rapidement considéré comme un traître à sa cause, ce dernier avait rapidement restauré les barrières de l'école et avait utilisé toutes les célébrations magiques pour les renforcer de plus en plus, ce qui fit que quand Voldemort se présenta devant l'école, les barrières étaient suffisamment solides pour pouvoir mettre les élèves en sécurité à temps. Tous les élèves de la première à la cinquième année sans distinction de maison furent automatiquement envoyés dans des salles sécurisées créées par les fondateurs – ceux favorable à l'idéologie de Voldemort toutes années confondues avaient été soigneusement endormis pour éviter qu'ils ne rejoignent les rangs des mangemorts – les élèves de sixième et de septième année encore mineurs furent mis à contribution pour surveiller l'avancée des troupes adverses. Les élèves majeurs, eux, eurent le droit de se tenir auprès des professeurs pour défendre l'école en attendant les forces de l'ordre.
Severus Snape savait que Voldemort préférerait ne pas attendre qu'Harry Potter, son adversaire désigné par Dumbledore, soit pleinement formé pour l'affronter et s'était sûrement donné comme limite ses ASPIC pour réduire à néant cette «menace» à son ascension. Le nouveau directeur n'avait donc pas attendu que la crainte d'une attaque sur l'école se précise pour renforcer les barrières magiques mais également pour piéger les alentours du château et même l'intérieur. Contrairement à Dumbledore, il ne tenait pas que les élèves participent aux combats, si ce n'était qu'en dernier recours. Pour cela, il avait mis à contribution les autres professeurs et il avait même été surpris par Fenrir Greyback qui, depuis qu'il avait vraiment expliqué sa nature, avait su s'attirer la sympathie des élèves et avait même obtenu des serments magiques de plusieurs d'entre eux pour rendre leurs droits aux autres créatures magiques.
Severus Snape se doutait également que: a) les aurors et la police magique arriveraient en retard pour les aider et accessoirement faire leur travail, correctement parasités par les manigances de Dumbledore au fil des ans et l'inefficacité des ministres successifs; b) Dumbledore et l'Ordre du Phénix seraient les premiers à Poudlard pour retirer la gloire d'être les premiers sur les lieux; et c) la majorité des membres de l'Ordre du Phénix se fera gravement blesser, si ce n'est tuer, car leur chef n'avait pas jugé bon de seulement leur indiquer qu'il ferait mieux de s'entraîner de leur côté. Avec Moïra Zabini, il avait donc rempli l'infirmerie de toutes les potions qu'ils pouvaient brasser tout au long de l'année pour tous les cas de figure et après avoir demandé leur accord, avait réquisitionné les elfes de maison pour récupérer les blessés abandonnés sur le champ de bataille pour les ramener à l'infirmerie et les soigner, qu'importe leur camp. Ils avaient été également chargés d'isoler les mangemorts blessés et de les surveiller s'ils venaient à créer du grabuge, avec ordre de les mettre hors d'état de nuire s'ils venaient à menacer un habitant du château, y compris eux.
La bataille avait débuté à la tombée de la nuit. La présence de Fenrir Greyback aux côtés des défenseurs de Poudlard avait fait rebrousser chemin les rares loups garous dans les rangs des mangemorts et ce dernier s'était fait une joie de s'occuper des vampires renégats dans le camp adverse. Grâce aux études poussées de Grace Flamel, les géants se mirent hors d'état de nuire eux-mêmes et les serpents durent faire demi-tour à cause des plantes et des potions qui avaient été plantées et versées tout autour du château pour les empêcher d'avancer.
Voulant éviter le maximum de morts, Harry s'était jeté dans la bataille pour rejoindre Voldemort, Grace Flamel et Severus Snape le suivant pas à pas. Neville Longbottom et Lucian Bole, qui les avaient rejoints, avaient tué Bellatrix Sans Nom, ayant chacun des griefs contre elle, et ils s'étaient tous portés à la rencontre du dernier bastion protégeant Voldemort. Lucius Malfoy avait discrètement baissé sa baguette pour que Severus Snape puisse l'envoyer dans le coma, McNair avait vu sa hache favorite se retourner contre lui dans les mains de Grace qui en avait profité pour s'occuper d'Evan Rosier. Pendant qu'ils faisaient le ménage, Harry avait commencé à affronter Voldemort et alors qu'un lien magique doré réunissait les baguettes des deux adversaires, les fantômes des victimes du plus âgé apparurent. Quand les parents d'Harry apparurent, ce dernier brisa le lien et lança un sort d'expulsion à Voldemort qui, sous la surprise, ne put se protéger. Il heurta un arbre sur lequel il s'empala.
Ce fut la fin de Voldemort.
Dix minutes plus tard, Dumbledore arriva avec ses troupes et ne put que constater les faits.
Été après la 7e année
Vainqueur de Voldemort, Harry attendit seulement l'autorisation de transfert de Poppy Pomfrey pour disparaître chez lui avec Grace Flamel. Son médicomage personnel vérifia son traitement et quand il fut sûr d'être remis, il passa ses ASPIC en France. Il était tenté de passer sa «septième année» par correspondance mais avant toute décision, il voulait connaître comment les procès contre les mangemorts allaient se dérouler. Rescapée de la purge méthodique de Pius Thickness sous les ordres de Voldemort, Amelia Bones avait réagi assez rapidement pour que ce soit elle qui dirige la justice après-guerre au lieu de Dumbledore qui semblait être particulièrement furieux de ne pas avoir eu son heure de gloire pendant la bataille finale.
Le procès de Severus Snape était le plus attendu. Tout d'abord, Albus Dumbledore voulut s'imposer comme avocat du maître de potions mais Gaëlle Soho lui avait soufflé la place avec un grand sourire dans la salle d'audience. Les marionnettes du vieux sorcier voulurent remettre sur la table ses actes pendant la première guerre mais Amélia Bones avait sèchement rappelé que Severus Snape avait déjà été jugé pour cela et qu'on ne pouvait pas revenir dessus. Sereinement, le directeur actuel de Poudlard avait fourni tous les éléments pour justifier son statut d'espion auprès de l'Ordre du Phénix. Mieux, il prouva qu'il n'avait commis aucun crime depuis que Voldemort avait fait connaître son retour, notamment en révélant l'existence d'une filière d'extraction des victimes des mangemorts hors du pays. L'accusation, excédée de ne pouvoir l'avoir sur ces points, décida d'éplucher soigneusement ses actes en tant de directeur. Malheureusement pour eux, elle ne fit que mettre en lumière qu'il en avait bien plus et bien mieux qu'Albus Dumbledore. Il fut donc acquitté et reçut même un ordre de Merlin.
Ne voulant pas une répétition de ce qui s'était passé après la première guerre, Amelia Bones exigea l'administration de véritasérum pour tous les accusés mais également pour les témoins appelés à la barre. Beaucoup d'entre eux se rétractèrent, de peur de s'incriminer ou qu'on découvre que leur témoignage était faux, et les accusés ne purent échapper à la prison pour leurs crimes ou au contraire, purent y échapper en n'endossant pas ceux de d'autres. Refusant une justice expéditive, la directrice Bones ne commença les procès qu'à compter de septembre, après des enquêtes minutieuses, mis à part celui de Severus Snape qui eut lieu fin juillet pour ne pas pénaliser la prochaine rentrée scolaire.
Le conseil d'administration de Poudlard dut faire face à un recours déposé par Albus Dumbledore début août qui estimait qu'il avait été renvoyé de son poste de directeur sans avoir pu se défendre. Augusta Longbottom, qui avait repris le siège de Lucius Malfoy après son emprisonnement, lui avait révélé qu'il avait eu jusqu'au 30 juin dernier pour notifier sa volonté de reprendre son poste ou un équivalent après son «arrêt maladie» et que sans réponse de sa part, sa démission avait été actée au 01 juillet, leur permettant d'engager Severus Snape en tant que directeur titulaire pour la rentrée suivante. En effet, si un directeur était absent pour maladie plus d'une année consécutive, il lui était demandé son état de santé était compatible avec ses fonctions et si oui, s'il voulait continuer. Malheureusement pour Dumbledore, il avait toujours indiqué Poudlard comme lieu de résidence et comme il avait été retiré de St Mangouste en toute illégalité, l'administration ne savait pas où il vivait officiellement. Le courrier ne lui était donc pas parvenu, puisque livré dans ses appartements à Poudlard, qui étaient verrouillés sur sa seule signature magique, et il avait été licencié en toute légalité. Le recours fut donc rejeté.
Severus Snape, devenu officiellement directeur de Poudlard, maintint son équipe pédagogique. Seul Fenrir Greyback ne put reprendre immédiatement son poste, devant encore répondre ses actes sous les ordres de Voldemort. Il fut donc remplacé par Charlie Weasley qui accepta avec joie. Il maintint également les programmes de l'année précédente et concentra ses efforts sur l'organisation administrative de l'école. Il réduit les zones accessibles aux élèves pour permettre une occupation optimale des lieux et condamna le reste pour éviter les accidents. Les salles de classes furent rassemblées au maximum autour du hall pour éviter de perdre les nouveaux élèves et les cours d'astronomie, qui étaient désormais ouverts qu'à partir de la troisième année, eurent lieu dans un planétarium spécialement aménagé pour l'occasion pour que les cours puissent avoir lieu en journée. Le nouveau directeur se fit également un plaisir de congédier Sybille Trelawney pour pouvoir réfléchir sur l'utilité de l'option. Il libéra la possibilité pour les professeurs d'avoir des apprentis, interdite par Albus Dumbledore, et autorisa l'accès aux infrastructures de l'école aux personnes extérieures, sous couvert qu'ils n'approchent pas des élèves.
Les élèves avaient bien accepté les changements qui s'étaient avérés minimes par rapport à l'année précédente, surtout les Serpentards car l'appartenance de leurs proches au mouvement mangemort ne leur était pas ouvertement reproché sous le regard aveugle – ou coupable – des professeurs, car le directeur était intransigeant sur ce point. Ronald Weasley l'avait appris à ses dépens et ce fut après deux renvois temporaires qu'il avait décidé de fermer sa grande bouche.
Après de longues semaines de tergiversions, Harry avait préféré préparer ses ASPIC britanniques par correspondance mais vivait avec son parrain à Poudlard, après accord du directeur. Cela lui permettait de voir ses amis plus régulièrement mais aussi d'empêcher Dumbledore de le chercher à travers le pays. Il ne se cachait pas, non, mais il voulait profiter de la tranquillité enfin offerte. Quelques professeurs avaient offert d'approfondir ses connaissances dans leurs matières, ce qu'il avait accepté avec plaisir. Après la soufflante qu'Hermione Granger avait reçu l'année dernière, personne n'osait lui demander ce qu'il faisait de ses journées, la plupart bien plus préoccupés par ce qu'ils allaient faire de leur avenir.
La bande initiale autour d'Harry encore scolarisée – Neville Longbottom, Hannah Abbot, Luna Lovegood, Mandy Brocklehurst, Millicent Bullstrode et Théo Nott – majorée d'Hermione Granger et de Ginevra Weasley, se réunissait souvent pour discuter le soir. Personne ne put louper le rapprochement entre Ginny et Harry mais ce n'était pas pour autant qu'ils avaient décidé de sortir ensemble. D'autres couples furent pressentis, notamment Théo Nott et Luna Lovegood, mais il apparut très vite qu'il s'agissait d'une forte amitié ou qu'ils ne voulaient pas avoir de relations sentimentales pour le moment.
Pour Halloween, le ministère voulut faire pression sur Severus Snape pour organiser un bal pour célébrer la première chute de Voldemort mais le directeur l'avait envoyé bouler en rappelant que le ministère disposait de magnifiques salles de bal et qu'il pourrait songer à les rentabiliser au lieu de venir ennuyer les élèves pendant leur scolarité. Il avait d'ailleurs ajouté qu'il pouvait d'ores et déjà oublier Poudlard pour tout événement qui aurait lieu le 02 mai car l'école ne serait toujours pas un moulin. Cela avait indigné les bureaucrates mais le conseil d'administration le soutenait totalement.
