CHAPITRE 2 : SAUVETAGE OU CAPTURE
Soudain, une main lui saisit le bras, l'arrachant au danger imminent. Elle leva les yeux, les yeux écarquillés de confusion et de peur, pour voir une silhouette enveloppée d'ombre. La silhouette était grande et élancée, dégageant une aura de puissance. Son visage était caché dans l'ombre, sa présence mystérieuse.
« Assez », siffla la voix de l'inconnu avec un grondement rauque.
Les mots étaient une bouée de sauvetage jetée dans l'abîme du désespoir. Bella, encore sous le choc,le cœur battant à tout rompre, les poumons brûlant d'effort était perdue.
Elle ne connaissait pas son sauveur, ignorait ses intentions, mais savait une chose : elle avait frôlé la mort. Et elle vivrait pour être libre. Le vampire était devenu une bête enragée. Ses yeux, deux braises rouges dans l'obscurité, ne reflétaient aucune intelligence, seulement une soif insatiable. Il bondit et son sauveur l'intercepta dans un mouvement aussi rapide qu'élégant. Un tourbillon de mouvements s'ensuivit, un ballet macabre où elle réalisa la terrible vérité : son sauveur était aussi un monstre. C'était sa chance de s'échapper, de quitter cet enfer. Son évasion fut un flou, une lutte désespérée pour la survie. Elle courut jusqu'à ce que ses jambes refusent de la porter, sa respiration haletante. Elle courut jusqu'à ce qu'elle atteigne la sortie de l'entrepôt, l'ombre menaçante du vampire se profilant derrière elle.
La porte claqua contre le mur et elle se jeta dans la nuit, ses poumons brûlant, tandis qu'elle fonçait tête baissée vers la forêt. Le rugissement du vampire, suivi d'un déchirement sinistre, résonna derrière elle. Les branches l'égratignaient tandis qu'elle se propulsait en avant, fuyant la créature. Elle avait réussi. Puis, un coup violent sur la nuque la fit vaciller dans l'obscurité.
Bella se réveilla dans une obscurité épaisse, la tête lourde et un goût de métal dans la bouche. La pièce était minuscule et exhalait une odeur âcre de renfermé et de sueur. Elle comprit instantanément qu'elle avait été capturée. Un regard rapide autour d'elle confirma ses pires craintes : deux autres silhouettes, un homme et une femme, étaient prostrées dans un coin de la pièce. Le froid de la nuit s'installant autour d'elle, elle ne pouvait chasser le sentiment que ce n'était que le début, que sa vie venait de prendre un tournant terrifiant et imprévu.
Un bruit de pas se fit entendre dans le couloir, puis la porte s'ouvrit brusquement laissant apparaître un vampire. Grand et musclé, l'homme la saisit par le bras avec une force déconcertante. Bella se débattit, mais ses efforts furent vains. Elle fut traînée hors de la cellule et soumise à un nettoyage brutal. Douche glacée, désinfection... chaque geste était une humiliation supplémentaire.
Après avoir été examinée de fond en comble par deux autres vampires, on lui expliqua qu'elle se trouvait dans un centre de tri. Son sang serait analysé, son corps examiné. Elle serait ensuite classée et vendue, soit comme donneur de sang, soit comme… autre chose. Un frisson la parcourut. Elle était une marchandise, un objet à échanger.
Un homme nommé Paul, à l'air affable mais aux yeux froids, l'informa qu'elle avait de la chance : son sang était particulièrement précieux. Elle serait donc envoyée dans une section VIP. Bella ne comprit pas tout de suite ce que cela signifiait, mais il n'y avait surement aucune raison de sauter de joie.
On l'amena ensuite dans une sorte de cellule de luxe, avec des murs en béton et une baie vitrée donnant sur un couloir. Trois autres femmes étaient déjà là, l'observant avec curiosité. L'une d'elles, Angela, se présenta et lui expliqua les règles de ce lieu.
Voilà ce qu'était devenu ses journées rythmées par les visites de Paul, les prélèvements sanguins et l'attente angoissante.
Bella apprit à connaître les autres femmes. Lauren, superficielle et égocentrique, adorait ses bijoux et ses vêtements offerts par ses daddy's comme elle aimait les appeler. Jessica, timide et réservée, semblait perdue. Seule Angela, avec sa douceur et son optimisme, parvenait à lui apporter un peu de réconfort.
Paul était un prédateur, mais un prédateur qui jouait avec sa proie. Un mélange de brute épaisse et de gamin malicieux. Il travaillait pour le centre de tri, il avait l'air de s'amuser, mais Bella sentait qu'il y avait quelque chose de plus profond derrière ses plaisanteries. Peut-être était-ce de la compassion, de la pitié ? En tout cas, il était le seul à lui accorder un peu d'attention, le seul à la faire sourire avec Angela.
Il ne ratait jamais une occasion de lui faire une petite blague ou une allusion douteuse. Il lui parlait de leur "rendez-vous" imminent avec un tel enthousiasme qu'elle ne savait plus si elle devait rire ou pleurer. C'était absurde, grotesque, mais au fond, ça la faisait sourire. Peut-être que ce monstre un peu bête était sa seule chance de s'en sortir.
Les jours passaient, interminables et identiques. Bella se liait d'amitié avec Angela. Les autres, Lauren et Jessica, étaient plus préoccupées par leur apparence et les cadeaux qu'elles recevaient des vampires. L'ennui était son pire ennemi. Elle comptait les carreaux du plafond, les fissures dans le mur. Les repas étaient fades, les conversations avec Angela répétitives. Parfois, elle se surprenait à rêver de la forêt, de l'air frais, de la liberté.
Les heures s'étiraient, interminables, dans cette cage dorée. Bella se sentait comme un animal en vitrine, exposé aux regards avides des vampires qui déambulaient dans l'allée parfois, évaluant leur futur repas ou leur prochaine acquisition. Elle se souvenait de Sam et de Leah, leurs visages souriants, leur courage. Leur sacrifice hantait ses nuits. Elle s'était promis de ne pas mourir en vain.
Un soir, Angela lui confia que Ben, un vampire qui la louait parfois l'avait réservée. Il semblait gentil et doux, et elle espérait qu'il pourrait la sortir de cet enfer. Bella, touchée par l'espoir d'Angela, se rendit compte qu'elle devait aussi se battre pour retrouver sa liberté. Peut-être que, malgré tout, il y avait encore une lueur d'espoir. Répondre favorablement aux allusions de Paul était pour le moment son meilleur plan.
Je me battrai. Je serais libre. Tant qu'il y aurait une lueur d'espoir, je smaccrocherait.
Les vampires avaient gagné cette bataille, mais la guerre était loin d'être terminée. La lutte pour la survie continuait, et elle savait qu'elle devait trouver un moyen de continuer, d'honorer la mémoire de ses camarades tombés, et de se battre pour cette liberté qui leur avait toujours échappé. Elle le devait à Sam, à Leah et à elle-même.. Elle avait goûté à la brutalité de ce monde, et elle savait qu'elle ne pouvait plus détourner le regard mais pour l'instant elle devait rester en vie, garder son esprit fort, et attendre son heure.
Paul entra dans la pièce ce matin-là, un sourire édenté aux lèvres.
« Mes beautés, avez-vous fait des rêves humides de moi cette nuit ? » demanda-t-il en haussant exagérément les sourcils. Lauren gloussa.
C'était le jour J.
Angela lui sourit faiblement, essayant de m'insuffler un peu de courage. Mais elle savait que l'espoir s'étirait, mince comme un fil.
Elle se sentait vidée, comme si on avait aspiré toute son énergie. Sa peau était pâle, son cœur battait la chamade. Aujourd'hui, elle allait être mise aux enchères. Angela posa sa main sur la sienne.
« Ça va aller, Bella. Tu es forte. »
Angela lui souriait, mais ses yeux trahissaient son inquiétude. Bella hocha la tête, sachant qu'elle essayait de la réconforter.
Aujourd'hui, elle était une offrande sur l'autel du désir..
« Et voilà notre reine du jour ! » déclara Paul avec une révérence théâtrale en lui faisant un baise main.
Il inhala profondément son nez frolant l'intérieur de son poignet.
« Toujours aussi exquis. » Il la tira brusquement et la colla contre lui, son corps dur contre le sien. Il huma à nouveau ses cheveux et glissa son nez le long de son cou la faisant frissoner .
« Tu as rêvé de moi, n'est-ce pas ? Est ce pour moi que tu as serré les cuisses hier soir ? Imploré que la nuit passe plus vite pour que je sois autorisé à lécher l'ambroisie entre tes plis ? ? » chuchota-t-il à son oreille.
Elle rougit, mortifiée. C'était la première fois qu'il était aussi direct et demonstratif en publique.
" Je peux sentir ton excitation mon petit spitfire "rigola t-il.
Il s'eloigna pour croiser son regard et susura pres de mes levres .
"Ces rougeurs sur tes joues te rendent encore plus attrayante. Allons-y nous sommes déjà en retard" sourit-il charmeur ..
Le couloir, éclairé d'une lumière trop vive, semblait s'étirer à l'infini. Au bout, une silhouette se détachait, obscure et menaçante. La vampire, impatiente, battait du pied contre le sol froid, un vestige troublant de son humanité passée.
"Prête à briller, ma belle ?"
Il était excité comme un enfant à la veille de Noël.
Il la confia à cette vampire chargée de la préparer pour la vente. Elle se sentait comme un objet, une poupée à vendre. L'ironie de la situation ne lui échappait pas : elle devais être belle et désirable pour être vendue à un monstre. L'amertume lui montait à la gorge.
Une fois la séance Barbie Bella terminée, la vampire l'expulsa d'un geste impatient, marmonnant quelque chose à propos de son emploi du temps chargé. Paul l'attendait, silhouette élancée appuyé contre le mur froid, un sourire narquois aux lèvres. Il me fit signe de le suivre d'un geste nonchalant
Spitfire : Tête Brulée ( quelqu'un de trés têtue )
