L'Emprise d'un Parfum

Les négociations avec le clan de Louis étaient enfin terminées. Edward avait mené les discussions avec une froide efficacité, sa voix douce mais impérieuse ne laissant aucune place à la contestation. Mais au-delà de ces obligations, une autre pensée l'habitait depuis des heures : sa nouvelle acquisition.

Il n'avait jamais envisagé d'avoir un compagnon humain. L'idée d'une telle proximité le répugnait. Pourtant, cette odeur... Elle l'avait envoûté dès les premières émanations, une mélodie enivrante qui le tirait vers elle comme un aimant. Il se méprisait lui-même pour cette faiblesse. Il, Edward Cullen, maître de ses émotions, se sentait à la merci d'une simple humaine. Il avait résisté tant qu'il avait pu, mais l'appel était devenu irrésistible.
Il avait toujours été fier de sa liberté, de son indépendance. L'idée de devoir surveiller, protéger, voire aimer un humain le mettait mal à l'aise. Il savait qu'il risquait de perdre une partie de lui-même, de se laisser entrainer dans un jeu dangereux.

Carlisle était un cas à part. Son humanité intacte le différenciait de la plupart des vampires. Il abhorrait la violence et la cruauté. Mais Edward, lui, avait connu d'autres créatures de son espèce, des prédateurs sans scrupules. Il avait peur que cette jeune femme devienne une obsession, une menace pour leur équilibre fragile.

Edward, l'âme lasse mais l'esprit vif, attendait dans le salon. Seul dans la pièce sombre, il attendait. Le battement de son cœur, habituellement régulier s'accélérait. Il n'avait jamais ressenti une telle agitation Des meubles en bois sombre, sculptés avec finesse, témoignaient d'une époque révolue. Un feu crépitait dans la cheminée, projetant des ombres dansantes sur les murs tapissés. La lune, quant à elle, illuminait à travers les hautes fenêtres, révélant les détails de la pièce et créant une atmosphère à la fois intime et mystérieuse.
Il était nerveux et pourtant impatient cette jeune femme, Bella, l'avait fasciné dès qu'il avait senti son parfum. Ses yeux marrons, grands et expressifs, étaient souvent cachés derrière une masse de cheveux bruns ondulés qui lui tombaient sur le visage. Sa démarche était hésitante, timide, mais ses yeux, lorsqu'elle était contrariée, brillaient d'une flamme indomptable. Il avait remarqué ce petit tic qu'elle avait lorsqu'elle était nerveuse : elle se mordillait la lèvre inférieure.

Et puis, la porte s'ouvrit.
Il la vit apparaître dans l'encadrement de la porte, une vision irréelle baignée dans la lumière argentée de la lune.
Edward observe Bella s'avancer, son regard se posant sur elle avec une intensité qui la laisse sans voix. Il sentit son sang s'emballer, un instinct primitif le poussant vers elle. Jamais il n'avait ressenti une telle attirance, une telle soif.

Edward: Vous êtes... plus belle que je ne l'imaginais. murmura-t-il d'une voix douce et grave

Bella lève les yeux vers lui, surprise par cette déclaration. Elle hésite un instant, puis répond d'une voix tremblante :

Bella: Merci...

Elle sentit son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Il y avait quelque chose d'étrange chez cet homme, une aura puissante qui la submergeait. Ses yeux, d'un noir profond, semblaient la pénétrer jusqu'à l'âme. Elle se sentit vulnérable, exposée, mais en même temps, une curieuse excitation la parcourut.

Edward s'approche lentement de Bella, ses yeux fixés sur son cou. Son regard glisse sur la délicate courbe de sa gorge, et il inhale profondément l'air chargé de son parfum. L'odeur du sang de Bella le submerge, une sensation à la fois familière et enivrante. Ses pupilles se dilatent, et ses lèvres s'étirent en un sourire presque imperceptible.

Bella, sous son regard intense, ressent une chaleur monter en elle. Son cœur bat à tout rompre, et elle se sent vulnérable, exposée. Elle ne peut nier l'attraction qu'elle ressent pour cet être mystérieux et dangereux. Son corps réagit malgré lui, et elle sent un frisson parcourir sa colonne vertébrale.

Edward : "Tu es exquise, Bella. Ton sang... il me rappelle quelque chose ..."

Bella : "Je... je ne comprends pas."

Elle tente de se détourner, mais Edward la retient par le poignet. Sa peau est froide, comme de la glace, mais son toucher lui envoie des décharges électriques.

Edward : "Ne résiste pas, Bella." dit-il ses doigts effleurant délicatement son poignet

Edward sourit, un sourire cruel et séducteur, et se penche encore un peu plus près, son souffle chaud effleurant le cou de Bella. Il sent sa peau se hérisser sous son toucher, comme de la soie. Ses yeux s'assombrissent, fixés sur la délicate courbe de sa gorge. Il lève une main et caresse doucement sa joue, le bout de ses doigts traçant la ligne de sa mâchoire.

Bella ferme les yeux, incapable de résister à cette douce torture. Elle sent son corps se révolter contre elle, désirant avec une force inouïe le contact de ce vampire. Edward glisse sa main dans ses cheveux, les démêlant délicatement. Il murmure à son oreille, sa voix rauque de désir

Edward : "Tu ne peux pas nier ce que tu ressens pour moi."

Bella ouvre les yeux, ses pupilles dilatées. Elle regarde Edward, son cœur battant à tout rompre. Elle veut lui résister, mais une partie d'elle-même le désire ardemment.

Bella : "Je... je ne sais pas ce que je ressens," balbutie-t-elle, sa voix tremblante.

Il se penche vers elle, son visage à quelques centimètres du sien. Leurs regards se croisent, et un courant électrique passe entre eux. Bella sent ses genoux faiblir, mais elle résiste de toutes ses forces.

Il se rapproche encore, jusqu'à ce que leurs corps se frôlent. Il peut sentir sa respiration chaude sur sa peau et ses battements de cœur contre son torse.

Edward : Tu n'as pas à savoir. Laisse-toi simplement porter par le courant., murmure-t-il, sa voix grave et sensuelle.

Il caresse doucement son visage. Ses doigts glissent sur sa joue, puis sur ses lèvres. Il s'arrête un instant, savourant ce moment. Puis, il s'incline et l'embrasse.

Le baiser est à la fois doux et sauvage. Edward explore sa bouche avec une insistance qui la désarçonne. Sa langue se mêle à la sienne dans un ballet sensuel. Bella répond à son baiser, abandonnée à cette sensation inconnue. Elle sent ses jambes devenir molles, et elle s'appuie contre lui, cherchant un soutien.
Edward approfondit le baiser, glissant une main sous son chemisier. Il caresse sa peau douce, la sentant frissonner sous son toucher. Il glisse lentement sa main vers le bas de son dos, traçant une ligne de feu sur sa peau.

Bella arque le dos, se laissant aller à ce plaisir interdit. Elle sent ses sens s'exacerber, chaque toucher, chaque souffle la faisant vibrer de plaisir. Elle se mord la lèvre inférieure, réprimant un gémissement.

Edward se retire lentement, ses yeux brillants de désir. Il observe Bella, le souffle court, les yeux fermés. Il caresse doucement sa joue, puis il glisse sa main dans ses cheveux et l'attire à nouveau vers lui.

Edward : Tu es à moi, Bella, murmure-t-il, sa voix rauque de désir.

Il la regarde droit dans les yeux, et elle sait qu'elle est perdue.
Il se penche pour l'embrasser à nouveau, mais cette fois, son baiser est plus profond, plus pressant. Il sent le goût de sa peur mêlé à son désir, et cela l'excite encore plus. Ses mains parcourent son corps avec une familiarité troublante, comme s'il l'avait toujours connue.

Il colle son corps contre le sien, la sentant se raidir sous son contact. Il glisse une main sous la fente de sa robe, caressant la chaleur de sa peau.

Edward : Je veux te goûter, Bella souffle-t-il à son oreille, sa voix vibrante.

Il sent son souffle chaud sur sa peau, et un frisson la parcourt. Il presse son entrejambe contre le sien, la sentant mouiller.

Bella se mord la lèvre inférieure, réprimant un gémissement. Elle est à la fois terrifiée et excitée. Elle veut céder à ce désir fou, mais la peur de l'inconnu la retient. Edward, lui, ressent une brûlure intense dans sa gorge. Son cœur bat à un rythme effréné, chaque battement résonnant dans ses oreilles. Il a l'impression que son sang bout dans ses veines, le poussant à l'extrême.

Edward lève lentement la tête de son cou, ses yeux dorés fixés sur les siens.

Edward : Ta peau est si douce, Bella," murmure-t-il, sa voix rauque d'un désir qu'il peine à contenir.

Il se penche vers elle, son nez frôlant le sien. Leur haleine se mêle, chaude et humide, créant une tension palpable entre eux.

Edward : Je veux te goûter...

Il lèche doucement le coin de sa bouche, la sentant trembler sous son toucher.

Bella ferme les yeux, un frisson la parcourt. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine, un rythme effréné qui semble résonner dans toute la pièce. Elle se sent légère, comme si elle flottait.

Edward descend ses mains le long de son corps, les effleurant avec une délicatesse infinie. Il suit la courbe de ses hanches, la chaleur de sa peau brûlant sous ses doigts. Il glisse l'une de ses mains le long de ses fesses, la sentant se raidir sous son toucher. Il la rapproche encore plus près de lui, si près qu'elle peut sentir le rythme de son cœur battre contre le sien.

Soudain, il donne un léger coup de rein, la pressant contre lui. Bella émet un petit cri étouffé, surprise par l'intensité du moment. Elle sent son intimité se presser contre la sienne, une sensation à la fois étrangère et envoûtante.

"Edward..." murmure-t-elle, la voix tremblante.

Il répond en l'embrassant profondément, sa langue explorant sa bouche avec une insistance qui la laisse sans voix.

Bella ferme les yeux, se laissant emporter par le tourbillon de sensations qui l'envahit. Elle sent sa peau s'enflammer sous son regard, chaque pore de son corps vibre d'anticipation. Elle se mord la lèvre, impatiente, désireuse.. Elle se débat contre cette attirance irrésistible, mais ses efforts sont vains.


POV Bella

Je ferme les yeux, un frisson me parcourt. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, un rythme effréné qui semble résonner dans toute la pièce. Je me sens légère, comme si je flottais. Il descend ses mains le long de mon corps, les effleurant avec une délicatesse infinie. Chaque centimètre de peau qu'il caresse s'enflamme sous son toucher. Il suit la courbe de mes hanches, la chaleur de sa peau brûlant contre la mienne. Le tissu de ma robe ne fait plus qu'un obstacle entre nous. Il glisse l'une de ses mains le long de mes fesses, la sentant se raidir sous son toucher. Un frisson me parcourt l'échine, et je ne peux m'empêcher d'arquer le dos. Il la rapproche encore plus près de lui, si près que je peux sentir le rythme de son cœur battre contre le mien, un battement puissant et régulier qui résonne comme une promesse.

Soudain, il donne un léger coup de rein, la pressant contre lui. J'émets un petit cri étouffé, surprise par l'intensité du moment. Je sens son intimité se presser contre la mienne, une sensation à la fois étrangère et envoûtante. C'est comme si une électricité parcourrait tout mon corps, me laissant à la fois tremblante et excitée.

Bella : Edward... murmure-je, la voix tremblante.

Il répond en m'embrassant profondément, sa langue explorant ma bouche avec une insistance qui me laisse sans voix. Je sens ses dents frôler ma lèvre inférieure, une caresse à la fois douce et menaçante.
Il me soulève délicatement, m'enroulant dans ses bras puissants. Je sens la froideur de sa peau contre la mienne, un contraste saisissant avec la chaleur qui monte en moi. Il me glisse contre son corps, et je sens distinctement la dureté de son sexe à travers nos vêtements. Un frisson me parcourt l'échine. Je m'accroche à lui, mes doigts s'enfonçant dans ses cheveux de bronze. J'halète, je crois n'avoir jamais autant rougis de toute ma vie.

La sueur perle sur mon front, et ses muscles sont tendus sous ma main. Il me plaque contre lui, me regardant droit dans les yeux. Ses yeux dorés brillent d'une intensité qui me glace d'effroi et m'enflamme de désir.

Edward : Tu es à moi, Bella murmure-t-il, sa voix rauque et possessive.

Bella : Je ne suis pas à toi, vampire, marmonne-je, malgré moi.

Mon corps le désire, mais une part de moi résiste. Je suis attirée par lui, par son côté sombre, mais je ne veux pas me perdre complètement. Il sourit, un sourire à la fois cruel et doux.

Edward : Tu m'appartiens Bella. Ton corps le sait.

Il glisse ses doigts entre mes cuisses, me faisant frissonner de plaisir. Je sens son index caresser mes lèvres intérieures, une sensation indescriptible qui me fait perdre la tête. Il lèche son doigt, savourant le goût de mon intimité.

Edward : Tu es à moi répète-t-il, sa voix plus basse encore, un grondement sourd qui vibre dans sa poitrine.

Il repose son index sur mes lèvres, les obligeant à s'ouvrir légèrement. Je sens son souffle chaud sur la peau de ma nuque, une promesse de ce qui va suivre. Il enfonce à nouveau son doigt en moi, me faisant gémir de surprise et de plaisir. Une sensation inconnue, à la fois douloureuse et délicieuse, se répand en moi. Chaque centimètre qu'il pénètre est une découverte, une révélation. Je devine ses yeux s'assombrir alors qu'il explore mon intimité.

Edward : Tu es parfaite, murmure-t-il, sa voix rauque.

Je ferme les yeux, incapable de résister. Mon corps se cambre instinctivement à sa rencontre, cherchant à en recevoir davantage. Chaque poussée est une onde de choc qui parcourt tout mon être. C'est comme si une partie de moi se dévoilait, se livrait à lui sans retenue. Je sens ses doigts caresser mes parois à un endroit qui me fait recroquevillé les orteils. Je suffoque de plaisir, m'accrochant à ses épaules et relevant ma jambe contre sa hanche pour l'encourager à aller plus loin. Mais une petite voix au fond de moi me rappelle qui je suis et ce que je suis en train de faire. Je suis humaine, fragile, et lui, il est un monstre, impitoyable et éternel. La peur me serre le cœur, mais le plaisir est si intense que je ne peux m'empêcher d'y succomber.
Il ajoute un deuxiéme doigt et se penche pour m'embrasser, sa langue explorant ma bouche avec une insistance sauvage. Je réponds à son baiser, perdue dans un tourbillon de sensations contradictoires. Le plaisir et la douleur se mêlent en moi, créant une dépendance irrésistible. Je sens son corps se tendre, ses muscles se contracter alors qu'il se rapproche du point de non-retour.

La douleur est intense, mais elle est rapidement supplantée par une vague de plaisir qui me submerge. Je m'accroche à lui, mes ongles s'enfonçant dans son dos. Il me tient fermement, frottant mes seins doucement contre son torse à chaque mouvement.

Edward : Mienne murmure-t-il contre mes lèvres, sa voix rauque de désir et ses mains serrant mes hanches.

Je sens une vibration contre ma jambe droite et une sonnerie à travers le brouillard d'émotions dans lequel je suis. Une sonnerie puis deux puis trois. Edward grogne de plus en plus fort, sa main serrant ma hanche avec une force inhabituelle. Je sens ses lèvres froides contre mon cou et ses dents qui mordillent l'endroit de ma jugulaire, ses grognements faisant vibrer ma peau à mesure que mon orgasme se rapproche. Puis il s'éloigne de moi, brusquement, et je ressens un choc de froid. Je suis en colère de m'être laissée apprivoiser aussi facilement, en colère contre cette attraction, mais surtout furieuse qu'il ne m'ait pas donné la libération que j'attendais. Edward est au téléphone avec une certaine Alice et il me regarde comme un prédateur à deux mètres de moi maintenant. Qui est cette femme ? Je suis remplie de jalousie.

Edward : ...Oui, je comprends, Alice. Ne t'inquiète pas, je sais ce que je fais.

J'entends sa voix, calme et posée, répondre à cette mystérieuse Alice.

Edward : Non, je ne vais pas céder. Je rentre tout de suite avec elle.

Il me lance un regard oblique, un sourire aux lèvres.

Edward : Merci, Alice je t'aime. À tout à l'heure.

Je lève les yeux vers lui, l'interrogeant du regard. « Ta femme ? » demande-je, la voix chargée de suspicion. Il hausse un sourcil.

Edward : Tu es jalouse, Bella ?

Bella : Jalouse ? Moi ? C'est drôle, je ne pensais pas que les monstres avaient un coeur .

Je ricane, l'amertume me montant à la tête Il s'approche de moi, son regard s'assombrissant. Il me prend à la gorge, ses doigts s'enfonçant dans ma chair.

Edward : Rappelle-toi qui est le maître ici.

Il frotte ses dents contre ma lèvre inférieure, une menace palpable dans son geste.

Edward : Ce n'est que partie remise, dit-il avec un clein d'oeil.

Je baisse les yeux, incapable de le regarder. La colère me brûle les joues, mais je sais qu'il a raison. Je suis à sa merci. Je suis une humaine, fragile, face à un monstre immortel. Pourtant, une partie de moi, la partie la plus sombre et la plus secrète, se réjouit de cette soumission. Mon corps, qui a tremblé sous son toucher, qui s'est abandonné à son désir, me rappelle que je ne suis pas aussi forte que je le voudrais. Je suis attirée par cette force qu'il dégage, par ce danger qu'il représente. Une partie de moi le désire, le désire plus que tout au monde.

Il relâche sa prise, mais son regard reste lourd de menace.

Edward : Tu es mienne, Bella. N'oublie jamais ça.


Le hall d'entrée du château résonnait du cliquetis des talons de Bella sur le marbre froid. Elle suivait Edward comme une ombre, les yeux perdus dans le vide. Les événements des dernieres heures s'enchaînaient dans son esprit, des souvenirs où le plaisir et la douleur se mêlaient.

Edward, quant à lui, échangeait des politesses avec Louis, le maître des lieux.

Edward : Merci encore pour votre hospitalité, Louis. C'était un séjour des plus agréables.

Le vampire français, un sourire sardonique aux lèvres, lui répondit

Louis : De rien, Edward. Enfin, tu as cédé à la tentation, hein ? Un petit animal de compagnie humain, ça change des souris. Et quelle perle tu as choisie ! Une rareté, je t'assure.

Il se pencha vers Bella, l'observant d'un œil expert.

Louis : Un parfum exquis, n'est-ce pas ? Tu as vraiment du goût, mon ami.

Bella sursauta à ces mots. Elle sentit le regard de Louis la brûler, la réduisant à l'état d'objet. Elle baissa les yeux, incapable de supporter ce regard terrifiant.

Paul, l'ancien prétendant de Bella, se tenait à l'écart, les bras croisés sur la poitrine. Ses yeux noirs fixaient Edward avec intensité . Edward lui adressa un bref signe de tête et l'avetissant d'un faible grognement inaudible pour Bella.

Edward : "Allons-y nous sommes attendus." dit il à Bella, la voix douce et caressante.

Elle hocha la tête machinalement, toujours incapable de sortir de sa torpeur.

Ils traversèrent les grandes portes, saluèrent une dernière fois leurs hôtes, puis s'engouffrèrent dans la voiture qui les attendait devant le château.

Tout au long du trajet, Bella resta silencieuse, les pensées tourbillonnant dans sa tête. Elle se sentait sale, utilisée. Et pourtant, une partie d'elle ne pouvait nier le plaisir qu'elle avait éprouvé. Elle était tiraillée entre la révolte et la soumission, entre l'amour-propre et le désir.

En regardant par la fenêtre, Bella vit le château s'éloigner lentement. Elle se demandait si elle reverrait un jour cet endroit, ce lieu où elle avait perdu son innocence et découvert les abysses de son âme elle ne l'esperait pas.

Le moteur ronronnait doucement, berçant Bella dans une mélancolie profonde. Par la vitre teintée, elle contemplait les derniers vestiges de la France s'éloigner. Les champs verdoyants, les villages endormis, tout lui rappelait une vie qu'elle avait cru connaître. Mais ce passé était désormais derrière elle, et Edward l'emmenait vers un avenir incertain.

Edward, imperturbable au volant, la surveillait du coin de l'œil. Il connaissait cette rage contenue qui bouillonnait en elle. Il savait qu'elle était confuse d'être en colere que leur jeu ait été interrompu, mais il savait aussi qu'elle se rendrait compte à quel point elle avait besoin de lui. Il aimait la voir ainsi, fragile et dépendante.

Edward : Tu pourrais au moins me parler, Bella, lança-t-il d'une voix monocorde.

Elle ne répondit pas, préférant se plonger à nouveau dans ses pensées. Où allait-il l'emmener ? Dans quelle sorte d'enfer l'enfermait-il ? Elle avait entendu parler des États-Unis, cette terre de liberté et d'opportunités. Mais pour elle, cela ne représentait qu'un autre lieu de captivité.

Elle se souvenait de ses amis, de sa famille, de cette vie qu'elle avait construite pierre par pierre. Et maintenant, tout cela n'était plus qu'un souvenir lointain. Elle avait été arrachée à ses racines, transformée en une simple possession.

Edward : Tu sais, tu vas t'y plaire là-bas. Le soleil, la chaleur, c'est tout ce que tu aimes.

Bella ricana intérieurement. Le soleil et la chaleur ? Elle n'avait pas besoin de cela pour survivre. Elle avait besoin de liberté, de respect. Elle avait besoin d'être plus qu'un simple objet de désir pour un vampire.

Le voyage fut long et silencieux. Bella passa la plupart du temps à regarder par la fenêtre, perdue dans ses pensées. Elle se demandait si elle arriverait un jour à s'échapper. Si elle pourrait retrouver un semblant de vie normale. Mais à chaque fois qu'elle y pensait, elle se rappelait la puissance d'Edward et se sentait impuissante.

Enfin, ils arrivèrent à l'aéroport. Un jet privé les attendait sur le tarmac. Bella suivit Edward à l'intérieur, se sentant comme un animal conduit à l'abattoir. Elle se dirigea vers une des fenêtres et regarda par elle. Les lumières de la ville scintillaient en dessous, créant un spectacle hypnotique. Mais elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'elle avait laissé derrière elle.