Disclaimer : Les personnages appartiennent à Jane Austen !

Bonjour bonjour,

La case 19 est un nouveau fandom. Un film que j'ai dû voir trente fois, et j'ai toujours voulu écrire quelque chose dessus. Ma version de la suite directe du film de Joe Wright de 2005.

Bonne lecture !


Point de vue de Lizzie !

Pemberley – 23 décembre 1812 !

Il s'est remis à neiger. Le froid est mordant à l'extérieur du château, et avec Georgiana, nous avons fait une petite balade lors d'une accalmie qui a duré plusieurs heures. L'air frais d'hiver nous a fait du bien, et nous étions couvertes, fort heureusement. Il ne manquerait plus que nous tombions malade. Que je tombe malade. Dans mon état, ce ne serait pas recommandé, raison pour laquelle nous ne sommes pas restés plus de vingt minutes dehors, et que la gouvernante nous ait préparé une bonne tasse de thé bien chaude à notre retour à l'intérieur.

Quatre mois sont passés depuis mon mariage, et je suis devenue Elizabeth Darcy. Nous ne nous entendions pas très bien à notre première rencontre, et l'orgueil de Darcy a fait qu'il a pris des décisions qi ont affecté Jane, ma chère grande sœur, mais les événements ont passé et tout est rentré dans l'ordre. Ma sœur est heureuse, et vient d'avoir un bébé avec Charles Bingley. Un petit garçon, pour leur plus grand bonheur. Avoir un fils chez les Bennett est un événement, car nous sommes cinq filles.

Assise dans le canapé de mon espace personnel, pendant que Georgiana fait flotter des notes douces au piano que Darcy a fait apporter pour que je puisse m'entraîner, je laisse mon regard se perdre dans le feu de cheminée, une main sur mon ventre. Il y a trois semaines environs que je me sentais un peu mal, et Darcy n'était pas encore rentré – il ne l'est toujours pas, d'ailleurs – de son voyage d'affaire, alors ma nouvelle sœur et la gouvernante ont insisté pour faire venir le médecin et il n'a pas hésité une seule seconde pour son diagnostic. Selon lui, je devrais donner naissance à mon enfant cet été.

Je n'en ai parlé à personne, encore. Georgiana et la gouvernante – Mrs. Reynolds - sont les seules à être au courant. Je veux pouvoir l'annoncer à Fitz moi-même, et pas dans une lettre. La première fois que je l'ai appelé comme ça, on était seul et il m'a regardé en fronçant les sourcils. Ça semblait familier, décontracté, et j'ai bien ris de la manière dont il m'a regardé. Je l'appelle toujours ainsi quand on est seul, mais surtout pour le taquiner. Je veux qu'il soit le premier à apprendre qu'il allait être père, avant d'écrire à ma famille.

« Vous vous endormez ! »

Je cligne des paupières pour reprendre conscience du présent. De la réalité. Georgiana a cessé de jouer du piano.

« Pardonnez-moi ! » Je me frotte les yeux en me redressant. « J'étais perdue dans mes pensées. »

« Il se fait tard, vous devriez monter vous coucher. »

« Oui, ce n'est pas une mauvaise idée. »

Dans ma chambre, ma vaste chambre qui manque cruellement de la présence de mon mari, je me prépare pour la nuit en faisant ma toilette. Quand je me glisse dans mon lit, je me tourne immédiatement sur la place qu'occupe généralement Fitz. Cela fait bientôt faire un mois qu'il est parti pour ses affaires, et je reçois une lettre de sa part toutes les semaines. Je suis impatiente de le serrer dans mes bras et de l'embrasser. Je n'aime pas être séparé de lui, mais il doit s'occuper de nos finances et tout ce qui lui incombe. Je ferme les yeux, et m'endors en repensant à notre nuit de noces.

La nuit est fraîche, et le baiser que me donne Darcy me fait encore plus frissonner.

« Tout va bien ? »

« Oui. » Mon regard croise le sien. « Rentrons. Dans notre chambre. »

Nous faisons le moins de bruit possible, et Darcy me porte dans ses bras jusqu'à ce qu'on ait refermé les grandes portes de sa – notre – chambre derrière nous. C'est ma première nuit dans ce château, et ce sera la première fois que je dormirais aux côtés d'un homme.

« Vous voulez peut-être… que je regarde ailleurs pendant que vous… »

Sans le quitter des yeux, j'enlève sa veste qui recouvre mes épaules. Elle tombe par terre dans un bruit sourd puis, je défais la chemise qu'il porte et je dévoile son torse. Je suis en robe de chambre blanche, et lui en pantalon. Je le baisse suffisamment pour qu'il comprenne que je ne reculerai pas. Darcy se défait lui-même de son pantalon et, je ne détourne pas mon regard du sien. J'ai conscience qu'il est nu, et que je peux regarder son corps, mais son regard plein de désir, de tendresse et d'amour m'hypnotise.

A mon tour, je me détache de ma robe qui glisse le long de mon corps et dévoile ma nudité. Avec précaution, et une légère timidité, Darcy prend ma taille. Quand il se penche vers moi pour m'embrasser, j'en profite pour enrouler mes bras autour de son cou. Grisé par ce qu'il nous arrive, il me soulève et je m'enroule autour de lui, alors qu'il monte sur le lit.

« Mrs. Darcy ! »

Je lui souris, et fais courir mes doigts le long de son dos, qui trouve ensuite ses fesses.

« Lizzie… »

« Je vous aime, mon cher mari. Et je suis à vous ! »

Il m'embrasse, me caresse avec respect et dévouement, puis, je sens la douleur lorsqu'il se fige en moi. Je me mords la lèvre pour ravaler un gémissement douloureux et me focalise sur son regard. Son magnifique regard…

Les rayons du soleil me tirent de mon sommeil et de mon merveilleux rêve. J'ai rêvé de ma nuit de noces et de toutes nos nuits après cela, encore et encore. A vrai dire, je ne fais que ça depuis que Fitz n'est pas là : je rêve de nos étreintes charnelles. Une domestique frappe à ma porte et entre après que je lui en ai donné l'autorisation. Elle va dans la salle de bain préparer ce dont j'ai besoin avant de me laisser. Je fais ce que j'ai à faire avant de sortir et de m'habiller pour la journée, mais je touche à peine la ceinture de mon peignoir que la porte s'ouvre. Je m'apprête à sermonner la domestique pour entrer sans oser frapper, mais non à la place, je souris.

La porte se ferme, et je cours me jeter dans les bras de mon mari.

« Tu es là ! »

On a décidé de se tutoyer quand on était dans l'intimité.

« Je n'allais pas passer Noël loin de mon épouse. » me dit-il.

« Tu m'as manqué. » Je touche son visage. « Tu as l'air fatigué. As-tu assez dormi ? »

« Suffisamment ! » m'assure-t-il. « J'ai bravé la neige depuis Londres pour rentrer auprès de toi. »

« Tu dois être frigorifié. Je vais faire apporter de l'eau chaude pour que tu puisses… »

Mais il m'embrasse pour me faire taire.

« J'ai déjà fait tout ce qu'il fallait dans ma chambre d'hôtel, avant de revenir ici. Tout ce que je souhaite, à présent, c'est être avec toi. »

Et moi dont ! Je fonds sur sa bouche tout en tirant sur ses vêtements. Il les retire un à un, et je détache mon peignoir. Ma robe de chambre suit jusqu'à ce que Darcy nous amène au lit, qui n'a pas encore été refait. J'ai l'habitude de le faire moi-même, malgré les protestations des domestiques, mais j'aime m'occuper de certaines choses. Darcy nous allonge, et parcoure mon corps de ses mains et de sa bouche.

Si j'étais toute timide lors de nos premières fois, quatre mois ont passés et je suis plus détendue lorsque Darcy et moi faisons l'amour. Je n'ai pas à rougir de la manière dont il me touche, ni quand j'ai envie moi-même de le toucher. Pour l'heure, c'est lui qui s'occupe de moi en m'embrassant . Mon corps se cambre alors qu'il me butine comme si j'étais la plus précieuse des fleurs. Je suis traversée par l'orgasme et Fitz en profite pour remonter le long de mon corps et pour s'enfouir en moi. Je referme mes mains dans ses cheveux, et mes jambes autour de sa taille. Nos bouches s'entremêlent et avalent les gémissements de l'autre.

« Lizzie… » susurre Darcy. « Lizzie… »

Les mots me brûlent les lèvres. Les mots je suis enceinte et tu vas être père veulent sortir. Mais je n'en fais rien. Pas maintenant. Pas alors que j'ai rêvé pendant près d'un mois de ses lèvres sur les miennes et sur ma peau ; de ses doigts qui me caressent ; de ses yeux remplis d'amour et d'admiration qui me transpercent. Mon cœur bat la chamade comme au jour de notre première rencontre.

Darcy faufile sa main entre nos corps et me touche pour me faire jouir la première, avant de s'arc-bouter au-dessus de moi et de faire jaillir sa semence en moi. Nos souffles sont courts, erratiques. On se sourit mais on refuse de quitter ce lit maintenant. Darcy s'allonge sur le côté pour me garder dans ses bras, et il tire la couverture sur nous pour nous garder au chaud. Je touche son visage pour en tracer chaque trait, comme si je ne l'avais pas vu depuis des années.

« J'espère que ton voyage a été fructueux. »

« Assez, oui. » Il embrasse mon index, qui passe près de sa bouche. « Mais, tu m'as manqué. J'ai fait de mon mieux pour ne pas faire éterniser les choses. »

« Tu ne dois pas te précipiter, ou des erreurs sont vites commises. » je lui dis. « Mais je suis contente que tu sois rentré pour les fêtes. »

Nous sommes jeunes mariés, et j'aime savoir que nous allons passer notre premier Noël ensemble. Ce sera aussi le premier que je passerai sans mes parents et mes sœurs, mais je suis sûre que Fitz serait d'accord pour qu'ils me rendent visite quand ils apprendront que j'allais être mère.

« Tu as l'air pensive. » me dit-il.

« Oui je, je pensais au fait que ce serait mon premier Noël loin des miens. »

Il me sourit, mais pas un sourire de joie. Il comprend ma tristesse.

« Ils peuvent te rendre visite quand tu le désires, ils sont les bienvenus. » me dit-il. « Mais, j'espère que ta mère, aussi charmante soit-elle, sera moins… »

« Exubérante ? Enjouée ? Envahissante ? » j'énumère en me retenant de rire.

« Un peu des trois. »

Mais il rit avec moi.

« Ne t'en fais pas, depuis que trois de ses filles sont partis de la maison, elle est plus calme. » je lui dis. « Même si mes parents sont désespérés de trouver un mari pour Kitty et Mary. »

Ma sœur Mary est bien plus intéressée par son apprentissage de la musique que de se trouver un mari. Elle vit dans un autre monde.

« Et puis, elle sera tellement heureuse d'apprendre qu'elle va être encore grand-mère qu'elle ne se focalisera que sur moi. »

« Tu… quoi ? »

Ne ris pas, Elizabeth ! Mais la façon dont il me regarde après mes paroles est hilarante.

« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Je m'assois, et il m'imite. Peu importe ma nudité, je prends la main de Fitz et place sa paume sur mon ventre.

« Pendant ton absence, je me suis senti mal, alors Georgiana et Mrs. Reynolds ont insisté pour faire venir un médecin, et il est formel. Je suis enceinte ! »

C'est en parlant avec le médecin que j'ai compris que mon corps changeait. Doucement, certes, mais c'était bien là. J'étais très fatiguée, et j'ai eu des nausées presque quotidiennes à mon réveil. J'en ai encore, mais moins. Je n'en ai pas eu ce matin et j'en suis bien heureuse. Ah oui, et je me suis rendu compte que je n'avais pas saigné depuis au moins deux mois.

« Un… un bébé ? »

Je vois des larmes briller dans le regard de mon mari. Oh non, je vais pleurer moi aussi.

« Oui ! » je souris, alors qu'il porte ses yeux sur moi. « J'espère que tu es prêt, parce que je suis terrifiée de me retrouver toute seule dans les mois qui suivent et… »

Il m'embrasse, nous rallongeant au passage.

« Je ne m'en irai plus de tout l'hiver, toutes mes affaires sont réglées et peuvent attendre le printemps. » me dit-il. « Mais je partirais le moins possible. Je veux être là jusqu'au bout, et te soutenir. Je vais m'occuper de toi. »

« Serais-tu prêt à rester auprès de moi au moment de la naissance ? » je demande. « Si jamais je souhaite que tu restes à mes côtés ? »

« Oui, oui bien sûr. Si tu me veux auprès de toi alors, je serai là. »

Il m'embrasse encore, et encore, et son sourire est le plus beau que j'ai jamais vu de ma vie. Mais notre moment de bonheur est interrompu par mon estomac.

« Oh ! » je glousse, à moitié gênée et à moitié amusée.

« Tu dois manger. » me dit Darcy. « Je t'aime, Elizabeth. Je regretterais toute ma vie de m'être comporté avec toi comme je l'ai fait quand nous nous sommes rencontrés. »

« Tu as su te faire pardonner. »

Après un dernier baiser, nous allons nous nettoyer à tour de rôle et je finis de m'habiller sans mettre de corset. Hors de question que je comprime ma cage thoracique alors que je porte un enfant. Les robes que mon cher mari m'a offertes, sont suffisamment confortable et élégante pour que je n'ai nul besoin de porter un de ces objets de torture.

La journée passe lentement et on m'interdit l'accès à la cuisine autrement que pour me nourrir, surtout quand nous annonçons à nos domestiques – après leur avoir demandé de garder le secret – que nous allions avoir un enfant. Toutes les personnes travaillant au château, m'ont toutes accueilli chaleureusement, et surtout, ils étaient heureux que Monsieur Darcy ait enfin trouvé une épouse. Je les ai traités avec le plus grand respect dès le premier jour, et ils me le rendent au centuple. Avec ma grossesse, ils vont être aux petits soins avec moi. J'espère simplement qu'ils ne vont pas se montrer étouffant.

Nous dînons tous les trois – Georgiana, Darcy et moi-même – pour le réveillon de Noël et nous parlons de tout sauf des affaires. Le personnel de cuisine s'est surpassé, à tel point que je somnole sur le canapé pendant que ma sœur joue du piano. Je sens le canapé s'affaisser à ma gauche, là où ma tête est penchée. J'ouvre les yeux et vois Darcy, qui m'ouvre un bras pour que je me blottisse contre lui, ce que je fais sans tarder. Quand j'ouvre à nouveau les yeux, je ne suis plus assise et blotti sur le canapé du salon, mais allongée dans mon lit. Et j'ai une furieuse envie de faire mes besoins.

Je me lève et vais dans la pièce, où une bassine d'eau encore chaude m'attend. Je me déshabille, et fais ce que j'ai faire, avant d'enfiler un peignoir. A mon retour dans la chambre, Darcy est assis dans le lit, le regard rivé vers la pièce où je me trouve. Je le rejoins, et me défais de mon peignoir sous lequel je suis nue. Je sais que mon mari l'est aussi, même la couverture le recouvre jusqu'au bassin. Je m'assois près de lui, quand il me tend un écrin rectangulaire. Je l'ouvre, et y découvre un magnifique bracelet en argent.

« Il est splendide. »

« Tu mérites ce qu'il y a de plus beau. » me dit mon mari.

Non, je ne vais pas pleurer. Je referme l'écrin, le pose sur ma table de nuit avant de me hisser sur les genoux de Darcy, une jambe de chaque côté. Je prends appui sur ses épaules. Avant qu'il ne parte pour ses affaires, je lui ai demandé ce qui lui ferait plaisir pour Noël, et il m'a répondu :

« Tu es tout ce dont j'ai besoin. »

Je lui aurais sans doute préparé quelque chose, fabriqué quelque chose, si je n'étais pas tombé enceinte. Mais cet enfant qui grandit doucement en moi, est le plus beau cadeau que je peux lui offrir.

« Je me suis endormie. »

« Comme une souche. » Il sourit, et caresse mes hanches. « Tu ne t'es même pas réveillé lorsque je t'ai porté jusque dans notre chambre. »

« J'espère que Georgiana ne m'en veut pas de m'être endormie. »

C'est la dernière chose que je souhaite.

« C'est elle qui a remarqué que tu t'étais assoupi dans mes bras. » il m'apprend, en ramenant ses doigts sur mon ventre. « Tu avais besoin de sommeil. »

« Mais, maintenant je n'ai plus sommeil. »

A mon tour, je glisse mes doigts sur son torse.

« Comment allons-nous y remédier ? » demande-t-il, alors que ses pouces effleurent la rondeur de mes seins.

Mon bas-ventre se contracte. Je prends l'initiative du baiser, mais Darcy prend le contrôle de la suite, sans pour autant m'allonger. On pousse tous les deux un râle de plaisir lorsqu'il est en moi.

« Joyeux Noël, ma douce Elizabeth ! »

« Joyeux Noël, mon tendre Darcy ! »

Epilogue !

Huit ans plus tard !

Matin du 25 décembre 1820 !

J'ai invité mes parents et mes deux sœurs encore non mariées, à Pemberley à la mi-printemps, et ma mère s'est mise à pleurer de joie lorsqu'elle a découvert mon ventre rond. Mes sœurs aussi, et mon père m'a prise dans ses bras et serré la main de Darcy. Ils sont restés une semaine au château, et ma mère est repartie sans faire d'esclandre.

« Prenez-bien soin de vous, ma chère Lizzie. Et si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, écrivez-moi, et je me hâterais de vous aider. »

Je l'ai prise dans mes bras. Ma mère a peut-être toujours été obsédé par l'idée de marier ses cinq filles, mais elle reste ma mère, et je l'aime de tout mon cœur.

Charles Bingley et ma sœur Jane, sont venus nous rendre visite dans la foulée avec leur petit garçon. Et Jane m'a donné plein de conseils que j'ai appliqué tout en respectant les consignes du Docteur.

J'ai donné naissance à un fils, pour mon plus grand bonheur. Deux ans plus tard à un autre garçon, et enfin, notre fille il y a tout juste un an. Nous n'étions pas les seuls à être ravis de voir le château résonner des rires de nos enfants. Les domestiques aussi.

Georgiana s'est mariée et vit tout près de chez nous. Quant à mes sœurs, si les choses vont bien pour certaines, Lydia est plus… disons que, elle laisse passer beaucoup trop de choses à Wickham. L'aider est… difficile, mais je ne laisse pas mon beau-frère en tirer parti.

« Lizzie… »

Je reviens à la réalité, et à Darcy qui recouvre mon corps nu du sien. C'est le matin de Noël, et nos enfants doivent être en train de se réveiller, mais Mrs. Reynolds ainsi qu'une de nos femmes de chambre, se chargeront d'eux. Darcy le leur a demandé hier soir. Je comprends mieux pourquoi depuis qu'il m'a réveillé par des caresses sensuelles. Même après huit années de mariage, mon mari est toujours très vigoureux avec moi, et je ne m'en plains pas.

« Fitz… » je susurre contre sa bouche.

Les mains prisonnières au-dessus de ma tête par celles de Darcy, qui a entrelacé nos doigts, je tente de relever mon bassin comme je le peux, et le plaisir se fait plus dense sous les coups de reins de mon mari. Je fais de mon mieux pour réprimer le cri qui veut sortir de ma gorge quand la jouissance me frappe. Ooh, je suis épuisée, mais comblée de bonheur. C'est toujours parfait entre nous. Ces étreintes, cette danse entre les draps que nous aimons toujours autant partager, même après huit ans de mariage et trois enfants.

Fitz a été présent pour chacune des naissances, et je me rappellerais toute ma vie de sa réaction lorsque le médecin annonçait que je venais de mettre au monde un garçon, ou une fille. Darcy a pris soin de nous et nous n'avons jamais manqué de rien depuis toutes ses années.

« Bonjour, Mrs. Darcy ! »

Son nez frotte contre le mien et ses doigts libèrent les miens pour que je puisse les glisser dans ses cheveux noirs.

« Bonjour, Mr. Darcy ! »

Il m'agrippe et se redresse pour s'assoir. Je suis enroulée autour de lui, et je sais que nous n'allons pas tarder à recommencer.

« Il n'y a pas de meilleure manière de bien commencer sa journée, qu'en étant enfoui en toi. » me dit-il, avant de me mordiller la lèvre.

« N'arrête jamais. »

J'aime lorsqu'il me réveille ainsi.

« Combien de temps avons-nous encore de tranquillité ? » me demande-t-il.

« Je pense que nous pouvons laisser Mrs. Reynolds et Sienna s'occuper des enfants pendant encore trente minutes. » je réponds. « Voire une heure ! »

Nous restons au lit, enlacés et à nous aimer pendant trente minutes avant de nous habiller et de rejoindre notre petite famille dans le salon. Le spectacle que nous découvrons rempli mon cœur de joie. Nos trois enfants sont assis au milieu d'une vague de coussin. Notre fils aîné a un livre de contes ouvert entre ses jambes croisées, notre cadet assis dans la même position mais en face de lui, et au milieu des deux frères, allongée sur une couverture épaisse à babiller, notre fille. Mrs. Reynolds est assise sur le canapé, occupé à broder mais le regard toujours vigilant.

« Allez prendre votre petit-déjeuner. » nous dit-elle. « Tout va bien, ici ! »

C'est ce que nous faisons, puis, nous rejoignons nos enfants, qui se blottissent contre chacun de nous et notre fille, qui s'est endormie sous la voix mélodieuse de son grand frère.

C'est un très beau Noël qui s'annonce pour la famille Darcy, de Pemberley !

FIN !


Et voilà, c'est l'un des O.S voire l'O.S le plus court que j'ai jamais écrit. J'espère que ça vous a plu.

A demain pour la case 20 !

Bises,

Aurélie !