Disclaimer :Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin.
Résumé: "Ce qu'elle doit craindre dès à présent, c'est sa propre cour".[Magnificent Century]
Note de l'auteur: Cet écrit a été réalisé dans le cadre du défi hebdomadaire n242 de la page Facebook «Bibliothèque de Fictions». Les règles étaient:100 mots minimum, prenez le livre le plus proche de vous à la page 25. Utilisez la dernière phrase complète de cette page comme prompt (dernière phrase complète c'est à dire qu'elle ne se poursuit pas sur la page suivant).
Livre : "Et il conclut sur une phrase prémonitoire en ce qui le concerne : "Ce qu'elle doit craindre dès à présent, c'est sa propre cour."" Louis et Maximilien, Deux visages de la France de Marcel Jullian
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (23/50) Période historique du 12/08/2022 au 19/08/2022 : L'EMPIRE OTTOMAN (1299-1922) Quatre aspects de... convaincre Solène de regarder Good Omens (Partie 1) : 3/4 Il y a God qui est sensas : Écrire sur une femme puissante ou écrire sur le/les dieux de votre fandom
Le loup parmi nous
-Et il conclut sur une phrase prémonitoire en ce qui le concerne : "Ce qu'elle doit craindre dès à présent, c'est sa propre cour".
La douce voix de Gülfem achève la lecture d'un nouveau conte en vogue au harem et la fin laisse Hafsa pensive.
"Ce qu'elle doit craindre dès à présent, c'est sa propre cour"
La sultane validé n'est pas idiote : elle sait que le palais est un nid de vipères où les femmes se battent souvent pour monter, obtenir des faveurs, plus en pied de nez au destin que pour une véritable envie de loyauté, ce qui rend cette qualité d'autant plus admirable. Elle sait combien c'est difficile pour ces filles. Sauf que si elles sont ici, c'est parce que le Ciel l'a voulu et il faut savoir accepter son destin. Cependant, aujourd'hui, la mère du sultan a le coeur qui saigne face à la trahison d'une personne qu'elle pensait pourtant de son côté.
Mahidevran.
Mahidevran qu'elle pensait désormais intégrée, amie, ayant compris leur système.
Mais Mahidevran qui, quand Soliman a été malade, alité, que l'on a craint pour sa vie, pensait déjà à l'avenir, à l'intronisation de Mustafa, à son éventuel statut de sultane validé et de ce qui en aurait découlé : la mère d'un sultan est, après tout, la femme la plus importante de l'Empire.
Tandis qu'Hürrem, qu'elle a de suite prise en grippe en raison de son caractère effronté, sanguin, elle, a refusé l'idée même d'envisager un avenir sans l'homme qu'elle aime.
Parce que oui, désormais, Hafsa le sait, pour tout ce qu'elle peut lui reprocher, la ruthénienne aime sincèrement son fils.
Elle est restée à ses côtés autant que possible, elle a prié pour lui, elle l'a veillé au point de s'épuiser et quand elle a cru l'impossible, l'impensable, l'innomable, sur le point d'arriver, elle a failli se laisser tomber depuis le balcon des appartements du padichah, de fatigue, de par un coeur qui se brise. Elle ne doit son salut qu'à Hafsa elle-même. Elle l'a vu, son teint pâle, ses yeux rougis, cette âme incapable de vivre sans Soliman.
Pour Hürrem, le seul sultan est Soliman et ce jusqu'à son dernier souffle.
Personne, pas même ses propres fils, n'aurait le droit d'envisager sa mort et les conséquences.
Oui, dès à présent, elle doit craindre sa propre cour.
Les véritables ennemis sont peut-être plus proches qu'elle ne le pense.
FIN
