Bonjour à tous!
Je vous propose aujourd'hui une fanfiction qui me trottait dans la tête depuis très longtemps, mais que je n'ai jamais vraiment réussi à structurer complètement. Maintenant que tout est relativement clair dans mon esprit, c'est partit!
Certains faits / grades de personnages, ne seront peut-être pas parfaitement fidèles à la chronologie historique d'Oda et je m'en excuse! Son univers est tellement vaste que je m'y perds facilement, notamment lorsqu'il s'agit de la marine que j'affectionne particulièrement.
Veuillez m'excuserexcuse pour les fautes d'orthographe et de grammaire, ma bête noire comme toujours, mais j'espère que vous prendrez plaisir à lire tout de même!
L'ensemble de l'univers de One Piece appartient à son créateur: Oda.
Bonne Lecture!
Partie 1:Marine Académie.
Chapitre 1.
"Mon lait est tout frais! Tout juste sortis de ma tendre Marguerite adorée! Tout frais, tous frais! Par ici messieurs dames! "Hurla une voix insupportable au milieu de la place du marché.
Murphy sentait sa patience s'envoler à mesure que les minutes s'écoulaient. Elle ne supportait plus de passer ses dimanches matin à tenir le stand de son père. Le poisson sentait affreusement mauvais à force de rester rôtir au soleil et ses voisins de stand passaient des heures entières à hurler pour rameuter la clientèle. Elle, au contraire, ne faisait aucun effort pour vendre les poissons de son père qui désespérait de voir les ménagères se diriger vers d'autres stands.
Mais ce matin particulièrement, elle tenait à se faire discrète. Les soldats de la Marine étaient venus s'entraîner au port de bon matin. Des uniformes étaient visibles à chaque coin de rue et elle ne tenait pas particulièrement à se faire remarquer. La jeune femme restait donc tranquillement derrière son stand de poisson à feuilleter les pages de son livre.
"Ce bouquin a l'air intéressant dis donc! "Fit une voix grave qui venait tout juste d'apparaître devant elle. Elle sursauta légèrement, encore plongée dans sa lecture. Un homme à la carrure imposante se tenait devant l'étal de poisson, son visage masqué par un chapeau ridicule. La jeune femme resta interdite devant lui quelques secondes, surprise de voir un uniforme de la Marine devant elle.
"Oui, il l'est... "Chuchota-t-elle en refermant le livre doucement après y avoir glissé son marque page.
"Bon... "Commença-t-il avant d'engloutir trois beignets à la suite. "Je vais te prendre tous tes poissons là" Continu a-t-il en désignant les thons qui n'étaient plus très frais. "On fera un barbecue de poisson à la tomate". Termina-t-il, plus à l'attention de l'homme en uniforme derrière lui qui prenait des notes. La jeune femme ne pût rêver d'une meilleure occasion. Elle empoigna son plus gros sac et fourra délicatement tous les poissons dedans, les recouvrant de glace pour mieux les conserver.
"Merci Mr…. " Elle hésita un instant, elle n'arrivait pas à reconnaître le grade sur l'uniforme. Le haut gradé termina sa boîte de donuts, lui fit un signe de la tête et partit sans plus de cérémonie, laissant l'homme derrière lui se saisir des poissons.
"Du lait tout frais sortis de Marguerite ce matin même vice-amiral!" Ça vous tente? Hurla de nouveau le fermier quand les deux hommes en uniformes passèrent devant lui.
Murphy se laissa tomber dans sa chaise pliante en soufflant bruyamment. Elle avait oublié de respirer pendant toute la conversation. Elle s'essuya le front, toujours étourdie par l'aura de l'homme qui venait de partir et jeta un œil satisfait sur son étalage. La jeune femme se pressa de fermer le rideau de son stand, posa l'écriteau "Fermé" avec satisfaction, regarda sa montre, glissa son livre "Histoire du Gouvernement Mondial et de la Marine" dans son sac et partit avec hâte rejoindre sa mère au bout de la vallée. Murphy soupira de soulagement quand les derniers uniformes ne furent plus visibles et elle continua sa route, longeant les prés tout en remontant la colline. Son petit village se trouvait à une bonne demi-heure de marche de la capitale de l'île. Murphy profita de cette longue marche pour ressortir son livre qu'elle continua de lire tout en marchant. Malgré tout l'intérêt qu'elle portait pour l'histoire géopolitique du gouvernement, son esprit ne cessait de s'échapper vers un rendez-vous qu'elle attendait avec impatience: l'arrivée du facteur. C'était un homme dévoué à son métier qui se déplaçait même les dimanches pour s'assurer que chacun des citoyens soit assuré de recevoir son courrier en temps et en heure.
À peine eut-elle tourné au niveau du moulin qu'elle entendit une clochette bien particulière sonner dans son dos. La jeune femme entendit alors une bicyclette arriver à vive allure sur elle.
"Capitaine! Capitaine!" Cria-t-elle en lui faisant de grands signes de bras. La lycéenne avait toujours trouvé ridicule que le facteur insiste à ce point pour qu'on l'appelle Capitaine, mais il n'était jamais bon de se brouiller avec les gens excentriques. Et vu la taille de ses cuisses de cycliste, elle ne voulait pas prendre le risque de l'énerver.
Ce dernier, son casque vissé sur la tête jusqu'à ses yeux, freina d'un coup sec au pied de la jeune fille.
"Oh tiens Murph', j'ai ça pour toi!" Dit-il, à peine essoufflé, lui lançant avec agilité une enveloppe en plein visage. Elle n'eut même pas le temps de le remercier que l'homme était reparti en pédalant à toute vitesse, faisant sonner sa clochette pour lui dire au revoir.
Murphy regarda interdite l'enveloppe dans ses mains. Évidemment, elle était déjà déchirée, mais soigneusement refermée. Capitaine avait la fâcheuse tendance à ouvrir et lire le courrier des citoyens de l'île.
La lycéenne retira délicatement la lettre de l'enveloppe, la parcourue rapidement, sentant sa vue se brouiller par les larmes à mesure que les mots défilaient. Il lui fallut quelques secondes avant de soupirer, les larmes glissant sur sa joue. Elle fourra dans son sac la lettre, l'enveloppe et son livre, et reprit sa route en silence.
Murphy arriva finalement devant le portail jaune canari de la maison familiale en fin de matinée, sous le regard surpris de sa mère étendant le linge dans le jardin. Murphy actionna la poignée et contempla la scène devant elle, scène qu'elle ne serait pas prête de revoir avant un long moment: sa mère, en robe d'été, qui se battait avec le linge et la brise de l'océan venant du sud qu'elle pouvait voir au loin. La mer était calme, quelques navires de pêche dont celui de son père étaient encore sur l'eau à cette heure-ci. Sa mère lui jeta un coup d'œil rapide quand elle termina enfin d'épingler toute sa lessive sur le fil. Elle vit alors sa fille plantée près du portail, les yeux rougis par les larmes. Elles échangèrent un regard complice et se comprirent en un instant, sans échanger un seul mot.
"Félicitations ma fille" Fit-elle en l'enlaçant tendrement, son visage néanmoins empreint d'inquiétude que seuls les parents peuvent connaître.
"J'ai réussi maman! J'ai été prise!" Murmura-t-elle en essayant de retenir ses larmes de joie.
Sa mère lui caressa doucement le dos avant de l'embrasser sur le front. Une immense vague de joie et de soulagement la transporta avant que l'inquiétude qui ne la quittait jamais depuis la naissance de sa fille, ne refasse surface.
"Ton père va être très fier de toi! Tu seras un docteur incroyable, il n'y a aucun doute là-dessus". Elle poussa gentiment sa fille à entrer dans la maison afin qu'elle s'assoie dans le canapé pour se détendre et en profita pour vérifier la cuisson du saumon qui embaumait la pièce.
"Chère candidate numéro 875,
Nous avons le plaisir de vous informer de votre succès à l'examen d'entrée à la Marine Académie. Votre rentrée s'effectuera le premier jour de l'automne, à la Marine Académie sur l'île jumelle de Marineford, au sein de la filière "Équipe médicale" en première année. Le directeur de l'Académie vous félicite chaleureusement et vous remercie pour votre engagement au sein de la Marine et du Gouvernement Mondial."
