Holà ! J'espère que vous allez bien ! Voici un nouveau chapitre de notre aventure ! J'espère que vous en apprécierez la fin surtout !

Bonne lecture !


vbcharline : Merci de ton commentaire ! J'espère que tu aimeras tout autant la fin de cette histoire du coup et que j'arriverai à te surprendre hehe ;)


Chapitre 61 : ASPICS

Le mois de mai était pratiquement fini et les semaines des examens tant redoutés arrivèrent. Les 7ème années allaient tout d'abord passer des épreuves blanches surveillées par leurs professeurs habituels, puis les vraies épreuves, deux semaines plus tard, notées par des inspecteurs du ministère. Après des jours entiers passés à réviser, les 7ème années se retrouvèrent tous dans la Grande salle pour passer les épreuves écrites. Elles se déroulèrent sur deux jours entiers. Le mercredi fut banalisé pour laisser les élèves faire les dernières révisions de leurs épreuves orales et pratiques se déroulant les deux derniers jours de la semaine.

Tout se passa pour le mieux pour June. Elle n'était pas stressée à outre mesure contrairement à la majorité des élèves de sa promotion.

Les épreuves écrites se déroulèrent sans accroc. Puis vinrent les épreuves pratiques. Elle les passa haut la main jusqu'à celle de divination où elle eut un instant d'hésitation. Est-ce que tous les professeurs de divination notaient comme Trenalway ? Si oui, il lui suffisait de se prédire les pires horreurs dans l'avenir pour décrocher la note maximale. En voyant l'inspectrice en charge de la matière, June décida d'adapter son discours pour laisser une note d'espoir sur la fin de ses prédictions, et au vue de l'expression faciale de la dame qui l'inspectait, elle savait qu'elle avait bien fait.

Tous les élèves terminèrent par l'oral de potions. On aurait pu croire que cela avait été fait exprès, comme pour les empêcher de relâcher leurs efforts sur la fin. Tous imaginaient que c'était la sadique chauve-souris des cachots qui avait été à l'origine de cette idée abominable et June ne put réellement infirmer leurs hypothèses car c'était tout de même fort probable.

Quand elle fut enfin appelée pour se rendre à ladite épreuve, June se leva, laissa sortir l'étudiant qui s'enfuit plus qu'il ne marcha, puis pénétra sans trembler dans la pièce.

Elle tomba sur un homme d'une cinquantaine d'années qui tenait son dossier scolaire dans sa main droite.

-« Nom ? Prénom ? » demanda-t-il d'une voix neutre.

-« Revali, June. » Répondit-elle calmement.

-« Parfait. J'ai lu votre dossier miss. Vous êtes, excepté dans cette matière, une élève absolument excellente ! »

June pinça les lèvres dans un sourire forcé et sentit le regard insistant de son professeur qui se trouvait au fond de la classe.

-« Merci monsieur.

-Votre dossier mentionne également votre scolarité à l'Institut Durmstrang où vous aviez d'ailleurs des résultats tout aussi excellents, et également en potions.

-Rien ne vous échappe, monsieur. » acquiesça poliment la jeune femme.

-« Je ne connais pas le niveau des professeurs à Durmstrang, mais il est vrai que vous êtes tombée cette année sur l'un des meilleurs potionnistes d'Angleterre, voire du monde sorcier. Il n'est donc pas très étonnant que vous ayez perdu votre niveau d'antan en comparaison, ses notations étant plus dures »

June ne répondit pas à sa remarque et retint une réponse cinglante qui lui brûlait les lèvres. Elle sentait sur elle le regard triomphant de son professeur et elle se fit violence pour s'exhorter au calme.

-« Vous pouvez aller à votre paillasse, miss. »

Elle obéit et alla tranquillement vers le bureau qui serait le sien pendant l'heure qui allait s'écouler. En marchant, elle avait soigneusement évité le regard de son professeur qui jubilait.

-« Bien. Vous aurez à préparer la célèbre potion Wiggenweld. »

La sorcière hocha la tête.

-« Vous avez la recette dans l'ouvrage qui se trouve sur votre gauche. Vous avez une heure. Bon courage ! »

June ne perdit pas un instant, et, à la surprise de l'inspecteur, elle n'ouvrit pas le manuel, mais alla, à la place, chercher tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de cette potion qu'elle connaissait par cœur, pour l'avoir préparée un très grand nombre de fois dans sa vie. Le délai imposé était un temps assez court car la potion contenait une multitude d'étapes assez pénibles. Mais cela n'effraya pas le moins du monde la jeune femme avide de challenge, bien au contraire.

Elle posa les ingrédients sur la table et retroussa ses manches pour commencer à enlever les épines d'un poisson du diable et couper les mandragores en rondelles. Elle dosa rapidement le sang de salamandre pour en prendre deux tubes puis fit la même choser avec le mucus de véracrasse.

Une fois les ingrédients prêts à être utilisés, June commença la préparation.

L'inspecteur tournait autour de son bureau pour prendre des notes et hochait souvent la tête, dans une attitude appréciatrice. Pourtant ce n'était pas cet homme-là qui dérangeait la jeune femme mais bien celui posté dans le fond de la classe, dont elle sentait le regard posé sur sa personne. Elle faillit lâcher sa cuillère en entendant, d'un coup, une voix résonner dans son esprit.

Vous êtes sûre de vous ? » susurra la voix de son professeur dans l'espoir de la faire douter sur le geste qu'elle allait faire.

Elle n'en revenait pas. Il utilisait une voie légélimentique pour la déstabiliser.

Absolument. Etes-vous certain d'être « l'incroyable talent » dont il parlait tout à l'heure, pour me questionner sur une telle évidence ? » répondit-elle du tac au tac sans se laisser déconcentrer.

Il ne répondit rien et plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'il ne reprenne la parole dans sa tête.

Vous n'aurez jamais le temps de finir, vous êtes en retard. »

June ne regarda même pas l'heure et continua sa tâche sans répondre, un sourire aux lèvres.

- "C'était dix millilitres et non douze, espèce d'empotée ! » cingla-t-il soudain, la faisant sursauter.

Professeur ? » soupira-t-elle

Oui ?

-La ferme ! » Asséna-t-elle d'un ton sec.

Elle faillit ricaner en entendant l'homme refermer le livre qu'il lisait d'un bruit sec. Elle ne doutait pas un seul instant qu'il était en train de la fusiller du regard.

Néanmoins, il n'y eut plus d'interruption jusqu'à la fin et June en fut soulagée. Elle détestait être coupée dans des instants de réflexion aussi intenses.

Elle donna son dernier coup de louche et la laissa reposer dans la marmite. Elle recula un peu avant de lever son regard sur l'inspecteur. Il la fixa avec surprise. Elle avait une dizaine de minutes d'avance, ce qui était un record car la potion était particulièrement longue à préparer et cela sans s'aider une seule fois de la recette.

Il s'avança et évalua le contenu de son chaudron en prenant des notes sur un petit carnet.

-« Excellent miss, votre potion est absolument parfaite. »

June s'inclina pour accueillir le compliment.

L'homme se tourna alors vers Rogue d'un air un peu surpris.

-« Professeur Rogue, vos notations sont encore plus sévères que je ne le pensais. Cette jeune fille est douée. Bien plus que le laissent à penser ses notes dans vos cours ! »

Le sorcier en question lui fit un regard noir et avança dans la salle pour aller jeter un œil à la potion de la jeune femme, parfaite comme toujours.

-« Mhm », grogna-t-il sans rien ajouter de plus.

Dans la tête de June, une femme dansait la carioca, tant le voir se faire contredire lui faisait plaisir.

-« Bien miss, vous pouvez y aller. Vous aurez vos résultats dans deux semaines environ. En attendant, profitez bien de vos derniers jours à Poudlard. »

June le remercia et quitta la pièce, non sans avoir d'abord fait un sourire triomphant à l'homme en noir, qui répondit par un rictus méprisant.

Quand elle referma la porte, son sourire triomphant devint plus tendre et June pensa que, décidément, elle adorait provoquer cet homme.


Quelques jours passèrent et les 7èmes années exultaient de pouvoir, enfin, se détendre et d'avoir la possibilité de profiter de leurs derniers jours dans cette fabuleuse école. June sentit son cœur se serrer quelque peu quand elle réalisa que l'année était pratiquement finie et qu'elle devrait bientôt quitter ces murs qui lui avaient fait vivre des moments absolument fantastiques.

L'ultime épreuve du tournoi arriva à grands pas et June, à la grande surprise de ses camarades, n'avait pas vraiment l'air de s'en préoccuper. Pourtant, la dernière épreuve était réputée pour être la plus dangereuses du tournoi. Les champions pouvaient se faire tuer ou, tout au moins, finir avec de graves séquelles physiques ou psychiques.

Si Harry, Fleur et Victor s'entraînaient sans relâche, la serpentard, elle, vivait sa vie sans rien changer à ses habitudes.

À la surprise de tous, le professeur Rogue ne la critiquait plus vraiment et, quand venait le sujet « Revali », le sorcier rentrait dans une sorte de mutisme qui rendaient ses collègues curieux. Seul Albus Dumbledore semblait savoir ce qui tracassait son espion. Mais il ne désirait pas en parler avec lui, de peur d'apprendre des choses qui auraient nécessité des sanctions sévères de sa part.

Le vieil homme n'était pas idiot au point de ne pas avoir remarqué leur étrange façon de communiquer et leurs regards qui avouaient souvent bien trop de choses. S'il ne s'agissait pas d'une élève majeure et assez puissante pour rivaliser avec son espion, Dumbledore aurait bien évidemment agi pour les séparer dès le début. Mais quelque chose lui murmurait à l'oreille que les deux sorciers s'étaient, en réalité, bien trouvés.

June et le sombre professeur ne s'étaient plus parlé depuis qu'ils avaient rompus à deux la première barrière. Cela avait été intense mais il ne s'était rien déroulé de plus. Aucun d'eux n'était fier de leurs agissements et pourtant ils désiraient tous les deux recommencer. Si June acceptait cette fatalité, ce n'était pas le cas de son professeur, toujours mal à l'aise à l'idée de corrompre une de ses élèves. Il était déjà allé beaucoup trop loin et, si elle l'avait voulu, elle n'aurait eu qu'une parole à dire au directeur pour qu'il soit envoyé à Azkaban. Et ce, même si la lente séduction qu'ils avaient peu à peu et inconsciemment tissés, venait également d'elle.

C'est pourquoi il fit son possible pour l'éviter. Il ne se retrouvait jamais seul en sa présence et la fuyait comme la peste dans les couloirs. Heureusement, il ne l'avait plus en cours depuis qu'elle avait passé ses ASPICs.

Pour autant il n'avait jamais autant fait de rêves érotiques que durant les dernières semaines. C'était une véritable torture. Il avait été à deux doigts de demander des vacances anticipées à son mentor mais s'était raisonné à temps, peu désireux de subir un interrogatoire de la part du vieil homme, bien trop omniscient pour son propre bien.

Et au comble de tout, sa potion anaphrodisiaque ne fonctionnait plus aussi bien qu'avant. Il avait constaté une baisse drastique de son effet depuis que leurs corps s'étaient approchés de trop près, non loin de la salle de bain des préfets. Il continuait à la boire malgré tout, mais savait que s'il avait le malheur de ne se retrouver ne serait-ce qu'une fois seul avec elle et qu'elle faisait un pas vers lui, il cèderai à ses pulsions sans pouvoir s'en empêcher.

Il en vint à penser qu'il avait hâte qu'elle parte de l'école. Ce calvaire devait cesser.

Alors qu'il continuait sur cette lancée de l'évitement, il ne put pourtant véritablement et définitivement l'esquiver.

La veille de la troisième épreuve, l'homme termina son cours habituel avec les quatrièmes années de gryffondor et de serpentard excités comme des puces par le tournoi. Il demanda à tous de laisser les échantillons de potions sur son bureau en partant. Il évita soigneusement le regard inquiet de son filleul quand il vint, à son tour, poser son échantillon. Il fallait dire que le professeur Rogue avait, depuis quelques semaines déjà, des cernes importantes. Cependant, depuis quelques jours, elles touchaient presque terre. Il était encore plus méchant et injuste que d'habitude, et semblait de pire humeur chaque jour qui passait.

Il attendit patiemment que tous les élèves sortent de la pièce et passa la soirée à terminer des préparations qui lui avaient été commandées. Il n'alla même pas dîner dans la Grande Salle, de peur de poser son regard sur elle et son insupportable « ami » bulgare qui s'asseyait toujours à ses côtés.

Éreinté, il ne céda pourtant pas à l'envie d'aller se coucher et décida plutôt de ranger le placard qui se trouvait en arrière de la salle de cours. Cette petite réserve contenait un paquet d'ingrédients utiles pour les élèves. Il commença alors à mettre un peu d'ordre, ne supportant pas le désordre que ces petits idiots mettaient à chaque cours. Faire des gestes répétitifs ne stimulait pas son intelligence, certes, mais cela lui permettait de ne pas trop réfléchir. Cela marcha assez pour que ses gestes fassent des allers retours automatiques.

-« Vous m'évitez. » Fit soudain une voix derrière lui.

Il se retourna brutalement vers la porte et lâcha un flacon dans son mouvement.

June Revali se tenait là, contre l'embrasure de la porte, les bras croisés. Il ne l'avait pas entendue entrer. Lui, double espion depuis des années, venait de se faire surprendre par une gamine.

-« Que… Revali ?! Qu'est-ce que vous foutez la ?! » vociféra-t-il, furieux.

June se décala et planta son regard dans le sien.

-« Pourquoi me fuyez-vous professeur ? » demanda-t-elle d'une voix calme.

-« Dégagez de là immédiatement Revali avant que je ne m'énerve pour de bon !

-Non. Pas avant que vous m'expliquiez pourquoi vous me fuyez.

-Je n'ai pas le temps à perdre pour une idiote telle que vous. Je suis occupé. Foutez le camp ! »

June eut un rictus amusé, accompagné d'un levé de sourcil alors qu'elle jetait un regard au petit placard qu'il s'efforçait de ranger alors qu'il était déjà parfaitement ordonné.

Quand elle était arrivée, quelques minutes avant, dans l'optique de lui parler, ne supportant plus la distance qu'il mettait entre eux, elle était tombée sur son professeur en train de changer et de rechanger de place les mêmes flacons. S'il avait raté le repas pour ça, c'est qu'il devenait fou.

-« Occupation intéressante et utile en effet. » Railla-t-elle, dans un sourire narquois.

Il la fusilla du regard avant de reculer un peu quand elle s'approcha de lui lentement.

-« Si ce n'est pas moi alors qui fuyez-vous ?

-Je ne fuis personne ! Maintenant jeune fille, j'aimerais que vous m'obéissiez. Quittez cette pièce. Je ne vous le redemanderai pas une autre fois. »

June s'approcha encore sans lui obéir et Rogue ne pouvait plus reculer, les étagères de la petite pièce l'empêchaient d'aller plus loin.

-« Cessez donc cela immédiatement. » Grogna-t-il d'une voix mauvaise

-« Cesser quoi ? Je ne fais rien. Je vous demande simplement la raison de votre comportement.

-Mais ne n'ai pas à me justifier devant vous enfin ! Vous n'êtes qu'une élève ! Restez à votre place.

-Une élève que vous avez embrassé ? » ironisa la jeune femme.

-Je ne…

-Le nierai vous ? Ai-je imaginé ce moment professeur ? Ai-je imaginé vos mains sur moi ? Vos grondements quand vous vous pressiez contre mon corps ? La force de votre dé….

-STOP ! » Hurla-t-il, à bout.

June s'arrêta, elle était à un mètre de lui environ. L'homme en face était furieux et elle ne tenait pas à recevoir un sortilège cuisant de sa part, sachant très bien ce que la fureur pouvait faire commettre.

-« Pourquoi ? » murmura-t-elle.

L'homme ne répondit pas. Il expira bruyamment en fermant les yeux pour se calmer. Il ne souhaitait qu'une chose. Qu'elle se taise et qu'elle parte. Le plus vite possible.

-« J'en crève d'envie. » Continua-t-elle « Je sais que c'est aussi votre cas.

-Absolument pas, sortez maintenant. » insista-t-il d'une voix sèche.

Mais la jeune femme ne se laissa pas déstabiliser.

-« Je veux ressentir vos lèvres sur moi, vos mains sur mon corps, sur ma taille, sur mes seins. Je vous veux tout simplement !

-Je regrette d'être allé aussi loin. Je m'en excuse. Maintenant sortez !

-C'était inévitable. » fit-elle sans lui obéir.

-« Tout est évitable avec un peu de volonté. » fit-il d'un air méprisant

-« Ah oui ? Alors pourquoi être allé jusque-là si vous pouviez vous en empêcher ? »

Rogue baissa les yeux. Elle avait visé juste. Il était coincé.

Elle s'approcha encore de lui.

-« Pourquoi résister professeur. Ce n'est qu'une question de temps avant que cela ne se reproduise…

-Cela ne se reproduira pas. » lâcha-t-il d'une voix aussi froide que le vent polaire, « Je ne laisserai pas une situation pareille arriver une nouvelle fois.

-Si, car sous votre apparente impassibilité, un feu brûle intensément en vous, comme en moi.» murmura-t-elle.

Elle était si proche de lui qu'il se sentit physiquement mal à l'aise. Son parfum venait chatouiller ses narines et il referma les yeux un instant. Elle ne savait pas à quoi elle s'exposait en restant là, aussi proche de lui. Il se vit la plaquer contre le mur le plus proche et s'emparer violemment de sa bouche. Il secoua sa tête. Il devait absolument quitter ce minuscule placard sur-le-champ.

Il la bouscula alors sans ménagement pour se rendre dans la salle de classe.

Il faillit perdre patience quand il entendit des bruits de pas le suivre. Il s'appuya sur son bureau sans la regarder, le corps particulièrement tendu.

-« Dégagez ou bien c'est moi qui vous fait partir de force !

-Je n'obéis qu'aux ordres qui ont du sens. »

L'homme fit alors volteface, l'empoigna violemment par le bras dans l'optique de la faire sortir.

Mais la jeune femme le fit reculer brutalement d'un sort et il lâcha son bras, surpris. Il se cogna à son bureau. Ses yeux onyx fuyèrent ceux de son élève et il lui tourna le dos pour lui échapper.

« S'il vous plaît. » murmura-t-il d'une voix fatiguée.

June ne répondit pas mais loin d'obéir, elle se rapprocha de lui pour arriver dans son dos.

-« Non professeur car ce n'est pas ce que vous désirez au fond de vous. »

Rogue ferma les yeux pour s'exhorter au calme. Que devait-il faire devant une tête de mule pareille ? Ses mains tremblaient de tension.

-« Vous devriez aller vous reposer. La troisième épreuve est demain. Vous allez nécessiter votre plein potentiel pour y survivre.

-Justement. Si je meure demain, nous ne pourrons jamais céder à ce que nous désirons ardemment tous les deux. Ne regretteriez-vous pas ? »

Rogue ne répondit pas mais son silence parlait pour lui-même.

Il se tendit cette fois complètement quand il sentit la jeune femme se plaquer contre son dos. Ses mains vinrent l'entourer doucement.

Les doigts de l'homme jusque-là posés sur le bureau de bois, agrippèrent le bord du meuble. Au bout de longues secondes de silence il se retourna pour lui faire face.

-« Pauvre folle ! Ne voyez-vous pas l'incongruité de la situation ? Nous sommes dans une école ! Vous êtes sous mon autorité ! Nous n'avons pas le droit de faire ce que vous suggérez.

-N'en avez-vous pas envie ?

-Absolument pas. » Fit-il en abaissant pourtant son regard sur ses lèvres qui l'appelaient.

-Menteur. »

L'homme détourna rapidement le regard pour échapper à ses yeux scrutateurs.

-« Répondez ! Avez-vous envie de moi ? » répéta-t-elle.

Rogue eut alors un soupir désabusé. Il passa sa main dans ses cheveux de jais d'un geste nerveux.

Comment pouvait-elle encore en douter ?

Il la fixa de son regard abyssal et analysa son expression. Il pouvait lire le désir brut dans son regard bicolore. Elle était dans le même état que lui, souffrait du même désir que lui. Et cela lui déclencha un frisson qui fit violement trembler son corps.

-« Le… terme est faible Revali. » avoua-t-il d'une voix faible. Depuis que je vous connais, ma vie est devenue un enfer. Vous m'obsédez ! »

La jeune femme parut satisfaite de sa réponse. Elle plaqua sa main sur son torse et, avant qu'il ne puisse esquisser le moindre geste, il se retrouva assis sur sa chaise professorale. Sans prévenir elle se plaça sur ses cuisses, ses jambes pendant de part et d'autre du sorcier. Il frémît quand elle le regarda avec un sourire mutin et se crispa de tout son être en tâchant de garder la tête froide. Ses mains restèrent immobiles et plaquées le long de son corps.

Incapable de parler, il trouva tout de même la force de lui jeter un regard aussi noir que possible.

Mais cela ne sembla pas effrayer la sorcière qui le regarda simplement avec un air gourmand en passant sa langue sur sa lèvre inférieure.

Rogue retint un grondement. Cambrée ainsi sur lui, elle était juste redoutablement désirable. La sorcière s'empara alors de la main gauche du sorcier pour la poser sur sa cuisse, à la bordure de sa jupe d'écolière. Le sorcier rata un battement en sentant la peau douce de la sorcière sous ses doigts. Son contrôle était rudement d'éprouvé à cet instant. Il luttait de toutes ses forces pour ne pas succomber à son élève. Mais c'était de la torture. Il savait que dans cette position, dans cette proximité, il n'allait pas tenir ses belles résolutions bien longtemps.

Elle approcha son visage du sien et déposa ses lèvres sur les siennes dans un frôlement chaste et pourtant ô-combien érotique. Il faillit pousser un grondement mais se retint de justesse. Sa main se crispa sur la peau de la cuisse de la sorcière. D'abord immobile, il finit pourtant par entrouvrir ses lèvres et ferma un instant les yeux. Elle approfondit alors ses baisers et commença bientôt doucement à jouer avec sa langue.

-« Laissez-vous aller… vous en mourrez d'envie. » Souffla-t'elle contre ses lèvres.

Le sorcier laissa tomber ses dernières résistances, ne pouvant plus tenir.

Il répondit malgré lui petit à petit à ses baisers. Puis la douceur laissa place à l'empressement.

Ils gémirent en même temps de ce toucher si longtemps convoité. Il la plaqua alors fermement contre lui. Son bras droit était vigoureusement enroulé autour de sa taille et sa main gauche caressa petit à petit bien plus sûrement la cuisse la jeune femme.

Son cœur rata un battement quand il la sentit se mouvoir lentement contre lui, envoyant un message non équivoque.

Ne pouvant plus se contenir il se leva brutalement et la plaqua dos sur son bureau. Il plongea sur sa gorge, son cou et ses mains passèrent avidement sur son corps. Il déchira sa chemise et ne put retenir une expiration rauque en sentant sous sa main la dentelle de son soutien-gorge. Il se redressa un peu et son cœur s'arrêta. Il s'agissait du même sous-vêtement que lorsqu'il avait massé son épaule en retenue. Le même motif qui l'avait hypnotisé pendant les nuits qui avaient suivies.

-« Vous êtes le diable en personne. » Souffla-t'il.

June, qui s'était mordue la lèvre inférieure, esquissa un léger sourire amusé.

-« Vous en doutiez encore ? »

Pour toute réponse, le sombre sorcier se redressa et passa une main fébrile sur le visage puis sur la bouche de la sorcière. Sa respiration s'accéléra quand elle sortit sa langue pour atteindre son pouce. Il faillit céder à une pulsion mais préféra abaisser sa main sur sa gorge, avant de suivre de l'index, les motifs en dentelle qui attiraient son regard onyx. Il partit ensuite plus bas pour venir s'arrêter sur sa taille qu'il empoigna.

Il remonta son regard dans le sien et la contempla dans cette position, alors qu'il la dominait. Pourtant dans ses yeux bicolores, l'homme voyait bien qu'elle n'était pas soumise. À personne. La lueur de défi qui y traînait empêchait d'y croire totalement. Et il aimait beaucoup cela.

June sourit légèrement en voyant l'homme se mordre la lèvre inférieure. Au vue de l'expression qu'il tirait, ce qu'il avait sous les yeux lui plaisait, cela ne faisait aucun doute.

Quand elle se cambra contre lui, elle sentit l'entrejambe du sorcier buter contre l'intérieur de ses cuisses. En y jetant un coup d'œil, elle s'aperçut qu'elle déformait l'avant de son pantalon, rendant son désir absolument incachable. Il se pencha vers elle, ses deux mains partirent soutenir ses cuisses pour les relever contre lui et il suçota sa peau, entraînant un gémissement de la part de sa partenaire.

N'y tenant plus, June passa une main habile entre leur deux corps et déboutonna la ceinture du sorcier. Il jeta sa tête en arrière quand elle entra sa main dans son pantalon et ne put se retenir de pousser un long gémissement de plaisir quand elle commença à bouger doucement ses doigts sur lui.

-« Putain oui… » souffla-t-il d'une voix cassée.

Il la laissa faire, pas certain de pouvoir durer bien longtemps si elle continuait ainsi. Elle se stoppa alors et tira l'homme vers elle pour s'emparer de sa bouche. Ils étaient dans le même état de transe. Rogue savait quelle était la prochaine étape et Merlin qu'il attendait ça ! Il joua un moment avec la langue de la sorcière. Alors qu'il remontait une main sous sa jupe vers l'endroit de tous ses désirs, il sentit à quel point il pouvait y aller. Elle était plus que prête à le recevoir et cela manqua de le faire chavirer pour de bon. À moitié déboutonné, il eut pourtant un éclair de lucidité.

Il interrompit tout mouvement. June entendait sa respiration haletante contre son cou. Une de ses mains était toujours posée sur sa cuisse. L'autre, située bien plus haut, manquait de la faire geindre à tout moment. Pourtant, il ne bougeait plus.

-« Pas… ici… » arriva-t'il à articuler.

-Pourquoi pas ? » murmura-t-elle.

-Parce que… quelqu'un pourrait arriver… » continua t'il contre sa peau alors que June acquiesçait.

Pour rien au monde il ne voulait qu'on ne les interrompe une fois de plus. Elle ne le supporterait pas non plus.

Le sorcier se redressa doucement avec une peine immense. Elle était comme une drogue délicieuse dont on ne pouvait jamais ni se détacher ni se remettre. Il se fit pourtant violence et réussit à se reculer. Il lui tendit une main qu'elle prit sans la moindre hésitation. Puis tout se passa à une vitesse record. Il la tira derrière lui, ils passèrent la porte de la classe et marchèrent quelques longues secondes dans un couloir.

Si un élève ou un professeur avait pointé le bout de son nez à ce moment-là, ils auraient vraiment eu du mal à justifier leur mine essoufflée, leurs cheveux ébouriffés et leurs habits à moitié déboutonnés. Pourtant, à cet instant précis, c'était la dernière de leur préoccupation. Fort heureusement pour eux, l'heure était tardive et ils ne croisèrent personne.

Il donna le mot de passe qui gardait ses appartements et entra le premier, la tirant toujours derrière lui. Elle pénétra alors dans l'antre du sombre sorcier. Elle n'eut qu'à peine le temps de voir le nouveau décor qui s'offrait à elle. L'homme la plaqua durement à la porte qu'il venait de refermer à la seconde. Mais loin de s'en plaindre, elle se jeta sur ses lèvres et s'empara de ses cheveux.

-« Bordel ! Qu'est-ce que vous me faites faire ! » Parvînt-il à articuler entre deux baisers brûlants.

June sourit. Le sorcier partit dans son cou.

-« Depuis que je vous connais, je ne dors plus. Et quand j'y arrive c'est pour rêver que je vous prends à peu près partout dans cette école… Que je vous baise comme un fou dans les couloirs… que je vous faire crier sur mon bureau, dans cette chambre, contre cette porte… » Continua-t-il d'un voix ébranlée qui laissait entendre qu'il perdait complètement le contrôle de lui-même.

-« Taisez-vous et baisez moi professeur. » Le coupa-t'elle dans un léger rire empressé.

Rogue gronda contre son cou et la souleva sans trop d'effort. Quand elle le mordit dans le cou, il sut qu'il était définitivement perdu. Alors pour leur plus grand plaisir, il se fondit en elle contre la porte de ses appartements.


Héhé enfin ! J'espère que ça vous a plu ! Non je ne fais pas de lemon parce que je ne trouve pas ça très pertinent et que les sous-entendus suffisent de mon point de vue... Je sais que je vais faire des déçus mais c'est ainsi que j'écris.

Si vous avez aimé ce chapitre n'hésitez pas à commenter ! Ça fait plaiiiiizzzir :P

A la prochaine ! :)))))