Bonjour à tous!

Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau chapitre. Avec le chapitre précédent, j'ai passé la barre des 300 reviews, j'en reviens toujours pas! Ca me fait super plaisir de savoir qu'autant de personnes suivent et apprécient cette fic, ses (deux) personnages et tout ce qui tourne autour. J'espère que vous continuerez autant à apprécier la suite!

Kisis, guest, Nikkie, ankana87, Tenshi, Sheego, chloe, Sélènè, merci pour toutes vos review!

J'ai finalement (et enfin!) trouvé une bêta, donc tous les chapitres seront désormais corrigés et approuvés avant publication! J'espère, et je suis même sûre, que la fic gagnera en qualité. J'en profite donc pour remercier ma super bêta, marmel! On fait déjà une super team ;)

Enjoy!

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Chapitre 16

La patience est l'art d'espérer

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Harry somnolait sur le canapé, recroquevillé en position assise et emmitouflé dans le plaid moelleux. Sa tête glissait lentement le long du dossier et, lorsqu'elle plongeait brusquement en avant, il se réveillait en sursaut, papillonnait des yeux avant de se redresser, puis de se rendormir. La télévision diffusait une émission humoristique en sourdine et les images tourbillonnantes éclairaient la pièce par intermittence.

Sa tête pulsait douloureusement et il avait froid, malgré le pull en laine épais qu'il portait et le pantalon de pyjama en coton qui couvrait ses jambes. Sur ses mains, comme sur ses avant-bras, ses veines ressortaient plus que d'habitude, réseau bleuté qui pulsait douloureusement sous sa peau. Le miroir accroché au montant de la cheminée lui renvoyait son reflet dont les lèvres étaient d'un rouge sang surnaturel et dont la veine de son cou, que Draco aimait tant, était plus visible que jamais.

La dernière morsure datait de six jours.

Presque une semaine.

Harry avait compté les jours avec une application qui l'exaspérait, attendant en vain chaque soir le moment où Draco le rejoindrait. Mais ce n'était plus arrivé. Draco le laissait approcher avec condescendance durant la journée, lorsque le manque devenait trop difficile à supporter pour Harry. Mais il ne l'avait plus mordu.

Harry était perdu. Angoissé. Il ne comprenait pas ce qui avait changé. Il ne comprenait pas pourquoi Draco refusait de le mordre, soir après soir. Le vampire avait-il réussi à dompter cette attirance presque sordide pour son sang ? Ne le mordrait-il plus jamais, au risque de le laisser mourir de... de quoi, au juste ? Harry se demandait ce qui pourrait arriver si son corps continuait inlassablement à produire du sang et que le vampire ne le buvait plus. Mais Draco ne pouvait pas le laisser mourir. Il avait besoin de son sang. Peut-être était-il simplement en colère contre Harry et son comportement détestable des derniers jours et avait-il décidé de le punir en ne le mordant plus ? Cela aurait été stupide car en agissant ainsi, il se punissait également lui-même. Non, Draco n'était pas du genre à se priver de son sang dans le seul but de le punir. Il n'était pas du genre à se priver de son sang tout court, d'ailleurs.

Draco n'avait plus quitté l'appartement depuis près de deux semaines et Harry avait fini par comprendre qu'il ne le pouvait simplement plus. Ils avaient tiré sur le lien au maximum et Harry espérait secrètement qu'il finirait par se casser. Plus les jours passaient, moins ils pouvaient s'éloigner l'un de l'autre sans faire revenir la douleur qu'ils avaient endurée lors des premiers jours du lien.

Harry plongea à nouveau dans une somnolence légère, oubliant quelques instants tous ses soucis. Son corps glissa lentement sur le côté, contre le dossier du canapé, et sa joue finit par heurter l'accoudoir. Trop épuisé pour se redresser, il se contenta de rester dans cette position inconfortable et ferma les yeux, se laissant envahir par l'état d'épuisement dans lequel le plongeait l'affluence de sang dans son corps.

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Une main fraîche glissa le long de sa joue, réveillant Harry en sursaut. Il grogna légèrement, sans ouvrir les yeux et redressa sa tête qui avait inconfortablement glissé sur le côté. Sa nuque craqua. Il expira doucement. La main fraîche du vampire lui procurait un soulagement intense et il apprécia le contact léger qui le replongea dans une torpeur bienfaitrice.

-Harry, souffla la voix de Draco près de son oreille, le faisant incontrôlablement frissonner. Tu saignes.

Les doigts du vampire glissèrent sous son nez, attrapèrent les gouttes vermeilles qui glissaient doucement, avant de disparaître. Il entendit vaguement le vampire soupirer, puis sa main revint sur son corps. Elle attrapa fermement l'un de ses bras et le tira sans ménagement pour le rassoir plus confortablement.

-Viens, murmura Draco.

Le plaid lui fut arraché et un courant d'air frais glissa jusqu'à Harry. Il grogna d'inconfort et enfouit ses mains gelées sous lui. Puis il sentit les mains de Draco l'agripper avec force et le vampire le souleva souplement. Instinctivement, Harry enfouit son visage contre son cou en soupirant de bien-être. Il aimait cette sensation désormais familière d'être à sa place dans les bras du vampire. Il aimait la délicatesse avec laquelle Draco le tenait contre lui, en un geste puissant mais prudent, désireux de presser leurs deux corps l'un contre l'autre avec force, sans néanmoins blesser Harry. Il aimait l'odeur du vampire qui chatouillait ses narines, ses mèches de cheveux qui caressaient ses joues.

Le vampire l'amena dans la chambre et le déposa sur le lit. Harry soupira à nouveau en agrippant la chemise de Draco avec force. Mais ses faibles forces ne suffirent pas à retenir le vampire près de lui et Draco se redressa, avant de briser tout contact entre eux.

-Draco, appela Harry d'une voix rauque qui ne ressemblait pas à la sienne.

Les yeux toujours fermés et luttant contre l'assoupissement qui le guettait, Harry sentit le lit s'affaisser près de lui. Les mains fraiches de Draco revinrent sur son corps et elles lui firent passer son pull épais par-dessus la tête. Harry n'eut pas le temps de frissonner que déjà, le corps frais du vampire s'allongeait près de lui. Draco avait enlevé sa chemise, mais aussi son pantalon, et il plaqua puissamment son calice somnolent contre son corps nu. Harry enfouit à nouveau son visage dans son cou, respirant profondément son odeur et appréciant la peau du vampire qui se réchauffait rapidement à son contact.

-Mordez-moi, demanda-t-il tandis que les bras du vampire se refermaient dans son dos.

Draco se contenta de le serrer plus fort contre lui. Il rabattit l'épaisse couverture sur leurs corps enlacés. Ses bras puissants maintenaient Harry plaqué contre son torse, sans lui laisser la moindre chance de se soustraire à son étreinte. Mais déjà, le corps du vampire se réchauffait agréablement contre celui de son calice et Harry plaqua ses mains froides contre son torse pour les réchauffer. Draco enfouit son visage dans ses mèches désordonnées et inspira avec délectation l'odeur enivrante de son calice, appréciant l'abandon total du garçon entre ses bras.

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Harry se réveilla en sursaut, quelques minutes plus tard à peine, lorsqu'il sentit une langue fraîche taquiner son cou. Son corps fut pris d'un incontrôlable frisson à la seconde même où il prit conscience de ce qu'il se passait. Il inspira profondément, un peu paniqué et totalement perdu. S'apercevant qu'il avait terriblement chaud, il tenta de bouger mais les bras puissants qui maintenaient son corps le gardèrent emprisonné dans une étreinte de fer.

-J'ai chaud, souffla-t-il en sentant la langue du vampire amorcer une lente descente le long de sa veine.

En sentant le corps nu et chaud de Draco contre lui, il comprit que « avoir chaud » était un euphémisme. Prisonnier de l'étreinte du vampire, plaqué puissamment contre son torse, la couverture recouvrant entièrement leurs deux corps, Harry avait du mal à retrouver une respiration normale. Son cœur tambourinait dans sa poitrine avec force.

-Moi aussi, j'ai chaud, lui répondit soudain la voix douce de Draco tout près de son oreille.

Harry ne savait pas s'il était techniquement possible qu'un vampire ait chaud mais jugea bien vite que c'était le dernier de ses soucis. La bouche de Draco se posa sur son épaule, en un effleurement à peine prononcé qui donna des frissons à Harry. C'était doux, léger et presque tendre.

Il voulut une nouvelle fois se dégager de l'étreinte du vampire mais, pour toute réponse, Draco le serra plus fort contre lui. Sa jambe se glissa entre celles de Harry, créant une délicieuse friction à travers le tissu léger de son pantalon. Presque malgré lui, Harry gémit.

La seule idée de la morsure à venir le faisait trembler d'impatience et d'excitation, ce qui n'avait pas échappé au vampire. Leurs deux corps serrés l'un contre l'autre émettaient une chaleur qui irradiait entre eux. Harry était empli de l'odeur du vampire, de son contact puissant, de sa peau douce contre la sienne. Cherchant inconsciemment quelque chose à quoi se raccrocher, il griffa le torse du vampire sans laisser de traces. La main de Draco qui le caressait était aérienne, plus un effleurement qu'une réelle caresse. Ses lèvres glissaient sur son épaule et parfois, les canines aiguisées râpaient contre sa peau, le faisant invariablement frissonner.

Toute somnolence avait définitivement déserté Harry. Il gardait les yeux fermés, se contentant de ressentir. Son front était posé contre l'épaule de Draco qui, légèrement surélevé, suçait la peau tendre de son cou.

-Draco, supplia-t-il de sa voix rauque. Mordez-moi, s'il vous plaît.

Au prix d'un effort qui lui sembla immense, il extirpa son bras de sous la couverture et, presque inconsciemment, enfouit ses doigts dans les mèches blondes du vampire, poussant son visage contre son cou. Le manque de ces derniers jours n'avait jamais été aussi fort que maintenant que Draco était sur le point de le mordre.

Mais comme à son habitude, celui-ci prenait son temps, s'amusant à faire monter la pression chez Harry avant de le satisfaire. Il était amusant de constater à quel point le calice était déjà excité, alors qu'il l'avait à peine touché. La perspective de la morsure suffisait à le rendre fou de désir et pour Draco, cette constatation était plus que grisante.

Il avait envie de le satisfaire, là, maintenant et le ton clairement suppliant du garçon était une vraie torture pour son instinct. Il voulait seulement faire plaisir à son calice, surtout si, pour lui faire plaisir, il fallait le mordre. Mais Draco comptait bien en profiter. Le moment de la morsure était le seul instant où Harry perdait totalement le contrôle de lui-même et où il le laissait sans se plaindre devenir entreprenant. Draco était bien trop en manque de son calice pour penser à culpabiliser.

-Draco, supplia encore Harry alors que le vampire se contentait de lécher sa veine saillante.

Draco écarta avec précaution les mèches de Harry qui tombaient dans son cou. Les quelques secondes avant la morsure étaient parfois aussi délectables que la morsure elle-même. Il aimait sentir le corps de son calice se tendre d'anticipation, sa respiration se faire saccadée alors qu'elle était si apaisée quelques secondes plus tôt. De savoir que le garçon était excité parce qu'il s'apprêtait à planter ses crocs dans sa gorge était une sensation totalement inédite et hautement stimulante. Draco avait rencontré pas mal de gens aux mœurs étranges, dans son existence et ses interminables pérégrinations, mais personne qui était excité à l'idée de se faire mordre.

Il esquissa un sourire tordu contre le cou de son calice et Harry le sentit car il cessa de respirer pendant quelques secondes.

Il continua à lécher son cou avec délectation, sentant le pouls précipité contre sa langue, promesse d'un plaisir indicible à venir. Les doigts de Harry dans ses cheveux, geste totalement inédit, étaient fermes et insistants, tirant sur ses mèches sans douceur. Son odeur exaltante était partout autour de lui et Draco prenait de longues inspirations comme s'il voulait l'avaler toute entière. Il ressentait le manque de Harry, qui se dupliquait au sien, le rendant plus puissant encore qu'il ne l'était déjà. Mais la torture prenait fin, pour eux deux.

Enfin.

Draco redressa légèrement son visage. L'obscurité ne l'empêcha pas de distinguer les lèvres écarlates de son calice. Harry avait les yeux fermés, la tête posée contre son épaule, totalement abandonné et soumis. Draco l'observa brièvement, les yeux brillants. Il fixa le visage transporté du garçon quelques secondes, ses doigts parcourant délicatement et presque inconsciemment sa peau chaude et douce, jusqu'à ce que Harry marmonne des paroles incompréhensibles mais clairement réprobatrices et il replongea dans son cou avec empressement.

Il lécha une nouvelle fois la carotide palpitante de son calice, l'enduisant de salive avec application et savourant ces dernières secondes pleines d'anticipation. Harry cessa à nouveau de respirer, comme s'il avait également senti que le moment était arrivé. Puis Draco entre-ouvrit la bouche et planta ses canines saillantes dans la veine palpitante. Harry hoqueta tout près de son oreille, ses doigts dans ses cheveux tirèrent violemment sur ses mèches et son corps s'arc-bouta contre le sien. Déjà, le sang jaillissait dans la bouche de Draco, chaud et épais. Il le laissa rouler sur sa langue, appréciant sa texture et sa saveur comme un bon vin avant d'avaler la première gorgée avec une délectation proche de l'extase. Lorsque le liquide vermeil coula dans sa gorge, il ferma brièvement les yeux, en adoration totale devant ce liquide qui était devenu son maître. Ce sang, c'était tout ce pour quoi il vivait, désormais. Il n'existait juste que pour le moment béni où ce liquide doux et captivant emplissait sa bouche et glissait dans sa gorge, où son goût divin effleurait ses papilles et affolait ses sens. À cet instant, plus rien n'existait d'autre que ce sang et son délicieux propriétaire.

Harry avait agrippé les cheveux de Draco avec tellement de force que, sile vampire avait été humain, il en aurait eu les larmes aux yeux. Il ne pensait à rien d'autre que la prise du vampire sur sa gorge, la sensation exquise de son sang aspiré hors de son corps et qui nourrissait la créature. Draco expirait parfois contre son cou et son souffle frais venait brièvement apaiser le brasier qui brûlait en Harry, avant qu'il ne reprenne de plus belle. Il aurait voulu que cette sensation ne connaisse jamais de fin, que Draco ne s'arrête jamais de boire et ne retire jamais ses crocs de son cou. Comment avait-il pu vivre seize ans sans cette merveilleuse sensation du vampire le serrant contre lui et de ses canines profondément enfoncées dans son cou ? C'était inconcevable et s'il y avait bien une chose que Harry savait à cet instant, c'est qu'il ne pourrait plus jamais se passer de cette sensation-là.

Harry était tendu à l'extrême contre le corps de Draco. Leurs deux torses semblaient imbriqués l'un dans l'autre, si bien que Harry ne savait plus où s'arrêtait le sien et où commençait celui de Draco. Dans le creux de son dos, la main de Draco le poussait fermement contre lui. Son autre main caressait voluptueusement son calice.

-Draco, soupira Harry, son souffla chaud s'écrasant contre la joue du vampire.

Il poussa ses hanches contre la main du vampire, en une indication claire. Désireux de faire plaisir à son calice, Draco n'attendit pas pour faufiler sa main sous la barrière de tissu. Harry poussa un gémissement des plus indécents. Sa main lâcha enfin les cheveux du vampire et glissa sur sa nuque, où il exerça une légère pression pour pousser plus profondément le vampire contre son cou.

Draco bougea légèrement, renforçant sa prise sur le corps de son calice et Harry hoqueta lorsqu'il sentit l'excitation dure du vampire contre sa cuisse. C'était la première fois qu'il sentait le désir évident du vampire et cette constatation l'effraya un peu. Frayeur qui fut instantanément balayée par une longue aspiration, suivie d'un mouvement un peu brusque du poignet. Harry grogna et ses doigts se crispèrent contre la nuque de Draco.

-Draco, souffla-t-il à nouveau de sa voix rauque, sans savoir quoi dire d'autre, ni ce qu'il voulait réellement du vampire.

Il n'était pas en état de formuler une phrase cohérente, ou ne serait-ce que penser à en dire une. De la sueur perlait sur son front et il avait si chaud qu'il pensait pouvoir s'enflammer d'une seconde à l'autre. La couverture collait désagréablement à son corps moite mais il aurait été bien incapable de s'en débarrasser. À part ses hanches qui semblaient animées d'une volonté propre, il était totalement emprisonné dans l'étreinte de fer du vampire. Il ne pouvait que laisser échapper des halètements incontrôlables, gémissements qui se bloquèrent dans sa gorge lorsque la sensation extatique du vampire buvant à sa gorge s'arrêta instantanément.

Perdu dans son brouillard de plaisir, il ne se rendit pas de suite compte de ce qu'il se passait. Ce n'est que lorsqu'il sentit le souffle frais s'écraser sur son front qu'il comprit que Draco s'était retiré. Mais pour Harry, c'était comme si brusquement, il venait de s'écraser sur terre. Il resta là, le souffle erratique, un peu perdu.

Incapable de parler, Harry grogna pour manifester son mécontentement. Il avait à peine conscience de Draco qui l'observait avec son intensité habituelle, au-dessus de lui, tandis qu'il continuait à le caresser en un geste aérien. Tout ce qu'il voulait, c'est que le vampire recommence à boire et il appuya de sa main tremblante sur sa nuque pour l'enjoindre à le mordre à nouveau.

-Draco, s'il vous plaît, encore. Juste un peu.

Draco, peu contrariant, se laissa faire, laissant Harry pousser son visage jusque dans son cou. Il lécha la plaie rougie, déclenchant un frisson incontrôlable chez son calice qui gémit à nouveau.

-Mordez, souffla-t-il.

La langue du vampire glissa dans son cou, insoutenable écho à la main qui glissa en même temps sur sa peau dénudée. Draco posa sa main sur l'épaule de Harry et le repoussa sur le dos. Harry se laissa faire mais ses deux mains agrippèrent les mèches blondes sur la nuque du vampire pour être sûr de le garder auprès de lui. Néanmoins, Draco ne semblait pas avoir l'intention de disparaître. Il vint se positionner au-dessus de Harry, recouvrant totalement son corps du sien. Harry n'avait pas ouvert les yeux mais il sentit à travers le lien le plaisir infini que prit Draco à le dominer de la sorte. C'était malsain mais Harry s'en fichait totalement. Il se savait totalement à la merci du vampire, prisonnier de son étreinte et, en d'autres circonstances, il se serait probablement rebellé.

Il sentait le regard de Draco rivé sur son visage mais il n'avait pas la force de le soutenir, aussi garda-t-il les yeux résolument fermés. Puis il sentit le vampire s'affaisser sur lui et ses lèvres se posèrent sur sa mâchoire. Harry retint son souffle, attendant impatiemment qu'elles glissent jusqu'à son cou.

-Draco, répéta Harry.

-Oui ? souffla le vampire.

Harry ne dit rien. Ses mains sur la nuque du vampire, qui le poussaient vers son cou, étaient plus explicites que le plus long des discours mais manifestement, le vampire avait du mal à saisir le message. Le souffle frais du vampire chatouilla son cou et Harry en déduisit qu'il riait.

-Vous vous amusez bien ? maugréa-t-il.

Draco ne répondit d'abord rien. Ses lèvres glissaient avec une lenteur pénible le long de la mâchoire de Harry, jusqu'à son menton, avant de remonter tout aussi lentement jusque sous son oreille.

-Je t'arracherai la langue, un jour, soupira-t-il.

Harry sentit le souffle frais de Draco s'échouer sur ses lèvres et imagina sans peine les pupilles grises rivées sur son visage, scrutant son expression avec attention. Harry se demanda ce que le vampire lisait sur son visage, mais il n'eut pas le temps de disserter plus longtemps. Draco se plaça soudain au-dessus de lui et Harry, instinctivement, comprit ses intentions. Immédiatement, il se tendit.

-Harry, appela Draco. Regarde-moi.

Harry ouvrit automatiquement les yeux et plongea dans ceux de son vampire. Draco le regardait avec cette intensité qui le caractérisait. Lorsqu'il le fixait ainsi, Harry avait la sensation puissante d'être précieux à ses yeux, de compter. Il savait que Draco prendrait soin de lui et qu'il ne chercherait jamais à lui faire de mal intentionnellement. Il savait aussi que sa place, désormais, était auprès du vampire et qu'il pourrait mourir s'il était un jour séparé de lui.

Sans le quitter des yeux, Draco glissa ses deux pouces sous l'élastique du pantalon de pyjama de Harry, ses yeux gris ancrés dans le regard angoissé du garçon allongé sous lui. Il fit lentement glisser le pantalon le long des jambes du jeune homme. Harry rougit jusqu'à la racine des cheveux et l'une des canines de Draco brilla quelques secondes alors qu'il esquissait son étrange sourire en coin. Harry se laissa faire sans rien dire, mais son cœur battait si vite qu'il semblait vouloir sortir de sa poitrine.

-Fais-moi confiance, souffla Draco en le regardant avec intensité.

Harry le trouva effrayant et sa position de supériorité n'arrangea pas son malaise. Néanmoins, il ne bougea pas et se laissa faire lorsque Draco se pencha sur lui. Il avait du mal à réfléchir, à analyser la situation, étourdi par l'anémie, mais s'il avait pu penser correctement, il n'aurait probablement pas protesté avec grande véhémence.

La suite ne fut que plaisir et sensations extatiques, qui balayèrent immédiatement toute l'appréhension et l'angoisse de Harry face à la fermeture du lien. Il y eut bien une pointe de douleur, qui dura à peine quelques secondes et qui fut vite balayée par la sensation extatique lorsque Draco le mordit à nouveau. Le vampire fut dominant et intransigeant, ne lui laissant pas une seule seconde la possibilité de se soustraire à son étreinte. Mais il fut également doux et attentif à ses réactions. Jusqu'à la délivrance, qui les laissa tous les deux comblés.

Draco lécha délicatement la plaie à vif sur le cou du calice qui plongeait déjà dans un profond sommeil réparateur. Il se pencha légèrement en avant, posant ses lèvres sur l'oreille de son calice et murmura :

-Tu es à moi, Harry. Tu le sais?

Harry tomba dans un état semi-comateux, où il avait seulement conscience de la présence de son vampire contre lui. Il ne sentait plus que l'odeur de Draco, partout autour de lui, sa prise qu'il exerçait sur ses poignets, son corps collé contre le sien et son souffle frais contre son visage. À travers son brouillard et avant de plonger dans un sommeil lourd et réparateur, il sentit Draco embrasser son cou, avant de le serrer fermement contre lui.

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Merci d'avoir lu!

A la semaine prochaine :)