Salut tout le monde!

Wow, 40 review pour un seul chapitre? Je suis comblée! Je vous remercie pour tous vos commentaires qui me font vraiment, super, méga, hyper plaisir! Cette fic me prend beaucoup de temps, mine de rien, et je mets un point d'honneur à poster toutes les semaines, sans retard, donc à côté, je carbure :) . C'est beaucoup de travail, donc ça me fait plaisir de voir qu'il est apprécié, et commenté. Vos review sont ma récompense à tout mon travail, alors n'hésitez pas! C'est ce qui me motive à continuer à écrire aussi assidûment.

Merci également à ceux qui laissent des review anonymes: cha910, Kisis, Sélènè, chloe, ankana87, Nana972, Tenshi, Ekateri (non, Harry ne va pas rester les bras croisés :), Guest (bon anniversaire, un peu en retard!), Guest, Guest, Guest, Dia, Cloptre.

La fin du chapitre précédent n'avait rien de sadique x) C'était vraiment la fin du chapitre, donc il n'y avait aucune intention de vous laisser sur votre faim et de couper le chapitre au moment crucial. Si, si, je vous assure. Les morsures, maintenant, on sait tous comment ça se passe, hein? Je ne les décrierai plus toutes à chaque fois.

D'ailleurs, ce chapitre se déroule quelques jours après la dernière scène du chapitre précédent, donc rien à voir...Même si ça reste dans la continuité de la dernière conversation entre Harry et Draco ;)

Enjoy!

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Chapitre 28

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Ron et Hermione ne trouvèrent rien à l'ancien orphelinat de Tom Jedusor, pas plus qu'à tous les autres lieux qu'ils visitèrent les jours suivants, et qui avaient de moins en moins de rapport avec le jeune homme que fut un jour Voldemort. A la mi-octobre, ils arrivèrent rapidement à court d'idées et finirent par installer une sorte de camp de base dans la cuisine, où ils entassaient toutes les notes et comptes-rendus qu'Hermione créaient au fil des jours.

En effet, la jeune fille avait peu à peu monté un dossier sur chaque Horcruxe, dans lequel elle réunissait tout ce qu'ils savaient à leur propos et leurs suppositions quant à savoir où ils pouvaient se trouver. Cependant, chaque dossier restait désespérément vide, au grand désarroi des trois amis. Ils ne savaient d'ailleurs toujours pas ce que pouvaient être les deux derniers Horcruxes de leur liste.

L'absence de faits nouveaux était de plus en plus difficile à supporter car elle leur donnait l'impression de ne pas avancer dans leur quête. Ils étaient certes à l'abri dans la vieille maison des Black, où rien ni personne ne pouvait les atteindre, mais ils étaient dans l'impossibilité totale de mener à bien leur mission.

Les jours s'écoulant, la tension montait lentement entre eux, créant des disputes de plus en plus fréquentes entre Ron et Hermione. Parfois, après une longue journée passée à tourner en rond dans la vieille et sombre maison, Harry les entendait se disputer. Ron, qui était le moins patient de tous, soutenait qu'il fallait parler de leur mission à l'Ordre, afin qu'il leur vienne en aide. Il voulait également quitter le Square Grimmault, malgré Hermione qui était persuadée que rester à l'abri au Quartier Général et ne parler de leur mission à personne était la solution la plus sensée.

Harry évitait généralement de prendre part à leurs disputes, ne voulant pas empirer la situation en donnant son avis, et en prenant parti pour l'un ou pour l'autre. Néanmoins, comme Ron, il pensait que s'ils voulaient se donner une chance d'avancer dans leur mission, ils devaient concevoir certains risques et quitter le Quartier Général. Ce n'était pas en restant enfermés pour rester en sécurité qu'ils auraient la moindre chance de trouver les Horcruxes.

Draco entrait dans l'équation à ce moment-là. Malgré toutes les tentatives de Harry pour le faire changer d'avis, le vampire restait implacable sur la question. Il refusait catégoriquement que son précieux calice mette un pied en dehors de la maison. Cet entêtement, ajouté à celui de Harry qui, dès qu'il le pouvait, remettait le sujet sur le tapis, créait entre eux une tension bien plus insupportable que celle qu'il y avait entre Ron et Hermione. Harry voyait que Draco était constamment sur ses gardes face à lui et qu'il le surveillait avec une vigilance qui le mettait mal à l'aise.

Harry en était exaspéré. Voir Ron et Hermione entrer et sortir de la maison à leur guise, se mettre en danger pour visiter des lieux qui n'avaient finalement que peu d'intérêt, mettait les nerfs de Harry à rude épreuve. Il aurait aimé que ses amis aient plus de considération à son égard, mais ne pouvait décemment pas leur demander d'affronter un vampire possessif qui se croyait- et était, malheureusement- dans son droit.

Harry était jaloux de leur liberté.

Plus encore, il en voulait à Draco.

Non content d'être envahissant et possessif, Draco faisait tout pour le garder à ses côtés le plus souvent possible. Il le retenait dans la chambre longtemps après que Harry se soit réveillé, refusant catégoriquement de relâcher son étreinte sur le corps brûlant et enivrant de son calice. Ses lèvres passaient des heures entières à redécouvrir son corps, et Harry était incapable de faire autre chose que gémir, ce qui l'exaspérait toujours. Et lorsqu'il arrivait enfin à s'échapper, il savait qu'il n'aurait pas plus de quelques heures de répit avant que Draco n'exige à nouveau d'avoir son calice à ses côtés.

Cette obsession, dont faisait preuve le vampire à son égard, inquiétait Harry autant qu'elle l'agaçait. Parfois, Draco était si obsessionnel, si possessif que Harry prenait peur et tentait de le repousser, vainement. Comme toujours, Draco était bien au dessus de toutes ces considérations. Les états d'âme de Harry lui passaient bien au dessus de la tête et du moment qu'il avait Harry près de lui, plus rien d'autre ne comptait.

Tout cela semblait parfois si irrationnel à Harry, avoir un vampire irrémédiablement et totalement dépendant de lui, que le jeune homme se demandait quand il allait enfin se réveiller.

Ses longues et répétées absences agaçaient de plus en plus ses deux amis. Harry essayait bien de leur faire comprendre que ce n'était pas sa faute, qu'il ne pouvait rien y faire, mais ça ne semblait pas apaiser les tensions. Tous deux commençaient à prendre conscience d'à quel point Harry ne s'appartenait plus, et le jeune homme en était mortifié. Il faisait tout pour que ses amis ne comprennent pas que Draco le contrôlait entièrement et que les heures entières où il n'apparaissait pas, il les passait avec le vampire, et non seul à se reposer.

Le fait que Draco ne tienne pas compte de l'existence de Ron et Hermione n'arrangeait pas Harry. Le comportement de Draco n'avait pas changé, et ils auraient très bien pu être toujours tous les deux dans son appartement que ça n'aurait fait aucune différence, pour le vampire.

Accaparé par Draco, Harry avait du mal à trouver du temps pour se concentrer sur la recherche des Horcruxes, ce que Ron et Hermione ne manquaient jamais de lui reprocher.

Harry se sentait bloqué, incapable de se dépêtrer de cette situation. Avec Draco d'un côté, et Ron et Hermione de l'autre, Harry avait du mal à gérer les deux partis, et il se sentait incapable de concilier les deux. Cette situation le stressait de plus en plus, et finissait invariablement par l'angoisser. Il était perdu, et personne ne semblait s'en rendre compte, à son plus grand désarroi.

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Harry était affalé de tout son long sur son lit. Les bras en croix, il fixait le plafond d'un regard morne. Au dehors, il pleuvait à grosses gouttes, et le bruit de la pluie s'écrasant contre les carreaux agressait ses oreilles. Il n'y avait pas de cheminée dans la pièce, et la chambre était fraîche, presque froide. Harry s'était recouvert d'un plaid moelleux et avait gardé son pull mais rien n'y faisait, ses doigts restaient glacés.

Au creux de son ventre, grandissait un vide inconfortable, qu'il n'avait plus expérimenté depuis longtemps. Il s'était réveillé le matin même dans un lit froid, seul et désorienté. Il n'y avait pas eu de bras puissants qui le maintenaient dans une étreinte de fer, pas de corps brûlant collé contre le sien et qui le faisait transpirer, pas de souffle frais dans son cou tandis que son vampire s'imprégnait de son odeur. Déboussolé et perdu, Harry avait eu le réflexe instinctif mais idiot de chercher Draco dans toute la maison, déambulant dans des pièces où il ne mettait habituellement jamais les pieds. Au cours de la journée, le sentiment de manque s'était amplifié, se changeant progressivement en une peur de l'abandon irrationnelle et irrépressible.

C'était plus fort que lui. L'absence de Draco à ses côtés à son réveil l'avait plongé dans un état de manque qui n'avait fait que s'amplifier au cours de la journée. Plus les heures passaient, plus il se persuadait que Draco ne reviendrait jamais. Pourtant, la part rationnelle de lui savait parfaitement que Draco était obligé de revenir, mais c'était plus fort que lui. Assis à la table de la cuisine, le torse tourné vers la porte, il avait guetté son retour comme une femme attendant le retour du front de son mari.

Il était pitoyable.

Ce n'était pourtant pas la première fois que Draco s'absentait. Régulièrement, le vampire disparaissait quelques heures, et ce sans jamais le prévenir. Il finissait invariablement par réapparaître au moment où Harry s'y attendait le moins et c'était à chaque fois un soulagement intense.

Harry avait accepté, bon gré mal gré, le lien indéfectible qui l'unissait à Draco. Il avait compris qu'il ne pourrait jamais s'y soustraire et que, à défaut d'en être heureux, il devait s'en accommoder. Néanmoins se savoir aussi dépendant de Draco était encore un aspect qu'il ne supportait pas. Il se voulait libre, indépendant, fort, et avoir besoin de la présence de Draco pour se sentir bien était quelque chose qui allait à l'encontre de ce qu'il désirait au fond de lui. Néanmoins, savoir le vampire loin de lui, quelque part où il ne pouvait l'atteindre, et qu'il était impuissant à le faire revenir auprès de lui, lui laissait un sentiment d'impuissance et de vide intense au niveau de la poitrine. Il essayait de le combattre du mieux qu'il le pouvait, mais la présence du vampire à ses côtés était quelque chose d'inné pour le calice qu'il était, et il ne pouvait s'empêcher de l'appeler inconsciemment.

Incapable de se bouger, dépendant de ce sentiment d'abandon qu'il détestait, Harry s'était traîné comme un fantôme dans la maison toute la journée. Ron et Hermione, incapables de comprendre ce qui lui arrivait, avaient fini par cesser de lui poser des questions insistantes. Harry ne voulait pas qu'ils sachent que si son moral était descendu en flèche en une seconde, à son réveil, c'était à cause de l'absence de son vampire. Ils n'avaient pas besoin de le savoir. Harry ne voulait pas se montrer faible devant eux, et il s'était obligé à descendre manger en leur compagnie, même s'il était resté fermé et silencieux.

Il lui était de plus en plus difficile de supporter les regards lourds de reproche que ses amis posaient sur lui. Il se sentait coupable de ne pas leur prêter plus d'attention, et d'être plus tourné vers Draco que vers eux. Ron et Hermione ne le reconnaissaient plus, ils ne comprenaient pas son comportement. Harry s'y attendait. Il savait qu'ils ne pouvaient comprendre le lien puissant qui l'unissait à un vampire. Tous les livres que pouvait lire Hermione à ce sujet ne lui enseigneraient pas le besoin irrépressible qu'un calice avait de son vampire.

Harry était dépendant de Draco et par cela, il avait plus besoin de la présence de son vampire que de celle de ses amis. Cet état de fait le peinait, mais il ne pouvait le combattre. Il ne voulait pas que le lien l'éloigne de ses amis, mais il n'avait pas non plus voulu qu'il le rapproche du vampire. Harry n'avait pas son mot à dire, le lien le contrôlait entièrement et il l'avait compris depuis longtemps.

L'avait-il accepté ? Harry aimait se dire que non, mais il était conscient de s'abandonner totalement à Draco quand celui-ci le voulait. Il le laissait le toucher quand le vampire en avait envie. Il le laissait se glisser dans son lit le soir, et se fondait dans son étreinte comme s'il était son amant depuis des années. Il n'était plus horrifié lorsque le vampire se baladait nu dans la chambre. Et, par dessus tout, il était celui qui réclamait que le vampire le morde, si souvent que Draco était obligé de le calmer.

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Harry somnolait lorsque le matelas s'affaissa sur sa gauche. Reprenant brutalement conscience avec la réalité, il ouvrit vivement les yeux et se redressa prestement. Mais un poids inattendu sur lui l'empêcha de se redresser pleinement, et il se laissa lourdement retomber sur le matelas.

-Vous étiez où ? Reprocha-t-il aussitôt, avant même de réellement voir le vampire.

Draco s'allongea sur son calice de tout son long, ses lèvres déjà occupées à caresser la ligne de sa mâchoire. Avide, il s'empressa d'enfouir son nez dans le cou de son calice, et inspira profondément son odeur, la retrouvant avec un empressement extatique. Le plaid entre eux le gêna aussitôt et il se redressa juste assez pour pouvoir l'arracher. Il le laissa négligemment tomber au sol et pressa son corps puissant contre celui tremblant du garçon. Il sentait Harry désespérément en manque de lui et il se trouva empressé de le satisfaire, de le rassurer.

Le corps du vampire contre le sien était froid, mais ses lèvres étaient glacées. Harry frissonna. Cependant, la soudaine présence de son vampire à ses côtés avait empli le vide en lui, et il se sentait bien, enfin. Le bien être s'insinua dans tout son corps, et il se laissa aller avec volupté sur le matelas. Il ne pouvait s'empêcher de sourire et ses doigts vinrent s'agripper au tissu léger du t-shirt de son vampire.

-Ailleurs, répondit Draco.

Ses lèvres gelées naviguèrent le long de la mâchoire de son calice, montant et descendant doucement. Harry respirait calmement, savourant la caresse qu'il avait inconsciemment appelée toute la journée. Le corps du vampire se pressait contre le sien, le dominant de toute sa puissance.

-Vous ne voulez jamais me dire où vous allez, râla Harry.

Draco posa ses mains sur ses joues, observant la mine boudeuse de son calice avec attention. Elles se réchauffèrent instantanément et ils apprécièrent tous deux la sensation exquise de la peau du vampire se réchauffant contre celle de son calice. Ils s'observèrent sans rien dire pendant ce qui sembla à Harry comme une éternité. Perdu dans le regard anthracite de son vampire, Harry n'était plus que sensations. Le souffle frais de Draco s'échouait sur son visage, le faisant frissonner, et le corps du vampire qui s'imprégnait de sa chaleur le réchauffait progressivement.

-Tu es jaloux ? Interrogea soudain Draco dans un murmure à peine audible.

Harry fronça les sourcils.

-Pourquoi je le serais ? Rétorqua-t-il en murmurant automatiquement à son tour.

-Tu ne cesses de me demander où je vais quand je m'absente. Tel un mari jaloux et possessif.

-Je ne suis pas votre mari.

-Mais tu es jaloux.

Draco arborait à présent un sourire en coin agaçant. Harry ne dit plus rien, car son regard avait instinctivement glissé vers le bas et s'était posé sur les canines de son vampire. Son souffle se bloqua dans sa gorge et Draco, percevant son trouble, s'immobilisa. Hypnotisé, Harry leva la main et toucha doucement de son pouce l'une des canines aiguisées. Elle était lisse sous son doigt, douce et froide. Il frissonna, imaginant la pointe acérée déchirant la peau de son cou et s'enfonçant à lui. Qu'une telle sensation puisse lui donner du plaisir lui paraissait à cet instant inconcevable.

Volontairement, Draco fit un mouvement sec de la tête, et la pointe de la canine lui entailla la peau. Harry ouvrit la bouche, prêt à retirer son doigt douloureux, mais son pouce disparaissait déjà dans la bouche de Draco. Il regarda, ébahi, le vampire sucer son pouce avec délice, sentant sa langue chaude passer sur sa blessure. Lorsque Draco relâcha son doigt, Harry le porta devant ses yeux et observa la peau lisse et guérie, brillante de salive.

Harry releva les yeux vers Draco, et un léger sourire s'épanouit sur ses lèvres. Le vampire le fixait, comme toujours, l'air impassible. L'observant sans ciller, Harry releva sa main et la tendit vers le visage de Draco. Son pouce franchit les lèvres entre-ouvertes et il vint à nouveau caresser l'une des canines. Draco resta totalement immobile cette fois, et Harry appuya de lui-même son doigt sur la pointe aiguisée, jusqu'à ce que la peau cède. Le sang coula aussitôt de la blessure, coulant dans la bouche de Draco, qui déglutit avidement. Ses lèvres se refermèrent sur son doigt, et il le suça à nouveau pendant quelques trop courtes secondes.

Harry avait le souffle court tandis qu'il fixait Draco et son pouce emprisonné entre ses lèvres. C'était en un sens assez érotique et il sentait le rouge lui monter aux joues, rien qu'à la pensée qu'il était à l'origine de cette situation. Quand Draco libéra son doigt, Harry observa à nouveau la peau refermée, sans aucunes traces. C'était magique. Il le leva à nouveau, totalement fasciné, à la fois par le phénomène étrange, mais aussi par l'air proprement extatique de Draco qui se léchait les lèvres.

Néanmoins, quand son pouce heurta pour la troisième fois les lèvres du vampire, Draco détourna le visage.

-Ca suffit, Harry, ordonna-t-il sèchement.

Brusquement libéré de sa fascination, Harry laissa retomber son bras. Il cilla avec l'impression de revenir de loin. Un léger sourire ornait les lèvres de Draco, qui se pencha en avant pour venir les poser sous son oreille.

-Tu as l'air de découvrir des choses intéressantes, souffla-t-il doucement. Ça te plaît ?

Un long frisson parcourut le corps de Harry au moment où les lèvres fraîches touchèrent sa peau. II ferma les yeux, appréciant la caresse légère et agréable, et laissa sans broncher les lèvres glisser dans son cou. Sa tête glissa naturellement sur le côté pour permettre au vampire d'approfondir sa découverte.

Les mains de Draco, réchauffées, quittèrent ses joues et glissèrent lentement le long de sa gorge. Harry ferma les yeux, transporté par cette simple caresse sur sa peau brûlante et soupira de bien-être. Savoir Draco à ses côtés lui apportait un sentiment de plénitude total.

Il rouvrit les yeux lorsque les lèvres de Draco cessèrent de jouer dans son cou. Draco se redressa lentement sans le lâcher une seule seconde de son regard intense. Instinctivement, les mains de Harry se levèrent pour essayer de le retenir, mais déjà le vampire était hors de portée, assis à cheval sur ses cuisses. Ses bras retombèrent mollement le long de son corps et une vague de froid le submergea. Il frissonna.

Sans un mot, Draco commença à déboutonner sa chemise, boutons après boutons. Retenant inconsciemment son souffle, Harry observa les doigts habiles s'agiter et son regard vert parcourut la peau pâle que le fin tissu dévoilait peu à peu. Il était à peine conscient du regard de Draco posé sur lui, analysant chacune de ses émotions avec une avidité sans pareille.

Lorsque la chemise fut ouverte, Draco s'en débarrassa d'un mouvement d'épaule, puis il vint s'attaquer aux vêtements de Harry. Il lui fit enlever son pull sans un mot, mais avec des gestes précis et autoritaires, puis commença à déboutonner sa chemise. Harry baissa les yeux pour suivre les doigts de Draco défaisant sa propre chemise, mais n'esquissa pas un geste pour l'arrêter. Plus vite que celle de Draco, elle fut totalement ouverte, et le vampire l'enjoignit silencieusement à se redresser pour la lui enlever.

Dès qu'ils furent tous deux torse nu, Draco revint aussitôt s'allonger sur son calice. Harry frissonna lorsque leurs peaux nues se rencontrèrent et, du bout des doigts, il vint effleurer le dos musclé du vampire. Draco plongea aussitôt dans son cou et s'enivra de l'odeur divine du garçon. Il vint lécher et mordiller la peau tendre de son cou, et Harry se cambra instantanément contre lui. L'une de ses mains vint se perdre dans les cheveux blonds, et il poussa le visage du vampire tout contre son cou en une demande explicite.

Mais les lèvres du vampire glissèrent dans son cou sans le mordre. Elles descendirent jusque sur son épaule, puis jusque sur son torse, où elles vinrent mordiller l'un de ses tétons. Harry grogna légèrement, attristé de le voir s'éloigner du point stratégique de son cou. Ses mains retombèrent sur le matelas et restèrent sagement le long de son corps tandis que la langue chaude du vampire parcourait son torse, puis son ventre.

-Te souviens-tu de notre conversation d'il y a quelques jours, Harry ? Interrogea brusquement Draco.

Harry mit quelques secondes avant de comprendre la question. Il papillonna des paupières, son regard émeraude vaguement fixé sur le plafond blanc et l'une de ses mains vint repousser les mèches de cheveux qui le gênaient. La langue de Draco avait trouvé son nombril et il avait du mal à se concentrer.

-Laquelle ? Souffla-t-il à travers le brouillard qui l'entourait.

Le désir montait en lui, brûlant et quémandeur. Il aurait voulu que Draco le morde, enfin, pour lui apporter la délivrance qu'il exigeait, mais il avait appris avec le temps que Draco appréciait grandement l'anticipation qui précédait la morsure, et qu'il pouvait faire durer ce moment durant de longues et pénibles minutes.

-Je te donne, tu me donnes.

Harry grogna. Son esprit enfiévré luttait pour garder le contrôle sur sa raison. Harry ne voulait rien de plus que s'abandonner aux caresses de Draco mais il lui semblait vital de suivre le fil de la conversation.

-Oui, je me souviens, affirma-t-il.

.. Lemon supprimé ..

Harry trembla entre ses bras, et il exhala un souffle brûlant. Son corps s'affaissa entre ses bras et Draco se redressa légèrement pour observer son visage exprimant un assouvissement sans limite. Leurs deux regards se croisèrent brièvement, avant que Draco ne se penche à nouveau en avant. Un léger sourire satisfait flottait sur ses lèvres. Il n'avait pas été aussi content, aussi comblé depuis longtemps. Harry ferma les yeux, et les lèvres d'un rouge sang de Draco glissèrent sur la joue de son calice, puis dans son cou. Il embrassa les deux marques qui ornaient sa gorge avec révérence et pressa fortement le corps épuisé de son calice contre lui lorsqu'il plongea presque instantanément dans un profond sommeil réparateur.

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Ce fut quelques jours plus tard, lorsque le mois de novembre succéda à octobre, que Draco quitta le Square Grimmault pour se rendre sur le Chemin de Traverse.

Il pleuvait averses lorsque Draco passa l'arche du Chaudron Baveur pour pénétrer sur le Chemin de Traverse. Sous la pluie, la large rue passante semblait encore plus pitoyable. Il releva son parapluie au dessus de sa tête, et franchit le seuil d'un pas déterminé.

Il se fit accoster par plusieurs mendiants qui l'implorèrent pour quelques pièces mais le regard réfrigérant qu'il leur jeta suffit à les dissuader de l'importuner plus longtemps.

Draco n'était plus allé à Gringott depuis de nombreuses années. Il y avait ouvert un compte pour avoir de quoi pallier à ses besoins lors de ses passages en Angleterre, mais le plus gros de sa fortune était gardé dans un coffre fort de la banque sorcière américaine. Il faut dire qu'il n'avait jamais prévu avoir à subvenir aux besoins inépuisables d'un humain qu'il se devait d'entretenir, en Angleterre.

Il monta les marches du perron de son pas souple, et montra les dents lorsque les deux aurors approchèrent pour le passer à la Sonde de sincérité, cette canne en or longue et fine imposée par le Ministère pour sécuriser la banque des sorciers. Ils se reculèrent précipitamment, effrayés, et Draco pénétra la banque sans un mot en refermant son parapluie.

Il régnait dans la banque une effervescence des jours de grande affluence. Les gobelins se déplaçaient d'un bout à l'autre du hall d'une démarche empressée, l'air préoccupé. Les clients sorciers patientaient devant les guichets, tout en se jetant des regards teintés d'une politesse méprisante, et suspicieuse.

Draco s'approcha silencieusement du guichet qui faisait face aux gigantesques portes, son parapluie sous le bras. Il se plaça derrière une vieille dame qui parlait au gobelin d'une voix aigre et sévère:

-Je voudrais accéder au coffre fort familial.

Elle dégageait une odeur puissante de parfum bon marché, et Draco mit une certaine distance entre elle et lui. Il posa la pointe de son parapluie sur le sol, et suivit distraitement la courbe d'une arabesque dessinée sur les dalles en marbre.

-Non, non, Macmillan. Nous n'avons que des sorciers et sorcières au sang pur depuis neuf générations !

Harry était vaguement agacé, il le sentait à travers le lien. Il se demanda si c'était son absence qui faisait ainsi réagir son calice, et s'en sentit étrangement satisfait. Il aimait voir Harry dépendant de lui. Mais il avait également remarqué que ses deux amis avaient tendance à l'agacer également, et sa satisfaction retomba. Peut être Harry se disputait-il à nouveau avec eux?

-Comment cela, ma baguette ? J'ai une clé ! Elle se transmet de génération en génération depuis toujours.

Draco eut brusquement envie de retourner auprès de Harry. Il s'imagina le prendre dans ses bras, le serrer contre lui avec force, le plaquer contre le matelas. Il imagina le corps tremblant et brûlant de son calice contre le sien, imagina ses soupirs extatiques tandis qu'il plongerait son visage dans son cou pour venir lécher cette veine qu'il aimait tant. Il imagina les doigts fins du garçon s'emparer de ses cheveux, et le pousser contre son cou en une demande plus que tentante.

-Des nouvelles mesures de sécurité ? Vous me prenez pour qui ? J'ai plus d'or dans ce coffre fort que vous n'en verrez jamais. Pourquoi irais-je voler l'or des autres ?

Il imagina ses mains parcourir le corps frêle sans aucune pudeur. Sa langue courir le long de la jugulaire qui pulsait agréablement. Il sentait la chaleur du sang à travers la peau de son calice. Ce sang même qu'il rêvait de faire rouler sur sa langue, en savourant son goût exquis et son odeur divine. Il se demanda vaguement si Harry accepterait de refaire l'amour avec lui seulement quinze jours après leur dernière relation. Ils avaient, après tout, attendu plus d'un mois pour recommencer, entre la première et la deuxième fois. Cette idée le chagrina, et il ne put s'empêcher d'esquisser une moue impatiente.

-C'est une honte ! Croyez-bien que je me plaindrai pour être traitée avec si peu d'égard. Réclamez la baguette de...

-...De Potter qui ont fait ça.

Draco sortit brusquement de sa rêverie. Il tourna légèrement la tête sur le côté pour intercepter la conversation qui avait attiré son attention. Les deux gobelins n'étaient pas visibles, probablement dissimulés par l'un des comptoirs, mais il entendait parfaitement leur conversation, malgré le bruit incessant de la foule qui gravitait autour de lui.

Celui qui parlait semblait particulièrement excité, et parlait avec empressement :

-Trois élèves de Griffondor. Ils se sont introduits dans le bureau du directeur, Rogue, et ont essayé de voler l'épée. Malheureusement pour eux, ils se sont fait surprendre et ont été mis en retenue.

-Pourquoi auraient-ils voulu voler l'épée de Griffondor ? Interrogea le deuxième gobelin.

-Aucune idée. Mais c'est sur quoi Rogue est venu ici, pour déposer l'épée dans le coffre fort de Bellatrix Lestrange.

Le gobelin baissa sensiblement la voix, et ajouta :

-Probablement sur ordre de son maître.

Draco avait plusieurs fois entendu Harry mentionner l'épée de Griffondor. Il se demanda s'il y avait la possibilité que l'épée puisse être un Horcruxe. Après tout, elle avait appartenu à l'un des fondateurs de Poudlard. Néanmoins, il se rappelait Harry avoir dit qu'il y avait peu de chances pour que le Seigneur des Ténèbres ait pu s'en emparer, à la barbe de Dumbledore.

-Mais le plus drôle, reprit le gobelin, après avoir laissé le temps à son comparse de digérer la nouvelle, c'est que l'épée, qui est en ce moment même bien en sécurité dans le coffre de Lestrange, est une fausse !

-Une fausse, répéta la deuxième gobelin, interloqué.

-Une copie ! Bien sûr, ni Rogue, ni Lestrange ne s'en sont aperçus. Il faut dire que c'est une réplique parfaite, et seul un gobelin aurait pu se rendre compte de la supercherie.

-Mais où est la vrai épée dans ce cas ?

Draco aussi se posait la question.

-Ça, personne ne le sait. Quelqu'un, pour une raison qu'on ignore, a décidé de remplacer la vraie épée par une fausse, et a fait disparaître l'original.

Un gobelin apparut soudain pour accompagner la vieille dame jusqu'à son coffre fort. Draco la regarda disparaître en claudiquant et vint se poster devant le comptoir. Le gobelin posa sur lui un regard acide, et Draco sortit la minuscule clé de sa poche, qu'il fit glisser sur le comptoir en direction du gobelin.

-Je veux accéder à mon compte, dit-il de sa voix douce et mélodieuse.

Il avait pris l'habitude de ne pas articuler quand il parlait, bougeant à peine les lèvres, afin de dissimuler ses crocs à son interlocuteur. Le gobelin lui jeta un regard sévère, plissant légèrement les yeux. Il caressa du bout de son doigt crochu la clé en or, observant intensément Draco.

-J'ai besoin de votre baguette. Mesure de sécurité.

Draco se pencha en avant vers le gobelin, posant ses coudes sur le comptoir, l'air menaçant. Il esquissa un léger sourire en coin, faisant briller l'une de ses canines sous la lumière de la lampe posée près du gobelin.

-Je n'ai pas de baguette.

Le gobelin se redressa, s'appuyant contre le dossier de sa chaise pour mettre inconsciemment le plus de distance possible entre le prédateur et lui. Il s'empara de la clé en or avec agilité.

-Je vois, dit-il de sa voix grinçante.

La créature fit un sourire désagréable, dévoilant ses dents pointues, et inclina légèrement la tête en un salut respectueux.

-Grodkisz va vous accompagner jusqu'à votre coffre fort.

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Et voilà pour ce chapitre! Y a du progrès du côté de Harry, non? xD

Quant à cette dernière scène de Draco à Gringott, à votre avis, comment va-t-il réagir? Est-ce qu'il va en parler à Harry ou se la jouer solo? Réponse dès le prochain chapitre avec une vraie conversation entre Harry et Draco. Oui, oui :)

Record de 40 review à battre ;) J'attends vos commentaires avec impatience!

A la semaine prochaine!