Hello!
Et voici un nouveau chapitre, tout beau, tout neuf! Et un, encore un, qui nous rapproche un peu plus de la fin! Oui, il y aura bel et bien une fin, aussi incroyable que ça puisse paraître! Je ne compte pas écrire éternellement leurs aventures éternelles xD
Je ne vous remercierai bien sûr jamais assez pour tous vos commentaires qui me font extrêmement plaisir! C'est de la motivation à l'état pur!
Merci aussi aux reviewers anonymes: maoul92 (oui oui, l'excursion à Gringotts approche à grands pas ;), Anna, Sélènè, SxN (ta messagerie est bloquée, tu sais?), Cloptre, Novoice, Kisis! Merci à tous pour votre fidélité et de toujours laisser des commentaires!
Place au chapitre, j'ai hâte de savoir ce que vous allez en penser!
Enjoy!
.
.
Chapitre 38
La promesse est une dette
.
Le mois de février venait de commencer, et Draco, comme il en avait pris l'habitude, était en train de jouer aux cartes dans l'un des salons de Blaise. Il jouait en équipe avec Lionel, et tous les deux étaient en train de réduire en cendres l'équipe Louis-Joey. Les deux vampires arboraient d'ailleurs une expression clairement ennuyée, et les réflexions sournoises de leurs adversaires avaient depuis longtemps cessé de les faire rire.
Louis ne cessait de soupirer d'un air atterré et glissait de temps à autre des réflexions acérées en direction de son co-équipier, qui faisait mine de ne pas les entendre. L'ambiance, peu à peu, se faisait de moins en moins joueuse et amicale.
Draco et Lionel échangeaient des coups d'œil impassibles par dessus leurs jeux de cartes respectifs. Ils jouaient ensemble depuis si longtemps qu'ils avaient appris à lire dans le regard de l'autre leurs stratégies respectives. Draco appréciait cette symbiose qui existait entre eux, surtout lorsqu'elle l'aidait à gagner.
-Vous voir perdre d'années en années devient clairement redondant, soupira Draco.
-Patience, Draco, répondit Lionel, sarcastique. Une nouvelle année commence, peut être verra-t-elle la victoire de nos amis.
Draco renifla dédaigneusement. Il jeta un coup d'œil à ses cartes, puis à Lionel. Ils continuèrent leur partie dans un silence agacé, avant que, finalement, Lionel n'abatte sa paire de cartes gagnantes.
-Peut être pas, finalement, dit-il en souriant ironiquement.
Joey jeta ses cartes sur la table, irrité. Il jeta un regard noir à Louis, qui le lui rendait calmement.
-Je suis certain que vous trichez, grogna Joey.
-Comment pourrions-nous? Riposta Lionel qui s'empara des cartes et entreprit de les battre rapidement. Je pense juste que vous ne pouvez rivaliser avec des siècles de pratique, et que cela froisse grandement votre fierté.
Ni Joey, ni Louis ne répondirent, mais tous les deux les fixèrent à tour de rôle d'un air suspicieux. Draco croisa les jambes, arrogant. Lionel distribua les cartes et se repositionna confortablement dans son fauteuil. Il s'empara de ses cartes d'une main, leur jeta un coup d'œil rapide, échangea un regard avec Draco, puis tira sur sa pipe avec volupté.
-Alors Draco, dit-il sur le ton de la conversation. Voilà une année particulière qui commence pour toi, n'est-ce pas? La première d'une longue série à deux.
Draco fixait ses cartes.
-En effet, répondit-il nonchalamment.
Il évitait d'y penser. Harry n'était pas facile à vivre au quotidien. Lui qui avait toujours connu la tranquillité et la solitude, il craignait de ne pas pouvoir supporter le jeune homme bien longtemps. Bien sûr, le fait que Harry soit son calice aidait grandement à le tolérer, mais Draco doutait que cela soit suffisant. Certes, Harry était déjà devenu une constance dans son existence et ce, au bout de quelques mois à peine, mais il ne pouvait s'empêcher de penser à leur avenir ensemble avec incertitude.
Harry avait toujours des besoins impérieux. Il avait faim, il était fatigué, il s'ennuyait, il voulait et il ne voulait pas, il avait envie et il n'avait pas envie, il aimait et il n'aimait pas. Pour lui, qui ne ressentait pas ce genre de besoins et d'états d'âme, il était difficile de comprendre et de suivre le raisonnement intérieur du jeune homme. Les envies passagères de Harry, ses lubies, ses déferlements soudains de sentiments, ses remises en question, son impatience, c'était tout autant de choses que Draco ne comprenait pas. Et ce n'était pas faute d'essayer.
Harry était humain, tout simplement, et parfois, Draco avait beaucoup de mal à comprendre comment il fonctionnait. C'était extrêmement contraignant, pour lui, et il devait s'armer de patience et de sollicitude pour satisfaire le jeune homme.
Bien sûr, il avait compris depuis bien longtemps que c'était à lui de s'adapter à son calice et non l'inverse. Il ne pouvait décemment pas exiger du jeune homme qu'il renie tout ce qui faisait de lui un être humain. Il espérait que le temps leur permettrait de mieux apprendre à s'apprivoiser, et se rassurait en se disant que l'adaptation était tout aussi difficile pour Harry.
Il ne pouvait s'empêcher de se demander régulièrement, néanmoins, comment il était sensé supporter le jeune homme à ses côtés pour l'éternité, tous les jours. Certes, avoir Harry à ses côtés était devenu quelque chose de vital et de naturel, mais tout aurait été si facile si son calice avait été moins...Humain. Evidemment, tout cela n'avait aucun sens. Que Harry soit humain restait l'une de ces caractéristiques qui le rendait si exquis à ses yeux.
-Comment as-tu prévu de le supporter? Interrogea Joey. Toutes ces années, tu imagines? Même Blaise n'a jamais réussi à supporter la présence d'humains à ses côtés plus de dix ans d'affilée.
-J'y réfléchis activement, marmonna Draco.
Lionel et Joey approuvèrent, l'air convaincu. Louis, lui, secoua la tête, exaspéré.
-Les ersatz sont moins pénibles à supporter qu'on ne le pense. Ou que tu en donnes l'illusion, Draco. Ce garçon, qui est en plus ton vrai calice, est fait pour être à tes côtés. Sa présence avec toi va rapidement te devenir naturelle, et tu n'y feras plus attention. Tu finiras même par l'inclure naturellement dans tes besoins de solitude. Parce que même s'il sera toujours là, tout près, tu seras quand même seul, tellement il fera parti de toi.
Draco ne pipa mot, car il savait que Louis avait raison, bien sûr. Harry faisait déjà parti intégrante de son univers. Il lui semblait que le garçon était avec lui depuis des années, et non pas quelques mois tout juste. L'avoir à ses côtés était devenu comme un réflexe, une norme capitale dans son existence.
-Certes, dit-il au bout de quelques secondes. Mais même si sa présence à mes côtés m'est devenue totalement naturelle, cela n'empêche pas qu'elle reste contraignante. Il n'est plus question de passer des années coupées de tout avec un humain dans les pattes.
Louis hocha doucement la tête en signe d'assentiment.
-Tu devrais arrêter de regretter ce qui est arrivé pour te concentrer sur ce qui va arriver, maintenant, Draco, conseilla-t-il posément. Accepte tout cela et va de l'avant.
-J'ai accepté, contredit sévèrement Draco. Je l'ai accepté, lui. Mais cela ne m'empêche pas de regretter tout ce que j'ai perdu en le gagnant.
Lionel esquissa un sourire en coin et se pencha légèrement en avant:
-Je suis persuadé que tu as gagné bien plus que tu n'as perdu. Qu'as-tu perdu d'autre en dehors de ton indépendance?
Draco haussa un sourcil entendu.
-Ma tranquillité d'esprit? Merlin sait combien Harry ne m'a apporté que des problèmes et des soucis!
Joey et Lionel ricanèrent.
-Je peux lire à des kilomètres combien ce garçon t'ait précieux, Draco, persiffla Louis en plissant les yeux, mettant au défis Draco de le contredire. Tu ne déferais pas ce lien, même si tu le pouvais. Ce garçon est la meilleure chose qui te soit arrivé. Il faut juste que tu t'en rendes compte.
Draco ne dit rien, dubitatif. Louis l'observa pendant quelques secondes, avant d'insister:
-Il a redonné un sens à ton existence, c'est évident, Draco. Tu portes une montre! Si ce n'est pas le symbole par excellence que tu vis à nouveau, que tu as à nouveau conscience de ce qui se passe autour de toi, du temps qui s'écoule, de l'heure et du jour qu'il est. Ce garçon te contraint, il t'oblige à te plier à ses besoins, ses envies, ses limites, et il refait de toi une personne vivante. L'ennui, la redondance, la non-évolution des choses, l'errance éternelle, tout ceci est terminé. Tu as un nouveau but, Draco, tu avances vers quelque chose, désormais, avec auprès de toi un humain qui évoluera toujours.
Draco haussa un sourcil perplexe.
-Il faut vraiment que tu rencontres ton vrai calice, Louis, fit-il remarquer. Tu vas finir par être jaloux.
-Le jour où tu auras accepté le fait que ton calice a eu une influence positive sur ton existence, tu viendras me voir, répondit Louis. J'accepterai tes excuses. Et ne t'en fais pas pour moi, je me contente parfaitement de mes ersatz.
-Même toi, remarqua Lionel en se tournant vers Louis, qui parle avec grandiloquence de ce que Draco a gagné en rencontrant Harry, tu préfères te contenter de tes ersatz que de rencontrer ton calice. Cela apporte peu de crédibilité à tes paroles, tu en es conscient?
Louis esquissa un grimace arrogante:
-Je n'ai pas dit qu'il n'y avait que des avantages à rencontrer son calice. Je concède parfaitement qu'il y ait quelques inconvénients grandement contraignants à prendre en compte.
-Admet qu'il y a plus d'inconvénients que d'avantages, s'exclama Joey. Qui voudrait être enchainé pour l'éternité à un humain? Se plier à tous ses besoins, toutes ces contraintes qu'apportent les humains. C'est plus que de la dépendance, c'est de l'emprisonnement! Avec ton ersatz, au moins, tu...
Louis leva les yeux au ciel et coupa sèchement:
-Ca n'a rien à voir, Joey. Tu ne peux pas comparer la relation que j'entretiens avec mon ersatz à celle de Draco et son calice.
-Ca c'est sûr, approuva Joey. Draco, lui, n'est pas près de s'en débarrasser.
Louis soupira, et abattit les premières cartes sur la table.
-Je suis certain que Draco n'a pas du tout envie de se débarrasser de son calice, insista doucement Lionel en jouant à son tour.
Draco resta silencieux. Cette discussion commençait sérieusement à l'agacer. Habituellement, ils ne parlaient jamais de ce sujet. Draco méprisait les calices, ils indifféraient Lionel et agaçaient Joey. Le peu de fois où Louis avait oser amener l'un de ses calices lors de leurs parties de cartes ou de leurs rendez-vous, il l'avait amèrement regretté.
Même si les paroles de Louis le faisait réfléchir, Draco considérait sa relation avec Harry comme bien trop intime pour en parler librement autour d'une table. Il ne voulait pas partager ce qu'il se passait entre lui et Harry avec qui que ce soit. Il ne voulait pas parler de Harry, tout simplement. Son calice appartenait à lui seul, et il lui semblait qu'en parler ouvertement et sans gêne serait le jeter en pâture à ses comparses.
-Hé bien, moi, dit Joey au bout de quelques secondes, je suis persuadé qu'il le hait, son calice. Mais qu'il fait avec parce que, et c'est bien cela qui est terrible avec les calices, parce qu'il n'a pas le choix.
Draco joua. Ils continuèrent leur partie en silence pendant quelques minutes, avant que Louis ne reprenne:
-Pour ma part, je pense, que tu es jaloux, Joey.
Joey releva les yeux de son jeu, sourcils haussés. Il observa Louis d'un regard suspicieux, comme s'il essayait de déterminer le degré de l'attaque. Puis il glissa un regard vers Draco.
-Jaloux de Draco, tu veux dire?
Louis approuva nonchalamment. Il reprit le jeu là où ils l'avaient laissé, enjoignant sèchement à Lionel de jouer plus vite. Ce dernier plissa les yeux, et prit le temps de tirer longuement sur sa pipe avant de déposer ses cartes.
-Je pense, reprit Louis, que n'importe quel vampire rêverait d'avoir un calice comme celui de Draco.
Draco haussa un sourcil. Une vague d'agacement monta en lui et il pinça les lèvres. Il jeta presque ses cartes sur la table et Lionel les rattrapa avant qu'elles ne tombent au sol.
-Je ne rêve pas d'avoir un calice, se défendit Joey.
-Personne ne rêve de trouver son calice. Mais quand on le trouve, on n'a pas le choix. Et quitte à devoir supporter un calice pour l'éternité, autant se coltiner Harry Potter.
Joey eut une moue ennuyée, mais ne le contredit pas. Louis jeta un coup d'œil à Draco, l'air vaguement amusé, et il dit:
-C'est un ange tombé du ciel, pile sur Draco.
Agacé, Draco se leva prestement. Tous trois se tournèrent vivement vers lui, surpris.
-Je vous serais gré d'éviter de fantasmer sur mon calice. Il est à moi.
-C'est ça fuis, s'exclama Joey. Va rejoindre ton ange. Va le dépraver!
Draco le fusilla du regard et, sans un mot de plus, tourna les talons et quitta la pièce.
-Ca signifie qu'on a gagné? Interrogea Joey dans son dos. Par forfait?
.
Lorsque Draco pénétra leur chambre, l'odeur exquise qui l'accueillit l'apaisa aussitôt. Il referma prestement la porte derrière lui et s'avança dans la pièce. Depuis plus d'un mois qu'ils s'étaient installés dans la chambre, Harry avait pleinement investi les lieux. Ses affaires trainaient partout dans la pièce, sans ordre, et jetées négligemment au sol.
La lumière grise du jour entrait à flot par la fenêtre, et illuminait la pièce.
Harry s'était endormi sur le lit, un livre à peine entamé à la main. Adossé contre la tête de lit, son corps penchait dangereusement sur le côté, dans une position que Draco devina inconfortable. Ses mèches d'un noir de jais tombaient autour de son visage, et sur ses yeux. Il respirait doucement, et Draco resta immobile pendant quelques secondes à seulement observer son torse se soulever et s'abaisser lentement.
Finalement, lorsque l'envie de s'approcher se fit trop intense, il grimpa sur le lit immense et s'agenouilla aux pieds de son calice. Il se saisit de ses chevilles nues et y traça négligemment des arabesques, faisant frissonner le calice dans son sommeil. Puis il tira vivement dessus, tirant le corps endormi à lui jusqu'à ce que le garçon soit à sa hauteur. Il se pencha au dessus de lui, l'observant gémir longuement et s'étirer paresseusement. Harry se frotta les yeux avec la paume de ses mains et gémit à nouveau.
-Il n'est pas l'heure de dormir, Harry, chuchota Draco.
Harry ouvrit un œil, et grogna en l'avisant penché au dessus de lui.
-Il ne devait pas être très captivant, ce livre, remarqua Draco en le lui prenant des mains.
Il se redressa, et vint s'asseoir à cheval sur les jambes de son calice, qui grogna de plus belle, les yeux fermés. Draco ferma le livre et en observa la couverture. C'était un livre traitant du Quidditch et il en parcourut rapidement le résumé avant de le mettre de côté.
-En effet, ce n'est guère passionnant. Qui te l'a donné?
Il posa ses mains de chaque côté de la tête de Harry et se pencha en avant. Ses mèches éparses frôlèrent le visage de son calice.
-Marie, soupira Harry. Et il est très intéressant.
-De toute évidence.
Draco inclina la tête et posa doucement ses lèvres fraiches contre le cou brûlant de son calice. Harry frissonna incontrôlablement et tourna la tête pour donner plus libre accès aux lèvres infernales. L'une de ses mains vint agripper les cheveux de Draco et il poussa son visage contre son cou pour l'inciter à approfondir ses caresses.
Draco lécha longuement la veine palpitante qui le tentait tant. Il la mordilla doucement, adorateur, tout en inspirant profondément l'odeur si divine de son calice. Harry somnolait sous lui, entièrement soumis à son plaisir, son corps parcourut de frissons voluptueux. Draco appréciait autant, si ce n'est plus, les réactions de son calice à ses caresses, que sa soumission. Aucun humain n'avait jamais réagi avec autant de violence et de désir à l'une de ses caresses et savoir Harry aussi désireux de lui, et de ses morsures, lui procurait un sentiment de satisfaction si puissant qu'il en était malsain.
Draco évitait de le montrer, car il savait que Harry en aurait été effrayé.
-Harry, murmura Draco tout contre l'oreille du garçon. Tu viens prendre un bain avec moi?
Harry ouvrit un œil paresseux et fixa le plafond, l'air morne. Les paroles de son vampire mirent un certain temps avant de former des mots cohérents dans son cerveau embrumé. Lorsqu'il comprit la demande qui se voulait innocente, il grogna.
-Non, dit-il. Ca va me ramollir, un bain. En plein milieu de l'après midi, ce n'est pas très conseillé.
Draco souffla doucement dans son cou, et Harry se demanda s'il rigolait. Il referma les yeux, et s'étira quelque peu en soupirant.
-Ne t'en fait pas, tu es déjà tout mou, souffla doucement Draco.
Avec un sourire mutin, Draco souleva le bras de Harry, qui retomba lourdement sur le matelas lorsqu'il le lâcha. Harry rigola et récupéra son bras, qu'il posa en travers de son torse.
-S'il te plaît? Insista Draco.
-Pas maintenant, râla Harry.
Il leva ses bras au dessus de sa tête et s'étira longuement. Son corps arqué frôla celui de Draco qui le fixait au dessus de lui. Le vampire glissa habilement ses doigts sous le pull de Harry, et caressa son ventre. Harry sursauta lorsqu'il sentit les doigts frais toucher sa peau brûlante et il se laissa lourdement retomber sur le matelas. Draco remonta son pull, l'enjoignant silencieusement à l'enlever.
-Ce soir, grogna Harry.
Draco suspendit son geste.
-Ce soir? Attention, je te prends au mot.
Harry grogna et ne répondit pas. Totalement réveillé à présent, il se redressa autant que le lui permettait le corps de Draco penché au dessus de lui. Il tourna la tête vers la fenêtre et s'aperçut qu'il pleuvait silencieusement. Grognant, il se laissa à nouveau tomber sur le matelas et laissa de bonne grâce le vampire enfouir son visage dans son cou.
Draco s'allongea totalement sur lui, son corps se faisant lourd et imposant sur Harry, qui ne broncha pas. La chaleur que lui apportait le vampire lui faisait du bien, après avoir passé quelques heures seul dans cette grande chambre froide.
-Je peux avoir un chocolat chaud, Draco? Demanda-t-il au bout de quelques minutes d'un silence comblé.
Draco souffla dans son cou. Il passa sa main dans les mèches désordonnées de Harry, et les repoussa en arrière sur son front.
-Est-ce que j'ai l'air d'être un elfe de maison? Demanda-t-il sèchement.
Il se redressa prestement et se mit à genoux devant Harry qui en profita pour reculer et s'adosser confortablement contre la tête de lit. Il rejeta la tête en arrière et répliqua:
-Je ne voulais pas vous offenser.
-Je ne suis ton père, Potter. Tu n'as pas besoin de me demander la permission pour avoir un chocolat chaud.
-Encore heureux, marmonna-t-il.
Harry lui jeta un vague coup d'œil avant d'appeler Kreattur. Le vieil elfe se matérialisa au pied du lit et sembla trembler de la tête aux pieds à la vue du vampire assis sur le lit devant lui. Il s'inclina néanmoins respectueusement et caqueta de sa voix grinçante:
-Maître Harry a appelé Kreattur?
-Je voudrais un chocolat chaud, s'il te plaît.
L'elfe s'inclina à nouveau et disparut dans un "plop" sonore. Satisfait, Harry se réinstalla contre ses coussins. Il observa Draco s'avancer vers lui, et laissa le vampire s'installer à cheval sur ses jambes, si près de lui que leurs torses se touchaient presque.
-Tu es bien poli, Harry, avec cet elfe, remarqua-t-il.
Harry secoua légèrement la tête.
-Vous n'êtes pas le premier à me le faire remarquer. Mais ce n'est pas parce qu'il est inférieur qu'il faut le traiter indignement.
Draco inclina légèrement la tête.
-C'est un point de vue.
Harry releva la tête pour jeter un coup d'œil à l'expression impassible de Draco. Visiblement, le vampire ne partageait pas son point de vue, mais il eut la décence de ne pas le lui faire remarquer. Au bout de quelques secondes de silence, Draco finit par se pencher en avant et posa son front contre l'épaule de Harry, inspirant voluptueusement son odeur. Harry resta immobile, respirant à peine. Il lui semblait que plus les jours passaient, plus Draco devenait dépendant de lui. Il était de plus en plus tactile, et saisissait la moindre occasion pour initier un contact physique entre eux, ne semblant comblé uniquement s'il touchait Harry de quelque manière que ce soit.
Harry prenait plaisir à penser que Draco était finalement plus dépendant de lui que l'inverse, mais il devait se rendre à l'évidence: ce n'était guère le cas. Le vampire était simplement plus entreprenant et clairement moins timide que Harry. Il ne se privait pas de le toucher à tout va, alors que Harry était mal à l'aise rien qu'à l'idée d'être celui qui initierait un contact. Que Draco ne ressente pas ce genre de simagrée l'arrangeait, en un sens. Même s'il ne l'avouerait pour rien au monde au concerné.
Il aurait aimé, à ce stade de leur relation, être un peu moins coincé, comme le disait si bien Draco lui même. Il avait bel et bien assimilé le fait que leurs relations étaient plaisantes, et que ce n'était pas juste la morsure qui lui procurait autant de plaisir. Cependant, le vampire l'intimidait tellement qu'il n'osait pas se détendre en sa présence et restait irrémédiablement bloqué. Draco, lui, n'avait peur de rien, et il était totalement libéré. Il n'avait pas peur de réclamer plus de contact, ou d'en initier un, ou même de demander un bain, quitte à se voir rabrouer par un "non" catégorique.
Harry était extrêmement dépendant de tout contact physique avec son vampire, et il savait que Draco attendait de lui qu'il prenne plus d'initiatives. Il le lui avait déjà explicitement demandé, en instaurant sa règle du "donnant-donnant", que Harry ne respectait pas. Mais il était impossible pour Harry de faire abstraction de sa gêne. Tout ceci était encore nouveau pour lui, et la domination sévère dont faisait preuve le vampire à chacun de leur contact était extrêmement intimidante. Il préférait laisser le vampire mener la danse, car il savait que Draco appréciait cela, et, pour se donner bonne-conscience, avait besoin de le repousser un peu.
Harry ne voulait pas s'avouer qu'il était devenu si dépendant de Draco qu'il n'arrivait même plus à le repousser.
Le jeune homme sursauta lorsque Kreattur réapparut. Il portait à bout de bras un lourd plateau en argent sur lequel fumait une grande tasse emplie d'un liquide brun et mousseux. L'elfe déposa prudemment le plateau sur la table de chevet, sous le regard envieux de Harry.
-Merci, dit-il négligemment.
Kreattur s'inclina profondément et disparut à nouveau. Sans déranger le vampire totalement immobile qui pesait un peu sur lui, Harry étira son bras et s'empara de la tasse. Il en huma l'odeur caractéristique du chocolat et sourit avec satisfaction.
-Draco, il faut bouger, dit-il. Sauf si vous vous fichez que je renverse du chocolat sur votre chemise hors de prix?
Le vampire grogna. Il redressa la tête et vint poser ses lèvres à la naissance du cou de Harry qui tenta difficilement de réprimer le frisson qui remonta le long de son bras, et qui fit dangereusement tanguer le chocolat dans sa tasse.
Avant que Harry n'ait pu protester, Draco se redressa finalement et s'allongea lourdement sur le dos, près de Harry.
-Je crois que ta fatigue déteint sur moi, soupira-t-il.
-C'est possible? Interrogea Harry en soufflant doucement sur son chocolat chaud.
Draco se passa la main dans les cheveux.
-Je ne crois pas, avoua-t-il. Un calice rend son vampire plus fort, pas plus faible. Je crois que c'est cette sensation désagréable qui court en moi qui me donne cette impression de fatigue.
-Quelle sensation désagréable?
Draco avait les yeux levés vers lui, et il l'observait avec son intensité habituelle. Harry essayait tant bien que mal de ne pas y faire attention, mais il ne pouvait pas ignorer ce regard perçant qui épiait le moindre de ses gestes. C'était précisément ce genre de regard qui l'intimidait. Il craignait de ne faire devant Draco quelque chose de maladroit, ou de stupide.
-Tu ne sais pas? Interrogea celui-ci, ses lèvres s'étirant légèrement en un sourire amusé. Elle court partout, jusqu'au bout de mes doigts. Elle part d'ici, dit-il en désignant sa tête sous le regard défiant de Harry, elle passe par là, -il montra son cœur-, puis elle remonte là, -il désigna sa bouche, pour enfin redescendre juste là.
Il désignait sa gorge. Harry l'observa pendant quelques secondes, incertain quant à comment il devait réagir.
-C'est très désagréable, continua Draco sur le ton de la conversation. Je suppose que pour un humain, elle pourrait s'apparenter à une sorte de démangeaison. Et plus le temps passe, plus la démangeaison se fait aigue et insupportable.
-Et comment vous l'arrêtez?
Draco arborait à présent un air narquois qui rendit Harry suspicieux.
-Rien de plus simple. Tu es la clé de tout, mon cher Harry.
Draco se redressa sur un coude pour faire face à Harry. Celui-ci serra plus fort sa tasse contre son torse, comme pour se préserver des manigances sans sens du prédateur allongé dans son lit.
-Il suffit, vois-tu, que j'enfonce profondément mes crocs acérés juste là, -il posa deux doigts glacés juste sur les marques de Harry qui en sursauta dangereusement. Je les plante très profondément, mais rassure-toi, il paraît que ça ne fait pas mal, bien au contraire. Et, lorsqu'elles ont enfin bien pénétré la peau tendre, qu'elles sont juste à leur place, il suffit alors que je boive le sang qui coule à flot dans ma bouche. Après ça, je t'assure que les démangeaisons disparaissent totalement.
Il fit une pause, sa bouche tordue en un sourire en coin railleur. Harry était totalement figé sur place, et sa respiration s'était accélérée à mesure que le vampire avançait dans ses explications très détaillées, et pleines de sous-entendus à double sens.
-Est-ce que tu vois de quoi je parle, Harry? Interrogea-t-il calmement.
Harry s'humidifia les lèvres.
-Oui, je vois très bien, répondit-il.
Draco sourit de plus belle. Il ôta ses doigts du cou de son calice, et se rallongea négligemment sur le lit.
-J'en suis certain, assura-t-il.
Harry se racla la gorge. De sa main libre, il vint caresser son cou, l'air un peu perdu. Puis il porta la tasse à ses lèvres et, tentant d'oublier ce moment très gênant, il but une longue gorgée de chocolat brûlant.
-Nous pourrions peut être mettre fin à mes démangeaisons dès ce soir. Dans le bain que tu m'as promis. Qu'en penses-tu?
Harry s'essuya la bouche du revers de la main. Le chocolat brûlant coulant le long de sa gorge, mêlé aux paroles aguicheuses de son vampire eurent pour effet de le faire rougir instantanément.
-Je vais y réfléchir, marmonna-t-il.
Draco rejeta la tête en arrière et laissa échapper un rire court et amusé.
-C'est tout réfléchi, répondit-il avec une sévérité dans la voix qui ne passa pas inaperçue auprès de Harry.
Riant doucement, il posa ses mains à plat devant ses yeux et se massa doucement les paupières. C'était la première fois que Harry le voyait agir de façon aussi humaine. Néanmoins, les crocs largement apparents du vampire ne laissaient pas de place au doute. Harry ne put s'empêcher de les fixer avec appréhension et fascination. Et envie.
-Nous pourrions peut être également envisager d'approfondir les choses, dans ce bain.
Harry rougit de plus belle.
-Vous en avez, des projets, pour ce bain, marmonna-t-il.
Il souffla sur son chocolat chaud et en but une longue gorgée. Il sentit le liquide brûlant couler jusqu'à son estomac, et apprécia le goût fort du chocolat roulant sur sa langue.
-Il est important. C'est notre premier, je ne voudrais pas mal faire.
Harry jeta un coup d'œil en biais à son vampire. Il avait posé son bras devant ses yeux, et son immobilité totale lui conférait des airs de statue de marbre. Sa bouche entre-ouverte laissait percevoir les pointes acérées de ses canines.
-Vous vous fichez de moi, pas vrai?
Draco ne répondit rien. Ses lèvres s'étirèrent brièvement en un sourire amusé.
-Parlons d'autre chose, ordonna-t-il. Je ne veux surtout pas te mettre la pression. Et prendre le risque que tu changes d'avis.
Harry ne dit rien. Il était plus rouge que jamais et il tenta de masser doucement ses joues pour atténuer la rougeur avant que Draco ne s'en aperçoive.
Bien vite, le silence s'installa dans la pièce. Harry buvait doucement son chocolat, et jetait de temps en temps des coups d'œil au vampire allongé près de lui. Il semblait dormir, mais Harry savait que ce n'était pas le cas. Son torse ne se soulevait pas et, au fil des secondes qui passaient, Harry prit peu à peu conscience de l'intemporalité du vampire. Il se demanda ce que lui, jeune sorcier de dix sept ans à peine, devait représenter parmi toute l'existence de Draco. Ils se connaissaient depuis six mois à peine, et pour Harry, il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis le moment où il avait rencontré Draco. Mais il imagina ce que devait être six mois pour Draco, et l'idée lui parut risible.
-Quel âge vous avez, Draco? Demanda brusquement Harry.
Draco sourit légèrement.
-Oui, Harry, je suis vieux, si c'est que tu veux savoir.
-Je sais ça. Vous n'avez pas besoin de le dire. Ca se sent. Je veux savoir votre âge exact. Vous n'avez quand même pas plus de mille ans, n'est-ce pas?
-Fais attention, Harry, tu risques de me vexer.
Harry haussa les sourcils. Draco fit une pause, puis ajouta:
Je ne sais pas.
Harry soupira, agacé. Draco et lui n'avaient pas souvent des conversations dignes de ce nom, et il avait tendance à oublier combien avec lui, les choses n'allaient qu'en un sens.
-Vous ne savez pas votre âge, dit-il, sceptique.
-Je ne sais pas mon âge exact.
Harry leva un sourcil dubitatif. Il but une longue gorgée de son chocolat chaud et se mua dans un silence agacé. Au bout de quelques secondes, semblant sentir le malaise, Draco abaissa son bras et leva les yeux vers un Harry à l'air boudeur. Aussitôt, un sourire mesquin apparut sur son visage et il se redressa prestement.
-Tu boudes, dit-il, comme si c'était une vérité fondamentale. Comme un petit enfant.
Il s'empara de la tasse presque vide des mains de son calice, qui la lâcha non sans résister un peu, et la posa sur la table de chevet. Puis il vint s'asseoir à cheval sur les cuisses de Harry, face à lui, son visage à quelques centimètres de celui de son calice. D'une main autoritaire, il s'empara du menton de Harry et le força à relever la tête pour le regarder. Mais le calice, fâché, évita son regard, observant tout autour de lui sauf le visage de son vampire, si près du sien.
-Ce n'est pas grave, dit-il. On se réconciliera ce soir, dans le bain.
Tenant toujours fermement le menton de Harry dans sa poigne de fer, il glissa son visage contre la gorge de son calice. Son nez caressa la gorge lisse et chaude, et il prit de profondes et longues inspirations pour s'enivrer de cette odeur qu'il aimait tant.
-Vous ne répondez jamais à mes questions, râla Harry, bien décidé à ne pas se laisser endormir par les diversions de Draco.
Draco lécha la gorge de Harry, remontant jusque sous son menton avec une lenteur voluptueuse.
-Vraiment? Souffla-t-il.
Il inclina la tête, et sa langue glissa dans le cou de Harry. Il lécha sensuellement la carotide palpitante, et Harry laissa échapper un gémissement étouffé. Draco lui fit rejeter la tête en arrière, et le crâne de Harry cogna un peu fort contre la tête de lit. Il lui lâcha finalement le menton, et ses deux mains descendirent doucement pour venir se glisser sous le pull épais du calice. Draco caressa doucement la peau douce du ventre.
-Oui, vraiment, haleta Harry qui fixait le plafond, la tête rejetée en arrière et le souffle court sous l'assaut du vampire.
Draco redressa la tête. il fixa le visage de Harry pendant quelques secondes, puis se recula légèrement. Très vite, sa bouche vint rejoindre ses mains, et il entreprit de lécher et mordiller le ventre de Harry.
-Je te prie de me pardonner, murmura-t-il.
Harry leva les yeux au ciel. Draco lui avait écarté les jambes pour se glisser entre elles et sa langue dessinait des arabesques sans sens autour de son nombril. Le corps entier de Harry était parcouru de frissons irrépressibles.
-Non, rétorqua Harry. Je ne vous pardonne pas.
-J'en suis navré.
Harry grogna. Il entremêla ses doigts aux cheveux de Draco et tira dessus. Le vampire eut l'obligeance de relever la tête. Il se redressa et Harry en profita pour remettre son pull en place.
-Laissez-moi tranquille, ordonna-t-il.
Il posa ses mains à plat sur le torse Draco et le poussa pour le forcer à s'asseoir sagement en face de lui. Le vampire, plutôt docile, se laissa faire. Il s'installa sagement sur le lit près de Harry, en tailleur, et posa son menton sur sa main, le regard fixé sur Harry. Celui-ci pinça les lèvres, un peu embarrassé par la situation.
Il croisa les bras sur son torse, bien décidé à montrer au vampire qu'il était toujours fâché. Draco le regarda faire, un sourcil plus haut que l'autre, et l'air clairement amusé.
-D'accord, dit-il au bout de quelques secondes. Pose-moi une question, j'y répondrai.
-Quelle générosité, maugréa Harry.
Il se pencha et se saisit de sa tasse de chocolat qui refroidissait doucement sur la table de chevet. Il en but une courte gorgée sous l'œil avide de Draco. Puis il rejeta la tête en arrière, contre la tête de lit, et réfléchit. Il avait des milliers de questions à poser à Draco, et il trouvait injuste qu'il ne lui accorde qu'une unique et malheureuse question.
-Vous promettez d'y répondre? Demanda Harry, méfiant.
-Je promets.
Harry sourit légèrement. Il fixait le ciel gris à travers la fenêtre et la pluie qui tombait silencieusement sur le jardin en contrebas. Des centaines de questions défilaient dans sa tête, et il essayait de faire le tri entre celles qui étaient de la simple curiosité et celles dont il voulait une réponse. Finalement, une conversation, inachevée, qu'il avait eue avec Draco avant que des Mangemorts ne débarquent à l'appartement lui revint en mémoire. Il se redressa contre ses coussins et observa le visage impassible du vampire. Il ne semblait pas méfiant, ni craintif. Harry plissa les yeux et demanda:
-Vous avez déjà eu un calice?
Draco haussa un sourcil.
-Un vampire ne possède qu'un seul et unique calice dans son existence. Et le mien est devant moi.
Harry secoua la tête, l'air sévère.
-Vous essayez de tricher, reprocha-t-il. Je parle d'un calice comme ceux qu'ont Blaise, ou Louis.
-Ho, tu veux parler de ces ersatz. Je n'en ai jamais vu l'utilité.
Harry le fixa sans un mot. Il hocha doucement la tête puis demanda:
-Pourquoi?
-Car je suis tout à fait capable de me nourrir sans ces substituts à portée de main. Par ailleurs, les vampires qui possèdent ce genre de calices ne les veulent pas seulement pour leur sang. Ils sont juste effrayés par la solitude et cherche à tout prix à avoir quelqu'un à leur côté, même si ce n'est qu'un vulgaire humain.
-Et vous ne l'êtes pas. Effrayé par la solitude.
Draco secoua la tête. Harry l'observa pendant quelques secondes, puis détourna les yeux. Ce n'était pas la première fois que Draco lui affirmait aimer sa solitude. Il se demanda s'il arriverait un jour où le vampire ne supporterait plus sa présence à ses côtés et cette idée l'angoissa quelque peu.
-Quel âge avez-vous? Demanda à nouveau Harry.
Draco sourit légèrement. Ils se fixèrent sans un mot pendant quelques secondes.
-C'est toi qui essaie de tricher, à présent, Harry.
De ses doigts habiles, le vampire entreprit soudain de défaire la ceinture de Harry. Lorsque le jeune homme, qui ne s'y attendait pas, s'en rendit compte, il avait déjà défait la boucle et descendait la braguette. Harry s'empressa de poser ses mains sur celles de Draco et tenta de remonter sa braguette.
-Qu'est-ce que vous faites, maugréa-t-il. Laissez-moi tranquille!
Il posa ses deux mains sur les épaules de Draco et tenta de le repousser, sans succès. Le vampire ne bougea pas d'un pouce, au grand désespoir de Harry.
-Ne sois pas si coincé, Harry, répondit Draco.
Son ton suggestif fit rougir Harry.
-Je ne suis pas coincé, je n'ai juste pas envie.
Il remonta précipitamment sa braguette au moment où Draco glissait une main dans son pantalon. Il n'avait pas l'air d'être d'accord avec Harry. Ses doigts caressèrent le tissu du caleçon de Harry, qui cessa de respirer pendant quelques secondes.
-Quel genre d'adolescent n'a pas envie de ce genre de choses?
Harry le fusilla du regard.
-Moi, dit-il, les dents serrées. Si vous n'êtes pas content, vous pouvez toujours aller voir ailleurs, je ne vous retiens pas.
Draco releva la tête pour lui jeter un regard interdit.
-Je n'ai pas envie d'aller voir ailleurs, dit-il. C'est plutôt élogieux pour toi, tu sais? Ajouta le vampire en voyant que son calice ne réagissait pas. C'était un compliment, en réalité.
Harry approuva doucement, l'esprit ailleurs. Soupirant face à ce manque de réaction, Draco retira sa main.
-Tu n'es pas très drôle, comme garçon, fit-il remarquer.
Harry lui jeta un regard noir. Il remit son pull en place et, indifférent à l'air contrarié de Draco, il se tourna légèrement pour saisir son chocolat chaud. Il le finit en une longue gorgée et reposa la tasse vide sur la table de chevet. Puis il se leva.
-Je descends, dit-il. Je vais jouer aux échecs avec Andrew.
-A ta guise.
Draco, resté assis sur le lit, le regarda se lever.
-N'oublie pas notre bain, ce soir, rappela-t-il, l'air très sérieux. Chose promise, chose due.
Il regarda Harry enfiler rapidement ses chaussettes, puis ses chaussures. Le jeune homme tenta vainement d'arranger ses cheveux en se regardant dans le reflet de la fenêtre puis, sans un regard pour son vampire, il sortit de la pièce.
.
.
Alors, que pensez-vous de ce chapitre, à chaud? De la conversation de Draco avec Louis? Utile, inutile? Louis a raison, à vitre avis? Et de sa conversation avec Harry? Ils ne sont pas chou tous les deux? xD
Bon du coup, comme qui dirait, "chose promise, chose due", il y aura un bain au prochain chapitre :)
Bonne semaine à tous!
Natom, 03/05/14
