Salut!
Grand record niveau review pour le chapitre précédent! Je ne vous remercierai jamais assez! Je le dis à chaque chapitre, je sais bien, mais ça me fait tellement plaisir! J'adore vous lire, et je pense que c'est réciproque :)
Merci également à tous les reviewer anonymes: maoul92, Kisis, Anna, lolotte, Guest, Guest, Flore, nepheria4, Anonyme, Liz, lu, Sélènè, 77Hildegard, cloptre.
J'espère que ce chapitre vous plaira,
Enjoy!
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Chapitre 40
Pour vivre tranquille, il faut être complètement libre ou complètement dépendant
Fransisco de Quevedo
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Draco remontait tranquillement la longue allée du chemin de Traverse. En ce début de février, un soleil timide perçait de ses rayons d'hivers les nuages, et illuminait doucement la célèbre allée sorcière. Il régnait néanmoins un froid glacial, et Draco avait consentit à enfiler une veste par dessus son tee-shirt afin de passer inaperçu auprès des rares passants.
Il y avait plus de mendiants que la dernière fois où il était venu sur le chemin de Traverse. Des sorciers et sorcières, emmitouflés dans des couches de vêtements sales et déchirés, tendaient leurs mains décharnées sur son passage, le suppliant de leur céder quelques pièces. Draco leur jetait à peine un regard. Il avait bien d'autres soucis en tête pour penser aux problèmes des autres. Leurs désespoirs et leurs misères ne l'atteignaient pas, et il ne se sentait finalement que peu concerné par leur situation.
Draco ne se souciait sur terre que d'une seule et unique personne, et il savait qu'elle était convenablement nourrie, et qu'elle dormait toutes les nuits dans un lit chaud, et en sécurité dans ses bras. C'était finalement tout ce qui comptait.
Draco remonta lentement la longue avenue en direction de la banque des sorciers. La plupart des boutiques étaient fermées, leurs vitrines dissimulées derrière des planches sur lesquelles étaient collées des affiches vantant les mérites du nouveau régime. Draco s'arrêta pendant quelques secondes sur une affiche placardée sur le mur, et qui représentait Harry, son torse barré de la mention "indésirable numéro 1". Le vampire inclina légèrement la tête, fixant son calice avec son intensité habituelle, comme s'il se trouvait réellement devant lui.
Il se doutait, évidemment, que l'apparition de Harry à Godric's Hollow allait inévitablement démentir la rumeur sur sa mort, qui courait depuis quelques mois. Au fil des mois, cette rumeur avait prit de moins en moins d'ampleur, et plus le temps passait, plus des doutes se faisaient sentir au sein de la population. Ces doutes persistaient toujours au sein de la communauté sorcière, mais Draco était à présent conscient que parmi les Mangemorts, et jusqu'à leur maître, Harry était bel et bien de retour parmi les vivants.
Blaise, désœuvré comme tout vampire, trainait beaucoup au Manoir du Seigneur des Ténèbres et parmi ses Mangemorts. Il avait eu vent de la fureur du Seigneur des Ténèbres lorsque celui-ci avait appris que Harry Potter avait échappé à ses Mangemorts dans le vieux cimetière de Godric's Hollow. Le mage noir n'avait, semblait-il, pas été surpris de la réapparition soudaine de son ennemi d'entre les morts, à croire qu'il n'y avait jamais vraiment cru.
Evidemment, Voldemort s'était tourné vers les vampires pour se voir justifier leur inaction face à la venue de Potter à Godric's Hollow. Ses nouveaux alliés n'étaient pas venus en aide à ses Mangemorts pour capturer le Survivant, et ce fait laissait planer le doute quant à son alliance avec les vampires. Evidemment, le Seigneur des Ténèbres n'avait pas pu tirer au clair cette histoire d'inaction. Blaise, qui avait été interrogé et qui, de toute façon, n'avait pas été présent à Godric's Hollow au moment des faits, était resté très vague sur ce qu'il s'était passé cette nuit là.
Bellatrix, de plus, approuvée par quelques uns de ses autres Mangemorts avait par ailleurs parlé à son maître d'un vampire se trouvant au côté de Potter, cette nuit là, et Voldemort n'était plus sûr de rien. Il ne comprenait plus ce que voulait les vampires, et de quel côté ils se trouvaient. Il était clair que pour ces créatures, tout ceci n'était qu'un vaste jeu, et le Lord se doutait qu'ils s'amusaient bien.
Voldemort, déjà suspicieux, était devenu clairement méfiant
Les vampires lui étaient utiles pour asseoir sa terreur, et effrayer ses quelques opposants, mais ils n'étaient pas aussi malléables que ses Mangemorts.
Voldemort, tout Seigneur qu'il était, ne pouvait guère obliger des vampires à lui obéir aveuglément.
Que le Seigneur des Ténèbres soit à nouveau après son calice rendait Draco étrangement nerveux. C'était un sentiment qu'il n'avait plus ressenti depuis des centaines d'années, et le sentir à nouveau couler dans ses veines était étrangement angoissant. Il s'inquiétant sans cesse, pour Harry. Il ne pouvait s'empêcher de le surveiller étroitement, et de vérifier plusieurs fois par jour s'il se trouvait réellement là où il prétendait être. Draco craignait que Harry ne quitte la sécurité du Manoir de Blaise pour retrouver ses amis. Il avait particulièrement du mal à comprendre les raisonnements de son calice, et le jeune homme restait très imprévisible à ses yeux, ce qui l'inquiétait d'autant plus.
Il n'avait qu'une envie, c'était de s'emparer de son calice et de l'emmener à l'autre bout du monde, là où rien ni personne ne pourrait jamais l'atteindre. Même s'il savait Harry en sécurité à ses côtés, il ne pouvait s'empêcher de craindre pour la vie du jeune homme.
Tout cela lui était d'autant plus insupportable que Harry, depuis plus d'un mois qu'ils s'étaient installés au Manoir, ne cessait de le harceler pour aller à Gringotts. L'Horcruxe, qui se trouvait peut être dans la chambre forte des Lestranges, était devenu son obsession.
Pour la première fois depuis toujours, Draco avait eu mal à la tête. Il avait rabroué Harry assez violemment, et s'en était d'autant plus voulu qu'il avait craint que le garçon, en réponse, ne décide de partir seul pour la banque des sorciers. Pour éviter que son calice, trop impulsif pour sa tranquillité d'esprit, ne prenne les choses en main, Draco avait finalement accepté de libérer une après midi à jouer aux cartes pour aller chercher l'Horcruxe.
Lorsqu'il monta deux à deux les marches menant à la prestigieuse banque, Draco était déterminé à en finir avec l'Horcruxe se trouvant dans cette chambre forte, afin de ne plus jamais en entendre parler.
Les portes étaient grandes ouvertes et Draco jeta un coup d'œil au hall d'entrée immense, sombre par rapport à la luminosité extérieure. Deux Aurors se tenaient debout devant la haute porte, tenant fermement leurs ondes de Sincérité. L'un d'eux s'approcha nonchalamment de Draco, qui se tourna lentement vers lui et lui montra férocement les dents. L'Auror se figea sur place, écarquillant les yeux, l'air effrayé et ahuri à la fois. Il baissa sa sonde et recula précipitamment de plusieurs pas, manquant de trébucher et de s'étaler par terre. Draco se détourna négligemment de lui et franchit le seuil, le pas conquérant.
Il était tôt, et la banque était étrangement vide. Il y avait peu de clients et quelques gobelins trottinaient d'un bout à l'autre de la banque, l'air affairé. Draco se dirigea d'un pas nonchalant vers l'un des comptoirs, et salua sans un mot le gobelin qui le regardait approcher de son regard perçant.
-Je veux accéder à mon coffre fort.
Il fit lentement glisser sur le comptoir la clé en or qu'il possédait. Le gobelin s'en empara et l'examina attentivement. Puis il releva la tête, fixant Draco d'un air sournois.
-J'ai besoin également de votre baguette.
-Je n'ai pas de baguette, répondit Draco en laissant brièvement apparaître ses canines en un sourire glacial.
Le gobelin écarquilla les yeux, et se recula légèrement sur sa chaise. Il se racla la gorge, et rendit au vampire sa clé en la déposant délicatement sur le comptoir. Un silence tendu s'empara soudain de l'immense hall en marbre de la banque. Lorsqu'il parla, la voix aigre du gobelin résonna fortement:
-Grodkisz va vous accompagner jusqu'à votre coffre.
Draco approuva et fixa le petit gobelin qui apparaissait de derrière le comptoir, et qui le fixa avec un air grandement apeuré. Il portait un sac en cuir rempli des Tintamars. Sans un mot, Draco s'empara de sa clé, qu'il dissimula dans la poche intérieure de sa veste.
-Ne traînons pas, ordonna-t-il.
Le gobelin s'inclina respectueusement.
-Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire jusqu'à votre chambre forte.
Accompagné du tintement de son sac, il se hâta vers l'une des portes du hall. Ils franchirent les hautes portes en bois sous les regards qui les suivaient, et pénétrèrent dans un couloir de pierre brute, éclairés par des torches enflammées. Derrière eux, les portes claquèrent et aussitôt, les bruits de la banque furent engloutis par le silence des lieux.
Immédiatement, Harry se débarrassa de la cape d'invisibilité. Il apparut de nulle part, à quelques centimètres de Draco et, levant sa baguette, il visa le gobelin qui trottinait devant eux et murmura:
-Impero!
Il éprouva une étrange sensation le long du bras, une sorte de fourmillement tiède qui semblait jaillir de son cerveau et parcourir les veines, les tendons le reliant à la baguette et au sortilège qu'il venait de lancer. Le sortilège frappa le gobelin dans le dos. Il chancela sur ses courtes jambes, mais ne tomba pas.
L'impression de posséder le libre arbitre d'un autre être vivant était étrangement grisante, et faisait naître en Harry une sensation de pouvoir dangereusement satisfaisante. Il donna un léger coup de poignet, et ordonna au gobelin de les mener jusqu'à la chambre forte des Lestranges.
-Ca s'est plutôt bien passé, souffla-t-il, l'air satisfait.
Draco s'approcha de lui. Son corps puissant effleura celui de Harry et il le poussa sèchement en avant.
-Avance, Harry, ordonna-t-il.
Le gobelin siffla pour appeler un wagonnet qui surgit de l'obscurité en roulant vers eux sur ses rails. Le gobelin monta agilement à l'avant, et Harry s'installa à l'arrière, le poing crispé sur sa baguette. Draco s'installa près de lui sans un mot, le visage étrangement crispé. Son bras s'enroula autour de Harry, protecteur.
-Ils ont des soupçons, marmonna le vampire.
-Quoi? S'exclama Harry en se retournant vivement vers lui.
Draco arborait un air soucieux qui inquiéta profondément son calice.
-Ils ont du être mis en garde contre une éventuelle effraction.
-Comment? Par qui?
Avec une violente secousse, le wagonnet se mit en route et prit de la vitesse. Entrainé par la pente des rails, le wagonnet se mit à tourner et virer dans le labyrinthe des tunnels. Tandis qu'ils zigzaguaient entre les stalactites, toujours plus loin dans les profondeurs de la terre, Harry était étrangement serein. Il ne ressentait ni appréhension, ni crainte, et la présence de Draco à ses côtés y était évidemment pour beaucoup. Il semblait que rien ne pouvait lui arriver, qu'il était invincible et protégé. C'était un sentiment dangereux, mais inévitable.
-Bellatrix a parlé de ses soupçons à son Maître, et de la présence de vampires à Godric's Hollow à tes côtés. Pour peu qu'il ait pris la menace au sérieux, il aura mis en garde les gobelins. Quand ils ont compris que j'étais un vampire, ils sont devenus subitement très suspicieux.
-C'est peut être juste parce que vous êtes un vampire, justement.
Jamais Harry n'était descendu aussi loin lors de ses précédentes visites chez Gringotts. Le vent sifflait à ses oreilles, et le froid engourdissait progressivement ses membres. Il se colla contre Draco, mais le vampire était aussi glacé que les courants d'air.
Harry leva la tête pour observer l'air impassible de son vampire.
-Merci d'avoir accepté que je vienne, Draco, souffla-t-il tout près de son oreille.
Le vampire eut une moue clairement agacée, et Harry ne put s'empêcher de sourire. Dans ce wagon qui s'enfonçait rapidement dans les entrailles glacées de la banque, aux côtés de son vampire, Harry se sentait étrangement euphorique.
-C'était la seule solution pour que tu cesses de me harceler, répondit-il, l'air renfrogné.
La mauvaise foi de son vampire fit rigoler Harry. Il était pleinement heureux que Draco soit enfin devenu raisonnable. Le vampire avait accepté qu'il l'accompagne à Gringotts pour récupérer la coupe, et Harry espérait que c'était un signe prouvant que Draco avait compris qu'il avait besoin de se sentir utile, et d'être impliqué dans sa quête. Il devait impérativement accomplir la mission que Dumbledore lui avait confiée, et pour Harry, il était hors de question qu'il la délègue à qui que ce soit, y compris à Draco.
Harry était ravi que Draco accepte de l'aider dans cette mission. Avec son vampire à ses côtés, de par sa protection et sa force, Harry était persuadé que plus rien ne pourrait leur résister. Il se sentait invincible, et l'avenir ne lui faisait plus peur.
Sa seule crainte était que Draco ne vienne à changer d'avis. Si le vampire percevait le moindre danger rodant autour de lui et susceptible de l'atteindre, Harry était conscient qu'il serait capable de faire immédiatement marche arrière et de revenir à sa première stratégie: l'enfermer pour le protéger.
-Mais je suis vraiment content que vous ayez accepté que je vienne, insista-t-il, désireux de faire comprendre à Draco que c'était important pour lui.
Draco raffermit sa prise autour du corps de son calice. Il se pencha un peu, et enfouit son nez dans les mèches désordonnées de Harry.
-Tu me remercieras plus tard, chuchota-t-il.
Harry se raidit instantanément. Son euphorie retomba quelque peu, et il esquissa une moue agacée.
-Non, murmura-t-il en réponse, catégorique.
-Comment cela non?
Dans le vacarme des roues métalliques, Harry avait du mal à entendre la voix douce et mélodieuse de son vampire.
-Je n'ai pas envie de vous remercier, dit-il.
Draco resta silencieux pendant quelques secondes. Harry vit avec angoisse un sourire sarcastique fleurir sur ses lèvres.
-Tu as vraiment les idées mal placées, Harry, dit-il.
Harry rougit immédiatement. Il enfonça son visage dans le col de son blouson autant pour se protéger des vents glaciaux que pour dissimuler son rougissement.
-Et vous pensiez à quoi, alors? Interrogea-t-il, suspicieux.
Draco sourit de plus belle, l'air amusé.
-Je ne pensais pas du tout à cela.
Sceptique, Harry ferma les yeux. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne reprenne la parole:
-C'est votre faute si je suis aussi soupçonneux. Vous ne pensez qu'à ça, et vous faites toujours des allusions au sexe. Alors je suis méfiant.
-Merlin Harry, quand cesseras-tu d'être aussi coincé? Ce n'est plus comme si nous étions des inconnus l'un pour l'autre, n'est-ce pas?
La main de Draco, qui reposait sagement et possessivement sur son épaule, se glissa dans son blouson, puis jusque sous son pull. Elle vint caresser la peau chaude, et Harry frissonna au contact de la main glacée. Le souffle de Harry se bloqua dans sa gorge. Il ne revenait pas que Draco soit en train de lui faire des avances dans une situation pareille.
-Ce n'est pas le moment de parler de ça, se défendit Harry, qui rougissait dangereusement, et plus seulement à cause des vents glaciaux.
Le wagon fit une brusque embardée sur la gauche avant de s'arrêter brutalement sans un crissement grinçant. La main de Draco se retira aussitôt et Harry put à nouveau respirer. Il se redressa prestement, lissant soigneusement son pull over, les joues rouges comme jamais et les cheveux ébouriffés. Il enjamba le bord du wagon et sauta sur le quai, à la suite du gobelin qui les observait d'un œil vitreux.
Draco suivit élégamment, l'air aussi impassible qu'à l'ordinaire.
Ils étaient arrivés sur une plateforme délimitée par un immense précipice, qui plongeait vers les entrailles de la banque dans une obscurité impénétrable. Harry scruta les profondeurs, les yeux plissés, mais il semblait impossible d'en discerner le fond. Comme s'il avait peur que Harry ne se jette subitement dans le vide, la poigne ferme de Draco se referma sur le bras de son calice. Harry se retourna finalement, et s'aperçut que le gobelin se dirigeait vers un tunnel au plafond bas qui s'enfonçait dans la roche.
Il s'élança à sa suite, et se rapprocha de Draco, cherchant à trouver cette impression de sécurité si réconfortante auprès de lui. Ils marchèrent en silence pendant de longues secondes, suivant le tunnel sinueux et sombre qui ne semblait jamais finir.
Finalement, le tunnel déboucha sur une immense grotte, au plafond si haut que Harry avait peine à le discerner. Et au milieu de cette grotte se tenait un énorme dragon. Harry écarquilla les yeux et recula précipitamment, heurtant fortement le corps puissant de son vampire.
Gigantesque, il était attaché au sol par des chaînes lourdes et épaisses reliées à d'énormes pitons profondément enfoncés dans la pierre, et interdisait l'accès aux quatre ou cinq chambres fortes les plus profondes de la banques. Au cours de sa longue incarcération sous terre, les écailles de la bête étaient devenues pâles et friables par endroits. Ses yeux étaient d'un rose laiteux. Ses grandes ailes hérissées de piquants, repliées contre son corps, auraient rempli toute la caverne s'il les avait déployées et lorsqu'il tourna vers eux son horrible tête, il poussa un rugissement à faire trembler la roche, ouvrit la gueule et cracha un jet de feu.
Draco le tira vivement en arrière, et le souffle brûlant ébouriffa les cheveux de Harry. Il ne pouvait détacher son regard de l'animal.
-Ses yeux...Souffla-t-il, à moitié horrifié, à moitié apeuré.
-Il est partiellement aveugle, répondit Draco qui le serrait contre lui avec force.
Le vampire le lâcha et s'empara du sac en cuir que le gobelin tenait négligemment contre lui. Son regard vitreux fixait le dragon sans esquisser le moindre geste. Draco sortit du sac plusieurs petits instruments de métal qui, lorsqu'il les remua, produisirent un vacarme retentissant.
-Je vais le faire reculer, expliqua Draco. Le gobelin doit appuyer la paume de sa main contre la porte de la chambre forte, Harry.
Harry approuva. Il brandit sa baguette en direction du gobelin et se prépara à agir. Il observa Draco avancer doucement en direction du dragon. Le bruit, lorsqu'il remua les Tintamars, résonna fortement sur les parois rocheuses, considérablement amplifié, au point que Harry eut l'impression de sentir sa tête vibrer de l'intérieur. Le dragon laissa échapper un nouveau rugissement rauque puis battit en retraite. Harry le voyait trembler et, en s'approchant, il remarqua en travers de son museau les cicatrices des coups cruels qui lui avaient été infligés. Il devina qu'on lui avait appris à craindre les épées brûlantes chaque fois qu'il entendait le son des Tintamars.
-Harry, le gobelin, appela Draco d'un ton pressant. Oblige-le à appuyer sa main contre la porte.
Harry agita sa baguette. Aussitôt, le gobelin plaqua sa main contre le panneau de bois, et la porte de la chambre forte fondit littéralement pour révéler une sorte de grotte remplie du sol au plafond de pièces et de coupes d'or, d'armures en argent, de peaux d'étranges créatures, de potions conservées dans des flacons ouvragés et d'une tête de mort encore coiffée d'une couronne.
Draco le poussa en avant, et Harry se retrouva rapidement debout au milieu du coffre fort, entouré de plus de trésors qu'il n'en avait vus au cours de sa vue. Il regarda autour de lui, les yeux écarquillés, impressionné par tout ce faste et toute cette richesse accumulés au fil des ans.
Mais à peine eut-il le temps de jeter un regard circulaire qu'un bruit sourd retentit derrière lui: la porte était réapparue, les enfermant dans la chambre forte où ils furent plongés dans une obscurité totale. La panique monta en lui, mais Draco lui dit d'un ton apaisant:
-Ce n'est pas grave. Le gobelin pourra nous faire sortir en temps voulu. Il faut trouver cette coupe.
Harry approuva silencieusement. Il murmura:
-Lumos !
Harry dirigea sa baguette tout autour de la chambre forte: son rayon lumineux tomba sur des joyaux étincelants et il vit la fausse épée de Gryffondor posée sur une haute étagère, parmi un enchevêtrement de chaînes.
Il s'avança prudemment, le cœur battant à vive allure. Il se sentait si près du but que l'excitation courait dans ses veines. Il était fébrile.
-Ne touche à rien, surtout, ordonna Draco. Ils ont certainement apposé des sortilèges pour protéger les trésors, comme dans ma chambre forte.
Harry approuva. Son regard balayait avidement la chambre forte. Il cherchait désespérément la petite coupe en or, avec un blaireau gravé dessus et deux anses, qu'il avait vue dans la Pensine de Dumbledore, un an plus tôt.
-Elle est là haut, dit soudain Draco d'une voix calme.
Harry se tourna vivement vers lui. Le vampire fixait une étagère, tout en haut de la chambre forte. Harry brandit sa baguette dans cette direction, et vit, posée sur l'étagère, la petite coupe en or qui avait appartenu à Helga Poufsouffle, puis était passée entre les mains de Hepzibah Smith, à qui Tom Jedusor l'avait volée. Une vague d'excitation monta en lui et il s'avança vers la coupe, fébrile. Il heurta involontairement une table de laquelle une pluie de faux Gallions tomba au sol en tintant. A peine les Gallions eurent-ils touchés le sol qu'ils se multiplièrent. Des centaines de pièces en or apparurent aux pieds de Harry qui recula précipitamment.
Il heurta brutalement le corps de Draco, qui lui saisit fermement le bras pour l'empêcher de tomber.
-Potter, râla Draco. Quelle subtilité.
-Désolé, marmonna Harry, contrit.
Il se détourna du regard noir de son vampire et, levant sa baguette, il s'exclama:
-Accio coupe !
-Inutile, grogna Draco.
-Alors qu'est-ce qu'on fait? Répliqua Harry en le regardant d'un œil mauvais.
-Toi, déjà, tu vas gentiment reculer. Un hippogriffe dans cette chambre ne serait pas moins subtil que toi.
Harry fit la moue, agacé. Draco le repoussa doucement, et il recula jusqu'à la porte de la chambre forte, contre laquelle il s'appuya, près du gobelin à l'air vitreux.
-Tiens moi tout ça, ordonna-t-il sèchement en fourrant dans les mains de son calice les Tintamars. Et surtout, Potter, ne bouge pas.
Draco, lui, s'avança prudemment. Il sembla évaluer, pendant quelques secondes, la distance qui séparait la coupe du sol. Puis, agilement, il grimpa sur la première étagère, qui supporta son poids non sans craquer dangereusement. Ses pieds heurtèrent les trésors posés sur l'étagère et aussitôt, des dizaines de flacons de potions et de gobelets en or tombèrent au sol. Il était impossible de distinguer les originaux des copies. Les objets se multiplièrent et roulèrent aux pieds de Harry qui n'esquissa pas un geste.
Impressionné et ravi, Harry observa le vampire grimper le long des étagères, toujours plus haut. Il faisait tomber des objets de toutes sortes, qui se multipliaient en tombant au sol. Leur chaleur incandescente rendait l'atmosphère dans la chambre forte étouffante. Harry, transpirant, ouvrit son blouson. Bientôt, les trésors lui arrivèrent jusqu'aux chevilles. Il sentait leur chaleur à travers son jean et n'osait esquisser le moindre mouvement de peur de voir leur nombre augmenter encore.
Bientôt, Draco atteignit l'étagère sur laquelle la coupe reposait innocemment. Le vampire tendit la main et Harry retint son souffle. Il se souvenait parfaitement de la main brûlée et noire du professeur Dumbledore, après qu'il ait touché la bague des Gaunt.
Mais lorsque le vampire referma ses doigts pâles autour de l'une des anses, il ne se passa rien. Harry regarda avec excitation Draco s'emparer de la coupe. Instantanément, des dizaines de répliques tombèrent au sol et roulèrent sur les trésors déjà entassés en bas.
-Ne la lâchez pas, ne put s'empêcher de prévenir Harry.
Draco se tourna vers lui et, du haut de son perchoir, le transperça de son regard métallique. Harry déglutit et se fondit contre la haute porte. Sans un mot, le vampire sauta agilement au sol. Il se réceptionna habilement au milieu des trésors éparpillés partout qui se mirent à se multiplier à une vitesse impressionnante. Ils dévalèrent la pente des trésors, roulant vers Harry, tandis que Draco se frayait un chemin vers son calice. Son regard sérieux et concentré inquiétait Harry, qui le regardait avancer vers lui avec une certaine appréhension.
Près de lui, le gobelin piaffait, sautillant sur place, tandis que les objets en or massif lui brûlaient les jambes.
-C'est bien celle-ci?
Harry tendit les mains pour s'en emparer mais Draco l'en empêcha. Harry se contenta donc de se pencher et examina l'emblème de Poufsouffle gravé sur l'un des côtés de la coupe en or. Une excitation exaltante monta en lui, et il eut envie de sautiller sur place en signe de victoire.
-C'est celle-là, souffla-t-il en ne pouvant s'empêcher de sourire largement.
Draco, lui, ne souriait pas.
-Allons-y, dans ce cas, ordonna-t-il sèchement.
Il glissa la coupe dans sa poche, et Harry, sans plus attendre, ordonna au gobelin d'ouvrir la chambre forte. Dès qu'il eut posé sa main sur le panneau, la porte s'évanouit sans un bruit. Les trésors des Lestranges glissèrent hors de la chambre et s'étalèrent au sol dans un bruit de métal s'entrechoquant. Aussitôt l'immense dragon releva sa tête en direction du bruit, et Harry se figea, osant à peine respirer.
Il se tint à distance respectueuse et agita les Tintamars, produisant un bruit assourdissant qui apeura l'immense dragon. Il gémit bruyamment et recula se terrer au fond de la caverne. Draco attrapa Harry par le bras et le tira en direction du tunnel obscur.
Lorsqu'ils eurent mis entre eux et le dragon une distance suffisante, Draco tira fermement Harry par le bras et le mena en direction du wagon qui attendait. Le gobelin suivit, trottinant sur ses courtes jambes d'un air joyeux. Ils montèrent dedans sans un mot et le wagon s'ébranla dans un bruit métallique assourdissant dès qu'ils furent tous installés.
Harry se cala confortablement contre le corps rassurant de son vampire et enfouit son visage dans le col de son blouson pour se protéger des vents glaciaux. Un sourire incontrôlable étirait ses lèvres tandis qu'ils remontaient rapidement en direction du monde sorcier.
Il avait du mal à croire que ça avait été si facile.
-Avant que nous ne revenions dans le hall d'entrée, il faudra que tu effaces la mémoire du gobelin, et que tu lui implantes de faux souvenirs. Tu sais faire cela?
-Evidemment, répondit Harry, piqué à vif par la question de son vampire. Vous en doutez?
-Là n'est pas la question, Potter, rétorqua sèchement Draco. Il faut que le gobelin soit persuadé d'avoir réellement été dans ma chambre forte, et non pas dans celle de Bellatrix Lestranges. Il est impératif que les gobelins ne se rendent compte de rien, et ce le plus longtemps possible. S'ils venaient à découvrir le vol, le Seigneur des Ténèbres pourrait être mis au courant, et il pourrait alors comprendre ce que nous faisons.
Harry, qui n'avait pas pensé à cet aspect là du problème, fronça les sourcils. Si Voldemort apprenait que la coupe de Poufsouffle avait été volée, et même s'il ne savait pas qui était l'auteur du cambriolage, il pourrait comprendre que quelqu'un en avait après ses Horcruxes. Les conséquences de cette découverte pourrait alors être dramatique.
-Tu as compris? Insista Draco en voyant que Harry ne répondait pas.
-Oui, j'ai compris. Je ne suis pas idiot.
Draco fronça les sourcils. Il se pencha en avant pour essayer de percevoir l'air exaspéré de Harry.
-Pourquoi ne me réponds-tu pas, dans ce cas? Râla-t-il.
Harry leva les yeux au ciel.
-Je ne pensais pas que c'était nécessaire.
-Bien sûr que c'était nécessaire. Quand quelqu'un te parle, tu lui réponds, surtout si c'est moi! C'est la base de toute civilité. Si en plus il faut que je t'éduque, marmonna Draco.
Harry écarquilla les yeux. Il avait du mal à croire que Draco soit en train de lui parler civilité dans un moment pareil.
-Vous n'êtes pas mon père, rétorqua-t-il sèchement.
-Encore heureux.
Agacé, Harry croisa les bras sur son torse. Le wagon fit une brusque embardée et il fut violemment projeté contre sa paroi. Draco le ramena à lui, se pencha près de son oreille et murmura:
-Vu ce que nous faisons sous la couette.
Harry grogna, et rougit. Il rejeta la tête en arrière, contre l'épaule de Draco, et leva les yeux vers le visage du vampire. Ils échangèrent un regard impassible pendant quelques secondes.
-Vous ne pouvez vraiment pas vous en empêcher, reprocha Harry. De faire des sous entendus douteux.
-Tes rougissements ont sur moi un effet des plus voluptueux, Harry, j'en suis navré.
Harry secoua la tête, affligé. Il aurait aimé pouvoir contrôler ses rougissements inopinés, mais en était malheureusement incapable. Le vampire se redressa soudain et lui ordonna:
-Mets la cape. On arrive.
Laborieusement, et sous le regard exaspéré du vampire, Harry extirpa tant bien que mal la cape de sa poche. Les mains tremblantes à cause du froid, il la déplia et la jeta sur lui. Aussitôt, les bras puissants du vampire se refermèrent autour de son corps devenu invisible.
Harry avait hâte de sortir de cet endroit gigantesque et sombre. Le voyage lui avait semblé plus long qu'à l'allée. Lorsque, enfin, le wagon s'arrêta, Harry était frigorifié. Il s'arracha difficilement du wagon et sauta sur le quai. Draco, agile, le suivit rapidement. Il vérifia que personne ne se trouvait dans les parages, et ordonna:
-Fait-le maintenant.
Harry se tourna vers le gobelin et brandit sa baguette. Il prit quelques secondes pour se concentrer, inconscient aux signes d'impatience de son vampire. Il était impératif qu'il ne rate pas son sort.
-Oubliette, murmura-t-il.
Le sort atteignit le gobelin qui se mit à cligner plusieurs fois des yeux. Il tourna sur lui même, totalement désemparé puis son regard tomba sur Draco. Il sursauta vivement et se précipita vers lui.
-Je suis désolé de vous faire attendre, monsieur, s'excusa-t-il d'une voix rocailleuse. Suivez-moi!
Il passa précipitamment devant Harry et guida Draco jusqu'aux hautes portes en bois qui menaient à la banque.
Silencieux et invisible, Harry suivit son vampire le long du quai et jusqu'aux grandes portes, hermétiquement closes. En entrant dans l'immense hall d'entrée, Harry fut un instant ébloui par la luminosité. Il plissa les yeux et emboîta le pas à Draco.
Grodkisz mena Draco à travers le hall rempli de gobelins affairés jusqu'à ce qu'ils atteignent le comptoir du haut duquel le gobelin les regardait approcher.
-Avez-vous trouvé ce que vous désiriez? Demanda-t-il à Draco de sa voix éraillée.
Draco inclina la tête et sourit légèrement.
-Evidemment.
Grodkisz s'inclina poliment devant Draco et salua:
-Je suis ravi d'avoir pu vous guider jusqu'à votre coffre, monsieur.
Il jeta à Draco un dernier regard effrayé puis disparut rapidement derrière le comptoir. Draco, après un hochement de tête courtois, tourna les talons.
Ils traversèrent rapidement le hall de la banque, Harry trottinant derrière son vampire. Les gobelins les suivirent des yeux et Harry ne fut pleinement soulagé que quand ils émergèrent à l'air libre. Il resserra la cape autour de lui pour se protéger du froid et descendit vivement les marches de la banque.
Harry suivait Draco de si près qu'il le heurta de plein fouet lorsque ce dernier s'arrêta net devant lui. Il se cogna contre le dos puissant du vampire qui ne chancela même pas. Harry recula précipitamment et releva la tête, curieux de voir ce qui avait arrêté Draco.
Un homme se tenait devant eux, imposant dans une large robe noire. Les mains enfoncées dans les poches de sa robe, Harry était persuadé qu'il avait les doigts crispés sur sa baguette. Il fixait le vampire sans ciller, mais restait à une distance respectueuse du prédateur qui le vrillait de son regard impressionnant.
-Je suis surpris de vous trouver là, dit-il d'une voix rauque en esquissant un sourire particulièrement faux.
Draco haussa un sourcil.
-L'inverse est vrai aussi, Travers, répondit-il. Je pensais que les Mangemorts étaient occupés à chasser les plus faibles qu'eux.
Travers plissa les yeux en dévisageant Draco d'un air mauvais. Harry osait à peine respirer. Il n'avait pas peur pour Draco, mais voulait quitter cette tension le plus vite possible.
-Ce n'est pas un travail à plein temps, hélas.
Travers balaya l'espace autour de Draco du regard. Harry se déplaça légèrement et leva sa baguette, prêt à se défendre, et à défendre son vampire. Draco avança d'un pas, indiquant ainsi qu'il avait l'intention de passer son chemin, mais le Mangemort le retint en disant:
-C'est vous que j'ai vu à Godric's Hollow la veille de Noël. Aux côtés de Potter.
Harry sentit son cœur s'emballer. Il jeta un coup d'œil à Draco, mais le vampire était aussi calme et impassible qu'à l'ordinaire, à mille lieux de la nervosité de Harry.
-Peut être bien, dit-il posément.
-Qu'avez-vous fait de lui? De Potter? Insista le Mangemort.
Draco s'avança à nouveau d'un pas, en direction du Mangemort cette fois. Il enfonça ses mains dans les poches de son pantalon avec nonchalance et s'approcha de l'autre homme en le vrillant de son regard perçant. Travers se tendit, mais ne bougea pas.
Le vampire esquissa un sourire en coin, dévoilant l'une de ses canines. Le regard du Mangemort s'égara sur la pointe acérée et il déglutit avec difficulté. Harry leva sa baguette, pleinement concentré sur la confrontation qui se jouait sous ses yeux. Il était conscient que Draco n'avait nullement besoin de son aide, pourtant il ne pouvait s'empêcher d'être sur ses gardes.
-Je ne sais pas de quoi vous parlez, affirma-t-il en souriant de plus belle. Maintenant, si vous le voulez bien, je vais vous laisser. A moins que vous souhaitiez ajouter autre chose?
Travers ne dit rien. Draco le fixa pendant encore quelques secondes. Intimidé, le Mangemort recula finalement de quelques pas.
-Je ne sais pas à quoi vous jouez, affirma-t-il, dédaigneux, mais vous ne devriez pas contrarier le Seigneur des Ténèbres.
Draco sourit de plus belle.
-Contrarier le Seigneur des Ténèbres est le dernier de mes soucis, contrairement à vous.
Draco s'approcha à nouveau du Mangemort. La main de Travers crispée sur sa baguette ne l'impressionnait pas, et Harry était aussi tendu que son vampire était décontracté.
-Je m'ennuie, Travers, et vous devriez savoir que pour quelqu'un comme moi, l'humanité est une immense distraction.
Travers serra les dents. Harry observait ses traits crispés avec appréhension.
-Ce n'est pas un jeu! Où est Potter? S'exclama-t-il en levant sa baguette.
Draco se pencha en avant. L'une de ses mains effleura le cou du Mangemort qui se recula précipitamment, manquant de trébucher sur sa large robe.
-Qui vous dit que je ne l'ai pas mangé?
Travers lui jeta un regard craintif avant de tourner précipitamment les talons. Sans jeter un regard en arrière, il monta les marches de la banque et disparut à l'intérieur. Harry ne soupira que lorsque le Mangemort eut disparu de sa vue. Son bras retomba mollement le long de son corps et il sursauta vivement lorsque, en se retournant, il s'aperçut que Draco était déjà parti.
Il courut pour le rattraper et marcha à sa hauteur.
-Ca devient une manie, chez vous, de faire croire que je suis mort, reprocha-t-il.
-Je n'ai pas dit que tu étais mort. J'ai dis que je t'avais mangé, Harry, ce qui, par ailleurs, est véridique.
Ronchonnant dans sa barbe, Harry accéléra pour suivre le pas rapide du vampire. Ils sortirent du Chaudron Baveur et trouvèrent un coin isolé pour que Harry puisse les faire transplaner à l'abri des regards. Le jeune homme ôta la cape d'invisibilité et Draco l'attrapa aussitôt pour l'emprisonner dans une étreinte de fer.
Il se concentra sur le Manoir de Blaise et les fit transplaner, au moment où les lèvres de Draco se posaient dans son cou.
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Alors que pensez-vous de ce chapitre? Est-ce que vous êtes contents que Draco ait finalement accepté que Harry l'accompagne à Gringotts? C'est une bonne nouvelle non? Il prend sur lui, notre vampire!
A partir du prochain chapitre, Harry et Draco vont changer d'environnement. Je vous laisse imaginer! Avec en prime une petite surprise dans le prochain chapitre ;)
Sinon, j'ai une 'tite question à vous poser: Qu'aimeriez-vous savoir sur Draco? Autrement dit, Quelle(s) question(s) aimeriez-vous voir Harry poser à Draco? :p Je suis open!
Bonne semaine à tous et à samedi prochain!
Natom, 17/05/14
