Coucou!

Et bienvenus pour ce nouveau chapitre, et encore un!

Avant tout, sachez que j'ai noté avec précision toutes vos questions! Elles m'ont pas mal inspiré, je l'avoue, et je n'avais pas pensé à la plupart d'entre elles, donc je me suis félicitée de vous avoir demandé :) Par contre, il faudra attendre quelques chapitres avant d'en avoir les réponses, car j'ai de l'avance!

Merci bien sûr à tous les reviewer anonymes que je ne peux pas remercier personnellement: Kisis, maoul92, Guest, Anonyme, Crazykaori, Sélènè, Ekateri. Vos review me font toujours très plaisir!

Place au chapitre! Comme promis, il y a dedans une petite et rapide surprise, mais qui a son importance dans leur rapprochement!

Enjoy :)

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Chapitre 41

Il n'est rien de plus précieux que le temps, puisque c'est le prix de l'éternité

Louis Bourdaloue

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Lorsque Harry se matérialisa quelques secondes après le transplanage, il se retrouva enfoncé dans de l'eau boueuse jusqu'aux genoux, les pieds profondément plantés dans la vase. L'eau était glacée, la température de l'air très basse, et Harry fut instantanément pris de frissons. Autour de lui, des roseaux oscillaient paresseusement sous la brise fraîche et son apparition brutale avait déclenché de petites vagues qui s'éloignaient paresseusement autour de lui.

Sa main était crispée avec force autour du poignet de Draco, et il ne le lâcha pas. Relevant la tête, il se rendit compte qu'ils avaient atterri aux abords d'un immense lac. Le paysage au delà était d'une beauté époustouflante. Harry resta quelques secondes ébahis par les hauts sommets enneigés qu'il voyait se dessiner au loin. Ce n'est qu'au bout de quelques secondes qu'il se rendit compte que c'était le paysage qu'il voyait depuis la fenêtre de sa chambre, au Manoir de Blaise, mais, quand il tourna la tête en direction de l'endroit où était sensé se trouver l'imposant château, il ne vit que végétation touffue et encombrante.

Comprenant aussitôt son erreur, il se tourna lentement vers son vampire, l'air contrit.

Draco, comme lui, était figé dans la vase et la boue, et son air horrifié aurait pu faire sourire Harry s'il n'avait pas été en train de le fusiller du regard. Le jeune homme afficha son air le plus innocent pour lui faire face.

-Potter, peux-tu m'expliquer ce que l'on fait au milieu de ce lac?

Harry ne put s'empêcher d'esquisser un sourire contrit malgré le ton glacial de Draco. Le vampire, toujours chiquement vêtu et propre sur lui, perdait de sa superbe au milieu de ce marécage, mais il gardait son air charismatique un peu impressionnant pour son calice. Harry lâcha le poignet du vampire et remonta la fermeture éclair de son blouson jusqu'au cou, autant pour se protéger du vent glacial que du regard perçant.

-Je suis désolé, marmonna-il, penaud. C'est votre faute. Vous m'avez troublé juste avant le transplanage, et j'ai eu du mal à me projeter dans...

Mais Draco s'éloignait déjà en direction de la rive. Harry le regarda s'éloigner sans bouger, admirant l'élégance à toute épreuve du vampire. Lui avait juste l'air misérable, enfoncé ainsi dans la vase jusqu'aux genoux. Pataugeant difficilement dans la boue, ses pieds produisant des bruits de sucions ridicules, Harry le suivit sans le quitter des yeux. Draco rejoint rapidement la rive et s'éloigna afin de gagner le sol herbeux et dépourvu de boue.

Harry, qui commençait à paniquer de voir son vampire s'éloigner de lui et le laisser dans une situation des plus difficiles, accéléra le pas. Inévitablement, il trébucha dans la vase et, avant qu'il n'est pu se rattraper à une branche, il bascula en avant et tomba à quatre pattes dans l'eau gelée. Enervé et minable, il jura, tenta de se relever mais glissa à nouveau et s'étala pour la deuxième fois dans les quelques centimètres d'eau boueuse.

-Draco! Appela-t-il, moitié râlant, moitié désespéré.

Il finit par se relever tant bien que mal et rejoignit la rive où Draco l'attendait impatiemment. Ses vêtements étaient trempés, tâchés de boue et ses basket couinaient lamentablement sur le sol. Il était frigorifié.

-Potter, tu es un tel fardeau, soupira Draco en le regardant approcher de son air flegmatique.

Epuisé, Harry se laissa lourdement tomber sur la berge. Les bras en croix, les vêtements trempés et la respiration haletante, l'immensité grise qui s'étendait loin au dessus de lui semblait tanguer. Il lui semblait qu'il n'avait plus fait autant d'efforts depuis une éternité, et prenait durement conscience de la faiblesse de son corps depuis qu'il était devenu un calice. Il ferma les yeux et resta immobile, essayant de contrôler et calmer sa respiration saccadée.

Le silence autour de lui était apaisant. Le vent frais ébouriffait ses cheveux et ses vêtements dégoulinants collaient à sa peau. L'adrénaline retombait lentement dans son corps et, peu à peu, les battements de son cœur s'apaisaient.

La main froide de Draco s'enroula autour de son bras et, d'un geste puissant, il le redressa. Harry s'assit obligeamment et leva les yeux vers le visage impassible de son vampire. D'un geste sec, celui-ci lui retira sa veste, puis son pull, et son tee shirt. Se retrouvant torse nu, Harry frissonna violemment. Instinctivement, il se serra contre les jambes de Draco qui s'était relevé et essorait avec force ses vêtements trempés. L'eau dégoulina près de Harry, dont le torse et les bras étaient parcourus de frissons incontrôlables.

Lorsqu'il eut enlevé l'eau de ses vêtements, il les lui fit passer et Harry s'empressa de les remettre. Il remonta la fermeture éclair de son blouson jusqu'au cou. Les vêtements étaient frais, mais plus trempés. Draco l'attrapa et d'un geste puissant il le remit sur pieds.

-Viens, marche un peu, ça va te réchauffer.

Harry obéit. Il fit quelques pas sur le terrain herbeux, sautillant sur place pour réchauffer son corps glacé. Draco le suivit, et ils s'éloignèrent des pourtours boueux du lac. Ils grimpèrent le long d'une petite colline jusqu'à son sommet, et lorsque Harry s'assit, épuisé, sur un pic rocheux, il n'avait plus froid.

-Ca va? Interrogea Draco en se penchant devant lui pour observer son visage.

Harry approuva. L'inquiétude diffuse qu'il voyait sur le visage marmoréen de Draco le fit sourire. Celui-ci lui passa la main dans les cheveux, rejetant ses mèches humides en arrière pour dégager son visage. Son pouce caressa délicatement la cicatrice légendaire et Harry frissonna.

-Je ne suis pas en sucre, vous savez.

Draco haussa les épaules. Il s'accroupit en face de son calice éreinté, un léger sourire aux lèvres. Il posa ses mains sur les genoux du jeune homme et les écarta pour se glisser entre eux.

-Je fais attention à ce qui m'est précieux, souffla-t-il en vrillant Harry de son regard d'acier. C'est normal, non?

Harry approuva doucement. Il était totalement prisonnier du regard intense de son vampire. Même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu s'en détourner. Ce regard l'apaisait entièrement, le faisait se sentir en sécurité, protégé, chéri. C'était un sentiment des plus exaltants, qu'il n'avait jamais expérimenté, et Harry espérait qu'il ne le quitterait jamais.

-Je suis un fardeau précieux, alors, dit-il, faisant allusion à la phrase blessante que le vampire avait lâchée quelques minutes plus tôt.

Draco haussa un sourcil, mais ne sembla pas culpabiliser pour autant. Il approcha son visage de celui de son calice, gardant appuie sur les genoux de ce dernier. Le souffle brûlant de Harry s'échoua sur son visage et il prit une longue inspiration.

-Sans aucun doute, approuva-t-il.

Ils s'observèrent longuement, sans un mot pendant un temps qui sembla éternel à Harry.

Le jeune homme avait rarement pleinement conscience que le vampire qui se trouvait à cet instant devant lui le serait pour l'éternité. Il ne se rendait pas totalement compte que Draco serait auprès de lui chaque matin, chaque jour, chaque soir pour l'éternité. Quand tous ses proches auraient disparu depuis longtemps, quand leurs enfants, leurs arrière-petits-enfants auraient également disparu, lui serait toujours de ce monde, avec Draco à ses côtés.

Quand il y pensait, Harry trouvait cela totalement effrayant. Angoissant, même. Draco était encore un inconnu pour lui. Un inconnu avec lequel il n'avait rien en commun, avec qui il avait du mal à s'entendre sur un certain nombre de points, et devoir rester avec lui pour l'éternité lui faisait peur. Lorsque tous ses amis, sa famille d'adoption auraient disparu, il ne resterait à Harry que ce vampire insensible qui semblait avoir autant de mal à le supporter que Harry peinait à le supporter. Si alors, Draco venait à l'abandonner, Harry se retrouverait seul, soudainement livré à lui même dans un monde dont il se serait peu à peu détaché pour seulement vivre en autarcie avec un vampire. Cette perspective lui semblait soudainement hautement angoissante, et il comprit pendant quelques secondes ce que pouvaient ressentir Elisabeth, Andrew ou Marie à l'idée d'être abandonnés du jour au lendemain.

Lorsque, dans ses moments les plus mélancoliques, il repensait à la façon presque malsaine dont il était déjà dépendant de la présence du vampire à ses côtés, Harry angoissait. Il savait que tout ceci n'était pas naturel, qu'aucun lien normal ne pouvait créer une telle dépendance envers un autre être, et cette dépendance lui faisait peur. Même s'il avait conscience que Draco ressentait la même à son égard, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. C'était une peur irrationnelle, car il savait au fond de lui que Draco aurait toujours besoin de son sang.

-A quoi penses-tu Harry? Demanda soudain Draco. Tu es en sécurité ici. De quoi as-tu peur?

Harry secoua légèrement la tête. Il inspira longuement pour tenter d'apaiser son trouble intérieur. Le visage de Draco était si près du sien que leurs nez se touchaient presque. Plongé dans son regard, Harry voyait tout en gris.

-Vous ne m'abandonnerez jamais, Draco, n'est-ce pas? Même si je suis un tel fardeau pour vous?

S'il y avait bien une chose dans sa vie que Harry regrettait, c'était bien sa rencontre avec le vampire. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de craindre que le vampire ne vienne un jour à l'abandonner. Ces sensations, totalement contradictoires, étaient difficiles à supporter.

-Bien sûr que non, affirma le vampire de sa voix calme et apaisante. Pourquoi veux-tu que je t'abandonne?

-Parce que vous avez du mal à me supporter.

Draco haussa un sourcil.

-Les compensations valent le coup de faire un effort, Harry.

Draco faisait, comme toujours, allusion à la partie sexuelle de leur relation, mais Harry ne s'en sentit plus révolté. La morsure était, invariablement, le moment le plus intense qu'il vivait dans sa vie. Rien ne lui procurait plus de plaisir et d'accomplissement que ces moments là, et il ne pouvait pas blâmer le vampire de ressentir la même chose, et de le dire, lui, à haute voix.

-Que ferons-nous, quand tout ceci sera fini? Interrogea Harry.

En posant la question, Harry s'aperçut qu'il ne doutait plus. Il savait qu'il y aurait un après Voldemort. Draco avait été capable de lui apporter un futur, à l'inverse de Dumbledore ou de tous ces gens qu'il côtoyait et qui n'avaient jamais pu lui garantir une vie après le mage noir, malgré tout leur soutient. Harry avait confiance en Draco et savait que le vampire ne laisserait jamais rien lui arriver. C'était ce sentiment de sécurité si dangereux que Harry avait déjà expérimenté à Godric's Hollow ou à Gringotts. Harry se sentait totalement en sécurité pour la première fois depuis longtemps, et il savourait pleinement ce sentiment.

Il avait néanmoins conscience qu'après avoir contraint le vampire à se lancer dans la chasse aux Horcruxes afin de détruire Voldemort, il n'aurait que peu de chances de convaincre Draco de se plier à nouveau à sa volonté, pour ce qui était de l'après-Voldemort.

-Nous partirons, dit Draco, confirmant les craintes de Harry.

-Où?

Draco esquissa un sourire en coin qui laissa apparaître l'un de ses canines acérées.

-Mais où tu veux, Harry. Tu es jeune, éternel et tu as un vampire à tes côtés. Le monde s'offre à toi.

Harry fixa les canines du vampire pendant quelques secondes avant de plonger à nouveau dans le regard métallique du vampire. Le cœur de Harry s'était mis à battre plus vite. C'était la première fois qu'ils envisageaient ensemble ce qu'il se passerait après Voldemort, et Harry n'avait jamais vu les choses sous cet angle. Des dizaines, des centaines de possibilités défilèrent dans sa tête, des endroits paradisiaques, des paysages magnifiques, des immensités sans limites, des villes mythiques. Pendant quelques secondes, il eut la pensée exaltante qu'une éternité ne serait pas suffisante pour réaliser tous ses rêves. Il en eut le vertige.

Harry sourit à son tour, incapable de répondre à cette question.

-Je vais y réfléchir, dit-il, empli d'un sentiment d'euphorie incontrôlable.

-Tu as l'éternité pour réfléchir. Plus rien ne presse, désormais.

Harry approuva doucement. Draco ne semblait pas pressé de le libérer de son regard anthracite. Hypnotisé, Harry ne pouvait s'en détacher, et ils continuèrent de se fixer pendant de longues secondes. Le vent ébouriffait les cheveux de Harry et il se sentait bien, des pensées enthousiasmes déferlant dans son esprit. En une phrase, Draco avait réussi à apaiser tous ses doutes et ses angoisses. Harry avait hâte.

Au bout d'un moment infini passé à se fixer, Harry finit par se pencher légèrement en avant. Il hésita une demi seconde avant de venir délicatement embrasser les lèvres pâles et fraîches du vampire. Draco n'esquissa pas un geste, mais laissa son calice l'embrasser doucement. Harry fut envahi par l'odeur familière de son vampire. Les lèvres de Draco étaient plus douces qu'il ne s'y attendait, et le fait de savoir que les crocs acérés de son vampire se cachaient derrière le grisa.

Le contact, doux et chaud, dura à peine quelques secondes. Ce fut plus un bref effleurement qu'un vrai baiser et Harry se recula doucement, un peu perdu. Ils continuèrent de se fixer intensément, aussi surpris l'un que l'autre, pendant quelques longues secondes.

-Je peux la voir? Demanda finalement Harry, sa voix un peu rauque.

Draco mit quelques secondes à réagir. Sans un mot, et sans quitter Harry des yeux, il sortit de sa poche la petite coupe en or. Baissant enfin les yeux, Harry s'en saisit, à la fois impressionné et effrayé. Il l'observa avec révérence, essayant de ne pas penser à ce que contenait l'objet qu'il tenait entre ses mains. La coupe était glacée et il la rendit rapidement à Draco.

-Tu es content? Demanda celui-ci.

Harry sourit. Il pencha légèrement la tête lorsque Draco posa son nez contre sa joue pour inspirer son odeur. Le vampire prit une longue inspiration, et Harry le laissa faire.

-Très, dit-il. C'est dommage que Ron et Hermione ne soient pas là.

Draco embrassa doucement la joue fraiche et rougie de son calice avant de se reculer. Lui jetant un regard impassible, il se releva prestement et recula de quelques pas, laissant son précieux calice assis sur son rocher.

-Au moins, dit-il, tu auras une bonne nouvelle à leur annoncer quand tu les retrouveras.

Harry approuva. Un peu tremblant, il leva la main et dégagea les mèches humides qui tombaient devant ses yeux. Il observait Draco, qui errait devant lui, irrationnellement inquiet à l'idée qu'il s'éloigne trop de lui.

-Nous devrions aller le détruire, alors, dit Draco.

Harry laissa retomber sa main et approuva. Aussitôt, Draco revint vers lui et lui tendit une main pâle. Le calice s'en empara et se releva lourdement. Ses vêtements humides lui collaient à la peau, et il avait hâte de pouvoir prendre un bain brûlant pour se réchauffer.

-Tu nous ramènes? Interrogea Draco. Et sans faute cette fois, je te prie.

Harry soupira et approuva. Il agrippa fortement le bras du vampire de ses deux mains et se concentra. Il visualisa sans mal l'imposant portail qui délimitait la propriété de Blaise et prit une longue inspiration.

Mais au moment fatidique où il s'apprêtait à transplaner, deux "plop" successifs se firent entendre sur sa droite. Par réflexe, Harry fit vivement volte face et brandit sa baguette, sur la défensive. Néanmoins, Draco s'était déjà posté devant lui dans une posture à la fois menaçante et protectrice. Confiant, Harry baissa sa baguette et jeta un coup d'œil par dessus l'épaule de Draco.

Sous l'œil ébahi de Harry, Ron et Hermione se tenaient à quelques mètres de là, main dans la main, et l'air tout aussi surpris que le jeune homme. Seul Draco, totalement impassible entre eux, ne semblait pas surpris par cette apparition soudaine. Il ne baissa nullement sa garde à la vue des deux meilleurs amis de son calice et se contenta de les fixer avec son intensité habituelle.

Pendant quelques longues secondes, tous quatre se fixèrent comme si Merlin en personne venait de se matérialiser devant eux. Le vent balayait la colline sur laquelle ils se trouvaient et Harry tremblait dans ses vêtements mouillés.

-Harry? S'exclama Hermione au terme d'un silence stupéfait.

-Ca a marché! S'exclama simultanément Ron. Je te l'avais dit!

Perplexe, la jeune fille fit un pas en avant, mais Draco se tendit aussitôt et elle se figea près de Ron. Le vampire fit un pas en arrière, marchant presque sur les pieds de Harry qui fut contraint de reculer à son tour. L'expression impassible de Draco, qui les vrillait de son regard perçant, inquiétait Hermione et Ron, qui reculèrent à leur tour de plusieurs pas. Harry s'empara délicatement de la manche de son vampire et le tira à lui, l'enjoignant silencieusement à se détendre.

-Qu'est-ce que...Qu'est-ce que vous faites là? Demanda-t-il, ébahi comme rarement il l'avait été.

L'apparition brutale de ses amis, à un moment où il s'y attendait le moins, le plongeait dans une grande perplexité. Tout se mélangeait dans sa tête. Il lui semblait qu'il avait des tas de choses à leur raconter, et des tas de questions à leur poser, mais ne savait pas par quoi commencer, tellement tout ceci était brutal.

Ron et Hermione échangèrent un regard perplexe. Harry voulait se précipiter vers eux, s'assurer qu'ils étaient bien réels, bien là, devant lui. Mais Draco semblait étrangement sur la défensive, et ne semblait pas décidé à le laisser approcher. Harry lui jeta un coup d'œil, et il fut un instant pris de court par l'expression agressive de Draco.

-Draco, appela-t-il calmement dans l'espoir de le calmer.

Il jeta un regard navré à Ron et Hermione, qui devaient considérer Harry comme inconscient de se tenir si près d'une telle créature.

-Tu ne peux pas être certain que ce soit eux, rétorqua Draco dans un grognement que seul Harry pu saisir.

Harry fronça les sourcils. Il n'avait aucun doute par rapport à cela mais, pour rassurer son vampire, et de peur qu'il n'attaque ses amis, il se tourna vers Ron et Hermione. Des centaines de questions défilèrent dans sa tête, et il prit quelques secondes pour réfléchir avant de demander:

-Sur quel animal Ron voulait-il lancer un sortilège lors de notre première rencontre dans le Poudlard Express?

Ron et Hermione sourirent.

-Sur son rat, Croutard, répondit la jeune fille.

Harry approuva. Prudemment, il contourna le vampire et fut soulagé de le voir rester totalement immobile. Le laissant là, il s'approcha d'eux, un grand sourire aux lèvres. Soulagés de voir le vampire rester en arrière, Ron et Hermione s'approchèrent à leur tour.

-Je n'arrive pas à y croire, souffla Harry. Est-ce que...vous allez bien?

Hermione, les larmes aux yeux, se précipita soudain sur lui et le prit dans ses bras. Harry resta figé pendant quelques secondes avant de lui rendre son étreinte, pleinement heureux. Il lui caressa doucement le dos pour la réconforter.

-J'étais tellement inquiet, dit Harry, le cœur battant. Quand nous avons été séparés, à Godric's Hollow, j'ai eu tellement peur qu'il vous soit arrivé quelque chose.

-Tout va bien, Harry, le réconforta la jeune femme en s'écartant doucement. Nous allons bien. Tu es tout mouillé!

Elle leva sa baguette et, après un geste sec et déterminé, Harry se retrouva au sec et au chaud. Heureux, il explosa de rire. Il donna une accolade à Ron et tous les trois s'observèrent pendant quelques secondes avant de se mettre à rire nerveusement. Au bout de quelques secondes, Harry reprit son sérieux et il demanda:

-Sérieusement, comme m'avez-vous retrouvé?

Ron plongea aussitôt sa main dans la poche de son pantalon et en ressortit un étrange objet en or qu'il tendit à Harry. Le jeune homme s'en saisit et examina attentivement l'objet, perplexe.

-Qu'est-ce que c'est? Interrogea-t-il.

-C'est un déluminateur, expliqua Ron. Dumbledore me l'a légué. Il permet d'éteindre ou de rallumer toute lumière se trouvant à proximité. Mais il a également une autre fonction, celle d'aider à retrouver une personne perdue. Lorsque tu as prononcé mon nom, je l'ai entendu, et j'ai pu transplaner directement là où tu te trouvais.

Impressionné, Harry hocha doucement la tête. Il rendit le précieux objet à Ron, qui le fit aussitôt disparaître dans sa poche. Le sourire de Harry éclairait son visage. Ses yeux brillaient de joie.

-Où étiez-vous pendant toutes ces semaines? Que s'est-il passé à Grimmault? Quand nous y sommes allés, il y avait des Mangemorts partout!

Harry se retourna vivement pour surveiller son vampire. Draco se trouvait toujours là, évidemment, leur tournant le dos, mais il fut soulagé de le voir là. Les mains enfoncées dans les poches de son pantalon, il fixait la vallée qui s'étendait devant lui. Harry eut envie de s'approcher de lui, mais il se contenta de refaire face à ses amis.

-L'un des Mangemorts s'est agrippés à moi lorsque nous avons transplané en catastrophe de Godric's Hollow, expliqua Hermione. Il a atterri directement sur le palier de la maison des Black, et le sort de Fidélitas a été levé. Je suis désolée, Harry.

Harry secoua doucement la tête.

-Ce n'est pas grave. L'essentiel est que vous alliez bien.

Hermione sourit doucement. Harry, dont les jambes avaient de plus en plus de mal à supporter son poids, fit quelques pas et alla s'asseoir sur un rocher. Il soupira, soulagé et étira ses jambes. Hermione s'installa à ses côtés sur le rocher, et Ron resta debout devant eux.

-Après ça, continua la jeune fille, nous avons campé.

Harry haussa les sourcils.

-Camper? Répéta-t-il.

Il était soudain distrait par Draco, qui venait de faire quelques pas, s'éloignant de lui. Le vampire déambulait entre les buissons et les arbustes, sans but précis, l'air aussi impassible que d'habitude. Harry le surveilla du coin de l'œil, inquiet à le voir trop s'éloigner de là où il se trouvait.

-Oui, nous avons campé un peu ici et là, changeant toujours d'endroit au bout de quelques jours. Je suis tellement contente de te revoir, Harry.

Hermione, qui observait le manège de Harry d'un œil circonspect, lui prit la main. Le jeune homme se tourna vers elle, souriant doucement.

-Vous avez toujours le médaillon, n'est-ce pas? Interrogea-t-il.

Ron hocha vivement la tête et sortit de sous son pull l'Horcruxe qu'ils avaient volé au Ministère. L'objet maléfique se balança innocemment au bout de sa chaine en or.

-Tant mieux, affirma Harry en se redressant. Nous allons enfin pouvoir le détruire, car je possède l'épée de Gryffondor.

Ron et Hermione écarquillèrent les yeux, et Harry leur sourit fièrement. La jeune fille serrait son bras entre ses doigts.

-C'est génial, Harry! S'exclama-t-elle. Où est-elle?

Harry eut l'air brièvement embarrassé.

-En fait, dit-il, je ne l'ai pas . Mais elle est en sécurité.

-Ce n'est pas grave, dit Ron. Nous allons pouvoir détruire un Horcruxe, dès que tu l'auras récupérée!

-Nous pourrons détruire deux Horcruxes, en réalité, contredit Harry en souriant.

A nouveau, Ron et Hermione l'observèrent avec ébahissement. Tous les trois échangèrent un regard ravi.

-Ne me dit pas que tu...Comment? Bégaya Ron.

Harry sourit de plus belle. Tout en continuant de surveiller Draco du coin de l'œil qui, totalement désintéressé par leur conversation, errait autour d'eux, il entreprit de raconter à ses amis ce qu'il lui était arrivé depuis qu'ils avaient été séparés. Il leur relata son combat avec Nagini, à Godric's Hollow, au terme duquel il avait miraculeusement mis la main sur l'épée de Gryffondor. Il leur parla de ses soupçons vis à vis du serpent, qu'il suspectait d'être un Horcruxe. Il relata sa confrontation avec Bellatrix, et les soupçons que lui et Draco avaient tirés de sa détresse à la vue de l'épée. Et enfin, il leur parla de leur excursion à Gringotts, et de la découverte de la coupe de Poufsouffle, habilement dissimulée au fin fond de la banque des sorciers.

Pendant tout le temps que dura son récit, Ron et Hermione l'écoutèrent religieusement. Harry lisait sur leurs visages toutes sortes d'émotions, et il était fier de leur prouver enfin que son lien avec Draco n'avait pas fait de lui un garçon faible et dépendant. Plus encore, il était heureux de leur montrer que Draco ne contrôlait pas tout dans leur relation, et qu'il avait accepté de lui venir en aide dans sa quête. Il voulait qu'ils comprennent que le vampire était là pour lui, et qu'ils sortent de leur tête cette image de vampire tyrannique et autoritaire qu'ils avaient de lui.

A la fin de son récit, Ron et Hermione avaient l'air clairement impressionné, et Harry était heureux et fier. A quelques mètres de là, Draco commençait à montrer des signes d''impatience, et Harry se demanda si une énième partie de cartes l'attendait au manoir de Blaise. Il appréhendait le moment où le vampire reviendrait à lui et lui annoncerait qu'ils rentraient.

-On peut la voir? Demanda Ron.

-C'est Draco qui l'a, répondit Harry en jetant un coup d'œil à son vampire.

Ron et Hermione approuvèrent mais n'insistèrent pas. Ils ne semblaient pas pressés de voir le vampire s'approcher. Tous trois restèrent songeurs pendant quelques minutes.

-Ca signifie qu'il ne reste que deux Horcruxes, dont le serpent, récapitula Hermione. Mais nous n'avons aucune idée de ce que pourrait être l'autre.

Le cœur de Harry fit un bond dans sa poitrine. Il se leva vivement, soudain excité et se mit à arpenter la pelouse devant ses deux amis.

-En fait, dit-il, je crois savoir quel pourrait être ce dernier Horcruxe. Draco a fait des recherches et il a trouvé un objet ayant appartenu à Serdaigle!

-Serdaigle, répéta Hermione, ébahie. Mais je croyais que Dumbledore avait dit qu'il n'y avait aucun objet légué par Serdaigle.

Harry enfonça ses mains gelées dans les poches de son pantalon.

-Serdaigle possédait un diadème, qui lui apportait la sagesse.

-Un diadème? S'exclama la jeune fille. Mais comment se fait-il que personne n'en ait jamais entendu parlé?

-Sa fille, Helena, lui a volé. Depuis, personne ne l'a plus jamais vu. La seule chose que l'on sait, c'est que Helena Serdaigle a été assassinée dans une sombre forêt. En Albanie.

Ron et Hermione écarquillèrent les yeux.

-C'est la forêt dans laquelle s'est réfugié Vous-Savez-Qui, remarqua aussitôt Ron.

Harry approuva d'un air entendu.

-Imaginez un peu que, pendant ses années d'errance, il ait entendu parler du diadème. Qu'après avoir retrouvé son corps, il y soit retourné, et ait réussi à le retrouver et à s'en emparer. Il est certain qu'il en aurait fait son Horcruxe.

-C'est très crédible, en effet, approuva Hermione. Mais ce ne sont que des suppositions.

-Nous n'avons pas d'autres pistes, alors autant creuser celle-ci, rétorqua Ron. Mais où aurait-il pu le cacher?

Ron et Hermione se tournèrent vers lui, comme s'il avait aussi la réponse à cette question. Mais Harry n'en avait aucune idée. Il secoua doucement la tête, réfléchissant intensément.

-Moi, vous le savez, j'ai toujours été persuadé qu'il avait caché l'un de ses Horcruxes à Poudlard. L'école a été sa première maison, c'est là qu'il a tout appris à propos de la magie. En plus, c'est un objet qui a appartenu à un des fondateurs de l'école. Il serait logique qu'il ait décidé de remettre le diadème à sa juste place.

Lorsque Harry releva la tête, il s'aperçut que ses deux amis arboraient une expression un brin angoissée. Ron s'était rapproché d'Hermione.

-Et comment comptes-tu pénétrer à Poudlard, exactement?

Harry sursauta violemment. Il fit vivement volte face et se retrouva nez à nez avec Draco, qui le transperçait de son regard perçant. Incapable de reculer, il resta un instant hypnotisé par le regard métallique de son vampire.

-Pardon? Souffla-t-il.

Draco se pencha un peu plus en avant. Ses lèvres effleurèrent l'une des joues de Harry.

-Je te demandais, Harry, dit lentement le vampire, comment tu comptais pénétrer à Poudlard.

Harry haussa un sourcil. Il agrippa la chemise de Draco et repoussa fortement le vampire qui, conciliant, recula de quelques pas. Reprenant ses esprits, il fusilla Draco du regard et répondit:

-J'y réfléchis.

Il plissa les yeux en direction du vampire, puis se détourna de lui pour refaire face à Ron et Hermione. Tous les deux arboraient une expression à la fois effrayée et troublée. Harry se racla la gorge et leur fit un sourire crispé. Il n'aimait pas s'afficher ainsi avec Draco devant eux, mais il avait du mal à repousser le vampire lorsqu'il s'approchait spontanément de lui.

-Même si nous arrivons à pénétrer l'école, je n'ai aucune idée de où pourrait se trouver le diadème à l'intérieur, affirma Harry. L'école est tellement grande, ça nous prendrait des jours à la fouiller.

Ron et Hermione approuvèrent silencieusement. Harry les voyait lutter pour éviter de fixer Draco, qu'il sentait debout derrière lui. Il était ravi de sentir enfin son vampire contre lui, mais aussi gêné de voir ses amis aussi mal à l'aise.

-Sans compter que l'école n'est plus celle qu'on a connue, fit remarquer Hermione. Rogue en est le directeur, les protections ont été renforcées et certains professeurs sont des Mangemorts.

Harry ne le dit pas, mais il était plus confiant qu'Hermione. Avec Draco à ses côtés, l'idée de se faufiler dans l'enceinte de l'école sans être repéré ne lui paraissait guère impossible. Mais le dire à haute voix, devant Draco par ailleurs, ne lui semblait pas très judicieux, aussi resta-t-il silencieux.

-Il nous suffit de mettre en place un plan, dit-il. Nous n'avons pas le choix, il nous faut cet Horcruxe, quoiqu'il en coûte. C'est le seul moyen de pouvoir en finir avec Vous-Savez-Qui.

Ron et Hermione approuvèrent. Harry sentit le bras de Draco s'enrouler possessivement autour de lui, et le vampire murmura à son oreille:

-Nous rentrons, Harry.

Harry tourna la tête pour rencontrer le regard de Draco. Il s'observèrent pendant quelques secondes, puis le jeune homme murmura afin que seul son vampire l'entende:

-Je ne vais nulle part sans eux.

-Et, rétorqua sèchement Draco, je ne vais nulle part sans toi. Il semblerait que nous soyons dans une impasse.

Harry secoua la tête. Il se libéra de l'étreinte dominatrice du vampire et se tourna pour lui faire face. Il n'avait pas envie que ses amis assistent à cela, aussi murmura-t-il:

-Peut être que Ron et Hermione peuvent venir chez Blaise, dans ce cas.

-Pas question, trancha Draco. Le Manoir de Blaise n'est pas un asile politique. Et je te rappelle qu'il sont tous Mangemorts, là dedans. A défaut de ne pouvoir te livrer, toi, ils se satisferont pleinement de tes amis, Potter.

Harry, qui n'avait pas envisagé le problème sous cet angle, inclina la tête. Reculant légèrement pour rester hors de portée de l'attraction magnétique que le vampire avait sur lui, il croisa les bras sur son torse et affirma à nouveau:

-Je ne me sépare pas d'eux à nouveau, Draco.

Harry se détourna de son vampire et, l'air déterminé, retourna vers ses amis. Tous d'eux arboraient un air clairement inquiet, et Harry leur fit un sourire rassurant. Il jeta un coup d'œil à Draco qui, immobile, posait sur lui un regard noir, qui l'effraya quelque peu. Il dut se rappeler que le vampire ne pouvait pas lui faire de mal, mais dut se rendre à l'évidence, il n'en était rien pour Ron et Hermione. Il constata avec horreur qu'il sentait Draco capable de s'en prendre à ses amis, sans aucun scrupule.

L'imprévisibilité du vampire l'effrayait. Il ne savait pas ce dont Draco était capable de faire pour arriver à ses fins et le garder auprès de lui.

-Va avec lui, Harry, ce n'est pas grave, chuchota Hermione. On se retrouvera.

-Je ne vous laisse pas, répéta Harry, déterminé.

-Mais nous avons besoin de l'épée, de toute façon. Tu es obligé d'y retourner pour aller la chercher.

Harry ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. La jeune fille n'avait pas tord. L'épée se trouvait bel et bien chez Blaise. Il devait impérativement la récupérer afin de pouvoir détruire le médaillon et la coupe.

Ron, qui avait posé une main protectrice sur l'épaule d'Hermione, se tourna vers eux et murmura doucement:

-Il n'a qu'à aller la chercher, lui, dit-il en désignant Draco d'un signe de tête. Puis il nous rejoint.

Harry jeta un coup d'œil à Draco. Malgré leurs chuchotements, il était impossible que le vampire n'ait pas saisit la teneur de leur conversation. Paradoxalement, l'idée même de devoir rester seul avec Ron et Hermione pendant que Draco retournerait chez Blaise chercher l'épée lui paraissait insurmontable. Il ne voulait pas s'éloigner de Draco, il ne s'en sentait pas la force. L'idée d'être séparé de lui, même pour quelques minutes, faisait monter en lui une angoisse déchirante.

Draco le sentit, car il haussa un sourcil narquois, conscient que son calice ne pourrait pas le laisser s'éloigner de lui. Harry s'arracha à son regard et se tourna vers ses deux amis. A l'expression circonspecte d'Hermione, il comprit de suite que la jeune fille avait saisit son dilemme intérieur. Ils échangèrent un regard, et tous les deux surent instantanément que Harry choisirait son vampire plutôt qu'eux.

-Comment est-ce que je vous retrouverai? Demanda Harry, anxieux.

Ron hésita un instant, puis sortit de sa poche le déluminateur. Il le tendit à Harry, qui hésita un moment avant de s'en emparer.

-Il suffit que tu l'ais toujours sur toi. Lorsque l'un de nous prononcera ton nom, tu sauras instinctivement où nous trouver. Il te suffira alors de transplaner.

Harry approuva doucement. Il se sentait déchiré de l'intérieur, et extrêmement mal à l'aise d'abandonner à nouveau ses amis, de plein gré cette fois. Il savait qu'ils ne comprenaient pas sa décision et qu'ils ne la comprendraient certainement jamais.

-Je suis désolé, dit-il.

-Ce n'est pas grave Harry. Profite d'être en sécurité.

Harry approuva. Il fit disparaître le déluminateur dans la poche de son blouson.

-Je retourne chercher l'épée puis je reviens, promis, dit-il.

Ron et Hermione approuvèrent sombrement. Ron s'empara alors de la main de la jeune fille et, dans un "plop" sonore, tous deux disparurent. Harry se tourna aussitôt vers Draco.

-Vous êtes un tyran, reprocha-t-il.

-La violence fait les tyrans, la douce autorité les rois, contredit Draco.

Harry haussa un sourcil, mais ne fit aucun commentaire. Incapable de s'en empêcher, il s'approcha de Draco. Le vampire le regarda approcher sans esquisser un geste.

-Allons récupérer l'épée, ordonna Harry. Plus vite ce sera fait, plus vite nous pourrons retrouver Ron et Hermione.

Harry ne savait pas si Draco avait réellement l'intention de revenir auprès de ses amis, mais il avait trop peur de la réponse pour oser poser la question. Il se contenta donc de saisir le bras de son vampire à deux mains et, après avoir pris une longue inspiration, il les fit transplaner jusqu'au manoir de Blaise.

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Alors, verdict?

Que pensez-vous de ce premier petit bisou échangé? C'est Harry qui en prend l'initiative en plus, hein, c'est un point hautement important! Certains d'entre vous avaient remarqué que Harry et Draco ne s'embrassaient jamais, et bien maintenant, c'est chose faite! Content? :) Un bisou sur la bouche, c'est très intime, faut pas croire!

Quant à la réapparition miracle de Ron et Hermione? Une bonne chose? Ou pas? Pour ceux d'entre vous qui craignent déjà que Draco fasse des siennes et refuse de repartir avec Harry retrouver Ron et Hermione, je vous rassure, il n'en est rien, même s'il va grandement râler, le bougre.

Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine: J'ai déjà hâte!

Bonne semaine à tous!

Natom, 24/05/14