Salut à tous!
Ravie de vous retrouver pour ce nouveau chapitre!
Une petite précision avant de commencer: beaucoup d'entre vous ont été surpris par l'apparition du nom de Malfoy dans le chapitre précédent! Je tiens juste à préciser que je n'ai jamais clairement dit que Draco avait pour nom de famille Malfoy! Vous avez remarqué qu'au tout début de la fic, Draco et Harry ne se connaissent en rien, il n'est donc pas exclu que Draco n'est rien à voir avec les Malfoy... Quoiqu'il en soit, que Draco soit un Malfoy ou pas, il y a bel et bien l'Héritier Malfoy à Poudlard en même temps que Harry.
C'est donc pour cela que le nom de Malfoy est apparu si naturellement dans leur conversation, et que personne, même pas Draco lui même, n'ait tiqué à la mention! Je reviendrai néanmoins très certainement sur le sujet, dans un des chapitres!
Sinon, je tiens à remercier tous les guests qui se sont arrêtés pour laisser une review! Nepheria4, maoul92, Anonyme, Kisis, Celine, Anonyme, Anonyme ( Harry est au bord de l'anémie seulement à la fin de la morsure, quant à Draco, du moment qu'il boit régulièrement, il lui reste du sang dans l'organisme!), Cloptre.
Place au chapitre, à présent! Enjoy!
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Chapitre 47
Fais ce que doit, advienne que pourra
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Harry émergeait doucement d'un sommeil profond et réparateur, et il était plongé dans une somnolence légère et bienfaitrice. Couché de tout son long sur le ventre, le visage enfoncé contre le matelas et les bras étendus au dessus de sa tête, il entendait vaguement les bruits autour de lui. Ron et Hermione s'agitaient dans la tente, et leurs chuchotements étaient clairement perceptibles à ses oreilles attentives. Au dessus de sa tête, la toile de la tente claquait sous le vent qui soufflait au dehors.
Sans bouger ni ouvrir les yeux, le jeune calice chercha la présence rassurante de son vampire mais, au bout de quelques minutes, il dut se rendre à l'évidence: Draco n'était pas là. Au cours des mois, il avait développé la faculté étrange qui était de savoir si Draco se trouvait ou non dans le lit lorsqu'il émergeait. Le réveil était toujours plus désagréable quand ce n'était pas le cas, même s'il pouvait deviner, au vu du bien être profond qu'il ressentait, qu'il avait passé la nuit dans les bras protecteurs de son vampire.
Harry soupira longuement, exhalant par le nez. Il étira délicatement ses membres engourdis par son long sommeil avant de retomber lourdement sur le matelas, épuisé. Il avait chaud, et le drap enroulé autour de ses chevilles lui était désagréable. Il avait envie de le retirer, mais ne s'en sentait pas la force.
Le jeune homme se réveilla pleinement lorsqu'il sentit Draco s'affaler de tout son long sur son dos. Le corps lourd de son vampire pesa fortement sur le sien, et il sentit un plaisir réconfortant l'envahir. La soudaine présence de Draco à ses côtés le détendit totalement et il esquissa un léger sourire comblé. Sans un mot, Draco enfouit son visage dans son cou. Son nez glissa le long de la jugulaire de son calice et Harry grogna doucement en laissant son vampire s'emplir de son odeur. Son corps entier plaqué contre le matelas moelleux, prisonnier de l'étreinte de fer du prédateur, il n'esquissa pas un geste et garda les yeux fermés, appréciant la présence et la caresse légère de son vampire.
Comme il en avait pris l'habitude, Draco écarta de ses doigts frais les mèches qui le gênaient dans son exploration. Son nez fin suivi la ligne de la mâchoire de Harry, et glissa dans son cou, où il caressa à nouveau sa veine proéminente.
-Bonjour, Harry, murmura-t-il. Tu as bien dormi?
Harry grogna. Il garda son visage enfouit contre le matelas, leva la main et agrippa les mèches blondes de Draco. Il tira légèrement dessus mais Draco ne broncha pas. Il se contenta de souffler légèrement dans le cou de son calice, ce qui fit inévitablement frémir le jeune homme.
-Quelle heure est-il? Dit Harry pour toute réponse.
Draco soupira. Il embrassa délicatement le cou tendre de son calice qui frissonna à nouveau. Harry se réveillait à peine d'une morsure particulièrement épuisante, mais sentir la bouche de Draco si près de son cou lui donna une envie indicible de se faire mordre à nouveau. C'était du suicide, mais c'était surtout un besoin indicible que Draco contrôlait bien mieux que lui.
-Quelle importance, répondit le vampire, comme chaque fois que Harry lui demandait précision sur l'heure qu'il était. Tu as dormi plus de dix sept heures, et je pense que c'est assez convenable. Tu vas manger, faire une sieste, et tu seras parfaitement remis.
Harry ne répondit rien. Pour l'instant, il n'avait pas du tout l'intention de bouger, même si la perspective du repas copieux qui l'attendait lui était alléchante. Les bras de Draco, eux, étaient bien plus attirants.
-Je ne veux pas bouger, dit-il. Jamais.
Le souffle frais du vampire effleura son cou lorsque Draco rigola doucement. Les mains de Draco se posèrent sur celles de Harry et il entremêla tendrement leurs doigts.
-Cela tombe bien, répondit-il. Nous avons l'éternité pour rester dans ce lit.
-Tant mieux, répondit Harry, satisfait.
Il ne put cependant s'empêcher de penser à tout ce qui l'attendait à l'extérieur de cette tente, et s'en sentit déprimé. Rester dans ce lit pour l'éternité était irréalisable, et il soupira longuement.
-Je vais devoir manger, dit-il, comme si c'était la seule chose qui justifiait l'impossibilité que représentait la proposition du vampire.
-Je savais que l'appel de l'estomac était plus fort que tout, rétorqua Draco.
Il glissa sur le côté, et entraina Harry avec lui. Il plaqua son dos contre son torse, et emprisonna son calice entre ses bras. Il passa l'une de ses jambes par dessus celles de Harry qui grogna à nouveau, de mécontentement cette fois. Arraché à son sommeil et délogé, il papillonna des yeux et soupira longuement. Il sentait les mains envahissantes du vampire au niveau de son ventre et de son torse, le maintenant avec fermeté contre son corps. Il sentait son souffle frais dans sa nuque. Ses lèvres sous son oreille.
Harry voulait se retourner, pour pouvoir se caler contre son vampire, enfouir son visage dans son cou, et plonger dans un sommeil bienheureux. Mais Draco ne semblait pas du même avis. Ses mains dessinaient des arabesques autour de son nombril, descendant de plus en plus au niveau de la barrière de son pantalon. A l'aise, Harry referma les yeux et se cala confortablement contre Draco.
La main du vampire ne mit que quelques secondes avant de franchir la barrière de son pantalon. Elle se posa, conquérante, sur le sexe de Harry qui se tendit imperceptiblement. Il grogna à nouveau, à la fois ennuyé et avide. Sans un mot, Draco rabattit vivement la couverture sur leurs deux corps pour ne pas que Ron et Hermione s'aperçoivent de leurs activités. Ce manque d'intimité commençait gravement à devenir insupportable, pour tous.
-Tu me rends fou, Potter, murmura le vampire contre son oreille en le caressant lentement.
-Je ne fais pas exprès, répondit paresseusement le jeune homme.
Derrière lui, Draco ricana.
-Cela, dit-il, je le conçois tout à fait. Mais c'est un fait.
Harry trouvait cela flatteur, mais il ne le fit pas remarquer à Draco. Il aimait énormément que son vampire lui rappelle à quel point il le rendait incontrôlable. Il se sentait fier, en un sens, d'arriver à faire perdre tous ses moyens à ce vampire si impassible d'ordinaire.
-Ceci dit, reprit Draco, l'inverse est également vrai, n'est-ce pas?
Harry hocha imperceptible la tête. Il était indéniable qu'en un geste, une parole, un regard, Draco pouvait tout chambouler en lui.
Ils restèrent silencieux pendant de longues minutes, Harry appréciant le plaisir que lui conféraient les caresses du vampire, et Draco appréciant le plaisir qu'il faisait naître en Harry. Il avait enfouit son visage dans les mèches désordonnées de son calice, et respirait profondément son odeur.
-Cette tente également, commence à me rendre fou, ajouta Draco au bout de quelques secondes.
Harry saisit à peine ses paroles. Le plaisir commençait à monter en lui et il se sentait exalté. Ses hanches se mouvaient sans qu'il ne s'en rende compte. Le bras de Draco était fermement enroulé autour de son torse et Harry sentait son souffle calme contre sa nuque.
Il se mordit violemment la lèvre inférieure pour ne pas laisser échapper le moindre gémissement. Ron et Hermione étaient assis dans le salon, à quelques mètres de là. Ils ne regardaient pas dans leur direction, mais Harry était conscient que s'ils levaient la tête vers le lit superposé, ils pourraient les apercevoir, serrés l'un contre l'autre, sans être réellement conscient de ce qu'ils faisaient. En un sens, ça rendait la situation plus excitante, mais Harry restait sur ses gardes.
Il aurait préféré être face à Draco, pour ne prendre aucun risque, mais le vampire semblait à son aise ainsi, et pas décidé à changer de position.
Harry posa sa main chaude sur le bras musclé du vampire qui caressait patiemment son érection. Il ferma les yeux et soupira longuement.
-Plus vite nous irons à Poudlard chercher le diadème, et plus vite nous pourrons abandonner cette tente, fit-il remarquer dans un chuchotement que seule l'ouïe affinée d'un vampire pouvait saisir.
-Nous devrions donc nous presser d'y aller, répondit-il calmement.
Harry grogna. Il sentit Draco se pencher et quelques secondes plus tard, les lèvres fraiches du vampire se posaient dans son cou. Harry frissonna et laissa échapper un léger gémissement qu'il s'empressa de faire taire en plaquant sa main contre sa bouche.
Les lèvres du vampire, légères et joueuses déposèrent de légers baisers le long de sa jugulaire, et Harry plaqua plus fort sa main contre sa bouche. La langue taquine de Draco vint effleurer les deux marques que son calice arborait dans le cou, et il joua avec elle du bout de la langue. Harry sourit face aux chatouilles que faisait naître dans son cou la langue du vampire et tenta de s'éloigner, sans succès.
-Draco, grogna-t-il.
Le vampire l'ignora royalement. Il vint délicatement mordre la peau tendre du cou de son calice et, associé à un coup de poignet particulièrement puissant au niveau de son érection, Harry jouit en se mordant le poing pour ne pas faire de bruit.
Draco embrassa délicatement son cou tandis que le corps de Harry se faisait lourd entre ses bras. Il le serra plus fort contre lui, frissonnant face à l'écho de l'orgasme de son calice qu'il sentait grâce au lien.
-De rien, souffla-t-il en souriant narquoisement.
Harry grogna pour toute réponse. Il serra dans ses mains le bras de Draco qui enserrait son torse et soupira. Après le plaisir, il se sentait à nouveau somnolent. Draco posa sa joue contre celle de Harry et lui caressa doucement le ventre.
-Ceci fait, tu as peut être faim? Demanda le vampire.
Harry grogna à nouveau lorsque Draco desserra son étreinte dans le but de le libérer. Il s'agrippa plus fermement à son bras pour lui faire comprendre qu'il voulait le garder près de lui, et il entendit le vampire rigoler doucement derrière lui.
-Si je te dis, Harry, que lorsque tu te seras convenablement restauré, et que tu auras fait une sieste salvatrice, nous pourrons nous rendre à Poudlard pour récupérer le diadème? Est-ce que cela te motive un peu plus à bouger?
Harry rouvrit brusquement les yeux. Il tourna la tête et croisa le regard métallique de son vampire qui le fixait, impassible.
-Promis? Demanda-t-il.
Pour toute réponse, le vampire se pencha vers lui et déposa délicatement ses lèvres rougies sur celles encore un peu pâles de son calice.
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Le village de Pré-au-Lard était étrangement paisible et silencieux lorsque Harry et Draco s'y matérialisèrent. Il faisait nuit, une nuit sans lune et sans étoiles. Draco tenait son bras si fort que Harry n'était plus sûr que son sang pouvait encore y circuler. Le vampire le ramena fermement près de lui après le transplanage, et ils se déplacèrent pour se mettre à l'abri dans une ruelle.
Presque instantanément, Ron et Hermione se matérialisèrent devant eux et ils s'empressèrent à leur tour de se mettre à couvert.
Tous quatre restèrent silencieux pendant ce qui parut à Harry être des heures. Ils étaient à l'affut du moindre bruit, mais tout était silencieux. Harry fixait Draco avec appréhension, car il savait que le vampire serait le premier à détecter la moindre approche. La poigne de Draco autour de son bras était apaisante, et comme toujours, Harry se sentait étrangement serein. Son visage calme contrastait avec les mines angoissées de ses deux amis, et il essayait de leur jeter des regards confiants pour les rassurer.
Au même instant, un cri aigu déchira la nuit. Harry, Ron et Hermione sursautèrent violemment. Ils restèrent immobiles, leurs cœurs battant à tout rompre, attendant que le bruit s'évanouisse dans la nuit, mais il continua à se faire entendre, strident.
-C'est une alarme, souffla Draco au bout de quelques secondes. Nous devons bouger.
-Une alarme? Répéta Harry. Comment...
Mais Draco le tira fermement en direction d'une ruelle plus sombre, le coupant dans ses questions pressantes. Harry, confiant en son vampire, se laissa entrainer sans protester, s'assurant tout de même que Ron et Hermione les suivaient.
-Notre présence a du être détectée, expliqua-t-il doucement en entrainant son calice à travers les ruelles du village.
L'attitude posée et sereine du vampire avait sur Harry un effet des plus apaisants. Il se sentait léger, oubliait toute prudence, et se contentait de se laisser porter par Draco, où qu'il les mène.
-Vous connaissez Pré-Au-Lard? Demanda-t-il.
-Du tout. Je me contente de nous éloigner des Mangemorts.
-Quels Mangemorts?
Ils déambulaient à présent dans des ruelles sombres, sans éclairage, et Harry avait du mal à voir où il mettait les pieds. Il trébucha plusieurs fois sur des dalles inégales et des trottoirs, et sans la poigne ferme de Draco, il serait certainement tombé. Toutes les fenêtres des maisons étaient éteintes, à croire que les habitants avaient déserté les lieux.
-Dans quelle direction se trouve la Cabane Hurlante? Demanda Draco au bout de quelques minutes.
Il s'arrêta enfin dans une ruelle étroite, à l'abri des regards indiscrets. Harry avait du mal à discerner son visage et il secoua son bras pour lui faire lâcher prise. Il se massa calmement l'endroit endolori où les doigts de Draco l'avaient tenu.
-La Cabane Hurlante se trouve au Nord du village, murmura Hermione, essoufflée. En direction de Poudlard.
-Les Mangemorts savent qu'il y a des intrus, affirma le vampire en dardant un regard sévère sur Harry, comme si c'était de sa faute. Ils nous cherchent, et ils sont une bonne vingtaine.
-Il faut faire vite, alors, pressa Harry. Il faut rejoindre la Cabane Hurlante avant que les Mangemorts nous trouvent.
Draco hocha doucement la tête. Il s'empara de la main gauche de Harry, celle qui ne tenait pas la baguette, et l'entraina à nouveau à sa suite. Se fiant totalement à son vampire, Harry se laissa entrainer à travers les dédales de ruelles du village. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, et la main de Draco était brûlante dans la sienne.
Cependant, sa plus grande crainte n'était pas que les Mangemorts les trouvent, mais que Draco ne vienne à changer d'avis et que, face au danger qui menaçait son calice, il ne décide de rentrer.
Au bout de quelques minutes, le vampire s'arrêta. Harry était essoufflé, et l'arrêt soudain lui fut bienvenu. C'était dans des circonstances pareilles qu'il se rendait compte à quel point sa condition de calice avait affaibli son corps.
-Il y a des Mangemorts, lui fit remarquer Draco.
Il se retourna pour faire face à son calice et le regarda de son air impassible. De sa main libre, il vint dégager les mèches ébènes qui tombaient sur son visage.
-Il faut y aller, Draco, insista Harry. On n'aura peut être pas l'occasion de revenir. Il faut y aller maintenant!
Harry fixa le visage de son vampire, plein d'espoir. Le vampire hésitait clairement, Harry pouvait le deviner aisément.
-S'il vous plaît, Draco, insista-t-il.
Harry sursauta lorsque le vampire fit brusquement volte face. En moins d'une seconde, la main de Draco avait lâché la sienne. Harry se retrouva totalement esseulé au beau milieu d'une ruelle sombre. Des Mangemorts avaient surgi à l'angle de la ruelle dans laquelle ils se trouvaient. Entièrement habillés de noir, leurs visages étaient dissimulés derrière des masques sombres. Ils brandissaient leurs baguettes et se précipitèrent sur leur groupe dès qu'ils les eurent aperçus, tapis dans l'ombre.
Draco intercepta le premier Mangemort en l'attrapant fermement par le bras. Il le lui tordit violemment dans le dos et le Mangemort hurla en lâchant sa baguette. Harry, totalement éberlué, regarda Draco saisir le menton du Mangemort et, d'un coup sec, il lui brisa la nuque. Le corps sans vie s'effondra au pied du vampire, qui se tournait déjà vers un second Mangemort.
La scène s'était passée en moins d'une seconde. Harry, les bras le long du corps, fixait Draco sans ciller. Le charisme et l'assurance que dégageait Draco étaient hypnotiques. Il bougeait avec vitesse et élégance et Harry le trouvait attrayant. Les mouvements secs et brutaux du vampire étaient effrayants et Harry était partagé entre son attraction et son inquiétude. C'était comme si la rationalité de l'humain combattait l'envoutement du calice.
Les sortilèges pleuvaient sur son vampire sans sembler l'atteindre, et le cœur de Harry battait si fort dans sa poitrine qu'il en avait mal. Il serrait sa baguette fort dans son poing, mais était si concentré sur les mouvements rapides de son vampire qu'il ne réagit pas.
Harry se réveilla lorsque l'un des Mangemorts, sorti du troupeau affolé, se précipita vers lui. Agissant plus par réflexe qu'autre chose, Harry leva sa baguette et s'exclama:
-Stupefix!
Le Mangemort bloqua le sortilège sans un mot et s'apprêta à riposter lorsque, derrière Harry, Hermione s'écria:
-Petrificus Totalus!
Le sortilège l'atteint en plein poitrail et le Mangemort s'écrasa par terre, pétrifié. Harry baissa sa baguette et son regard retrouva son vampire qui était en train d'écraser contre le mur un énième Mangemort. Harry s'avança vers lui, indifférent à tout, et lorsqu'il arriva près de Draco, il ne restait plus aucuns Mangemorts debout.
Draco se retourna, lissa sa chemise et posa sur Harry un regard glacial. Le jeune homme se figea sur place face à son regard sauvage, et il n'osa pas s'approcher plus. Draco avait pleinement l'air du prédateur qu'il était, et même le calice qu'il était, était effrayé par l'expression de son vampire.
-Allons-y, ordonna-t-il sèchement.
Impressionné par le regard farouche du vampire, Harry ne bougea pas. Aux pieds de Draco, l'un des Mangemorts gémissait, et le regard de Harry s'égara sur sa forme au sol. Draco du sentir son angoisse car, d'un geste patient et très lent, il tendit doucement sa main en direction de Harry. Le jeune homme la fixa pendant quelques secondes avant de s'en emparer. Les doigts du vampire se refermèrent sur sa main fragile et, étrangement, toute l'angoisse de Harry fondit instantanément.
Draco le tira fermement à lui.
-Tout va bien, Harry, souffla-t-il doucement en l'entrainant à sa suite.
Harry enjamba précautionneusement les corps sans vie des Mangemorts et se laissa entrainer par son vampire. Il entendait encore d'autres Mangemorts qui accouraient, à quelques rues de là, et il suivit non sans mal le pas rapide de son vampire.
-Il faut que tu me guides, Harry, demanda le vampire. Où est-elle cette fichue Cabane?
-En dehors du village. Il faut rejoindre l'artère principale, je ne sais pas où...
Harry s'interrompit lorsque de nouveaux Mangemorts surgirent au bout de la ruelle. Ils étaient cinq, et fondirent sur eux en hurlant à leurs compagnons de les rejoindre et en criant son nom. Il fut, pendant quelques secondes, horrifié d'avoir été reconnu, mais sa détresse partit rapidement en les voyant se précipiter dans sa direction.
Draco s'avança directement vers eux et Harry leva sa baguette pour lancer un sort en direction de l'un des Mangemorts lorsqu'un cri d'Hermione derrière lui le fit se retourner vivement. Deux Mangemorts avaient surgi de l'autre côté de la ruelle et se précipitaient sur ses deux amis, baguettes brandies. Comme au ralenti, l'un d'eux, un peu en retrait, releva vivement la manche de sa robe noire et son index vint appuyer contre la marque sur son avant bras.
-Non! S'exclamèrent Harry et Hermione simultanément.
Mais il était trop tard. Harry s'attendait à tout instant à sentir une douleur intense au niveau de sa cicatrice, mais il n'en fut rien. En réalité, il ne se passa rien du tout. Mais le jeune homme n'était pas dupe. Le Mangemort venait de prévenir Voldemort. Voldemort savait qu'il se trouvait à Pré-Au-Lard. Il allait venir. Peut être était-il déjà en route. Horrifié, Harry resta figé sur place pendant ce qui lui sembla durer une éternité. Instinctivement, il se promit de ne rien dire à Draco. Si le vampire apprenait que Voldemort avait été prévenu, il voudrait rentrer, et il était hors de question pour Harry d'abandonner maintenant. Il devait pénétrer à Poudlard, maintenant ou jamais.
Harry n'hésita qu'un quart de seconde. Il leva sa baguette et se précipita derrière ses amis pour leur venir en aide.
-Stupéfix! S'exclama-t-il.
Le Mangemort évita habilement son sortilège et s'exclama:
-Endoloris!
Harry bloqua vivement le maléfice. Il se déplaça rapidement à gauche et se fondit dans l'encadrement d'une porte pour éviter le nouveau sortilège impardonnable que lui lança le Mangemort. Le sortilège fit exploser le mur à quelques centimètres de lui et, profitant du nuage de poussière que souleva l'impact, il se redressa et cria:
-Impedimenta!
Le sortilège frappa le Mangemort de plein fouet. Il s'effondra violemment au sol au moment où la porte contre laquelle Harry se tenait disparaissait soudainement. Il faillit tomber à la renverse mais il se rattrapa in-extremis.
-Par ici Potter, appela une voix rauque derrière lui.
Harry se retourna et scruta les profondeurs obscures. Il se retourna précipitamment pour chercher Ron et Hermione des yeux et il les vit se précipiter vers lui, laissant derrière eux un Mangemort stupéfixé. Tous les trois échangèrent un regard affolé avant de se précipiter à l'intérieur de la maison.
A peine entré, Harry reconnut le décor négligé de la Tête de Sanglier. La pièce était plongée dans l'obscurité et Harry se dirigea instinctivement vers une seconde porte un peu plus éclairée. Sans s'attarder, tous les trois montèrent précipitamment les marches vers l'arrière boutique et entrèrent dans une vaste pièce qui semblait être un salon. Un canapé et deux fauteuils ornaient la pièce, ainsi qu'une cheminée. Le tout était sommaire et sentait le renfermé et la poussière. Harry traversa rapidement la pièce et se précipita vers la fenêtre. Il en écarta discrètement les rideaux et se pencha en avant pour observer la ruelle en contrebat, dans laquelle gisaient les corps des Mangemorts. Il entendait les Mangemorts crier et donner des ordres dans les ruelles alentours.
-Ne restez pas à la fenêtre, Potter, grogna une voix rauque derrière lui.
Harry sursauta et se retourna précipitamment. Ron et Hermione se tenaient près de la porte, tenant fermement leurs baguettes à la main, tandis qu'ils fixaient la silhouette d'un homme élancé et mince se tenant près de la cheminée. Harry, prudent, s'éloigna de la fenêtre après avoir remis le rideau en place.
-Qui êtes-vous? Interrogea-t-il.
Le visage de cet inconnu semblait étrangement familier à Harry et il fronça les sourcils en essayant de se remémorer où il l'avait déjà vu.
-Je suis Alberforth Dumbledore, et je vous donne un conseil, Potter, retournez d'où vous venez. Je ne sais pas ce que vous aviez en tête en venant ici, mais une chose est sûre, il n'y a rien de bon qui vous attend dans les parages.
Harry resta sans voix pendant quelques longues secondes. Ses yeux s'égarèrent sur le visage ridé et partiellement recouvert d'une barbe grisâtre, et sur les yeux bleus pétillants du frère de Dumbledore. Une profonde excitation s'empara de tout son être, avant de brutalement retomber tout aussi abruptement.
-Vous êtes le frère de Dumbledore? Je ne savais pas que Dumbledore avait un frère.
-Oui, c'est ce que disent beaucoup de personnes en me rencontrant pour la première fois.
Harry échangea un regard stupéfié avec Ron et Hermione. Il ne s'attendait tellement pas à faire une telle découverte qu'il ne savait comment réagir. Il resta figé debout au milieu du salon, les bras ballants, à fixer le visage calme de l'homme en face de lui.
-Vous avez entendu ce que je vous ai dit, monsieur Potter?
Harry ouvrit la bouche pour répondre, lorsque, derrière Ron et Hermione, un mouvement attira son attention. Draco venait d'apparaître dans l'encadrement de la porte, et son regard sombre ne lui disait rien qui vaille. Sa chemise était froissée, et ses cheveux en bataille, ce qui aurait fait sourire Harry, en d'autres circonstances. Il cilla face à son regard noir, et il eut un mouvement de recul lorsque le vampire fondit sur lui.
-Qu'est-ce que tu me fais, Potter? Grogna Draco en l'attrapant fermement par le bras.
Le contact avec la main fraiche de son vampire lui fit du bien, et Harry se détendit imperceptiblement, malgré l'air furibond de Draco.
-Je voulais juste échapper aux Mangemorts, dit-il, penaud.
-Et qui te dit que lui ne va pas te livrer aux Mangemorts? Rétorqua sèchement le vampire en l'entrainant vers la porte.
Harry tenta de résister, mais face à la puissance du vampire, il ne faisait pas le poids.
-Il ne le fera pas, c'est le frère de Dumbledore.
Draco ne sembla pas impressionné par cette information capitale, et Harry en resta perplexe. Il avait du mal à comprendre comment on ne pouvait pas être stupéfait face à cette découverte.
-Draco! Appela Harry.
Le vampire, excédé, fit volte face et le fusilla de son regard impressionnant. Son instinct reprit soudain le dessus face à ce regard, et Harry recula d'un pas, effrayé.
-On s'en va, ordonna le vampire, d'un ton sans réplique.
-Je ne veux pas partir! Nous y sommes presque. La Cabane Hurlante est...
-C'était stupide de venir ici, coupa sèchement Draco. Nous n'avons aucun moyen de pénétrer l'école, venir ici était t'exposer et te mettre en danger inutilement.
Harry recula à nouveau en secouant la tête. Il était hautement déterminé à pénétrer dans l'école, et à s'emparer de cet Horcruxe. Abandonner maintenant serait pour lui un échec douloureux et difficile à surmonter.
-Nous devons...
Harry, en quête de soutien, se tourna vers Ron et Hermione, mais il comprit à leur tête qu'ils ne prendraient pas parti. Harry jeta un coup d'œil à Alberforth, et il se rendit compte que le vieil homme fixait Draco avec horreur. Harry prit alors conscience de la situation ambigüe créée par le vampire, et il eut soudain envie de se planquer dans un coin et de ne plus jamais en ressortir.
-Qu'est-ce que cela signifie, Potter? Demanda le vieil homme.
Harry ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Il hésita brièvement, jeta un regard timide vers Draco et se heurta à son visage impassible.
-Il...Il est avec nous.
-Avec vous? Un vampire?
Harry approuva.
-J'ai le droit d'avoir des alliés, rétorqua-t-il, soudainement sévère.
-Pas ce genre d'alliés! S'exclama Alberforth. Vous ne pouvez pas faire confiance à ce genre de créatures. Elles sont au service du mage noir.
Harry ne dit rien. Il ne se sentait pas la patience, ni le désir d'expliquer toute la profondeur de la situation à cet homme qui restait, malgré tout, un inconnu. Il ne voulait pas partager son secret. Draco était à lui, c'était son vampire, et il voulait garder tout ce qui avait trait à leur lien entre eux.
-Nous n'avons pas de temps à perdre ici, dit-il, déterminé. Nous devons rejoindre la Cabane Hurlante.
Harry jeta un regard implorant en direction de son vampire. Draco fixait le frère de Dumbledore d'un air mauvais, et le jeune homme eut soudain peur qu'il ne l'attaque. Il s'approcha de Draco et posa sur son bras une main apaisante.
Malgré son air hautement mécontent, le vampire le serra néanmoins possessivement contre lui, ne rendant la situation que plus embarrassante pour Harry, même si pour rien au monde il ne se serait défait de cette étreinte là. Il était heureux de constater que le vampire, tout aussi furibond et en colère qu'il pouvait être, restait assez rationnel pour avoir ce genre de geste tendre envers lui, son calice.
-Poudlard est rempli de Mangemorts, Potter! S'exclama Alberforth. Y aller est de la pure folie.
-Je n'ai pas le choix, rétorqua Harry en haussant la voix. Dumbledore m'a confié une mission que je dois accomplir!
-Vous ne devez rien du tout! Soyez un peu égoïste, pensez à vous et sauvez votre peau tant qu'il en est encore temps!
Harry secoua doucement la tête. Plus que tout, il craignait que les paroles du vieil homme n'influencent Draco. Dans les premiers temps de leur relation, Draco n'avait eu de cesse de l'exhorter à abandonner cette mission, à tout laisser derrière lui pour aller refaire sa vie ailleurs, loin du chaos qui régnait en Angleterre. Encore aujourd'hui, il se soulevait des paroles du vampire, qui étaient à peu de choses près les mêmes que celles d'Alberforth.
-Jamais je ne pourrai vivre en paix si je sais que j'ai abandonné tous ces gens à leur triste sort. Je ne pourrai jamais me regarder en face. Il est hors de question que j'abandonne, s'exclama-t-il.
Ses paroles étaient plus destinées à Draco qu'à Alberforth, et il espérait de tout cœur que le vampire ne changerait pas d'avis. Ce qu'ils s'apprêtaient à faire était dangereux, mais il ne pouvait pas se permettre d'abandonner et de repartir les mains vides, sans avoir rien tenté.
-Je ne vous demande strictement rien, et je vous remercie de nous avoir aidés. Maintenant, nous partons, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre plus de temps.
Il attrapa fermement le bras de son vampire et le tira pour qu'il lui emboite le pas. Pour atteindre la Cabane Hurlante, ils devaient encore traverser une bonne partie du village et, avec les Mangemorts aux aguets, l'aide du vampire ne serait pas de trop.
Cependant, au moment où ils quittaient la pièce, la voix d'Alberforth le rappela:
-Attendez Potter. Si je ne peux visiblement pas vous empêcher de commettre une telle folie, je peux encore vous faciliter la tâche.
Méfiant, Harry regarda le vieil homme se diriger vers un haut et grand tableau, qui représentait une jeune fille au visage doux et enfantin. Il lui murmura quelques mots et l'enfant hocha doucement de la tête. Aussitôt, le tableau pivota et laissa apparaître un trou béant dans le mur, qui semblait s'enfoncer dans les ténèbres.
Bouche bée, Harry échangea un regard avec Ron et Hermione. Il lâcha le bras de son vampire et s'avança prudemment, scrutant les profondeurs du tableau.
-Est-ce que...Est-ce que ce passage mène à Poudlard? Demanda-t-il, osant à peine y croire.
-Oui Potter, approuva Alberforth de sa voix éraillée.
La vague d'excitation et de fébrilité qui submergea Harry fut si puissante que Draco, dans son dos, esquissa un sourire exaspéré.
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Et voilà! Qu'avez-vous pensé de cette excursion à Pré-Au-Lard, enfin?
On rentre dans le vif du sujet! Poudlard! Et qui dit Poudlard dit élèves, professeurs, membres de l'Ordre et tout plein de monde à qui Harry n'a pas très envie de présenter son nouveau conjoint! D'ailleurs, dès le prochain chapitre, Draco fera la connaissance des camarades de classe de Harry. Ca vous inspire? xD
J'espère que ce chapitre vous a plu! N'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé!
Bonne semaine à tous et à samedi prochain!
Natom, 05/07/14
