Chapitre 11

Ils étaient là assis à table. L'homme de ma vie est quant à lui juste hypnotisant. Tout chez lui, depuis ses hanches d'homme virile, sa taille étroite, jusqu'à ses épaules larges et musclé dégage une sensation de force et de pouvoir. Il a le pouvoir sur moi. Définitivement.

Maximilien a toujours eu un corps de sportif, entretenu par des années de sport et d'entraînement intensif. Mais là, ce type devant moi est différent. Il me donne carrément des fourmillements dans le corps. Il est beaucoup plus musclé qu'avant. Plus imposant. Je ne m'étais pas rendu compte de ça lorsqu'il est venue me rendre visite chez mes parents. Car, je ne pouvais pas quitter ses yeux peut-être ? Ou que j'étais perturbé de le savoir avec ma famille ?

Je peux aujourd'hui presque voir des tablettes de chocolats à travers son t-shirt blanc. Bon dieu ce type est sexy à mort. J'aperçois ses muscles à travers ses vêtements. Maximilien est plus beau que jamais. Vraiment très beau. J'ai d'ailleurs du mal à quitter mes yeux de son corps. Sauf, pour regarder ses yeux, quand je croise enfin son regard. J'ai le souffle coupé.

Il me regarde droit dans les yeux. Il ne me quitte pas. Et j'en suis heureuse. Il pose le téléphone entre ses mains sur la table. Les gens autour de lui discutent toujours. Il a quelques choses de chaud dans le regard de Max. De torride. Quelques choses qu'il n'a jamais eues. Jamais avec moi du moins. Je suis en ébullitions. Entièrement.

Maximilien Taylor Stuart est assis sur une chaise autour de cette grande table. Il est en bout de table et a vu directement sur moi. Une très grande table avec sa famille, ses amis proche et même des employés. Personne ne m'a remarqué. Personne sauf lui. Et bien sûr Nico Erik Rosberg. Mon sexe se contracte et j'ai la sensation qu'il le sait. Que Max le ressens.

Avec une lenteur incroyable, Maximilien repousse sa chaise et se lève. Mes yeux s'ouvrent en grand, lorsque je réalise qu'il porte un jean bleu nuit qui lui tombe sur les hanches. Bon dieu qui est cet homme ? Ou es Maximilien qui ne quitte jamais son appartement sans une chemise et un costume ? Surtout le jour de son anniversaire. Les personnes autour de lui son étonné de le voir debout. De plus, il a les poings serré, le long de son corps.

Son regard enflammé ne me quitte toujours pas. Même quand sa mère essaie d'attirer son attention. Je ne sais pas pourquoi je suis venue ici ?! J'aurais dû attendre à son appartement. J'aurai dû appeler... je ne pourrais pas survivre à un rejet de sa part. Encore moins un public. Devant son entourage. Je préfère partir. J'actionne un mouvement léger en arrière. L'éclair dans son regard, me dissuade de bouger un cheveu de plus. L'ordre muet me retourne l'estomac. J'ai des papillons dans le ventre. Je suis une petite chose à sa merci. Il fait de moi ce qu'il veut. Je déteste ça. PUTAIN, j'aime tellement ça également.

Max avance d'un pas. D'un ridicule petit pas. Cette fois, plus personne ne parle. Les regards vont de moi à lui. Du moins, je le pense puisque mon regard ne quitte pas celui de cet homme puissant face à moi. Des yeux verts bouteilles électrique, qui brille que pour moi. Rien que pour moi. Il a presque des yeux sauvages aujourd'hui. Je ne l'ai jamais vu dans un tel état. Jamais.

Lorsqu'il reprend vie, je le vois prendre une grande inspiration et venir jusqu'à moi. Je n'ai pas eu le temps de réagir ou de comprendre que Maximilien est devant moi. Il est à portée de main. Mes yeux s'ouvrent en grand sous la surprise. Debout face à lui, je tremble malgré la chaleur de la journée. J'ai la sensation que la terrasse c'est transformer en sauna. Mon cœur bat la chamade, quand il baise sa tête pour être à ma hauteur.

-Tu es enfin venu, bébé !

Sa voix est rauque. Chaude. Brûlante de désir.

-Oui. Je suis là.

A contrario la mienne est fluette. Presque ridicule.

-Tu ne pars plus, Angela. Je refuse de te voir me quitter une fois encore.

-Je ne pars plus. Récitais-je, tandis que sa main se lèvre pour m'effleurer la joue.

Sa main passe par la suite sur ma nuque, la serre ferment et me rapproche de lui. Au moment, ou ses lèvres touchent les mienne, mon corps s'enflamme. C'est ce que j'ai toujours voulu. Ce que veux de tout mon cœur. Tout ce désir refoulé depuis deux ans. Je m'approche un peu plus et m'accroche fermement au bas de son t-shirt, ouvrant la bouche pour qu'il m'offre tout ce qu'il peut et veut. Son baiser, notre baiser, me retourne l'estomac de plaisir. Il me tient toujours la nuque, mais aussi la hanche. Maximilien bouge habillement ses lèvres sur les miennes, tandis que sa langue glisse contre la mienne. Me serrant fort, très fort pour mieux me sentir.

Max se recule finalement, lorsqu'une personne fait tomber un objet métallique. Nous sommes essoufflées. Maximilien se rapproche et m'enlace. Sa bouche murmure à mon oreille sensuellement. Il se fiche de notre entourage. Comme toujours.

-Tu es à moi. Rien qu'à moi… je veux que tout le monde ne le sache Angie. Je ne partagerai pas !

Je gémis ne pouvant rien faire d'autre. Il se moque des personnes qui sont sur la terrasse. Il se jette sur ma bouche comme un affamé. Comme un drogué en manque. Je suis totalement en chaleur. Cette fois c'est sans appel. Il prend un peu plus son temps et me savoure cette fois. Comme si, j'étais fragile. J'en fais autant. C'est facile d'être avec lui. Très facile.

-Tu es à moi, Angie. Rien qu'à moi.

-Oui. Chuchotais-je, en passant une main dans son dos. Je suis à toi Maximilien. N'inquiète pas. Je reste avec toi.

Ses yeux pétillent. J'ai touché un point sensible. Il a le regard plein de désir. D'envie. Il ne regarde que moi. J'avais horriblement besoin de lui. De ça !

Je suis la seule femme de sa vie. Je le sais maintenant. La seule qui peut l'avoir de cette façon.

-Maximilien ?

C'est la voix de sa mère. Il s'en moque royalement. Il semble uniquement absorbé par moi et moi par lui. Il me sert contre son corps ferme et solide avec possessivité. Il repousse mes cheveux en arrière d'une main et fait courir un doigt le long de mon cou maintenant libre. J'ai des frissons de la tête aux pieds.

-Tu m'as horriblement manqué, bébé ! J'ai vécu l'enfer.

-J'ai vécu le même. Murmurais-je, les larmes aux yeux.

-Ne pleure pas. Je t'en prie, Angie. Tout ira bien maintenant. Je m'occupe de toi. Tout ira merveilleusement bien. Je te le jure !

-Je te fais confiance, Max. je n'ai confiance qu'en toi.

Et c'était la profonde vérité. Je n'ai confiance qu'en lui. Ma vie tournait autour de lui depuis deux ans. Mon cœur était à lui depuis tout ce temps.

-Tu me laisse dire bonjour ?

Max bougonne, mais me laisse faire. Je fais un tour de table pour dire bonjour à tout le monde. La mère de max me sert fort dans ses bras et longtemps. Elle me remercie mille fois d'être revenue ce qui me met très mal à l'aise. Poppy est tout aussi joviale. Mon multimilliardaire m'aide à me sortir de là. Sinon, nous y serions jusqu'au nouvel an.

Un serveur apporte une chaise supplémentaire. Max la colle à la sienne. Arquant un sourcil, il me défie de discuter. J'ai juste envie de sourire comme une adolescente.

-Tu as mangé ? Questionne-t-il, en attrapant mon gilet que je viens de retirer.

-Rapidement dans l'avion.

Il fronce les sourcils.

-Tu arrives de France ?

-Oui. De Paris.

Il est perplexe. Les autres aussi.

-J'ai quitté mon poste chez Dior, hier soir. Je devais signer les documents de départ ce matin.

-Ils t'ont laissé partir ? Aussi facilement ?

-Mon salaire à doubler avant de triplé. Souris-je fièrement.

-Et pourtant tu es là ! Dit-il en posant un baiser sur mon épaule dénudée.

-Je suis là. M'amusais-je de sa petite expression ravie.

Le serveur arrive pour prendre commande. Max prend aussitôt la parole. Il le fait sans me quitter des yeux, ce qui est torride.

-Un sirop à la menthe avec des glaçons. Beaucoup de glaçon. Elle va aussi prendre une part du gâteau d'anniversaire.

-Tout le monde ou simplement madame ? Risque le serveur.

-Tout le monde.

-Parfait monsieur. Merci.

Le serveur s'en va, j'en profite pour me pencher vers Max pour lui chuchoter quelques mots, mais ce sont ses lèvres que je trouve sur mon chemin. Je rougie en souriant en même temps.

-Tu vas rapidement t'y faire, ma belle. S'amuse-t-il.

-Je n'ai pas de doute sur nous. Murmurais-je.

-Bonne réponse.

Il pose un baiser rapide et sec sur mes lèvres, ce qui provoque un grand bruit. Je pense, alors à une chose importante et pas des moindres.

-Joyeux anniversaire, Maximilien.

-Merci beaucoup, bébé. Grâce à toi, c'est le plus beau depuis des années.

Cette révélation fait battre mon cœur un peu plus vite. Ça me touche profondément de l'entre dire ceci. Les conversations on reprit autour de la table. Nicholas a l'opposé de nous, me regarde du coin de l'œil. Il semble mal à l'aise.

-Nicholas est invité à ton anniversaire ? Me renseignais-je doucement. J'ai loupé quelques choses ?

Max passe son bras autour de moi et me rapproche de lui.

-Il travaille à nouveau pour moi.

-Depuis quand ?

-Un mois.

-Pourquoi ?

-Car, il a fait ses preuves. Il m'a aussi beaucoup aidé à retourner la vapeur contre mon père. Dit-il tendrement, en posant son nez contre mon cou.

-Max...

-Bébé, Nicholas n'es pour rien dans l'expiration de ton visa. J'y ai cru... mais, en fait ce n'est pas lui.

-Qui alors ? Sifflais-je.

-On en reparle un peu plus tard, si tu le veux bien... profitons d'être réuni et en famille. S'il te plaît !

Il m'implore du regard. L'entendre me donner des petits mots doux et d'amour me chamboule. J'aime cette sensation. Mais, elle est nouvelle. Tout est nouveau maintenant. J'allais juste devoir m'y habituer.

*/*

Le repas terminé, Maximilien nous conduit chez lui. Il refuse de me voir retourner à l'appartement que j'avais avant. Son appartement. Dans la voiture, Maximilien me pose plusieurs questions. Il ne semble pas rassasié. Certainement, car il ne contrôle rien cette fois. Et j'aime l'idée. Cela le perturbe.

-Tu as des valises ?

-J'ai tout laissé au bureau !

-Mon bureau ?

-Oui. Souris-je.

-Tu es passé au bureau ? Réclame-t-il vivement.

-Oui. J'ai laissé mes valises dans ton bureau.

-Et c'était ouvert ? S'étonne-t-il.

-Non. J'ai utilisé le code ! Murmurais-je.

Cette fois, il détourne son regard de la route pour me fixer stupéfait. J'adore ça. Totalement.

-Tu as trouvé le nouveau code ?

-Ce n'était pas si compliqué. Et pitié, regarde la route.

Ce qu'il fait.

-Angela, tu as quand même réussi à trouver 93237. grogne-t-il. Une chance sur un million et au bout du troisième essaie incorrecte tout ce verrouille.

-Weber. Récitais-je. Tu as juste remplacé les lettres par des chiffres.

Cette fois, il ne dit rien. Quelques secondes plus tard, il sourit.

-Je sais comment tu fonctionne, Max. Ne l'oublie pas.

-Je n'oublie pas ! Murmure-t-il, en récupérant ma main poser sur ma cuise. Je n'arrive pas à croire que tu sois là.

-Moi non plus. Rigolais-je. C'est étrange de parler en Anglais après six mois d'exil.

-Tu souhaites parler en français ? Questionne-t-il, dans ma langue natale.

-On pourrait faire l'effort de temps en temps. Fis-je en français.

-Parfait. On fera l'effort. S'amuse-t-il.

Quelques minutes plus tard, j'aperçois l'immeuble où il habite. Il est au dernier étage de l'immeuble. Pour dire vraie, Maximilien dispose d'un Penthouse. C'est à dire un appartement-terrasse de luxe. Il dispose d'une très grande terrasse ainsi que d'un jardin. Et d'une piscine. Rien que ça. Maximilien se gare au sous-sol de l'immeuble. Il semble content pour le coup.

-On passe rapidement au hall. Me dit-il dans l'ascenseur.

-Pourquoi ? Risquais-je.

-Te montrer avec moi. Je ne veux pas qu'un des hommes de sécurité soit en travers de ton chemin.

Effectivement, ça pourrait être désagréable. Le premier à me voir des trois gardes regroupé à l'entrée de l'immeuble est celui qui m'avait donné le nom du restaurant. Je lui fais un petit sourire qu'il me retourne timidement.

-Messieurs, voici Angela Weber. Elle va habiter dans mon appartement à partir d'aujourd'hui. Je vous serez reconnaissant de veiller sur elle durant mes absences.

Ils hochèrent tous les trois la tête.

-Parfait. Bonne soirée, messieurs.

-Merci, monsieur. Firent-ils.

Je souris un peu plus, lorsque Maximilien récupère ma main et entrelace mes doigts aux siens. Il nous ramène presque en chantonnant jusqu'à l'ascenseur. Il nous fait monter jusqu'au dernier étage et tape un code d'accès sur le clavier numérique à gauche de la porte.

-Bienvenue dans ton nouveau chez toi, Angela ! Murmure Max à mon oreille, avant de me faire entrer dans l'appartement.

Je ne suis venue que deux fois en deux ans dans son appartement. C'était un des points de notre contrat. Je ne venais pas jusqu'à chez lui. Pour éviter de tout mélanger. J'avais dû venir cependant deux fois car il était très souffrant et que j'avais veillé sur lui. Deux jours d'affilés.

-Tu veux vraiment que je vienne habiter avec toi ? M'enquis-je une fois encore.

-Pour la dixième fois : Oui, Angela Weber. Me réprimande-t-il avant de s'adoucir. Je souhaite que tu aménage ici. On tourne autour du pot depuis deux ans. Je connais tout de toi et tu connais presque tout de moi.

Je roule des yeux.

-Je t'ai vu ! Siffle-t-il avant d'empoigner mes hanches, de m'attirer à lui et de m'embrasser sensuellement.

Mon cœur est prêt à lâcher. Encore une fois.

-Je te montre la salle de bain et la chambre ?

-S'il te plaît.

Il m'embrasse rapidement sur le bout du nez avant de me guider dans son luxueux appartement. Je n'en crois toujours pas mes yeux. J'étais ici. A New-York. Chez lui. Et il voulait que je reste. Incroyable.

Après une bonne douche, je me sens très fatigué. Entre le voyage et les retrouvailles... le stress redescend. J'envoie rapidement un message à ma mère pour lui dire que tout va bien et que je suis avec Maximilien. Je le rejoins dans la chambre. Il est déjà sous les draps. Il est beau. Très beau. Et surtout très torse nu. Maximilien est sur sa tablette électronique. Lorsque je m'installe dans le lit à ses côtés, il tourne le visage vers moi.

-Tu as encore les cheveux mouillé. M'amusais-je, en capturant une goutte le long de sa mâchoire.

-J'ai essayé de prendre une douche rapide.

-Et tu as oublié de te sécher ?

Max se penche vers moi et m'asperge du reste d'eau qu'il a dans ses cheveux sur moi. Je cri aussitôt en essayant de m'échapper. Peine perdu avec lui. Il me tient si fermement que je ne peux fuir nulle part. Mon cri fini par devenir un rire de joie. J'ai dû mal à respirer tellement je ris. Je pense ne pas avoir ris autant depuis très, très longtemps.

Maximilien fini par me relâcher après quelques minutes de pure folie. Lorsqu'il a repris sa position initiale, il ouvre les bras et je m'empresse de venir me blottir contre lui. Sa peau est chaude.

-Tu dors toujours en caleçon ? M'enquis-je le rouge aux joues.

-Des fois. Chuchote-t-il en m'embrassant dans les cheveux.

-Des fois ? Risquais-je, en faisant parcourir le bout de mes doigts sur son torse.

Maximilien me sert un peu plus contre lui.

-Des fois. S'amuse-t-il. Les autres fois, je dors... moins vêtu.

Je souris et rougie en même temps.

-Tu joues au nudiste ?

Max rigole aussitôt.

-C'est mon lit. Je pense avoir le droit.

Ce type est incroyable.

-Et toi ? S'enquit-il.

-Moi ? M'étonnais-je, en laissant échapper un bâillement.

-Tu dors toujours avec le t-shirt d'un inconnu et en petite culotte ?

Hum... l'entendre dire le mot petite culotte me donne des frissons dans tous le corps. Bon dieu, c'est torride.

-Non. Je n'utilise que le-t-shirt de celui que j'aime.

-J'ai de la chance alors ?

-Beaucoup de chance. Soufflais-je, en baillant plusieurs fois d'affiler.

Max remonte le drap autour de moi et m'embrasse à nouveau dans les cheveux.

-Dort ma belle. Tu l'as bien mérité.

Je ne réponds pas. J'en suis incapable. Je suis épuisé. Physiquement et moralement. Mais, ici. Contre lui... je suis à ma place.

*/*

Ce matin, je me suis levé en pleine forme. Maximilien était déjà partie depuis quelques heures. J'avais besoin de repos. Il l'a très bien comprit et m'avait laissé dormir. Et cet homme avait tout prévu. Comme toujours. Sur la table de la cuisine, différentes gourmandises. Il a même prévu les croissants français. Une délicate attention. Je n'ai pas vu la ou les femmes de ménages par contre. Je sais que Maximilien le fait faire. A moins qu'elle soit déjà partie depuis longtemps. Ou trop discrète. Il a même pensé à me faire livrer mes deux grosses valises.

A quatorze heures, je relis une dernière fois le contrat de mon nouveau emploi et le met dans mon sac. J'ai des points à négocier avec monsieur multimilliardaire avant de le signer. J'ai revêtis une de mes nouvelles tenues. Celle que Maximilien m'a fait livrer après notre shopping à Paris. Une jupe verte avec un petit débardeur beige sublimé par un petit décolleté. Pas vulgaire pour un sous. J'ai opté pour mes nouveaux escarpins beiges. Celle que j'ai achetée sur Toulouse. Je l'ai adore. Elles ont des espèces de tendelles tout autour ce qui est très jolie. Après avoir attaché mes cheveux dans un chignon strict, je passe des petites boucles d'oreilles et un bracelet vert. Je ne rajoute rien d'autre pour ne pas que ma tenue soit lourde. Pour le maquillage, quelques choses de naturelle et de doux. Je dois faire impression pour mon grand retour.

Dans le hall, je salue les personnes avec un très grand sourire.

-Bonjour, madame Weber. Me salue le chasseur. Je vous appelle un taxi ?

-S'il vous plaît. Répondis-je gaiement.

Je me sens bien. New-York me fait du bien. Durant, tout le trajet jusqu'à l'entreprise, je ne pense qu'à une seule chose... comment les gens vont réagir à mon retour ? Et comment suis-je censé interagir avec Max après avoir dormir pour la première fois avec lui ?

Une fois le taxi stoppé, je me dépêche de payer et de descendre. Je sers ma veste longue autour de moi en montant les marches. Une fois en haut, je souris en direction du hall. Je suis très surprise de ne pas voir Ally. A sa place, deux brunes d'environs vingt ans ou peut-être plus.

-Madame, pouvons-nous vous aider ?

Je sous bouche bée.

-Où est Ally ? M'étonnais-je.

Les deux femmes se regardent une seconde avant de revenir vers moi.

-Elle a démissionné. Nous sommes ses remplaçantes.

-Démissionné ? Ally n'aurait jamais démissionné.

J'en suis certaine. Je parle un peu trop fort, je le sais. Un type de la sécurité arrive vers moi. Je me maudis.

-Madame, je vous demanderez de faire un peu moins de bruit. Ou je vous demanderez de partir.

Je roule des yeux, ce qui lui fait soulever un sourcil. Lui aussi est un petit nouveau. Je reviens vers les deux filles sans attendre.

-C'est quoi vos prénoms ?

Je n'aime pas ne pas savoir. Je suis chez moi ici. Je dois tout savoir. Hors, je me sens comme la petite nouvelle. Grrr... Irritant. Celle à ma droite, prend la parole.

-Je suis Evelyn et voici Jenna.

-Enchantée. Fis-je pas le moins du monde. Vous ne savez toujours pas Evelyn et Jenna pourquoi Ally ne travaille plus ici ?

-Non.

Je souffle résigné. Soit elles ne savent rien. Soit elles ne veulent rien dire.

-Je vais demander directement à la personne qui gère le recrutement. Merci de votre aide.

Je me retourne pour tomber nez à nez avec... Nastacia Polska. Je pousse un léger cri et me retient au bureau des deux nouvelles brunes.

-Seigneur Nastacia. J'ai eu la peur de ma vie.

-Bienvenue parmi nous, madame Weber ! Dit-elle joyeuse, en jetant un regard par-dessus mon épaule.

J'entends aussitôt des petits bruits de surprise.

-Qu'est-ce que tu fiche ici ?

Elle fronce les sourcils.

-Je travaille à la comptabilité. J'ai été transférer après un mois et demie.

-Pourquoi ? M'enquis-je surprise.

-Je préfère les chiffres. Et entre nous, je ne faisais pas l'affaire.

-Il a été si horrible que ça ? Murmurais-je.

Elle sourit, mais c'est plus une grimace.

-Je suis bien contente de vous voir revenir, Madame Weber. L'entreprise n'était plus la même sans vous.

-Moi aussi, je suis heureuse de revenir. Rigolais-je, en me dirigeant vers l'ascenseur.

Durant notre trajet, Nastacia m'informe des différents changements qui ont eu lieu. Par exemple, je sais que l'assistante personnelle de Max que j'ai croisé la dernière fois à Paris a démissionné et qu'une autre femme est à sa place. Lorsque les portes s'ouvrent tout le monde est au courant que je suis dans l'immeuble. Les deux vipères en bas ont dû envoyer un mail ou un truc du genre. On me fait des grands sourires, presque des courbettes. Je revois des visages familiers. Je suis à nouveau chez moi. J'aime ça !

Rapidement, je me retrouve devant mon ancien bureau. Celui situé en face de la porte de Maximilien. La porte est d'ailleurs grande ouverte. Faisant signe à ma nouvelle remplaçante (qui est blonde pour ne rien arranger) de ne pas dire un mot, je m'installe au bureau de Nicholas qui est vide. J'attrape le téléphone et appel Maximilien. Une à deux secondes plus tard, il répond.

-Oui ? Grogne-t-il littéralement.

-Tu peux tirer l'oreille de Nicholas pour moi ? Il n'est pas à son poste pour m'accueillir comme il se doit.

Je l'entends jurer. Raccroché. Et venir jusqu'à moi avec Nicholas sur ses talons.

-Angela ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je n'avais pas envie de rester à la maison. Fis-je innocemment.

Il lève les yeux en l'air tandis que je me lève de la chaise de Nicholas.

-Ravie de te voir ici, la française. Dit-il un grand sourire sur le visage.

-Avoue que je t'ai manqué !

-Pas une seule seconde. Souffle-t-il, avec un clin d'œil.

Je sais que ce n'est pas vrai. Nicholas m'a envoyé différents mails au début pour me demander de revenir. Et je sais que dernière nos petits jeux... on s'apprécie. Max retourne dans son bureau et je le suis docilement. Je referme la porte et me retrouve aussitôt appuyer contre. Il m'embrasse déjà. Avec amour et fougueux.

-C'était une torture de te laisser dormir. Grogne-t-il en me regardant profondément.

-Je te remercie de l'avoir fait. J'en avais besoin.

Il sourit sans arrêter de m'embrasser.

-Je suis contente de te voir. Chuchote-t-il à mon oreille.

-Moi aussi.

Il finit par s'écarter de moi et rejoindre son bureau. Personne ne viendra nous déranger. Personne n'est assez fou.

-Tu voulais discuter de quelques choses spécifiquement ? Questionne-t-il avec un petit sourire.

-J'ai plusieurs questions avant d'arriver au point essentiel.

Ma voix est douce. Trop douce. Il le sait. Maximilien me regarde du coin de l'œil, en reprenant sa place dernière son ordinateur. Je m'installe sur une chaise en face de lui.

-Dois-je m'inquiéter ?

-Pas que je sache.

Je souris doucement avant de poser ma première question.

-Qui est mademoiselle assistante personnel remplaçante numéro cent dix ?

Maximilien me fixe avec puissance. J'ai envie de me tortiller sur ma chaise, mais je ne le fais pas. Je ne suis pas une de ses petites femmes avec qui il peut utiliser ses pouvoirs d'homme puissant. Non. Pas avec moi. Je sais le faire changer d'avis et le contraindre à prendre certaine décision. J'arrive même à lui tenir tête. Chose rare.

-Max ?

-Hum ?

-Répond à la question !

-Je ne me souviens pas de la question. Dit-il en haussant les épaules.

J'ai envie de rire, mais je me force à reposer la question. Calmement et naturellement. Du moins, le plus possible.

-Qui est ta nouvelle assistante ?

-Chelsea Volturi. Répondit-il très naturellement.

-Depuis quand travaille-t-elle pour toi ?

-Quelques semaines. Bredouille-t-il.

Je reste silencieuse et me contente de le regarder. Il soutient mon regard sans ciller. Du moins au début. Il souffle finalement.

-Très bien. Je l'ai engagé y a deux semaines.

-Qu'est-ce qui s'est passé avec les autres ?

-Tu connais déjà la réponse, bébé. Ne me provoque pas trop !

Je souris simplement.

-Bien. Passons à l'autre question alors !

-Je t'écoute. Grogne-t-il en mettant en silencieux son téléphone portable qui vient de vibrer.

-Prend le si c'est urgent.

-C'est ma mère. Elle peut attendre.

J'ai envie de rire. Il est tellement déstabilisé, quand il s'agit de sa mère ou de sa famille. Un vrai petit enfant.

-Donc, tu as une autre question ?

Je hoche la tête rapidement.

-Ally ? Pourquoi les deux filles à l'accueil ont remplacé Ally ?

Maximilien grimace. Hum... pas bon signe ça !

-Tu ne devais pas venir aujourd'hui. Je comptais tout te dire ce soir.

Je fronce les sourcils.

-Me dire quoi ?

-Tu te souviens quand j'ai mentionné hier que Nicholas n'était pour rien dans les fuites de la société en direction de mon père ?

Je retiens ma respiration.

-La personne qui vendait les informations était Ally. Pas Nicholas.

-Putain de bordel de merde. Lâchais-je en français. Tu n'es pas sérieux ?

-Je suis plus que sérieux, Angela. Dit-il en anglais parfait. J'ai pris en flagrant délit Ally de ventes d'informations. J'ai fait suivre mon père, Ally, Nicholas et même le pauvre type de la comptabilité.

-Qui? M'étonnais-je.

-Mr Barnes ! Grogne-t-il.

-Le directeur financier ? M'étranglais-je.

-Oui. J'avais de gros doute sur lui. Mais, finalement nous savons qu'Ally était la fautive de ton renvoie en France.

Je n'en revenais pas. Je pensais qu'Ally était une collègue plutôt rigolote, travailleuse et surtout dévoué à l'entreprise. A Maximilien. Je n'arrive pas à l'imaginer. Nous trahir. Me trahir.

-Pourquoi a-t-elle fait ça ? Chuchotais-je ridiculement.

En réalité, c'est plus un sanglot. J'ai mal au cœur de savoir qu'Ally me voulait du mal. Putain, elle m'avait même invité à son anniversaire l'année dernier. J'avais de très bon souvenir d'elle.

-Mon père lui a donné beaucoup d'argent, bébé. Dit-il en se levant de son siège pour se poster sur celui à ma droite. Je suis désolé. Mon père veut juste me faire capituler. Il utilisera tout le monde contre moi.

-Je n'aime pas ton père. Bredouillais-je.

-Personne n'aime mon père. Souffle-t-il, en attrapant ma main.

Il la sert fermement et m'offre un petit sourire. Nous restons silencieux quelques minutes. Ça me fait du bien. J'ai beaucoup à réfléchir depuis qu'il est venu me rendre visite à l'église. Et que j'ai trouvé les deux contrats dans l'enveloppe. Je souris malgré moi à cette idée.

-Quoi ? Murmure-t-il, en se penchant pour m'embrasser sur le bout du nez.

-Je repense à ta dernière venu.

-A l'église ?

Je hoche la tête sans le regarder.

-Tu es complètement dingue d'être venue à l'église de mon père. En plus, je crois que ma mère t'aime bien.

-C'est une femme très gentille et remplit de ressource. Souffle-t-il gentiment.

-Mes frères veulent te rencontrer. Lui expliquais-je assez mal à l'aise pour le coup.

-On les fera venir.

Je souris.

-Mon père veut visiter New-York. Je n'arrive pas à y croire. Il a toujours refusé de partir trop loin de son église !

-Il veut voir ou tu vis. C'est normalement je pense.

Je roule des yeux malgré moi. Maximilien me réprimande aussitôt. Je lui tire la langue.

-De toute façon, je ne te laisse plus quitter le territoire américain sans moi à tes côtés.

-Une promesse ?

Maximilien se penche vers moi et je m'empresse de faire de même. Il me fixe avec tendresse.

-Je promets de ne plus te quitter, Angela. Je promets également de t'aimer, de te chérir et de faire ton bonheur.

-On dirait des vœux de mariage. Rigolais-je, avant que mon rire ne meure face à son visage qui se décompose. Merde... Max, je suis dés...

Maximilian m'interrompt en attrapant mon menton et il vient poser ses lèvres sur les miennes. Il me fait littéralement taire. Il ne semble pas contrarier, alors je me concentre sur ses lèvres. Elles sont douces et très agréable. Il enlève ses mains de mon menton pour les glisser dans mes cheveux. Il m'attire un peu plus vers lui. Je suis sur le bord de ma chaise. Presque en équilibre pour me rapprocher. Max doit savoir que je ne suis pas stable, puisqu'en un mouvement il me soulève et je me retrouve sur ses genoux. Je lâche un petit gémissement sans arrêté de l'embrasser. Je passe mes mains derrière sa nuque sans attendre pour approfondir ce baiser.

De doux, il passe à torride. Aussi insatiable que lui, j'ouvre la bouche pour l'embrasser. Passionnément. J'aime être là, dans ses bras. Contre lui. Trop vite à mon goût, Maximilien nous sépare. Je grogne ce qui le fait sourire.

-Doucement, je vais avoir les lèvres en feu pour mon prochain rendez-vous.

-M'en fiche. Soufflais-je, en me relevant tout de même de ses genoux.

-Tu rentres à la maison ou tu es prête à prendre tes nouvelles responsabilités ? Réclame Max en essayant de lisser son costume.

-J'ai des modifications apporté au contrat.

-Le contraire m'aurait étonné. Soupire-t-il, avant de m'administrer un clin d'œil.

Sans rien ajouter, je sors l'enveloppe qui contient les deux contrats et le lui temps. J'ai le cœur qui bat vite. Très vite pour le coup. Sans me regarder, Maximilien Taylor Stuart... cet homme incroyable se réinstalle derrière son bureau. Max commence la lecture du premier contrat. Il attrape un stylo rouge et raye ou entour certaine chose. Au bout d'une vingtaine de minutes... il relève la tête vers moi.

-Je veux revoir certain points avec toi. Le bureau ? Tu es certaine de ne pas vouloir partager mon bureau ou avoir ton ancien ?

-On va se voir tous les jours et même la nuit, Max. croit moi tu vas vouloir ton indépendance. Soufflais-je délicatement.

Il bougonne un mot que je n'arrive pas à identifier. Il reprend dans la foulée.

-Tu veux un bureau à l'étage où tu veux que je parcoure tout le bâtiment pour venir te voir ? Hargne-t-il sans attendre.

Il est déçu. Je peux le comprendre.

-Je tiens juste à notre état d'esprit, Max. tu seras d'accord avec moi quand tu auras arrêté de bouder.

-Je ne boude pas. Dit-il en fronçant les sourcils.

-Continue ta lecture ! Tranchais-je avec un grand sourire.

Il bougonne aussitôt ce qui me fait glousser. J'arrête des que son regard rencontre le miens. Je joue avec le feu. Comme toujours.

-Bien... pour le salaire. Je ne vais pas faire d'effort.

-Tu...

-aucune négociation possible, Angela. Tu auras pas un centimes de moins... et si tu continues à négocier je monte le prix.

-C'est ridicule. Sifflais-je. Tu as carrément triplé mon salaire, Max.

-Tu as dit que Dior avez triplé. Je pense que c'est normale que j'en face autant.

Je suis stupéfaite. Il marque un point.

-Tu auras plus de responsabilité et plus de travail. Le salaire va avec. Dit-il en soulevant les épaules.

Il ne changera pas d'avis. Je le sais.

-Parfait. Tu gagnes.

-Je gagne toujours, Angie.

Je ne souffle pas mot. Je sais qu'il a toujours le dernier mot. Mais, je risque de le surprendre une fois encore. J'ai hâte... même si je suis très stressé pour le coup.

-Autre chose ? Fis-je délicatement.

Maximilien revient sur le contrat et pointe son stylo dessus.

-Je vais faire changer les adresses. Je remplace celle de l'appartement par mon adresse.

-D'accord. Souris-je.

-Autre chose, mademoiselle Weber.

Je fais signe que non. Il rassemble les différentes feuilles du contrat et les poses dans l'angle de son bureau.

-Parfait... je crois que...

Maximilien vient de voir l'autre contrat. Celui que je redouté. Le contrat de mariage. J'aurais pu rire de son expression, si je n'étais pas aussi stressé. Morte de peur serait plus réaliste pour dire vrai. Je retiens mon souffle, lorsqu'il attrape le document du bout des doigts. J'ai l'impression qu'il est au ralenti. Il ne dit rien durant de longue minute. De très, longues minutes. Et je reste assise sur ma chaise. Immobile. En attendant qu'il réagisse.