Chapitre 12
J'attends. Je pense que ça doit faire deux ou trois minutes que Maximilien a vu le document. Qu'il a certainement dû lire ce que j'ai ajouté à la place de la signature. Et il n'a toujours pas prit la parole. Je dois le faire réagir. Pour ma santé mentale en premier lieu.
-Max ?
Il lève lentement le visage vers moi. Il penche la tête sur le côté. Je ne peux m'empêcher de trouve ça adorable et en même temps très sexy. Surtout avec son costume d'homme d'affaire.
-Tu en pense quoi ?
Il se racle la gorge et passe une main dans ses cheveux. J'adore quand il fait ça. Sa main fini par maser la peau certainement tendu de sa nuque.
-Je... je pense que j'ai beaucoup à apprendre de toi.
Il se racle à nouveau la gorge.
-Que tu es une personne fabuleuse et que j'accepte tous les termes du contrat.
-Tous ? Fis-je souriante.
Maximilien attrape le contrat de mariage et le soulève pour mieux y lire.
-Je suis d'accord pour demander ta main à ton père.
-On va devoir repartir en France ! Lui rappelais-je.
-J'avais plutôt envie de le faire venir ici. Chez nous. Avec ta famille.
-Avec mes frères ?
-Oui.
-Hum... Jessica va vouloir venir. Bougonnais-je.
-Qui est Jessica ? Réclame-t-il tendue.
Je lève les yeux en l'air.
-Une ancienne très bonne amie à moi qui sort maintenant avec mon frère ! Pestais-je.
-Isaac ? Réclame-t-il.
-Joshua. Rigolais-je.
-Et tu n'aimes pas ça ?
-Je ne sais pas. Murmurais-je sans y réfléchir. Nous étions amis avant que je ne vienne aux USA. Maintenant, tout est différent.
-C'est toi qui décide. Soit on l'invite... soit on l'ignore !
-Mon frère risque de mal le prendre.
Il hoche la tête et reporte son attention sur le document.
-Je suis également d'accord et a cent pour cent pour te reformuler ma demande en mariage.
Il me regarde tendrement par-dessus le bout de papier.
-Tu auras une demande digne des films télévisé, ma belle.
-J'en demande pas autant.
-Tu auras ton conte de fée à l'américaine. Dit-il en utilisant une voix
-Ah... mon héros ! Fis-je en tapant des mains comme une adolescente.
Il rigole tout comme moi.
-Et pour le dernier point ? Questionnais-je, me mordant la lèvre inférieure.
-Tu es certaine de ne pas vouloir savoir le lieu du mariage ?
-Oui. Je veux avoir la surprise. Lui expliquais-je.
-Mais, si ça ne te plaît pas ? S'enquit-il étonné.
-J'aimerai Max. Je me fiche de l'endroit. Je veux juste me marié avec toi.
-Parfait. Nous sommes donc d'accord sur les termes de ce contrat.
-Oui.
-Et tu as lu le reste ? Questionne-t-il inquiet.
-Oui. Souris-je grandement.
-Tu es donc d'accord sur tout, Angie ?
-Je suis heureuse que tu aies pensée à tout. Si notre mariage ne tient pas, je refuse de prendre la moitié de ton entreprise ou de tes biens. Ce qui est à toi et à toi. Et ce qui est à moi reste à moi.
-Ravie que tu le prennes si bien. Par contre, ce que nous construirons ensemble, sera partager en part égale.
-Bien. Fis-je en haussant les épaules.
Maximilien ne sait pas que si jamais on divorce et que notre mariage ne tient pas le coup... je préfère fuir et partir sans rien, plutôt que d'avoir des souvenirs de lui. De me sentir redevable ou un truc du genre.
-Je crois que nous sommes officiellement fiancés. S'amuse Maximilien, en se levant de son siège.
J'en fais de même en rigolant.
-La demande est un peu ridicule, mais je crois que nous le sommes. M'amusais-je, en le serrant fortement dans mes bras.
Maximilien me sert fort lui aussi. Tellement que j'ai les os prêt à craquer. Il s'en rend certainement compte, car on relâche légèrement notre étreinte en même temps pour s'embrasser.
-Tu seras une femme heureuse, Angela. Je te le promets.
-Je te fais confiance. Sinon... j'envoie mes frères.
-Pas besoin de jouer les rebelles. S'amuse-t-il, en m'embrassant du bout des lèvres.
-oh... et pour mon nom de famille ?
Maximilien grogne.
-C'est le point sensible, Bébé. Je ne suis pas favorable à l'association de nos deux noms.
Je le savais. Maximilien sera intransigeant sur ce point. Je voulais tout de même essayer. Juste pour avoir bonne conscience sûrement.
-C'est important, Angie. J'ai besoin de savoir que tu porteras mon nom.
-Je peux accrocher ton nom après le mien ? Risquais-je.
Maximilien réfléchit. Il n'est pas convaincu. Il me veut pour lui. Rien que pour lui.
-Je vais y réfléchir.
-Qu'est-ce qui pose problème, Max ? Chuchotais-je presque.
Je le vois fermer les yeux quelques secondes pour rassembler ses mots ou ses pensées avant de m'expliquer vraiment ce qui le tracasse dans cette histoire de nom de famille.
-J'ai toujours rêvé d'épouser la femme de ma vie. Celle qui ferait partie intégrante de mon univers. Le mariage c'est sacré pour moi. Je ne sais pas pourquoi. Juste de savoir que quelqu'un sacrifie quelques choses pour moi et important à mes yeux.
-Je sacrifie mon pays, ma famille et ma vie en France pour toi. Lui rappelais-je.
-Je sais. C'est déjà beaucoup, mais...
-Pas suffisant.
Il hoche la tête lentement.
-J'ai besoin de savoir que tu es à moi. Totalement à moi. Et que tout le monde le sache. Et surtout, je pense à nos enfants. Je veux former une belle famille et que tout le monde es le même nom de famille.
J'ai un arrêt de battement de cœur. Nos enfants ? Merde, c'est la première fois que je l'entends dire ça. Parler d'enfants ? Je ne savais même pas qu'il en voulait.
-Tu veux des enfants ?
-Oui. Pas toi ? S'étonne-t-il.
-Si. mais, je ne savais pas que tu en voulais.
-Pourquoi n'en voudrais-je pas ? Dit-il étonnée.
-Je ne sais pas. Je ne savais pas c'est tout. Miaulais-je pratiquement sous son regard vert intense.
-Je veux des enfants Angela. Je veux des enfants de toi.
-Moi aussi, souris-je bêtement.
En fait, mon sourire est dix fois plus grand que d'habitude. Tellement que j'eus même mal à la mâchoire.
-On va te trouver un bureau ? S'amuse Maximilien.
-Allons-y, partenaire.
-J'aime t'entendre me dire ce genre de chose.
Nous sortons du bureau, main dans la main et surtout en rigolant. Nicholas relève un sourcil presque sous le choc. Je fais signe à Max d'attendre et présente ma main libre à sa nouvelle remplaçante.
-Chelsea Volturi, je suis Angela Weber.
Elle ne semble pas surprise. Au contraire. Elle sert ma main d'un coup sec et bref.
-Je sais qui vous êtes, Angela.
-Madame Weber. La repris-je rapidement.
Je ne l'aime pas. C'est décidé. Et Nicholas ne doit pas l'aimer non plus. Elle ne relève pas le pique suite à ma reprise de politesse.
-Madame Weber est la nouvelle co-directrice de l'entreprise. Elle devient donc officiellement mon bras droit. Chantonne Max, en se tournant un peu plus vers Nicholas.
-Félicitation, Angela.
-Merci Nicholas.
Il a l'air vraiment très heureux pour moi. Je peux le sentir.
-Je tiens à m'excuser pour notre dernière semaine avant mon départ.
-Monsieur Stuart à expliquer la situation. Je te pardonne petite française.
-Tu es trop généreux avec moi. Fis-je joueuse.
-Bon, c'est pas un peu fini ? On y va ou pas ?
Je lève les yeux en l'air, mais suis docilement Maximilien à travers l'étage. Nous passons toutes les pièces pour savoir ce qui me correspond le mieux. Après pratiquement une demi-heure nous sommes d'accord pour choisir un des bureaux libres au bout de l'étage. Max fait la tête durant quelques minutes, mais fini par abdiquer. C'est un bureau assez petit, mais il a décidé d'ouvrir le mur entre deux autres bureaux pour faire qu'une seule grande pièce. Je ne discute pas pour une fois. Je vais avoir besoin d'espace.
-Tu partages mon bureau en attendant les travaux. Bougonne-t-il, en retournant jusqu'au sien.
-Promet moi de ne pas faire traîner les travaux et j'accepte.
Je l'entends bougonner dans sa barbe, ce qui me fait sourire. Max fini par promettre. Quand nous entrons dans son bureau, son assistante personnelle qui et aussi la mienne maintenant, lui apporte différent documents et des messages. Maximilien lui demande de me les données, pendant qu'elle voit avec lui le planning.
Je suis en train de lire ses messages, quand un retient mon attention. Je relève le visage pour voir Max et Chelsea fixer l'ordinateur. Je me racle la gorge mal à l'aise.
-Y a une raison spécial pour que ton ex-petite amie t'appelle?
Sa tête bascule aussitôt vers moi. Il semble sous le choc. Comme moi d'ailleurs.
-Pardon ? S'étrangle-t-il.
Je répète ma question en essayant de ne pas montrer que cela me peine.
-Pourquoi ton ex-petite t'appelle, Maximilien ?
-De qui tu parles, bon sang ?
-Adrianne Palicki !
Cette fois, j'ai craché son nom et je n'en suis pas vraiment fière.
-Il n'y a rien entre Adrianne Palicki et moi. Tu le sais très bien. Elle doit sûrement appeler pour son contrat.
En plus d'avoir une discussion peu agréable, son assistante n'en perd pas une miette.
-Je peux donc gère cette affaire ? M'enquis-je, en arquant un sourcil.
-Nicholas va le faire. Tu es trop énerver contre elle pour ça !
Il a raison. Cependant, je ne lui dirai jamais. Je préfère continuer à lire les post-it avec ses messages. Y en a un qui me fait rire. Ce qui attire l'attention des deux autres.
-Je crois que je vais lire mes messages à l'avenir, ma belle.
-Je crois que tu n'auras pas le choix. Souris-je deux fois plus.
-Bon qu'est-ce qu'il se passe cette fois ?
-Ta mère veut savoir pourquoi tu ne réponds pas à ton message. Et surtout pourquoi, elle n'arrive pas à joindre ta splendide femme !
Maximilien grogne aussitôt et me jette littéralement son téléphone. Je compose le numéro de téléphone de sa mère, sous son regard amoureux. Et celui scandalisé de son assistante. Ils se remettent au travail tandis que la mère de Max décroche.
-Enfin, tu daigne me rappeler. Siffle-t-elle à l'autre bout du téléphone.
-Bonjour Madame Thompson, C'est Angela.
Elle se reprend aussitôt et ronronne presque.
-Oh, Angela chérie. Je suis contente de t'entendre. C'est avec toi que je voulais parler de toute façon.
-Avec moi ? Vraiment ?
Max jette aussitôt le stylo qu'il avait en main dans ma direction. Je l'adresse sans mal. Ce qui me fait sourire.
-Que puis-je pour vous, Madame Thompson?
-Poppy et moi avions pensé à vous amener dîner cette semaine.
-M'emmener dîner ? M'étonnais-je.
Maximilien grogne aussitôt, mais ne quitte pas l'écran des yeux.
-Oui. Vous êtes d'accord ?
-Euh... quand ? Fis-je timidement pour le coup.
-Demain soir ?
-Demain ? Je demande à Maximilien, une seconde.
Maximilien est déjà réactif.
-Demain ce n'est pas possible. Nous avons rendez-vous d'affaire.
-Après-demain ?
-Elle n'a cas venir manger à la maison. Siffle-t-il impatient.
-Euh... en réalité, Poppy et ta mère veulent m'amener dîner, Max !
Il semble choqué un instant, mais ce reprend. Il me fait signe de lui donner le téléphone quelques secondes plus tard. Je le fais un peu craintivement.
-Salut maman. Tu me vole déjà Angela au bout d'une journée ? Tu ne pouvais pas attendre une semaine ?
Il semble contrarier. Je lui fais les gros yeux. Il envoie ma réaction d'un mouvement de main. Idiot, pestais-je mentalement.
-…
-Demain, ce n'est pas possible. Clame-t-il après un petit moment. Pas le soir du moins. Mais, tu peux déjeuner avec Angie demain midi !
-…
-Parfait. Elle y sera.
Il raccroche sans cérémonie.
-Soit gentil avec elle.
-Ma mère est irritante. Siffle-t-il en posant le téléphone sur son bureau. Je crois que tu me distrais un peu trop. Va donc voir avec Nicholas les nouveaux dossiers.
-Avec plaisir, monsieur Stuart. Souris-je fièrement en me levant de mon siège.
Je suis prête à sortir du bureau quand Max m'interpelle.
-Angie ?
-Hum ?
-Tu m'as beaucoup manqué. Et c'est très agréable de t'avoir de nouveau à porter de main !
Je suis sous le choc. Il le dit avec une telle simplicité que ça me bouleverse.
-Je...
-Va travailler Angela ! Murmure-t-il en me faisant signe de disparaître de son bureau.
-A vos ordres, monsieur Stuart.
Il sourit et je lui envoie un clin d'œil. Nicholas qui n'a rien manqué de la scène semble prêt à vomir. Du moins, il le fait croire.
-La ferme, Will Truman!
-Merde tu viens vraiment de me comparer à Will et Grace ? S'amuse-t-il.
-Ouep.
-Tu es diabolique, Miranda Priestly !
Je rigole de la comparaison avec la reine de la provoque dans le film « le diable s'habille en Prada » et m'installe à ses côtés. J'ai du travail à rattraper. J'ai en réalité, six mois à rattraper.
*/*
Dix-huit heures. Maximilien sort de son bureau le téléphone collé à l'oreille. Il me fait un petit sourire. Nicholas est déjà partie ce veinard… mais, je sais qu'il était là depuis sept heures du matin. Max n'accorde aucune attention à son assistante, ce qui me ravie.
-Tu es prête, Angela ?
Je hoche la tête en appuyant sur l'écran d'ordinateur pour le mettre en veille.
-A demain. Fis-je à Chelsea, qui m'offre un rapide mouvement de tête.
Grrrr. Je ne l'aime pas. Vraiment pas. Il va falloir qu'elle comprenne sinon elle prendra la porte. Max m'attend déjà dans l'ascenseur. Veste et sac sur le bras, je m'adosse sur la paroi tout en récupérant mon téléphone portable. J'ai deux messages. Le premier de ma mère.
«Bonjour Choupette.
Ton père et moi avons pensé venir te rendre visite dans deux mois.
Ça sera possible ? Bonne journée, maman ».
Je souris grandement en lui répondant.
« Je vois avec Maximilien, mais il n'y aura pas de problème.
On réservera les billets d'avions pour vous. Bisous ».
L'autre message est de Bella.
« Nous voulions juste avoir de tes nouvelles.
En espérant que les retrouvailles avec ton chéri ce soit bien passé.
Ici tout ce passe bien. Ma grossesse aussi.
On pense fort à toi. Bella et Edward. ».
J'appelle directement Bella, tandis que nous sortons de l'ascenseur. Elle répond à la troisième sonnerie.
-Hey l'américaine ? Quoi de neuf ?
-Tout va super bien. Rigolais-je face à son empressement. Je suis arrivé hier et j'ai repris le boulot aujourd'hui.
Je monte sur le siège passager, tandis que Max s'installe dernière le volant. Il a raccroché le téléphone. C'est déjà ça. Par contre, il va pouvoir écouter toute ma conversation à loisir.
-Merde, tu ne pouvais pas rester tranquille une seule journée !
-J'ai été tranquille six mois, Bella. J'ai besoin de retrouver mon univers et mon monde.
-D'accord... mais pense à lever le pied bon dieu.
-Je ne suis pas enceinte comme toi. Rigolais-je tandis que Max pivote le visage vers moi.
Nous sommes sorties du parking souterrain et il roule déjà dans la rue.
-une amie d'enfance. Lui chuchotais-je.
-Tu parles à qui ?
-Maximilien. Fis-je à Bella l'inquisitrice.
-Ah, vous êtes ensemble. Bon on se rappelle alors... Je veux connaître les détails.
-Très bien. On se rappelle. Bisous à tout le monde.
-Bisous, Angie. Chantonne-t-elle avant de raccrocher.
Max va à toute vitesse à travers la ville. Je me rends compte en regardant le paysage qu'on ne rend pas à l'appartement.
-ou allons-nous ? M'enquis-je surprise.
-Je dois rectifier un petit détail. L'entendis-je murmurer.
-Quel détail ? Fis-je soupçonneuse.
-Soit patiente, Angie chérie. Nous allons arriver.
Un peu inquiète, mais également excitée, j'essaie de savoir ce que le « détail » peut-être. Cinq minutes plus tard, je suis abasourdie lorsqu'il se gare devant l'enseigne brillante et très luxueuse de Tiffany & Co. Bouche bée, je me tourne vers Max. Il me sourit gentiment.
-Ma fiancée ne peut pas rester sans bague.
-Effectivement. Murmurais-je le rouge aux joues.
Parfait. Allons donc remédier à ce détail.
Je souris lorsqu'il se penche pour m'embrasser du bout des lèvres. Max sort de la voiture et j'en fais autant. Il est garé devant le magasin et se fiche de savoir s'il a le droit ou pas. J'aime cette façon de penser. Maximilien peut se permettre ce genre de chose. Il pourrait même s'offrir une voiture par jour s'il le désiré. Je suis toujours un peu mal à l'aise pour ma part. Mais, je ne préfère pas le lui dire pour ne pas avoir encore une conversation houleuse. J'ai juste envie de profiter pour une fois. Et je rêve d'avoir ma bague de fiançailles. Celle qui me relie à Maximilien Taylor Stuart. L'homme que j'aime plus que tout.
Dès que nous passons la porte de la boutique, les trois vendeuses et le couple nous fixent. Le couple chuchote aussitôt alors qu'une vendeuse vient vers nous. Blonde, de jolis yeux marrons clair et une tenue très séduisante. Pourtant, je suis rassuré quand Max passe un bras autour de ma hanche et me rapproche de lui. Il a remarqué son regard insistant sûrement. Il essaie peut-être de me rassurer ?
-Monsieur et Madame, puis-je vous aider ?
-Nous souhaitons voir vos bagues de fiançailles. Souffle Max simplement.
La jeune femme hoche la tête en ayant un sourire crispé.
-C'est pour madame ? Risque-t-elle en nous guidant vers un espace plus loin dans le magasin.
-Oui. Et je suis le futur marié, si cela clarifie la situation.
Je donne un petit coup de coude à cet homme arrogant et sourit doucement à la vendeuse.
-Nous avons eu une longue journée. Je suis désolé !
-Je comprends tout à fait. Je ne voulais pas être impoli ou autre. Dit-elle avec un grand sourire commercial.
La jolie blonde qui doit avoir dans les trente ans, nous montrent plusieurs bagues. Dans des styles différents. Pourtant, aucune n'attire mon attention. Aucune que je souhaite à mon doigt du moins.
-Angela ? Souffle Max, en rejetant mes cheveux en arrière pour pouvoir lire l'expression de mon visage.
-Je ne sais pas. Je trouve ça trop...
-voyant ? Termine-t-il pour moi.
-Exact ! Grimaçais-je.
Max relève le visage vers la vendeuse qui semble sous le choc.
-Vous n'avez rien d'autre ?
-Euh... si bien sûr... mais, la gamme est plus élevé.
J'ai un petit rire malgré mon envie de rester neutre. Max me réprimande d'un regard. Je me reprends très vite.
-Allons voir la gamme plus élevé. Dit-il très naturellement.
Je roule des yeux et croise le regard surprit de la vendeuse. J'ai envie de lui dire que cet homme est multimilliardaire, mais je ne le fais pas. Ça ne sert à rien de lui exposer sa fortune. La vendeuse finie par nous amener dans un autre endroit de la boutique. Les bagues sont beaucoup plus jolies. Et plus simple. C'est ce qui me correspond.
-Celle-ci. Murmure Maximilien en pointant une bague à travers la vitre.
-Oui. Elle est très jolie.
-Simple et raffiné. Tout comme toi.
Je souris, tandis que la vendeuse sort la bague pour me la montrer. Elle est exactement comme je l'imaginer.
-Une bague taille princesse. Nous informe la cliente en la donnant à Maximilien.
Ce dernier récupérer ma main et le fait glisser le long de mon doigt. Elle est pile à ma taille.
-Elle t'aime déjà. S'amuse Max, tandis que je porte ma main plus haute pour mieux l'analyser.
-Cette bague fait deux carats. Reprend la vendeuse.
Cette bague à un diamant blanc d'une allure élégante et exceptionnelle. Elle brille de mille feux mais semble aussi resté sombre et discrète.
-Vous avez la bague avec des carats supérieurs ? Réclame Max doucement.
La femme hoche la tête.
-deux virgules cinq carats.
-J'aime bien celle-ci. Fis-je. Elle est parfaite, regarde !
Je lui mets ma main sous le nez et il a un regard attendrissant.
-c'est celle-ci que je veux Maximilien.
-Sur ?
-Oui. Rigolais-je en l'embrasser sur la joue. Je veux celle-ci pour me rappeler ta ravissante demande en mariage.
Max grogne aussitôt et m'attrape le menton pour bloquer mon visage.
-Je vais en entendre parler encore longtemps ?
-A vie ?
-Tu me le promets ?
-Promis, monsieur Stuart. Vous me supporterez à vie !
Il semble satisfait de ma réponse puisqu'il m'embrasse délicatement puis tourne le visage vers la vendeuse qui semble se liquéfié sur place.
-Nous allons prendre cette bague.
-Très bien. Bredouille-t-elle, avant de retourner derrière le comptoir central.
La bague toujours à mes doigts, on la suit docilement.
Derrière le comptoir, notre vendeuse discute à voix très base, avec une autre vendeuse, tandis que la troisième s'occupe toujours du couple qui semble n'avoir dieu que pour nous. Super.
-Tu es sur du choix ?
-Oui et toi ? Rétorquais-je.
-Parfaitement, Angie.
Max m'embrasse doucement, tandis que la femme fait glisser le ticket de caisse devant Max. Je m'étrangle presque avec ma salive, en voyant le montant : 44,500 dollars pour une bague. Putain, de merde.
-Max... commençais-je.
-Pas un mot. Sinon, je t'achète les boucles d'oreilles et le collier qui vont avec.
Il ne me regarde même pas lorsqu'il tend sa carte American Express Centurion. Vu le visage de la femme, elle ne s'attendait pas à ça. Max sort déjà son téléphone de sa veste et compose le numéro abrégé de son banquier. Numéro personnel évidement.
-Bonsoir monsieur Hartmann ici Maximilien Stuart.
-…
-Très bien je vous remercie. J'ai un retrait d'un gros montant qui va être effectué.
-…
-44,500 dollars.
-…
-Parfait. Merci à vous. Bonne soirée.
Max raccroche quelques secondes plus tard.
-Irritant. Soufflais-je.
-Il attendait mon appel.
Je renifle ce qui le fait sourire.
-On va au restaurant ou on rentre ? S'amuse Max sans prendre compte mon intervention.
-Ma journée a été longue... mais, nous pouvons aller au restaurant.
Il rigole, m'embrasse sur les lèvres rapidement avant de récupérer le boîtier pour taper son code confidentiel que lui tend la vendeuse blonde tout à fait bouleversé. Elle vient de comprendre qu'elle a devant lui Maximilien Taylor Stuart et doit se sentir très mal du début d'entretien.
-Merci. Chantonne-t-elle tout de même essayant d'avoir un grand sourire. Voici la pochette, les documents d'authentification, la garanti, la facture et le boîtier pour la bague.
-Merci infiniment ! Fis-je en récupérant le petit sac qu'elle me tend.
-Non, merci à vous monsieur et madame Stuart.
Elle nous offre un sourire tandis que je bloque sur la présentation qu'elle vient de faire. « Monsieur et Madame Stuart »... j'allais devoir m'y habituer je suppose !
*/*
Maximilien est sous la douche. J'ai pris la mienne après être rentré du restaurant. Nous avons eu l'attention de tous comme à chaque fois et j'ai eu loisir à m'extasier devant ma bague. Ce qui a beaucoup fait rire l'homme de ma vie.
Je suis déjà au lit avec ma tablette, essayant à ne pas penser à mon envie irrésistible de lui sauter dessus. Notre seconde nuit ensemble et j'ai très envie d'avoir ma première relation sexuelle avec lui. Une nuit de plus sans le toucher serait une torture. J'essaie de me concentrer sur un livre, mais c'est mission impossible. Je devrais abandonner et trouver un nouveau livre avec une histoire un peu plus intéressante pour moi. Cependant, je persiste. Comme toujours. Le téléphone de Max se met à vibrer. Ça insiste beaucoup. Je me lève du lit et va le récupérer sur la commode. C'est peut-être urgent ou un membre de sa famille. Erreur.
Mon sang ce glace dans mon corps. Et ma respiration ce fait plus difficile. Merde. Pas elle. Je vais devenir folle. Littéralement. Entre Chelsea et Adrianne Palicki, je ne sais pas laquelle des deux m'irrite le plus. Je fixe le téléphone de Maximilien une seconde de plus, puis décide de le reposer.
Pourquoi Adrianne Palicki appelle-t-elle ? Surtout à cette heure-ci ?
Furieuse contre elle, contre lui et contre moi, je sors de la chambre et rejoins la cuisine. J'ai besoin de boire quelque chose de frais. J'attrape un verre et la bouteille de jus de fruits. Je suis à mon deuxième verre et des questions par millier quand Maximilien me rejoint dans la cuisine. Je n'ai pas allumé la lumière si bien que quand il le fait, je pousse un grognement et pose ma main sur mon visage. Max éteint aussitôt.
-Qu'est-ce que tu fais Angela ? Réclame-t-il inquiet.
-J'avais soif. Soupirais-je.
Je ne le vois pas très clairement. Il fait très sombre dans la cuisine et malgré que ce soit la pleine lune, la lumière n'entre pas totalement dans la pièce.
-Tu me rejoins au lit ? Questionne-t-il d'une voix étrange.
-Dans quelques minutes.
Max soupire fortement, mais me laisse seul. J'en profite pour fermer la bouteille et la replacer dans le frigo. Quand je passe le verre sous l'eau, une de mes pensées traverse mes lèvres dans un soupire de frustration.
-Je déteste Adrianne Palicki !
Malheureusement, pour moi, Maximilien Taylor Stuart n'es pas vraiment partie. Il est même derrière moi. Il pousse ses hanches contre mes fesses, m'obligeant à lâcher le verre dans un bruit fracassant pour me tenir au lavabo.
-Qu'est-ce que...
-Pourquoi tu n'as rien dit ? Siffle-t-il presque en colère.
J'essaie de me retourner, mais il me maintient plus fermement en posant ses mains sur mes hanches. Je ne peux pas fuir.
-Quoi ?
-Tu es en colère, car Adrianne a téléphoné ?
Je reste silence.
-Angela... j'ai besoin que tu sois honnête avec moi et que tu me dises ce qu'il te tracasse. Sinon, je ne pourrai pas t'aider. Et nous aider par la même occasion. C'est ça être un couple. Tu te souviens ?
Putain, je déteste quand il a raison. Malgré la peine ombre, je hoche la tête.
-Donc, murmure-t-il à mon oreille, tu es en colère du fait qu'Adrianne a téléphoné ?
-Oui. Chuchotais-je.
-Tu sais qu'il n'y a rien entre elle et moi. Pourquoi est-ce qu'elle t'énerve autant ?
Il semble vraiment vouloir savoir pourquoi je me mets dans cet état. Je n'ai pas envie de lui mentir ou de lui faire croire autre chose. Je lui dois la vérité et être franche, pour qu'on puisse avoir une vraie relation de couple.
-Quand, j'étais en France... c'est avec elle que tu m'a trahit. Chuchotais-je radicalement.
Max retient sa respiration sous la surprise. Peut-être le choc de ma révélation. Je continue tout de même. Il doit savoir.
-Tu m'avais quitté après une journée de rêve. La meilleure journée depuis mon arrivé en France. Juste parce que j'étais avec toi. Et que nous étions enfin ensemble. En tant que couple...
-Ang...
-Et tu es partie. Le coupais-je. Tu es partie en Amérique sans moi. Je n'avais plus de nouvelle. Et puis, je vois cet article d'elle et de toi. Vous promenant mains dans la main.
Sa main sur ma hanche est plus ferme. Il est en colère. Je le sais. Puis, la pression s'arrête. Il respire à nouveau lentement. Très lentement, Maximilien m'aide à me tourner entre ses bras. Je passe aussitôt mes bras autour de son cou. Je peux voir son regard électrique sur moi. Malgré la pénombre.
-Je suis désolé. Je n'avais pas compris. Je n'avais pas imaginé l'ampleur de la chose.
-C'est un crève-cœur de pensée à elle et toi. Lui révélais-je.
-Il n'y a pas d'elle et moi. Grogne-t-il en posant sa main sur mon visage pour m'obliger à relever la tête. Je ne connais que Maximilien et Angela. Rien d'autre. Seigneur Angie, je t'ai demandé en mariage. Je t'ai offerte une bague. Preuve de mon engagement envers toi.
-Je sais... c'est juste que...
-Tu dois me faire confiance. Je ne veux que toi. Je n'aime que toi. Nous allons être le couple le plus heureux de ce côté de la terre. Je te l'ai promis et je compte te le prouver... mais pitié, tu ne dois plus pensé à cette femme. Ni a aucune autre.
Je ne sais pas quoi répondre. C'est littéralement une déclaration qu'il me fait. Je n'étais pas préparer.
-Tu vas me refaire ta demande ? Fis-je pour détendre l'atmosphère.
-Je le ferai si tu n'étais pas à deux doigts de pleurer. S'amuse-t-il. Je t'aime Angela. Je sais que c'est difficile avec ton retour et des nouvelles fonctions, mais tout ira bien. Tu dois me faire confiance.
-D'accord. Murmurais-je, en me laissant enlacer totalement cette fois.
Max pose ses lèvres sur les miennes pour un baiser lent. Fin et délicat. Un baiser qui me bouleverse et me donne des frissons dans tout le corps. Je vois même quelques étoiles, quand il met un terme à notre baiser.
-Tu vas me rendre dingue ! Souffle-t-il en attrapant le bas de mon t-shirt. Je crois que j'ai très envie de ma future femme.
Mon cœur rate un battement. Putain, c'est torride de l'entendre dire ça ! Du bout des doigts, il attrape mon short et ma culotte pour les faire descendre le long de mes jambes. C'est très sensuel. Lorsqu'il remonte pour m'embrasser sur la bouche, je suis à moitié nu devant lui. Mon cœur bat vite. Très vite. Prenant les devants, j'attrape le bas de son short et le fait descendre. Il ne porte pas de sous-vêtement. Cette idée réchauffe mon sang un peu plus. Il est totalement nu lorsque, je me redresse. Je me mords la lèvre inférieure. Il passe son pouce sur celle-ci pour me la libéré. J'ai un grand sourire. Il me rend le même.
-Tu es absolument magnifique, Angie. Je l'ai toujours pensée.
Je fonds directement devant ce compliment et monte sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Maximilien est tellement doux avec moi. C'est incroyable.
-Je t'aime. Fis-je, alors qu'il fait passer mon débardeur par-dessus ma tête.
Ses lèvres sont encore sur les miennes. Je ne peux pas arrêter de l'embrasser. C'est presque vital pour le coup.
-Ici ou dans la chambre ? Réclame-t-il impatient.
-Je ne peux pas attendre d'être dans la chambre. Souris-je.
-J'aime cette réponse.
Maximilien attrape l'arrière d'un de mes genoux et le soulève au niveau de sa hanche. Je me tiens au meuble derrière moi d'une main, tandis que j'ai mon autre bras autour de ses épaules.
-Je vais être le plus doux possible.
Je ne peux rien répondre. J'ai les oreilles qui bourdonne, très chaud et presque des étoiles devant les yeux, lorsqu'il place son anatomie contre la mienne. Avec douceur et prudence, il pousse en moi. Je me tiens un peu plus à lui. Je laisse échapper un soupire de bienêtre et il fait de même.
-J'ai rêvé de ça depuis tellement de temps. Murmure-t-il, avant de bouger en moi.
J'ai le cœur qui bat trop vite pour mon propre bien. J'ai les oreilles qui bourdonnent. J'ai horriblement chaud aussi. Maximilien est doux. Très doux. J'aime ça. C'est très érotique de le voir faire. Surtout que je vois notre reflet sur le frigo. Et bon dieu... j'ai moi aussi rêvé de lui dans cette cuisine. Et pour notre première fois, nous touchons les étoiles. Maximilien prend de la puissance. Je sais qu'il n'est pas très loin de la jouissance, lorsque je passe mes mains dans ses cheveux et que j'ai mes jambes crocheter autour de sa hanche. Il me tient si fort contre lui que je ne peux pas bouger. Maximilien fait tout le travail et c'est très excitant. Tellement que je suis sur le point de …
-J'y suis. Pleurais-je littéralement.
Putain, depuis quand je pleure ?
Maximilien grogne pose sa tête contre mon cou. M'offre de grand et puissant coup de rein et je me sens totalement transporter dans un autre monde. Celui du plaisir et de la luxure. Je flotte sur mon petit nuage. Si bien, que je ne me rends pas compte qu'il m'a reposé au sol. J'ai les jambes flageolantes. Je suis contre son torse, fermement maintenue.
-ça va, bébé ?
-Je ne peux plus bouger. Chuchotais-je.
Je l'entends rire doucement avant qui me porte comme une jeune marié. Maximilien me ramène dans la chambre. Notre chambre. Je dois avoir un sourire idiot sur le visage, tandis qu'il me pose sur le lit.
-Tu as l'air...
-heureuse ! Terminais-je pour lui.
Max me regard tendrement. J'aime ce regard sur moi. Je me sens importante pour lui. Pour quelqu'un. C'est très agréable comme sensation. Maximilien éteint les lumières et va sous le drap me tirant vers lui.
-Dort ma belle. Nous avons eu une longue journée.
-Une belle journée qui finit de la meilleure des façons.
-Tu es au courant que nous allons faire l'amour tout le temps ? Ronronne-t-il, à mon oreille.
-J'espère bien. Rigolais-je alors qu'il m'embrasse sur l'épaule.
-Parfait. Nous sommes donc d'accord. S'amuse-t-il, alors que le sommeil arrive à grand pas.
J'ai eu des relations en France. Mais comme celle que je viens d'avoir : jamais. C'était une relation seine et pure. Une relation amoureuse des plus parfaite. Vraiment parfaite. C'est là que je me rends compte de quelques choses. Je me redresse sur mes coudes, le souffle coupé.
-Max ?
-Hum... dit-il d'une voix endormi.
-Tu as oublié le préservatif. M'étranglais-je.
Il ne répond pas tout de suite. Si bien que j'ai l'impression un court instant qu'il s'est endormi.
-Non. Dit-il finalement. Je refuse de mettre ce truc avec toi.
-Et si je tombe enceinte ? M'étonnais-je.
-Alors, nous serons les parents les plus heureux du monde.
Merde, je ne m'attendais absolument pas à cette réponse.
