Chapitre 14
Un concert Géant dans Central Park. J'étais impatiente d'y aller. Maximilien semblait au contraire prêt à se pendre. Il détestait le monde en générale. Mais ici, c'était pire. Surtout que nous n'avions pas de garde ou autre. J'avais refusé. Maximilien n'avait pas réussi à me faire changer d'avis. C'est pourquoi, il nous y conduit totalement grincheux.
-Tu pourrais faire semblant de sourire ?
Il a ce regard et cette expression qui me fascine toujours. Celui de l'homme blasé. Il ne sait pas comment dire « non » à sa sœur, ça l'irrite beaucoup. En plus, j'ai mis mon grain de sel... c'est pire.
-Je vais avoir beaucoup de mal à me garer. Grogne Maximilien. Je vais devoir jouer de ma réputation. Souffle-t-il.
Je roule des yeux et jette un coup d'œil dehors. Il y beaucoup de monde. Vraiment beaucoup de monde. Il y a toujours foule pour l'ouverture des concerts en plein air. Tout le monde est impatient et semble surexcité. Moi encore plus que les autres. Nous ne savons pas qui fera l'ouverture du concert, c'était toujours une surprise. C'est ce qui faisait la renommée de ce festival. L'année dernière nous avions vu Maroon 5.
Finalement, Max s'arrête devant une maison et un garage. Un homme lui fait signe de partir. Max ouvre la fenêtre un large sourire sur le visage.
-Ce n'est pas un parking ma maison. S'irrite le vieil homme, se tenant sur une canne.
Il a l'air épuisé par toute cette agitation.
-Bonsoir, je ne veux pas vous déranger... mais j'aurai souhaité vous loué le petit bout de terrain devant votre maison.
L'homme est perplexe. Et presque choqué d'une telle demande.
-Deux cent dollars, la soirée ! Propose Maximilien.
Le vieux monsieur semble surprit et un peu mal à l'aise.
-Si j'occupe la place, personne d'autre ne vous importunera. Vous aurez votre soirée tranquille... et vous aurez gagné un peu d'argent. Continue l'air de rien, l'homme qui partage ma vie.
-Je reviens. Dit-il, après quelques secondes d'attentes.
Le monsieur entre dans la maison très lentement.
-Tu penses qu'il est partie chercher son fusil ? Questionne Poppy amusé.
-Ou sa femme ? Fis-je en retour.
Max nous regarde tour à tour intrigué. Il ne sait pas quoi dire le pauvre. Il est prêt à ouvrir la bouche, quand un jeune garçon revient avec son papy.
-Mince, je n'avais pas pensé au petit fils. Souffla Poppy, me faisant rire.
L'adolescent doit avoir dans les quinze ans. Il a les écouteurs autour du cou et un jean posait très bas sur les hanches. Si bien, qu'on y voit la moitié du caleçon.
-C'est vous qui voulez louer le devant de la maison ?
Il n'a pas mué. Sa voix est assez aigu ce qui est très bizarre. Je souris doucement, alors que Max répond naturellement.
-Oui. Deux cent dollars, la soirée.
Vous partez avant ou après minuit ?
-Nous ne le savons pas encore !
-Parfait. Deux cent dollars jusqu'à minuit. Après on double !
Je suis bouche bée. Max arque un sourcil, puis tourne le visage vers moi.
-Tu entends comme moi, bébé ?
-Ouais... il a du culot celui-là.
Max ricane quelques secondes avant d'attraper une carte de visite devant l'autoradio. Il le donne au garçon qui reste muet pour le coup.
-Deux cent dollars pour TOUTE la soirée. Et je t'offre un rendez-vous dans nos locaux, si j'arrive après minuit. Deal ?
L'ado, regarde Maximilien et la carte plusieurs fois d'affilé.
-Vous êtes monsieur Stuart des entreprises Stuart ?
-Oui.
Le garçon regarde son grand père, puis lui sourit.
-Nous avons un deal. Vous pouvez vous garer.
Max ne se fait pas prier. Lorsque nous sortons de la voiture, Poppy s'étire de tout son être.
-Bon on peut y aller ? S'amuse-t-elle, alors qu'on remercie encore l'ado et son grand père.
-Impatiente. Soupire Max en récupérant ma main dans la sienne. Tu restes prêt de moi. Murmure-t-il.
-Je ne vais pas m'enfuir.
-Y aura beaucoup de monde, bébé... je n'ai pas envie de devenir incontrôlable.
J'ai envie de rouler des yeux, mais Maximilien me dissuade de le faire d'un simple regard.
-Parfait. Tu gagnes pour cette fois.
-Pareille pour toi, Poppy. Tu restes prêt de nous.
-Je sais... maman m'a déjà fait la leçon. Grogne-t-elle en passant devant nous.
Nous marchons mains dans la main à travers Central Park de bonne humeur. Poppy, nous fait la discutions. Cette petite ne s'arrête jamais. On suit la foule sans trop se poser de question. Finalement, on arrive à trouver une place assez loin de l'estrade, ce qui me va très bien.
-Tu es bien ?
Nous sommes sur l'herbe, mon dos appuyé sur le torse de mon amoureux. Poppy à nos côtés.
-Oui et toi ?
-Super. Chantonne-t-il, en passant ses bras autour de moi pour un câlin improvisé.
Poppy ne nous fait plus attention, elle est sur son téléphone. Depuis mon retour, je la trouve plus distante avec nous. Pas avec moi spécialement... mais, distante dans l'ensemble. Comme si elle était ailleurs. Pensive !
Il y a toutes sortes de musique tout autour de nous. Quelques joueurs indépendants. Des jongleurs, des vendeurs de ballons... des vendeurs de hot-dogs et diverses autres gourmandises.
Au bout de trois quart d'heure d'attente, un homme monte sur scène. Le public cri de toutes ses forces, ce qui me fait sourire.
-Mesdemoiselles, mesdames et messieurs... petit et grand... bienvenue au grand festival de l'été à Central Park !
Le public est déchaînaient. Moi aussi. Je hurle et tape dans mes mains comme les personnes autour de moi. Max ce contente de rire, la tête poser contre mon épaule.
-Je t'aime. Chuchote-t-il à mon oreille avant poser un baiser sur ma joue.
Je me tourne vers lui, pour avoir ses lèvres. Un rapide baisé avant de revenir sur l'estrade.
-Cette année, nous avons un groupe fantastique. Nous ne voulions personnes d'autre pour cette ouverture... alors public merci d'accueillir comme il se doit... Thirty Seconds to Mars !
-Putain de merde.
Ce sont mes mots. Et ceux de Maximilien également. La foule est hystérique. Totalement. Je n'applaudis plus du tout pour le coup. Et Max a les bras fermement serré autour de moi.
-Tu le savais ? Questionna Max, brusquement.
-Bien sûr que non. Je ne suis pas en lien avec Jared Leto. Tranchais-je, essayant de me tourner vers lui.
Peine perdu. Poppy nous regarde inquiet. Je le suis aussi. J'ai un peu peur de la suite des événements. Le groupe est sur scène. Le public est en transe. Les premières notes de musique sont lancées. Les gens à l'avant de la scène, danse, chante et saute. C'est impressionnant de voir autant de monde se déhancher devant ce groupe. Mon homme, ne dit plus un mot. Il est un peu plus détendu à la troisième chanson. Mais, ce n'est pas encore gagné.
Mon regard est attiré vers Poppy à la quatrième chanson. Un jeune ado avec une casquette sur la tête, vient de s'asseoir avec elle. Je comprends aussitôt l'attitude de Poppy. Elle était distante à cause d'un garçon. Notre petite ado était peut-être amoureuse ?
-Tu étais au courant ? Souffle Max à mon oreille.
-Je ne suis pas toujours au courant de tout, bon dieu. Fis-je un peu irrité.
-D'habitude, tu sais tout. Se défend-lit.
-Ben non !
J'essaie de ne pas regarder trop souvent Poppy, mais la tentation est trop grande. Au bout d'un long moment, je décide d'aller chercher des rafraîchissements au stand à côté.
-Je vais chercher un truc à boire... vous voulez quelques choses ? Dis-je au groupe.
Poppy rouge aux joues, réclame un soda. Son ami aussi.
-Et toi ?
-Une bière, s'il te plaît ! Souffle-t-il, sans me regarder.
J'attrape mon sac et cours presque jusqu'au stand. Je ne suis pas surprise de voir la file d'attente. C'était à prévoir. Au bout de vingt minutes, ma marchandise sous le bras, je me faufile entre les personnes pour retrouver mon amoureux et nos deux ados. Je suis surprise de voir un couple avec Max, lorsque je reviens. En plus, je ne connais pas ses personnes.
-Bonsoir ! Fis-je le plus délicatement, en donnant les deux sodas à Poppy et son copain.
-Merci. Répondirent, avant de retourner le visage vers la scène.
Max récupère sa bière et m'invite à prendre place... à ses côtés. Il est distant pour une raison qui m'échappe. Le couple me regarde intrigué. Ils sont debout face à lui. Maximilien ne semble pas vouloir nous présenter, alors je tends la main vers la femme. Elle arque un sourcil.
-Angela Weber.
Elle m'analyse une fraction de seconde, avant de serrer ma main du bout des doigts. Super, grognais-je.
-Je suis Cressida. L'ex-petite-amie de Maximilien. Et voici mon compagnon Miguel !
Son ex-petite-amie ? Je ne savais même pas qu'il avait eu une petite amie du nom de Cressida. Et puis, c'est quoi ce prénom d'abord ?
-Enchantée. Fis-je faussement, retirant ma main pour la présenter à Miguel.
Certainement un Mexicain ou espagnol, vu le teint de peau. Poppy me lance des petits regards de temps en temps. Je lui fais signe que tout va bien. Je fini par oublier la présence de tout le monde et me concentre sur le concert. Ça pouvait presque marcher, si je n'entendais pas aussi parfaitement la voix de Cressida près de moi.
-Jared est vraiment talentueux. Il a un succès fou.
Max discute avec le couple très naturellement et m'oublie pratiquement. Le con.
-Tu vas toujours avec lui jouer à Vegas?
Jouer à Vegas ? Putain, c'est quoi cette histoire encore ? Le concert est presque fini. J'ai pris mes distances avec Max. De plus en plus. Je suis plus proche de Poppy que de lui. Je ne comprends pas pourquoi, il est si tendu et pourquoi il m'ignore face à son ex-copine. Mon téléphone sonne et vibre dans mon sac. J'essaie de le sortir. Mais, je ne suis pas assez rapide et rate l'appel. Quelques secondes plus tard, c'est le téléphone de Max qui sonne.
Il me regarde aussitôt avant de décrocher.
-Qu'est-ce que tu veux ?
-…
-Non.
-…
-C'est non négociable, putain ! Tu ne touches pas à Angela et tu...
-…
-Va au diable !
Max repose le téléphone furieux et tourne le visage vers l'estrade. Il ne va rien me dire ? Je regarde la scène à mon tour, je me rends compte que Jared a disparu. Mon téléphone sonne une fois encore. Cette fois, je l'ai en main.
-Ne répond pas ! Grogne Max, essayant de me prendre mon téléphone.
-Je ne sais pas ce qui se passe, mais tu as intérêt à changer de comportement avec moi. Sifflais-je furieusement. Je réponds si je veux... tu n'as pas à contrôler ce genre de chose !
Max est bouche bée. Son ex et son compagnon sont... surprit et inquiet. Poppy quant à elle, rigole dans son coin.
-Quoi ? Aboyais-je dans le téléphone.
-D'accord, il est furieux et passe ses nerfs sur toi ?
-Merci infiniment Jared. Tu me cause de plus en plus de problème. Je peux savoir pourquoi tu m'appelle à la place de jouer ton putain de concert ? !
Il rigole aussitôt ce qui me détend.
-Je voulais être sûr que vous soyez là.
-Pourquoi ?
-Me faire pardonner.
-Jared, tu...
Je regarde mon téléphone interdite.
-Il m'a raccroché au nez, le petit con.
Quelques secondes plus tard, Jared est à nouveau sur scène. Il attrape le micro surexcité.
-Vous êtes toujours en forme ?
Le public hurle à gorge déployée. Je suis tétanisé pour ma part. Je sais qu'il prépare quelques choses et je n'ai pas envie de voir Max plus énerver qu'il ne l'es.
-Salut, les amis... La dernière chanson est une dédicace pour un couple que j'aime énormément. Un couple à qui je crée beaucoup de problème aussi, rigole-t-il.
Les musiciens sont déjà sur le coup. La musique démarre. Sur les écrans à gauche et à droite de l'estrade... des mots. Pas n'importe quoi comme mots : « Love », « Sexe », « Soul », « Desir », « Wich » et pleins d'autres mots du même genre. Des lettres blanches sur un fond noir.
Puis, vers le milieu de la musique, les mots sont remplacés par des photos. Nos putains de photos. Celle qui ont été volé lors de notre séjour à Paris. Celle que les photographes, nous avaient volés et mises sur le web. Je n'en revenais pas. Il y avait aussi des photos prise lors d'un gala. Une d'elle retient mon attention. Elle a été prise à mon premier gala. Je me souviens d'avoir mis cette robe rouge qu'une seule fois dans ma vie. Un grand créateur de mode, me l'avait prêté pour la soirée. Je suis au côté de Max. je le regarde avec des yeux pétillants. J'étais certainement déjà bien amoureuse de lui à ce moment.
La chanson et surtout le concert, fini sur une parole de Jared Leto.
-Longue vie à votre amour, Maximilien et Angela. Merci d'être venue public et à bientôt !
Je dois avoir une expression étrange sur le visage, lorsque le groupe sort de scène.
-Angie ? Chuchote Maximilien proche de moi.
Très proche de moi. Il a dû me rejoindre durant la chanson. Je devais être trop occupé et abasourdie pour y faire attention.
-Il est con où quoi ? M'étranglais-je.
-Tu t'en rends compte que maintenant ?
Je tourne le visage vers lui et il recule un peu.
-Bébé, c'était une question de temps avant que les médias nous tournent autour. Jared as juste prit les devants !
-Tu cautionne ça ? Fis-je surprise.
-Non, pas vraiment. Mais, je préfère que ça soit lui qui joue avec nous, plutôt que les charognards !
Il a raison. Mais, je me sens tout de même mal à l'aise. Maximilien se lève et j'en fais tous autant. Son ex copine Cressida, me regarde étrangement. Mon homme doit s'en rendre compte, puisqu'il m'attire à lui, m'embrasse sur la joue et m'offre le confort de ses bras.
-Vous êtes ensemble ? S'étonne-t-elle.
-Angela est ma fiancé, Cressida. Ne fait pas comme si tu n'étais pas au courant.
-Je...
-Arrête. Je sais très bien, qui t'envoie.
Elle n'est pas surprise par le ton froid de Max. Ce qui n'est pas mon cas.
-Max ? Le réprimandais-je doucement.
-Cressida est une très bonne amie de Colton. Chuchote-t-il à mon oreille.
Oh, problème à l'horizon.
-On rentre ? Fis-je en retour.
Max me couvre des yeux et m'embrasse tendrement. Poppy fait un gros « beurk » rigolo, ce qui nous sépare.
-Pas que ça me dérange... mais, va falloir penser à me ramener chez maman.
-Tu dors chez nous, gamine! Soupire Max.
Poppy est aussitôt surexcitée et saute dans les airs. Elle remercie une dizaine de fois son frère.
-C'est Angie qui a eu l'idée !
-Ça je n'en doute pas. Rétorque-t-elle.
Maximilien fini par souffler, en regardant son téléphone encore une fois.
-C'est Jared ?
-Je reviens. Tranche-t-il en se séparant de moi.
-Ou tu vas ? M'inquiétais-je en lui attrapant le bras.
-Régler mes comptes. Dit-il très naturellement.
Trop naturellement. Max est un faux calme. Il peut vite prendre des décisions sur un coup de tête. Et regretter ensuite.
-Max... c'est ridicule... tu ne vas te disputer avec un de tes meilleurs amis quand même ?
-Non, juste lui dire ma façon de penser.
Il le pense vraiment. Cette histoire et totalement ridicule. Tout ça à cause de Jared et une stupide photo ou il m'embrasse. Ce type a vraiment les pires idées au monde.
-Très bien. Je viens avec toi ! Fis-je tendue.
-Pourquoi ? Tu as encore envie de l'embrasser ? Dit-il assez bas, mais assez fermement.
Putain, il a osé. Je suis douchée pour le coup. Max extrait son bras de ma poigne et disparaît à travers la foule. Il est furieux. Vraiment. Et j'ai certainement rajouté de l'eau sur le feu. Lorsqu'il est hors de vue... j'attrape Poppy par la main et me dirige hors de Central Park, sans un mot ou un regard pour le couple. L'ami de Poppy est juste derrière nous.
-Où on va ?
-On rentre ! Sifflais-je.
On marche assez vite. J'ai envie de quitter ce lieu, avant qu'il ne se rende compte de notre départ.
-Sans Maximilien ?
-Il a mieux à faire visiblement.
Elle ne répond pas. Une fois hors du parc, j'attrape le premier taxi sur notre route.
-On te dépose ? Fis-je à l'adolescent, qui suit Poppy comme une âme en peine.
-Euh... non... je suis avec mes amis.
Je laisse quelques secondes d'intimité à Poppy et son ami. Le chauffeur semble irrité.
-Vous pouvez commercer votre compteur.
Il arque un sourcil, mais appuie sur le bouton. Le compteur démarre. Poppy monte dans le véhicule lorsque les chiffres en rouge, indique 5 dollars. Je donne l'adresse au chauffeur de taxi et il démarre dans la seconde.
-Il va être furieux. Marmonne Poppy en regardant par la fenêtre.
-Il est déjà furieux ! Fis-je dans un petit sourire.
Poppy ne dit plus un mot, jusqu'à la maison.
*/*
Comme prévu, Maximilien est rentrée à l'appartement furieux. Pas contre Jared Leto... mais, contre moi. Je le savais déjà. Je n'ai pas ouvert la bouche face à son dialogue. Pas une fois. Même si j'avais très envie de lui dire ses quatre vérités. J'ai juste attendu qu'il se calme de lui-même. Ce qui l'a encore plus énervé.
Une fois arrivé à la maison, j'ai envoyé un message à Max, lui signalent que nous étions rentrée. Il avait rappliqué illico presto. Une quinze de minutes plus tard, il était entré dans la salle de bain, parlant fortement et gesticulant des bras. J'avais continué à prendre ma douche. Était même sortie nue pour prendre une serviette. Il m'avait regardé longuement avant de continuer à crier. Puis, j'avais mis une nuisette noire, avant de me mettre sous les draps. Il a arrêté de parler à son tour, lorsque j'ai éteint la lumière. J'avais senti sa présente un petit moment. Immobile.
Finalement, Max a rejoint la salle de bain et j'ai attendue l'eau coulé longtemps, avant que le sommeil m'emporte. On ne reparla plus de cette soirée. Ni de Jared. Ni du baiser. Du moins pas pour cette nuit-là. Et Mon Maximilien fut de nouveau adorable avec moi, le lendemain.
*/*
Je suis sous la pile de travail. J'ai des dossiers par-dessus la tête. Nous sommes en plein après-midi et je travaille comme une forcenée depuis huit heures ce matin. J'ai juste eu le temps de prendre un repas à midi parce que Max m'y a forcé. Mon téléphone sonne plusieurs fois d'affilé. Je décroche irrité.
-Je suis occupé ! Grognais-je, sachant déjà que miss -Irritante - Chelsea est en ligne.
-J'ai une jeune fille qui souhaite vous parler.
-Je n'ai pas le temps.
-Elle se prénomme Poppy. Elle dit que c'est important.
Sans cérémonie, je raccroche. Putain, je n'arrive pas à comprendre comment cette fille a pu avoir mon ancien poste. Je sors du bureau, traverse le couloir et me pointe devant les deux bureaux des assistants de direction.
-Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans... « J'ai pas le temps » ?
Je vais de Nicholas à Chelsea plusieurs fois de suite. Personne n'ouvre la bouche.
-Il n'y a rien de compliquer pourtant ? Vous le faites bien, quand le grand et puissant Maximilien Taylor Stuart, vous le demande ? A moins que vous ne puissiez pas être au service de deux personnes en même temps ? Dans ce cas, dite le moi et je trouverai votre putain de prochain remplaçant.
Je suis en colère. Par contre Poppy évidement. Non. Je suis en colère, car depuis notre soirée à Central Park, il y a deux semaines... j'ai l'impression de passé ma vie au travail. De ne pas voir mon amoureux autant que je le souhaite et surtout j'ai mes putains de menstruation. Signe évident que je ne suis pas encore enceinte. Nous en avions parlé avec Max. Au début. Pas de contraception. Nous étions d'accord pour avoir un enfant. Maintenant. Si mon futur enfant arrive avant le mariage, j'accepte avec joie. Et le fait d'avoir mes règles, m'informe que je ne suis pas … enceinte !
-Maintenant, je vous prie de ne plus me déranger... jusqu'à demain soir minimum.
Je tourne les talons en faisant signe à Poppy, les yeux grands ouvert, de me suivre. La pauvre petite doit penser que je ne suis pas ravie de la voir. Alors, quand nous entrons dans mon bureau et que je ferme la porte à clé, j'ouvre les bras en grand.
-Je suis désolé Poppy. Ce n'est absolument pas contre toi. Fis-je en la prenant dans mes bras. J'essaie simplement de me faire respecter de mes deux stupides assistants. Mais, c'est peine perdu.
-Personnellement, tu m'as bluffé. J'ai vraiment cru à ta prise de pouvoir.
-C'est vrai ? Rigolais-je, alors que nous prenons place sur le petit canapé de mon bureau.
Poppy retire son sac à dos et le pose à ses pieds.
-Tu veux boire quelques choses ?
-Un soda c'est très bien.
Je souris doucement avant de récupérer dans le mini frigo une canette de soda. Je pose aussi un verre devant elle.
-Mon frère n'est pas là ?
-Rendez-vous professionnel de l'autre côté de la ville. Tu voulais lui parler ?
-Pas vraiment. Je suis plutôt venue te voir toi !
Pour le coup, je suis surprise.
-Moi ? Vraiment ?
-Oui. Par contre, je comprends que tu sois occupé et tout le reste... je peux venir peut-être dans la semaine... mais, je préfère ne pas discuter quand Max est dans les parages.
Je souris doucement.
-J'ai toujours du temps pour toi Poppy. Alors, je t'écoute. De quoi voulais-tu me parler ?
Ma future belle-sœur semble rougir pour le coup. Elle boit une petite gorgée de son soda et détourne le regard. Je suis un peu surprise de son attitude.
-Tout va bien ?
Elle hoche la tête brusquement.
-Je...j'ai des questions à te poser !
Son visage est rouge. Très rouge.
-D'accord.
-Euh... sur le sexe.
Merde. Putain, pourquoi c'est sur moi que ça tombe ?
-Tu... tu n'as jamais parlé de sexe avec ta mère ? Risquais-je.
-Un peu. Mais, je n'aime pas vraiment parler de ça avec elle.
Et avec moi oui, pestais-je mentalement. Durant l'heure qui suit, je discute de relation sexuelle et de relation amoureuse avec la sœur de l'homme que j'aime. Une chose que je n'aurai jamais envisagée. Je lui fais bien comprendre qu'elle doit par contre attendre pour avoir une premier fois et que quinze ans c'est un peu jeune. Elle me dit vouloir également attendre et que son petit copain, le type avec la casquette du concert n'était pas l'homme de sa vie. A la bonne heure. C'est bien de ce rentre compte de certaine chose à seulement quinze ans. Personnellement, j'avais été amoureuse de mon petit copain Ben à mes seize ans. Et je pensais faire ma vie avec lui... mais Poppy et moi venions de deux mondes totalement différents.
Maximilien vient à mon bureau en fin d'après-midi. Il est très surpris de voir Poppy discuter avec moi. Il a retiré sa cravate et elle pend sur une de ses épaules. Je le trouve craquant pour le coup.
-Tu t'es perdu gamine ? Souffle-t-il, en posant un baiser sur le sommet du crâne, de sa petite sœur.
-Ouais... j'avais du temps à perdre.
-Donc, tu viens embêter ma future femme ? Siffle-t-il, mauvais en venant jusqu'à moi.
-C'est plutôt elle qui m'embête. S'amuse-t-elle, avec un grand sourire sur le visage. J'essaie de faire mes devoirs personnellement.
Gamine ingrate, pestais-je mentalement, alors qu'elle m'offre un petit clin d'œil.
-Et toi ? Tu arrives à faire tes devoirs ? Chantonne Max derrière moi.
Il se penche sur mon épaule, tout en posant ses mains sur mes épaules. Il effectue aussitôt un petit massage.
-Je crois que je n'arrive à rien. Fis-je coupable. Tu es sur que je ne peux pas retourner à mon ancien poste ?
Je suis à deux doigts de pleurer. Je déteste avoir mes menstruations. Je me sens toute détraquer. Et j'ai un horrible mal de dos. Maximilien pose un baiser sur ma joue avec un petit ricanement.
-Tu t'en sors très bien, ma belle. Tu es parfaite.
-Je veux quand même mon ancien poste. Bougonnais-je.
-Je ne vais pas virer, Chelsea. Soupire-t-il.
Merde. C'est pourtant, ce que je souhaite le plus en ce moment. Ça et l'annonce de ma future grossesse. Max reste quelques minutes avec nous, puis rejoins son bureau.
Cinq minutes plus tard, il revient avec Nicholas et « miss parfaite » que je ne supporte plus du tout. Je grogne ouvertement. Nicholas soupire vigoureusement, Chelsea fronce les sourcils et Maximilien... croise les bras sur sa poitrine. Je me tourne vers Poppy et pointe mon stylo sur les trois arrivants.
-Regarde Poppy... ça c'est ce qui arrive, quand tu oublies de fermer la porte à clés. Tout le monde pense qu'une porte ouverte et une invitation. Alors, que pas du tout... toi, tu as juste envie d'avoir un peu d'air et de ne pas te sentir enfermer... alors tu ouvres la porte ! Malheureusement, il y a plein de petit insecte qui entre et sorte par cette même porte. Tu comprends ?
Poppy hoche la tête prête à exploser de rire.
-Ouais... je connais ça moi aussi. Dit-elle entre deux crises de rire.
Mon regard revient vers le trio.
-Ah... vous êtes toujours là ! Fis-je en claquant ma langue contre mon palet. Tant pis. Je n'ai pas le choix !
Nicholas a ce petit regard triste de chien battu. Je ne lui en veux pas à lui personnellement. Mais, il copine avec la partie adverse. Avec le diable pour tout dire. Chelsea à la même position que Max. bras croiser et me regarde dangereusement.
-Allez balance ton sermon que je puisse retourner à mes dossiers !
Max ouvre la bouche et la referme. Il passe une main dans ses cheveux et grogne de frustration. Puis, il ouvre grand les yeux. Je suis très surprise du changement qui vient de s'opérer en lui.
-Ah … j'ai compris ! S'exclame-t-il. Nous sommes le combien du mois?
Je le regarde interdite.
-Le 18, monsieur.
Merci beaucoup à toi, miss-lèche-bottes-de-Chelsea. Ce n'est pourtant pas aujourd'hui que tu auras un bon point.
-D'accord, tout le monde sort... nous aurons une discutions plus tard.
Je suis très surprise de m'en sortir aussi facilement. Du moins, c'est ce que je pense.
-Désolé ma belle. On reviendra quand tu n'auras plus tes menstruations.
Oh putain de merde. Il n'a pas osé faire ça ?!
Poppy est carrément écrouler de rire sur le canapé de mon bureau... alors, que j'essaie désespérément de ne pas sauter par la fenêtre.
*/*
Ma mère comprend tout ce que je lui dis. Je la vois prendre des notes. Nous sommes en vidéo conférence depuis dix minutes. Ma mère, mais aussi avec celle de Maximilien. Les deux femmes s'appellent régulièrement pour savoir quoi faire pour le mariage. J'ai posé quelques bases avec Max. ensuite, elles doivent voir avec lui pour certain détail.
-Maman, tu as la liste des invités sous le coude ?
-Attends !
Ma mère tourne plusieurs pages de son classeur spécial « Mariage Max et Angela » et me montre la liste via la caméra.
-Très bien. Tu peux rajouter le copain de Poppy.
Je vois sur la partie droite de l'écran, madame Thompson sourire.
-Elle t'a enfin validé ?
-Oui. J'ai eu un message ce matin.
-Super.
-Et tu as des nouvelles de Léonie ?
Grand sujet de controverse. Nous n'avions plus de nouvelle de Léonie Stuart depuis l'anniversaire de Maximilien. Cela faisait presque deux mois. Maximilien avait mis une équipe de recherche sur le coup. Nous l'avions retrouvé en Italie. Vivant d'amour et d'eau fraîche avec sa nouvelle lubie. Un italien ayant la trentaine. Max et sa mère la laissait faire... pour le moment. Malheureusement, Léonie ne s'occupait plus vraiment de la nouvelle collection de sa marque de vêtement "MTS&Co". La marque de vêtement qu'elle avait créé avec Max.
-Non. Elle ne répond pas à mes messages.
-Mets son nouveau amants sur la liste des invités ma chérie. Léonie viendra ne t'en fait pas.
-C'est déjà fait. Chantonne ma mère.
Je remercie ma mère d'un petit sourire. Mon homme entre dans le salon, un simple maillot de bain sur le dos.
-Tu es en train de mettre de l'eau de partout.
Max me regarde du coin de l'œil et me jette la serviette de bain, qu'il a en main pour me la jeter dessus. Je la reçois d'ailleurs en pleine poire. Nos mères rigolent. Moi pas. Max vient de s'arrêter devant la porte qui mène au couloir de notre chambre. Il retire son maillot très lentement. Il se retrouve nu devant moi... alors que nos mères sont en visuel. D'accord, je suis la seule à le voir. Putain ce type veut ma mort.
Max quitte le salon, un sourire idiot et fier sur le visage.
-Euh... je vais devoir y aller. On se rappelle dans la semaine. Bisous.
Je déconnecte sans leur laisser le temps de répondre et rejoins titubante, l'homme qui partage ma vie.
Max est allongé sur le lit, lorsque j'entre dans la chambre. Il me regarde m'avancer jusqu'à lui avec lenteur. Il est horriblement séduisant. J'ai mon ventre qui est serré. Je monte sur le lit avec douceur et l'enjambe. Ses mains viennent aussitôt se poser sur mes hanches et un peu sur mes fesses.
-Tu es incorrigible.
-J'avais envie de ma femme.
Je souris doucement.
-Je ne le suis pas encore.
-Tu es quand même à moi. Donc ma femme.
Je rigole aussitôt, quand il me sert plus fermement contre lui.
-D'accord, homme des cavernes. Je suis ta femme.
-Bien. Soupire-t-il en me relâchant un peu. Embrasse-moi maintenant.
Je le fais sans attendre. Cet homme et incorrigible. Et tellement parfait. Pour moi. Pour toutes les femmes sur cette planète. Qui ne souhaiteront pas un homme comme lui ?
-Angela ?
-Hum ?
Je ne peux pas faire des phrases. Ni utiliser beaucoup de mot. Mon cerveau est anesthésié par Max. par ses baisers. Par sa peau chaude sous mes doigts.
-Fait moi l'amour !
Mon cœur s'emballe. Il cogne fort dans ma poitrine. Je fais passer mon débardeur par dessus ma tête. Et je retire avec difficulté mon short. Max m'aide un peu en me stabilisant par les épaules. Une fois en sous-vêtement, Maximilien se soulève vers moi et attrape un de mes tétons recouvert par le vêtement dans sa bouche. Mon dos s'arque pour plus de demande. Mon bas-ventre se crispe dans l'attente de plus d'attention. Il répète l'opération avec l'autre sein. Puis, d'un doigté agile dégrafe le vêtement et le fait voler à travers la pièce.
-Mieux ! Chuchote-t-il en prenant entre ses dents un téton.
Je suis complètement paralyser sous le plaisir. Il doit s'en rencontre compte, puisqu'il finit par arrêter sa douce torture.
-Je t'aime. Lâchais-je, sans vraiment y penser.
D'un geste vif et inattendu, Maximilien se redresse en position assise et attrape main libre gauche. Puis l'autre. Il les ramène derrière mon dos avec fermeté, mais délicatesse. Je ne pouvais pas résister à la poigne puissante de Max et j'en avais pas envie de toute façon.
-Je t'aime Angela Weber. Et je te promets amour, fidélité et respect.
-C'est ma demande en mariage ? M'amusais-je à moitié.
-Non, ma belle. Pas encore.
Max pose un baiser sur mon sein droit. Puis, sur le gauche. Il garde une main autour de mes poignets et descends son autre main jusqu'à l'élastique de ma culotte. Pourquoi, j'ai l'impression de prendre feu ?
Les doigts de mon tendre amant, trouve un chemin à l'orée de mon sexe humide de désir. D'un geste maîtrisé il fait monter en moi une vague de bien être puissant et de chaleur.
-J'ai besoin de toi, Angie.
C'est la première fois, qu'il m'avoue ça. J'ai un pincement au cœur.
-Tout ira bien.
Je le pense vraiment. J'attrape d'un mouvement souple le pénis imposant de l'homme qui partage ma vie. Il est dur comme la pierre, ce qui me fait plaisir. Il me désir réellement.
-Je veux être en toi.
Je glousse avant de me positionner juste au-dessus de son pénis. Max pose une main ferme de chaque côté de mes fesse, me rapproche de lui et pousse d'un coup sec. Il s'agrippe à mes hanches avec plus de force. Le mouvement brusque me coupe le souffle. Je pose mes mains sur son torse pour garder l'équilibre. Max m'embrasse le cou, le menton, puis les lèvres. Il me rend dingue. Mes oreilles bourdonnent.
-Max... murmurais-je sans voix.
Il commence à bouger. Et j'aime ça. Je rends ses coups de hanche. Je suis stable au-dessus de lui. À la chevaucher.
-Oui, ma belle. C'est comme ça, que tu me donne du plaisir. Fait moi l'amour, Angie.
C'est la première fois, que Maximilien est si expressif verbalement. Étrangement, ça me donne encore plus envie de lui. Sa voix est grave, pleine de plaisir. Ma peau rougie par le désir, la chaleur et le frottement de nos peaux, je cherche d'une main à atteindre mon clitoris. Quand, j'y arrive une vague délicieuse m'envahis. J'ai aussitôt la vue qui se brouille. Ses coups de hanche sont intenses. Ferme. Je ne peux pas tenir plus longtemps. Je me penche en avant et l'embrasse avec ferveur. Il n'en faut pas plus pour moi.
-Max...
J' hurle le plaisir en atteignant l'orgasme suprême. Bon dieu...
Quelques coups de hanches plus tard, Max cri son plaisir en se déversant en moi. Hum... une sensation des plus exquise. Je m'affale sur lui et tant mes jambes. Toujours profondément en moi... Max me tient contre lui. Je pourrais dormir comme ça. Dans ses bras. Lui en moi. Le plus beau des moments.
