Chapitre 15

Point de vue : Angela Weber.

Les larmes me montent aux yeux. Négatif. Le test est encore négatif. Je jette le petit tube blanc dans la poubelle furieuse. Cela fait trois mois que j'essaie d'être enceinte de Maximilien, mais rien à faire. Je n'arrive pas à tomber enceinte. Cela fait trois mois que nous avons eu notre première relation sexuelle. Trois mois que je suis revenue à New-York. Et rien. Je n'ai pas osé en parler avec Max pour le moment. Nous n'en parlons pas pour dire vrai. Pourtant, je sais qu'il attend avec impatience cette nouvelle. Je le désire plus que tout moi aussi.

Ce matin, je suis vraiment déprimé. Entre les préparations du mariage, mon travail, ma vie de famille et celle avec Maximilien, je ne touche plus terre. En plus, nous avons les journalistes et les photographes sur le dos, depuis le concert à Central Park. C'est un vrai calvaire. Nous avons Max et moi, un article sur notre relation, tous les jours ou presque. Et je ne parle pas d'internet qui est pollué par nos photos volé. J'ai même dû arrêter de regarder les réseaux sociaux.

Je me dépêche de prendre une douche et m'habiller. Je ne suis pas en retard. Pas pour le moment du moins. J'opte pour un jean, mon chemisier blanc fétiche et des escarpins ouverts, avec très peu de talons. C'est une tenue basique et pas celle d'une codirectrice d'agence... mais, je m'en fiche. Mon morale est au plus bas. Je n'ai pas envie de jouer la femme sexy. Pas aujourd'hui.

Maximilien m'attends tranquillement dans le salon de notre appartement. Il est déjà douché et habillé. Il boit un café sereinement, en lisant le journal. Sur la petite table base, un plateau avec un jus d'orange et deux cookies.

-Vient prendre ton déjeuner, ma belle.

J'ai envie de pleurer devant tant d'amour et de petite attention. Maximilien m'avait promis amour, passion et attention. J'ai tout avec lui. Et moi en retour, je ne suis pas capable de lui donner un enfant. Je sens les larmes me montaient aux yeux, quand je m'installe prêt de lui. Max passe une main dans le bas du dos et me caresse avec délicatesse. Je grignote, plus que je ne mange. Maximilien le remarque tout de suite.

-Angie... tu n'as pas l'air dans ton assiette ?

-Je me sens fatigué! Lui expliquais-je d'une petite voix.

-Tu veux rester à la maison aujourd'hui ?

Il semble inquiet. Vraiment inquiet.

-Non. J'ai beaucoup à faire au bureau. Et y a le reportage sur Brigitte Anitone.

-La femme qui est au service création ?

-Oui.

Il hoche la tête pensivement.

-Moi ou quelqu'un d'autre peut te remplace Angie. Tu n'es pas obligé de t'occuper toujours de tout. Encore moins, si tu es malade.

-Ça va passer. Souris-je difficilement, en me tournant vers lui.

Il est très inquiet pour le coup. Je peux le voir dans ses yeux, sa mâchoire contracté, sa position, l'attitude de son corps. Prêt à me venir en aide au moindre problème.

-Tu viens me voir au moindre problème ! Promis ?

J'ai encore plus envie de pleurer.

-Promis ! Mentis-je.

-Bien.

Quelques minutes plus tard, nous prenons la route pour le travail. Maximilien a mis une musique douce dans la voiture. Ce qui n'est pas son genre. Il écoute toujours la radio pour connaître l'actualité.

-Qu'est-ce que sait ? M'enquis-je.

Il sourit aussitôt. Un vrai sourire. Pas un qu'il offre en artifice pour plaire à tout le monde.

-Tu aimes ?

-Oui. Répondis-je, en me sentant tout à coup plus détendu.

-C'est une compilation de piano bar de Jazz. Là nous écoutons, I'm a Fool to Want You de Billie Holiday.

-C'est très joli.

Il sourit deux fois plus, avant d'attraper ma main sur mon genou et de la serrer. Je me laisse chavirer pour la première fois de la journée. J'essaie de me détendre un peu avant de reprendre le cours de ma petite vie à cent mille volts.

-J'aimerai rester ici toute la journée.

-Tu veux que je prenne ma journée ?

Maximilien est prêt à le faire. Je peux le sentir. Cependant, je n'ai pas le droit de lui faire rater son travail. Ce n'est pas très fair-play.

-Non. C'est juste que l'idée de partir en voiture toute une journée... de rouler sans savoir où... c'est un bon concept.

Je lui offre un demi-sourire. Étrangement, mon homme ne dit plus un mot durant le trajet. Une fois arrivé à l'entreprise, je me dépêche de rejoindre mon bureau. Max n'essaie pas de me retenir, car Chelsea et Nicolas lui ont déjà sauté dessus. Je m'enferme dans mon bureau pour la matinée. Personne ne vient m'embêter. Du moins pas physiquement. Par contre les appels y vont sévèrement. D'ailleurs, j'ai un autre appel entrant.

-Angela Weber, j'écoute.

-Madame Weber, j'ai un journaliste qui souhaite vous parlez.

-Vous savez pertinemment que nous ne prenons pas ce genre d'appel. M'offusquais-je.

-Je sais madame. Ce journaliste dit vous connaître personnellement. Il appel de France.

Oh ben ça alors... .

-Vous avez Ben Cheney au téléphone ? M'étranglais-je.

-Oui. Il dit simplement être journaliste, madame.

-Je prends l'appel. Merci.

J'entends une des deux réceptionnistes soufflé de soulagement.

-Angela Weber. Fis-je professionnellement dans le téléphone, après le petit « Bip » de transfert.

-Bonjour, Angela. C'est Ben.

Sa voix est exactement comme dans mon souvenir.

-Bonjour, Ben. Murmurais-en en français, tout en posant une main sur mon front.

Je suis presque pencher sur mon bureau. J'ai peur que d'une seconde à l'autre, Max entre furieux d'apprendre que je parle à mon ancien amant.

-Je suis désolé de te déranger, mais j'avais besoin de te parler.

-Pas de souci.

-Je dois dire que j'étais surprit de ne pas tomber sur Ali. Rigole-t-il. C'était beaucoup plus facile que les autres fois.

-Elle s'est fait virer ! Lui révélais-je un grand sourire sur le visage.

-Oups. Lâche-t-il. C'est vrai que tu es la grande patronne maintenant.

-En fait, Max l'a viré... à cause de moi.

Il reste silencieux un instant.

-D'accord. Donc... je t'appelle pour l'article que je dois rendre.

-Ben, je ne peux pas...

-Je sais, Angie. J'ai compris. Me coupe-t-il rapidement. Le truc c'est que je suis obligé d'écrire sur Maximilien Stuart et toi.

-ok. Mâchonnais-je.

-Si ce n'est pas moi, ça sera un autre.

Il a raison.

-Je préfère m'en occupé et écrire la vérité. Je pense que c'est équitable et raisonnable.

Mon cœur rate un battement. Écrire la vérité ? De quoi il parle ?

-Ben ? De quoi vas-tu parler ?

Il ne répond pas. Pourquoi il ne répond pas ?

-Ben ?

-Je voulais juste te dire que l'article sort demain. Tu devrais le lire.

-Tu ne veux vraiment rien me dire ?

-Non. Je n'ai pas envie d'avoir ta réaction. Je veux juste que tu sache que l'article sort demain. Et que tu aimeras peut-être le lire.

-Très bien. J'irai le lire. Marmonnais-je serrant le téléphone un peu plus dans ma main. Autre chose ?

-Oui. Une dernière chose.

-Hum ?

-Je voulais te félicité.

Je sous étonné pour le coup.

-De quoi ?

-De ton futur mariage. Dit-il d'une voix assez distante.

-Alice t'en a parlé ?

-Oui. Je n'ai pas eu le courage de t'appeler avant. Alors, je le fais maintenant.

-Merci, Ben. J'espère que tu trouveras quelqu'un qui te correspond.

Il rigole de l'autre côté et je souris bêtement.

-A bientôt, Angie.

-A bientôt, Ben.

Je raccroche le cœur battant fort. Je crois avoir vécu l'un des moments les plus étranges de ses cinq dernières années. Ben Cheney venait de me surprendre. Réellement. Et en bien. Ce type venait de remonter dans mon estime. Pourtant, ma bulle de bien être émotive explose brutalement avec l'appel suivant : Chelsea Volturi. Elle m'informe que l'équipe de tournage est prêt pour le portrait du mois. Celui qui est diffusé sur une des chaînes télévisons créer par Maximilien.

Un peu avant midi, je décide d'appeler Brenda. Ça doit faire deux semaines que je n'ai pas eu de ses nouvelles. De surcroît, j'ai besoin de parler à quelqu'un. Brenda est ma seule amie à New-York. J'ai besoin de l'avoir rien que pour moi... au moins pour une heure.

-Secrétaire personnel de Steve Burke, Brenda Linckle, Bonjour !

-Bonjour, c'est Angela.

-Salut ma belle. Tu as une petite voix ? Tout va bien ?

C'est l'une des rares personnes à savoir mon humeur juste avec un coup de téléphone. Cette fille est fantastique. Et c'est mon amie.

-Ouais... je me sens très fatigué. Dit moi tu pourrais venir déjeuner avec moi ?

-Aujourd'hui ? Questionne-t-elle surprise.

-Oui.

-Ah ma belle, tu dois avoir un truc important à me dire...si tu appel à la dernière minutes. Je décale un de mes rendez-vous. On se retrouve au restaurant de Taco comme la dernière fois ?

-Ok. Tu es un ange. Murmurais-je.

-Je sais. Se vente-t-elle. A dans une demie heure, ma jolie française.

-Merci Brenda !

Je raccroche le souffle court. J'ai finalement décidé de parler de mes problèmes avec Brenda. C'est la seule amie que j'ai ici à New-York. J'ai quand même peur qu'elle en discute avec une autre personne ou pire aux médias... Alors, je ne vais pas tout lui dire. Juste que je me sens plus vraiment à ma place dans la société. Ce qui est la vérité. Je ne trouve pas mes marques. Pas même après deux mois.

J'attrape mon sac et sort de mon bureau à midi quinze. Il n'y a pas grand monde à cette heure-ci. Tous ou presque sont à la pause déjeuner. Je dois malheureusement passé devant le bureau de Max, Nicholas et Chelsea pour partir. Je fais aussitôt semblant d'être au téléphone. Je ne regarde même pas dans leur direction. Une fois dans l'ascenseur, je souffle de soulagement.

Brenda est déjà installée à une table, lorsque j'arrive sur notre lieu de rendez-vous. Elle semble rayonnante. Pas comme moi. Elle m'offre un grand sourire, quand je me poste devant la table.

-Merci de t'être libéré.

-Toujours disponible pour les amies. Souffle-t-elle, en me donnant la carte du menu.

Je me dépêche de choisir, quand le serveur arrive. Brenda a visiblement déjà commandé.

-Je ne peux pas resté longtemps. M'apprend-t-elle.

-Pas de souci.

-Alors... commence-t-elle en me fixant étrangement. Qu'est-ce qui ce passe ?

Rapidement, je lui explique la situation à l'entreprise. Le malaise que j'éprouve. Les différents points difficiles de mon nouveau travail. Que mon ancien poste me manque et je fini par Chelsea et son comportement.

-Elle est dingue de te mettre à dos. Cette femme est suicidaire.

-Elle m'exaspère, fis-je doucement.

Brenda mâche ce qu'elle a en bouche et prend une nouvelle bouché. J'en fais de même.

-Chelsea est irritante. Pire que ça même. Plus, j'en dis et plus elle continue.

-Essaie de l'ignorer alors ! Propose-t-elle.

Je penche le visage sur le côté comme un petit chien.

-Comment ça ?

-Essaie de faire comme si elle n'était pas là. Et prend tes distances. Maximilien va tout de suite voir qu'il y a un malaise. Pour le moment, il ne fait rien et ne dit rien, car il sait que tu gère la situation.

Putain, elle avait raison. Max n'interviendra pas. Du moins pas tant que je me plains et que je tiens tête à cette femme.

*/*

De retour au bureau, j'essaie de me concentrer et de faire le vide dans mon esprit. Rien à faire. Je n'y arrive pas. Maximilien et les autres, non même pas remarquer mon absence du midi. D'ailleurs n'y avait personne à mon retour. J'essaie durant l'après-midi, d'ignorer royalement la secrétaire de mon futur époux, Chelsea Volturi. Je dépose mes dossiers en attente de validation ou de signature uniquement sur le bureau de Nicholas. Si j'ai une question, c'est pour lui aussi. Je sais qu'il a déjà beaucoup de travail et j'ai l'impression de lui en demander encore un peu plus.

A trois heures vingt, un petit coup à ma porte me fait relever la tête de mes documents papiers. Maximilien fait enfin acte de présence. Bon dieu, il est plus beau que jamais. J'adore quand il retire sa veste et qu'il se pavane en chemise.

-Tout va bien, ma belle ? Questionne-t-il, le plus sérieusement impliqué possible.

-Oui et toi ?

J'essaie de sourire, mais c'est difficile et je dois y arriver à moitié.

-Parfait. Murmure-t-il avec un léger sourire. Tu peux m'accompagner à l'aéroport ?

-Tu t'en vas ? M'étranglais-je.

Il fronce les sourcils aussitôt.

-Non. Tu serais la première avertie si jamais je devais quitter New-York, Angela.

Oui. Je le sais. Pourtant, j'ai eu un moment de doute. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?

-Je ne sais pas... peut-être un imprévu ? Essayais-je de dire pour me rattraper.

Max laisse courir ma réplique et consulte sa montre.

-J'ai des clients à récupérer. J'ai besoin d'un autre chauffeur.

Est-ce que c'est inclus dans mon contrat ça ? Je n'ai pas du tout lires si c'est le cas... Je hoche la tête simplement, attrape mon sac juste avant de le suivre. Dans l'ascenseur, Max m'attire à lui et me laisse aller à cette étreinte.

-Tu as l'air tendu, bébé.

-Un peu.

Il m'embrasse délicatement du bout des lèvres. J'ai encore envie d'éclater en sanglot. J'ai les hormones défectueuse j'ai l'impression. Je suis à bout de nerfs. Complètement.

-Tu as l'air ailleurs ?

-Tout va bien, Max.

Il sait que je me pose beaucoup de questions. Je lui parle de mon poste comme codirectrice, qui me pose problème. Surtout niveau quantité de travail. Je n'aurai jamais cru qu'il doive faire tout ça lui aussi. J'ai même essayé d'en rire un jour, en lui disant qu'il me refiler tout le bureau et qu'il partait en rendez-vous exprès. J'ai eu droit à une crise de colère historique.

-C'est le travail ou le mariage qui te met dans cet état ?

-Quel état ? Risquais-je, en arquant un sourcil.

-Sur les nerfs, bébé. Tu veux aller au Spa pour te détendre ?

Pourquoi, doit-il être si... gentil ?

-Merci, mais je vais faire avec.

Il ne renchérit pas. Certainement, car mon expression corporel l'en dissuade. J'ai les bras croisé sur le torse en attendant de sortir de ce stupide ascenseur. On prend chacun une voiture.

J'ai choisi la berline et lui le humer. Je roule sans musique. Et j'essaie de rester derrière Max jusqu'à l'aéroport. On se gare sur une des places réservé de Max à l'année et on rejoint la terminale principale. Je suis tellement dans mon petit monde, que je ne réagis pas tout de suite.

Je n'ai pas dû entendre la voix féminine dans les hauts parleurs... car, j'aurai compris sinon. Ma famille. Ma famille était là. À New-York. Ils doivent nous attendre depuis quelques minutes, car ils sont debout devant des chaises vides. Ma mère, mon père, mes deux frères et Jessica. Je pleure littéralement en serrant ma mère dans mes bras. Elle a presque couru pour venir me serrer contre elle.

-Angela, chérie.

Elle m'offre des mots compatissants et réconfortants. Des mots, dont j'avais horriblement besoin. Je suis en mille morceaux. Ma famille m'avait horriblement manqué. Plus qu'en deux ans loin d'eux. Le fait d'avoir vécu avec eux durant six mois, m'avait ouvert les yeux. La famille était importante. C'était sur eux que je pouvais toujours compter. Toujours. Maximilien peut m'offrir le monde et ses merveilles que je ne pourrais pas vivre sans ma famille. J'ai beaucoup de mal à me calmer. Je sert contre moi tous les membres de ma famille. Les uns après les autres. J'ignore par contre mon ancienne amie qui est devenue la petite amie de mon frère.

-Tu es une vraie fontaine. Se moque Isaac, en me bloquant contre son torse.

Je lui tape gentiment sur le torse.

-Bon tu nous montre ta ville ou tu restes pleurer ici ?

-Idiot, pestais-je.

Je quitte les bras de mon frère pour rejoindre mon futur époux.

-Tu as tout organisé ?

-Oui. Ça fait plusieurs semaines qu'on essaie de faire venir ta famille. Nicholas m'a beaucoup aidé pour les passeports et les visa.

Il a l'air fier de lui, pourtant il semble inquiet.

-Merci infiniment, Maximilien. C'est exactement ce dont j'avais besoin.

-J'ai eu l'impression aussi qu'il te fallait un support familiale.

-Je t'aime. Dis-je grandement avant de monter sur la pointe des pieds et de l'embrasser à pleine bouche.

Je m'en fichais royalement d'être au milieu d'un aéroport plein à craquer. Je me fichais aussi d'avoir mes parents et mes frères comme témoins. Je voulais juste pour le coup, remercier l'homme qui partage ma vie et mon lit. Il venait de me faire le plus beau des cadeaux.

-Je t'aime aussi ma puce. Et j'espère que tu seras moins sur la défensive maintenant.

Ça me fend le cœur de l'entendre dire ce genre de chose.

-Oui. Je pense !

Il hoche la tête, attrape ma main et fait signe a la petite troupe française de nous suivre. L'aéroport est immense. Ils sont tellement euphoriques que j'explose de rire.

-Attendez avant de sortir l'appareille photos. Ce n'est que l'aéroport. Me moquais-je.

Ils ne m'écoutent pas et mitraille tout et rien comme des petits chinois. Je pense qu'on ne va pas s'ennuyer avec eux. Surtout avec mes frères.

C'est le cas, quand on arrive aux voitures. Joshua et Isaac sont totalement gaga des voitures. Alors, voir une berline qui n'es pas censé être commercialisé et un humé aussi gros qu'un chars-d 'assaut.

-Je monte avec toi, Max. chantonne Joshua.

Max ? Depuis quand mes frères sont si formel avec lui.

-Je conduis. Renchéris Isaac.

-Pas possible, Isaac. Souffle Max en français. J'ai le humer le plus perfectionniste au monde. Il fonctionne avec empreinte digitale.

-Oh trop cool. Firent mes frères dans une même voix enchantée.

Quelle bande de gamin.

-Je sais que ma voiture est moins cool que l'autre, mais je vous transporte? Proposais-je à mes parents.

-Bien sûr chérie. Dit rapidement ma mère très heureuse de me retrouver. On est venue pour toi, pas pour les voiture.

J'eus un grand sourire.

-Euh... pour visiter la ville un peu quand même. S'amuse mon père, tandis que Jessica monte avec les garçons.

Je m'installe au volant de la berline et laisse Max passer. J'ai aussitôt un appel. J'appuie sur le bouton et la voix masculine de Maximilien Taylor Stuart raisonne dans le véhicule. Mon père assis près de moi à la bouche grande ouverte. Visiblement, il n'en revient pas.

-On va faire un tour avant d'aller à la maison... Tu me suis, bébé ? Dit-il en français.

Il fait l'effort de parler dans ma langue natale. Pour ma famille. Il est adorable.

-Jusqu'au bout du monde. Clamais-je joueuse.

J'entends mes frères se moquer gentiment.

-Ok. Si tu as le moindre problème, tu appel. A tout à l'heure.

-A tout de suite.

Max passe par les grands axes de New-York. On tombe souvent en plein bouchon. Mais étrangement, personnes ne se plains. Pas dans ma voiture en tous les cas. Normalement, le trajet dure quarante minutes. En passant par différents points, nous arrivons à une heure de trajet.

-Appeler Maximilien ! Dis-je simplement en tournant sur la droite.

Je suis docilement Max, tout en restant à bonne distance.

-Je t'écoute ma belle. L'entendis-je une seconde plus tard.

-Tu comptes nous faire conduire encore combien de temps ?

-Fatigué ? Se renseigne-t-il, sur le qui-vive.

-Pas que moi. Mes parents ont eu un long voyage en avion.

-D'accord. On commandera à manger pour ce soir. Dit-il rapidement.

-Parfait, on se rejoint à la maison.

-A tout de suite, bébé.

Max reste sur la file de droite. Je me déporte sur celle de gauche. Ma queue est plus rapide et ont fini par être à leur hauteur. Mes frères font les andouilles dans le humer. Max m'envoie un petit clin d'œil, ce qui m'envoie des papillons dans le ventre. Finalement, j'arrive devant l'immeuble avant lui.

-Voici l'immeuble où nous habitons. Expliquais-je à mes parents.

-Oh, ben mince... c'est super haut.

-Oui. Tu es obligé d'aimer la hauteur à New-York, papa. M'amusai-je.

-Et vous vivez à quel étage ?

Je me mords la lèvre inférieure.

-Je te laisse la surprise.

Il ne semble pas très heureux de la réponse. Je me gare près de la porche rouge de mon homme et coupe le moteur. Mes frères sont déjà sortis du humeur et court vers la porche. Ils parlent tellement vite et se coupe la parole que j'ai mal à la tête dans la seconde.

-Ils aiment ? S'amuse Max.

-un peu trop si tu veux mon avis.

Max m'attire à lui pour un baiser. Et je lui rends avec amour et sensualité. On finit par entrer dans l'ascenseur. On s'arrête par le hall d'entrée pour donner les clés des voitures au gérant.

-Nous avons des bagages à faire monter. Dit-il simplement.

-Très bien monsieur.

-Il a le droit de faire ça ? S'étrangle ma mère littéralement.

-Il peut presque tout faire. Grimaçais-je. C'est l'une des personnalités les plus respectables à New-York.

Max revient un grand sourire sur le visage. Il tape rapidement le code d'accès et nous montons pour le …

-Dernier étage ? Scande mon père fortement.

Joshua et Isaac sont quant à eux euphorique. New-York leur réussi bien.

-Tu es au courant que personnes ne vas vouloir repartir ? Chuchotais-je à Max.

-On leur trouvera une maison en banlieue. S'amuse Max, en anglais cette fois.

-Idiot !

La soirée se passe à merveille. Très vite tout le monde tombe de fatigue. On montre les différentes chambres de disponible. Et chacun trouve son bonheur.

-Vous pouvez dormir autant que vous voulez demain. J'ai tout organisé pour que nous puissions rester avec vous pour les jours à venir.

J'ai dit que j'aimais cet homme ? Car, je suis littéralement en train de retomber amoureuse de lui. Vraiment.

-Si jamais vous êtes réveillé avant nous, vous avez la piscine, le jardin, le jacuzzi, le sauna et une salle de jeux entre autres.

-Une salle de jeu ? S'étonne Joshua rapidement.

Je sais déjà à quoi il pense. Tout comme les autres.

-Idiot. Une vraie salle de jeux. Avec PlayStation et tous les trucs de jeux vidéo...

-ah donc pas de salle rouge ? Réclame mon frère en bougeant les sourcils plusieurs fois d'affilé.

-Non. Pas de ça ! Dis-je honteuse. Tu as crus qu'ont été dans 50 nuances de Grey ? M'offusquais-je.

-Ben ouais... je le vois bien dans le rôle de Christian Grey. Et toi, tu fais une parfaite petite Anastasia Steele.

-Tu me traite de sainte ?

Mon frère grimace et sort du salon pour le jardin. Une bonne chose de fait.

-Bonne nuit tout le monde. Chantonnais-je avant d'embrasser ma mère et mon père.

Maximilien ne traîne pas pour me rejoindre. Je me brosse les temps, pendant qu'il prend une douche rapide. J'essaie ensuite de me dépêcher pour le rejoindre au lit. J'ai des choses à me faire pardonner. Et surtout je dois le remercier pour cette surprise. C'est pour ça que je vais dans le lit... totalement nu !

*/*

Je n'ai pas vu mon futur époux depuis mon réveille. Je ne sais pas où il est. Et ce qu'il fait. Je sais simplement qu'à mon réveille, une rose rouge était posé sur son cousin. Il avait pourtant dit qu'il avait réussi à libérer nos emplois du temps pour la semaine. A moins que quelque chose ne soit arrivé ? J'avais déjeuné seule puisqu'à huit heures du matin, tout le monde dormait encore. J'étais beaucoup moins morose que ses derniers jours.

J'avais piqué une tête dans la piscine. C'est là que ma mère et mon père m'avait rejoint.

-Coucou chérie.

Ma mère me fait un petit signe de la main et sort de la cuisine pour me rejoindre sur la terrasse.

-vous avez bien dormi ?

-Très bien. C'est un sacré appartement que vous avez.

-Maximilien a fait refaire toute l'architecture, quand il a acheté l'étage. Le rendu est vraiment incroyable.

-Oui.

Ma mère s'installe sur un transat et mon père va regarder la vue. Je sors de l'eau et attrape mon peignoir.

-Vous avez faim ?

-Un peu. Souffle ma mère.

-Papa ?

-Hum ?

-Tu as perdu ta langue ? Risquais-je amusée, de le voir aussi impressionner par les lieux.

Mon père se tourne complètement vers moi.

-Je comprends simplement pourquoi tu ne veux pas renter en France. Ce pays est incroyable. Tellement de possibilité et de découverte. Je crois que tu as bien fait, Angela de revenir t'installer ici. Tu as une vie très épanouie.

-C'est ce que j'essaie de te faire comprendre depuis deux ans. Dis-je, moitié surprise et excitée.

-Je sais. Mais, sans avoir vu... on ne peut pas se rendre compte.

-Je le conçois. Allez-vous installez, dis-je pointant la table sur la terrasse. J'apporte le petit déjeuner.

-On va t'aider.

Ma mère et mon père retourne dans la cuisine avec moi. J'ouvre le frigo pour attraper de quoi nourrir ma famille. Heureusement, Maximilien c'est fait livrer un petit déjeuner typiquement américain.

-Le café n'est pas fort chez les américains. Dis-je en sortant le thermos et des tasses. Par contre le jus d'orange est naturel et pressé chaque matin. Il est excellent.

-Qui prépare tout ça ? S'étrangle ma mère.

Je me mords la lèvre inférieure.

-Maximilien nous fait livrer tous les matins.

-Tout ça ?

-Non... mais, je pense qu'il voulait faire les choses en grand pour vous !

-Il est adorable. D'ailleurs, il est où ?

-Je ne sais pas. Sûrement partie pour une urgence.

Ma mère ne dit plus un mot et sors pour poser les choses sur la table extérieur. J'attrape l'assiette d'œufs au plat (fried) et pochés (poched). Je vois aussi qu'il y a un plat un peu plus original des œufs Bénédicte. Ce sont des œufs pochés à la sauce hollandaise sur un English Muffin.

Il y aussi des toasts, certains déjà beurrés, des toasts pain blanc. Et ce que j'aime le plus du pain perdu (french toast). Ma mère m'en faisait beaucoup petite. Nous avons aussi une grande assiette de pommes de terre hachés et délicieusement grillés (crispy hash brown). Des saucisses, des haricots rouge avec une sauce sucré, des tranches de lard, du bacon en dé, du fromage en tranche, des flacons d'avoine, des muffins à la myrtille et à la framboise (ce que je préfère), des donuts, des bagels, des fruits coupés et gaufres avec du sirop d'érable.

-Tu crois que ton homme peut nous adopter ? S'amuse Isaac, en arrivant à table après y avoir tout déposé et installer.

-Je vais lui demander. Dis-je dans un petit sourire.

Joshua et Jessica arrive quelques secondes plus tard. Personne ne parle beaucoup et apprécie le regard digne d'un restaurant cinq étoiles. Mon téléphone poser sur la table, sonne. Je me dépêche de répondre.

-Angela Weber, j'écoute.

Ma famille écoute aussitôt. Ils adorent m'écoutaient parler en anglais, j'ai l'impression.

-Bonjour, je sais qu'on ne doit pas appeler, mais...

-De quoi a tu besoin Nicholas ?

Durant les minutes qui suivent, je réponds à Nicholas sur un dossier dont j'ai la responsabilité. Je mange en même temps. Je mange un peu de tout, contente d'avoir ma famille avec moi.

-Autre choses ? M'enquis-je après de longues minutes.

-Non. Désolé encore pour le dérangement.

-Pas de souci. A bientôt.

-Bonne semaine, la française. Rigole-t-il avant de raccrocher.

Bon visiblement, il ne m'en veut pas pour mon comportement des jours précédents. Tant mieux. J'apprécie Nicolas.

On termine le déjeuner dans une bonne ambiance. Je propose à ma famille d'aller se préparer, pour qu'on puisse visiter un peu la ville. Je ne sais toujours pas ou se trouve le propriétaire des lieux. Je vais prendre une douche et me perd une bonne dizaine de minutes dans mon dressing. Finalement, j'attrape une combinaison short noir et mes petites espadrilles roses pale. Je transfert mes affaires de mon sac rouge à celui rose pâle qui ira parfaitement avec ma tenue. Absolument pas maquillé, mais parfumé. Je rejoins ma famille. Ils sont tous dans le salon. Il ne manque plus que Maximilien Taylor Stuart. L'homme que j'aime.

-Une seconde.

J'attrape mon téléphone (presque greffé à ma main) pour appeler Max. étrangement, j'entends la sonnerie de son portable dans l'appartement. Je fronce les sourcils et me dirige vers le lieu. Ma famille ne vient pas avec moi. Je pousse une porte, puis une autre. Je fini par trouver Max. il vient de prendre mon appel ?

-Oui ? Dit-il en fronçant les sourcils.

-Tu étais tout ce temps ici ? Risquais-je en raccrochant.

J'ouvre la porte de son bureau et entre sans attendre. Il cligne des yeux surprit.

-Quoi ?

-Je ne savais pas que tu étais ici. Nous allions faire un tour en ville !

Max cligne encore des yeux, puis... regarde la montre à son poignet. Ses yeux s'ouvrent en grand.

-Mince, Angie. Je suis vraiment désolé. Je n'ai pas vu le temps passer.

-Pas grave.

-Vous êtes tous prêt ?

-Oui. Souris-je alors qu'il se lève et s'étire. Tu es là depuis longtemps ?

-Quatre heures du mat'. Répond-t-il en m'enveloppant dans ses bras. Bonjour Angela.

Je souris largement et me laisse faire.

-Bonjour Maximilien.

Je lève un peu la tête et effleure ses lèvres des miennes. Max m'embrasse avec douceur. Délicatesse. Amour. Je ne peux pas rêver de mieux.

-Merci pour la Rose. Elle est magnifique.

-Avec plaisir. Max se recule un peu et m'analyse. Tu es très belle.

-Merci beaucoup.

-Parfait. Tu me laisse cinq minutes ?

-Bien sûr.

Je retrouve mes parents, mes frères et Jessica dans le salon.

-Désolé, Max n'a pas vu l'heure passer. Il travaillait dans son bureau. Il arrive dans cinq minutes.

-Nous sommes en vacances. Pas de souci. S'amuse Isaac.

*/*

Mon homme porte un jean bleu nuit, un polo noir et des chaussures brillantes noires. Le tout dans une grande marque de luxe, évidement. Il est beau comme un dieu.

-on peut y aller. S'amuse-t-il en m'administrant un clin d'œil.

Je m'empourpre aussitôt. J'attrape la main qu'il me tend et il fait signe à tout le monde d'entrer dans l'ascenseur.

-La vue te plaît, bébé ?

-Tu sais très bien que tu es beau.

-Je veux juste savoir si tu me trouve beau. Souffle-t-il avant de m'embrasser sur la joue. Je me fiche de l'avis des autres personnes.

Je ne sais pas quoi répondre. Il m'a bouche bée sur ce coup-là.

-Angie ? Souffle-t-il, inquiet en m'invitant à entrer dans l'ascenseur à notre tour.

-Oui. La vue me plaît, monsieur Stuart.

-Parfait.

Max sort de sa poche arrière une carte métallique et la passe devant un écran noir. Je fronce les sourcils aussi impatients que mes frères qui se penchent au-dessus de moi pour voir.

-Bonjour Monsieur Stuart. Chantonne une voix dans l'ascenseur.

Je sursaute légèrement. Max ricane.

-Bonjour. Maximilien Taylor Stuart code accès 598PAJI30.

-Accès autorisé monsieur Stuart.

-Merci. Décollage 10h05 avec 7 passagers. Dit-il, en jetant un regard à sa montre.

-Enregistré, monsieur Stuart. Le temps est ensoleillé, sans nuage. Le vent est à 5 km/h.

-Un temps splendide.

-Oui, monsieur Stuart. Nous vous souhaitons un bon vol.

-Merci.

On entend un petit bip et les portes s'ouvrent. Je suis bouche bée. Nous sommes sur les toits. Rien que ça.

-Qu'est-ce que...

-J'ai pensé qu'un petit tour d'hélicoptère pour voir New-York d'en haut serait plus agréable !

Ce type est dingue. Totalement dingue. Et putain, je ne sais pas si je suis heureuse ou stresser. Je rigole sans pouvoir m'arrêter jusqu'à qu'on soit dans l'hélicoptère. Je suis entre les jumeaux. Max est devant. Avec un type qui est déjà installer. Une fois qu'on a nos casques l'homme nous parle.

-Bienvenue Messieurs, Dames. Je m'appelle Andrew et nous allons visiter New-York sous un angle différent aujourd'hui.

Les jumeaux sont surexcités. Je dois dire que je suis un mélange de plusieurs émotions. La peur me cloue sur place. Isaac doit s'en rendre compte puisqu'il attrape ma main et la sert.

-Tout va bien Angie ?

Max se retourne aux paroles de mon frère.

-Oui. Dis-je aux deux hommes. Un peu stressé. Rien de plus.

-Sur ? Souffle à son tour Max.

-Oui.

Putain, j'espère ne pas tomber dans les pommes ou vomir durant le vol. Cette pensée me fait sourire. Prenant ceci comme un signal, Max fait signe au pilote de démarrer. Je vois ma mère et mon père dans le même état que moi. C'est la première fois pour eux aussi.

On prend vite de l'altitude. Très vite on traverse la ville. On voit les grades ciel, les étendus d'eau et de verdure. Les bâtiments à perte de vue. C'est très impressionnant.

-Nous allons survoler le 9/11 mémorial. Chantonne Andrew, le pilote dans nos oreilles.

On se penche tous par les fenêtres. Afin de rendre hommage aux victimes du 11 Septembre, un mémorial se tient au cœur du World Trade Center site en pleine reconstruction. Il avait été baptisé le 9/11 mémorial.

Quelques minutes plus tard, on voit le lieu. Et j'ai des frissons dans tous le corps. Heureusement, on n'y reste pas longtemps. Assez tout de même pour que mon père, prête puisse faire une petite prière. Ma mère le suivant évidemment.

-Times Squares et Broadway. Souffle Max gaiement.

A ma grande surprise Jessica semble apprécier la visite. C'est une des rares à être totalement pencher contre la porte de l'engin volant. Je la regarde de longue minutes. Essayant de la déchiffrer.

-La statue de la liberté. Dit-elle surexcitée.

Je souris en me penchant sur mon frère. C'est grandiose. Elle est magnifique. Comme dans mon souvenir. Je n'ai pas le temps de faire des visites et différentes choses à New-York. Pas en ayant Maximilien Taylor Stuart comme patron.

Après une heure et demie d'hélicoptère, on descend sur le toit d'un immeuble. Je suis un peu surprise, mais je ne dis rien. Deux hommes nous attendant. Il sert la main vigoureusement de Max et nous guide vers un ascenseur.

-Vous avez fait bon vol, monsieur Stuart.

-Très bon, merci. Tout est en place ?

-Oui, monsieur.

-Parfait.

Max à récupérer ma main dans l'ascenseur et joue à tracer des ronds avec son pouce. Mes frères et Jessica, n'arrête pas de prendre des photos. Déjà quand nous étions dans les airs.

-Pas trop malade ? Questionne Max en direction de ma famille.

Évidemment, tout le monde répond presque en même temps. Ce qui me fait sourire. On sort de l'ascenseur et on traverse un magasin de luxe. Les gens nous regardent évidement. Ce n'est pas toujours les jours qu'un hélicoptère s'installe sur un immeuble. Dehors, je me reperds très vite.

-Oh... nous sommes ici !

Je connais très bien cette rue. C'est la 5ème avenue (Fifth Avenue). Elle est un peu à New York ce que les Champs Elysées sont à Paris: Un lieu incontournable regorgeant de points d'intérêt pour les visiteurs et touristes. C'est une des premières rues que j'ai fait en arrivant à New-York, il y a un peu plus de deux ans maintenant. C'est une promenade de plusieurs kilomètres, du Flatiron Building jusqu'au sud de Central Park. La promenade fait environ quatre kilomètres. Aucun risque de se perdre puisqu'elle est parfaitement droite: Il suffit d'aller toujours tout droit, en direction du nord.

-C'est incroyable. Tu as vu tous les magasins. S'émerveille, Joshua, en me tirant par l'épaule.

Il me fait tourner à gauche, puis à droite. Max a dû me relâcher.

-Elle est longue l'avenue ? Réclame-t-il.

-Un peu plus de 4 kilomètres. Soufflais-je.

Ses yeux s'ouvrent grand.

-On a le droit d'entrée d'en importe qu'elle magasin ?

-Oui.

Max grimace aussitôt. Je sais que ça risque d'être long pour lui. Généralement, il faut compter entre trois et quatre heures pour profiter de cette balade. Si mes frères entre dans tous les magasins, on va pouvoir rajouter deux à trois heures supplémentaire.

-Regarde.

Maximilien pointe un grand bâtiment devant nous. Je souris sans attendre et le montre à ma famille. Il pousse un grand « waouh » collectif qui me fait sourire et certain passant rit. Oui, ce sont des touristes français. Dis-je spontanément. Ce qui les faits rire un peu plus. Maximilien à l'air amusé pour le coup, lui aussi.

-Voici Flatiron Building. Il fait environs 87 mètres. Il est la plus haute construction de New-York lors son achèvement au tout début du 20ème siècle.

-On dirait un guide touristique ! S'amuse Joshua.

Je ne me démonte pas et continue.

-Le Flatiron est un immeuble de bureaux et son intérieur ne peut pas, à ma connaissance, être visité.

-Je pourrais arranger ça... ricane Max, mais il n'y a vraiment rien d'exceptionnelle là-dedans.

Pourquoi le contraire ne m'étonne pas ?