Chapitre 17

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

J'ai passé une journée infernale au travail. Chelsea n'arrêtait pas de me poser des questions et Nicholas était d'humeur massacrante. Je devrais peut-être en parler à Angela ? Ils sont amis où un truc du genre, je pense. Du moins, ils sont plus proches que je ne le serais jamais avec un de mes employés. Evidemment, Angela ne compte pas puisqu'elle est ma fiancée et qu'elle est ma collaboratrice.

J'ai tellement travaillé aujourd'hui, que j'ai complètement oublié de prendre des nouvelles de ma future femme. A midi, je voulais même les rejoindre à la maison. Et dîner avec eux. Hors, j'avais eu un dîner d'affaire urgent. Qui avait déjà été reporté deux fois. Il ne fallait donc pas, jouer plus longtemps avec le feu.

J'ai dû également travailler sur un putain de magazine. Pas n'importe lequel : Vogue. Celui tenue par mon demi-frère. L'ex d'Angela, avait écrit un satané article sur nous. Et j'avais aimé lire ce torchon. Car, il n'était pas trop loin de la vérité. Bien écrit. Et putain, il prouvait au monde entier que j'étais un homme puissant et qui avait une femme parfaite dans son entourage. Tout le monde savait également que j'allais me marier avec Angie... et le monde de la presse allait être dingue. Une vraie ruche. J'allais devoir redoubler de vigilance pour protéger ma famille, mes amis, mon travail et surtout Angela.

Je suis actuellement dans mon bureau. Je viens d'éteindre mon ordinateur. Chelsea entre lorsque je mets ma veste.

-Oh, vous partez ?

-Il semblerait. Dis-je simplement.

-Votre mère vient de confirmer le restaurant.

J'attrape le bout de papier qu'elle me tend et grimace : Peacock Alley. Je n'aime pas ce restaurant. Peut-être parce que la fille de Charles est la propriétaire. En temps, normale ça ne me dérange pas. Cependant, j'ai un antécédent avec la fille de Charles. Personne ne le sait. C'était juste après que ma mère nous a amené Charles dans nos vies. J'avais voulu « m'amuser ». J'étais un peu « rebelle » et coucher avec la fille du mec de ma mère, avait été l'une des plus belles conneries de ma vie. Personne n'est au courant. Et si ma mère l'apprend, je risque de passer un mauvais quart d'heure. Même à plus de trente ans et multimillionnaire, ma mère me fiche la trouille, quand elle est énervé.

-Bonsoir, Chelsea.

-Bonsoir, monsieur.

Je sors du bureau et salut d'un mouvement de tête Nicholas. Il m'ignore presque. Bon, il y a quelques choses qui ne va pas. Je n'ai pas le temps ce soir de m'occuper de ses états d'âme. J'en parlerai avec Angela... et elle s'occupera de Nicholas !

Point de vue : Angela Weber.

Nous sommes rentrés à la maison avec notre escorte qui nous colle presque aux fesses. Je me suis garé au parking souterrain amorphe. Ou presque. Les garçons sont extrêmement sages. Ils ont essayé de savoir ce qui n'allait pas. Mais, je n'ai pas ouvert la bouche. Dans l'appartement, je retrouve mes parents. Max n'est pas encore rentré.

Les garçons racontent et montre grâce aux photos notre « excursion ». Je ne dis pas un mot. Je préfère mettre une tenue décontracter et flâner sur un des transats.

Dix-neuf heures, mon compagnon fait acte de présence. Il salut rapidement les membres présent sous son chemin, puis me trouve.

-Tu devais vraiment leur montrer Coney Island, bébé?

-Ils ont adorés. Fis-je, d'une voix neutre.

Trop. Maximilien me connait mieux que personne.

-Qu'est-ce qu'il se passe? Tu m'en veux pour les gardes? Tu sait très bien que si tu t'aventure trop loin des sentier battus, je...

-Ce n'est pas ça! Le coupais-je.

-Angie? Dit-il après un instant silencieux.

Trop pour lui. Il n'aime pas ne pas savoir. Et je sais que je le rends dingue en attisant le suspense. J'attrape le magazine posé sous mon siège et le lui tend. Maximilien ouvre grand les yeux pour le coup. Je ne sais pas si c'est de la surprise, car il ne savait pas pour l'article. Ou s'il est surprit que j'ai acheter un torchon pareille.

-Tu le savais ?

-Oui. Bredouille-t-il, en le récupérant. J'ai lu l'article.

-Bien. Donc, fait ce que tu as à faire. Continuais-je, très bas.

Max penche la tête sur le côté.

-Tu es certaine, bébé ?

-Je l'avais prévenue. Il n'avait qu'à m'écouter.

Je soulève les épaules d'indifférence. Max fronce les sourcils. Je suis persuadé que ma famille nous espionne depuis les fenêtres du salon. J'essaie donc de me contrôler.

-Ce qu'il dit dans ce magazine est la vérité. Souffle-t-il finalement. J'ai tout de même appelé pour signaler que j'étais contre un article incluant ma vie personnel. Et qu'à l'avenir, ils devraient demander autorisation, s'ils ne voulaient pas un procès au cul.

-Donc, tu vas laisser courir ?

-Pour cette fois.

Je ne comprends pas cet homme. Il change d'avis comme de chemise.

-Tu n'aimes pas Ben. Lui rappelais-je.

-Je n'aime pas ton ex ! Grogne-t-il en retour. Je n'ai rien contre le journaliste qu'il est... mais, s'il parle encore de votre relation passé, je le pulvérise.

Ah, voici l'homme qui partage ma vie.

-Ok.

Max hoche la tête, enroule le magazine entre ses mains, puis se lève.

-On a rendez-vous avec ma famille à vingt heures. Tu penses avoir assez de temps pour te préparer ?

Je roule des yeux malgré moi.

-Ça dépend... est-ce que tu seras dans un périmètre de cinq mètres ?

-Si tu veux savoir si je vais te dévorer des yeux et prendre une douche avec toi ? La réponse est oui.

-Alors, on va être en retard.

-Bien. S'amuse-t-il, en récupérant ma main pour m'aider à me lever.

*/*

J'ai mis une petite robe noire avec des fines bretelles. Elle m'arrive juste au-dessus des genoux. J'ai aux pieds, mes fidèles Louboutin, quand je sors du dressing.

-Je vais t'offrir cinq nouvelles paires ! S'amuse Maximilien, devant le miroir de notre chambre.

-Tu essaie de faire un nœud ? Fis-je en retour joueuse tandis qu'il se bat avec sa cravate.

Il m'envoie, par le reflet, un regard coquin ainsi qu'un sourire en coin.

-Je vais donc t'offrir douze nouvelles chaussures.

-De couleurs différentes ? Continuais-je.

-Oui. Et je jure de vraiment le faire, Bébé.

Je roule des yeux et vient vers lui. Je lui retire ses mains de la cravate et en quelques secondes effectue une cravate parfaite.

-Merci, mon cœur.

-Avec plaisir monsieur Stuart.

Il sourit, claque mes fesses et sort de la chambre. Je lâche un cri de frustration et l'entends rire.

-Idiot.

Dans le salon, ma famille est presque prête. On attend simplement Joshua et Jessica.

-Tu es très beau. Dis-je à Isaac, qui a revêtis un jean bleu nuit et une chemise blanche.

-C'est de famille ! Répondit-il, avec un large sourire.

Max profite d'un peu de son temps libre, pour vérifier ses mails. Il sourit doucement à la lecture d'un d'eux.

-Nous venons d'avoir le contrat pour la nouvelle campagne de Lancôme ! Chantonne-t-il, en mettant son portable à l'intérieur de sa veste de costume.

-Une bonne nouvelle, dis-je rapidement. Je vérifierai les documents demain matin, si tu veux.

-Tu es en repos, Angela. Me rappelle-t-il.

-Toi aussi et tu es partie travailler toute la journée.

Maximilien secoue la tête impuissante. Demain, je vais devoir la jouer fine pour avoir accès à ses documents. C'est un contrat pour les cosmétiques Lancôme. Pour une association d'un an. Ce n'est pas rien.

Jessica et Joshua sortent finalement de leur chambre. La copine de mon frère, qui est aussi mon ancienne amie, à une robe crème très... explicite. Je n'ai pas le cœur à lui dire que nous allons dans un restaurant cinq étoiles. Tant pis pour elle. Sa robe est à mon goût, trop courte et son décolleter trop plongeant. Cependant, si mon frère ne dit rien... alors, moi non plus !

-Deux voitures ?

Max hoche la tête et attrape deux clés, avant d'entrer dans l'ascenseur. Il m'en tend une un peu tendu. L'ascenseur est déjà en marche.

-Tu fais attention.

-Je sais que tu tiens à ta voiture, mais c'est un peu irritant. Grognais-je.

-Je ne m'inquiète pas pour la voiture, Angela. Souffle-t-il fortement. Je m'inquiète pour toi et les occupants de la voiture.

-Je vais conduire prudemment.

Il n'a pas le temps de continuer. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur le garage. Sans perdre une seconde, j'appuie sur le bouton de ma clé. Je suis bouche bée, quand les phares de la nouvelle Panamera s'allume.

-Vraiment ?

-Prend tes frères. Je m'occupe de tes parents.

Je suis bouche bée. Max me fait assez confiance pour prendre sa dernière voiture. Son bijou. Cette voiture est parfaite. D'une couleur grise/noir qui souligne sa position de voiture de luxe aux caractères élégant et athlétique. Je l'aime beaucoup. Je l'embrasse rapidement sur la bouche et court presque jusqu'à la voiture. Mes frères sur les talons.

-Elle est magnifique. Chantonne Isaac.

-Je sais. Rigolais-je.

Rien que de mettre le moteur en marche me fait un effet étrange.

-Jessica ne vient pas ? M'enquis-je, la voyant monter à l'avant avec Maximilien.

-Non... elle n'aime pas la vitesse ! Souffle Joshua doucement en passant la main sur le volant. Je pourrais conduire au retour ?

-Tu rêves ! Rigolais-je.

Deux minutes plus tard, je suis docilement Maximilien dans les rue de New-York. Évidemment, mes frères ne sont pas du même avis. Et je crois que moi aussi. Très vite, je double Max et file à travers la ville. Au bout de dix minutes, mon homme m'appelle. Heureusement, le téléphone est relié à la voiture.

-Répondre. Dis-je fortement, puis rajoute. Haut-parleur.

-Angie ?

-Oui. Rigolais-je devant son ton angoissé.

-Tu es où ?

-Toujours à New-York. Fis-je joueuse, tandis que mes frères rigolent.

-Heureux de l'apprendre. Tu nous rejoins ou pas ?

-Vous êtes ou ? M'étonnais-je.

-On vient d'arriver au Peacock Alley.

Je fronce les sourcils surprise.

-C'est ta mère qui a réservé ?

-Charles ! Souffle-t-il tendu.

-OK. On arrive vite.

-Prend ton temps ! Grogne-t-il, avant de raccrocher.

Très vite, on arrive au Peacock Alley. C'est un restaurant situé dans un hôtel. Je sais que la fille de Charles est propriétaire des lieux. J'espère juste qu'elle ne sera pas là. Max et elle sont comme chien et chat. Incompatible. Cependant, ils restent très conviviaux et poli l'un avec l'autre en public. Je sors de la voiture et donne les clés au major d'homme.

-Merci madame.

-J'y tiens à cette voiture. Pas une seule égratignure.

L'homme est surprit par ma réplique, mais hoche la tête rapidement. On rejoint Max, mes parents et Jessica dans le hall.

-Tu t'es bien amusé ?

Max m'embrasse du bout des lèvres, tandis que je hoche la tête. Il attrape ma main et fait signe à un membre du personnel, d'un mouvement de tête. Ce dernier nous offre un grand sourire et nous guide dans le restaurant.

Les parents de Maximilien sont déjà là. Assis autour d'une grande table, tout comme la plus jeune des sœurs, de Max, Poppy. Cette dernière se lève dès qu'elle nous voit. Ignorant tout le monde, elle vient m'offrir un câlin.

-Bonsoir, Poppy.

-Je suis contente de te voir.

-Moi aussi. Tu es absolument ravissante ce soir.

L'adolescente rougie aussitôt.

-Ne dit pas bonjour surtout. Grogne son frère à nos côtés.

Poppy pouffe un peu et enlace son frère. Elle donne un petit coup d'œil derrière moi et s'empourpre davantage.

-Poppy voici mes parents. Les jumeaux Isaac et Joshua et... une amie, Jessica.

Comment suis-je censé la présenter ?

-Enchantée, dit-elle dans un français avec un très fort accent.

-Tu peux encore t'entraîner. Chantonne Max, en continuant sa route.

Il va jusqu'à ses parents. Serre la main de Charles et embrasse sa mère sur la joue. Je me dépêche de les rejoindre.

-Ma chérie, tu es splendide. Chantonne sa mère en m'enlaçant.

-Vous aussi. J'aime beaucoup cette robe.

-Une Valentino. Chantonne-t-elle.

Je hoche la tête simplement. Puis, j'embrasse sur les deux joues son époux, Charles.

-Mathilda Thompson et Charles Thompson. Dis-je, délicatement en me tournant vers mes parents. Je vous présente le pasteur Éric Weber et Cécile Weber. Mes parents. Et juste derrière les jumeaux Isaac et Joshua. Jessica est la petite amie de Joshua.

Il s'en suit ensuite de longue accolade et un long échange de paroles. Lorsqu'il termine enfin, nous sommes tous installé. Le service est implacable. Nous sommes déjà servies en champagne ou en vin blanc. Ma mère a les yeux qui pétillent et commence à discuter avec la mère de Max du mariage.

-Elles ne pouvaient pas attendre le repas ? S'étrangle Maximilien, assis à ma droite.

-Visiblement pas !

Charles discute, quand à lui avec mon père.

-Il semble que nos parents s'entendent plutôt bien.

-Ta sœur et mon frère aussi.

Isaac est en discutions mouvementé et humoristique avec Poppy.

-Donc, tout va bien dans le meilleur des mondes.

-C'est ça ! Rigolais-je.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

Mon verre de vin blanc en main, je fais tourner le liquide dans mon verre. J'ai devant moi une entrée assez raffinée. Je suis d'ailleurs étonnée de voir une telle assiette dans un lieu comme celui-ci. Certes, le restaurant a bonne réputation. Cependant, j'avais entendu dire que les prix étaient plutôt élever pour ce que le restaurant proposé.

Charles a pris une bouteille de vin blanc français. Certainement pour faire plaisir à la famille Weber.

Angela a pris le même plat que moi. Une assiette de calmars grillés farcis au crabe et homard. Avec une purée de panais, ainsi qu'une crème aux olives.

-Tu ne manges pas ?

Je sors de mes pensées et tourne légèrement le visage vers ma petite sœur. Poppy.

-Si.

-Tu n'aimes pas ?

Poppy est du genre insistant. Je le sais depuis des années.

-Tout est très bien, Poppy.

-Tu as l'air de te faire du souci ? C'est grave ?

Je fronce les sourcils aussitôt.

-Rien d'important. Arrête de toujours t'inquiéter de tout. J'étais juste en train d'analyser le vin.

J'aurai mieux fait de ne rien dire. C'est encore pire maintenant.

-Le vin ne te plaît pas ?

Charles est sur le qui-vive.

-Il est très bon. Dis-je à Charles avec un léger sourire sur le visage.

Je mens, mais on s'en fou. Angela semble avoir démasqué mon mensonge et à un petit sourire en coin. Tu veux jouer, mademoiselle Weber ? Parfait !

-Comment trouve tu ce vin, bébé ?

Je fais exprès de lui donner ce diminutif. Pour la perturber un peu plus. D'ailleurs, elle s'étouffe presque avec le morceau de pain, qu'elle vient d'avaler. Lorsqu'elle reprend ses esprits, je souris comme un con. Angela est rouge comme une cerise.

-Il est très bon. Chuchote-t-elle.

Je hoche la tête satisfait. Elle ment aussi. J'en suis sûr et certain.

Point de vue : Angela Weber.

Max n'arrive pas à garder son sérieux bien longtemps. Nous sommes des joueurs lui et moi. Du bout des doigts, je tapote mon verre. Il est infect. Je ne sais pas pourquoi Charles a pris ce vin... et encore moins, que le restaurant en propose un aussi mauvais.

Mes frères, n'ont pas l'air de l'apprécier non plus, pourtant ils le boivent. J'aurais dû faire comme Jessica et ne pas en prendre. Tient cette dernière n'a toujours pas ouvert la bouche. Elle tripote son verre, sa serviette et même sa fourchette depuis le début du repas. Jessica n'est pas à l'aise. Nous pouvons tous le voir. Et le ressentir. Étrangement, j'ai pitié pour elle. Avant, elle était mon amie. Nous prenions soins l'une de l'autre. Puis, je suis partie à New-York. J'avais quitté Ben et elle c'était mise en couple avec mon frère, Joshua.

Quand ses yeux rencontrent les miens, je lui souris doucement. Je peux voir la surprise se peindre sur son visage. D'accord, j'ai été aussi infecte avec elle ? Jessica détourne le regard. Pourquoi elle fuit mon regard ? Elle est si mal à l'aise que ça ? Et elle ne m'a pas rendu mon sourire. Les sourcils froncés, je l'analyse.

-Bébé ?

Je suis un peu étonné du surnom que m'offre Maximilien. Surtout que nous sommes avec notre famille. Cependant, je me reprends très vite.

-Oui ?

-Tu as fini ?

Je me rends compte qu'il y a une serveuse à ma droite. Je m'excuse et me recule dans mon siège. Elle récupère mon assiette et s'enfuie presque. Étrangement, le dîner se passe dans une bonne ambiance, mais... le repas n'est pas très gustatif. Je suis un peu déçu de la qualité. Je m'attendais à mieux venant de la fille de Charles. Vraiment.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

Dehors, se tient cinq à six photographes. Je suis surpris pour le coup. Je dois trouver une solution et rapidement.

-Vous avez une porte de sortie ?

-Oui, mais il y a environs le même nombre de personnes qui attend. M'informe le réceptionniste désolé pour nous.

-Maximilien ?

Ma mère nous rejoins inquiète.

-Tout va bien maman... une fois que je serais partie avec Angela, les journalistes partiront.

-Tu es sur ?

-Ils veulent juste une photo du nouveau couple pour pouvoir vendre. Ils savent que nous allons nous marier... c'était une question de temps.

Elle hoche la tête doucement.

-Donc, tu veux faire quoi ?

Je regarde aussitôt Angela. J'ai un bras autour d'elle protecteur. Je dois veiller sur elle. C'est ma priorité.

-Vous pouvez partir en avant ou attendre !?

-On va attendre. Charles discute avec sa fille.

Je fronce aussitôt les sourcils.

-La fille de Charles est ici ?

-Bien sûr ! Souffle-t-elle avec un large sourire.

Je suis particulièrement convaincu que les journalistes ont eu l'information de ce dîner par... la directrice de ce restaurant. Pour deux raisons. La première avoir de la publicité. Le grand Maximilien Taylor Stuart dînant avec sa famille, c'est un privilège pour les restaurateurs.

Et le second point, pour me rendre dingue. Elle sait que je n'aime pas les journalistes. Pourtant, ce soir, ça ne me dérange pas du tout. Je souffle fortement pour la forme et avance pour rejoindre la famille à Angela. Je donne la clé de la grosse voiture à Isaac.

-Tu fais très attention à la route.

-Rien n'arrivera à la voiture. Me dit-il heureux.

-Je me fiche de la voiture. Ce n'est que matériel. Le plus important c'est vous. Ne roulez pas trop vite et fait très attention aux personnes... les journalistes aiment bien se mettre en pleins milieu de la route.

Il hoche la tête et commence à comprendre que ça risque d'être sportif.

-Vous partez d'ici quinze minutes. Retourner dans la salle. Et attendez !

La famille d'Angela s'exécute avec des petits sourires. Ils sont adorables. Je sais pourquoi la femme que j'aime est aussi bien dans sa peau. C'est grâce à eux.

-Tu es prête, bébé ?

Angela semble fatiguée. Elle relève la tête hoche la tête et m'embrasse dans le cou. Ce petit geste me tue. Il est doux, délicat, tendre... tout ce que j'aime. Elle me donne toujours l'impression de vivre. Pas de survivre. Je plane complètement, quand elle est dans mes bras. Je sors les clés de voiture qu'avait Angela tout à l'heure, la sert un peu plus contre moi... et sort du restaurant.

Nous sommes aussitôt envelopper par les flashes et les nombreuses questions. Je souris doucement. Je suis certain qu'Angie à un sourire éblouissant sur le visage en tout cas. Je l'accompagne jusqu'à sa place. L'as fait s'installer, claque la portière derrière elle. J'offre un mouvement de main aux journalistes. Pour le coup, ils sont plus qu'heureux. Je prends ensuite place derrière le volant. Après avoir mis ma ceinture, j'allume le monteur.

-J'aurai dû conduire. S'amuse la splendide femme à mes côtés.

-Je ne crois pas, non. Fis-je en lui administrant un clin d'œil.

Je suis sûr que demain nous feront les tabloïds. Et pour la première fois de ma vie... je m'en fiche. Être en couverture avec Angela me rends heureux. Ni plus, ni moins. Et je donnerais le meilleur de moi pour la garder à mes côtés. Je ne peux pas la perdre. Jamais.

Point de vue : Angela Weber.

Brooklyn Bridge. J'adore ce pont. Il est l'icône emblématique de New-York. C'est le plus ancien pont en acier. Il est restait pendant plus de 20 ans, le plus long pont suspendu au monde. Il faut environs une bonne demi-heure pour le traverser en faisant des pauses photos. La preuve je vois la fin du pont et ça fait vingt minutes que ce cinéma dur. On s'éloigne petit à petit des immeubles de Manhattan. Et j'adore littéralement, ce côté de l'Amérique. C'est l'une des plus jolies vues de la ville, qui ne dort jamais.

-J'adore, c'est trop beau.

Mon frère, Isaac, est euphorique. Je suis contente pour lui. New-York lui réussit bien. Jessica est à l'avant. Elle visite plus vite que tout le monde aujourd'hui. Comme si, cela l'ennuyer. A moins qu'elle ce soit disputer avec mon frère ?

Je jette un coup d'œil à ce dernier. Il semble content d'être ici. Pas le moins du monde inquiet pour énervé par Jessica. Je dois me faire des films peut-être. Mes parents sont à l'arrière. Ils prennent beaucoup de photos. De vrai touriste. Ça me fait sourire de les voir ainsi.

Je m'approche un peu plus d'Isaac pour avoir des informations.

-Il y a de l'eau dans le gaz avec Miss Perfect ? Dis-je très bas, pour ne pas attirer l'attention de son jumeau.

Isaac me décroche un petit sourire. Donc, j'avais raison.

-Qu'est-ce qu'elle a encore ?

-Elle... ne supporte plus de rester en groupe.

Je sous bouche bée.

-Avec nous tu veux dire ?

-Ouais... elle aurait aimé prendre une après-midi pour visiter la ville et flâner avec Joshua.

-Et il a refusé ? Grimaçais-je.

-Plus ou moins. Il lui a fait comprendre que ça ne se fait pas vraiment puisqu'on a été invité par ton homme.

Je roule aussitôt des yeux.

-S'ils veulent partir en excursion, y a pas de souci.

-Joshua préfère rester en groupe. Et profiter de sa grande sœur. Souffle mal à l'aise mon frère.

-Ah, je comprends donc le malaise.

Jessica m'avait une fois de plus en grippe.

-Leur couple est étrange !

-Ils s'aiment vraiment. Mais, disons que des fois le caractère de l'un prends le pas sur l'autre. Dans les deux sens. Murmure Isaac, tandis que Joshua se rapproche de nous.

Ce dernier passe un bras autour de mes épaules et nous prend tous les trois en selfie.

-Idiot. Rigolais-je, après avoir fait mon plus joli sourire pour la photo.

Je regarde ma montre pour me rendre compte que l'heure du repas est presque arrivé. Et je sais que Maximilien doit nous rejoindre. Du moins, s'il y arrive. Je suis impatiente de le revoir.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

Je n'ai jamais eu le temps encore de visiter le New-York des touristes. Depuis que la famille d'Angela est ici, je ne fais que ça. Et je dois dire que j'adore. Vraiment. Se sentir comme à Berlin, en prenant un café sur la terrasse de Paley Park c'est quelques choses d'unique. Au fond de ce restaurant, il y a un petit morceau de son fameux mur de Berlin. Je le savais, mais je ne suis encore jamais venu ici. Et Angela voulait absolument le voir et le montrer à ses proches. C'est très touchant.

-Vous voulez faire quoi après ? Souffle Angela, avant de croquer dans sa part de tarte au chocolat.

Je voulais lui en prendre un bout... mais, je n'ai eu en échange qu'un regard noir suivit d'un grognement. J'ai tout de suite arrêté, le sourire aux lèvres.

-C'est ici le Taureau en fer ? Questionne le père de ma future femme.

Je fronce les sourcils alors qu'Angela explose de rire.

-oui. Tu veux parler du Taureau de Wall Streets.

-C'est le truc qui aide à favoriser sa chance ? Risque Isaac.

-Oui. Sourit ma belle.

-Il parait que caresser son nez ou ses testicules apporte la fortune…

Évidemment, dire le mot testicules devant son père n'est pas toujours facile. Encore moins, quand on est pasteur. Mais, Joshua s'en fiche visiblement. Angela est pour ça part outré. Mais, c'est bien la seule. J'ai juste pour ma part, envie de rire de la situation.

-Tu viens avec nous ?

-J'ai une téléconférence à quinze heures.

Angela sourit doucement et fini sa tarte. Je passe instinctivement ma main sur sa nuque et sert doucement. J'adore ça. Et je pense qu'elle aussi. Étrangement, je verrai bien un tatouage ici. Sur sa nuque. Pour moi. A l'abri des regards. Je n'ai jamais été très attiré pour ce genre de chose, mais pour elle, je pourrais changer d'avis. J'ai même une petite idée en tête. Il me faut juste l'affiner.

Une demi-heure plus tard, je suis sur la route pour le bureau. Laisser Angela et sa famille parcourir la ville me fait froid dans le dos... mais, je dois lui laisser de l'espace. J'ai confiance en elle. Et je sais qu'elle fera toujours attention à ne pas franchir les limites. Mais tout de même. J'aime garder le contrôle sur certaine chose... être loin d'elle, n'aide pas.

Point de vue : Angela Weber.

Max me regarde comme si un troisième œil venait de me pousser sur le front.

-Max ?

Il cligne des yeux. Immobile. Droit dans ses chaussures. Les bras le long du corps. Il porte un pantalon de survêtement gris et un t-shirt noir. Il est torride ainsi. Il revient juste du jogging et je peux voir la sueur sur lui. Il n'est pas loin de vingt heures et le repas que ma mère à préparer et presque prêt.

-Maximilien ?

Ma voix est plus ferme. Ce qui le fait revenir sur terre.

-Hum ?

-Tu as entendu ce que j'ai dit ?

-Je crois. Souffle-t-il, sceptique.

-Et tu ne dis rien ?

Il me regarde hésitant. Très. Je l'entends se racler la gorge et pointer un doigt sur moi.

-Tu veux que je passe quatre heures de mon temps à la messe pour écouter une chorale Gospel ? C'est bien ça ?

-Oui. Souris-je, innocemment.

-Dans un quartier d'Harlem ? Un des quartiers que je t'ai expressément interdit ?

-Oui. Fis-je ronchon, pour le coup. C'est un endroit idéal pour écouter du Gospel. Mon père en raffole. En plus, je me suis renseigner et certaines des églises les plus célèbres sont là-bas. Il y a l'église baptiste d'Abyssinie, l'église baptiste Antioche, l'Église baptiste et Lagrée First Baptist Church de Corinthe.

Max, cligne des yeux encore une fois. On dirait une statue vivante pour le coup. Max retire son doigt qui pointer dans ma direction et attrape le bas de son t-shirt pour le retirer. Je salive littéralement. Il le fait expert où quoi ?

-Non.

Je fronce les sourcils, en le suivant dans la salle de bain.

-Non ? Tu ne viens pas avec nous ?

-Non, Angela. Aucun de nous n'ira à Harlem.

Je suis sidéré.

-Mais, tu n'as pas le choix. Mon père veut absolument y aller. C'est un de ses rêves.

-M'en fiche ! Grogne-t-il, en entrant dans la cabine de douche.

Ma bouche s'ouvre en grand sous la surprise. Il s'en fiche ? Il ne peut pas être sérieux là ?

-Va au diable ! Crachais-je, avant de sortir de la salle de bain, pour rejoindre le salon.

Évidemment, mes parents sont dans l'attente de ma réponse.

-Il doit y réfléchir et trouver de quoi nous sécuriser.

Mes parents semblent ravis de cette nouvelle. Putain, j'espère qu'il va se reprendre. Sinon, je vais encore me faire un ennemi. Car, il est hors de question qu'on n'y aille pas. Avec ou sans son accord d'abord. J'ai demandé pour la forme et surtout pour pas l'inquiéter. Mais, je refuse d'être dirigé de cette façon.

Je mets la table avec l'aide de Jessica. Cette dernière à l'air plus détendu que ce matin. Tant mieux. Je décide de lui faire la conversation pour la première fois depuis des mois.

-Alors, tu aimes New-York ?

Elle est surprise, comme je m'y attendais.

-euh... oui. C'est une ville fantastique.

-Dommage que vous ne restiez pas plus longtemps. Y a beaucoup plus à voir. Des quartiers moins touristique, mais très beau et instructif.

-Je n'en doute pas. Dit-elle avant d'aller récupérer la carafe d'eau.

Je dispose les assiettes et les verres devant chaque chaise. Max fini par nous rejoindre. Il porte un t-shirt noir et un jean bleu nuit. Il est torride. Mes yeux ne le quittent pas. Et il en fait de même.

-Toujours en colère, ma belle ?

Je préfère ne pas répondre.

-Ta réponse est toujours la même ?

-Elle n'est pas prête de changer, rigole-t-il. Mais, tu peux faire la tête autant de temps que tu veux. Je sais gérer une multinationale, j'arriverai à gérer la femme que j'aime.

J'en reste bouche bée. Jessica aussi d'ailleurs. Surtout que Maximilien fait expert d'être aussi attirant, sensuelle et autoritaire. Maximilien m'embrasse rapidement sur l'épaule, l'air de rien et va dans le salon, rejoindre mes frères et mon père. Putain, je sais pourquoi mon cœur ne bat que pour lui. Malgré qu'il soit irritant et contrôle toujours tous, je l'aime aussi pour ça. Je le sais maintenant.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

J'ai gagné. Pour cette fois. Angela a expliqué la situation à ses parents. Ils comprennent que c'est peut-être trop risqué de se promener dans les rues d'Harlem. Ils comprennent aussi que le dimanche, je ne vais pas à la messe. Je ne suis pas croyant. Et peut-être que le père d'Angela aurait voulu le contraire. Mais, je ne peux pas le devenir pour lui. Même pas pour Angela. C'est une croyance personnelle.

-Demain, c'est votre dernier jour parmi nous ?

Les jumeaux font une tête étrange.

-Oui. On prend l'avion à huit heures du matin le lendemain. Je crois qu'il faut y être deux heures à l'avance. M'informe Joshua, tourné totalement vers la télévision.

Je hoche la tête.

-Je m'occuperai du transfert. J'ai des passes officiels. Vous n'aurez pas besoin d'y être deux heures avant. Souris-je.

Pour le coup, il semble rassuré.

-J'ai prévu une soirée demain. Dis-je innocemment.

-Vraiment ? Souffle Isaac, impatient et curieux.

-Vous aimez le base-ball ?

Leurs yeux sortent presque de leur tête.

-Oui. Cri-t-ils gaiement, comme un seul homme.

-cool. J'ai des places pour le match de demain.

-La classe !

Cette fois, ils sont complètement euphoriques. Et cela aide à faire passer la pilule pour Harlem. Je le vois dans le regard de la famille Weber. Surtout dans ceux d'Angela. C'est ce qui m'apporte le plus. Son avis. Son amour.

Point de vue : Angela Weber.

Du base-ball ? Pourquoi diable Maximilien nous avaient tous amené ici ?

J'avais proposé un autre programme pour mes parents, Jessica et moi. Mais, rien à faire. Maximilien avait dit avoir eu du mal à avoir ses places et que ce n'était pas possible de les revendre. Depuis quand il s'inquiète de son argent ? Lui qui passe son temps à l'utiliser sans compter ? Étrange. Vraiment très étrange cette histoire.

Je suis assise entre Maximilien et ma mère. Mon père est juste à côté d'elle. Isaac, Joshua et Jessica juste devant nous. Mes frères ont une casquette de l'équipe de New-York, alors que Jessica a opté pour le t-shirt. Mes parents et moi avons les grosses mains en mousse pour applaudirent. Qu'est-ce qui ne faut pas faire pour faire plaisir aux autres !

Je dois avouer que finalement, Maximilien a eu une bonne idée de sortie. Les garçons sont content et même Jessica. Mes parents qui ne sortent pas beaucoup en générale apprenne un nouveau sport et semble même apprécier l'ambiance dingue qui nous entoure.

-Merci. Dis-je gentiment, en me tournant vers Max.

-De ?

-Tout. D'avoir fait venir ma famille. D'avoir organiser notre semaine. D'avoir fait des efforts et pour cette dernière soirée.

-Je ferai tout pour toi. J'espère que tu le sais.

Je ne peux pas répondre à ça. Ma gorge vient subitement de se serre. Imaginé Maximilien être prêt à tout pour moi, me soulève le cœur.

-Je t'aime, Angela. Et bientôt sur sera ma femme. J'ai hâte d'être ce jour. De te voir dans ta magnifique robe de marié et de pouvoir t'appeler Angela Weber-Stuart.

-Tu acceptes ? Réclamais-je stupéfaite.

-Oui. J'accepte d'associé nos deux noms.

Je passe mes bras autour de son cou, pour lui offrir une enlacée royale. Ce type est l'amour de ma vie. Je le savais.

-Merci beaucoup.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

A la mi-temps, un type du staff vient nous chercher.

-Monsieur Stuart.

Il m'offre une grande poignée de main et un grand sourire.

-Enchanté de faire votre connaissance.

-De même. Merci à vous d'avoir accepté.

Cette fois, son sourire est XXL.

-On va passer un très bon moment, monsieur. Venez, je vais vous montrer les coulisses.

Je fais signe a la famille Weber de venir avec nous. J'ai tout organisé depuis que je sais que la famille d'Angela vient à New-York. J'ai fait jouer mes contacts et j'ai réussi à avoir ce que je souhaite. Comme souvent. Mais, cette fois, j'étais vraiment prêt à tout.

On nous présente les joueurs de l'équipe. Tous sont concentré, mais semble ravi de notre visite. Surtout que j'ai promis une grande subvention pour les équipements entraînement pour la prochaine saison. Oui... le grand Maximilien Taylor Stuart, allait s'impliquer dans l'équipe de base-ball de New-York. Une grande première.

-Vous voulez voir le terrain ?

L'homme c'est que j'ai besoin d'y aller. Il est fort. Les garçons courts déjà pour rejoindre le terrain. Les gens dans les gratins applaudissent les pitreries que font les jumeaux. Les parents et Jessica refusent d'y aller. Ça va compliquer les choses.

-Tu viens ?

Je tends la main vers Angela. Elle ne bouge pas d'un cil.

-Je vais vous attendre ici.

-J'aimerai vivre ce moment avec toi.

J'essaie de lui montrer tout mon amour. J'ai besoin d'elle sur le terrain, pour la suite du programme. Si elle refuse, tous tombe à l'eau. Surtout que les joueurs sont à nouveaux sur le terrain et qu'il on les t-shirts que j'ai fait imprimer, entre leurs mains.

-Viens, bébé !

Cette fois, elle accepte ma main. Et je souffle de soulagement. Je la fais passer sur le terrain et entoure un bras autour de ses épaules. Je l'embrasse rapidement sur la joue et la guide vers le center. Les jumeaux ont des battes de base-ball en main tandis qu'on leur lance des balles. Il ne reste plus beaucoup de temps avant la reprise du match. Isaac me tend la batte. Je la récupère et m'écarte de la femme de ma vie.

J'essaie de taper une balle, mais je ne suis pas très doué. Le public rigole. Et je lève la main pour les saluer.

-A toi.

Le joueur 27 offre l'objet à ma douce. Elle le regarde horrifié mais prend l'objet en main. Elle est torride. Elle se met en place. Et je la regarde se prendre au jeu. Elle est vraiment très belle à ce moment. Évidemment, elle rate la balle, mais essaie tout de même de la toucher. C'est adorable. Le public applaudit grandement.

C'est le grand moment. J'ai leur cœur qui bat si fort que j'ai l'impression que je vais tourner de l'œil. J'ai repérer le grand écran droit devant moi. Je sais que nous sommes en direct. Et ça me stress pas mal. Mon reflet y est dedans. Et bientôt celui d'Angela.

J'attrape la main d'Angie après qu'elle est rendue l'objet au joueur 27. Elle pense partir, mais je l'arrête en plein milieu de son élan. Surprise, elle me regarde en relevant un sourcil. Je me racle la gorge en lui faisant face. Du coin de l'œil, je vois l'équipe au grand complet se réunir dans le bon ordre. C'est maintenant.

-Angela Weber, je t'aime comme jamais je n'ai aimé dans ma vie. Tu fais partie de moi depuis un peu plus de deux ans.

Je prends une petite pause pour analyser l'effet que procurent mes paroles. Elle a les yeux grands ouverts, intrigué, heureuse et les yeux un peu humides.

-J'ai attendu toute ma vie pour avoir ce que j'ai aujourd'hui avec toi. Je ne veux que toi... et ne souhaite que ton bonheur... Angela...

Je caresse doucement son menton et sa mâchoire du bout des doigts. Le public qui n'entends pas mais hurle en réaction.

-Bébé, acceptes-tu d'être ma femme ?

Je sors la petite boite qui se trouve dans ma poche de pantalon, l'ouvre tout en me mettant à genou devant elle. Angela à une main devant sa bouche, abasourdie.

Et moi, j'attends.

Point de vue : Angela Weber.

Il l'a fait. Il l'a vraiment fait. Je n'arrive pas à y croire. Maximilien Taylor Stuart, l'homme que j'aime et que je suis censé épouser... vient de me demander en mariage devant mes parents, mes frères, un public monstre, la télévision, et les joueurs des deux équipes. D'ailleurs, certains ont dans la main un t-shirt. Aligné les uns près des autres, une phrase peut se lire :

« Angela, I love you, would you marry me? »

Je n'aurais jamais imaginé, que Max pouvait faire une chose pareille. Vraiment pas.

-Angela ?

Je me suis rendu compte que je n'ai pas répondu sous le choc. Je me dépêche de hocher la tête plusieurs fois d'affiler et de me baiser pour embrasser cet homme. Max se relève difficilement à cause de moi. Il passe ses bras autour de moi et me fait tourner rapidement sans relâcher la pression de mes lèvres. J'entends plus ou moins le public hurler à la mort. Et mes frères ne pas trop loin s'extasier.

Lorsqu'il se sépare de moi, Max sort la bague de la boite et me la passe au doigt.

-Alors... j'ai réussi le test de la demande en mariage? S'amuse-t-il, les larmes aux yeux.

-Je n'aurai pas rêvé mieux.

Il explose de rire et je me rends compte que je pleure carrément dans ses bras.