Chapitre 18

Point de vue : Angela Weber.

Je regarde ma bague rêveuse et un peu gaga. Je n'arrive pas à atterrir et me concentrer depuis la demande en mariage de Max, lors du match de base-ball. Mes parents sont partie depuis plus de deux semaines. Et j'ai repris le travail intensif. J'ai très peu de temps pour moi et je cours de partout pour gérer l'entreprise au mieux et soutenir Maximilien le mieux que je le peux. Nicholas m'aide beaucoup. En fait, il est devenu mon bras droit. Ce que Max a tout de suite approuvé. Comme ça, je ne traite plus avec miss Chelsea pour mon plus grand bonheur.

- Je vais me chercher un café. Tu en veux un ?

Je hoche la tête en direction de Nicholas qui est presque hors du bureau. Une seconde plus tard, mon téléphone sonne. Je décroche au bout de la troisième sonnerie.

- Angela Weber !

- Madame Weber, j'ai un homme se faisant passer pour Bernard Arnault de Dior au téléphone. Il refuse de raccrocher et veut ne parler qu'à vous. C'est la deuxième fois qu'il appelle madame.

Je m'étouffe presque avec ma salive. La standardiste est en panique totale et je peux comprendre pourquoi.

- Il ne se fait pas passer pour Bernard Arnault. Bredouillais-je. Il s'agit de Bernard Arnault. Je le prends.

La standardiste n'en mène pas large et me le transfert sans rien ajouter d'autre.

- Monsieur Arnault, comment puis-je vous aider ?

- Madame Weber, enfin je vous ai au téléphone. C'est très difficile de vous avoir de vive voix.

- Je le conçois. Dis-je avec un sourire pour le rassurer.

J'ai toujours dit qu'un sourire pouvait toujours s'entendre au téléphone.

- J'ai une proposition à vous faire.

- Vous devriez voir cela avec Monsieur Stuart ! Dis-je fronçant les sourcils.

- Il ne m'écoutera pas et surtout il ne m'aime pas.

- Je ne pense pas que...

- Madame Weber, nous savons que votre futur époux est un homme qui a de multiple relation. S'il ne m'appelle pas pour passer affaire avec l'entreprise c'est qu'il n'aime pas son dirigeant.

Toucher... coulé...

- Comment puis-je vous aider ?

- Monsieur Lefebvre et monsieur Marin, m'ont fait un éloge de vos talents. Je souhaite travailler avec vous.

- J'ai déjà un travail. Rigolais-je. Mais, je vous en remercie.

- Non, madame Weber. Je souhaite avoir votre entreprise en soutient pour ma futur campagne de cosmétiques Dior.

Je sous le choc.

- Pour les rouges à lèvres ? M'étranglais-je.

- Oui, la ligne que vous avez plus ou moins créée. Il vous revient de droit de continuer à travailler dessus. Faire la communication et la publicité et votre rayon. Je souhaite donc m'associer à vous. Votre entreprise.

- Ça inclus monsieur Stuart. Dis-je rapidement.

- Je le sais. Je suis prêt à prendre le risque et faire des... efforts.

Ben ça alors.

- Très bien, monsieur Arnault. Je vois avec monsieur Stuart et je reviens vers vous.

- J'attends votre appel. Merci de votre écoute.

- Avec plaisir.

Je raccroche totalement retourner. Nicholas revient quelques minutes plus tard, avec deux tasses de café.

- Tu ne devineras jamais ce qui vient de se passer ?

Évidemment, Nicholas est déjà très réactif et me pose mille et une questions.

*/*

Je sors du bureau avec l'envie folle de nourriture. J'ai faim. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais j'ai très envie de nourriture. Je décide d'aller me chercher un sandwiche à l'étage inférieur ou se situe la cantine, mais décide d'abord d'aller voir Max. au cas où il aurait une petite faim aussi et qu'il décidera de m'accompagner. D'un pas presque joyeux, je vais à celui de Max. Miss-perfect est à son bureau. Elle ne relève même pas la tête à mon arrivé. Nicholas est également là.

- Il est en rendez-vous. Me dit-il gentiment.

Je hoche la tête et avance pour faire face au bureau de Maximilien. Mon cœur rate un battement dans la seconde. Je dois être blanche comme neige également.

Mon homme est effectivement en rendez-vous et pas avec n'importe qui. J'ai tout à coup mal au ventre. J'ai mal au cœur aussi. Et je ne parle même pas de mon corps. Ma tête ? Elle est carrément prête à exploser. Comment est-on arrivé à ça ? Comment ? A quel moment, les choses ont changé entre nous ? Tout est tellement différents maintenant. En une fraction de seconde. Putain j'aurai dû aller me chercher à manger et ne pas venir jusqu'ici.

Je vois l'homme que j'aime, mon fiancé pour être exact, en train d'enlacer cette femme splendide, avec un corps de rêve. Ils sont là... debout dans les bras l'un de l'autre. J'aurai eu mal si c'était une femme banale. Une autre femme tout court... mais, Maximilien le sait. Je lui ai dit plusieurs fois mon ressenti concernant Adrianne Palicki. Cette actrice qui me rend la vie infernale. Malgré mes demandes à propos d'Adrianne Palicki, Maximilien les ignore. Il en profite même pour me narguer. Il aime ça. Me nargue et me torturer.

Mes parents, mes frères et Jessica sont partie depuis deux semaines. Depuis, je vis un véritable conte de fée. Et en une putain de fraction de seconde, Max avait tout foutu en l'air. Comment Maximilien pouvait passer d'ange à Démon ? Comment arrivait-il à faire venir mes parents ? Me demander en mariage ? Et me trahir dans le même mois?

Cela doit faire quelques minutes que je suis positionner entre le bureau de Nicholas et celui de Maximilien. Je suis sous le choc. J'ai envie de pleurer. De hurler. Et de faire des choses irresponsable... comme gifler cette femme. Et lui juste après. J'ai très envie de lui rendre sa bague et ses promesses aussi. Tout envoyer par la fenêtre. Partir pour ne plus revenir. Pourtant, je ne le fais pas. Je suis faible face à mes sentiments pour lui. Faible, alors qu'il a tant de pouvoir en ce moment. Pourtant la trahison est bien présente.

J'arrive à bouger, enfin. Nicholas me regarde étrangement. Je dois trouver une excuse et vite.

- J'ai oublié un document. Je reviens.

Il hoche la tête simplement. Je me dépêche de rejoindre mon bureau. Je m'installe sur ma chaise et essaie de réfléchir vite. Je ne trouve rien. Machinalement, je joue avec ma bague de fiançailles. Ma putain de bague de fiançailles. Dois-je épouse un type qui ne respecte pas mes demandes ? Il était avec elle... Dans son bureau... et dans ses bras.

Furieuse, je retire ma bague. Je ressens un vide immédiat. Je déteste l'enlever. Je dors avec et prend mes douches avec. Depuis qu'il l'a mise à mon doigt... elle ne me quitte pas.

J'ai besoin d'un verre. Peut-être même deux. J'attrape mes affaires le plus rapidement possible en laissant ma bague sur le bureau. Personne ne se risquera à venir la prendre. Pas même la femme de ménage. Sinon, Maximilien ferait vivre un enfer à tout l'immeuble. Je ne prends pas le risque de prendre l'ascenseur et descends au pas de course les escaliers.

Dans le hall, j'ignore le regard des personnes et du personnel. Je ne prends pas une des voitures de peur d'être sous détecteurs GPS. Je n'ai pas envie d'avoir Max sur le dos, ce soir. Pas après sa trahison. Je me dépêche de trouver un taxi. Lorsque c'est fait, je lui demande simplement de rouler. Ce qu'il fait. Au bout d'une demi-heure de trajet vers une destination inconnue, je demande au chauffeur de me déposer.

- Vous êtes sur ?

- Oui.

Ce n'est pas l'un des quartiers les plus huppés de New-York, mais je m'en fiche. J'attrape cent dollars et les posent sur le siège avant. Le type a les yeux prêts à lui sortir de la tête.

- C'est beaucoup trop madame.

- Celui que je devais épouser est riche. Ça ne va pas lui manquer ! Sifflais-je mauvaise.

Il comprend sûrement que j'ai une peine de cœur. Il m'offre un petit sourire compatissant qui me retourne l'estomac et je sors du véhicule. Je ne sais pas du tout où je suis. Mais, alors pas du tout. Je marche un peu avant de trouver un restaurant/bar. Il y a plus d'hommes que de femmes. Je m'en fiche. J'ai juste besoin d'alcool. Et d'un endroit pour réfléchir.

Je demande au barman une tequila. Il me l'apporte avec un plateau de truc gras à grignoter. D'habitude, j'aurai repoussé l'assiette. Pas aujourd'hui.

*/*

Je suis entré dans le bar à dix-sept heure quarante. Il est maintenant dix-neuf heures. Mon téléphone vibre depuis quelques minutes. J'ai déjà trois appels. Tous du grand Maximilien Taylor Stuart. J'attrape mon verre et le porte à mes lèvres. Il est vide. Comme les deux verres de Tequila et les trois de Martini. Le téléphone s'immobilise. Quelques secondes après, je reçois un texto.

« Angie, Bébé où est tu ?

Je te cherche depuis de nombreuses minutes ? »

Les larmes me montent aux yeux. Il me cherche que depuis quelques minutes ? Cela fait presque trois heures que je suis partie de la société. Il ne manque pas d'air. Fébrile, je demande un autre verre au barman. Il me regarde du coin de l'œil, mais hoche la tête. J'attrape mon téléphone pour lui répondre.

« Je suis partie... depuis plusieurs HEURES».

Je suis assez fière de moi. Je repose le téléphone sur la table. Le barman arrive avec mon verre. Il regarde les différents verres vides sur la table.

- Vous voulez manger quelques choses ? Risque-t-il.

Je porte mon verre à mes lèvres sans attendre. Je pousse un petit gémissement, lorsque le liquide touche ma langue. Un pur délice. J'adore le goût du martini. Mon téléphone sonne. Je l'ignore.

- Vous avez toujours eu une queue de cheval ?

L'homme est très surpris par ma question, moi aussi j'aurai pu l'être, si l'alcool n'avait pas déjà fait effet sur mon organisme. Je ne crains plus la honte.

- Euh... ouais... depuis l'université.

- Hum... vous devriez la couper ! Dis-je en récupérant mon téléphone.

Un nouveau message de Maximilien.

« Tu es à la maison ?

Je quitte le boulot. J'arrive. »

A la maison ? Je n'ai pas de maison. C'est son appartement à lui. Pas à moi.

« Non. Je suis partie »

Je clique sur envoyé et attend qu'il réponde. Je bois une autre gorgée d'alcool. Ça me fait un bien fou. Maximilien m'appelle une fois encore. Je ne réponds pas. Quelques secondes plus tard, je reçois un message. Mon verre est vide.

« Que veux-tu dire par « partie » ? »

Mon cœur cogne fort dans ma poitrine. J'ai une envie folle de hurler. Les larmes me montent aux yeux. J'ai plus la force de les retenir. Je suis en larmes et en sanglots, quand je lui réponds.

« C'est finie Max. Tout est finie ».

Je renifle vulgairement. Je suis assise sur une banquette dans un des boxes qui donne sur la rue. Je peux voir les allez et venue des gens devant le restaurant/bar. L'homme dans l'autre boxe, prend sa bière et disparaît. Je le fait fuir lui aussi. Comme les autres. Un autre texto. Je suis fébrile, quand je clique pour le lire. Je dois le lire plusieurs fois pour comprendre et pour tout lire. Les larmes me bloquent la vue.

« Qu'est-ce qui est fini ?

Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe.

Je deviens fou, Angie.

Alors, répond à mes appels, bon dieu. »

Quelques secondes après, il m'appelle encore. Il n'a pas compris. Puis, un autre appel. Encore et encore. Je ne réponds pas. Il m'envoie un message écrit. Je commande un autre verre. J'ai besoin d'un autre verre.

« Angela, tu me fait peur.

Je veux savoir où tu es pour être rassurer.

Je t'en supplie ».

Je dois lui dire. Lui faire comprendre. Il a tellement l'habitude de tout contrôler. Ça doit lui faire bizarre pour une fois. J'ai ce pouvoir sur lui... du moins, j'avais ce pouvoir sur lui. Mais, Maximilien m'a trahit. Je dois lui dire ce que je pense de cette trahison.

« Nous deux c'est fini, Max».

La réponse se fait longue à venir. Il doit certainement être dingue. Peut-être même donner des ordres à son équipe de la sécurité.

Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.

Fini? Je marche comme un fou dans le bureau du chef informatique. Il me regarde stressé. Et il peut l'être ! Furieux de lire ce dernier message, j'envoie carrément valdinguer la bibliothèque qui se trouve sur ma droite. Mon chef informatique sursaute.

- Trouvez-moi, Angela. Immédiatement !

Il hoche la tête, tandis que j'écris un nouveau message. Angela ne prend pas mes appels, mais bon dieu accepte de m'écrire. Cette fille me rend dingue. Depuis le premier jour. Et là, je suis totalement inquiet, nerveux, surprit et putain en colère. Qu'est-ce-qui se passe ? Pourquoi est-ce qu'elle me fait ça ? Après la surprise de ses parents ? Après les deux années à nous courir après.

J'ai même demandé son père en mariage. On doit se marier ! Tout est prévu … et elle me quitte ? Comme ça ? Du jour au lentement. Merde, je lui ai fait l'amour ce matin. Dans notre lit. Chez nous. Tout allait très bien.

« Je ne joue plus.

Dit moi immédiatement où tu te trouves ! »

Je vais devenir fou. J'ai arraché quelques mèches de mes cheveux à force de forcer et de tirer dessus.

- Quelques secondes et j'aurai ça position. M'informe Hugo.

Je hoche la tête alors que j'ai un nouveau texto d'Angela. De la femme que j'aime et qui veut me quitter sans aucune raison.

« Je t'ai vu avec elle.

Tu m'avais promis... et pourtant tu étais avec elle. »

C'est une bombe que je reçois en pleine poitrine.

- Fait chier ! Putain de merde, fait chier !

Je donne un coup de poing dans le mur. J'y laisse mes phalanges, à proprement parlé. J'ai mal, mais c'est rien en pensant à mon cœur qui saigne. Je comprends immédiatement ce qui se passe. Je me dépêche de répondre à son message. J'ai le corps qui bat trop vite pour mon propre bien. J'ai l'impression que je suis presque mort. Ou pas loin. Si elle me quitte, je n'y survivrai pas. J'en suis certain. Et je vais tuer Adrianne Palicki. Vraiment. Cette fois, je vais lui faire une misère pas possible. Ruiner sa carrière et tout ce qui va avec.

« Bon dieu, si tu parles d'Adrianne tu es loin du compte.

Je veux en parler avec toi.

Laisse-moi te parler en face à face ».

- C'est fait. Je sais où elle se trouve.

Hugo note l'adresse sur un bout de papier et me le donne avec un large sourire.

- Elle est dans Harlem ? M'étranglais-je.

- Vous voulez que je vienne avec vous, monsieur ?

- Non... je me débrouille. Bonne soirée Hugo.

Je sors du bureau au pas de course. Je ne passe pas par mon bureau, prend les escaliers pour rejoindre le hall principale. Je suis à bout de souffle, quand j'arrive face aux hommes de la sécurité.

- Une prime pour celui qui m'accompagne dans le quartier d'Harlem !

Le grand costaud lève aussitôt la main.

- Vient.

On court jusqu'à dehors. Je lui donne les clés de ma voiture. Le porche que j'ai pris ce matin. Ça me va parfaitement. L'homme conduit vite, mais prudemment. Je me rends compte que j'ai un message. Et qu'il attend depuis quelques minutes. Merde.

« Ne le nie pas... tu le fait déjà si bien avec ta chère Chelsea Volturi.

Je t'ai vu dans les bras d'une autre femme. Tu ne peux pas mentir».

Je grogne de frustration. Je vais tuer Adrianne. Cette fois c'est sûr !

« Je n'aime que toi.

Si j'ai eu le malheur de la prendre dans mes bras,

C'est seulement pour la réconforter.

Elle pleurait. Je n'allais pas être froid et distant.

Mais, vu ta réaction, j'aurai dû ».

J'ai le cœur prêt à exploser.

- Vous pouvez aller plus vite ?

- Oui, monsieur.

L'homme de la sécurité accélère. Je me fiche d'avoir les flics aux fesses. Ce que je veux par-dessus tout c'est voir la femme que j'aime. Parce que j'aime Angela Weber de tout mon cœur et de toute mon âme.

- Nous y sommes presque.

Je sais. Je reçois une répondre.

« Ma réaction ?

Tu m'avais promis de ne plus la revoir

Et encore moins te retrouver seul avec elle.

Putain, je te retrouve carrément dans ses bras. »

J'ai merdé grave. Plus que ça même. Elle ne va jamais vouloir revenir avec moi. Elle va me laisser tomber comme une merde. Et je ne pourrai pas m'en relever. Sans elle, ça ne sert à rien. Ma vie ne serai plus la même. Après deux ans à l'avoir dans mon monde et dans ma vie... je ne pourrai pas faire autrement aujourd'hui. Angela avait pris une grande place … la plus grande place.

« J'ai commis une erreur. Un terrible Erreur.

Elle m'a prise de cours en venant à l'entreprise.

Peut-on en discuter de vive voix ? Je t'en prie.».

J'attends quelques secondes à peine. Elle doit avoir le téléphone dans la main. Comme moi.

« Non, Max.

Je n'ai pas envie de t'entendre.

Je ne suis pas faite pour toi de toute façon ».

Ma gorge se sert. J'ai du mal à respirer tout à coup. Je suis en train de vivre un cauchemar.

- Monsieur, vous allez bien ?

Je ne peux pas répondre. Je suis en train de mourir.

« Qu'est-ce que tu racontes, mon ange ?

Tu es la femme que j'aime. Tu es parfaite pour moi.

Tu l'es depuis que mon regard à rencontrer le tien.

Qu'est-ce que tu me fais Angela ? C'est le stress du mariage ? ».

Je ne prends pas le temps de relire le message et appuie sur envoyé.

- C'est dans cette rue, monsieur.

On fait un premier passage. Rien. Pas de trace de mon ange. Est si Angela avait décidé de partir d'ici ? L'homme qui conduit refait un passage. Il n'y a que des bars, des restaurants ainsi que des commerces.

- Elle doit être dans un de ses commerces. Murmurais-je. Je sors.

L'homme se gare sur le bas-côté et sort avec moi. On ne sera pas trop de deux. Elle m'a écrit à nouveau.

«Je n'arrive pas à te donner ce que tu veux.

Je préfère arrêter avant que tu ne le fasses.

Tu vas regretter notre mariage. Je ne le supporterez pas ».

Mais, de quoi est-ce qu'elle parle ? Ce n'est plus en lien avec Adrianne. Il s'est passé quelques choses. J'en suis sûr. Elle fuit une situation ou alors quelqu'un. Bon dieu, si mon père ou mon demi-frère est responsable de cette situation, je vais vraiment devenir incontrôlable.

«Tout ce que je veux et dont j'ai besoin c'est de toi, Angie. Toi et ce mariage.

Tu es ma vie Angela Weber. Je te supplie de rentrer à la maison ».

Je passe devant les bars. Les restaurants. Les commerces. Toujours rien. Jusqu'à que je la vois... elle vient de m'écrire à nouveau. Je me dépêche de le lire en me dirigeant vers la porte de ce putain de bar miteux. Angela ne serait jamais entré ici, si elle n'était pas au plus bas moralement. J'allais devoir la jouer fine.

« Non. Je t'aime aussi, mais tu me remercieras plus tard.

Au revoir, monsieur Stuart ».

Point de vue : Angela Weber.

La porte du bar s'ouvre. Je ne sais pas pourquoi, mais ma tête se relève instinctivement. J'ai dû sentir sa présence ou un truc du genre. Comme un sixième sens. Le grand et puissant Maximilien Taylor Stuart est là. Dans un bar minable en plein Harlem.

Il a une expression étrange. Un mélange d'émotions : la fureur, la colère, la tristesse. Il est tout en puissance, en beauté et en même temps, terriblement intimident. Je n'ai pas bougé de mon siège. Je suis trop fatigué pour ça. J'ai plus la force de me battre. En plus, j'ai trop bu. Beaucoup trop bu. Je me sens vagué entre mon alcoolisme et ma fatigue.

Maximilien prend place très naturellement en face de moi. Il doit remarquer mon état d'ébriété. De toute façon les cadavres de verres sont une preuve de ma culpabilité. Il attrape la bouteille de martini qu'à finalement apporter le barman sur la table, soupire fortement et la repose avec force.

- Je te retrouve à moitié ivre. Je ne m'attendais pas à ça.

Je ne réponds pas. J'ai envie de lui répondre. Mais, je n'y arrive pas. Ma bouche refuse de s'ouvrir.

- Je te remmène à la maison, Angela.

Je suis prête à rouspéter, mais il lève la main.

- Ce n'est pas une demande. Nous rentrons chez nous. Tu es ivre et tu dois dormir.

Il a raison. Comme toujours. Je ne dis pas un mot, tandis qu'il me fixe. Il finit par avoir les épaules plus base. Il soupire et ferme les yeux. Il semble endormi ou un truc du genre. Il est beau. Il est terriblement beau.

- Tu es très beau.

Mince, j'ai parlé à voix haute. Max ouvre les yeux stupéfait.

- Tellement beau que tu me quitte ?

Je me mords la lèvre inférieure. Jusqu'au sang. Maximilien n'attends pas une réponde de ma part, il se lève et va jusqu'au bar. Il sort son portefeuille et donne une très grande somme d'argent au barman. Ce dernier me regarde, puis souffle quelques choses à Max. Son corps se tend aussitôt. Il se passe quelque chose. Je me lève de mon box et les rejoins avec difficulté. Ils ne font pas attention à moi.

- Je sais pas qui vous êtes, mais elle ne va pas bien.

- Je suis son fiancé. Grogne Max en retour.

- Pourquoi elle est ici complètement ivre, alors !?

Merde, il joue avec le feu. Je pose ma main sur l'épaule de Max et me colle à lui. Il passe rapidement un bras autour de moi.

- Angie ?

- On rentre ! Je veux dormir.

Il souffle un mot peu glorieux, puis se penche pour me porter comme une jeune marié. On sort et je repère un des gars de la sécurité de notre travail. Il est proche de la voiture de Max.

- Elle va bien, monsieur ? S'étonne-t-il.

- Elle a un peu trop bu.

Il hoche la tête. Je pose la mienne sur le torse de Max et me laisse faire. Il nous installe à l'arrière du véhicule. Et la voiture roule quelques secondes après. Durant le trajet, Maximilien me tient fermement contre lui. Il a eu peur. Je peux le sentir et le comprendre. Je n'ai jamais réagis avec autant de négativité. Je me méprise d'ailleurs pour ça. Il caresse mes épaules, mes cheveux, ma nuque. Il est tendre avec moi. Pourquoi, il ne me déteste pas tout simplement ?

Une fois à la maison, Max me guide jusqu'à la salle de bain. Il me déshabille et me fait prendre une douche. Lorsqu'il voit que je ne tiens pas vraiment toute seule, il entre avec moi. Il retire ses vêtement un à un. Totalement mouiller.

- Tu es vraiment très beau.

- Tu l'as déjà dit. Murmure-t-il contre moi, avant de poser un baiser dans mon cou.

J'ai des frissons dans tout le corps.

- Tu vas me faire l'amour ?

- Non. Tranche-t-il, en se détournant de moi pour ajuster le jet d'eau.

J'ai envie de pleurer. Ma gorge se sert.

- Tu es complètement ivre. Je ne vais pas faire l'amour avec toi de cette façon. Reprend-t-il, en me relevant le visage. Peut-être demain si tu es dans un meilleure état.

- Je n'aurai pas dû boire. Bougonnais-je.

- Je te le confirme.

- Ne m'engueule pas.

- J'ai envie de faire plus que ça, Angela. Tu as été irresponsable et tu as joué avec mes sentiments.

Je suis bouche bée. Et angoissée. J'ai tout à coup envie de vomir. Cette fois, c'est réel.

- Je ne me sens pas bien.

Max comprend dans la seconde. Il ouvre la porte en grand et nous fait sortir de la douche. Une seconde plus tard, je suis au-dessus du lavabo totalement nu... en train de vomir !

Est-ce qu'on peut mourir de honte ?

*/*

Après avoir repris une longue douche. Une autre du moins. Maximilien m'as transporté dans le lit. Nous sommes nus. J'aime l'idée d'être totalement nu contre lui. Le drap sur mon corps me fait du bien. L'alcool me fait dire un peu tout et n'importe quoi. J'espère que l'homme qui partage mon lit, ne m'en tiendra pas rigueur pour les prochains jours.

- Je veux dormir toute nue à partir de ce soir.

Max relève la tête du cousin et me fixe incrédule.

- Vraiment ?

- Oui... je me sens bien comme ça.

- Et que va te faire des nouvelles nuisettes que j'ai achetées ?

Je fais la moue.

- Tu devras m'enlever les nuisettes pour que je puisse dormir toute nue.

Il sourit doucement, avant de faire retomber sa tête.

- ça veut dire que tu restes ?

Je perds mon sourire et surtout l'envie d'être de bonne humeur à nouveau. Il doit savoir. Il a le devoir de savoir. Je reste silencieuse un petit moment. Essayant de régler ma respiration sur celle de Max. C'est peine perdu. J'ai trop peur de lui dire. Pourtant, je dois le faire. C'est important.

- Je ne peux pas avoir d'enfant. Murmurais-je, la voix étrangement faible.

J'avais envie de dormir. Mais, je n'y arrivais pas avec toute la merde que j'ai en tête. D'ailleurs, elle était lourde de toutes ses conneries.

- Pourquoi dit tu ça ? S'étonne-t-il, en me serrant un peu plus contre lui.

- J'ai jamais pris la pilule, Max. Pas depuis que je suis à New-York en tout cas. Et je ne suis toujours pas enceinte.

Il reste silencieux un petit moment. Puis, je l'entends souffler quelques mots réconfortant.

- Des fois, ça prend plus de temps que la normale, Angie.

- J'ai fait des tests... et le bâton est toujours négatif. Je déteste ce bâton.

Max comprend maintenant. Il redresse le visage pour voir le miens.

- Tu es allez voir un médecin ?

Je fronce les sourcils. Et surtout je reste silencieuse. Max comprend tout de suite.

- Tu n'es pas allé voir un médecin.

Je ferme les yeux en me repositionnant un peu mieux sur le matelas. Il se rapproche de moi et tient un peu plus fermement contre lui. Il ne veut pas me lâcher. Pas une seule seconde.

- Demain, j'appellerai le meilleur médecin de la ville. Nous irons faire des tests.

- Mais...

- Angela, tu as mis de la distance entre nous sans aucune raison. Je le vois bien depuis quelques jours. Tu es distante. Réserver. Sur les nerfs. Tout ça parce que tu penses avoir un problème de conception. Siffle-t-il littéralement.

Il a raison. Il vient de résumer la situation très clairement.

- Oui. Bredouillais-je.

- Tu aurais dû m'en parler. Ma mère a dû attendre six mois avant d'avoir le premier bâton de grossesse devenir positif.

- Comment tu le sais ? M'étonnais-je.

- Elle me l'a dit.

Je suis surprise.

- Et elle n'avait pas de problème ?

- Non. C'est juste le corps qui décide, Angie. Ce sont les choses de la nature.

- Mais, si je suis stérile ?

- Alors nous trouverons une solution.

- Mais si...

- Et si j'étais stérile ? Dit-il froidement. Tu me laisseras tomber ? Tu partiras, car je ne peux pas avoir d'enfant ?

- Non. Bien sûr que non ! M'indignais-je.

- Voilà. C'est pareil pour moi. Et je suis profondément déçu que tu penses le contraire !

Les larmes se mettent à couler silencieusement sur mon visage. Elles sont nombreuses. Des sanglots raisonnent dans cette stupide chambre. Mes sanglots. Je pleure comme jamais, je n'ai pleuré dans ma vie. Et comme jamais, je pleurerai devant quelqu'un.

*/*

Cette nuit-là, je dors mal. Plus que ça même. Je me suis lever trois fois, en pleure ou transpirante. Max était présent ses trois fois. À me parler, me tapoter le front avec un gant de toilette humide. En clair, l'homme idéal sur ce coup-là.

- Tu vas réussir à te lever ? Murmure Maximilien à mon oreille.

Il est au-dessus de moi. La lumière traverse les volets à demi fermé et les rideaux de la chambre.

- Je suis désolé. Marmonnais-je en me positionnant sur mes coudes.

- Tu as merdé, Angela.

- Je sais.

Max est encore un peu en colère. Et franchement, je le suis aussi contre moi.

- Tu veux prendre une douche ? Questionne-t-il doucement.

Je fronce les sourcils. J'ai envie de tester quelques choses.

- Avec toi ?

Max ouvre grand les yeux. Je viens certainement de le surprendre. Tant mieux.

- Quoi ?

- Je veux prendre une douche... avec toi !

Mon homme se lève du lit lentement. Je pense avoir gagné. Mais, c'est tout le contraire.

- Non. J'ai déjà pris ma douche et je ne pense pas que ça soit une bonne idée.

Mon cœur se sert dans ma poitrine.

- Tu ne penses pas que c'est une bonne idée de prendre une douche avec ta future femme ?

- Tu veux te marier maintenant ? Hier, tu m'as pourtant expliqué le contraire.

Il est en colère. Beaucoup. Je dois donc faire profil bas. Je me lève difficilement du lit et essaie de rejoindre la salle de bain.

- Tu vas où ?

- Prendre une douche. Tu peux partir ou tu veux... je n'ai pas besoin d'un homme grognant dans mes pattes, tandis que j'ai la tête prête à exploser.

Maximilien grogne quelques mots, dont je ne saisis pas le sens. Je rejoins la salle de bain d'un pas lent et pas très adroit. Je retire mes vêtements. Les jette au sol et entre dans la cabine de douche.

L'eau chaude, presque brillante, me fait un bien fou. C'est ça qui me fallait pour calmer mon état. Je laisse échapper quelques larmes et des sanglots sous l'eau. Je pensais être seul. Ce n'était pas le cas.

- Tu me fais de la place, bébé ?

Je sursaute en voyant Max, prêt à entrer dans la cabine de douche. Timidement, je me pousse pour lui faire de la place sous le jet d'eau. Lorsque l'eau coule sur son corps, je ne pense plus à respirer. Ni à pleurer pour le coup. Maximilien fini par attraper mon coude et me faire prendre place devant lui. Sous le jet d'eau. Je n'ai pas envie d'être devant lui. Je veux le voir, tout simplement. Sans attendre, je me retourne pour lui faire face. Il baise la tête et les yeux vers moi. Il est horriblement sexy nu avec l'eau qui lui coule dessus. Trop sexy pour moi.

- Tu es trop parfait pour être avec moi.

Ma confection ne lui plaît pas.

- Tu n'as toujours pas comprit. Ça me rend dingue Angie. Encore plus dingue que de savoir que tu n'as pas confiance en moi.

- J'ai confiance en toi. Le coupais-je.

- Non. Si tu avais confiance, tu n'aurais pas fui après m'avoir retrouvé dans les bras d'une autre femme.

- Je...

- Tu aurais dû entrer dans mon bureau. Me passer un savon. Crier, hurler... et pourquoi ne pas gifler une ou deux personnes. Là, j'aurai compris que tu étais blesser et en colère.

Je n'arrive pas à croire aux mots que j'entends. J'ai envie de rire et de chercher la caméra, pour le coup.

- Au mieux de quoi, tu quittes le bureau sans rien ne dire à personne. Je te retrouve complètement soûl dans un bar et tu divague complètement sur différent sujet.

- Je ne divague pas. Grognais-je, en croissant les bras sur ma poitrine.

Cela attire son attention dessus. Je me mors la lèvre inférieur, devant son regard gourmand. Presque pervers. J'ai envie de lui. J'ai terriblement envie de l'avoir contre moi.

- Tu divaguais, Angie... et je n'aimais pas te voir dans cet état.

Je cligne des yeux surprise par le son de sa voix. Il a l'air torturé.

- Je n'ai pas aimé te voir mal. Malheureuse et tout ce côté négatif de l'alcool.

Je décroisse les bras pour venir poser ma main sur son torse. Au niveau de son cœur.

- Pardonne-moi. J'ai eu mal au cœur de te voir avec elle. Ma jalousie a pris le dessus. En plus, avec le problème d'infertilité, j'ai paniqué et j'ai vu ce que je voulais voir.

Maximilien avance pour que nos corps se frôlent complètement.

- Tu aurais dû m'en parler. Nous sommes un couple. J'aime contrôler et prendre soin de mon entourage. Tu le sais. Pourtant, tu fais tout le contraire avec moi.

- Je n'ai pas...

Max me fait taire en m'embrassant. Un baiser délicat. Très, très délicat.

- Je ne veux plus en parler, pour le moment. J'ai horriblement besoin de toi. Et je sais que tu as très envie de moi.

Je souris fièrement avant de passer mes bras autour de son cou. Il passe ses mains sous mes fesses et me porte. Mes jambes s'enroulent autour de sa taille.

- Tu peux me faire l'amour toute la journée ?

- Ma future femme est insatiable.

- Je veux que tu me fasses oublier que je t'ai déçu. S'il te plaît.

Max soupire fortement, quand je passe ma langue le long de son cou. Il adore ça.

- Tu ne m'as pas déçu, bébé.

- Mais, tu étais en colère.

- Oui. Très.

Je hoche la tête avant de l'embrasser sur les lèvres.

- Je vais te faire oublier ta colère alors.

- Merci, bébé !

Il est sincère. Il veut vraiment que je lui fasse oublier. Et c'est ce que je compte faire. Avec application. Et dévotion.

Je sais que l'homme que j'aime est très excité. Je peux sentir son sexe battre contre le miens. Je relâche une main de son cou, pour la descendre très bas entre nous. Max siffle entre ses dents, quand j'enroule mes mains autour de son membre.

- Angela, tu vas me rendre dingue.

- Dingue d'amour !

Cela l'amuse un peu. Personnellement, je suis totalement liquéfié et je n'ai pas besoin de préparation. J'approche sans attendre son membre de ma féminité.

- Je peux te préparer avant. Murmure-t-il sans quitter mes lèvres.

- Je suis déjà prête pour toi, mon amour !

Cette petite phrase l'excite encore plus. Son membre tressaute entre mes mains. Je le place à l'entrée de ma féminité et il pousse lentement. On gémit très fortement, quand il entre en moi.

- Angie, je ne vais pas tenir très longtemps. Je suis trop...

- Pareille. Le coupais-je.

Ses vas et vient son lent. Très lent. Ce qui me va parfaitement. J'ai le temps de m'occuper de ses lèvres, de son cou, de ses épaules et même de ses cheveux que je maltraite. Dans les bras de l'homme que j'aime, je me sens en parfaite sécurité et surtout en phase avec moi-même.

- Je t'aime, Max.

- Promet moi de ne plus jamais partir.

Sa plainte me brise le cœur. Je ne sais pas si j'ai envie de pleurer de bonheur et de plaisir... ou de tristesse. Les deux peut-être.

- Je te le jure. Je ne pars plus jamais.

Max est satisfait de ma réponse. Ses coups de hanche son plus ferme. Moins contrôlé. Je suis au bord de l'extase. Max tient fermement mes fesses et mes cuisses. Il avance et recule et je l'aide un peu. Très vite, je perds le contrôle et mon orgasme m'envahis des pieds à la tête.

- Angie, bébé...

La mâchoire serré, Maximilien me rejoint très peu de temps après. Il pousse un grognement hyper sexy pour le coup. Quelques secondes après, il me repose à terre... mais, j'essaie de rester contre lui. Il rigole à mes dépends.

- Attends, laisse-moi ajuster l'eau.

Je marmonne tandis qu'il met l'eau un peu plus froide.

- J'ai supé chaud... alors, si tu veux te coller à moi, c'est sous l'eau un peu plus froide.

Je ne réponds pas et le tient contre moi.

*/*

Je suis dans le lit. Max me tient dans ses bras. Mon dos reposant contre son torse. J'ai les jambes emmêlées dans les siennes et je me sens bien malgré ses derrières heures. La télévision accrochée au mur est la seul lumière que nous avons. Avec celui du radio réveille. Ce dernier indique douze heures onze. Les volets sont fermés et aucune lumière ne filtre. Le grand Maximilien Taylor Stuart m'avait promis une journée entière. Et il avait tenu parole.

Totalement nu, l'un contre l'autre, je profite. C'est la première fois que je me fais chouchouter. Et je n'espère pas la dernière. Maximilien bouge derrière moi. Son bras quitte ma hanche. Il attrape le téléphone et répond sans attendre.

- Hum ? Souffle-t-il d'une voix endormi.

-

- Non, maman... je suis chez moi.

Sa mère ? Pourquoi sa mère l'appelle-t-elle sur son portable ?

- Non, Angela n'es pas très en forme. Je suis resté m'occuper de ma moite.

Je me retourne pour le regarder. Je le vois à peine, mais je connais les traits de son visage. Sans attendre, je l'embrasse sur son torse. Entre ses deux pectoraux. Là où se bat en duel trois, quatre poils. C'est torride, je trouve. Je n'en voudrais pas plus par contre. J'ai déjà promis de lui arracher les poils si d'autres sortent. Ce qui l'a fait rire... de longues minutes.

- Oui, j'ai bien appelé Charles. J'avais besoin de connaître certain point juridique.

Max se penche pour capturer ma lèvre inférieure. Il tire dessus tout en m'offrant un grand sourire.

- Raccroche ! Murmurais-je ce qui le fait sourire encore plus.

- Maman, ce n'est pas vraiment le moment. Je vais prendre soin d'Angela aujourd'hui. On peut venir manger chez vous en fin de semaine. Et je t'expliquerai la situation.

-

Après quelques secondes, Max se tape le front avec sa main.

- Non. Je ne veux personne. Je peux prendre soin d'une seule personne, sans avoir à faire appel à une infirmière.

-

Je rigole aussitôt.

- Je ne sais pas... elle se sent un peu fatigué. Je préfère rester avec elle.

-

- Non, maman. Tu ne viens pas. La porte restera fermée jusqu'à huit heures demain matin. Personne ne nous dérangera aujourd'hui.

-

- Très bien. Bonne journée.

Max raccroche, puis je le vois éteindre son téléphone. Puis, le miens.

- J'aurai dû faire ça depuis le début.

- Pourquoi avoir appelé Charles ? M'enquis-je en m'installant à califourchon sur lui.

Max pose ses mains sur mes fesses. Visiblement, la partie intime qu'il préfère chez moi. Il se lève un peu pour pouvoir prendre en bouche un de mes seins. Je couine sous la surprise, ce qui me fait bouger un peu les hanches. Son membre me chatouille aussitôt. Même au repos.

Il finit par se réinstaller sur le lit. Je me penche pour poser un baiser sur son menton.

- Alors ?

- Charles s'occupe d'une entreprise experte dans les textes de lois.

- Vraiment ?

- Oui. Des experts en avocat, ce genre de chose.

- Tu as besoin d'un avocat ?

- Je suis passé par eux, pour le contrat de mariage.

Je hoche la tête en faisant parcourir mes doigts le long de son torse.

- Et tu as des choses à modifier ?

- Non. Je ne modifie rien du contrat, ma belle. J'avais besoin de savoir des choses sur la succession. Les droits du sang... ce genre de chose.

Je suis très surprise pour le coup.

- Tu t'inquiètes de quelques choses ?

- Pas vraiment. Je voulais juste être certain que toi et nos futur enfants, hériter bien de mes biens. Au cas où.

- Je n'aime pas parler de ça. Soupirais-je.

- J'avais besoin de savoir que tu seras en sécurité Angie. S'il m'arrive quelques choses.

- Rien ne t'arrivera.

- J'ai aussi posé des questions sur mon demi-frère. M'apprend-t-il délicatement.

Un peu avec crainte d'ailleurs. Comme s'il attendait un jugement.

- Du genre ?

- S'il avait droit à un héritage familial de mon père.

Je grimace aussitôt. Max resserre l'étau de ses mains sur moins.

- Je n'aime pas ton père.

- Je sais. Soupire-t-il.

- Et donc ? Est-ce que ton demi-frère aura droit à quelques choses ?

- Cinq pourcents.

- Ce n'est pas beaucoup, grimaçais-je.

- Je sais. Je n'aime pas beaucoup mon père, mais j'avoue n'avoir rien contre mon demi-frère. Il n'est pas responsable des choix de mon père et encore moins d'être né bâtard.

- Je n'aime pas ce mot. Bougonnais-je, le réprimandent d'une petite tape sur l'épaule.

- Désolé, je ne le dirais plus.

Je me penche pour l'embrasser en guise de remerciement. Je pensais pouvoir me redresser, mais Max en décide autrement. Il m'embrasse avec passion. Très vite, je sens son érection se dresser. Il est en forme. Comme toujours.

- Une fois dans la salle de bain et une autre dans le lit, ne t'a pas suffi ? M'amusais-je.

- Je suis toujours en manque de toi. Tu devrais le savoir... je ne serai jamais assez comblé que d'être en toi.

Putain, ce type est un dieu vivant.