Chapitre 20

Point de vue : Angela Weber.

Je n'aurai jamais imaginé qu'une soirée comme celle-ci soit possible. Maximilien discute avec deux investisseurs. Personnellement, je m'extasie devant le spectacle qui s'offre devant nous. Nous sommes à l'hippodrome et un spectacle a spécialement été créer pour cette soirée. Nous sommes en plein apéritif. J'ai un verre de menthe à l'eau dans les mains. Max boit un whisky ancien. Pure, sans glaçon.

Ce soir, c'est dîner spectacle à l'Hippodrome ! Les investisseurs voulaient nous faire découvrir l'univers captivant et convivial des courses hippiques pendant un diner. Nous devons être une centaine. L'espace étant privatisé, nous ne sommes pas beaucoup à remplir le lieu. Mais, j'aime bien l'idée. Le restaurant panoramique a une vue exceptionnelle sur la piste, autant dire que le spectacle est de taille !

Un homme explique certaines choses à un petit groupe plus loin. Je préfère rester avec Max. surtout s'il a besoin de moi. J'ai posé à mes pieds, le petit paquet qu'on nous a distribué. Dedans une jolie enveloppe avec des bons à parier. A utiliser durant la soirée évidement. Visiblement Max, c'est joué. Il a promis de me montrer comment faire plus tard dans la soirée.

- Madame ?

Un serveur se penche légèrement en me proposant des petites bouchées hors-d'œuvre. Je ne me fais pas prier en récupérant une friandise et le remerciant.

- Maximilien Stuart en chair et en os !

Un couple vient de nous rejoindre. Je sais exactement de qui il s'agit. Max sert la main de Steve Burke, le directeur de NBC Universal.

- Steve, je suis ravi de te voir.

- Tu parles, tu n'appelles plus et tu ne proposes plus aucune partie de golf ! Ronchonne l'homme, alors que Max se penche pour embrasser la femme de Steve.

- Ma secrétaire prendra contact avec la tienne rapidement. Chantonne Max.

Steve tourne le visage vers moi. Son sourire devient un peu plus froid. Mince. Qu'est-ce que j'ai fait pour le contrarier ?

- Mademoiselle Weber.

- Monsieur Burke. Je suis ravi de vous voir.

Il me sert la main, sans rajouter un mot. Il est froid avec moi. Très froid. Max s'en rends compte. Il passe un bras autour de mes hanches et me tient contre lui.

- J'ai entendu beaucoup de rumeur sur vous.

Il ne passe pas par quatre chemins.

- Vraiment ? Vous êtes un homme intelligent pourtant, Steve.

J'envoie un petit regard à Max pour qu'il se calme. Il ne doit pas rentrer dans son jeu. Il sait très bien que beaucoup vont nous attendre au tournant. Il m'offre un petit sourire crispé. Je lui en fais un grand.

- J'ai pu lire dans la presse, qu'Angela est vous alliez vous mariez !

- Pour une fois, ils disent la vérité. Marmonne mon compagnon.

- Vous allez vraiment vous mariez ?

- Oui.

Max et moi avant répondu en même temps. Ce qui fait rire Maximilien. Il se penche légèrement pour m'embrasser du bout des lèvres.

- J'aime Angela et je suis heureux de savoir qu'elle aussi. Nous avons envie de nous marier. Donc, nous le ferons.

- J'espère que vous prévoyez un contrat de mariage ?

Je suis bouche bée. Et Max est hors de lui. Je dois réagir et vite.

- Oui. C'est prévu. Merci de vous en soucier. J'ai été ravi de vous revoir monsieur Burke. Nos assistants appelleront la vôtre.

- Vous pouvez le faire, non ?

Quel con ingrat. Je comprends pourquoi ma meilleure ami Brenda perd la tête en fin de journée. Il est infect comme type.

- Étant donné que je suis la co-directrice de la société, j'ai d'autre dossier plus important à traiter. D'ailleurs, je vois un futur investissement. Bonne soirée, monsieur Burke.

J'espère que Max va me suivre. J'attrape son bras pour lui faire comprendre... au cas où. Il se laisse faire, heureusement.

- J'aurai dû lui dire ma façon de penser.

- Nous avons besoin de lui.

- De son entreprise Angie. Pas de lui.

Je roule des yeux et rejoins deux hommes complètements à l'écart. Visiblement, il est très difficile d'entrer dans un mode telle que celui ou évolue Maximilien. Je les connais très peu... mais, je sais exactement de qui il s'agit.

- Messieurs, bonsoir.

Je leur offre mon plus beau sourire. J'ai besoin de les mettent en confiance.

- Je suis Angela Weber et je vous présente Maximilien Taylor Stuart. Le PDG de Stuart Compagny.

Je leur présente ma main. Et Max en fait de même. Il sait ce que je fais. Il a tout à fait confiance en moi. C'est ce que j'apprécie. Les deux hommes sont mal à l'aise. Certainement, qu'ils se demandent ce qu'ils fiche ici. Je dois les aider. Et leur vendre du rêve américain.

- Max, je te présente, Yves et Yoan Renaud. Si je ne me trompe pas.

Les deux hommes me regardent étrangement.

- non. Vous ne vous trompez pas. Souffle le plus âge.

- Enchanté messieurs. Je ne sais pas pourquoi vous avez intrigué ma compagne, mais je suis prêt à vous écouter.

- Merci, monsieur. Souffle de nouveau l'homme.

- Maximilien parle très bien français, si vous préférez ? Dis-je dans ma langue natale.

- Oui, ça serait plus appréciable. S'amuse le plus jeune des deux.

J'ai fait très attention à la liste des invités. Nous l'avons reçu y a deux jours. J'ai fait ma petite enquête sur les petits nouveaux. Et j'ai repérer ses deux français venus y a plusieurs mois tenter leur chance ici. Sur le sol américain. Leur entreprise est très intéressante et je sais que Maximilien cherche toujours de nouvelles créations d'entreprise à investir. Celle-ci va faire son bonheur.

Et je ne me suis pas trompé. Les trois hommes semblent parfaitement s'entendre. On décide de passer à table. Sans grande surprise, Max convie les deux hommes à nous rejoindre.

- Votre entreprise semble prometteuse. Souffle Max, en tirant la chaise pour moi.

- Merci. Murmurais-je.

- Avec plaisir.

Il s'installe à son tour, alors que Steve Burke et sa femme semblent vouloir nous rejoindre.

- Mauvaise idée, Steve.

Ce dernier est abasourdi.

- Je te demande pardon ?

- Je n'ai rien dit tout à l'heure par respect pour nos années de collaboration... mais, je ne pas laisser passer ça. Tu n'aurais pas dû critiquer ouvertement ma femme. Pas devant moi.

- Elle n'est pas encore ta femme. Siffle-t-il, entre colère et surprise.

- C'est qu'une question de temps. Souffle mon homme, le plus délicatement possible.

Je peux ressentir tout l'amour qu'il a pour moi à cet instant précis. Cependant, je me sens tout à coup mal à l'aise, mais essaie de faire bonne figure en gardant un petit sourire.

- Maximilien, tu ne penses pas me mettre à l'écart !

- Tu as fait ton choix. Je fais donc le miens. Souffle-t-il, mâchoire contracté.

Les deux hommes se regardent. Se fixent. Personne ne bouge. J'ai peur de respirer pour dire la vérité. C'est la femme de monsieur Burke qui prend la parole, nous surprenant. Elle ne parle jamais. Pratiquement pas du moins.

- Madame et monsieur Stuart, bonne soirée.

Elle quitte la table. Son mari la suite du regard. Puis, là suis. Je me tourne aussitôt vers Max.

- Ne dit pas un mot. J'aurai dû le remettre a sa place tout à l'heure mon cœur. Je suis désolé. Ça ne se reproduira plus.

Je lui fais un petit sourire avant de me pencher pour l'embrasser sur la joue.

- j'en demandai pas tant.

- Personne ne discutera mes choix. Encore moins, quand il s'agit de toi. Et personne ne manque de respect à la femme qui partage ma vie.

J'aime cet homme. Encore plus quand il réagit de cette façon.

- N'en parlons plus alors.

- Bien.

Un autre couple a pris la place des Burke. A ma grande surprise, il s'agit des Newmans. Créateurs d'événementiels. Je parle longuement avec madame Newmans tout en gardant une oreille vers Max. d'ailleurs, je dois intervenir.

- Non, mon chéri... tu te trompes avec le mois d'août 2014. Nous avions réalisé une campagne contre le tissu d'inde.

Les hommes me regardent sidérer, tandis que je reprends ma conversation avec madame Newmans. Oui, enfin, c'est sans compter sur mon futur époux.

- Et tu peux nous rappeler quand nous allons faire la campagne publicitaire sur la Russie ?

- Jamais. Soufflais-je résolu. Ils ont du très bon tissu. Nous allons le récupérer directement aux particuliers. Pas d'autres interférence, encore moins dans le transport. Nous offrons l'argent qui est dû. C'est pour ça que nos créations sont... uniques !

Je souris doucement, porte mon verre à mes lèvres et boit une petite gorgée.

- vous êtes la secrétaire de monsieur Stuart ?

- Je l'étais. Je suis actuellement la co-directrice de Stuart Compagny.

- Je peux comprendre pourquoi. Souffle le plus âgé à son frère.

J'ai un immense sourire sur le visage.

- vous êtes doué madame.

- Merci. J'ai travaillé dur pour y arriver.

- C'est tout à votre honneur.

Merde... il me fait du rentre dedans ? Maximilien ne va pas aimer du tout, si sa future acquisition essaie d'être charmeuse avec moi.

- Ma belle, tu pourrais peut-être demander conseil à monsieur et madame Newmans pour le mariage ?

Max essaie de me faire passer à un message. Je l'ai tout de suite comprit. Ainsi que tout le monde à table.

- Oui. J'ai entendu dire que vous alliez vous marier. Souffle monsieur Newmans. Tous mes vœux de bonheur.

- Merci beaucoup. Dis-je délicate.

- Quand avez-vous décidez de le faire ?

- Maximilien souhaite m'en faire la surprise. Grimaçais-je.

Voilà, comment relancer un nouveau sujet. Très astucieux, monsieur Stuart.

*/*

Je suis épuisé. Littéralement. Je quitte ma robe et la pose sur le présentoir à cet effet du côté de mon lit. Demain, j'irai l'apporter au pressing. Ou j'enverrai la secrétaire de max le faire. Je souris à cette idée. Je pourrais lui faire faire tous ce que je veux. Juste car j'en ai envie. Comme il l'avait fait avec moi au début. Sauf, que si je fais ça... son travail administratif n'avancerai pas beaucoup. Grrrr.

- A quoi penses-tu demi-démon ?

Je sursaute presque en voyant Max revenir dans la chambre avec une simple serviette autour de la taille.

- Tu es torride.

Il est pris de court par ma réplique.

- Je n'ai pas le droit de dire ce genre de chose à l'homme que j'aime ? M'amusais-je, en avançant jusqu'au lit.

- Tu as obligation de le dire à ton futur époux et rien qu'à lui.

Max agrippe mes hanches et me pousse sur le lit. Je pousse un petit couinement avant qu'il ne s'allonge à moitié sur le lit et l'autre sur moi.

- Donc, je n'ai pas le droit de le dire à...

Je fais mine de réfléchir.

- Justin Bieber ?

- Certainement pas à lui. Soupire-t-il avant de venir mordiller mon lobe d'oreille.

- Et Justin Timberlake ?

- Non. Grogne-t-il, avant de poser ses dents le long de ma gorge.

Ça me donne des frissons dans tout le corps. Je bouge un peu, mais, il me retient... je ne devrai pas jouer... mais, j'aime trop ça.

- Et que penses-tu de Benedict Cumberbatch ?

Il relève aussitôt la tête.

- Tu le trouve sexy ?

Impossible de ne pas rire.

- Oui, un peu. Rigolais-je à en perdre le souffle.

Il marmonne un « ben dit donc » qui m'achève. Max fini par se lever, vu que je suis une cause perdu pour le moment. Il met son bas de pyjama puis file de son côté de lit.

- Va à la douche, petite dévergonder.

Je boude un peu.

- J'aurai voulu être une grande dévergonder.

Il soupire fortement tandis que je quitte la chambre pour la salle de bain. Je me sens d'humeur coquine ce soir.

*/*

Ce matin, le réveille est très difficile. Je me sens pas totalement connecter avec ma tête e encore moins avec mon corps.

- Tu veux rester au lit ?

- J'ai beaucoup de chose à faire ce matin.

- Dort un peu et rejoins-nous après. Dit-il en attrapant sa cravate sur le rebord de la chaise.

Ça serait le mieux à faire. Mais, je dois me lever, alors je me lève... à contre cœur.

- On va voir ton frère demain ?

- Exact. Tu es toujours d'accord ?

- Je dois écouter sa proposer et ensuite réfléchir à celle de Dior.

- Tu penses choisir entre les deux ?

- Aucune idée. C'est étrange de travailler pour ses deux groupes.

Il hoche la tête et se tourne vers moi en mettant sa veste de costume.

- J'y vais. J'ai un appel en visioconférence dans pas longtemps.

- Tu es parfait !

Maximilien m'offre un grand sourire, avance m'embrasse avec délicatesse.

- A tout à l'heure.

Il sort de la chambre à grand pas et je file dans la salle de bain. Ça fait longtemps que je ne suis pas resté aussi longtemps sous une douche. Je me sens toujours en décalage ce matin. C'est une sensation étrange.

A neuf heures, je suis toujours à la maison. Je déjeune devant la télévision. Comme plus jeune. Les employés de Maximilien qui sont là pour gérer la maison en notre absence semble surprit de me voir et certains me demande si je vais bien. Évidemment, je réponds par un « je suis fatigué » et ils me laissent toutes seules au calme devant la télévision.

Dix heures, je décide d'aller au travail. Je n'ai pas eu envie de conduire, alors j'ai commandé un taxi. Il me dépose devant les portes et je traîne les pieds jusqu'à l'ascenseur.

- Bonjour madame Weber.

- Bonjour. Soufflais-je sans relever le visage vers les hommes de sécurités.

Encore moins vers les deux secrétaires d'accueil. Tant pis, si je passe pour une méchante aujourd'hui. Je vais directement à mon bureau. Je pose mes affaires et me poste derrière mon ordinateur. J'ai 163 mails à lire et certainement à traiter. Je me sens lasse aujourd'hui. Dès les premiers mails, je sens l'impatience me gagner. Au bout de quinze mails, j'abandonne. J'attrape ma tasse et sort du bureau pour la salle de pause. Je ne suis pas productive aujourd'hui. Je suis tout le contraire. Personne dans la salle. A prévoir. Je me sers du café, le fait réchauffer et retourne à mon bureau.

Mon regard dans le vide, j'attends. Réfléchis. Je suis tourné vers la baie vitré de mon bureau. Tout en buvant un bon café chaud... j'analyse ce que je vois.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Maximilien est dans mon bureau, je me tourne à peine pour le voir. Il est toujours aussi beau. Il se contente de me regarde étrangement.

- Rien.

- Je sais. Murmure-t-il en se rapprochant de moi. C'est bien ce qui m'inquiète.

Il regarde autour de lui. Et j'en fais de même. Les gens nous analysent. J'en déduis que certaines personnes lui ont dit que je ne faisais rien ? C'est possible !

- J'étais en train de réfléchir. Dis-je après un instant.

- A quoi ?

Je lui offre un petit sourire.

- A Noël.

Il arque un sourcil.

- C'est dans trois semaines, Angela.

- Je sais. Mais, j'aime bien y réfléchir. J'adore Noël.

Il hoche la tête et s'installe sur la chaise en face de la mienne. J'ai toujours tasse de café fumante entre les mains. Il la fixe avant que je reprenne la parole.

- Je crois qu'on devrait faire plaisir à nos employés pour Noël.

- Du genre ? S'étonne-t-il.

- Je ne sais pas. Je dois y réfléchir.

En réalité, j'ai déjà tout réfléchit, mais je veux aussi faire une surprise à Max. alors, je ne dirais rien.

- Bien. Dit-il simplement en récupérant son téléphone qui vibre.

Comme trop souvent à mon goût. Il décroche en fronçant les sourcils.

- Maximilien Taylor Stuart, bonjour !

Il passe en mode patron super milliardaire. J'adore.

- Comment ça il est là ?

Max se lève d'un bond et me fait signe de ne pas bouger.

- OK. J'arrive.

- Qu'est-ce qui se passe ? Risquais-je, alors qu'il raccroche.

- Mon père veut me voir.

Merde. Je n'aime pas cette phrase dans sa bouche.

- Encore ? Soupirais-je.

- Oui. Il est en bas à l'accueil. Je vais allez le voir. J'aimerai bien que tu ...

- Je reste ici ! Pas de souci. En plus, je n'ai pas la force de combattre avec qui que ce soit.

Il semble un peu surprit. Je l'accompagne toujours à ce genre de combat. Pour montrer notre force, qu'on reste soudé et surtout pour avoir deux fois plus de répartie. Pas cette fois. Je n'ai pas envie de jouer.

- Mon cœur tu es sur que tu ne devrais pas allez voir un médecin ?

- Oui. C'est juste de la fatigue. Rien de grave.

Il hoche la tête, vient m'embrasser sur le bout du nez et quitte mon bureau. Moi, je reste à la même place et fini mon café en pensant à... Noël !

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

Mon demi-frère est là, assis à une table de ce petit café. Il fixe son verre naturellement. Il semble détendu. Pour ma part, je sers ma main un peu plus contre celle de ma futur femme. Je relâche la pression, quand elle sert à son tour. Au contraire de mon demi-frère, je suis... tendu.

Il relève la tête et tombe sur nous. Il a aussitôt un franc sourire. Je suis assez surpris. Il semble réellement content de nous voir. Mince. Colton Stuart mon demi-frère de trente-quatre ans, se lève de sa chaise et tends aussitôt la main à Angela. Cette dernière la récupère et la sert.

- Angela, c'est un véritable plaisir de vous voir.

- Merci. Murmure-t-elle assez intimité.

Colton relâche sa main et tends la sienne vers moi.

- Maximilien ! Souffle-t-il, un peu plus sur ses gardes.

Je sers sa main sans ajouter mot. Puis, je tire la chaise pour ma femme qui m'offre un petit sourire avant de prendre place. Je prends la chaise libre à ses côtés, tandis que Colton et moi prenons place.

- Vous désirez boire quelques choses ?

Il est dix-neuf heures, j'ai très envie d'un cognac ou un whisky, mais je dois penser affaires et stratégie. Je regarde ma belle dans la seconde. Je sais ce qu'elle veut.

- Comme d'habitude ?

- S'il te plaît.

Je lève la main pour appeler le serveur. Il est là en une fraction de seconde. Ils savent qui nous sommes. Pas de doute.

- Un cappuccino, sans sucre, avec une pointe de crème chantilly. Maison de préférence, sinon oublié. Et pour moi un café, noir. Sans sucre.

- Avec crème monsieur ? Souffle le serveur.

- Non, merci !

Ma femme répond pour moi. Dieu que j'aime ça. Elle m'offre un grand sourire maintenant.

- C'est assez impressionnant. Chuchote Colton, en nous regardant à tour de rôle. Vous êtes vraiment attentif l'un à l'autre.

- C'est ma femme ! Dis-je sans perdre une seconde.

Personne ne me contredit. Encore moi Angela. On doit être soudé. Elle le sait.

- Monsieur Stuart...

Angela s'arrête est force les sourcils.

- Je peux vous appelez Colton ? C'est difficile pour moi de parler à deux monsieur Stuart.

- Bien sûr. Rigole-t-il en attrapant son verre.

Il boit un martini.

- Merci, Colton, je pense que nous devrions voir certain point concernant votre proposition.

- Vous avez reçu la documentation et le contrat ?

- Oui. J'ai tout analysé.

Elle part alors dans un monologue détaillé de ce contrat et de la proposition. Bien sûr, elle ne dit rien concernant l'offre de Dior. Colton l'interrompt de temps à autre, pour certain détails supplémentaire. Lorsqu'elle finit, j'ai fini mon café et Colton semble attendre la suite avec impatience. Je sais que c'est à moi de jouer.

- Votre offre et intéressante. Mais est-ce que cela va suffire.

Colton me regarde étrangement.

- Vous voulez parler de l'offre de Dior ?

- Entre autre !

Je souris fièrement.

- Vous avez d'autre offre ? Réclame-t-il.

Angela me regarde tendrement. Elle sait aussi ce que j'essaie de faire. Ça fait deux ans qu'elle sait comment je travail.

- Donc, vous voulez une proposition qui tient la route et avantageuse ?

Colton ne regarde que moi.

- ce n'est pas avoir moi que tu fais affaire !

Il est surprit par mon ton. Angela se racle la gorge mal à l'aise.

Point de vue : Angela Weber.

Je suis surprise tout comme Colton. Maximilien c'est braqué immédiatement. J'aimerai bien comprendre pourquoi. Mon téléphone sonne. Une première fois. Je l'attrape et le met en silencieux sans vérifier l'appelant. Colton commence à me faire une autre proposition. J'écoute attentivement. Max également.

Mon téléphone sonne encore et encore. Sans interruption. Je n'ai pas le choix. C'est incroyable comme c'est irritant. Je fini par l'attraper sous le regard surprit de Max. Je regarde l'appelant et fronce les sourcils.

- Tout va bien ?

- C'est un numéro Français !

- Répond.

Sa voix ne laisse aucune place à l'hésitation. Je réponds un peu inquiète.

- Angela Weber ! Récitais-je la voix tremblante.

- Angie... c'est maintenant!

Je fronce les sourcils et ouvre la bouche avant de la refermer.

- Quoi ?

- Bella est partie aux urgences.

Mon cœur arrête aussitôt de battre. Du moins, c'est l'impression que j'ai. Comme si le monde tourner autour de moi... et que je n'arrivais pas à me concentrer.

- Edward ?

- Oui. Rit-il.

- Bella est en train d'accoucher ?

- Ouiiiii. Hurle-t-il aussitôt. Je dois y aller. A plus tard.

Il raccroche et je pense bien que je suis blanche comme neige. Max récupère le téléphone entre mes mains et passe une main sur ma joue.

- Princesse, tu vas bien ?

- Belle est à l'hôpital. Ma voix n'est qu'un murmure.

- Pour l'accouchement ?

- Oui.

Il sourit doucement.

- Tu devrais être contente, mon cœur.

- Je le suis.

Maximilien rigole doucement.

- Vient... on rentre faire les bagages et j'essaie de nous trouver des billets d'avions.

- Vraiment ?

- Bien sûr, mon cœur !

Cet homme est fantastique. Vraiment.