Chapitre 22
Point de vue : Angela Weber.
Je suis complètement lové contre mon homme. Lundi matin et je tombe de fatigue.
- Tu ne traînes pas au boulot ce soir. Tu manques de sommeil.
- Je ferai une sieste cette après-midi ! Souris-je les yeux toujours fermé.
- Au boulot ?
- Oui. Mon patron n'y verra que du feu.
Mon homme m'embrasse sur le sommet du crâne.
- Je vais devoir te surveiller. Je ne savais pas que tu étais une tire au flanc.
- Dit-il gentiment, alors que monsieur me donner du travail pour deux ou trois personnes.
Il rigole doucement.
- Et pour information, assistante ne rime pas avec femme à tout faire. Rajoutais-je joueuse.
- Tu es de bonne humeur dit donc. Souffle-t-il amusé, tandis que le véhicule s'immobilise.
Je ne réponds pas et me redresse lentement. Max pose ses lèvres sur les miennes et m'invite à sortir. On remercie le chauffeur et entre dans l'immeuble. Je porte un manteau divers et j'ai cette sensation de froid encore. Je ressers ma veste. Ce que remarque Max.
- La fatigue. Murmurais-je, tandis que l'ascenseur se remplit un peu plus.
Il hoche la tête, puis se met à consulter son planning. Évidemment, j'y jette un œil aussi. J'analyse et mémorise. Il n'a rien d'exceptionnel, sauf l'avant dernier rendez-vous.
- Léonie Stuart ? Tu vois ta sœur ce soir ?
Max arque un sourcil.
- Exact.
- Et tu comptais me le dire ?
Je manque de subtiliser. Surtout que nous sommes dans un ascenseur avec d'autre personne.
- Oui. Et maintenant tu le sais, l'histoire est clause !
Ben mince alors. Je viens gentiment de me faire rembarrer. Je préfère ne rien dire d'autre. En même temps, il s'agit de sa famille. Pas de la mienne.
Je vais pratiquement m'enfermer dans mon bureau pour la matinée. Lorsque j'immerge, c'est pour aller dîner avec Nicholas. Il me raconte en détail sa cohabitation avec son homme. Celui avec qui il entretient une relation depuis plusieurs mois. Ils ont décidé de prendre les choses aux sérieux suive a l'annonce officiel de Nicholas sur sa sexualité. Une bonne chose. J'ai après aussi que son père l'a plutôt mal prit et que sa mère, l'accepte.
Je reviens au bureau avec une flemme pragmatique. Je décide d'aller chercher un café. Puis, je repense à mes idées pour l'entreprise vis à vis de Noël. J'ai très envie de faire des cadeaux de Noël. Et j'ai besoin d'idée, ainsi que de main d'œuvre. Café en mains, je rode dans ma propre entreprise. Je vais même dans des endroits inconnus.
Je passe dans les bureaux. Certains me voient pour la première fois. J'en suis certaine. Je ne viens jamais jusqu'ici. Je scanne chaque visage. Chaque personne. Certains, essaie de garder le visage sur leur écran. D'autre, me regarde du coin de l'œil. Je ne sais pas si je les impressionne, où leur fait peur. C'est une sensation étrange pour moi aussi. Puis, je repère une jeune femme. Elle doit avoir entre dix-huit et vingt ans.
- Bonjour ! Dis-je délicatement.
- Bonjour, souffle-t-elle, les joues rouges.
- Je suis Angela Weber, la codirectrice de Stuart&Co.
- Enchantée, madame.
Elle est debout à me tendre la main. Je souris doucement en la serrant.
- Vous êtes stagiaires ?
- Je suis en alternance, madame.
C'est encore mieux.
- Et vous avez un prénom ?
Elle rougie un peu plus. Bon dieu, c'est possible ça ?
- Daphné, madame.
- Vous avez du travail en ce moment, Daphné?
- Oui. Dit-elle rapidement.
- Des urgences ?
- Pas vraiment.
- D'accord. Qui est votre chef ?
Elle fronce les sourcils, puis se tourne vers sa collègue. Cette dernière ne cache pas son envie de fuir. Quand elle se rend compte que je la regarde, elle se lève et me présente sa main.
- Madame Weber, je suis Sylvia Jones. Je travaille au service commercial et marketing depuis presque quatre ans.
Je lui sers ma main avec un grand sourire.
- Enchantée, Sylvia. Je vais avoir besoin de Daphné pour une durée indéterminé. C'est Ok pour vous ?
- Oui, bien sûr !
- Bien. Je vais te montrer ton nouveau bureau, Daphné.
Je lui laisse le temps de récupérer ses affaires, puis, on prend le chemin de mon bureau. Elle est bouche bée devant ce dernier.
- Tu peux t'installer sur la table base. Je ferai livrer un bureau pour demain. A moins que tu veuille travailler à ton ancien bureau.
- C'est très bien ici, madame.
- Angela. Tu peux m'appeler Angela. Lui dis-je en m'installant sur le fauteuil en face d'elle. Voilà, j'ai besoin de toi pour du travail annexe et surtout pour ton entière discrétion. Si on te question tu n'auras qu'à dire que tu classe des fichiers pour moi.
- Très bien.
Elle apprend vite. J'aime ça.
- On doit trouver des idées de cadeaux pour les employés. Mais, pas n'importe quel cadeau. Des trucs mémorables, mais en restant dans le thème festive de Noël.
- Il vous vaut des cadeaux individuels ou collectifs ?
J'arque un sourcil.
- Pas encore réfléchit à la question, alors tu peux chercher dans les deux sens.
- Il y a un budget ?
- Pas pour le moment. Tu es prête à me faire rêver ?
- Oui... je pense !
Elle m'offre son premier grand et franc sourire et je termine mon café, tout en l'écoutant. Évidemment, internet aide beaucoup. J'ai bien fait de choisir cette jeune femme. Daphné à beaucoup d'idées et cette année ne sera pas comme les autres. Loin de là.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Une semaine avant Noël. Sept précieux jours. Angela est de plus en plus survolter. Surtout que nous sommes avons que trois jours de travail. Ensuite le week-end. Et Noël. J'ai tout prévu pour notre départ. J'ai totalement changé d'avis et nous passeront les fêtes avec la famille d'Angela cette année. J'ai envie de lui faire plaisir.
Je dois admettre aussi que passer le Noël avec ma famille ne m'enchante pas. C'est très tendu avec ma sœur Léonie. J'ai créé avec elle une ligne de vêtement qui porte le nom de "MTS&Co"… elle développe à temps pleins. Du moins, elle développait. Depuis que Léonie a trouvé l'amour, elle en oublie les choses essentielles. Comme le travail. Cela fait plusieurs mois qu'elle a abandonné son poste. Je l'ai vu en rendez-vous officiel, la dernière fois et j'ai dû prendre une décision. Léonie est retirée de ses fonctions chez MTS&Co jusqu'à nouvelle ordre. Du moins, jusqu'à que ma chère sœur reprenne sa vie en main. Le pire, c'est que l'annonce, ne lui a fait... ni chaud... ni froid. Décevant ! Surtout qu'à 27 ans, tout se décide maintenant pour elle.
Pris dans mes réflexions, je n'ai pas tout de suite entendu le brouhaha dans les couloirs. Mais, une fois que j'ai entendu... j'ai du mal à y faire abstraction.
- Chelsea ? Nicholas ? Il se passe quoi, encore ?
Nicholas explose de rire, puis j'entends les champs de Noël. Je n'en crois pas mes oreilles. Je me lève de mon siège et sort de mon bureau. La vision que j'ai devant moi me fait sourire et même temps craindre le pire. Angela Weber est une femme surprenante. Dans tous les sens du terme. Elle me surprend de jour en jour. Je ne peux que le reconnaître.
Il y a un Père-Noël, un lutin et Angela déguisé en mère Noël. Il y a également une jeune femme qui pousse un immense chariot. Derrière elle, un type déguisé en reine... rien que ça... qui pousse un autre chariot pendant qu'un collègue verse dans des tasses à café du chocolat chaud.
- Angela ?
Ma future femme, vient jusqu'à moi en dansant littéralement. Mes yeux s'ouvrent en grand sous la surprise.
- Bonjour, Monsieur Stuart. Le père Noël est en train de faire sa ronde. Vous voulez un chocolat chaud?
- Tu es complètement folle!
Je la prends dans mes bras sans me faire prier.
- Bon, cette robe n'est pas trop courte... tu as de la chance.
- J'en ai une autre à la maison. Murmure-t-elle, à mon oreille.
Cette petite phrase, réveille tous mes sens. Complètement. Elle sourit grandement, puis retourne vers le père Noël. Elle attrape le petit cadeau qu'il a dans la main et le donne à Nicholas. Ce dernier la prend dans ses bras, sans perdre une seconde. Il se dépêche de l'ouvrir, alors que le père Noël offre un cadeau à Chelsea médusé. Je m'approche pour découvrir son cadeau. Je suis abasourdi par ce que je vois.
« Un calendrier de roux sexy, beaucoup mieux que les Dieux du Stade » et un livre pour faire des origamis de cul « pornogami ». Ma femme est folle. Inquiet, je me tourne vers mon assistante. Étrangement, elle a un grand sourire sur le visage.
- Chelsea ?
Elle me montre les deux cadeaux, immédiatement. C'est du scotch licorne coloré sur un support licorne. Je dois dire que c'est plutôt mignon. Et avec ça, une petite veilleuse licorne pour le poser sur le coin du bureau.
- Tu savais qu'elle aimé les licornes ? Risquais-je.
- J'ai mes sources.
Elle est fière d'elle. Surtout quand Nicholas lui saute dans les bras pour la remercier.
- Et le patron a droit à un cadeau ?
- Je suis contente que tu demandes, mon cœur.
Elle retourne voir le père Noël qui lui donne un cadeau. Je suis très intrigué pour le coup. Et impatient, je dois le reconnaître. J'ouvre la boite et découvrir qu'il y en a deux. Une petite et une plus grande. J'ouvre la première. Je suis surpris de découvrir des boutons de manchette. Mais, pas n'importe lesquels.
- Ce sont des clés USB.
- C'est joli. Dis-je réellement.
J'ouvre l'autre boite pour tomber sur un Mug, ainsi qu'un tampon avec de l'encre. Le premier est inscrit, « J'aime ma meuf » et sur le tampon qui risque de me servir beaucoup « foutez-moi la paix ». Évidemment, mes deux assistants rigolent. Et j'en fais autant.
- Tu as fait toute l'entreprise ?
- Oui. Je voulais finir par vous.
- Très bonne initiative.
Angela sourit fièrement et entre nous... elle peut l'être.
- Chérie ?
- Oui ?
Elle a un sourire immense. C'est le moment ou jamais.
- J'ai aussi un cadeau en avance !
Elle perd son sourire dans la seconde. Je dois faire vite.
- On va passer Noël dans ta famille !
Et là c'est le drame. Son cri est puissant, presque hystérique. Le pire c'est que j'ai juste le temps de poser la tasse qu'Angela à sauter pour enrouler ses jambes autour de moi.
- Je crois que ça te fait plaisir, alors ?
- Tu es trop géniale. Merci beaucoup mon cœur.
Tout le monde est heureux ce soir, alors. Je vais passer une très bonne soirée. Surtout, s'il y a une autre robe de Noël pour moi elle à la maison.
Point de vue : Angela Weber
Nous sommes arrivés hier soir de l'aéroport. C'est Joshua qui est venu nous chercher. Après avoir déposé nos affaires à l'hôtel (car Max refuse catégoriquement de dormir chez mes parents), nous sommes allez rendre visite à Edward et Bella. Leur premier enfant grandit vite. Et c'est une pure merveille. Ils sont totalement gagas. Et je les trouve trop mignon. Étrangement Maximilien n'a pas beaucoup parlé. Il s'est contenté de regarder et de sourire. Des fois. Même Edward l'a trouvé étrange.
Après une bonne nuit de sommeil, nous avons rejoint la famille pour le petit déjeuner. Cette fois, c'est Isaac qui nous a conduits. Ma mère se surpasse toujours pour les jours avant, pendant et après Noël. Elle est ingérable, quand il s'agit de repas de fête. Mais, pas seulement, durant toute la période elle est insupportable. A en voir le petit déjeuner ce matin : Pancakes avec sirop d'érable, gaufres maison, mais aussi trois boissons différentes fait maison aussi et des fruits par dizaine. Elle aime autant Noël que moi. Aujourd'hui 24 décembre n'est pas un jour sans reste et je n'imagine pas le repas de ce soir.
- Mes petits vous voilà enfin... prenez place, j'appelle le reste de la famille.
Je n'arrive pas à le croire. Ma mère a mis les petits plats dans les grands. Elle a même sortie la vaisselle des grands jours.
- Ben dit donc. C'est toujours comme ça ?
- Presque ! Grognais-je, en direction de Max.
On s'installe côte à côte à table et on entend mes frères et mon père débarquer. Ils ont tous les trois leurs pulls de Noël avec un cerf dessus. Je prends peur, quand ma mère arrive avec un autre pull. Elle sait pertinemment que je déteste ce genre de chose.
- Maximilien, ceci est pour vous.
Elle le donne à mon homme, bouche bée.
- Euh... merci madame Weber.
- C'est un cadeau familial. Explique ma mère rapidement.
En clair « tu dois le porter ». Ce qu'il comprend très vite.
- C'est un grand honneur que de le mettre madame.
Et il le fait. Il le met sur le dos... et j'ai juste envie d'exploser de rire. Ce que je fais d'ailleurs. Mes frères me rejoignent sans attendre.
- Tu as l'air ridicule, mon chéri.
- Et tu es jalouse. Souffle-t-il en retour.
Il ne se démonte pas. Jamais. C'est ce que j'aime chez lui.
- Maman, je peux avoir un peu de chocolat chaud de Noël ?
Ma mère retrouve son grand sourire et prend mon bol pour le remplir. J'adore les Noël en famille, surtout pour ça. Être ensemble et savouré de bonne chose. Ma mère adore nous préparer un bon chocolat chaud gourmand - un coulis de chantilly généreux en topping - les matins avant Noël. Ils sont généralement agrémentés d'épices et saupoudré de chocolat. Ce qui apporte son lot de piquant à la journée qui s'annonce enchanteresse.
- Merci.
- Je peux en avoir aussi ?
Max tend déjà sa tasse.
- Copieur. Lâchais-je avant d'attaquer mon savoureux petit déjeuner.
- Tu as toujours très bon goût, ma belle. Marmonne-t-il, posant une main sur mon genou.
Très lentement, il remonte et titille ma peau nue. Évidemment, je suis descendu en short. Après-tout... je suis chez mes parents !
- Vous allez faire quoi aujourd'hui?
Mon père c'est exactement ce qu'on compte faire. C'est presque une tradition et pour le moment je n'ai raté que celle de l'année dernière. Donc, je compte bien me rattraper.
- Fête foraine !
J'ai parlé en même temps que mes deux frères. Les jumeaux ne sont pas en reste eux non plus.
- Fête foraine ? S'étrangle complètement Maximilien à mes cotes.
Je jette un coup d'œil à mes frères et dans un synchronisme parfait, on hurle joyeusement un « Fête foraine ! » !
*/*
De loin, je vois la grande roue. J'avais très envie de monter dedans. J'en avais toujours rêvé. Un souvenir de jeunesse qui reste en moi depuis tout ce temps. Je me souviens parfaitement que mes parents nous avaient emmené les jumeaux et moi, à une fête foraine plus jeune. Une des rares fois où notre père avait réussi à se libérer de sa paroisse. Une des journées en famille qui me manque. Je devais avoir entre dix et douze ans. Tout le monde disait être trop « grand » pour la fête foraine. Mais, ma mère avait réussi à tous nous y conduire. Et nous avions fait un tour dans la grande roue. J'étais avec mes parents et mes frères. Et j'avais adorée.
Ce soir c'est le réveillon de Noël. Demain, nous ouvrirons les cadeaux et l'ambiance festive des fêtes de fin d'année est bien présente. Ça chante, ça rigole. Je suis bien habillé. Pantalon, pull et grosse veste chaude. L'hiver est bien présent. Bonnet visé sur la tête et une écharpe pour protéger ma gorge. Des gants aux mains et bien sûr... de bonne chaussure. Ah Noël ! C'est mon moment favori dans l'année. Avant même mon anniversaire. Et cette année, je suis en France. Je suis tellement heureuse.
- Tu as l'air euphorique.
Max passe un bras autour de mes épaules et me rapproche de lui. Nous sommes en train de faire la queue pour acheter des tickets de consommations. Ma famille est plus loin devant moi. Mes frères sont à un stand de tir. Mes parents à une machine à peluche. Jessica avec ses deux meilleures copines et accessoirement mes anciennes amies, à côté du stand à barbe à papa. J'avoue en avoir très envie moi aussi. Beaucoup pour dire vrai.
- J'aime Noël.
- Je vois ça. S'amuse-t-il, en m'embrassant sur la joue. Et tu ne fais que le répéter.
- Non... tu vois Noël n'est pas que la fêtes des cadeaux et du foie gras. C'est aussi et avant tout une période de partage.
- Tu es donc heureuse d'être ici ?
Max me fait passer devant lui. Je passe aussitôt mes bras autour de sa taille et il en fait de même. J'adore être dans ses bras. En plus, il est adorable avec son bonnet noir sur la tête et son écharpe de la même couleur. Évidemment, c'est une écharpe de sa collection. Max a opté pour le style classique, pull et jean. Il est torride dedans.
- Beaucoup. Dis-je avec un grand sourire. Et je te remercie d'avoir proposé de venir.
- Tu as le droit d'être en famille pour Noël.
- Tu es aussi ma famille. Et ta famille et la mienne maintenant.
- J'aime t'entendre dire ce genre de chose... mais, tu sais ce que j'essaie de t'expliquer.
Oui. Je le savais. C'est notre tour de passer aux guichets. Max en prends vingt. Je trouve que c'est beaucoup, mais, il dit vouloir en offrir à mes frères. Ce type est un ange.
- Que veux-tu faire, ma belle ? C'est ta journée.
- La grande roue !
Je pointe l'objet de ma convoitise, avec un grand sourire. Maximilien perd le sien.
- Direct ? Tu ne veux pas d'abord me ménager ?
Je rigole, avant de monter sur la pointe des pieds et de l'embrasser.
- OK... on le fera en dernier. Donc, on va faire...
Je fais un tour sur moi-même, en regardant tous les attractions disponibles. Y a le choix, beaucoup : les attractions à sensations de différentes hauteur, les manèges d'enfants, Les mini- kartings, le palais du rire et des glaces, trains fantômes, les trampolines et bulles sur l'eau, les toboggans, jeux de tir, jeux d'adresses avec lancers d'anneaux et de ballons, des machines à sous et machines à griffes, des jeux vidéo, baby-foot et palets, jeux de force et d'équilibre (punching-ball, échelle pivotante), et pleins de buvettes, stands de glaces, de crêpes, de gaufres et de barbes à papa...
- Angela ?
Je suis en pleine réflexion, lorsqu'une personne m'interpelle. Pas n'importe qui. Je pousse un petit cri de joie avant de me jeter dans les bras d'Emmett McCarty. Rosalie est avec lui. Elle vient s'ajouter au câlin.
- Bon dieu, Angela. Qu'est-ce que tu fiche ici ? Souffle Rosalie étonnée.
- Je suis venue passer les fêtes en famille. Rigolais-je, en les relâchant.
- Et tu ne préviens pas tes amis ? Bougonne Emmett.
- Désolé, nous sommes arrivés hier. Et j'ai eu le temps d'aller voir que Bella et Edward.
Mes amis froncent aussitôt les sourcils. Avant qu'Emmett ne puisse ouvrir la bouche, je me tourne vers Maximilien totalement prit au dépourvue. Il vient me rejoindre en une fraction de seconde. Il me tient fermement contre lui grâce à son bras posé dans mon dos et ma hanche.
- Emmett, Rosalie, je vous présente Maximilien Taylor Stuart. Mon fiancé.
Emmett est sous le choc. Rosalie à la bouche et les yeux grands ouverts. Je sais pas pourquoi, mais je rigole un peu. J'avais oublié comme Max pouvait faire autant d'effet.
- Les gars... vous allez lui faire peur.
- Désolé.
Rosalie est celle qui se reprend en premier. Elle accepte la main que présente Maximilien et lui offre un petit sourire gêné.
- Putain, c'est lui ton mec ?
- Oui. Rigolais-je, devant la réaction d'Emmett.
- Les américains sont tellement...
- Différents ? Propose mon compagnon, avec un large sourire. C'est ce que les gens disent.
Emmett grimace.
- Vous parlez français ?
- Français, anglais, allemand, italien, espagnole et légèrement russe ! Récitais-je fière de moi.
Emmett pousse un grognement, tandis que Rosalie rigole de son mari.
- Nous étions en train de choisir une attraction, vous avez peut-être envie de vous joindre à nous ?
Mon homme est le meilleur. Il sait pertinemment que j'apprécie Emmett et Rosalie. Il sait tout de moi, de mes amis, de ma famille. De ce que j'aime. Et de ce que je n'aime pas.
- Le Twist !
Emmett est surexcité tout à coup. Rosalie roule des yeux, Max devient tout blanc. Quant à moi, je suis euphorique.
- Je dois dire que j'ai très envie aussi... mais, je vais attendre un peu.
Mon ami boude tout de suite. Et je lui promets de le faire plus tard dans la soirée. Il sourit et pointe le stand de tir.
- ce sont tes frères ?
- Oui ! Bougonnais-je.
Le grand costaud est déjà en route pour les trouver.
- hey les gars... un deux contres deux ?
Maximilien arque un sourcil, mais ne dit pas un mot. Moi, je souris de toutes mes dents.
- avec toi ? Ricane mon frère.
- Oui. Et le copain de ta sœur.
- Maximilien. Marmonnais-je. Il s'appelle Maximilien.
- Oui, je sais.
Rosalie souffle de lassitude et j'en fais de même.
- Tu veux jouer ? Dis-je, à mon homme.
Ce dernier, retire déjà sa veste. J'ai envie de rire, mais surtout, car mes frères et Emmett font un drôle de regard.
- Tu as déjà joué ? Demande Isaac, en lui donnant son fusil.
- Non.
Je sais qu'il dit la vérité. Il ne va à la fête foraine, que pour sa sœur. Et il ne reste pas plus d'une heure. Je prends la veste de mon futur mari et la porte à mon nez. Il sent bon. Max se penche pour m'embrasser sur le front et je deviens rouge.
- Ne soit pas mal à l'aise. Je fais pareille avec tes écharpes.
Cet aveu, me fait un effet étrange.
- vraiment ?
- Oui. Souffle-t-il avant de m'embrasser délicatement du bout des lèvres.
Évidemment, cela ne plaît à personne.
- tu joues à Roméo ou tu joues avec nous ? Rouspète Emmett rapidement.
- Mets leurs la misère. Murmurais-je à l'oreille de max.
Pour toute réponse, il m'offre un clin d'œil. Parfait. Maximilien Taylor Stuart, le seul et l'unique personne qui arrive à me donner des frissons avec un seul regard.
C'est mon frère Isaac qui tire en premier. Sur ses cinq balles, ils n'arrivent à toucher qu'un ballon. Bien sûr, Emmett le nargue beaucoup. Joshua est plus patient. Il prend le temps de s'installer et de tirer. Il touche trois cibles.
- Bravo les garçons. Dis-je rapidement, tandis qu'Emmett ce met déjà en position, devant la casse ou se trouve ses ballons.
Il me fait sourire, grandement. Il a une position de tireur d'élite. Presque pencher sur la table devant lui.
- Ce type est un guignol. Marmonne Isaac, à mon oreille.
Je lui donne une petite tape sur l'épaule.
- Chut !
Emmett fini par tirer ses cinq balles. Évidemment, il en touche qu'une. Ce qui l'irrite, mais nous fait beaucoup rire. Surtout quand les jumeaux le charrient... beaucoup.
- A toi, mon cœur.
Max m'administre un clin d'œil et met le fusil sur son épaule. Ce n'est absolument pas comme les garçons. Il a une position droite. Fixe. Il me fait presque peur pour dire vrai. Il a limite arrêté de respirer. Il tire et … un ballon d'exploser.
- Merde... on sait fait avoir ?!
La voix d'Isaac me vient de très loin. Moi, je regarde simplement mon homme et je le trouve fantastique. Un autre tir. Il touche un autre ballon.
- Angela ?
Une voix masculine m'interpelle. J'ai envie de tourner la tête... mais, je ne vois que le visage de Maximilien. Il me regarde. Me fixe. Puis, ses yeux vont jusqu'à une personne sur ma gauche. Je tourne alors, le visage. Max garde la posture.
- Angela Weber ?
Un type, grand et fin ce poste devant moi.
- Oui ?
- Bon dieu, je crois qu'on ne s'est pas revue depuis la fin de nos études.
Je fronce les sourcils.
- On se connaît ?
L'homme semble surprit. En réalité, je n'ai aucun souvenir de lui.
- Euh... oui. Je suis Austin Marks. Tu connais aussi mon frère Éric Marks.
Tout à coup, je me souviens. Et je me sens idiote.
- Oh, pardon. Oui, je me souviens de toi, Austin. Tu m'as aidé avec les motos.
Il rigole aussitôt. Puis, j'entends tirer. Max. on tourne tous le visage vers lui. Et je suis tout à coup inquiète. Max tire une fois encore. La quatrième balle. Une balle et il ne reste qu'un ballon. Je vois Max me regarder, puis Austin. Il est à moitié tourner vers nous cette fois. Il tir et...
Je suis bouche bée. Il a réussi à tirer sur le ballon. Il a fait carton plein. L'homme du stand le regarde sidérer. Emmett, les jumeaux, Rosalie et même d'autres personnes applaudissent.
- Euh... vous pouvez choisir un lot monsieur. Celui que vous voulez. Souffle l'homme du stand, mal à l'aise pour le coup.
Max repose le fusil. Regarde les différents lots disponibles, puis pointe du doigt une peluche. Elle est gigantesque. C'est une panthère. Elle est magnifique. J'ai un sourire idiot sur le visage. Mais, je le perds très vite, quand Max se tourne vers Rosalie et lui... offre !
- Cadeau !
Rosalie récupérer l'immense peluche et devient toute rouge.
- Merci beaucoup.
Je ne comprends pas. Pourquoi ne me l'a-t-il pas offerte ? C'est un peu la question générale, même si personne ne le dira à haute voix. Max tend la main vers moi, je pense au début que c'est pour m'approcher de lui, puis je me souviens que j'ai sa veste. J'avance pour le lui rendre. Je ne dis pas un mot. Totalement surprise par la réaction de l'homme que j'aime.
- Bien. Désolé les gars... mais, je sais parfaitement tirer. Je m'entraîne avec un type du FBI.
Il rigole l'air de rien. Perso, je n'ai pas envie de rire. Mes frères non plus.
- Je vais chercher une bière, tu veux un truc Angie ?
Isaac. Toujours là pour moi.
- Je viens avec toi !
Mon frère passe un bras autour de mes épaules et me guide jusqu'au le stand d'à côté.
- Putain, Angie... il se passe quoi là ?
- Aucune idée. J'ai rien comprit.
- Mais, tout allez bien ?
- Oui. Bien sûr !
Mon frère sort son portefeuille et demande une bière, ainsi qu'un chocolat chaud. Pas besoin de lui dire ce que je veux, c'est pratique avec lui. J'ai les larmes aux yeux tout à coup. Merde, j'aurai bien aimé l'avoir cette peluche.
- Je t'en achèterai une.
Je sursaute au son de voix de Maximilien. Il est à mes côtés et donne de l'argent à la femme derrière son comptoir. Il récupère un café. Je ne l'ai pas vu arriver. Et encore moins commander. Je fronce les sourcils. Il me fixe dans l'attende. Voyant mon manque de réaction, il reprend.
- La peluche... je t'en achèterai une en rentrant.
Il se fou de ma gueule.
- je n'en veux pas ! Sifflais-je.
Issac se racle la gorge. Max le regarde aussitôt. Pas perturbé pour un sous.
- Mec, ce n'est pas mes histoires, mais tu as merdé.
L'homme avec lequel je suis fiancé arque un sourcil, et boit une petite gorgée de son café. Simple, net et précis. Ce type est l'homme parfait. Et il vient de me montrer le contraire.
- Non. Nous n'aurions pas pu prendre l'avion avec ce genre d'objet. Et je savais que ça ferai plaisir à ton amie.
Il m'énerve beaucoup à l'heure actuelle.
- je pouvais très bien, le laisser chez mes parents !
Ma voix est étrange. Je suis rancunière. Merde, je n'aurai jamais cru ça possible. Max sourit doucement.
- tu sais très bien que non. Tu aurais voulu le ramener. Et ce n'est pas possible.
Je grogne ouvertement cette fois, récupérer le chocolat qu'a dans ses mains mon frère et tourne les talons. Lorsque, j'arrive vers Rosalie et Emmett, je me rends compte qu'Austin Marks est toujours là.
- Euh... Angela, je suis désolé... tient, je vais te la rendre.
- Elle est à toi, Rosalie. Dis-je doucement. Visiblement, je n'ai pas le droit de prendre l'avion avec. Il a jouait stratégie.
Mon amie est mal à l'aise. Je dois me calmer. On marche quelques secondes, jusqu'au prochain manège. Je bois rapidement mon chocolat. Joshua reste avec moi, alors que les autres vont dans le palais des glaces. Je n'aime pas ça. Évidement on garde la peluche. Maximilien n'a pas voulu participer non plus. Il garde ses distances avec moi. Il a de nouveau son téléphone en main. Je me fiche de savoir ce qu'il fait. Je lui en veux un peu de ne pas m'avoir offert le cadeau qui a gagné. J'ai toujours rêvé petite de me faire offrir un truc du genre par mon copain... Max à briser mon rêve. Et, il ne le sait même pas.
Lorsque tout le monde reviens, on va à l'autre stand. Celui des machines à griffes. Les garçons, surtout les jumeaux insistent pour que j'essaie. On grille pas mal d'argent, avant que j'arrive à récupérer un seul ourson en peluche. Austin n'arrête pas de parler. Il me fatigue un peu, pour dire vrai. Finalement, Maximilien demande a essayé après que tous ai essayé deux fois chacun.
- Laisse tomber, il nous reste plus grand chose et j'ai très envie d'aller à la grande roue. Dis-je, très froidement.
Max ne dit pas un mot. Je suis prête à partir, quand il me retient par la bras. Les jumeaux semblent inquiets. Max me fixe. Sans bouger. Et j'en fais de même. Quelques secondes, qui deviennent des minutes.
- Ok, monsieur parfait ! Perd un peu de ton argent... ça te fera les pieds.
Je suis rancunière, il le sait. Mais, je n'ai jamais été méchante avec lui. Pas volontairement en tout cas. Max m'as blessé. Il doit s'en rendre compte.
- Désolé. Soufflais-je, en me poussant de devant la machine, pour qu'il puisse y accéder.
- Je le mériter celui-ci... mais, c'est un peu beaucoup comme réaction pour une peluche, non ?
Je ne réponds pas. Maximilien prends place devant la machine. Il met une pièce de deux euros. Ce qui lui donne quatre chances. Je ne suis pas surprise, quand Max perds toutes ses chances. Il souffle doucement et lève les mains, impuissant.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Questionne Emmett, avec plus de vivacité que d'habitude.
- Le Twist ! S'émerveille Isaac rapidement.
- ouiiii, trop bien. S'écrit monsieur Muscle.
- Je ne monte pas la dedans. Pas moyens. Ronchonne, la belle blonde, alors qu'on fait face au terrible manège.
Les gens dedans hurlent de toute leur force. J'ai très envie d'y aller.
- Moi non plus. Et j'apprécierai beaucoup que tu n'y aille pas, Angela ! Marmonne Max.
Merde, il y croit en plus. Je dois monter là-dedans. En plus, mes frères vont y aller.
- Max, j'ai très envie d'y aller. Et je serai avec Emmett et mes frères.
J'essaie d'user de mes charmes, mais, il s'en rend compte.
- Pas de caprice avec moi. Souffle-t-il en réponse.
Emmett et Rosalie se moquent aussitôt de moi. Austin semble surprit. Mes frères sont déjà en train de faire la queue.
- Bien... j'ai fait mon choix et je décide d'y aller.
J'attrape le bras d'Emmett et le guide tout de suite vers le manège de dingue. Les deux autres sur nos pas... bougonnant contre cette attraction. Maximilien est à deux doigts de m'interdire d'y monter... mais, il se ravise devant mon regard.
L'attraction consiste en un manège de trois bras au bout de chacun desquels est suspendue une grappe de nacelles. À la fois l'axe principal supportant les bras et les grappes peuvent tourner. Cet effet donne la sensation d'un mouvement de dance rapide ou de lame rotative.
La vitesse de rotation varie en fonction de la position de la nacelle par rapport au cercle principal, plus vite sur le pourtour que proche de l'axe du bras. J'ai déjà compris qu'elle était la plus rapide. Et, je la montre à Emmett. Mes frères vont sur l'autre bras. Mauviette. Pas de trace d'Austin. Tant mieux.
- Ok, ma belle. C'est toi est moi, contre ce truc.
Je pousse un cri de guerre qui le fait rire. Que lui d'ailleurs. J'ignore les deux autres. Évidemment, Rosalie ne vient pas avec nous. Maximilien préfère tenir compagnie à Rosalie. Je lui lance un « poule-mouiller » en anglais, qui le fait relever un sourcil. Je fuis vers un siège avec Emmett. Il m'aide à monter et surtout à bien m'attacher.
- Tu es bien installé, petite ?
- Oui. Rigolais-je grandement.
A ce moment, j'ai un sentiment de joie, de bonheur et de... peur. Lorsqu'Emmett est installé et que tout est prêt, le manège ce met en mouvement. J'attrape la main de mon ami, inquiète pour le coup.
- Merde... j'ai peur !
- Tout ira bien. C'est un manège.
Ce dernier prend très vite de la vitesse. Et moi, je ne bouge plus. Je n'y arrive pas. Je me sens impuissante et subis la vitesse et la trajectoire que m'offre ce manège. Je cris, je hurle... à m'en faire mal à la gorge. Emmett me sert la main et hurle de joie, de rire. Personnellement, je dois être blanche. Et vraiment pas bien. D'ailleurs, j'ai arrêté d' hurler. Je me sens mal. J'ai peur tout à coup.
- Angela !
Emmett hurle. Il lève nos deux mains en l'air. Je subis. J'ai l'impression que ça dur une éternité. Puis, le manège ralenti. Je ne me sens pas bien du tout. Emmett s'en rend vite compte.
- Angie ?
Je ne peux pas parler. En fait, je ne peux pas bouger.
- Alors, les gars ?
Joshua croise mon regard. Il comprend tout de suite.
- Tu peux marcher, petit sœur ?
Je n'ai pas répondu... je me sens transporter. Ce n'est pas les jumeaux. Encore moins Emmett... non... je sais que c'est Max. l'homme de ma vie. On m'assoit sur un banc, ou un truc du genre... un sac en plastique sur le nez et la bouche... je ne réfléchis pas... je vomi tout ce qu'i vomir. Et je me fiche de savoir ce que pense les gens. Une main ferme me tient l'épaule. Sûrement pour me tenir droite. Lorsque j'ai fini, Maximilien s'empare du sac. Fait un nœud et le pose à ses pieds. Puis, il me donne un mouchoir. Le sien. Je lui rends.
- Angela !
Il me réprimande. Je le récupère et essuie ma bouche. Puis, il me tend une petite bouteille d'eau.
- Je suis désolé.
Ma voix n'est qu'un murmure. Mais, il m'a entendu.
- Tu m'écouteras à l'avenir ?
- Je t'écoute tout le temps.
Il roule des yeux. Notre groupe est à quelques pas de nous. Sûrement pour me laisser de l'espace et de l'intimité. Ma mère arrive quelques secondes plus tard, avec mon père.
- Il lui arrive quoi ?
- Elle a fait ça !
Isaac pointe le monstre derrière moi. J'ai une remonter de nausée. Max s'en rend compte, il passe ses bras autour de moi, me soulève et me pose sur ses genoux. Je suis assise sur lui, alors qu'il vient de prendre ma place.
- mon odeur bébé, elle te fera du bien.
Il a raison. Ça fonctionne tout de suite. Ma tête vient se poser sur son épaule. Et il me sert contre lui.
- vous ne lui avez pas interdit de monter ? S'étrangle ma mère.
- Bien sûr que si !
Elle se détend et pose une main sur mon front.
- tu te sens mieux ?
- Bof !
J'ai le goût de vomi dans la bouche... c'est horrible.
- tu restes tranquille maintenant.
Je boude aussitôt. Je n'aime pas me faire réprimander. Surtout pas, par ma mère avec tout un tas de monde autour de moi. Encore moins devant mon amoureux.
- Je suis désolé. Lui dis-je doucement, quand ma mère rejoint mes frères.
Mon père fait profil pas, m'envoie une petite grimace et retourne avec eux.
- De quoi ?
- De ne pas t'avoir écouté et d'avoir mal réagit pour la peluche.
- Est-ce que tu veux bien m'expliquer ? Car, je n'ai pas compris ?
Je pose un petit baiser contre son cou. Il me sert un peu plus, en frissonnant.
- Bébé ?
- Plus jeune, je venais souvent à la fête foraine.
- Je sais.
- Toute seule ou en famille. Je n'y suis jamais venu avec un petit copain.
Il ne dit rien. Il attend sagement.
- j'étais contente que tu gagnes cette peluche. Je voulais que tu me l'offre, car c'était un rêve d'enfant.
- Te faire offrir une peluche par ton copain ? Bredouille Max.
- oui.
- Et j'ai merdé ! Siffle-t-il.
Je l'embrasse à nouveau. J'ai à peine le temps de comprendre, que Max m'embrasse à pleine bouche. Je me recule aussitôt. Mais, il tient bon.
- c'est dégouttant ! Entendis-je Emmett grogner.
Et je suis de cet avis.
- bon dieu Max, elle vient de vomir ! Souffle écœurer Isaac.
Il me relâche avec un grand sourire.
- les gars... c'est ma femme !
Dieu, que j'aime cet homme.
Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.
Je suis en train de lire un livre totalement allongé de tout son long, sur un banc construit, dans la véranda. Évidemment, il y a un matelas est des cousins pour un confort total. Je trouve cet espace très agréable et je vais penser à en construire un comme celui-ci à mon retour à New-York. Nous sommes revenus de la fête foraine il y a presque une demi-heure. Angela est montée montre une douche et j'essaie de prendre du temps pour moi.
Je ne lis pas vraiment. Je réfléchis surtout. En très peu de temps, nous avons fait beaucoup de voyage en France pour voir sa famille. Et puis, ils sont venus une semaine aussi. Depuis combien de temps, je n'ai pas vu ma famille pour un dîner ?
Le problème aussi, c'est que à faire ses allez/retour, me fait perdre du temps. Pour mon travail essentiellement. J'ai pris du retard dans presque tous mes dossiers. Angela aussi. Elle est débordée. Des fois, on rentre vers les onze heures du soir et on y retourne à sept heures. Je suis de plus en plus fatigué, intransigeant et irritable. Elle aussi, même si elle ne l'avouera jamais. Je vais devoir la lasser partir sans moi. C'est impossible de continuer dans cette direction. Et je sais qu'elle comprendra. Je lui en parlerai après les fêtes.
- Je crois que c'est la première fois que je te vois aussi... tranquille !
Je quitte mes réflexions et mon livre pour le doux visage d'Angela. Elle a remis ses lunettes. Ça lui va bien. Même si, je préféré quand elle met ses lentilles de contact. Elle encore les cheveux mouillée. Elle aime les laisser sécher naturellement.
- Vraiment ? Susurrais-je, essayant de lui donner le change.
- Presque. S'amuse-t-elle. C'est si rare de te voir si détendu.
J'arque un sourcil. J'ai tout à coup envie de jouer.
- Je suis toujours détendu avec toi.
- Presque. Grimace-t-elle.
Cette révélation me fait plus de mal qu'il n'y paraît. Je ne sais pas pourquoi !
Je souris tout de même en essayant d'être détendu. Elle avance doucement vers moi et pose un plateau sur la table base, non loin de nous. Et vient me rejoindre. Je lui fais aussitôt de la place entre mes jambes, alors que je me redresse.
- Tu me manquais. Souffle-t-elle. J'ai fait aussi vite que possible.
- Vraiment ?
Je passe le nez le long de son cou, lentement avec douceur. Je l'enveloppe de mes bras et Angela se sert tendrement contre lui. J'aime être ainsi lové contre la femme qui partage ma vie. C'est très agréable.
- Tu t'amuses bien, mon cœur ? Questionnais-je.
- Oui. Encore merci de m'avoir accompagné. Et d'avoir veiller sur moi après...
Elle ne termine pas sa phrase, mais on sait où elle veut en venir. Ma future femme est une rebelle dans l'âme. Je trouve ça sexy.
- Tu sais que je n'arrive à rien, quand tu es trop loin de moi. J'étais obligé de t'accompagner.
Je le pense vraiment. C'est ce qui me perturbe. Je deviens dépendant d'Angela. D'une femme. De ma collaboratrice. Je la vois rouler des yeux et rit quand je me mets à la chatouiller. C'est un son agréable. Très agréable.
- Ne te moque pas de moi, Angela.
- D'accord... d'accord...
J'arrête aussitôt. Je me redresse pour récupérer les deux tasses de boisson chaude.
- Une de mes spécialités ! Soufflais-je, en lui donnant sa tasse.
- Tu l'as fait ? Risquais-je.
- Oui. Bien sûr ! Ce matin avec l'aide de ma mère.
Je la regarde dubitatif.
- C'est très bon. Merci de me faire confiance.
Je souris de toutes mes dents avant de l'embrasser du bout des lèvres sur la joue.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Irish Coffee. C'est très bon n'est-ce pas ? Continue-t-elle, tandis que je goutte une première gorgée.
Je suis étonnée par le goût et la texture. J'apprécie ce breuvage. Sans l'ombre d'un doute. Et Angela attend la réponse avec impatience.
- Parfait. Comme toi !
- Ouais... tu dis toujours ce qu'il faut pour te rattraper.
Elle me fait beaucoup rire aujourd'hui. Je bois un peu de sa préparation. Ce mélange célèbre de café, whisky, sucre et crème chantilly se fait plus gourmand avec du Baileys, liqueur de whisky au parfum d'amande, chocolat, caramel et noisette. C'est simple, rapide et efficace. C'est ce que j'aime. Et elle le sait. Peut-être qu'Angela c'est plus de chose sur moi... que j'en sais sur elle. Du moins, c'est la sensation que je ressens c'est dernier temps. J'espère que ça va passer avec le temps. Que le sentiment de ne pas être à la hauteur va passer.
