Chapitre 24

Point de vue : Angela Weber.

J'ai le cœur brisé. Maximilien me brise le cœur. Je pensais l'aimer pour le reste de ma vie. Je pensais qu'il m'aimait. Mais, je pense surtout qu'il c'est jouer de moi. Depuis le début et que d'être dans une routine l'ennuie. Ne l'intéresse plus. Comment ais-je pu être si idiote ?

- Ne pique pas de crise. Marmonne-t-il, assis comme un roi derrière son bureau.

Il se fou de ma gueule. Ce n'est pas possible autrement.

- Tu as eu un rendez-vous avec Lauren Mallory ? Cette femme complètement folle qui me considère comme l'ennemi public numéro.

- Tu exagère. Bredouille-t-il mal à l'aise.

Tant mieux. S'il est mal à l'aise... moi je suis furieuse.

- Cette même femme qui m'a éjecté de New-York durant six mois. Mais bon dieu... qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?

- Bonne question ! Marmonne-t-il.

Je hurle ma frustration. Il est quinze heures de l'après-midi. On s'est littéralement ignorer de la journée. Encore. Et j'apprends par ses assistants que monsieur a eu un rendez-vous avec cette peste de Lauren Mallory.

- Bon dieu Max, je ne te comprends pas.

- Y a pas mort d'homme. Je devais lui parler.

- De quoi ? M'étranglais-je.

- De certaines choses. Répondit-il, en fuyant mon regard.

Je souffle d'impuissance.

- Donc, c'est comme ça ?

- Quoi ? Souffle-t-il surprit.

- On ne va plus se parler ? Et ne plus se dire les choses ?

Il fronce les sourcils.

- C'est toi qui ne veux pas discuter. Grogne-t-il.

- C'est toi qui ne rentre pas dormir à la maison.

Prends ça dans la figure monsieur Stuart. Il ne répond pas, mais je vois que ma dernière réplique la mouché. Je sors de son bureau prêt à faire un malheur.

- Je pars !

- Ou vas-tu ? S'étrangle Nicholas.

- N'importe où mais loin, très loin d'ici.

*/*

Pratiquement une demi-heure plus tard, je me retrouve au bureau New-Yorkais de Dior. J'ai pris ma décision et vu que Maximilien ne veut rien entendre me concernant... j'ai pris cette décision... seule. La secrétaire dans le hall d'entrée, me vois arriver de très loin. Et je crois même qu'elle sait qui je suis.

- Madame Weber, je souhaite m'entretenir avec Monsieur Dior où monsieur Alvarez ?

- Oui, madame Weber. Je vous annonce une seconde.

Elle m'offre un grand sourire et compose un numéro de téléphone. Je lui laisse un peu de temps pour respirer. Et quand je reviens sur son visage, elle m'informe que monsieur Alvarez vient me chercher.

- Merci.

- Avec plaisir, madame Weber.

Je suis étonné de voir arrivé un homme dans la trentaine et très beau également. Un homme typé latino, portant un costume cravate à la perfection. C'est un style différent de Max, mais, je dois dire qu'il fait son effet.

- Madame Weber, nous sommes honorés de votre présence.

- Monsieur Alvarez. Dis-je, simplement en lui serrant la main.

Elle est ferme. Tonique. Comme j'aime.

- Montons dans mon bureau. Nous y serons plus à l'aise.

- Monsieur Dior, vas nous rejoindre ? Risquais-je, en marchant à ses côtés.

- Oui. D'ici une demi-heure environs.

- Parfait !

Une fois dans son bureau, je me rends compte que monsieur Alvarez plaît énormément aux femmes autour de lui. Beaucoup se retourne sur son passage. A moins que ça soit ma présence ?

- Madame Weber...

- Angela ! Le repris-je.

- Angela. Vous pouvez m'appeler Emiliano.

Il sourit délicatement, avant de reprendre. Mince, il est charmeur. Très charmeur. Je suis à moitié surprit.

- Vous avez des origines latines, Emiliano ?

- Espagnol. Et vous êtes française, je crois.

- Effectivement. Je parle également très bien l'espagnol.

- D'autres langues ?

- Et vous ?

Je joue avec le feu... mais, je m'en fiche. Emiliano Alvarez m'offre un beau et grand sourire. Une personne se racle la gorge. On se tourne vers le nouvel arrivant. Ou du moins la nouvelle arrivante.

- Karine ?

La femme passe une main dans ses cheveux. Un tic ou une façon de flirter ?

- Monsieur Dior vous conseille de commencer le rendez-vous.

- Très bien. Merci.

Il lui sourit rapidement, puis se tourne vers moi.

- Angela, ça ne vous dérange pas de commencer ?

- Absolument pas.

- Bien. Je suis ravi de vous avoir entre ses locaux, même si je n'y croyais plus vraiment.

- J'aime avoir le temps de réfléchir à tous les détails. Lui expliquais-je, tout en essayant de ne pas remarquer les muscles puissants sous sa chemise.

Il fait du sport. Mais, pas comme Max. non. Lui, c'est un peu plus que du sport, alors que max c'est pour se maintenant en forme. Je dois avouer que c'est agréable à regarder.

- Et, je suppose que vous avez des points à relever ?

- Oui et non.

Il arque un sourcil.

- Si j'accepte d'être l'égérie de votre marque... je dois voir avec vous certain point du contrat.

- Évidement. Je vous écoute.

Emiliano Alvarez est un très bon interlocuteur. Une bonne diction et une bonne présence. Je me sens très à l'aise avec lui. Ça fait un bien fou.

- Je dois accepter la proposition de vogue pour la couverture du magazine pour le mois prochain.

- C'est d'accord.

Il n'a pas pris le temps de réfléchir. J'aime ça.

- Et, je dois faire les pages intérieurs.

- Central ? Dit-il, en arquant un sourcil.

- Oui.

Il grimace aussitôt.

- Qu'elle serait le sujet de l'article ?

- Moi et l'entreprise Stuart&Co.

Emiliano Alvarez prend le temps de réfléchir cette fois. Il doit peser le pour et le contre.

- L'entreprise Vogue est dirigée par son demi-frère. Je ne peux lui refuser.

- Le demi-frère de monsieur Stuart ? S'étrangle-t-il.

- Oui.

Emiliano hoche la tête.

- D'accord. Mais, rien d'autre. Nous sommes d'accord ?

- On en discutera plus tard. En cours de route !

Il rigole aussitôt. Je ne me laisse pas faire. Jamais.

- J'ai une autre question ?

- Je suis impatient de travailler avec vous, madame Weber. Vous êtes époustouflante.

Je fais mon maximum pour ne pas rougir. Je dois dire que ce compliment me va droit au cœur. Surtout en ce moment où l'homme que j'aime ne me regarde même plus.

- Est-ce que c'est Angela Weber que vous voulez ? Ou la future femme de Monsieur Stuart ?

Il est surprit par ma question. Littéralement. Je suis surprise d'entendre une voix provenir de derrière.

- C'est vous que nous voulons, madame Weber. D'ailleurs, nous ne voulons aucun lien avec Stuart. Sauf, si vous nous le demander. Comme vous le savez, ma relation avec votre compagnon et assez... tendu.

Je crois rêver en voyant Christian Dior en chair et en os.

- C'est votre personnalité qui nous intéresse. La femme que vous êtes. Et surtout la femme d'affaire que vous êtes, madame Weber. Vous me fasciner depuis des mois... et quand j'ai compris que vous travaillez pour Dior Paris, mon rêve devenez réalité.

- Monsieur. Dis-je émou par tant de compliment.

- Vous savez j'ai beaucoup de difficulté à communiquer avec votre compagnon. J'espère qu'il est d'accord pour cette collaboration ?

Mon cœur rate un battement. Mon compagnon ? Oui, mais pour combien de temps ?

- Ne vous inquiétez pas pour Maximilien. Dis-je le plus naturellement possible.

Les deux hommes me regardent un court instant, avant de reprendre les points important de la collaboration.

- J'ai une dernière question.

- Je suis toute ouïe, madame Weber. S'amuse, monsieur Dior.

C'est un homme très gentil. Je ne comprends pas pourquoi Max, ne l'aime pas. Il n'a jamais voulu me le dire. Ça lui apprendra.

- Si l'envie me prend de changer de métier... ou de quitter New-York...

- Le contrat reste le même. Me coupe rapidement, Emiliano Alvarez.

- Ce n'est pas inscrit dans le contrat.

- Nous allons vous le notez.

- Bien.

Je suis rassuré. Vu la relation actuelle avec Max, je préfère me couvrir et voir toutes les options possible devant moi. J'ai juste envie de vivre ma vie maintenant. Max m'as dit ne pas savoir où il en était. Je dois dire que moi non plus. Rester travailler pour lui en sachant qu'il ne m'aime plus... c'est au-dessus de mes forces. Mais, le quitter... et une sensation de déchirure interne. Violente et incontrôlable. Le trajet du retour, ce fait d'ailleurs, en larmes.

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

Je rentre dans l'appartement à pas de loup. Il est une heure du matin et je suis finalement rentré. Angela va être furieuse. Et c'est compréhensif. Je lui mène la vie dure. Beaucoup trop. Je vais jusqu'à la chambre et retire mes vêtements. Je souffle un grand coup, avant de m'y allonger. Il est froid. Je vais aussitôt allumer la lampe de chevet. Mon cœur s'arrête de battre.

Elle n'est pas dans notre lit. Pas dans la chambre. Pourtant, elle est forcément à la maison. Le vigile à l'entrée, m'as informé de son retour. J'ai demandé il y a deux heures. Fébrile, je me lève et sort de la chambre. Je suis en sueur.

Je fais toutes les pièces communes. Pas de trace d'elle. Ni dans son bureau. Ni dans la bibliothèque. Je fini par faire les chambres... le dernier recours. Et c'est là que je la trouve. Mon cœur rate un battement. Ou deux. Elle est encore chez nous. Je souffle de soulagement. J'ai eu la peur de ma vie. Comme si j'avais imaginé qu'elle puisse partir. Me quitter.

Je me sens ridicule pour le coup. Je lui fais la misère, car je ne sais pas ce que je veux. Et je m'inquiète qu'elle puisse me quitter ? Ça serait dans son droit de le faire.

Angela est endormit. Elle dort dans une putain de chambre d'ami. Alors, qu'elle devrait dormir avec moi. Dans notre lit. Je ne peux m'en vouloir qu'à moi. Je ne sais pas ce que je fais. Je ne comprends rien à ma vie. Je me sens vraiment perdu. Littéralement. Mais, je sais aussi que de la voir loin de moi... me tue.

Je m'installe au pied de son lit. Je la regarde de nombreuses heures. Les larmes coulant silencieusement sur mon visage. Je suis en train de la perdre. Et ça me tue de l'intérieur.

Point de vue : Angela Weber.

Je fais face à Maximilien Taylor Stuart. Nous sommes dans mon bureau. Ils ont débarqué en force et je n'ai pas eu trop le choix. Son demi-frère est également présent. Colton me regarde avec un peu trop d'intensité. Je ne sais pas comment il est au courant pour Dior, mais il est là pour en discuter. Le problème, c'est que Max est furieux. Contre moi. Encore. Décidément, les choses ne change pas en un nuit !

- Tu as accepté leur offre ?

- Oui. Répétais-je pour la deuxième fois. Mais, j'ai donné mes contraintes.

J'essaie de tous les répéter en n'oubliant rien.

- Donc, tu travail pour la concurrence ? S'irrite Max.

- Absolument pas. C'est moi qu'ils veulent. Pas ton entreprise, Max.

Je mets toute la bonne volonté pour ne pas m'énerver contre lui. On dirait qu'il ne comprend pas.

- Est-ce que tu essaie de m'énerver? Car franchement, ça fonctionne très bien. Bredouille-t-il, en passant une main dans ses cheveux.

Je reste calme face à lui. J'essaie de relativisé. Difficilement, certes.

- Je ne fais pas ça pour toi ou ta société. Mais pour moi. Tu es si égoïste que tu ne prends pas mes envies en compte ?

Merde. Je crois que je ne suis pas si calme que ça.

- Moi, égoïste ? Bon dieu, Angela, je t'ai donné une place en or dans la société. Que veux-tu de plus ?

TOI ! Hurlais-je mentalement.

- Rien. Je ne veux rien. Et j'aimerai que pour une fois... tu penses à moi. Plutôt qu'à toi !

Max à les yeux grands ouvert sous la surprise.

- Si tu veux vraiment le faire et collaborer avec l'ennemie, vas-y. Fait comme bon te semble.

- Nous sommes d'accord. Et tant que tu ne me diras pas ce qui se passe avec Christian Dior, je ne changerai pas d'avis !

Maximilien se lève de son siège et sort de la pièce... furieux. Ça ne change pas beaucoup en ce moment. Je me rends compte que j'étais sous pression, car je me dégonfle comme une montgolfière.

- Y a de l'eau dans le gaz dans la haute tour ?

- Je suis Raiponce ! dis-je rapidement.

- Tu n'as pas les cheveux de Raiponce. S'amuse aussitôt Colin. Et tu n'es pas blonde.

Il se penche en avant, sur ses genoux.

- Alors ? Il se passe quoi ?

- Je ne vais pas te raconter ma vie, Colton.

- Pourquoi ? Je suis ton beau-frère, non ?

- Je ne sais pas ce que tu es. Lui révélais-je. Et je suis loin... très loin, de devenir madame Stuart.

Cette révélation semble le clouer sur place.

- De quoi tu parles, Angela ?

J'essaie de ne pas pleurer. C'est très difficile à l'heure actuelle. Colton est le premier membre de la famille Stuart qui apprendra la situation.

- Depuis quelques jours, Max ne sait pas si notre relation est viable ?

Il reste silencieux. Du moins quelques fractions de secondes.

- Explique mieux ?

- Il ne sait pas s'il m'aime et s'il veut continuer notre relation.

Colton siffle entre ses dents. Puis, le silence. Lourd. Pesant.

- Tu as une idée de la raison de toutes ses questions ? Murmure-t-il, après de longues secondes.

- Il dit que je l'étouffe. Qu'il ne sait plus qui il est !

- Sympa le type !

- N'est-ce pas ? Rigolais-je froidement.

- Et tu souffres mille morts ! Marmonne Colton tragiquement. Je peux le ressentir Angela et je trouve ça terrible. Tu es une femme fabuleuse. Si Max te quitte, je serai le premier à te proposer un rendez-vous.

Je grimace, tandis que Colton rigole.

- C'est bizarre. Tu es le frère de Max. Je ne vais pas sortir avec toi.

- Je sais. Rigole-t-il. Mais, au moins tu as ri une seconde. Et ça fait du bien non ?

Je regarde cet homme pour la première fois réellement. Et je le trouve beau. Il a une âme encore plus belle. Il ressemble vraiment à Max, c'est injuste.

- Même si, je ne me mari pas avec ton frère, tu voudras toujours me parler ?

- Le jour ou ta relation avec Max se dégrade... je t'invite à me rejoindre dans le meilleur bar de New-York et je te fais vivre la meilleure soirée de ta vie !

Je rigole aussitôt, car le plus étrange, c'est qu'il le pense réellement.

- Je t'aime bien.

- Merci, Angela. C'est important que tu m'accepte.

Je fronce les sourcils, alors qu'il reprend.

- Malgré votre crise, je suis sûr à 100%. Maximilien Taylor Stuart, t'aime. Pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Et tu es juste en train de subir une crise existentielle. A toi de voir, si tu peux supporter le coup ou si tu veux... abandonner !

Oui. C'était la grande question : est-ce que j'ai envie de subir ça encore des jours, des semaines... ou est-ce que je dois dire Stop à ce carnage émotionnel ?

Une question qui me brise le cœur. Pour la simple et bonne raison, que je suis totalement et incroyablement amoureuse de l'homme qui me fait le plus souffrir en ce moment.

*/*

J'en ai marre de rentrer tous les soirs, depuis presque une semaine, dans cette maison totalement vide de vie et d'amour. C'est sa maison. Son appartement du moins. Sa chambre. Ses placards. Je n'ai rien ici qui n'est à moi. Absolument rien. Tout est à lui.

Max rentre tard. Je rentre tôt. Je dors dans la chambre d'amis et lui dans sa chambre. On ne se croise pas une seule fois. Encore moins, dans les parties communes que nous évitons soigneusement. Je me surprends à faire le tour du propriétaire. Comme lors d'une visite au musée. C'est ridicule. Je regarde. J'analyse tout. Je me sens vide. Totalement vide.

Je vais à son bureau. Il n'y est pas. Sans surprise. Par contre, je remarque que notre contrat de mariage est posé au centre de son bureau. Mon cœur s'accélère, alors que j'avance à pas de loup. C'est quoi ce délire ?

J'attrape le contrat et le porte à mes yeux. Max à rayer certes choses. Par exemple, mon nom de famille. Il n'y a plus marqué Angela Weber-Stuart... mais, Angela Stuart. Alors, qu'il sait pertinemment que je tiens à mon nom de jeune fille. Je tourne la première page le cœur battant trop vite, pour mon propre bien. Le montant annuelle qu'il voulait me verser à était rayer aussi. Il a été doublé. Mais, qu'est-ce qu'il lui prend ?

J'attrape mon téléphone portable et compose le numéro de Rosalie. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est avec elle que j'ai envie de parler. Elle répond au bout de la troisième sonnerie. Elle est toute joviale et toute heureuse de me parler. Au bout de cinq minutes, elle se rend compte que je ne vais pas bien. Ou du moins, elle me force pour lui dire ce qu'y passe. Et je lui raconte tout. Absolument tout. Je suis évidemment en pleure, lorsque j'ai fini. J'ai terminé par le contrat entre mes mains.

- Ma chérie... je suis réellement désolé.

- Qu'est-ce que je dois faire Rosalie ?

- Je ne sais pas. Mais, le contrat ressemble à un test !

- Que veux-tu dire ?

Je suis triste, mais très réactive aussi.

- J'ai l'impression qu'il veut te tester sur tes réelles motivations, ma chérie.

- Il pense que c'est pour l'argent que je suis avec lui ? Qui me motive ?

- Je ne sais pas, Angela. Mais, on dirait.

Celle-ci, je ne l'ai pas vu venir. Putain, j'ai rien vu du tout. Moi qui penser qu'il était aussi amoureux que moi, je me suis trompé. Royalement.

Furieuse, je raccroche avec Rosalie en la remerciant et lui promettant de la rappeler. Puis, je sors du bureau avec le contrat dans les mains. J'ai envie de lui envoyer ses papiers en pleine tête et lui dire d'aller ce mettre son mariage profondément... « A quelque part ». Car, en plus de ne plus avoir de relation sexuelle... je ne compte plus avoir de relation du tout avec cet homme. Je prends mon courage à deux mains... et je jette les documents dans le feu. Sauf, la moitié de la première page... que je dépose soigneusement sur le coin cheminée. Il ne verra que ça. J'en suis certaine.

Je regarde les documents partir en fumée... les larmes aux yeux. J'ai des sanglots aussi et j'ai une sensation de vide absolu. Je suis toute seule. Car c'était définitif : Angela Weber et Maximilien Taylor Stuart, n'existe plus. Plus comme avant.

Je retourne d'un grand pas vers la chambre d'amis. J'ouvre la valise, que j'avais récupérer, en grand et y dépose mes vêtements. Pas n'importe qu'elle vêtement... non. Celle que j'ai achetée avant d'emménager avec Max. Rien d'autre... même si ça me fend le cœur de le faire.

Une fois fini, je regarde la robe de marié une fois encore. Je la prends même en photo. Puis, je la sors de la boite. Je la sers contre moi. J'ai failli me marier dans cette robe. Je trouve ça injuste. Et tellement triste. Je vais jusqu'à sa chambre. Je la pose sur le lit. De tout son long. Elle prend d'ailleurs toute la place. Je reste devant comme une idiote. En larmes. Je suis en dessous de tout. Je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie.

Tout en reniflant, j''attrape une feuille et un stylo. Je ne réfléchis pas en écrivant. C'est la pulsion et la colère qui le fait. Une fois terminé, je la relie.

«Max,

C'est fini. J'arrête les frais.

Je ne supporte plus cette situation. Si tu ne m'aime plus, je ne peux pas t'y forcer. Ça me tue de te quitter, mais c'est la seule option qu'il me reste pour ne pas sombrer dans la folie.

Tu as été la personne la plus fabuleuse de ma vie et je te remercie du fond du cœur d'avoir cru en moi. En nous. Je te souhaite le meilleur et que tu arriveras à trouver l'amour de ta vie, dans le futur. Et qu'elle puisse porter cette magnifique robe de mariage.

Je t'aime. Angela »

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

Je suis rentré tôt ce soir. Vingt heures dix. Un exploit depuis plusieurs jours. Enfin... semaines. Je dois discuter avec Angela. Lui expliquer réellement ce qui m'arrive. Je suis surpris d'entendre le silence à mon arrivé. Je ne sais pas pourquoi, je m'attendais à la trouver devant la télévision. Un bon verre de vin blanc en main. Je vais jusqu'à ma chambre et me change. Angela doit être dans sa chambre. Une fois en survêtement et en t-shirt, je vais me chercher un verre dans le bar. Un martini pour elle. Du whisky pour moi.

C'est là que je remarque le bout de papier. C'est étrange de trouver ce genre de chose sur la cheminé. Je repose les verres et récupère le papier. Mon cœur s'arrête de battre en voyant la moitié du contrat de mariage. Merde. Non.

Je m'étais plus ou moins « amusé » à faire des changements sur le contrat. J'allais le détruire et en refaire un autre. Je voulais juste me rendre compte de certaine chose. Je n'allais pas lui donner. Je ne voulais certainement pas qu'elle tombe dessus. Merde. Refroidi et pour dire vrai... en panique totale... je me dirige avec de grand pas, jusqu'à sa chambre.

Je redoute depuis des jours, qu'Angela quitte ma vie... et je crois que le grand jour et arrivé. Sans prendre le temps de frapper, j'entre dans la chambre. Vide. Complètement et totalement vide. A l'exception de la robe de marié. Ça robe de marié. Et d'une lettre. Je reste planté là. Debout. Face à cette robe. Celle que j'ai créée pour Angela. Et je perds pieds. Pour la première fois de ma vie. Je perds le contrôle de ma vie. Je me sens … anéanti. Et inconsolable. Alors, je n'imagine pas l'état de ma douce et tendre Angela !

Point de vue : Angela Weber.

Je fais rouler ma valise derrière moi. Comme un boulet. La dame derrière le comptoir m'analyse rapidement. Elle a un sourire timide sur le visage. Une dame dans la quarantaine, plutôt jolie.

- Bienvenue à l'hôtel, Mercure, madame.

- Merci. Je souhaite une chambre.

- Bien sûr. Pour combien de temps ?

- Je n'ai pas encore décidé.

Elle est surprise, mais évite de trop le montrer. Bien. Je lui donne ma carte. Elle remarque tout de suite, la couleur or de ma carte bancaire.

- Je vous donne une de nos meilleures suites, madame.

- Merci.

Je vais essayer de rester ici que trois ou quatre jours. Je dois trouver un appartement. Car, je refuse de virer Nicholas de mon ancien appartement et vu que je ne veux plus rien à faire avec Maximilien, hors de question de lui payer un loyer.

J'ai le cœur lourd et meurtrie. Cependant, je dois garder la tête froide. Jusqu'à trouver une solution. J'en ai assez de pleurer. Surtout pour un type comme lui. Il m'a trahit. M'as fait vivre monde et merveille... pour ensuite tout reprendre. C'est inadmissible. Quand je pense que je devais me marier avec lui dans deux mois... ça me donne la nausée. D'ailleurs, une fois dans ma chambre d'hôtel, je vais jusqu'à la salle de bain pour vomir.

Après, une bonne douche, je décide d'appeler Rosalie et tout lui dire. Elle m'écoute attentivement, malgré le décalage horaire et me donne son point de vue. Elle est aussi triste que moi.

- Est-ce que tu vas revenir en France, Angie ?

Cette idée me fait mal. Beaucoup.

- Pas pour le moment.

- Bien. Je pense que tu devrais rester à New-York. Continuer tout ce que tu as conduit. Travailler pour un type comme lui a certainement dû ouvrir des portes. Non ?

- Oui. Beaucoup.

- Tu trouveras facilement un travail. J'en suis sûr !

Trouver un travail ? Je n'avais pas pensé à partir. Pour moi ma place est là-bas. A ses côtés. Mais, c'est Rosalie qui a raison. Je ne peux rester travailler pour lui. Impossible de le voir tous jours. Je ne guérirai pas de cette façon. Mon cœur sera plus fort sans lui à mes côtés.

Après Rosalie, j'appelle Nicholas. Je dois lui dire ce qui se passe. Il prend la chose très à cœur et m'oblige même à lui donner le numéro de ma chambre pour qu'il vienne. Ma surprise est totale quand il débarque avec un sac de cuisine asiatique et un gros pot de glace vanille, noix de pécan.

Je tombe dans ses bras, dès qu'il pose le tout sur la table du salon.

- Doucement Angela... je suis là. Tout ira bien.

Je pleure contre mon ami. Le seul pour être honnête. Je n'ai pas la force d'appeler Branda.

- Il ne m'aime pas.

Je sanglote dans ses bras. Nicholas m'aide à rejoindre difficilement le canapé de la suite. Il me tient contre lui et m'écoute tout lui raconter. Et je n'y vais pas avec le dos de la cuillère. J'en ai gros sur le cœur. Et je ne lui cache pas mes pensées. Mon ressenti. Mes émotions.

Nicholas décide finalement de rester dormir avec moi. Il m'aide à surmonter cette première nuit de la plus belle des façons.

Au petit matin, je me sens vidé. Épuisé et surtout résolu. Maximilien et moi... c'est terminé. Nicholas est prêt à quitter ma suite. Il doit rentrer prendre une douche et se changer.

- Je peux te demander un petit quelque chose?

- Bien sûr !

- Si jamais Max te demande... tu peux lui dire que je dors chez toi ?

Nicholas est surprit. Beaucoup.

- Pourquoi ?

- Je ne veux pas lui dire que je suis à l'hôtel.

Mon ami fronce les sourcils. Il ne voit pas bien la cause à effet, mais fini par hocher la tête avant de sortir de mon bureau.

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

Je suis comme un fou depuis hier. Depuis que j'ai découvert cette robe sur le lit. Cette putain de lettre manuscrite, qui m'a littéralement déchiré le cœur et les clés de l'appartement. De la voiture. Tout y été. J'ai tout de suite comprit. Avant même de lire la lettre. J'ai frappé durement le poing contre la commode... et depuis, j'ai un bandage ridicule. Le médecin qui est venu ce matin, m'as dit de ne pas trop m'en servir. Hors, c'est la main que j'utilise le plus.

Angela Weber, la femme qui partage ma vie... vient d'abandonner. Je n'aurai jamais imaginé une chose pareille. Je l'ai bien cherché. Je le mérite. Mais, bon dieu... ça fait un mal de chien.

Je n'ai pas osé venir la voir dans son bureau. J'avais trop peur. De l'affronter, mais surtout que tout ceci soit... réelle. Et j'ai eu le malheur de regarder vers le bureau de ma secrétaire. Comme si ma conscience m'avait ordonné de le faire.

Elle est là. Ma belle Angie. Elle a l'air d'être fatigué. Et je m'en veux aussitôt. Elle doit dormir aussi mal que moi. Je devrai demander à Nicholas si elle dort convenablement. Et si elle mange. Elle a l'air plus maigre et fine qu'avant. Je ne me suis pas rendu compte du changement avant aujourd'hui. Cela fait des semaines, que je lui fais vivre un enfer. Je n'ai pas remarqué le changement sur elle... avant aujourd'hui.

Je chasse cette idée de ma tête. De toute façon, Nicholas ne me répondra certainement pas. Je regarde Angela, parler avec ma secrétaire. Je la vois de profil. Elle est magnifique dans son tailleur noir et ses chaussures de la même couleur. Je ne connais pas ce tailleur. C'est bien la première fois qu'elle le met. Elle a aussi un chignon. Ce qui est rare. Je suis titillé. Littéralement par l'intrigue de tout ceci.

Angela fini par se tourner dans ma direction. Ce n'est pas volontairement, c'est plus comme un tic nerveux. Ou un réflexe. On se fixe quelques secondes, je ne sais pas pour quel raison, mais je lui souris doucement. Angela fronce les sourcils, puis tourne les talons. Merde.

- Angela ?

Je n'ai pas réfléchit. Son prénom est juste sortie de ma bouche. Il n'y a plus rien qui ne va avec moi. Rien du tout. Je ne bouge pas de mon bureau. J'ai l'impression que le monde vient de s'arrêter. J'attends, quelques choses. Je ne sais pas vraiment quoi. Je suis à moitié surprit... presque soulagé, quand Angela se présente à l'entrée de mon bureau.

- Vous m'avez appelé monsieur Stuart ?

Sa voix est calme. Presque douce et enchanteresse. Ça piétine mon cœur un peu plus. Elle me manque. Sa personnalité. Son corps. Son amour. Sa gentillesse. Ses gestes d'affections. Son caractère infâme et en même temps jovial. Tout en elle me manque. Et, j'ai fait le con. Royalement. Je ne peux pas lui dire de revenir. Elle me prendrait pour un fou.

- Monsieur ?

Angela fronce les sourcils. Et je suis comme un con assis derrière mon bureau. Elle vient de m'appeler « Monsieur Stuart », réalisais-je.

- Monsieur Stuart ? Réellement ?

- C'est votre nom ! Souffle-t-elle, gentiment.

Merde. Elle est plus forte que moi à ce jeu.

- Après tout ce qu'on a vécu, tu tiens à mettre cette barrière entre nous ? Repris-je, essayant de rester calme.

Angela ne répond pas. Elle reste statique. Attends une autre question.

- Tu as dormi chez Nicholas ?

- Tu connais déjà la réponse. Souffle-t-elle, sur ses gardes tout en regardant les documents dans ses mains.

Cela m'intrigue immédiatement.

- Tu as tout ce qu'il te faut ?

- Cette information ne te regarde pas.

Elle est tout à coup très froide.

- Je pourrais venir te livrer tes autres affaires ce soir.

- Non.

Son ton est glacial. Elle essaie visiblement de se reprendre. Mais, c'est peine perdu.

- Je ne veux rien de toi. Absolument plus rien. Tu peux jeter, offrir, donner, ou vendre tout ce qui est resté chez toi. Je ne veux rien. J'ai tout laissé, c'est pour une raison précise.

Je suis abasourdi. Cette femme vient juste de m'envoyer chier. Et de la pire des façons.

- Ce sont tes affaires, Angie.

- Mademoiselle Weber, si ça ne te dérange pas. Ou Angela. Et ses affaires ne sont pas à moi.

Je suis mort. Elle vient de me tuer.

- Si, ce sont des cadeaux que je t'ai offert. Ou qu'on a choisi ensemble, Angela !

- Justement. Je ne veux rien de toi. Ou de ton argent !

- Je te signale que tu vis dans l'appartement qui m'appartient. Sifflais-je arquant un sourcil. Et que je te verse un salaire tous les mois.

Je me rends compte de mon erreur à la seconde ou l'information vient à mes oreilles et à celle d'Angela.

- je ne voulais pas dire ça. Me repris-je vivement.

Je viens de creuser ma propre tombe.

- Tu l'as pourtant fait ! Murmure-t-elle les larmes aux yeux. Je peux partir ?

- On peut discuter calmement plus tard ?

- Si j'ai du temps !

Elle sort de mon bureau au pas de course. Ou presque. Et je reste à regarder le vide... impuissant.

Point de vue : Angela Weber.

J'ai envie de vomir. Et pas qu'un peu. J'essaie de reprendre mon souffle et de me calmer. Ce qu'il vient de dire me compresse la poitrine. Je sais ce qu'il me reste à faire. Je ne voulais. Mais, je n'ai vraiment plus le choix. Je me réinstalle à mon bureau et me remet au travail. À dix-neuf heures, Nicholas vient me récupérer. Je lui fais signe d'attendre une seconde. Puis, j'imprime mon CV. C'est l'une des étapes que j'ai mis en place aujourd'hui.

- Tu fais quoi ? Tu ne peux pas être sérieuse.

Nicholas attrape le papier que j'ai en mains et le chiffonne.

- Nicholas ! M'étranglais-je.

- Merde, Angie. Réfléchis avant de faire la plus grosse connerie de ta vie.

Furieuse contre lui, j'attrape mon sac à main et mon manteau. Je sors au pas de course. Lui sur mes pas. Évidemment, je rencontre Max et sa secrétaire à la sortie Max ne me quitte pas des yeux. À aucun moment. Ce qui rend mal à l'aise Nicholas et Chelsea.

- Tu rentres ?

Je ne réponds pas à sa question.

- Angie ?

- Non, Maximilien. Je ne rentre pas

- Laisse-moi te ramener tes affaires.

- Tu veux vraiment faire un scandale, ici ? Dans l'entreprise ?

Max, ne dit plus un mot. Il semble prêt à sombrer. Ça me brise le cœur. Mais, j'ai sombré avant lui. Ça rétablie un peu les forces.

Avant que je ne sorte de l'ascenseur. J'ai eu le temps d'entendre un... « Tu me manque ». Ça me fait autant de bien, que de mal. C'est tout lui, ça.

*/*

Mes dossiers son a jour. J'ai fait des annotations sur des post-it. J'ai noté toute mon avancé et où est la situation de chacun de mes dossiers. Maximilien arrivera à lire et reprendre mes affaires après mon départ. Car, aujourd'hui, c'est le grand départ. Je démissionne de mon poste. De l'entreprise. J'ai passé les deux dernières années de ma vie, ici. Et j'ai aimé y être : jour comme nuit.

Quand, je n'étais que la petite assistante de monsieur Stuart. Que personne ne connaissait mon nom, ni même mon prénom. Que ma vie tournée autour de lui. Jour comme nuit. Que je devais récupérer son linge au pressing. Que je devais faire fuir ses prétendantes. Tout ce qui me demander... j'exécutais. Ça c'était avant de comprendre que Maximilien se jouait de moi. Je vais jusqu'à son bureau une dernière fois. Je ne dois rien montrer. Je n'ai pas envie de lui faire mes adieux. C'est au-dessus de mes forces. J'ai juste envie de partir. Et faire comme si tout ceci n'avait pas lieu.

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

Je suis inquiet de voir débarquer Angela à mon bureau. Ma secrétaire vient de partir chercher un café. Nicholas est quant à lui partie récupérer un colis à l'accueil. Je me retrouve seul avec elle, ça n'ait pas arrivé depuis longtemps. Trop à mon goût.

- Angela ? Je peux t'aider ?

- J'avais besoin de faire le point !

Son regard est triste. Tout comme le mien. Je lui propose de s'installer sur le fauteuil en face de mon bureau. Elle refuse en un mouvement de tête.

- Tout va bien ? Tu as l'air... différent.

- Je vais bien.

Je ne la crois pas.

- De quoi veux-tu parler ?

Je rêve qu'elle dise : de nous. Mais, je sais qu'elle ne le fera pas. Angela n'es pas ce genre de femme. Elle va vouloir me faire du mal. Et c'est dans son droit. Elle va vouloir me faire ramer. Me demander le ciel. Et, je suis prêt à tout pour réussir à la faire revenir chez nous.

Elle réfléchit. Longtemps. Comme si, elle ne se souvenait plus du pourquoi du comment, elle était ici.

- Angela ?

Aucune réaction. Du moins, verbal. Par contre, je vois ses yeux se remplir de larme.

- bébé ?

Ça m'a échappé. Je m'en veux aussitôt. Surtout en voyant le visage d'Angie se transformer. Elle est en colère.

- Je ne suis pas avec Nicholas !

Sa voix est ferme. Mais, aussi brisé. Elle a envie de pleurer. J'en suis certain. Je n'aime pas là voir dans cet état. Je m'en veux un peu plus.

- tu veux dire que tu n'es pas allé dormir chez Nicholas ? Dis-je en reformulant convenablement ses pensées.

- Oui.

- Et où était tu ?

- À l'hôtel. Le Mercure !

Merde. Non.

- je n'arrive pas à y croire.

Je suis triste, en colère, putain oui... je suis très en colère.

- Pourquoi ? Tu pouvais rester, me chasser... je serai allez chez ma mère. Mais l'hôtel ? Merde, Angie !

- Je suis venu te donner ma démission.

Briser. Mon cœur, mon corps, ma vie... tout vient juste de se briser. Et je suis sûr qu'elle s'en rend compte.

- tu veux... démissionner ?

Je bredouille. Pour dire la vérité, je ne me sens pas bien du tout. Et puis, j'ai des sueurs froides. Est-ce que je suis en train de faire une crise cardiaque. On ne dirait pas... pourtant, ça y ressemble. Je ne me sens pas bien dans ma peau. Pas bien du tout.

- nous ne pouvons pas continuer, Max. je suis désolé. Je n'y arrive pas. M'informe-t-elle dans un sanglot.

- On peut y arriver.

Je dois y croire pour deux. Et j'ai cette petite voix dans ma tête, qui me dit que « tout ceci est ma faute ». Absolument tout.

- Non. Pas cette fois. Me dit-elle, durement.

Elle semble réellement y croire. C'est ce qui me tue le plus. Du moins, en plus de la voir partir loin de moi.

- Que dois-je faire ou dire pour te faire changer d'avis ?

- Absolument rien. Murmure-t-elle. Je ne peux plus te faire confiance. C'est une réalité.

Ses mots qu'elle vient de lâcher délicatement et détaché... me hanterons certainement jusqu'à la fin de ma vie.

- Je comprends. Murmurais-je la gorge noué.

En réalité, j'ai envie de vomir. Mais, j'essaie de rester la tête hors de l'eau durant quelques minutes.

- tu veux prendre le temps ? Pour y réfléchir ? Pour mettre de l'ordre dans ton travail ?

Je ne veux pas la voir partir. Mais, je n'ai pas le choix. Pour l'instant, du moins. Je connais cette femme. Durant plus de temps en je l'ai vu grandir, s'épanouir et devenir la femme grandiose qu'elle est aujourd'hui. Je sais tout d'elle. Et ce que je sais par-dessus tout... c'est que je dois la laisser partir.

- tout est en ordre, Max. j'ai pris les dispositions pour.

- Tu as tout régler. Je n'ai pas mon mot à dire ?

- J'ai attendu des semaines que tu dises ou fasse quelques choses. Me reproche-t-elle à juste titre.

- Donc tu abandonnes ?

Je suis aigri cette fois. Elle me quitte. Sans que je ne puisse rien dire. Rien changé.

- Non, Maximilien, je n'abandonne pas... j'essaie juste de me protéger. Je sais qu'il est trop tard... mais, j'ai besoin de protéger le peu qu'il me reste.

Cette fois, c'est sur... je suis mort !