Chapitre 26
Point de vue : Angela Weber.
Poppy m'as fait passer une soirée merveilleuse. Une soirée qui m'a appris à relativiser. Et à me poser de vraies questions. Actuellement, elle est endormie sur le canapé. Allongé de tout son long. Je la regarde depuis le petit fauteuil. La télévision est en fond sonore.
Ça m'a réellement fait du bien de l'avoir avec moi ce soir. De ne pas être seul. Et d'avoir une bouffée d'air. Enfin. Elle n'a pas parlé de Max, ni de sa mère. Je crois qu'elle est une peu en froid avec son frère tout de même. Et que cette après-midi à calmer les choses. Peut-être qu'elle a bien fait de venir me voir. En tout cas, j'ai pu revoir Maximilien grâce à elle. Je ne peux que la remercier.
Être éloigné de lui durant trois semaines presque quatre, a été une expérience affreuse, mais aussi très enrichissante. Je sais maintenant que je l'aime profondément et de toute mon être. Être loin de lui me tue à petit feu. Dès fois, j'ai des images de lui qui me revienne. Je le revois allonger chez mes parents, profondément concentré sur sa lecture. Il était incroyablement séduisant à ce moment-là. J'ai aussi une vision de lui... au lit. Il savait me donner du plaisir comme personne d'autre au monde. Et mon dieu, il me manque encore plus quand je pense à lui dans ses moments-là.
Mon téléphone vibre sur la table basse devant moi. Je le récupère encore perdu dans mes pensées. Du moins, pour un court instant, car je redescends rapidement sur terre. Un message de Maximilien. Je me dépêche de le lire, le cœur battant vite. Et fort. Il me fait toujours de l'effet. Je ne peux pas le nier. Cependant, j'avais besoin de m'éloigner de lui. Pour respirer. Prendre des décisions. Et ne plus avoir mal au cœur. D'accord... cette dernière partie est totalement fausse, puisque j'ai encore plus mal.
«Je suis en bas de l'immeuble.
J'ai du travail, vous pouvez prendre votre temps ».
Je regarde l'heure rapidement. Onze heures cinquante-six. Mince alors. Je n'ai pas vu le temps passé. Vraiment pas. Je réponds sans perdre une seconde à Max.
« Monte, Poppy c'est endormi sur le canapé ! ».
J'hésite à lui mettre un smiley qui sourit... puis décide de lui mettre quand même. Je suis pour le coup toute souriante, en imaginant la tête de Maximilien à la lecture de ce message. Je suis d'ailleurs un peu étonné de ne pas avoir de message en retour. Par contre, quelqu'un frappe à la porte, deux minutes plus tard. Je m'extrais de mon fauteuil et rejoins la porte d'entrée. Maximilien est là. Droit dans ses chaussures de luxe, il me regarde, la tête penchait sur le côté.
- Madame Weber. Susurre-t-il.
- Monsieur Stuart.
Je me pousse de l'entrée et lui fait signe d'entrée. Il ne se fait pas prier. Je referme la porte en soufflant discrètement. La tension vient de monter. Pas de doute. Il va directement au salon, en même temps c'est la première pièce qui débouche sur l'entrée.
- Effectivement, elle dort ! Grogne-t-il.
Ce qui me fait sourire. Il va devoir la porter. On le sait tous les deux. Max fini par regarder autour de lui. Avec minutie. Un peu trop à mon goût.
- Tu veux boire quelques choses ?
Ma question le surprend.
- Un verre d'eau si possible.
Je souris doucement, puis sort du salon pour la cuisine. D'accord, j'ai un petit appartement. Je ne vais pas bien loin. D'ailleurs, Max me suit. Je nous sers de verre d'eau. Il récupère le sien et en boit une petite gorgée. Je peux le voir tripoter son verre, signe évident qu'il n'est pas confiant. Il ne semble vraiment pas à sa place. Où peut-être déstabilisé ?
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Son appartement est vraiment très étrange. Pas vraiment bien meublé et la qualité est déplorable. Les murs sont défraîchis et la couleur maussade. Et puis, il n'y a pas grand-chose. J'espère qu'elle ne paie pas une fortune pour ce taudis... je vais devoir mener mon enquête demain. Et pourquoi ne pas acheter l'appartement s'il le faut ! Le bien être d'Angela m'importe plus que tout autre chose à l'heure actuelle. D'ailleurs, ça a toujours été le cas.
- Les meubles sont avec la location ? Risquais-je tendu.
- Oui.
Sa voix est fluette. Elle n'est pas à l'aise. Vraiment pas. Et, je crois que moi non plus. La situation est vraiment étrange.
- J'aurais pu te louer un de mes appartements. C'est ridicule.
- Je ne crois pas.
Elle reprend du poil de la bête. J'aime ça.
- Tu es loin de ton travail. Du doit facilement mettre 45 minutes pour venir, non ?
Angela ne réponds pas. J'espère que ce n'est pas plus. Je risque de m'énerver encore plus.
- C'est n'importe quoi, Angie.
Elle souffle de frustration.
- On n'a pas tous les moyens pour un appartement de luxe, Max.
- Tu as largement les moyens pour un appartement en centre-ville. Proche de ton travail.
J'ai raison. Elle le sait.
- Je te laisse tranquille pour le moment. Mais, penses-y. S'il te plaît.
- Pourquoi fait tu ça ?
Ça voix est faible. Elle est perdue. Je peux le sentir.
- Faire quoi ?
- T'occuper de moi ? T'inquiéter ?
Je ne peux pas cacher ma surprise. Est-ce qu'elle se rend compte de sa question ?
- Tu le sais pourquoi.
- Non. Je ne le sais pas. Tu m'as laissé partir, Max.
Ses mots me brisent. Je lui ai fait du mal. Beaucoup. Je m'en rends compte.
- Je suis désolé. Je vais arranger la situation. Murmurais-je, le cœur meurtrie.
- Et, si je ne veux pas ? Dit-elle très bas.
- Tu ne le veux pas ?
Elle ferme les yeux très fort, quand elles les ouvrent ils sont remplit d'eaux. Mon cœur se sert un peu plus.
- Je ne sais plus ce que je veux Max. Je ne sais pas si je peux encore te faire confiance.
Je hoche la tête lentement.
- Je comprends. Soufflais-je, doucement.
- Vraiment ?
- Oui. J'ai hésité. Je ne t'ai pas prouvé que tu puisses avoir confiance en moi. Et j'en suis désolé. Mais, Angela... une chose est sûre... je t'aime. Bon dieu, ça me fait mal tellement je t'aime. Et si je dois ramper pour te récupérer, alors je le ferai.
Je vois la stupeur dans son regard. Je me rapproche d'elle. Elle ne bouge pas. Ses petits yeux tristes me fixent avec tendresse. J'encadre son visage de mes mains. Son corps est chaud. Son corps me manque. Son fichu caractère me manque encore plus.
- Est-ce que tu m'autorise à te courtiser à nouveau ?
Point de vue : Angela Weber.
Mon cœur rate un battement. Mon visage emprisonner entre ses mains n'aide pas. Encore moins ses paroles.
- Tu veux me courtiser ?
Je ne peux pas empêcher ma voix de montrer de l'étonnement. Je n'arrive pas à cacher mes émotions face à lui. Je n'y suis jamais véritablement arrivé.
- Oui. Je ne l'ai jamais vraiment fait. Et je dois te prouver beaucoup de chose. Alors, est-ce que j'ai l'autorisation pour te courtiser réellement. Et te prouver que je t'aime sincèrement ?
Qu'est-ce que je suis censé répondre à ça ?
- Max ?
Poppy est réveillé. Et elle nous regarde bizarrement depuis la porte de la cuisine.
- La belle au bois dormant est réveillée, marmonne Max en me relâchant. Il est tard Poppy. Récupère tes affaires.
- OK.
La sœur de l'homme que j'aime me regarde du coin de l'œil, mais fait ce que son frère lui ordonne. À moitié endormi Max et Poppy sont prêt à partir.
- Merci pour la soirée, Angela. J'ai adorée.
L'adolescente me prend tendrement contre elle.
- Moi aussi. Tu reviens quand tu veux.
- Merci.
Elle quitte mon appartement encore un peu endormi. Max ne sait pas quoi dire avant de partir. Je le vois très bien.
- Bonne nuit. Dit-il, au bout d'un petit moment.
- Bonne nuit.
Je lui offre mon plus beau sourire. Il me le retourne. Ma descend les escaliers pour rejoindre sa sœur. Je ne sais pas ce qui me prend à ce moment-là... mais, mon cœur réagit avant tout le reste.
- Max ?
Je suis penchait sur la rambarde. J'essaie de voir celui que j'aime. Il se penche lui aussi au bout d'un moment.
- Oui ?
- C'est d'accord !
Je le vois deux étages plus bas froncé les sourcils.
- C'est d'accord ?
- Je suis d'accord.
Puis, la petite étincelle se forme.
- Merci, Angela.
Je réalise un mouvement de main avant de retourner chez moi. Oui. Je suis d'accord pour essayer un nouveau départ. Et si ça ne fonctionne pas... je retournerai en France. Indéfiniment !
*/*
Je dois rendre un texte d'environs une page. C'est non négociable avec Emiliano Alvarez. Je pensais que Maximilien était exigent, mais Emiliano l'est tout autant. Je quitte un homme autoritaire, ordonné et créatif pour un autre. Je ne sais pas comment je fais pour toujours être au milieu de ce genre d'homme. Je vais peut-être pensé à changer totalement de métier. Être dans le milieu administratif c'est assez dangereux, mine de rien.
Je souris et pouffe de rire, toute seule, devant mon ordinaire. Ce qui attire l'attention de Gemma.
- Tout va bien, Angela ?
- Super. Je viens de trouver mon sujet.
- Cool, tu fais partager ?
- Non. C'est une surprise.
Elle arque aussitôt un sourcil, mais retourne son attention sur son ordinateur. Tant mieux. Ravie d'avoir enfin mon sujet, je m'active à mettre tout en place et surtout à taper mon article. C'est un article pour le magazine avec qui nous travaillons. Le tout sera accompagné d'une photo accompagné d'un des mannequins de la marque portant des vêtements signé Dior. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas pensé plutôt à écrire sur ce sujet. Je le connais sur le bout des doigts en plus.
Deux grandes heures plus tard, je me retrouve face à mon nouveau chef, Emiliano. Il a mon document entre les mains. Un format A3 basique que je viens d'imprimer. Il lit lentement. Du moins, je trouve qu'il lit lentement. Comme si savouré, ou alors critiqué chaque mot entre ses lèvres. Puis, il relève le visage vers moi.
- Alors ?
Je suis stressé et impatiente. Je ne peux pas le cacher. Emiliano ne répond pas. Il se contente d'appuyer sur le bouton du téléphone fixe posé devant lui.
- Oui, monsieur ?
Une voix féminine raisonne quelques secondes plus tard. C'est la voix de Karine, sa secrétaire.
- J'ai besoin de faire le point avec l'équipe. Tu peux leur dire de ce réunir dans la grande salle de réunion.
- Toute l'équipe ? S'étonne-t-elle.
- Oui.
- Je m'en occupe.
Je fronce les sourcils et je pense être un peu plus blanche qu'à mon arrivé.
- Angela, tu as écrit ce papier en combien de temps ?
- Deux heures.
Ma voix n'est qu'un murmure. Je ne fais pas ma fière. Loin de là.
- Tu t'es inspiré de quelques choses ? Tu as fait des recherches.
Je bouge ma tête de gauche à droite, maladroitement.
- Non. Je me suis inspiré de ma vie.
Emiliano m'offre alors un grand sourire.
- Angela, ton article est absolument fascinant. Tu arrives à tourner les mots d'une façon exquise. Tu dois lire le document au reste du groupe.
Quoi ? Non... bon dieu, non.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je suis prêt à rentrer chez moi. Ce soir, j'ai besoin de rentrer tôt et de me reposer. J'ai tiré sur la corde ses derniers jours et je sens mon corps me supplier de rester tranquille. Il est dix-huit heures vingt. Je rêve d'une bonne douche, d'un bon repas et de me mettre au lit.
Je suis étonné de voir Nicholas et Chelsea regroupé autour de l'ordinateur de ce dernier. Il semble ne pas remarquer mon arrivé. Je me racle la gorge. Rien à faire.
- Que se passe-t-il ?
Mes deux assistants sursautent. Nicholas fait même tomber des dossiers posé sur le bureau. Ça m'intrigue encore plus.
- Nous étions en train de lire un article. Rien d'important. Marmonne Nicholas rapidement.
- Un article ?
Chelsea se mort la lèvre inférieur et n'ose pas me regarder directement. Intéressant.
- Je peux le lire ?
Les deux assistants, se regardent aussitôt.
- Euh...
- Je vais le lire ! Rétorquais-je, en me postant à leur coté pour lire l'article.
Le fond du site internet est blanc. Il y a comme des paillettes brillantes un peu partout. Et un gros titre : « La ville New-Yorkaise dans l'œil d'une française ».
- Est-ce que Angela a un lien avec ça ? Murmurais-je faiblement.
- C'est l'article qu'elle a écrit. Marmonne Nicholas. Elle vient de m'envoyer le lien.
- Angela a écrit l'article ? Sifflais-je.
- Oui, monsieur.
Il est mal à l'aise. Il doit avoir peur de ma réaction. Que je réagisse négativement. Ça peut être le cas. Mais, j'ai promis de faire des efforts. Je dois absolument faire des efforts. Pour Angela. Pour notre couple. Ça ne peut être que bénéfique. J'en suis sûr.
Je souffle un grand coup avant d'entamer ma lecture.
« Je ne savais pas en partant de ma ville natale française, que toute ma vie aurait changé. J'étais loin de me douter du parcourt que j'allais devoir réalisé et des gens que j'allais rencontrer. Quand on part vivre un certain temps dans un endroit aussi marquant et impressionnant que New-York, on ne rêve jamais complètement indemne. Je l'ai compris. Rapidement. »
Je suis impressionné. Ce n'est que le début pourtant. Angela c'est comment captiver. Comment faire transparaître les émotions. Elle est douée pour parler en public et visiblement doué pour mettre les mots sur le papier.
« Je n'envisageais pas de faire ma vie là-bas. Dans la grande pomme. Je pensais travailler deux ans et rentrer en France. Ouvrir mon entreprise ou intégrer une grande société... à la française. ».
Je rigole malgré moi. Cette fille est incroyable. Elle met son âme dans son texte. Je la reconnais tout à fait. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'elle me parle d'une certaine façon.
«Partir serait comme quitter une partie de moi. J'aurai une profonde nostalgie à l'évocation de cette ville. Alors pourquoi partir ? ».
Oui ? Pourquoi penses-tu à partir ? Ta place est ici. Avec moi. A New-York. Je ne peux pas imaginer Angela partir pour toujours. Impensable. Inimaginable.
« Ce que je retiens de NY c'est principalement la lumière. Je n'ai encore jamais visité d'endroit possédant une telle lumière. Il fait presque beau tous les jours. Très peu de dépressions et une joie de vivre quasi permanente. C'est assez impressionnant. Devrais-je continuer mon chemin jusqu'à Miami ? ».
Je rigole une fois de plus. Ce qui semble surprendre les deux personnes prêt de moi.
- Elle déteste Miami ! Leur expliquais-je en pointant du doigt la phrase. J'ai amené Angie à Miami pour un rendez-vous d'affaire. Elle a eu mal à la tête toute la journée à cause de la lumière trop forte pour ses yeux.
- Sérieux ?
Nicholas rigole aussitôt.
- Cette fille n'est pas possible !
- Je sais.
Je me penche à nouveau et continue ma lecture.
«La configuration de la ville, avec ses immeubles de verre vêtus, rend cette lumière encore plus particulière à NY. J'ai fait une vraie cure de vitamine C, mais, la vie un peu difficile par fois, cette cure est pour ma part... bien nécessaire. ».
Je souffle un grand coup. J'espère qu'elle n'a pas trop détaillé les points difficiles de la vie. Pas que je ne veuille pas les connaître. Au contraire. Mais, je ne veux pas que le grand New-York le sache.
« Ce que je préfère à New-York ? Il a presque un mois, j'aurais répondu mon travail. Aujourd'hui, après le recul, je répondrais... le monde parallèle dans cette ville incroyable. Oui, il n'y a qu'ici que l'on peut rencontrer des animaux sauvages dans des coins improbables et décalés. En pleins milieux des buildings qui atteignent 120 étages et ou les voitures font la loi. Si les écureuils gris sont les chouchous des touristes, il faut être un peu plus observateur pour découvrir les autres beautés cachées de NY côté nature sauvage. Il faut lever la tête et arrêter de regarder le bout de son nez.
Oui, amis new-yorkais, je m'adresse à vous. Je parle de vous charmante dame entre la 7ème et la 15ème, qui promenée son chien rose. Je parle de vous également adolescent de l'université de New-York qui ne regarde pas ou il marche car trop prit par leur conversation ou leur téléphone. Et je parle aussi, des hommes d'affaires de Wall Street. Messieurs, je vous en prie, lorsque vous renversez votre café sur le chemiser d'une charmante dame, ne lui donner pas un billet... mais, proposé plutôt d'aller prendre un café en attendant que le pressing nettoie le fameux vêtement. »
Je souffle un grand coup. Elle semble mettre de bonne base. Et mettre quelques petites détailles croustillant sur sa vie. C'est intime tout en restant ouvert. J'aime beaucoup. Et je ne savais pas qu'Angela pouvait réaliser une telle prouesse.
« l'ouverture d'esprit de cette ville et les merveilleuses personnes que j'ai rencontré durant ses derniers années, mon permis de me faire une place à New-York. Aujourd'hui, je crée ma vie un peu plus chaque jour. Je regarde le monde incroyable qui m'entoure... et je réalise que ma vie de française en Amérique me plaît. Beaucoup. Ami New-yorkais, profiter de votre vie... profiter de votre ville... et je vous en supplie, lever le nez au ciel ».
J'ai envie d'applaudir. Réellement. Je ne sais pas comment elle fait pour nous transporter dans sa vision des choses. En plus, j'ai l'impression de me reconnaître dans ce stupide « homme d'affaire ». Je ne peux pas lui en vouloir.
« Je ne peux finir mon article sans parler de ma passion. De ma raison de vivre : la mode ! »
- Ta raison de vivre ? Angela Weber, tu es le centre de la mode. Murmurais-je, avant de continuer ma lecture.
« La mode fait partie de la culture new-yorkaise. Tous style s'y décrit et des associations parfois improbable qui font de cette ville un lieu encore plus fascinant. Il n'y a pas de code à respecter, chacun à son propre style. La mode à New York est éclectique et pleine de surprises. C'est pourquoi j'ai consacré ma vie et que j'ai eu droit à des boulots fabuleux dans le monde de la mode. Merci à Dior France et New-York, Channel, Cartier, Tiffany&Co, Louis Vuitton, Prada, Franck Muller et évidement à Stuart&Co.
Amicalement-mode, Angela Weber. Dior NY Compagny. »
Point de vue : Angela Weber.
Je regarde le nombre de « Like » sur la page internet et le nombre de visiteur. Je suis tout aussi surprise et peut-être même choqué que le reste de l'équipe.
- Ça continue à grimper en flèche. S'enchante Gemma.
- Nous avons rajouté les articles les uns derrières les autres. Comme ça les gens voudront continuer à lire sur nos sites. Explique le jeune homme responsable du site web.
- Super. Grognais-je, en me cachant un peu avec mes cheveux.
- Je ne savais pas que nous avions une artiste en herbe. Rigole mon chef, en se tournant vers moi. Merci pour ton article Angela. Tu viens d'exploser le record de « Like » pour la Dior NY Compagny.
Les gens réuni autour de moi dans la salle de réunion applaudissent. Je me sens rougir furieusement.
- Ne soit pas mal à l'aise, Angela !
Je roule des yeux et essaie de reprendre contenance.
- Nous avons pensé à créer ta propre rubrique Web. Un article chaque semaine.
- Et je devrais faire quoi ? M'étonnais-je en me redressant totalement.
- Juste écrire sur ton point de vue. La chronique s'appellera « Une française à New-York ».
Je ne sais pas si je dois être contente ou non.
- Merci, je ne sais pas quoi dire d'autre.
Évidemment, ça fait sourire plus d'une personne.
- Bien, passons à l'ordre du jour.
Depuis hier, j'ai reçu que des compliments et des félicitations. C'est incroyable comme d'une journée à l'autre tout peut changer. Évoluer. J'ai également eu un texto de Maximilien. Il m'a lui aussi féliciter pour mon article et me remercie d'avoir cité sa société. Il m'a également proposé un rendez-vous. Et c'est ce soir. J'ai mis plus de quinze minutes à me décide et finalement j'ai craqué. Ce soir, je serai si Maximilien et moi, c'est toujours possible. Où non !
Midi, je me dirige avec mes deux collègues, Luisa et Gemma vers un petit restaurant dans le quartier proche de l'entreprise. Je m'entends très bien avec elle. D'ailleurs, elles m'ont proposé une sortie pour vendredi. J'ai accepté. Je dois plus m'ouvrir aux autres. C'est une de mes nouvelles résolutions. Et je vais tout faire pour. C'est important d'être entouré de personnes agréables. Sortir et pourquoi ne pas faire la fête. En France, j'étais beaucoup plus sociable. Je dois retrouver mon âme. New-York m'as un peu changé. Je ne peux que le reconnaître.
Mon téléphone dans mon sac vibre. Je me dépêche de le récupérer. J'ai encore le réflexe d'avoir un dossier urgent à traiter pour Max ou quelqu'un d'autre. Je vais devoir me détendre. Car, chez Dior pas d'heure supplémentaire. L'heure c'est l'heure et on ne remmène pas de travail à la maison. Max devrait prendre exemple pour le coup. J'ouvre le message de mon frère Isaac.
« Super article. Tu as demandé une prime ? Bisous ».
Mon frère est adorable. Je réponds rapidement.
« Merci. Je t'appelle ce week-end. Bisous. ».
Le repas se passe s'en encombre. Les filles me posent beaucoup de question sur la France. Sur mes habitudes. Ce qui change ici de là-bas. En sommes, elles sont très curieuses de la culture Française.
- Tu as travaillé pour Dior France aussi, non ? Questionne Gemma.
C'est la plus curieuse des deux d'ailleurs.
- Oui. Durant 6 mois.
Nous marchons les unes à côtés des autres, en direction de l'entreprise. La pause repas passe toujours trop vite à mon goût.
- Pourquoi ? Continue-t-elle l'air de rien.
- Un problème de visa. Dès que j'ai eu le droit de revenir, j'ai repris mon poste à Stuart&Co.
- Et, tu penses y retourner un jour ?
- A Stuart&Co ? M'étranglais-je.
- Oui ?
- Non. J'ai besoin de faire la part des choses. Entre ma vie privée et personnelle. Depuis les trois dernières années, la ligne était beaucoup trop fine... voire inexistante.
- Tu peux nous parler de Maximilien ? Il a l'air très gentil.
Mon cœur se sert. Qu'est-ce que c'est que cette question ?
- Non. Je ne veux pas parler de lui !
Je détourne les yeux rapidement.
- J'ai dépassé les bornes ? Reprend-t-elle doucement. Je suis désolé.
- Non. C'est juste que Max est très important pour moi. Un sujet délicat et ma vie privée. Je ne veux pas en parler.
- Très bien. Je comprends.
Elle me sourit grandement. Personnellement, je n'ai plus envie de sourire. Pourquoi veut-elle savoir des choses sur Maximilien? Étrange. Je vais devoir rester sur mes gardes avec elle. Même si je ne le veux pas.
*/*
Mon nouveau chef Emiliano Alvarez, débarque dans mon bureau à 16h12. Je suis lamentablement en train de regarder ma montre quand il se racle la gorge.
- Tu attends un rendez-vous ? Risque-t-il.
- Non. Je voulais savoir combien de temps, j'avais pour un dossier.
Je rougie malgré moi.
- D'accord. Nous avons réussi à avoir un rendez-vous avec Nina Dobrev. Tu veux y participer ?
Enfin un peu d'action.
- Avec plaisir. C'est quand ?
- Demain à onze heures.
- Je serai prête. Tu as besoin de quelques choses en particulier ?
- Non. Ma secrétaire se charge de tout.
Mon cœur se sert. Oui, je ne suis plus une secrétaire. C'est bizarre d'ailleurs. Je m'étais habitué à tout faire pour Max. Où presque tout. Emiliano me pose quelques questions sur Nina Dobrev durant de longues minutes, puis quitte mon bureau en sifflotant.
Dix-huit heures, j'ai envie de rentrer, prendre une douche chaude et me mettre devant la télévision. Manque de bol, Nicholas, m'appelle au même moment.
- Que puis-je pour toi, Nicholas ?
- Tu as envie de te faire une soirée ce soir ?
- Quel genre de soirée ? Risquais-je.
- Il y a différent spectacle de rue dans Central Park. Tu as envie de nous rejoindre ?
J'ai très envie de dire non... cependant, je me souviens de mes nouvelles résolutions. Je dois sortir plus. Et dire « oui » un peu plus souvent. Je dois créer un groupe d'amis. C'est vital. Surtout à New-York.
- D'accord. Je vous rejoins ou ?
- Tu es d'accord ?
- Oui. Dis-je sourcil froncé. Pourquoi ?
- C'était un peu trop facile. Marmonne-t-il.
- Tu es nul, Nicholas. Envoie-moi le point de rencontre sur mon téléphone.
Je raccroche sans cérémonie et rejoins le métro le plus proche pour rejoindre Central Park.
Au bout de vingt minutes, je trouve Nicholas et son petit ami, Quentin.
- Enfin ! Ronchonne le premier.
- Bonjour à toi aussi.
Nicholas ouvres les bras et je le sers rapidement, avant de saluer d'un mouvement de main Quentin.
- On peut enfin s'amuser.
Je roule des yeux et suis docilement les amoureux. Il y a effectivement plusieurs spectacles. En réalité, c'est le Théâtre Public qui y produit des représentations gratuites. L'été c'est surtout des comédiens de renom, qui mettent souvent en scène. Alors, que l'hiver ce sont des comédiens un peu moins connue. Un grand nombre de pièces appartiennent au répertoire de William Shakespeare. J'adore cette ambiance.
Cela fait une heure que nous nous promenons parmi les différentes scènes. J'ai un café dans un gobelet et les garçons un sandwich.
- Allons, voir ici. Dis-je grandement.
Nous sommes presque arrivés devant quatre comédiens lorsqu'un couple attire mon attention. Une femme blonde ayant la trentaine, qui discute vivement avec un homme. Il semble lui faire une scène de jalousie. Ou un truc du genre. La femme a un manteau signé « Start&co ». Je peux reconnaître la coupe et le logo n'importe où. Surtout que j'ai un peu aidé pour le modèle. Un des derniers modèles que nous avons vendu.
- Est-ce qu'elle porte un manteau de Stuart&Co ? Ronchonne Nicholas, à mes côtés.
- Oui. On dirait.
- C'est une collection limité, non ?
Il semble sous le choc.
- Oui. Ronchonnais-je.
- C'est encore une fille de riche. Allez-vient... on va prendre ce chemin.
Je suis prête à suivre Nicholas et Quentin, lorsque la jeune femme fait volteface. Prête à quitter l'homme. Manque de bol, son regard croise le miens. Je n'ai jamais été proche de cette femme... mais, elle rendait visite à Max, régulièrement les six premiers mois de mon arrivé à New-York.
- Angie ? Murmure-t-il.
Nicholas semble perdu. Je dois dire que moi aussi. Je ne sais pas quoi faire. Vraiment pas.
Là, devant moi ce trouve la sœur de Maximilien Taylor Stuart. Il ne s'agit pas de Poppy. Non. Il s'agit de la seconde sœur de l'homme que j'aime. Celle qui a créer une marque de vêtement avec lui et qui a fui du jour au lentement. Je suis prête à faire demi-tour, lorsqu'une voix m'arrête. Mon cœur bat vite et fort.
- Attends.
J'ai très envie de continuer ma route.
- S'il te plaît, attends.
J'ai n'ai pas vraiment le choix. Surtout que Nicholas et Quentin doivent se demander ce qu'il se passe. Avec lenteur, je fais face à cette femme absolument parfaite. Oui, elle est bien une Stuart.
- Tu es bien Angela Weber ?
- Oui. Et vous êtes Léonie Stuart !
Je connais absolument tout de la personne face à moi. Léonie a 27 ans. Elle a créé avec son frère « Mts&Co ». Une des marque qui se vent le plus chez « Start&co ». Avant elle le développer à temps pleins. Jusqu'à elle trouve chaussure à son pied et parte sans ce retourné avec son nouveau Jules. Maximilien a fait beaucoup de recherche. Il a retrouvé sa sœur en Italie. Aucun membre de sa famille ne l'a contacté depuis son départ. Personnellement, je trouve ça bien triste.
Maximilien m'avait expliqué que sa sœur n'arrivait pas à trouver un homme qui ne la désire pas que pour son argent. Et à voir, l'homme prêt d'elle, je me pose moi-même la question.
- J'ai besoin de voir Maximilien, Angela !
Je fronce aussitôt les sourcils.
- Je suis désolé, mais il ne viendra pas. Nous n'avons pas rendez-vous !
Je peux voir le monde lui retomber sur les épaules.
- Est-ce que tu pourrais lui dire que je veux le voir, s'il te plaît. Il ne répond à aucun de mes appels.
- Je ne peux pas faire ça.
Je suis tout à coup très mal à l'aise. Encore plus, qu'elle peut-être.
- Maximilien a un faible pour toi. Je sais qu'il t'écoutera. Dit lui juste que je suis dans une mauvaise passe et que j'ai besoin de lui.
- Je suis sincèrement désolé, mais...
Léonie me coupe rapidement et attrape mon avant-bras ferment. Mon café se renverse au sol. Elle ne bouge pas, tandis que je fais une grimace en recevant les ongles de Léonie dans ma peau. Ce qui inquiète Nicholas et Quentin.
- Madame, vous pouvez lâcher mon amie, s'il vous plaît ?!
Nicholas est surprit par l'attitude de cette femme. Moi aussi pour le coup. D'ailleurs, elle ne le regarde pas une seule fois.
- Tu dois lui dire. C'est urgent.
- Je ne travaille plus pour Max. Et je ne sors également plus avec lui. Il ne m'écoutera pas.
L'homme derrière Léonie me regarde avec un peu trop d'insistance. Je dois faire mieux.
- Nous ne sommes plus un couple. J'ai refusé de me marié avec lui et je suis partie.
Je ne sais pas ce qui change alors, mais Nicholas en profite pour retirer mon bras des griffes de Léonie. Puis, sans un mot... on reprend notre route.
- Tu vas bien ?
Je relève ma veste et aperçois les traces rouges sur ma peau.
- Merde. C'est qui cette folle ?
Dois-je lui dire ?
- La sœur de Maximilien !
Il s'étouffe presque avec sa salive.
- Léonie Stuart ?
- Oui. Marmonnais-je.
- Mais, elle est un peu dingue, non ?
Complètement ais-je envie de répondre. Cependant, je m'abstiens.
*/*
Toute la nuit, j'ai eu envie d'appeler Max. lui expliquer la situation et ma rencontre avec sa sœur. Cela fait deux heures que je suis au travail et je regarde mon téléphone portable, toutes les minutes. Je n'ai pas beaucoup dormi non plus. Je ne fais que réfléchir, pensée à Léonie Stuart. Qu'est-ce qui se passe au juste avec elle ?
- Tu es prête, Angela ?
Je relève le visage vers Emiliano.
- Prête ?
- Oui. Pour le rendez-vous avec Nina Dobrev ?
Merde.
- Euh... oui. Une petite seconde.
Je me dépêche d'enregistrer le travail que j'ai réalisé la dernière heure (d'accord pas grand-chose) et suis docilement Emiliano, jusqu'à la salle de réunion. Quelques secondes plus tard, Nina arrive avec un homme et la secrétaire d'Emiliano, Karine.
- Enchantée, je suis Emiliano Alvarez et voici Angela Weber.
Nina sourit grandement et nous sert la main, tour à tour. On prend place autour de la table ronde plus petite pour les rendez-vous. Durant presque dix minutes, le manager de Nina pose beaucoup de questions. On répond à tout. Et j'essaie d'apporter des réponses arrangeantes pour les deux parties de temps en temps. Nina participe beaucoup également. Elle semble prête à signer. J'aime l'idée.
Par contre, quelques choses, me tracasse chez elle. Peut-être, la façon dont elle a de me regarder. Ou plutôt de m'analyser. J'essaie de me souvenir les dix minutes suivantes, si on c'est peut-être déjà rencontrer, mais rien à faire. Aucun souvenir d'elle.
J'ai évidemment, fait mes devoirs. Je sais que Nina Dobrev est une actrice et mannequin de nationalité bulgaro-canadienne. Son rôle le plus mémorable (Selon-moi) est Elena Gilbert. Elle joue se personnages ainsi que ses différents doubles dans la série fantastique/dramatique américaine, Vampire Diaries. Je suis une fan de cette série. Du moins, je regarder... et puis je suis devenue l'assistante à temps plein d'un PDG multimilliardaire.
- Bien. Je pense que nous avons fait le tour.
Toutes les parties se lève de table. Monsieur Alvarez sert les mains de tout le monde. Et, j'en fais de même. Lorsque, je sers la main de Nina en dernier, cette dernier me retient. Pour le coup, je suis surprise.
- Oui ? Risquais-je, tandis que les deux hommes nous fixent... intrigué.
- Tu es l'ex-petite amie de Maximilien Stuart ?
Mon cœur tombe dans ma poitrine. Pour le coup, je suis en stress. Et je vois très nettement que mon chef aussi.
- Exact. Murmurais-je, en récupérant ma main.
J'essaie de ne pas montrer ma surprise, mais c'est mal gérer.
- J'ai beaucoup entendu parler de toi.
- Vraiment ?
J'arque un sourcil pour me donner contenance. Qui a bien pu baver sur mon dos ? Est-ce pour cela qu'elle est froide avec moi ?
- Maximilien a toujours réussi à bien s'entourer.
Alors, là je ne sais pas quoi répondre. De toute façon, elle reprend.
- Nous avons beaucoup de personne en commun ! D'ailleurs, Jared Leto te passe le bonjour.
Bordel de merde. Je souris aussitôt et elle me le rend. C'est une amie... pas une ennemie.
- Est-ce que je dois m'inquiéter ou me détendre ? Dis-je dans un petit rire.
Les deux hommes prêt de nous, sont pour le coup intrigué et inquiet en même temps.
- Un peu des deux. Tu sais... comment peut-être Jared !
- Oh que oui.
Cette fois, je rigole grandement.
- C'est lui qui t'as demandé de me faire peur ?
- Non... j'ai voulu jouer et voir qui tu étais réellement. Il t'aime tellement que c'est frustrant.
Je rigole un peu plus. J'aime bien cette fille finalement.
- Jared fait tout son possible pour énerver Maximilien. Ne le prends pas personnellement.
Elle roule des yeux et se penche pour me souffler une confidence.
- Tu as fait du très bon travail. Je vais signer, ne t'inquiète pas !
Nina me fait un clin d'œil puis nous quitte avec son manager. Emiliano passe alors un bras autour de mes épaules et me regarde bizarrement.
- Je vais t'augmenter.
- M'augmenter ? M'étranglais-je en me reculant de lui.
- Oui.
- Mais, je viens d'être promû.
- Je sais... mais, si je ne veux pas perdre un bon élément... Je vais devoir jouer fort avec la concurrence. Tu vas donc être augmenter.
- Je ne vais pas partir. Rouspétais-je.
- Je ne peux pas prendre le risque de te voir partir. Tu es un bon élément et grâce à toi... on vient de signer Nina Dobrev !
Je roule des yeux, tout de même contente et soulager.
Ce soir-là, Monsieur Niang n'est pas là. J'ai donc mangé le croissant que j'ai acheté pour lui. Et j'ai commandé chinois en guise de dîner, pour me féliciter de ma promotion. J'ai aussi eu le courage de téléphoner à ma mère et nous avons parlé longtemps ensemble. Ce qui m'a fait le plus grand bien. Elle semble moins froide, mais reste encore sur ses réserves concernant Maximilien. D'ailleurs, en parlant de lui... j'ai envoyé un message. Et, j'ai un peu peur d'avoir de ses nouvelles.
« Max... Juste pour t'informer que Léonie est à New-York.
Elle semble avoir des problèmes.
Appelle là. Angela ».
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je fixe Riley Biers durant de longues minutes. Il ne sourcil même pas. J'ai demandé à mon détective de veiller sur Léonie et il devait me faire un rapport détaillé chaque semaine. J'en ai eu un, il y a deux jours et ma sœur était toujours en Italie.
Je savais qu'elle reviendrait à New-York. Ce n'est pas une surprise. Ce n'était qu'une question de temps. Ce à quoi, je ne m'attendais pas c'est que Léonie essaie d'entrer en contact avec Angela. Ma sœur semble vraiment désespérer. Je ne voulais pas en parler à Angela. Je voulais régler cette histoire seul. Sans vague et sans témoins. Maintenant, ça risque d'être un peu plus... délicat.
- Léonie est venue avec son nouveau copain ?
- Oui. Ils ont pris le vol de nuit. M'explique-t-il simplement.
- Est-ce qu'elle avait programmé la rencontre avec Angela ?
- J'ai envie de répondre oui... Mais, je n'ai pas de preuve.
Le nouveau copain de ma sœur ne semble pas avoir froid aux yeux. Loin de là.
- Ils ne doivent plus jamais l'approcher.
- Je vais mettre un homme supplémentaire pour sa sécurité.
- Deux. Le repris-je.
- En plus ? S'étonne-t-il.
- Oui.
Riley Biers est à mon service depuis presque cinq ans. Je dois dire qu'il a toujours eu de bon résultat.
- J'ai dû retirer monsieur Niang, de sa protection. Madame Weber l'avait repérer.
- Vraiment ?
- Oui. Elle lui offrait des croissants régulièrement. Dit-il en fronçant les sourcils.
Il a l'air surprit et même curieux. Alors, pourquoi ne suis-je pas de son avis? Peut-être du fait que je connais Angela mieux que personne.
- Vous avez bien fait. Dites aux gardes de garder leur distance et surtout de disparaître si elles les repèrent. Je n'ai pas envie de me retrouver avec un autre problème sur le dos.
- Je donnerai les consignes. Vous voulez voir autre chose ? Réclame-t-il doucement.
Comme pour ne pas déranger mes réflexions.
- Léonie va finir par me trouver. Elle aura droit de venir. Mais, sans son copain.
- Très bien.
- Et, doit-on utiliser la force s'il refuse ?
- Oui.
Léonie est vraiment une catastrophe ambulante lorsqu'il s'agit d'homme. Et, celui-là est vraiment le pire des pires. Quand, elle aura vraiment besoin de moi... je serai là. Sinon... je vais encore jouer au abonner absent. Pour l'instant, ma sœur essaie juste de contenir son homme. Si elle n'y arrive pas, je devrais le remettre à sa place. Et je crois que ça va devoir être rapidement.
