Chapitre 29
Point de vue : Angela Weber.
Max est parti au travail depuis quelques minutes. J'entre dans sa chambre à pas de loup. Je sais que j'ai le droit et le feu vert de Maximilien... mais, je me sens bizarre. Certainement, à cause de tous les souvenirs que nous avons ici. Il y a peu de temps, il s'agissait aussi de ma chambre. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être une étrangère.
Le lit est fait. Comme toujours. Max n'aime pas sortir de la chambre sans l'avoir fait. Malgré que les femmes de ménages soit là et que certainement elle change les draps. Vu qu'elle les changes tous les jours. Le cote de son lit, on peut trouver sa lampe de chevet, un livre et un cadre. Tient... le cadre n'était pas là avant. Je vais jusqu'au meuble et attrape le cadre. C'est une photo. Pas n'importe qu'elle photo. Une ou nous sommes côte à côte. Je pense que ça été pris avant notre séparation... mais, je ne sais pas quand. Ni où. Assez intriguant.
Je repose le cadre, souffle un grand coup et entre dans le dressing. Effectivement, toutes mes affaires y sont. Je souris grandement en passant mes mains sur les tissus. Il y a aussi une robe qui attire mon attention. En réalité, on ne voit qu'elle. Ma robe de marié. Elle est sur une statue en bois, absolument superbe. Il a dû la faire créer pour cette occasion. Les bijoux qui vont avec la robe sont également poser sur le mannequin féminin. Mes chaussures sont aux pieds et je m'empresse de retirer les miennes pour les mettre. Elles sont parfaites et je me sens comme dans des chaussons.
Les chaussures toujours aux pieds, je travers le dressing des chaussures et l'ouvres. Dieu qu'elles sont belle et qu'elles m'ont manqué. Je lève les mains en l'air victorieuse et tourne sur moi-même. Je n'ai jamais été matérialiste, mais toutes ses choses sont des cadeaux de Max. et franchement, les retrouver ici, me fait le plus grand bien. Comme si j'avais retrouvé un peu de ma vie avec lui. C'est ce qui me manque je crois... avoir Max dans la peau.
Je pense mettre une demi-heure facilement pour trouver la robe, les chaussures, la veste, les bijoux et le maquillage pour la soirée. J'ai envie d'être irréprochable pour Max. Pour nos retrouvailles devant le grand public. Car, ce soir... il y aura du beau monde. J'en suis convaincu.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je fini le travail plus tôt que prévu. Du moins, j'essaie. Mon smoking a été fait livrer directement au bureau. Un gain de temps. Et aussi pour éviter de croiser Angela. Je ne voulais pas la voir avant ce soir. Et encore moins savoir si elle venait ou pas. J'espère qu'elle prendra la bonne décision. Pour nous.
J'ai eu le temps de prendre un café également et d'appeler Angela. Elle n'a rien voulu me dire évidement sur le fait de sa présence ou non ce soir. Ce qui fait battre mon cœur d'impatience. Si elle vient... je sais que notre amour est sauvé et que nous allons pouvoir vivre à nouveau ensemble. Comme un couple.
Je suis en route pour le Metropolitan Museum of Art. Ce soir, c'est l'ouverture d'une nouvelle aile dont je suis le principal et unique investisseur. Du coup, ça fait de moi l'invité d'honneur. Je n'allais quand même pas le dire à Angela. Elle aurait carrément refusé de venir sinon. Déjà que je crains qu'elle ne vienne pas. Je grimace légèrement tandis que ma mère me fixe sans relâche. Elle est assise en face de moi. Poppy est sur ma droite et regarde l'extérieur. J'ai dû aller les chercher en sortant du travail. Nous n'avons échangé aucun mot pour le moment. A part pour les civilités. C'est pourquoi je suis surprit que ma mère prenne la parole, avant que la voiture ne s'arrête devant les marches du bâtiment.
- Tu me semble différent ! Comme stressé.
J'arque un sourcil et Poppy se tourne rapidement vers nous.
- Tout va très bien. Dis-je simplement.
C'est un mensonge. Ma mère hausse les épaules et sort la première lorsqu'on ouvre la portière de notre côté. Je la suis docilement et lui offre mon bras. J'en fais de même avec ma petite sœur, quelques secondes plus tard.
- Que le spectacle commence. Chuchotais-je, ce qui fait rire les deux femmes à mon bras.
Les photographes et les journalistes sont là. C'était à prévoir. Une soirée comme celle-ci, va apporter beaucoup de monde fortuné et qui aime l'art. Surtout que c'est une soirée sous invitation avec un carton d'invitation. Évidemment, j'ai donné un carton à Angela ce matin. Au cas, ou elle décide de venir. Et j'ai hâte, de la voir. De me pavaner à nouveau à ses côtés. Et d'être l'homme le plus fière au monde. Elle me manque. Énormément... et j'espère qu'elle me laissera faire totalement partie de sa vie prochainement.
Point de vue : Angela Weber.
Le taxi s'arrête juste devant les grands escaliers du Metropolitan Museum of Art. Je peux largement voir les quelques photographes qui patiente devant. Ils n'ont pas les objectifs dans leur mains et même certains d'entre eux mangent ou boit un café. Tant mieux. Si je passe vite et en baisant la tête, les photos risquent d'être catastrophique. Je suis prête à ouvrir la porte, lorsqu'une idée me vient en tête. Je n'ai rien à cacher. Absolument rien. Et bien au contraire.
Je souffle un grand coup, souris au chauffeur de taxi qui doit me prendre pour une dingue et sort du véhicule. Voilà... je suis repérer. J'offre mon plus grand sourire et monte les marches une à une avec souplesse, tout en essayant d'être la plus sexy possible. Un premier flash. Puis, un autre. Et voilà... je n'y vois presque rien. Des dizaines de questions viennent titiller mes oreilles, alors que je continue mon chemin, l'air de rien.
« Angela, bonsoir.. », « une photo Angela », « Est-ce que vous êtes en couple avec Maximilien ? », « C'est lui qui vous a demandé de venir ? », « Regarder par ici ! », « Angela comment est votre robe ? », « Vous travaillez encore chez Dior ? ».
Le tourbillon de questions ne s'arrête que lorsque, j'ai passé la porte du Metropolitan Museum of Art. Le garde qui a refermé la porte derrière moi, me regarde étrangement.
- Vous allez bien, madame.
- Oui. Merci.
Je lui souris délicatement et me dirige vers le type derrière le pupitre. Je lui tends ma carte d'invitation.
- Angela Weber. Lui dis-je délicatement.
Il se dépêche de regarder mon nom sur sa liste.
- Bienvenue, madame Weber. Le discours aura lieu d'ici une quelques minutes.
- Parfait. Merci.
- Je peux prendre vos affaires ?
- Bien sûr.
Je retire ma veste et lui donne mon petit sac.
- Bonne soirée. Rajoute-t-il, avant que je n'entre dans la pièce principale.
C'est absolument magnifique et l'ambiance est douce, délicate. J'adore ça. Les gens discutent à demi voix et surtout ils se pavanent dans la pièce avec un verre à la main. Regardant les tableaux fixés aux murs ainsi que les statues un peu partout autour d'eux. J'aime l'art en général. Certaine chose me parlent. Je peux ressentir des émotions, lorsqu'une peinture ou un tableau x est face à moi. Ce qui n'est clairement pas le cas de tout le monde. Max est comme moi. Certainement pour ça qu'on s'entend si bien sur la décoration.
Je cherche l'homme qui fait battre mon cœur. Il n'est pas dans la première pièce. Par contre, quelqu'un d'autre attire mon attention. Je souris de toutes mes dents en voyant : Gabriel Macht. Un acteur connu du monde de Hollywood. Actuellement et depuis plusieurs années il est un des acteurs principales de la série à succès, « Suits : Avocats sur mesure ». Je dois avouer être une grande fan. De l'acteur et de la série.
Gabriel Macht est une connaissance de Maximilien. Ça ne m'étonne pas de le trouver ici ce soir. J'avance jusqu'à lui sans me poser de question. Ce qu'il remarque. Je sais que nous avons des regards, lorsqu'il vient à ma rencontre.
- Angela Weber en chair et en os. Dit-il avec un sourire splendide sur le visage.
- Bonsoir Gabriel !
L'homme se penche et m'embrasse rapidement sur la joue, en posant une main sur mon épaule dénudé. Il porte un costume taillé à la perfection et je reconnais d'ailleurs très bien la marque du créateur.
- Hum... combien te donne Hugo Boss pour ce costume ?
Il arque un sourcil amusé.
- Quoi ? On peut être payé pour porter des costumes ? Souffle-t-il joueur.
Je roule des yeux et il me tend son bras que j'accepte avec plaisir.
- J'étais étonné de voir Maximilien arriver sans toi à son bras.
- J'avais des petites choses à faire.
Il me regarde aussitôt de bas en haut.
- Je peux clairement comprendre pourquoi il est fou de toi... et surtout pourquoi il est furieux, quand on s'approche un peu trop de son amoureuse.
Gabriel Macht est un homme qui aime flatter. Beaucoup.
- Ou est ta femme ? Lui demandais-je doucement.
- Avec les enfants. Grimace-t-il.
- Angela ta robe est absolument fabuleuse.
On se tourne tous les deux vers Mme Thompson. Elle porte une robe prune, très élégante.
- Merci. Vous êtes très belle également.
Gabriel me lâche le bras à contre cœur et j'embrasse la mère de Maximilien sur les deux joues.
- Poppy est dans le coin. Elle sera ravie de savoir que tu es ici.
- Je vais aller la chercher. Gabriel !
Je le salut poliment et il m'offre un clin d'œil. Malheureusement, Mathilda Thompson ne semble pas prête à me quitter de sitôt.
- Maximilien vous a demandé de venir ?
- Euh... oui. Il m'a invité.
- Il sait que vous êtes là ? Continue-t-elle imperturbable.
- Plus ou moins. Souris-je, devant son air inquisiteur.
- Ah. je le trouvais un peu étrange. Je crois que vous le rendiez nerveux.
- Nerveux ? Questionnais-je surprise. Maximilien n'est jamais nerveux.
- Justement. Rigole-t-elle, avant de saluer de la main un couple un peu plus loin et de m'abandonner.
Je suis prête à aller à la conquête du monde et de Poppy, quand je rentre dans une nouvelle pièce. Elle est plus longue, mais plus étroite. J'entends la voix de l'homme qui fait battre mon cœur avant de le voir. Mais, une fois chose faite, je le regrette... un petit peu.
Maximilien est entouré d'exactement sept femmes. Elles sont toutes splendides. Surtout dans leurs robes de cocktails. Je peux très bien reconnaître la griffe de Valentino pour deux des femmes, une Chanel, deux Louis Vuitton, une Versace et même une Dior. Je suis très impressionné pour le coup. Elles ont de l'argent et ne le cache pas. Je regarde Maximilien assez mal à l'aise et ça me rassure. Les femmes autour de lui, n'ont pas froid aux yeux. Carrément pas.
Je me mets à les observer distante et discrète. J'ai une bonne place pour puisqu'une colonne me cache légèrement. L'une de ses femmes touche régulièrement son avant-bras. Max essaie pourtant d'éviter ce contact. Le connaissant, il ne veut pas faire d'esclandre. C'est un gentleman. Un vrai. Une autre semble vouloir lui parler de sa montre. Sauf, qu'il s'en contre fiche. Ce qui me fait sourire. La jolie blonde face à lui, change régulièrement de position, elle se dandine d'un pied à l'autre régulièrement. Certainement, pour attirer son regard sur ses longues jambes fines et musclés totalement découvertes. En réalité, sa robe lui arrive juste au bas des fesses. La brune dans la robe Dior touche régulièrement ses cheveux et joue avec. Mais, je crois que la pire c'est plus petite et certainement la plus jeune du groupe. Elle fait ce qu'on appel du Miroring. C'est-à-dire qu'elle mime ses gestes. Tous. Lorsque Max boit dans son verre, elle le fait aussi quelques secondes plus tard. Lorsqu'il, sourit… elle fait de même. Et quand, il regarde par-dessus son épaule pour un peu d'aide, elle l'imite immédiatement. Totalement pathétique. Mais, aussi amusant pour les personnes de l'extérieur.
- Est-ce que tu comptes l'aider ?
Nicholas, mon cher et tendre Nicholas se poste juste à côté de moi. Il est tout de blanc vêtu. Ses cheveux noir corbeau lui donne un air masculin, que je n'avais encore jamais vu chez lui. Sa chemine est ouverte de deux boutons, laissant son corps en évidence. Juste ce qu'il faut. C'est Maximilien qui a créé cette tenue.
- Nicholas, tu es absolument splendide !
- Merci beaucoup, mon copain a choisi dans le catalogue de l'entreprise.
- Il a bien fait. Me moquais-je.
Ce qu'il remarque tout de suite. Du coup, il repart de plus belle dans son questionnement.
- Alors… tu comptes l'aider, oui ou non ?
- Est-ce qu'il a besoin d'être secouru ? M'amusais-je.
- Clairement, oui. Ricane-t-il
- Laissons-le, se dépatouiller un peu.
- Tu es sur, car…
- J'ai envie de voir la suite.
- D'accord, madame la maso… je vais te chercher un verre.
- Sans alcool.
- Oui, je sais. Ricane-il avant de disparaître.
Je reste immobile et regarde Max avec toutes ses groupies. La soirée risque d'être très intéressante.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
J'ai juste envie de hurler et de toutes les envoyés sur les roses. Le problème, c'est que ce sont des femmes influentes et elles pourront donner un gros montant pour la prochaine soirée associative que je vais organiser. J'essaie d'être joviale et de ne pas m'énerver quand elle me touche le bras, l'épaule et qu'elles me font ouvertement du rentre dedans. Je dois être un homme d'affaire plus que tout. J'espère simplement qu'Angela ne vas pas trop tarder. Surtout lorsque je reperds sur ma gauche une femme qui risque de mettre à mal, la tentions nerveuse de mes capacités à résister face aux femmes de mon entourage.
Adrianne Palicki marche droit vers moi. Comme si le monde autour d'elle n'avait pas d'importance. Elle marche avec aplomb dans cette ridicule robe moulante et trop courte. Les femmes autour de moi s'écartent comme une marée humaine.
- Maximilien Taylor Stuart... ça fait une éternité.
Elle se pèche pour m'embrasser sur la joue. J'ai des frissons négatifs qui remontent le long de ma colonne vertébrale. Je souris à peine.
- Adrianne. Sifflais-je.
Elle arque aussitôt un sourcil.
- Félicitations pour cette soirée.
- Merci.
- Tu fais toujours du très bon travail.
- J'ai une très bonne équipe. Lui dis-je, en faisant tourner mon visage autour de moi.
J'essaie ainsi de ne pas lui donner de l'importance et surtout l'envie de continuer. Voir de rester. Mais, Adrianne est persistante. Comme toujours !
- Ta mère et ta petite sœur sont venues. C'est intéressant. Tu n'as pas de cavalière ?
Ma mâchoire se crispe aussitôt.
- Tu n'as pas toutes les données, Adrianne. Comme toujours, tu mets la charrette avant les bœufs.
Elle sourit grandement.
- J'ai de bonnes sources.
Je suis prêt à la remettre à sa place quand étrangement, mon regard est attiré vers un peu plus loin derrière Adrianne. Nico Erik Rosberg marche vite. Il slalome entre les invités avec une facilité déconcertante. Puis, je le vois s'arrêter, prendre une femme dans ses bras et la faire tourner vivement. J'ouvre mes yeux en grand sous la surprise. Cette femme... ce n'est pas n'importe qui. Non cette femme... ce trouve être ma femme. Mon Angela. Elle est venue. Mon cœur se remplit de joie. Oui... ce soir... tout est permis. Elle me permet également de nous remettre en couple. Du moins, c'est ce que je ressens. Et, ça fait mon bonheur en une fraction de seconde. Par contre... depuis, quand est-elle là ?
Point de vue : Angela Weber.
Nico Erik Rosberg fini par me reposer à terre après m'avoir serré dans ses bras et m'avoir fait tourner. Étrangement, j'ai un large sourire sur les lèvres.
- Angela Weber, merci d'être venue ce soir.
- Qu'est-ce-que tu fais ici ?
- Aie... y a que moi qui suis content de te voir. Souffle-t-il, en mettant une main à l'emplacement de son cœur.
Je le tape gentiment sur l'épaule.
- Évidemment, que je suis content de te voir.
- Je me permets d'être indiscret, mais c'est Maximilien qui t'as invité ?
- Oui.
- Et vous êtes de nouveau...
Il joint alors ses deux indexes et les entremêle. Cet homme est pire qu'un adolescent... et encore certains sont plus matures que lui.
- Tu es certainement l'homme le plus...
Nico met alors sa main sur ma bouche et m'offre en plus de son sourire professionnel de télévision un clin d'œil.
- Nos retrouvailles sont fantastique... ne gâchons pas tout. S'il te plaît.
Il me relâche doucement.
- J'allais faire un compliment. Marmonnais-je faussement.
- Ah mince !
Nico se gratte la tête ma à l'aise, puis il remarque Nicholas à nos côté. Je fais alors les présentations.
- Nico Erik Rosberg, je te présente Nicholas Rids. Il travaille pour Max. Nico n'est autre que le meilleur ami de Max. Et Nicholas n'est autre que le mien. Dis-je joyeuse.
Les deux hommes se servent la main.
- On sait déjà rencontrer. Quand, je viens voir Max. s'amuse aussitôt Nico.
Je roule des yeux, ce qui fait rire les deux hommes face à moi.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Je suis prêt à la rejoindre, lorsqu'on me fait part que mon discours doit se faire maintenant. Le directeur du Metropolitan Museum of Art, vient me rejoindre. Il m'invite à le suivre pour monter sur la minuscule estrade qu'il a installée dans la grande pièce principale. Sans un mot, ni un regard pour Adrianne Palicki, je le suis docilement.
Je sais ce que j'ai à dire. J'ai préparé mon discours personnellement. Je souffle un grand coup et monte pour rejoindre le directeur. Aussitôt les gens se rapproche et nous fixe de leurs grands yeux. Je connais pratiquement tous les visages et tous les noms des présents. À l'exception de quelques-uns évidement.
- Messieurs, dames, j'ai l'honneur de vous présenter Maximilien Taylor Stuart, le généreux donateur de la nouvelle aile du Metropolitan Museum of Art.
Aussitôt les personnes devant moi qui se sont rapproché applaudis grandement. Je souris doucement, puis je m'éclaircis la voix avant de prendre la parole à mon tour.
- Mesdames les ministres, Monsieur le député, Monsieur le Président du conseil territorial, Madame la sénatrice-maire, Présidente du conseil de surveillance du Metropolitan Museum of Art, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs les artistes, les directeurs et leurs équipes, ainsi que le public chaleureusement réuni ce soir... je vous remercie d'être venue ce soir. Je peux même vous dire que je suis heureux d'être parmi vous. C'est toujours un événement émouvant d'inaugurer un établissement comme celui-ci. Surtout que la cause me touche particulièrement.
Je prends le temps de faire une pause. Le silence et l'art d'imposer ses lois font toutes la différence. Je suis un homme qui en impose. Mais, je sais aussi magné les mots. Et je dois dire que j'adore ça.
- Je voudrais saluer toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cette réalisation et tous les personnels qui assurent aujourd'hui une qualité de services remarquable. Je veux saluer les artistes, qui ont chaleureusement contribué à ce projet d'envergure. Ils ne le demandent pas toujours, mais ils ont l'exigence d'être accueillis dans un établissement qui doit assurer une sécurité, une qualité, une fiabilité et une proximité. Aujourd'hui, c'est chose faite. Merci à eux. Car pour chaque toile exposer ce soir, mille dollars et reverser à une association d'enfants que le directeur et moi-même avons choisi.
De nouveau des applaudissements. Je laisse les gens le faire durant une bonne minute. Puis reprends en me tournant vers le directeur du Metropolitan Museum of Art. Je mets la main dans ma veste et en sort une enveloppe.
- Monsieur le directeur, voici ma contribution pour ce soir.
- Merci Monsieur Stuart. Souffle-t-il soulager, en réceptionnant mon bien.
- Bonne soirée à tous et que la fête commence. Terminais-je joyeusement.
Les gens applaudissent une dernière fois. Je sers la main du directeur et descends. J'ai repérer ma proie. Je ne veux qu'elle. J'ai horriblement besoin d'elle. Et vu les regards amouraché et désinvolte des femmes près de moi... j'ai besoin de mettre les choses aux clairs pour tout le monde. Mais, aussi pour remercier Angela d'être venue.
Je marche droit devant moi. Les gens s'écarte sans perdre une seconde. Certaines personnes essayent de me parler, de m'appeler et me féliciter. Je les ignore. C'est une urgence que j'ai besoin d'assouvir.
Point de vue : Angela Weber.
Maximilien marche droit vers nous. Mon cœur bat vite. Il est torride.
- Je crois qu'il vient pour toi. Chuchote Nico à mon oreille, avant de rire.
Évidemment, ça attire l'attention. Je m'en fiche. Je fixe l'homme de ma vie. Il marche gracieusement et avec rapidité. Il n'est qu'à quelques pas maintenant. Max fini par s'arrêter à deux pas de nous. Il sert la main de son meilleur ami Nico, puis de son assistant Nicholas. Finalement, il me tend la main. Max à un sourire timide au coin des lèvres.
- Mademoiselle Weber. Dit-il d'un ton absolument orgasmique.
- Monsieur Stuart. Votre discourt était très... intéressant.
Je pose ma main dans la sienne. Il la sert un peu plus, puis me fait avancer. Une fois contre son torse fort et ferme, sa main libre monte jusqu'à mon visage et entoure le côté droit de mon visage. Je sais exactement ce qu'il envisage de faire. Il veut montrer à tous que je lui appartiens. Et qu'il m'appartient. Il veut faire taire les langues de vipère et surtout mettre à distance toutes ses femmes autour de lui. Maximilien m'appartient.
- Merci d'être venue, Angie. Est-ce que tu es prête ?
- Je pense que je le suis.
- A revenir ? Nous parlons de la même chose ?!
- Je suis prête à être avec toi, Max.
Je peux lire le soulagement sur son visage.
- Merci. Je ne vais pas te décevoir.
Je souris doucement. Mon cœur bat vite et fort, quand il se penche pour poser ses lèvres contre les miennes. C'est un baiser doux. Délicat. Libérateur. Quand on s'écarte un peu nous sourions comme des enfants.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi.
Max regarde, alors son ami Nico. J'en fais de même.
- Ne la quitte pas des yeux... elle va avoir besoin de soutien pour le reste de la soirée.
- Je suis l'homme qui te faut. Scande-t-il vivement.
Ce qui me fait tout de suite rire.
- Et, qui me protège de Nico ? M'amusais-je.
Ce dernier grogne et me regarde dangereusement.
- T'inquiète Nicholas va s'occuper de çà ! Chantonne Max, en me serrant à nouveau contre lui.
- Quoi ?! S'irrite Nico aussitôt.
Mon dieu, que c'est bon de retrouver l'homme de sa vie.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Nous venons juste de rentrer. Angela est partie prendre une douche dans la chambre d'ami et je retire mes vêtements pour également prendre une douche. Bien sûr, j'aurai préféré la prendre avec elle, mais il ne faut pas précipiter les choses. Une fois sous l'eau, je prends tout mon temps. J'ai besoin de rassembler mes pensées. Je sais où j'ai envie d'aller dans cette histoire. Je le sais maintenant. Pour Angela, c'est peut-être une autre chose. Je lui ai fait du mal. Je ne dois pas la brusquer. Jamais.
- Max ?
La voix d'Angela me tire de mes pensées. Je coupe l'eau et tends l'oreille.
- Max ?
- Oui ?
- Est-ce que tu veux bien me réveiller demain matin ?
Je fronce aussitôt les sourcils. J'ouvre la porte de la douche, m'enroule rapidement les hanches d'une serviette blanche et ouvre la porte de la salle de bain. Angie tombe pratiquement, puisqu'elle était appuyée dessus. Je la rattrape de mon corps.
- Tu es tout mouiller. Se plaint-t-elle, sans ce dégager pour autant.
- J'étais sous la douche, princesse.
Je pose un baiser sur sa nuque et me recule. Elle en fait de même.
- Tu es beau.
Je souris doucement. C'est agréable et flatteur d'entendre ce genre de chose de la personne que l'on aime. J'ai l'impression d'avoir des ailes. Sans mentir.
- Et, tu es absolument craquante dans ce petit short.
Voilà... elle rougie promptement. Que c'est bon de revoir ce rouge sur ses joues. Je rigole et elle me tape gentiment sur le torse.
- Bon, alors ?
- Alors ? M'enquis-je, en croissant les bras sur mon torse.
Ses yeux s'attardent aussitôt dessus. Je n'ai pas honte de mon corps. Loin de là. Je passe une à deux heures par jours à m'entraîner. Soit, très tôt le matin ou alors je prends du temps durant les heures de travail. Quand j'ai du temps libre. J'ai aussi un coach sportif. Ce qu'ignore la femme devant moi. J'aime garder certains petit détaille de ma vie. Juste pour lui en mettre plein la vue... comme en ce moment. Et, c'est là qu'elle le remarque. Merde. Je n'ai pas du tout été intuitif sur ce coup-là. Pas du tout.
Angela est toute blanche. Littéralement.
- Angie ?
Elle ne quitte pas mon torse des yeux. Mince. Max...Tu es le roi des cons !
- Angela, je t'en prie.
Mes mains viennent aussitôt se poser sur ses épaules. Elle cligne des yeux, très lentement.
Point de vue : Angela Weber.
Je n'arrive pas à y croire. Là, sur son torse, au niveau de son corps, Maximilien à un tatouage. Et pas n'importe quel tatouage.
- Je ne sais pas si je dois être flatté ou en colère ?lui dis-je au bout d'un long moment.
Maximilien vient de me faire asseoir sur son lit. Mon ancien lit. Curieusement, je ne suis pas mal à laisse. Bien au contraire. C'est ma place. Ça l'a toujours été.
- En colère ? Pourquoi veux-tu être en colère ? Souffle-t-il, sur une chaise juste devant moi.
- Je ne sais pas.
- Tu n'aimes pas ? Questionne-t-il inquiet.
- Si, je trouve ça beau... mais, c'est imprudent.
Il reste silencieux quelques secondes, avant de reprendre.
- Je n'aime que toi. Rien que toi.
Mon cœur rate un battement. Dieu, que j'aime cet homme. Pour l'éternité.
- Tu as toujours refusé d'avoir un tatouage.
- Je sais. Mais, j'ai changé d'avis. J'ai eu besoin d'avoir ça durant notre séparation.
Ce n'est pas possible. Doucement, j'avance la main et touche son torse. Il se laisse faire. Mes doigts parcourent les lettres sur son torse. Des lettres qui forment mon prénom. « Angela » dans une forme délicate et harmonieuse. Une très jolie écriture.
- C'est ton écriture ?!
- Oui. Le tatoueur à juste poser le papier et à refait à l'identique. Murmure-t-il.
- C'est très joli, mais je me sens très mal à l'aise.
- Tu es sur mon cœur... je ne peux pas faire mieux comme preuve d'amour.
- Je sais.
Et, je le pense réellement. C'est une des plus belles preuves d'amour que pouvait me faire Maximilien. Mon prénom juste en dessous de son téton, sur le contour de son pectoral. Je ne l'aurai jamais imaginé.
- Tu en a d'autres ? Risquais-je.
- Non. Pas pour le moment. Mais, j'irai en faire pour chacun de mes enfants.
Mon cœur se sert aussitôt.
- Tu veux tatouer le nom de tes enfants ?
- Oui.
- Où ?
Je suis toute émoustiller et aussi... rayonnante de cette information. Même, si je le savais et qu'avant notre séparation nous essayons d'en avoir. Max veut toujours être papa.
- Je n'ai pas encore réfléchit... mais, ils y seront. Dit-il avec conviction.
- Je n'aurai jamais imaginé ce genre de chose. Surtout de toi.
- Moi non plus. Rigole-t-il. Je me trouve un peu trop sentimental.
- J'aime ça.
- Moi aussi. Dit-il tout souriant.
Il est heureux. Je peux le voir. Et, je dois dire que je le suis aussi. Beaucoup.
- Je devrais aller dormir.
- Tu pourrais...
Maximilien se racle la gorge.
- Tu pourrais rester dormir... ici ? Avec moi ?
Je souris aussitôt.
- Tu pourras te contrôler ? Réclamais-je moqueuse.
- Oui.
Il a l'air d'être convaincu.
- J'ai juste besoin d'être avec toi.
Je fais mine de réfléchir avant de hocher la tête doucement.
- Va te mettre au lit.
Je souris comme une ado et rejoins le lit. Max retourne dans la salle de bain. Il revient assez rapidement. Sous la couette, je suis installé sur mon côté droit. Il grippe dans le lit et éteinte la lumière prestement.
- Bonne nuit. Souffle-t-il, avant de me serrer dans ses bras.
- Bonne nuit. Dis-je, avec un sourire immense.
Oui. J'allais passer une nuit parfaite. Contre l'homme que j'aime.
*/*
Le réveille est assez agréable. Maximilien est resté au lit. Vu le réveille, il a une demie heure de retard.
- Tu devrais peut-être te lever ?
- Le monde peut tourner sans moi. Souffle-t-il, la tête poser sur mon ventre.
Je suis sur le dos et monsieur prends toute la place. Bien sûr, je ne me plein absolument pas. Je suis trop contente de l'avoir avec moi.
- Les femmes de ménages vont débarquer.
Il s'en fiche, j'ai l'impression.
- Si je n'ai pas de travail et que tu refuses d'aller au tiens... on est censé faire quoi ?
J'ai envie de le titiller ce matin. Je sais qu'il doit aller travailler.
- Tu as toute ma mâtiné... alors... choisi bien. Dit-il les yeux toujours fermé.
Mes mains qui se balader dans ses cheveux s'arrête sous la surprise.
- Quoi ?
- Tu as très bien entendu.
- Tu ne vas pas travailler ? Risquais-je doucement.
- Non. J'irai cette après-midi.
- Sérieux ?
Max se tourne vers moi et me regarde amusé.
- Alors, jolie demoiselle ? Que veux-tu faire ?
- Tu me prends de cours.
- Je sais. Rigole-t-il doucement.
Qu'est-ce- que je veux faire ? Il idée me vient d'abord en tête mais ce n'est pas raisonnable. Je dois en trouver une autre. Un doigt vient s'aplatir sur le bout de mon menton. Je baise les yeux vers l'homme qui partage mon lit.
- Tu réfléchis trop.
- Je voulais rester au lit. Avec toi. Murmurais-je faiblement. Mais, c'est dangereux.
- J'aime vivre dangereusement. Surtout avec toi. Dit-il sans perdre un instant. Mais, je comprends ton point de vue. Qu'elle est le plan B ?
- Le lèche vitrine ? Dis-je le regard pétillant.
- Et le plan C ? Grimace-t-il.
- Se promener à Central Park ?
- Ok. Je valide le plan C.
Max sort du lit comme un ressort qu'on vient de tendre.
- Je vais à la douche. Met des vêtements chauds.
Je rigole dès qu'il est sorti de la chambre. Cet homme n'est pas possible. Mais, cet homme, je ne peux pas vivre sans lui. Incontestablement pas. La promenade promet. Mais, on doit y aller tranquillement. Pour ne pas brusquer les choses. J'en ai besoin. Alors, marcher cote à côte et pourquoi pas main dans la main... ça me va parfaitement pour aujourd'hui.
*/*
Je suis assise sur une des chaises de la salle à manger. J'ai devant moi plusieurs journaux, des pages blanches, ainsi que des post-it de toutes les couleurs. J'ai aussi des feutres fins et des stabylos. Je suis équipé pour la prise en charge de ma nouvelle vie et de pour trouver de nouvelles inspirations. En tout cas, je veux partir du monde de la monde de luxe. Je ne suis pas prête à y revenir. Ça c'est sûr.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Je relève la tête, sans perdre une seconde. Maximilien rentre. Il m'offre un grand sourire, tandis qu'il dépose ses affaires dans le hall. Il retire ses chaussures et vient directement vers moi en chaussette. C'est extrêmement rare.
- Bonsoir.
- Salut. Dis-je simplement.
Il se penche pour m'embrasser sur la joue. Et j'essaie de savourer ce moment.
- Comment était ton après-midi? Me demande-t-il.
- Inspirante. Et la tienne ?
- Éreintante.
Je grimace intérieurement. Il est vrai qu'il est presque vingt et une heure. Max me tends une enveloppe.
- Qu'est-ce que c'est? Risquais-je.
- Aucune idée. C'est à ton nom. Nicholas me l'as donner tout à l'heure, c'était dans la boite aux lettres de l'ancien appartement.
Je fronce les sourcils et retourne l'enveloppe. Ça vient de France.
- Ça vient de mon ancienne école. Lui appris-je.
- Quelle école ? Se renseigne-t-il, en allant jusqu'au bar.
- Mon lycée. Il organise une soirée des anciens élèves.
- Vous fête ça aussi chez vous ? Questionne-t-il, en sortant deux verres.
- Ça dépend les établissements. Bredouillais-je. Juste de l'eau pour moi. Pétillante de préférence.
Max hoche la tête simplement, avant de reprendre.
- Mais, ça fait combien de temps que tu as quitté cette école ?
- Presque 5 ans.
Max fronce les sourcils.
- C'est étrange. Aux États-Unis, on célèbre les 10 ans d'une classe, pas les 5 ans.
- Oui... mais, il s'agit de la France. On n'aime pas faire comme les autres.
Je tire la langue, alors qu'il prend les deux verres et revient vers moi.
- Tu es impertinente. Mais, tu as de la chance... j'aime ce trait de caractère. Chez toi, du moins. Rajoute-t-il, en posant mon verre devant moi.
- Merci. Pour le verre. Conclus-je, après une pause.
Maximilien arque un sourcil, avant de rouler des yeux. Je me dépêche d'ouvrir l'enveloppe, tandis qu'il prend place à table et fouine déjà dans mes papiers. Je lis rapidement le contenue de l'enveloppe.
- C'est le mois prochain. Le 16.
- Un samedi ?
- Oui.
Max réfléchit. Et moi aussi. Beaucoup.
- Tu comptes y aller ?
- Je ne sais pas. Lui dis-je sincèrement.
- Tu ne veux pas voir tes anciens camarades ?
- Je ne sais pas. Tranchais-je.
- Qu'est-ce qui te fait peur ? Réclame-t-il, en attrapant ma main et entrecroisant nos doigts.
- Retourner dans le passé. Lui dis-je, sans passer par quatre chemins.
- Tu as des choses à te reprocher ?
- Non. Absolument pas.
- Je ne comprends pas, Angela.
Je prends le temps de formuler mes mots. Mes pensées.
- Je n'étais pas la même !
Je vois son visage se fermer un peu plus.
- Que veux-tu dire ?
- Je n'étais pas aussi jolie. Et aussi apprécier. J'étais la fille d'un pasteur. A part, deux ou trois personnes... je n'avais pas beaucoup d'amis.
- Vraiment ? J'ai beaucoup de mal à l'imaginer.
- C'est pourtant vrai. On me détester pas... mais, j'étais simple et un peu trop réserver.
- Pourtant, tu étais amie avec les Cullens ?
Cette fois, je rigole grandement. Le pauvre, s'il savait.
- Non. Pas vraiment.
- Mais, vous êtes bien amis ?
- Oui... maintenant. Cependant, avant nous nous adressions à peine la parole.
- Tu dois m'expliquer, alors. Tu viens littéralement de me perdre.
Je peux le remarquer. Je dois lui dire. Sinon, il ne va rien comprendre. Et vu mon passé, il doit tout savoir. Absolument tout.
- Je suis née et j'ai grandi à Toulouse. En banlieue.
- Je sais. Souffle Max délicatement.
- Personne n'a jamais pu oublier que j'étais la fille d'un pasteur Luthérien et de sa femme. Mes fabuleux parents.
- Tu as eu des complications à cause de ça ? Se renseigne-t-il.
- Non. Justement. J'étais la petite fille modèle et tous les parents de mes camarades aller à l'église pour la plupart. Donc, jamais eu de problème. Et puis, il ne faut pas oublié que je suis la sœur des jumeaux Isaac et Joshua Weber.
Max grimace et j'en fais autant.
- Ils ont huit ans de moins que moins, mais tout le monde pense qu'ils sont les plus grands de la famille. C'est assez humiliant. Pestais-je ce qui le fait sourire. Ils sont aussi beaux que très bruyants. Ils ont toujours exigé beaucoup d'attention, c'est pour ça que je les adore aussi.
- Tu ne pourrais pas vivre sans eux, Angie. Souffle-t-il, avant de boire un peu de son verre.
- Bref, tout ça pour dire que ma vie était … ennuyante et basique.
- Tu n'as rien de basique.
Je dois le contredire, sinon il risque d'être surprit si jamais il m'accompagne. Ce que j'en doute.
- Ma taille m'as toujours mis très mal à l'aise, et m'as amenée longtemps à être sur ma réserve. Lui expliquais-je difficilement. J'ai toujours été une bonne élève dans toutes les matières. Malgré ma timidité, j'ai réussi à être appréciée de tous ses camarades.
- Je n'en doute pas une seule seconde.
- Max, les gens ne vont pas me reconnaître.
- On s'en fiche de ce qu'ils vont penser et dire Angela. Nous savons qui tu es maintenant. Et ce que tu représentes. Surtout pour moi.
Cet homme est mon héros.
- Ensuite, j'ai commencé à sortir avec Ben Cheney, durant l'été de ma première année de collège. Et on est resté ensemble durant toutes ses années. Jusqu'à que je parte à New-York. Les gens ont fait un peu plus attention à moi.
- Car, tu étais avec lui ? Marmonne-t-il.
- Oui.
- Et tu as peur que ça soit la même avec moi ?
- Non. Et comme tu le dit... on s'en fiche de ce qu'il pense.
- Amen ! Scande-t-il en levant son verre.
- Max ?
- Oui ?
- Évite de faire ce genre de chose devant mon père.
Il avale de travers comme prévu. Le regard noir qui m'envoie me fait sourire. J'adore le taquiner. Et lui me le rends bien. Max réfléchis puis se remet dans la discutions.
- Et qu'est-ce qui a changé Angela ? Souffle-t-il, en avançant ça main jusqu'à moi.
Il sert la mienne doucement. Il semble réellement intéresser par la réponse.
- Qu'est-ce qui t'as fait ouvrir les yeux ? Qu'est-ce qu'il ta fait partir ?
- Tout. Tout avait changé. Dis-je les larmes aux yeux. Je crois que celle qui m'a fait ouvrir les yeux est... Bella !
- Bella ? S'étonne-t-il.
- Oui. Quand, elle est arrivée dans notre ville, je n'aurai jamais imaginé être amie avec elle. Et pourtant, au fur et à mesure, on a réussi à devenir de très bonne amie. Une des meilleures.
Je souris doucement en pensant à Bella. C'est l'effet qu'elle me fait.
- J'étais là, quand elle est tombée amoureuse d'Edward. Au premier coup d'œil est... boom... Le coup de foudre. J'y croyais pas jusqu'ici, mais en voyant Edward et Bella, je n'ai pu que me résilier à le croire.
Max me sourit sincèrement.
- J'ai eu le coup de foudre pour toi, Angie. Tu le sais, non ?
- Oui. Et je l'ai eu pour toi aussi. Mais, à l'époque, tout était différent. J'étais avec Ben depuis tellement longtemps, que je n'imaginais rien d'autre. Et voir Bella regarder avec cette étincelle, Edward... ça m'as aidé à comprendre.
- Que tu ne l'aimais pas ?
- Que nous n'étions pas le genre de couple que je voulais. Que j'étais bien avec lui... heureuse même mais, pas... épanouie.
Max penche le visage sur le côté. J'attends. Je sais qu'il va dire quelques choses... mais, il semble se retenir.
- Dit-le. Murmurais-je.
Il semble un peu surprit.
- Quoi ?
- Ce que tu veux dire !
- Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai un truc à dire ? Souffle-t-il, avec un petit sourire au coin des lèvres.
- Je le sais, c'est tout. Je te connais Max.
Tout à coup, il semble mal à l'aise. Beaucoup. Pourtant, son regard reste encré dans le miens. Je laisse donc tombé. Il le dira, quand il le voudra. Je ne dois pas le brusquer.
- Tu as faim ? Dis-je simplement en me levant de ma chaise. Ta super cuisinière a mis dans le four...
Max me tire par la main et je me retrouve à nouveau assise.
- Max... m'étranglais-je.
- Je t'aime.
Pour le coup, je ne sais pas quoi dire. Je ne m'y attendais pas. Vraiment pas.
- C'est ce que je voulais te dire, mais il me semblait qu'il était trop tôt pour se dire ce genre de chose... puis, je me suis souvenue que tu étais la femme de ma vie. Que tu es celle qui partage ma vie depuis de deux belles années. Alors, je n'ai pas à avoir honte ou à attendre quoi que ce soit. Parce que mon cœur est à toi... et je t'aime. Rien n'y personne ne pourra changer ça.
- Je t'aime aussi. Chuchotais-je en feu. Et je te remercie de me l'avoir dit.
