Chapitre 31
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Ma douce Angela a décidé de venir avec moi au travail. Cela fait cinq jours que nous sommes enfermés dans l'appartement et je dois arrêter de toujours vouloir tout contrôler. Je l'ai coupé du monde durant cinq jours, c'est déjà bien. Ce matin, j'ai dû lui montrer les différents articles, nous concernant dans la presse. Beaucoup ont eu vent de l'affaire. Et le monde médiatique c'est déchaîné sur nous. C'était à prévoir. C'est pourquoi, je suis ravie de savoir qu'Angela ne me quittera pas aujourd'hui. Pour notre première sortie depuis l'incident.
Dans la voiture, Angie reste très silencieuse. Elle reste très docile également, quand les journalistes poster devant l'entreprise, nous posent des questions et nous prennent en photos. C'était à prévoir. La mère d'Angela a appris la nouvelles dans les journaux. Le lendemain de la prise d'otage. Sa fille a réussi à la calmer. Mais, ce fut difficile. On a dû lui promettre de revenir rapidement en France, pour passer quelques jours. Évidemment, on devra y retourner pour la cérémonie des 5 ans de l'ancienne université de la femme qui vie à mes côtés.
- Bien, ma belle. Dis-je tendrement, à mon oreille, sans relâcher mon étreinte.
Le chef de la sécurité et mes agents nous salut rapidement. Mes gardes nous suivent jusqu'à l'ascenseur. Un reste en bas. Un autre prend les escaliers. Deux montes avec nous. Une fois à l'étage, je respire un peu mieux. Angie aussi. Main dans la main, on se dirige vers mon bureau. Chelsea et Nicholas se lève aussitôt à notre arrivés. Nicholas vient aussitôt la serrer dans ses bras et elle se laisse faire. Je retire prestement ma main de la sienne et entre directement dans mon bureau. Un garde me suit. L'autre reste avec Angela. Je peux clairement entendre leurs discutions. Chelsea me rejoint, mais je lui fais signe d'attendre, en levant un doigt.
- Angela, mon dieu, j'ai eu tellement peur. Souffle Nicholas.
- Tout va bien. Marmonne mal à l'aise Angela.
Je fronce aussitôt les sourcils en m'installant à mon bureau.
- Tu as eu beaucoup de chance d'après ce que j'ai lu dans les journaux.
-Ne dit pas ce genre de chose. Max est déjà bien en stress. Lui dit-elle rapidement.
-OK.
Je fais signe à Chelsea de tout me dire concernant ma longue journée. Angela entre doucement et prends place sur le canapé de mon bureau. Je la vois sortir ses outils de travail : des fiches, des recherches et son ordinateur portable que je vais me faire un plaisir de changer. J'écoute à peine Chelsea... et quand mes deux assistants partent, je dois reprendre contenance pour travailler. Ça risque d'être plus difficile que prévu avec Angela dans la même pièce que moi. Je ne rêve que d'être avec elle... dans un lit. Ou pas d'ailleurs.
Point de vue : Angela Weber.
Deux heures plus tard, Maximilien m'informe qu'il a un rendez-vous. Il m'embrasse du bout des lèvres, avant de me dire qu'il va en salle de réunion. J'en profite aussitôt pour aller en salle de pause, me récupérer une tasse de café. Sauf, que je n'ai pas de tasse. Je vais dernier le bureau de Max et cherche une tasse. J'ouvre les tiroirs et les placards. L'un d'eux est d'ailleurs fermé. Rien.
Sur l'écran d'ordinateur, le planning de Max est affiché. J'y jette un rapide coup d'œil, avant de blanchir. Merde.
Je sors en trombe du bureau. Mon garde du corps se lève aussitôt de son siège, sous l'œil surprit des deux assistants. Sans ne rien dire à personne, je traverse le couloir sous le regard des employés. Bingo, Max est là. Avec son rendez-vous. Et pas n'importe qui. Thomas Grant Gustin, dit Grant Gustin. Un acteur, danseur et chanteur américain de 26 ans. Un de mes acteurs de séries préférer. Il est connu pour son rôle de Barry Allen / Flash dans les séries télévisées Arrow et Flash. Mais, je l'ai vu aussi dans Glee. J'adore ce type. Littéralement.
J'entre dans la salle de réunion sans frapper. Max me fixe sans faillir. Je ne sais pas s'il est fâché ou s'il semble abasourdi par ma présence.
-Pardon de vous déranger.
Grant me voit enfin. Il sourit grandement.
-Je suis Angela Weber.
Je lui tends la main et il se lève aussitôt pour la serrer.
-Grant Gustin. Souffle-t-il.
-Je sais. Répondis-je comme une idiote. Euh... j'adore votre rôle dans Flash.
Il est un peu surprit pour le coup.
-Merci beaucoup.
Max se racle la gorge et je me tourne à peine vers lui.
-Angela, tu avais besoin de quelques choses ?
-Non. J'ai vu sur ton planning ton rendez-vous... alors... je suis venu dire bonjour.
-Tu n'as pas du travail ? Questionne-t-il, en jouant avec le stylo entre ses mains.
-Euh... si... pardon. J'y vais.
Je salut encore une fois Grant et sort du bureau, un peu déçu de ne pas pouvoir rester avec eux. Maximilien ne veut pas de moi pour ce rendez-vous. Compris.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
L'acteur en face de moi, fronce les sourcils.
-Angela Weber est la codirectrice de Stuart&Co. Lui réveillais-je.
-Vraiment ?
Il semble surprit. Il n'a donc pas entendu parler d'elle ? Ou de mon entreprise ?
-Elle travail pour moi depuis plus de deux ans et demi.
Il fronce un peu plus les sourcils.
-Elle semble différentes des autres codirecteurs que j'ai vus dans ma vie. Rigole-t-il.
Je souris aussitôt.
-Angela prends des libertés. Elle essaie d'explorer d'autres univers qui entourent le monde du travail.
-De quel genre ?
-Par exemple, en cassant les pieds de son futur époux ! Rigolais-je.
Grant a les yeux grands ouverts pour le coup.
-Il s'agit de votre fiancée ?
-Exact. Souris-je fièrement.
-Oh. Je me sens tout à coup bien ridicule.
-Ne vous inquiétez pas. Angela n'était pas invitée à cette réunion. Pour la simple et bonne raison qu'elle vous admire un peu trop. Elle n'aurait pas été impartiale.
Il rigole un peu.
-Je pense qu'elle a dû fouiller dans mes affaires ou tout simplement questionner mes assistants. Souris-je. Elle aime s'imposer. Heureusement, qu'elle est doué pour les affaires.
-Je comprends.
Il hoche la tête et me fixe étrangement.
-Elle ne travaille plus pour vous ?
-Exact. Dis-je très simplement.
-Mais, elle reste dans les parages ?
-Hum... vous trouverez ce genre d'information dans les magazines, monsieur Gustin.
Il est surprit par le ton de ma voix, un peu plus ferme.
-Je ne voulais pas être désobligeant. J'aime juste savoir avec qui je fais affaire... et je ne lis pas le torchon, monsieur Stuart.
-Un point pour vous.
Je souris et il en fait de même.
-Pourquoi avoir fait appel à nous Grant ?
-Votre entreprise me correspond. J'ai envie d'évoluer avec vous.
Il va droit au but, j'aime ça.
-Je vais devoir vous posez quelques questions supplémentaire. Votre agent a déjà fait parvenir à nos bureaux votre candidature, mais j'aime prendre moi-même certaines informations. Surtout, quand il s'agit de la communication de l'entreprise.
-Bien sûr. Je vous écoute.
Je prends le temps de l'analyser. Voir s'il est mal à l'aise. Le problème avec les acteurs, c'est qu'ils le sont beaucoup moins que les top model. Je dois dire qu'il m'impressionne un peu le gringalet. Bon d'accord, il est aussi grand que moi, mais semble plus fin. Je savais pertinemment que Angela adoré ce type. J'avais eu envie de lui faire la surprise, mais évidemment elle m'a montré qu'elle savait tout avant tout le monde. Cette fille allait avoir ma peau.
-Je tiens à vous dire que beaucoup des photos devront être prises en sous-vêtement ou torse nu... c'est pourquoi je souhaite savoir si vous avez des tatouages ?
Il est surprit une demie seconde.
-Oui. Trois.
-Ou ça ?
Il me montre aussitôt l'intérieur de son bras droit. Je peux y lire clairement la phrase : « Love above all else ». Je souris doucement.
-bonne philosophie de vie.
-Merci.
Puis, il me montre son bras gauche. Mes yeux s'ouvrent en grand avant de rire. Je peux y lire « Superman... I love him ».
-Donc, un pro superman?
-Inconditionnellement.
-ok. Et le dernier? Dis-je en reprenant difficilement mon sérieux.
Il soulève son t-shirt et j'y vois un petite carte là sur son flanc gauche. Je fronce aussitôt les sourcils, tandis qu'il m'explique.
-Ça représente l'État de Virginie. Là où je suis né.
Pour le coup, je suis très surpris. Je suis prêt à poser une autre question, quand Grant le fait à ma place.
-Et vous monsieur Stuart? Vous êtes assez fun dans votre vie pour vous faire tatouer?
Je reste stoïque. J'ai pris ma décision. J'ai besoin d'un type comme lui pour ma nouvelle campagne de promotion pour les hommes. Et je vais tout faire pour l'avoir chez Stuart & Co.
-Je crois que vous pouvez m'appeler Maximilien, Grant. Dis-je, avant d'ouvrir les premiers boutons de ma chemise.
Il hoche la tête et reste silencieux, lorsque je lui montre mon tatouage.
Point de vue : Angela Weber.
Je suis dans la baignoire très grande de la chambre d'hôtel. Il y a de la mousse de partout. Je me demande ce que vont dire les femmes de chambres, en voyant l'état des lieux demain matin. Mais, pour le moment, je préfère penser à Max et à ce qu'il me dit.
-Tu lui as vraiment montré ton tatouage ? Dis-je euphorique.
-Oui, princesse. Et, on a fini par se serrer la main, avant de lui donner le contrat pour lecture.
Nous sommes dans le bain moussant depuis presque dix minutes. Je compte y rester jusqu'à que mes doigts deviennent tout flétris. Max est allongé de tout son long dans la baignoire et je suis assise à moitié sur lui. Face à face. Je joue avec la mousse qui se balade sur son torse. Je le trouve torride à souhait.
-Donc, nous sommes d'accord que Grant Gustin, va travailler avec Stuart &Co ?
-Oui, Angela.
-Super. Je pourrais venir aux séances de...
-Non. Me coupe-t-il vivement.
-Non ? M'étranglais-je.
-Je ne te veux pas près de lui.
Bon dieu, il a l'air vraiment sérieux.
-Pourquoi ? M'étonnais-je.
-Tu l'apprécie un peu trop, si tu veux mon avis.
J'en reste bouche bée.
-Je l'apprécie un peu trop ? Que veux-tu dire ?
-Tu as très bien saisie le sens de ma réplique.
-Non.
Je bouge aussitôt la tête de gauche à droite. Il arque un sourcil et je comprends enfin. Mes yeux s'ouvrent sous la surprise.
-Tu es jaloux !
-Non.
-Si. Tu es jaloux d'un type de la télé.
-Il n'était pas dans la télé ce matin ! Ronchonne-t-il.
Ce qui évidement, me fait mourir de rire. Max est prêt à sortir du bain, mais je m'installe complètement sur lui pour l'en empêcher.
-Ok. Ok. Je ne viendrai pas à ton travail, quand il sera là. Satisfait ?
-Si tu veux mon avis, c'était un peu trop simple. Souffle-t-il, avant de m'embrasser tendrement. Mais, un couple c'est sensé ce faire confiance... donc, je vais dire que je te crois.
Merde. Il est super fort à ce petit jeu.
-Tu n'es pas drôle. Ronchonnais-je.
-Angela, tu m'as promis de ne pas venir, quand il sera dans l'entreprise.
-J'ai un petit peu menti. Soufflais-je, les joues rouges.
-Ça, je m'en été rendu compte, mon cœur.
Il m'a piégé. Fait chier. Cette fois, c'est moi qui suis prête à sortir du bain, cependant Max fait passer ses bras autour de moi pour me retenir.
-Reste ici. J'ai envie de sexe !
-Pas moi. Mentis-je vivement.
-Je parle de sexe dans un bain moussant, Angela.
Ce type n'est pas possible.
-Comment tu as fait durant notre séparation ? Sifflais-je, à moitié mauvaise. Depuis nos retrouvailles, tu ne penses qu'à ça.
Ma vanne n'était pas censée lui briser le cœur. Pourtant, c'est ce qui se passe. Je le vois devenir blanc. Livide. Et je m'en veux aussitôt.
-Pardon.
-Ne t'excuse pas. J'ai mérité celle-ci.
On reste silencieux quelques secondes et je réfléchis à comment me faire pardonner mon manque de tacts.
-Demain, je pourrais rester encore avec toi ?
-Tu n'as pas de rendez-vous professionnel ? Quémande-t-il.
-Non, pas pour le moment.
-Tu sait au moins, ce dont tu as envie de faire Angela ?
-oui.
Et c'est ainsi que je lui explique mon plan de bataille dans les moindres détails. Et il me donne son avis et ses conseils d'homme d'affaires puissant qu'il est.
Point de vue : Maximilien T. Stuart.
Angela est partie tôt ce matin. Elle ne m'a rien dit. Sauf un « tout ira bien. Fait moi confiance ». Ce que je fais. Toujours. J'ai travaillé d' arrache-pied depuis sept heures trente que je suis assis sur cette chaise. J'ai à peine eu le temps de manger. Mes gardes ont fait le guet à tour de rôle par contre. Y en a toujours un devant ma porte. De temps en temps, ils l'ouvrent pour être certains que je suis encore ici... ou vivant. Chelsea et Nicholas sont très efficace également. D'ailleurs, ce dernier me passe un appel urgent.
-Qui est-ce ? Lui demandais-je.
-Un organisateur d'un festival français ?
Je hausse un sourcil, mais prends quand même l'appel.
-Maximilien Taylor Stuart a l'appareille. Dis-je d'une voix professionnel et en anglais.
-Monsieur Stuart, bonjour. Commence la voix en anglais, avec un fort accent français. Je suis une des organisatrices d'un show télévisé en France.
-Quel est le nom ?
- Top Chef ! C'est une émission de cuisine. Un concours plus précisément.
Je ne connais pas, mais Angela pourra certainement m'éclaire ce soir. En tout cas, je tape sur Google le nom.
-J'essaie de vous joindre depuis plusieurs jours.
-Effectivement, mes assistants on transmit le message. Impossible pour moi de vous rappeler.
-Je comprends monsieur Stuart. Nous souhaitons juste savoir s'il est possible d'accepter l'invitation. Le juré cette année sera composé de deux personnalités imposantes du monde. Un américain et un britannique. En plus du juré professionnel.
-Quand a lieu cet éventement ? Demandais-je simplement.
-En novembre monsieur. Le 7 pour être précise.
-Je vais devoir vérifier mon agenda et voir si ma fiancée peut m'accompagner.
-Bien sur monsieur. Je vous envoie deux invitations et …
-quatre invitations. La coupais-je, rapidement.
Elle est surprise une seconde.
-bien monsieur. Ça sera fait. Je vous tiens au courant.
Je raccroche sans cérémonie et sourit comme un idiot. Je pense que Angela va adorer ce rentre à ce truc. Surtout que c'est une cérémonie française. Bon, je crois qu'il est temps de rejoindre la femme de ma vie.
Point de vue : Angela Weber.
Assise au restaurant/bar branché en bas du quartier ou Maximilien réside, j'essaie de trouver de l'inspiration. J'ai ouvert un blog. Ce blog ou je pourrais raconter tout ce que je veux, sans que personne ne me disent quoi que ce soit. Ce blog, qui va me servir de tremplin pour mon nouveau travail. Ma nouvelle voie professionnelle. J'ai pris la décision aujourd'hui... mais, ce n'est pas si facile que ça finalement. En tout cas, je sais ce que je veux maintenant.
C'est ce dont j'ai besoin à l'heure actuelle. Être madame tout le monde, peut me permettre d'avancer. Me fondre dans la masse. Mon ordinateur portable sur la table, je regarde ma page internet et attends que l'inspiration vienne. Mon café en main, je savoure l'instant.
Qu'est-ce que je sais de New-York ? De quoi puis-je parler ? Qu'est-ce qui passionnent les gens ? Que veulent lire les personnes en générale ? Tant de question pour un premier article. Il sera vital. Il doit être captivant pour donner envie à d'autres personnes de continuer à lire.
Une main douce glisse le long de mon cou, pour descendre jusqu'à mon poignet.
-Tu laisse l'étranger te toucher, mon ange ? Murmure Max à mon oreille, en français parfait.
-Tu n'es pas un étranger. Soufflais-je, avant de me laisser embrasser délicatement. Et mon garde, l'aurait déjà arrêté.
Max fini par attraper ma lèvre inférieur et la tenir entre ses dents. J'ai mon ventre qui se contact aussitôt.
-Bonsoir.
-Salut. Souris-je pleinement, tandis qu'il s'installe en face de moi.
-J'ai une faim de loup.
-J'ai déjà pris un en-cas. Grimaçais-je.
-Pas grave. Tu as bien fait.
Max sourit et lève le bras. Un serveur est là aussitôt. L'homme face à moi passe commande avec une grâce et une beauté à couper le souffle. Ça me donne une idée. Je crois que j'ai mon article finalement.
-Tu avance, Angie ?
-Pas avant que tu arrives ! Dis-je toute souriante.
Cela le fait arquer un sourcil. Je m'en douté un peu.
-Dois-je m'inquiéter ?
-Non. Mais, ne me déconcentre pas. J'ai mon sujet maintenant.
Max fait mine de ne plus rien dire et boit tranquillement son eau, tout en ouvrant le journal poser devant lui. Je me penche sur mon clavier et commence à poser les mots. Et étrangement... l'inspiration vient très vite.
« L'homme en face de moi à le porte-monnaie d'un homme d'affaire. Oui, un homme d'affaire intransigeant. Il porte un costume noir, taillé dans une étoffe de laine infroissable et imperméable. Une chemise blanche encore parfaite, malgré l'heure tardive. Il doit avoir une ceinture en cuir grainé détail métal. Sa favorite est l'a marron. Je pense qu'il a passé aux pieds des souliers assortie aux costumes. Des pattes mexicaines amovibles en cuir verni ou peut-être du Venezia. A son poignet son Apple Watch. Le seul bijou qu'il accepte. En plus, de ce collier fin et délicat dont il refuse de parler. Pour le moment.
Je sais beaucoup de chose sur l'homme assis en face de moi. Énormément de chose. Malgré son porte-monnaie et l'aspect extérieur, cet homme est formidable. Et avec tout le monde. Par exemple, je sais qu'il ne laissera jamais une porte claquer au nez de quelqu'un. Au sens propre comme au figuré. Il pense aux autres et fait preuve de courtoisie, souvent. Ça ne coûte rien et, malheureusement, l'égocentrisme est de plus en plus courant dans notre société. Surtout dans le monde de la mode.
A ma connaissance, il se rapproche de mon idéal masculin. Et, pas seulement, car il possède au moins un costume noir bien taillé, un costume en tweed et une veste de soirée. Non c'est bien plus que ça. Il sait surtout, laquelle de ces tenues porter selon l'occasion ! Le costume noir pour les rendez-vous d'affaires, celui en tweed pour les journées à l'extérieur et la veste de soirée pour les dîners chics. Oui, cet homme qui me regarde du coin de l'œil, tout en faisant semblant de lire son journal correspond tout à fait à mon homme idéal. Autant physiquement, que mentalement. Il me complète parfaitement. Tellement que ça me fait peur, par moment.
Par ailleurs, cet homme donne toujours un pourboire, au serveur du restaurant. Comme pour les remercier à sa manière. Il aime faire plaisir aux gens prêt de lui. En Amérique, le pourboire est peut-être pas automatique, mais sans l'ombre d'un doute... obligatoire. Le code et la morale. Cet homme donnera toujours plus. Et, il suffira d'un sourire pour en offrir plus. Pas pour se vanter loin de là... non... juste pour aider la personne en face de lui.
L'homme assis en face de moi, qui attends son club sandwich et son soda, n'a pas peur de dire la vérité. Bien au contraire. Une bien noble intention, sauf que ce gentleman est aussi diplomate et que pour ça, il faut savoir mentir avec tact. Il sait manier les mots avec facilités. De surcroît, il ne dévoile pas ses secrets aussi facilement. Encore moins, ceux des autres. Il sait être discret et à l'écoute.
Ce ténébreux au un mètre quatre-vingt-cinq, rasé de très près, qui possède un corps entretenu par des nombreuses heures de sport, me fait chavirer. Il possède d'ailleurs des yeux d'un vert bouteille électrisant, dont il est très difficile de garder contact. Une voix grave, trop séduisante pour l'agent féminine. Qui arrive toujours à ses rendez-vous avec cinq minutes d'avance. D'accord, il est difficile de critiquer cette habitude. Vous me direz que la ponctualité, c'est classe dans les affaires comme dans la vie personnelle. Et c'est un point fort chez lui. Ne jamais me faire attendre. Et toujours patienter... même lorsque je fais expert pour tester les limites.
L'homme qui mange maintenant son club sandwich, semble essayé de ne pas me retirer l'ordinateur des mains ; surtout sous le regard enflammer que je lui lance. Il reste discret. Comme je lui ai demandé. Il me laisse mon intimité. Toujours. C'est ce que j'aime chez lui. Des fois, il bousculera mon monde. Il essaiera d'entrer dans ma bulle personnelle... et franchira les limites. Mais, très souvent il se fera pardonner pour ses nombreuses preuves d'amour et de déclaration. Aujourd'hui, c'est à moi de lui en faire une. Et de le remercier d'être mon monde. Car, aujourd'hui, je le sais... sans lui, je n'existe plus. Dans ses mains, il a mon cœur, mon âme, mon corps. Pour le meilleur comme pour le pire. Il ne me reste qu'une chose à faire pour terminer cet article :
Maximilien Taylor Stuart, veut tu m'épouser ?
Ton amoureuse de française, Angela Weber »
Je relève le visage est souri comme une idiote.
-Tu as fini ? Risque-t-il.
-Oui.
Maximilien est en train de boire son café. Trop concentré, je n'ai pas remarqué, qu'il avait fini son repas. Encore moins que le serveur m'avait apporté un autre café. Du moins, un café avec beaucoup de chantilly.
-Je peux le lire ?
Je souris un peu plus. Avec ma souris, j'appuie sur le bouton « mettre en ligne ». Puis, je hoche la tête vers Max.
-C'est sur mon blog.
-Envoie le lien.
Je le fais le cœur battant vite et fort. J'ai pris un risque. Tout est entre ses mains. Encore une fois.
Maximilien regarde son téléphone et ouvre le lien... il reste concentrer de longue, trop longue minutes. Puis, il relève la tête vers moi. J'ai les larmes aux yeux tellement le stress m'envahis.
-Est-ce que tu viens réellement de poster ça ?
-Oui. Murmurais-je.
Max sourit petit à petit. Je crois qu'il est en état de choc. Moi aussi. Puis, je le vois se lever de sa chaise et réajuster sa veste. Il y a un peu de monde pour une soirée de semaine... mais, Max s'en contre fiche. D'ailleurs, deux serveurs sont prêts à intervenir au moindre mouvement de sa part. Je vois Max sourire un peu plus puis poser un genou au sol, puis récupère ma main. Les larmes me coulent littéralement sur le visage maintenant.
-Angela Weber, je serai fière, honoré et totalement heureux que d'être votre époux. Je t'aime à un point inimaginable.
-Tu veux m'épouser ? Lui demandais-je clairement.
-Oui. Je vais t'épouser... et ne plus jamais te quitter.
-Je t'aime. Dis-je entre deux sanglots et surtout des applaudissements.
Bon dieu... nous l'avons fait. Pour le meilleur et pour le pire.
Point de vue : Angela Weber.
Maximilien Taylor Stuart n'en fait toujours qu'à sa tête. Et, quand je le vois vêtu de la sorte, je me dis qu'il veut vraiment, mais alors vraiment, en mettre plein la vue à mes anciens camarades de classes ce soir.
-Max ?
-Hum ?
Nos regards se croissent à travers le miroir. J'ai très envie de rire. Mais, je ne le fais pas. Ses yeux à lui son rempli de malice. Il est dans son élément. Il sait qu'il va en mettre plein la vue ce soir... et il aime ça.
-Tu n'es qu'un gamin !
-Certes. Souffle-t-il sur un ton plutôt anglais qu'américain, j'ai très envie de rire.
Surtout, qu'un sourire se dessine sur son visage et qu'il est vraiment trop craquant.
-Mais, je suis un gamin ultra sexy, gentil, milliardaire et qui a avec lui la plus belle des femmes au monde.
Putain, comment il fait pour être aussi énervant et adorable en même temps ?
-Tu devrais finir de te préparer.
Il me congédie. Littéralement. Je roule des yeux et retourne dans la salle de bain. Je me plante devant les trois options devant moi. Une robe noir longue avec de la dentelle de Prada. Une robe courte qui s'arrête juste au-dessus des genoux de couleur beige, avec des manches longues de chez Versace. J'ai des chaussures rouges sang et des bijoux de la même couleur. Mais, dans ce cas, je vais devoir jouer sur le maquillage. Ce dont, je n'ai pas très envie. La dernier robes est signé Chanel. Elle est rouge et noir. Très belle... mais, beaucoup trop pour ce genre de soirée.
-Angela ?
Max entre dans la salle de bain et me regarde bouche bée.
-Je ne sais pas quoi mettre. Lui expliquais-je.
-Ce sont tes trois derniers choix ?
-Oui. Tu as une préférence ?
-Entre Prada, Versace et Chanel ? Siffle-t-il, en croissant les bras sur son torse.
Je tourne le visage vers lui et souffle.
-Aide-moi. Ronchonnais-je.
-Aucune. Dit-il me laissant bouche bée.
-Qu'est-ce que tu as encore contre Prada, Versace et Chanel ?
-Rien. Absolument rien. Mais, ils ne sont pas pour ce genre de soirée.
Il n'a pas tort. Sauf, que je n'ai rien prit d'autre.
-Maximilien, je n'ai pas le temps d'aller acheter une robe et encore moins de jouer à qui est le plus doué des créateurs... donc...
-Alors, dit le moi ?
-Quoi ? Risquais-je tandis qu'il sourit de toute ses dents.
-Qui est le meilleur des créateurs ?
-Toi ! Pestais-je, en levant les mains en l'air.
-Super.
Max attrape ma main et m'immobilise.
-Ne bouge pas.
Il m'embrasse sur le bout du nez et sort de la salle de bain. Il revient quelques secondes plus tard, avec une tenue sous étui.
-Cadeau du meilleur créateur au monde.
J'ai tout à coup plus de salive.
-Tu as récupérer une des robes de la création 2016 ?
-Ouvre.
Je le fais sans perdre une seconde. La robe est juste fantastique. Réellement. Sans dire un seul mot, je retire la serviette que j'ai autour du corps et passe la robe. Max ne bronche pas de ma nudité, je n'ai qu'une petite culotte ou plutôt un string blanc. Il avait raison... c'est celle-ci qu'il me faut. Elle est parfaite. Et surtout elle a été fait sur mes mesures, j'en suis sûr.
Elle a un petit colleter en cache-cœur avec des bretelles. Le haut de la robe est blanche. Le bas a des motifs très élaboré de fleurs, branche et un oiseau.
-c'est un cerisier japonais, mon cœur.
-Mon arbre préférer. Soufflais-je en me tournant dans ses bras. Merci beaucoup.
-Elle te plaît ?
-Je l'adore.
-Bien. Les chaussures maintenant. Dit-il le plus simplement du monde.
Max attrape une boite et me la tends. Toute souriante, je la récupère. Les chaussures sont fascinantes. Ce sont des chaussures noires à talons de 10 centimètres. Et il y a des cordes qui remontent tout le long de mon mollet. Max me fait asseoir sur le rebord de la baignoire et me les attaches. Pour le coup, je ne sais pas quoi en pensé quand je me redresse et marche jusqu'à le grand miroir.
-Tu as vraiment envie de montrer que...
Max me coupe en me tirant jusqu'à lui.
-je veux leur montrer qui tu es.
-Ils savent qui je suis. Râlais-je. J'ai grandi avec eux.
-Non, mon cœur. Je veux que tu leur montre qui tu es... aujourd'hui.
Ce mec veut ma mort.
-et qui je suis ? Soufflais-je en arquant un sourcil.
Je le mets au défi de me le dire.
-Tu es Angela Weber. Codirectrice en chef de Stuart&Co.
-Je...
-désolé, mon cœur, mais je n'ai pas signé les documents de démission. Je savais qu'un jour tu reviendras. Même si tu ne travailles plus pour moi... tu restes la codirectrice du groupe. Question de confiance et d'assurance.
Mes yeux s'ouvrent en grand sous le choc. Il n'a pas fait ça ? Si ? Putain de merde, bien sûr qu'il l'as fait.
-Tu étais employé chez Dior New-York. Et tu aspire à devenir écrivaine, journaliste ou blogueuse professionnel. Peut-être même les trois.
Les larmes me montent aux yeux. J'aime cet homme. Je l'aime réellement et entièrement.
-Tu es aussi la femme qui partage la vie de Maximilien Taylor Staurt. Un milliardaire américain qui vie à New-York la plus part du temps. Tu es celle qui partage ma vie, Angie. Et par-dessus tout, tu es une femme de confiance. De pouvoir et honnêteté. Tu es la femme la plus belle que je connaisse et qui n'aime pas se regarder trop longtemps dans le miroir. Heureusement, je suis présent pour en profiter à ta place.
-Idiot. Dis-je émou par tant de compliment.
-Bien. Maintenant que j'ai gonflé ta confiance... souffle-t-il dans un grand sourire. Nous pouvons y aller ?
Ce type aura ma peau. C'est certain. Cependant, je l'ai déjà dans la peau, donc... je lui tends mon bras et penche la tête sur le côté.
-Allons-y, monsieur Stuart.
Il m'administre un clin d'œil joueur et nous dirige en dehors de la chambre. Bien. Que le spectacle commence.
Comme à son habitude, Maximilien ne conduit pas. Il le fait très rarement dans la vie de tous les jours. Personnellement, j'aime bien le faire en France. Je le fais très peu à New-York. Les nombreuses voitures, le trafic dense et irritant, m'empêche de savourer ce petit plaisir que j'ai ici. Par contre, une fois qu'on a conduit dans une ville comme New-York, tout nous semble plus... simple.
-Angela, regarde la route !
Maximilien a le nez sur son téléphone. Il doit regretter d'avoir loué un véhicule comme celui que j'ai en main. Une Mercedes S600 V12, noir métal. D'habitude, Max ne dit jamais rien sur ma conduite. Même quand, il s'agit d'une de ses perles rares situé dans son garage, mais ce soir... il est irritable.
-Je regarde la route. Dis-je, avant de me mordre la lèvre inférieure.
-C'est totalement faux. Tu me regarde du coin de l'œil.
-Oui, mais mon autre œil regarde la route.
Je vois Max baiser le téléphone pour me regarder durement.
-Tu es la femme la plus incroyable que je connaissance... et croit moi... ce n'est pas forcément un bon critère aujourd'hui.
Je rougie grandement et il relève un sourcil.
-Tu ne dis jamais rien sur ma conduite. Pourquoi elle te pose souci, ce soir ?
-Tu n'as jamais conduit avec moi, Angie. Jamais.
C'est à mon tour de froncer les sourcils.
-Vraiment ?
Il hoche la tête et retourne sur son portable. Je sais que Chelsea et Nicholas, lui ont envoyé beaucoup de mail depuis que nous sommes en France. Ça n'arrête pas, en réalité.
-Oui, Angie. J'ai toujours fait attention à ce que tu ne conduis pas.
-Pourquoi ? M'étranglais-je en prenant un virage à droite.
Il ne dit rien pendant un petit moment.
-Max ?
-Hum ?
Il est encore prit très profondément dans sa lecture. Super.
-Rien. Laisse tomber.
Deux minutes plus tard, on arrive à destination. Mon ancienne université. Malheureusement, il y a du monde devant... et pas n'importe qui.
-Max, il y a un comité d'accueil.
Il repose aussitôt son téléphone.
-Gare toi.
Je le fais sans attendre. Il y a des journalistes justes devant l'entrée de l'université. Rien que ça. C'était à prévoir. Depuis des semaines, nous sommes leur center d'intérêt. Infernale.
-On échange de place. Souffle-t-il, en ouvrant déjà sa porte.
-Bien évidement, monsieur macho. Dis-je, dans un grand sourire.
Max ouvre ma porte au même moment.
-Qui est le macho ? Siffle-t-il, tandis que je sors du véhicule.
-Toi. Pestais-je.
Il me bloque aussitôt contre la voiture. Je retiens mon souffle, alors que mes yeux s'ouvrent en grand.
-Je prends ta place pour une seule raison, ma belle.
-Et qui est ? Demandais-je arquant un sourcil.
-Te garder en sécurité. Les journalistes français sont moins cool que les anglais ou les américains. Ici, on s'en fiche complètement de ta vie privée.
Il n'a pas tort.
-Je préfère prendre le volant, pour que tu ne certaine d'être prise en photo sur ton meilleur profil.
-Idiot.
Max se penche et m'embrasse sur la joue.
-Monte dans la voiture, Angie.
-A vos ordres.
Je souris de toutes mes dents, alors qu'il se recule de moi, pour me laisser contourner le véhicule.
-Tu arriveras à conduire ? Risquais-je, une fois sur mon siège.
-Insolente.
Je glousse, ce qui le fait gémir.
-J'ai hâte de retourner à la maison. Dit-il dans un grand sourire.
-Moi aussi. Mais, on pourra s'amuser aussi à l'hôtel ce soir ? Non ?
Il soupire fortement, avant d'attraper ma main pour la serrer. Max fini par reprendre la route. Les photographes son très réactif et nous mitraille dès qu'on avance vers eux. Deux hommes viennent nous ouvrir la porte, quand on s'arrête devant la porte d'entrée de mon ancienne université.
-Nos gardes du corps sont où ?
-Ne t'inquiète pas pour ça. Souffle-t-il, en me rejoignant sur le trottoir.
On pose plus ou moins pour les journalistes, puis une fois les grilles passé, nous sommes à nouveau seul. Ou presque. Le directeur lui-même est venu nous accueillir.
-Madame Weber, monsieur Stuart, je suis honorer de vous avoir entre nos murs. Souffle l'homme en anglais.
Hum... il n'était pas honorer avant, quand j'étudiais ici. Loin de là.
-Merci. Souffle Max. nous pouvons rentrer ? Continue-t-il dans sa langue maternelle.
Il regarde par-dessus son épaule et les journalistes continues à parler et prendre des photos.
-Bien sûr. Je me présente, monsieur Jernakov. Directeur de l'université.
-Vous êtes russe ? Questionne Max, avant de me serrer un peu plus la main, durant notre trajet.
-Effectivement.
-De quel coin ?
-Mes parents vivaient à Moscou.
Max hoche la tête. Il fait des efforts, je peux clairement le voir. Heureusement, nous sommes arrivés. Des étudiants, assez jeune viennent aussitôt nous demander nos vestes et nos sacs. Une femme est prête à me la retirer, mais Max se racle la gorge.
-Pardonnez-moi, mais ceci est mon devoir.
Maximilien a utilisé la langue française. Le tout avec un ton diaboliquement sensuel. D'accord, il vient de montrer de quoi il est capable. Et je vais avoir droit à son coté gentleman toute la soirée. J'ai hâte de le voir en œuvre. Je vais être sa merveille ce soir... et j'ai un peu peur des réactions.
Il retire doucement mon manteau de mes épaules et je peux voir les yeux pétillants qu'apporte ma tenue. Les cinq étudiants autour de nous semblent subjuguer. Bien. Max m'embrasse sur la joue avant de donner à la demoiselle ma veste.
-Prenez en soin.
-Bien sûr, monsieur.
Puis, Max retire sa veste. Je le regarde faire, tandis qu'il ne me quitte pas des yeux. Hum... cette soirée va être intéressante et peut-être un peu longue. Il finit par donner lui aussi sa veste. Une fois qu'il me fait face, j'ajuste rapidement son nœud papillon.
-Tu es éblouissant.
-Je te retourne le compliment, ma belle. Allons-y, tes amis vont s'impatienter.
Je roule des yeux et attrape le bras que m'offre mon tendre amour. Mon petit sac à main à mon bras, je me laisse guider. Le directeur nous mène dans une grande pièce. J'ignore totalement ou nous sommes. Les gens se tournent aussitôt vers nous. Il y a un brouhaha assourdissant.
-Enfin. Hurle une voix féminine.
La seconde d'après Alice Cullen déboule devant nous et me prends dans ses bras sans cérémonie. Je lui rends son étreinte du mieux que je le peux.
-Alice. Chuchotais-je.
- Tu ne peux pas savoir comme tu m'as manqué.
-Je pense savoir, lui répondis-je en rigolant.
On décide de se lâcher un peu, après que Jasper nous ai rejoint. Je le prends à son tour dans mes bras, tandis qu'Alice salut de la même façon Maximilien, un peu mal à l'aise.
-Angela ta robe est fabuleuse.
-Une production Maximilien Stuart. Dis-je grandement.
Alice grimace un peu.
-Elle doit coûter une fortune.
-Pas tant que ça. Dis-je pour la défense de Max.
Il ne préfère pas répondre et je peux le comprendre. Alice attrape mon bras sans douceur.
-Vient le groupe est plus loin. On a trouvé les anciens de la promo.
Heureusement, Max discute avec Jasper et marche derrière nous.
-Tout le monde ?
-Presque.
Elle sourit deux fois plus, tandis que je remarque de très loin Emmett et Rosalie. Cette dernière pousse un cri strident ce qui attire encore l'attention.
-Angela !
Rosalie m'offre un très grand et beau témoignage d'amitié. Elle m'offre une accolade plus délicate qu'Alice, mais plus longue.
-C'est bon de te voir.
- Vous aussi vous m'êtes manqué.
- Hum... je ne sais pas si je peux te toucher. Souffle Emmett moqueur. Il n'y a pas beaucoup de tissus sur cette robe.
-Oui. Tu devrais évite de la toucher. S'amuse Max, en passant un bras autour de mes hanches.
Je roule des yeux et me lève sur mes pieds pour embrasser la joue d'Emmett.
-Toujours aussi infernal, le géant.
Il rit et je me tourne vers mon frère Joshua et Jessica Stanley. Cette dernière est comme toujours mal à l'aise. Cependant, je la trouve changer ce soir. Malgré ses 1m55, ses volumineux cheveux bouclés et ondulé sa personnalité ouverte semble la grandir. Elle est rayonnante. Je dois le reconnaître. J'avance doucement vers elle, et lui fait la bise. Surprise au début, elle se détend très vite.
-Tu es très jolie, Jessica.
-Merci. Toi aussi. Ta robe est magnifique.
-Un cadeau de Max. dis-je doucement, avant de me tourner vers Joshua.
Je pose une main sur son torse et le regarde droit dans les yeux. Il pose quant à lui une main sur ma joue et repose son front contre le mien. Ses yeux brillent de mille feux. On ne dit mot. On reste ainsi à nous regarder et à nous transmettre toutes sortes d'émotions. Puis, doucement Joshua m'enroule dans ses bras de frère protecteur. J'ai l'impression que le monde vient de s'arrêter. Mon frère, du moins mes frères sont mon monde. Comme Max fait partie de mon monde. Je suis entière qu'avec eux. J'ai une relation fusionnelle avec chacun d'eux. C'est comme ça. Je n'y peux rien. Une larme coule long de ma joue. Je respire doucement, essayant de reprendre contenance. Difficilement.
-Il se passe quoi ? Souffle Alice, inquiète.
-Les retrouvailles frère/sœur. Murmure Max simplement.
J'ai longuement parlé avec mes frères, suite à ma prise d'otage dans l'appartement. Ils m'ont beaucoup aidé à reprendre contenance. Et après avoir tout dit à la police et aux avocats, j'ai eu du mal à reprendre tout de suite un moral au top. Mes frères ont fait un grand travail avec moi. En accord avec Max. Il savait que j'avais besoin de ma famille. Je passais mon temps entre lui et le téléphone. Joshua connaît tout de moi. Tout de cette histoire du moins.
