Chapitre 33

Point de vue : Angela Weber.

Ce matin, le réveille est doux. Tendre. Délicat. Maximilien est collé à moi. Il m'embrasse un peu partout sur le corps. Particulièrement dans le cou et les seins.

- Bonjour, dis-je, la voix encore endormi en passant les mains, dans la chevelure de rêve de l'homme qui partage mon lit.

- Bonjour, déesse.

- Tu as l'air en forme.

- Je le suis, souffle-t-il en collant sa virilité contre le bas de mon corps.

Je ris malgré moi.

- Tu es insatiable.

- Tu ne t'en plein pas, j'espère.

- Absolument pas. Dis-je, le serrant encore plus contre moi.

Je ne pourrai me plaindre de ce genre de détail. Bien au contraire. Le jour ou faire l'amour avec Max me poserai problème, j'aurai du souci à nous faire pour notre couple. Si couple existe encore.

- Tu es encore partie dans tes songes, Angie.

- Pardon.

je n'ai pas le temps de réagir. Max me fait rouler sur le dos et me surplomb.

- Je t'ennuie ? Réclame-t-il amusé.

- Un peu. Rigolais-je, très joueuse.

Ni une, ni deux... je me retrouve à gigoter dans tous les sens pour échapper à ses chatouilles infernales. J'ai toujours été douillette. Encore plus avec les chatouilles. Mes frères adorés m'en faire également et je hurlais dans la maison pour qu'un de mes parents viennent à mon renfort. Ça marcher avec ma mère. Pas mon père.

- Angie, je vais te demander quelques choses... mais avant, je veux que tu me promettes de ne pas poser de question et de seulement profiter. Tu penses en être capable ? Dit-il, en arrêtant son traitement.

Je fis mine de réfléchir.

- Je peux essayer ? Proposais-je.

- D'accord. Marché conclus.

Max se lève de mon corps et me pointe du doigt. J'arque aussitôt un sourcil.

- Tu vas te préparer. Et me rejoindre dans la cuisine. Tu as vingt minutes. Souffle-t-il, en regardant rapidement l'horloge contre le mur de la chambre.

- Que vingt minutes ? M'enquis-je rapidement.

- Plus que dix-neuf, ma douce.

Ne perdant aucune minute de plus, je sors du lit en le repoussant gaiement et cours jusqu'à la salle de bain. Évidemment, il m'avait aussitôt rejoint sous le jet d'eau... rendant les dix neuves minutes, plus torride que jamais.

Je ne connaissais pas les pensées de l'homme qui partage ma vie, mais je dois avouer que la sensation est exquise. Ne pas savoir où l'on va et pour faire quoi, me plaisait beaucoup.

- Tu as fini de manger ?

- Oui.

Je repose ma tasse de thé vide et regarde l'homme devant moi, les yeux pétillants.

- Tu as l'air heureuse ! Murmure-t-il, en attrapant ma main par-dessus la table.

- Je le suis. Je vais passer ma journée avec toi.

- Et ça te rends heureuse ? Dit-il arquant un sourcil.

- Bien sûr. Dis-je en fronçant les sourcils. Pas toi ?

- Je suis l'homme le plus heureux du monde, Angela. Tu le sais particulièrement. Mais, si je te proposer un peu plus qu'une journée ?

Il semble content de la tournure que prend la conversation.

- Que veut tu dire ?

- J'ai réussi à m'organiser et à prendre quelques jours de congés.

- Vraiment ? M'étranglais-je.

- Oui.

- Donc... on va pouvoir profiter l'un de l'autre ?

- Oui. Rigole-t-il, tandis que je t'en les bras en l'air en signe de victoire.

- C'est trop bien.

- Tu as des idées de ce qu'on pourrait faire ?

Sans hésiter, je lui fournis la liste de mes souhaits pour cette journée. Il écoute avec attention. Comme toujours, lorsque je lui parle. C'est ce qui me plaît également chez lui. J'ai l'impression à ses yeux d'être la personne la plus importante et c'est ce qui me fait vivre tellement bien dans ma peau.

- Et, qu'elle serait tes souhaits dans la vie ? Que voudrait tu faire part dessus tout au monde ?

Mince. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de questions.

- Tu as pris combien de jours de congés ? Risquais-je, en arquant un sourcil.

- Ne t'occupe pas des détails. Juste dit moi. J'ai envie de savoir ce qui te passionne réellement. En plus de tout ce que je sais déjà.

Oui. Car, il sait déjà tout de moi. Littéralement tout.

- J'aimerai...

Je me cale contre le dossier de ma chaise et pose mon index en travers de mes lèvres. Je tapote deux fois dessus, avant de répondre.

- La liste risque d'être longue. J'ai déjà réfléchis à ma liste de rêve et de chose à faire, Max.

- Vraiment ? Dit-il tout à coup, encore plus intrigué. Dit moi, je veux tout savoir...

- Bien. Je vais te donner dix rêves qui sont sur ma liste. Les autres, tu les auras plus tard.

- Très bien. Je t'écoute.

Je prends une grande inspiration, puis compte sur mes doigts en même temps que je lui donne un de mes rêves.

- Sauter en parachute. Faire du surf sur une très longue vague.

- Tu surf ? S'étrangle-t-il tout à coup.

- Oui. Depuis mes dix ans.

Je viens de l'impressionne. J'adore ça. Surtout que nous en sommes qu'à mon deuxième rêve. Évidemment, pas dans l'ordre de préférence.

- Ensuite, dis-je en levant le troisième doigt de ma main droite, j'aimerai nager avec les dauphins, à l'océan de préférence.

- Ok.

- Voir une Aurore Boréale. Faire une grande tyrolienne au-dessus du vide. Faire le carnaval de Rio.

Je lève mon septième doigt.

- Profiter d'un coucher de soleil assise sur le sable chaud d'une plage.

Je lève un autre doigt.

- Dormir dans un igloo.

Évidement ça le fait tout de suite rire.

- Tu es frileuse.

- Je sais. Justement. Le contrais-je, en lui tirant la langue.

Ce qui évidement lui fait rouler des yeux.

- Il en reste deux.

- Les deux vont de pair en réalité. J'aimerai avoir de enfants et leur transmettre un état d'esprit positive et surtout une bonne éducation.

- Je valide.

- Et enfin... me marier sur une plage paradisiaque au clair de lune.

- Tu as dit ne pas avoir de préférence pour le mariage. Souffle-t-il, en fronçant les sourcils.

- C'est le cas. Car, je me marie avec toi.

- Je ne comprends pas.

- Je veux simplement devenir ta femme et être un couple heureux. Ce sont que des souhaits...

- Réalisable, Angela.

- Je sais... mais... ce que je veux c'est faire ton bonheur. Tu comprends ?

Max reste silencieux.

- Tu aurais peut-être dû me parler de ton souhait de mariage, non ?

- Tu le sais maintenant. Dis-je avec un grand sourire.

Mais, Max reste encore très silencieux pour le coup. Je dois le faire revenir sur terre.

- Tu veux savoir ce que j'ai déjà rayer sur la liste ?

Il tique aussitôt. Ses yeux deviennent pétillants. J'adore ça.

- Oui.

- J'ai pu retirer de ma liste plusieurs choses... et pratiquement toutes grâce à toi.

- Vraiment ?

Voilà. L'homme fière que je connais revient à la surface.

- Bien sûr. Nous sommes allés à Venise. C'était un de mes grands rêves. Et nous avons fait de la gondole.

- C'était sur ta liste ? Questionne-t-il, vraiment surprit.

- Bien sûr. Il y avait aussi... hum...

Je fais mine de réfléchir un instant, mais je sais pertinemment qu'elle rêve j'ai pu retirer de ma liste grâce à lui.

- Aller voir un concert et me retrouver dans les loges.

- Jared Leto. Grogne-t-il, ce qui me fait rire grandement.

- Hey, oui. J'ai aussi visiter New-York, comme jamais je n'aurai pu le faire dans ma vie. J'ai voyager dans six pays de ma liste.

Il fronce aussitôt les sourcils et je lui énumère rapidement les lieux où il m'a déjà emmené.

- Japon, Allemagne, Angleterre, Italie et l'Espagne.

- Ça n'en fait que cinq. S'amuse-t-il.

- Oui... mais, la France et l'Amérique compte comme un demie pays chacun.

Je rigole et il me suit rapidement. J'aurai pu m'arrêter là. Mais, je n'ai pas fini. C'est lui qui à lancer le sujet après-tout.

- J'ai aussi pu manger dans des restaurants étoilés.

- Tu avais vraiment ça sur ta liste ? Risque-t-il.

- Oui. Pour une fille comme moi qui débarque d'une ville française, avec une éducation basique, un restaurant étoilé figure forcément sur la liste des rêves, Max.

- Pardon. Je ne voulais pas être...

- Grossier ? Prétentieux ?

- Un peu des deux. Souffle-t-il, timidement.

J'adore le voir aussi mal à l'aise. J'ai l'impression qu'il me laisse voir un peu plus de lui à chaque fois. Et, je suis aussi une des rares à le voir dans un tel état. C'est assez flatteur.

- J'ai aussi fait de l'hélicoptère grâce à toi. Même si je sais maintenant que je n'aime pas ça.

Il grimace et je continue l'air de rien.

- J'ai pu voir des matchs sportifs impressionnant. Entre autre des matchs de la NBA. Et ça rends dingue mes frères encore aujourd'hui.

- Je crois que je vais devoir offrir des places à ta famille.

- Je crois aussi. Dis-je, sur le ton de la confidence

- Autre chose ? S'amuse-t-il.

- Oui... la liste peut être longue... mais, j'ai un dernier point à t'avouer aujourd'hui.

- Je t'écoute.

- J'ai grâce à toi, découvert ce que signifier le réel sens du mot « amour » et surtout la signification de l'amour.

- Angie...

- Ma vie de femme à réellement commencer, quand j'ai fait ta connaissance. Que tu le veuille ou non.

- Je le veux. Dit-il rapidement, avant de se lever.

Je le vois naturellement contourner la table et me tirer par le bras pour me mettre debout. La seconde qui suit, j'ai les fesses contre la table et Maximilien entre mes jambes qui m'embrasse à en perdre le souffle. C'est un baiser torride. Fiévreux. Et c'est tout ce que j'aime.

Point de vue : Maximilien T. Stuart.

J'ai toutes les informations qui me manquer et bien plus encore. Angela m'a fourni les dernières munitions, dont j'avais besoin pour mettre en place la suite du programme. Et, elle ne va pas être déçu. Loin de là. Actuellement, je suis dans mon bureau. J'ai simulé un appel urgent suite à un mail professionnel pour pouvoir passer un appel personnel. Et pas n'importe lequel.

- Nico Erik Rosberg prêt à servir le grand Maximilien Taylor Stuart. Souffle-t-il gaiement dans le téléphone.

- Idiot. Tout est en place ?

- Yes, mec. Tout le monde est prêt.

- Vraiment tout le monde ? M'enquis-je.

- Oui, déstresse un peu... tu risques de nous claquer entre les doigts.

- Bien. J'ai d'autres trucs à planifier pour le lendemain... tu peux noter et m'informer de l'avancer ?

- Bien sûr. Heureusement que je suis ton meilleur pote. Sinon, y a longtemps que j'aurais tout envoyé balader. Siffle-t-il.

- Tu me fais chier à râler, Nico. Beuglais-je, juste pour la forme.

- Vas-y, je t'écoute.

Je sais qu'il râle, mais il adore son nouveau poste et ses nouvelles responsabilités. Je peux clairement l'entendre et m'en rendre compte au son de sa voix. Il est heureux. Tout comme moi.

- Ok. Essaie de voir si c'est possible de nager avec les dauphins.

- Rien que ça ? S'amuse Nico rapidement. Quoi d'autre ?

- Si tu peux avoir du matériel pour le surf, ça pourrait être cool.

- C'est comme si c'était fait. Je m'occupe de tout.

- Ok. S'il y a besoin, je suis joignable par mail seulement. Je pourrais toujours faire croire que je travail.

- Super. A plus et bon courage.

- Merci. On se retrouve bientôt.

Je raccroche avec un grand sourire sur le visage. Angela, tu ne sais pas ce qui t'attends pour les jours à venir... mais, tu vas retomber amoureuse de moi. J'en suis sûr.

Point de vue : Angela Weber.

Maximilien à préparer nos affaires. Une valise pour moi et une pour lui.

- Nous partons loin ?

- Aucune question, madame Weber.

- Max ! Ronchonnais-je.

Il me fait taire en me claquer gentiment le fessier.

- Prends ton sac et grimpe dans l'ascenseur.

Le sourire aux lèvres, je m'exécute. A ma grande surprise, Max nous fait monter sur le toit. Et mon teint devient presque livide.

- Max ?

- Tout ira bien.

- J'ai le mal de l'air.

- Tu avais mangé des crustacés la dernière fois que tu es monté dans un hélicoptère, Angela. Tu dois me faire confiance.

- La dernière fois, j'avais mal au ventre et au cœur durant les douze heures qui ont suivi. Tu veux vraiment commencer notre temps libre de cette façon ?

Je suis toujours dans l'ascenseur, les bras croiser sur mon torse, tandis que le pilote et son assistant ont récupérer nos affaires. Ils sont maintenant dans ce fichu hélicoptère et semble se moquer légèrement de moi.

- Mon cœur, tu dois me faire confiance.

- Non, merci. Dis-je à demi-mot.

Max fini par tendre le bras vers moi et m'attraper la hanche. Il tire un bon coup et me fait sortir du carré métallique. Je hurle et il me réceptionne contre son corps ferme.

- Max ? Dis-je la voix tremblante.

- Je m'occupe de tout.

Il me porte par la suite comme une jeune mariée et franchement, ça me plaît beaucoup. Il doit le voir, puisqu'il m'embrasse le bout du nez, avant de marcher vers le fichu engin volant. Une fois installer, le pilote nous fait signe de mettre les casques et il décolle.

Le début est un peu chaotique, mais plus les minutes passent et mieux je me sens. La sensation d'avoir la tête dans les nuages n'est pas qu'une phrase dites au hasard. J'ai pour une fois dans ma vie, l'impression de survoler la vie réelle. C'est un luxe incroyable. D'en haut, nous avons une vue unique et exceptionnel. Finalement, le trajet n'est pas si désagréable et je me surprends même à sourire. Max me tient la main tout le long du trajet. Notre course se fini à l'aéroport. Une fois sur la terre ferme, je remercie grandement l'homme qui partage ma vie.

- Merci de m'avoir obligé à le faire.

- Avec plaisir.

- Bien. C'est quoi la suite du programme ?

- Tu ne sauras rien, Angela. C'est une surprise. Et tu n'es pas censé posé des questions.

- Je n'aime pas ne pas savoir.

- Je sais. C'est ce qui est encore plus cool de mon point de vue.

- Idiot.

Max fini par nous faire entrer dans son jet privé. Je remarque tout de suite, que les stores sont tous fermé. Sans exception. Il ne veut vraiment pas que je sache. Bien. Je jouerai donc le jeu. Juste pour lui faire plaisir.

*/*

Je me suis endormi, contre le corps délicat de Maximilien Taylor Stuart. Et, j'ai super bien dormi.

- Angie ?

Max m'embrasse sur la joue, tout en continuant à me caresser les cheveux.

- Angie ?

- Je n'ai pas envie de sortir de mon rêve.

- Croit moi, tu vas vouloir vivre l'instant présent.

Cette fois, il a toute mon attention. Je me redresse lentement et remarque que nous avons déjà atterrie.

- Où sommes-nous ?

- Je peux garder le suspect encore un petit peu ?

J'arque aussitôt un sourcil, en le voyant me sortir un bandeau pour les yeux de je ne sais où !

- Je dois m'inquiéter ?

- Toujours ! S'amuse-t-il.

Je souris de toutes mes dents et lui fait signe de me mettre le bandeau. Il ne se fait pas prier. Max me porte pour sortir de l'avion et nous entrons dans une voiture par la suite. Je perds tous mes repères et surtout le temps. Je ne sais pas combien de temps dure le trajet. Mais, le véhicule fini par s'immobiliser. Max me souffle de ne pas bouger. La portière s'ouvre. Il sort, puis passe une fois encore ses bras autour de moi pour me porter.

- Je vais vraiment prendre goût à ça. Tu le sais ?

- Je l'espère de tout mon cœur. Dit-il avant de m'embrasser sur la nuque.

Je crois que je rougie un peu à ce moment-là. Mais, il ne le remarque pas. Max marche un peu... puis, me pose à terre. Hum...

- Du sable ? M'enquis-je totalement surprise.

Je comprends mieux pour quoi, il m'a demandé de retirer mes chaussures. Sans dire un mot, Maximilien retire le bandeau de mes yeux. Le spectacle devant moi, me coupe la voix. Maximilien vient se poster derrière moi et me tient par la taille.

- Angela Weber, Ange de ma vie, murmure-t-il à mon oreille sensuellement, bienvenue au paradis.

Oui, c'est le cas de le dire. Devant moi, de l'eau à perte de vue. Ainsi que du sable blanc absolument fantastique. J'en ai d'ailleurs presque mal aux yeux. Il semble que nous sommes en fin d'après-midi. Le soleil me paraît assez bas. Max pose son menton et sa tête sur mon épaule.

- Tu aimes ?

- C'est juste parfait, Max. Murmurais-je, pour ne pas briser le moment.

J'ai très envie de me tourner pour le prendre dans mes bras, mais je n'ai pas envie de rater une seconde du spectacle devant mes yeux.

- Le coucher de soleil à lieu dans moins d'une heure.

- Merci. Dis-je la voix un peu tremblante. Merci du fond du cœur, de m'avoir permis d'être ici.

- Je ferai tout pour toi. Absolument tout.

- Je n'en demandé pas autant. Dis-je heureuse.

- Tu voulais voir le coucher de soleil au bord de mer... ton vœu est exaucé.

- J'ai aussi fait le vœu de sauter en parachute. Le taquinais-je.

- Doucement avec les vœux, petit démon. Tu as eu droit à un tour en hélicoptère, une surprise en t'emmenant ici et un coucher de soleil. Demain nous pourrons aller faire du surf sur une très longue vague. S'amuse-il.

- Oui. Je le veux. Rigolais-je.

- Nous pourrions aussi... Nager avec les dauphins !

- Ça serait magique. Mais pour le moment, je veux simplement profiter d'un coucher de soleil assise sur le sable chaud d'une plage avec la personne qui compte le plus à mon cœur.

- Moi ? Dit-il joueur.

- Oui. Toi monsieur Maximilien Taylor Stuart. Merci beaucoup pour ce beau cadeau.

- Tu es loin d'avoir fini en surprise Angela... cependant, je te propose de profiter de la vue et de nous.

- C'est tout ce dont j'ai besoin.

Les minutes passent. Cependant, il ne semble pas en avoir fini avec moi.

- Humm...

Max me retourne et je lui fais face. Il semble que ses yeux pétillent de malice.

- Je te propose un peu mieux.

- Que veut tu dire ?

Il sourit comme un petit enfant. J'aime le voir aussi de bonne humeur. Il est même heureux. Ce qui est mon plus beau cadeau pour dire vraie.

- Je ne sais pas...

Max fait mine de réfléchir.

- Peut-être un fond musical serait idyllique pour ce paysage.

- De la musique ?

Je n'en crois pas mes yeux... ni mes oreilles. Max me fait pivoter vers la gauche de la plage. Il y a un piano. Un type est assis, il se met naturellement à jouer du piano. Une chanson douce et délicate. Une chanson que je connais que trop bien.

- Est-ce que c'est John Legend ? M'étranglais-je.

Max ne répond pas, mais je comprends à son regard que je dis vraie. Merde. Il a vraiment fait venir John Legend ici ? Sur une plage au bout du monde ?

- Max, où sommes-nous ?

- Sur une île de l'Océan Indien.

- Qu'elle île ? M'étranglais-je, vivement.

- Les Seychelles, ma belle.

Putain de merde. Cependant, j'étais loin. Très loin de me douter que tout ceci était programmer depuis très, très, très longtemps. Maximilien Taylor Stuart, le grand est unique m'avait baladé depuis longtemps. Pas en mal heureusement. Non. Il avait fait des pieds et des mains pour que je ne me rends compte de rien et pour m'organiser un tel événement. Je ne savais même pas qu'il connaissait John Legend. Peut-être le connaît-il pas. En tout cas, il est là.

- Vient.

Max attrape ma main et me fait avancer vers le piano. Incroyable.

- C'est quand même dingue.

Il rit doucement à côté de moi. John Legend en chair et en os est juste en train de jouer une de mes chansons favorites : « All of me ». Une chanson tellement incroyable à mon sens. Et qui reflète l'amour à l'état pur.

What would I do without your smart mouth
Que ferais-je sans ta charmante bouche
Drawing me in, and you kicking me out
Qui m'aspire, et m'expulse

Mon dieu, cette voix. Elle est tellement belle.

Got my head spinning, no kidding, I can't pin you down
J'ai la tête qui tourne, sans blague, je ne peux te cerner
What's going on in that beautiful mind
Que se passe-t-il dans cette jolie tête
I'm on your magical mystery ride
Je suis dans ta course magique et mystérieuse
And I'm so dizzy, don't know what hit me, but I'll be alright
Et je suis tellement étourdi, je ne sais pas ce qui m'a frappé, mais ça va aller

Je murmure, tout en pensant aux paroles de cette chanson. Je n'aurai jamais cru que cette chanson soit si puissance à cet instant. Ce sont des mots qui me touchent. Car, cette chanson me fait penser à Maximilien. Lui. Rien que lui.

My head's under water
Ma tête est sous l'eau
But I'm breathing fine
Mais je respire bien
You're crazy and I'm out of my mind
Tu es folle et je perds la tête

C'est là, que je remarque une personne marche dans ma direction. En réalité, plusieurs personnes. Qui avance d'un peu partout. Mes yeux s'ouvrent en grand sous le choc. J'en ai les larmes aux yeux pour le coup. Nicholas Rids, mon meilleur ami et l'assistant de Max n'est plus qu'à quelques pas de moi. Il a une rose rouge entre les mains. Il me la tend, avec un immense sourir,e avant qu'une autre personne ne m'en donne une autre : Brenda Linckle. Ma meilleure amie à New-York. Elle m'offre la rose et me sert rapidement dans ses bras. Juste avant que John Legend continue sa chanson. Le refrain. Les gens continues à venir à moi.

'Cause all of me
Parce que mon être entier
Loves all of you
Aime tout de toi

Poppy Stuart me saute carrément dans les bras et sa mère m'aide à la réinstaller sur ses jambes. Elles m'offrent toutes les deux une rose... blanche cette fois. Charles Tompson le mari de Mathilda m'embrasse rapidement sur la joue, avant de me donner lui aussi une rose rouge.

Loves your curves and all your edges
Aime tes courbes et tous tes contours
All your perfect imperfections
Toutes tes parfaites imperfections

Les trois suivant sont juste adorable. Jessica Stanley qui sort avec mon frère Joshua porte une jolie robe d'été, mon frère un short de plage. Torse nu. Mon autre frère Isaac, est un peu plus habillé. Il porte une veste de costume noir, avec un short en guise de bas. Je dois dire que ça lui va très bien.

- Hey, petite sœur.

Isaac me sert fort contre lui, accompagné par les paroles du chanteur toujours.

Give your all to me
Donne-toi à moi toute entière
I'll give my all to you
Je te donnerai tout de moi

Joshua prend la place de son jumeau. Et me broie les os. Ou presque.

You're my end and my beginning
Tu es ma fin et mon commencement
Even when I lose I'm winning
Même quand je perds je gagne

Jessica m'offre un grand sourire et me tends une rose rouge. Mes frères une rose blanche.

- Merci. Dis-je la gorge nouée, par tant d'émotion.

'Cause I give you all... of me
Parce que je te donne tout... de moi
And you give me all... of you
Et tu me donnes tout... de toi

Je ris en voyant Colton Stuart. Le frère ou du moins, le demi-frère de Max me tendre une rose rouge. Il semble mal à l'aise.

- Merci, Colton.

- Avec plaisir.

How many times do I have to tell you
Combien de fois devrais-je te dire
Even when you're crying you're beautiful too
Que même lorsque tu pleures tu es magnifique aussi

Il laisse aussitôt sa place à Nico Erik Rosberg, le meilleur ami de Maximilien. Il ne prend pas de pincette avec moi. Il me soulève du sol et m'offre un petit tour dans les airs, avant de me reposer.

- Pour toi. Termine-t-il, en m'offrant une autre rose.

Heureusement, Max me les récupérer au fur et à mesure. Car, sinon, je ne pourrais jamais embrasser nos amis et nos familles. Et c'est loin d'être terminé.

The world is beating you down, I'm around through every move
Le monde t'enfonce, je suis là à chaque mouvement
You're my downfall, you're my muse
Tu es ma ruine, tu es ma muse
My worst distraction, my rhythm and blues
Ma pire distraction, mon rhythm and blues
I can't stop singing, it's ringing in my head for you
Je ne peux arrêter de chanter, ça résonne dans ma tête pour toi

Les suivants sont nombreux. Et j'adore l'idée. Il y a Bella, Edward, Rosalie, Emmett, Jasper, Alice, Jacob, Quil, Embry et Paul... mon meilleur ami en France. Je lui saute dessus sans cérémonie. Heureusement, il me réceptionne sans grand mal. Ce qui entraîne par la suite un câlin groupé. Ce qui fait rire tout le monde sur cette plage. Je reste dans leur bras un sacré bout de temps. J'en ai besoin.

My head's under water
Ma tête est sous l'eau
But I'm breathing fine
Mais je respire bien
You're crazy and I'm out of my mind
Tu es folle et je perds la tête

Je reste contre eux... tout le long du refrain. Je sais que d'autre personnes attendent, mais pour le moment je veux juste profiter de mes amis.

- On aura le temps de se faire des câlins et des bisous, Angela. S'amuse Emmett, en rompant le câlin groupé.

J'ai les larmes qui ont coulé sur les joues. Edward se dépêche de les essuyés avant de laisser la place à Jared Leto.

- Salut beauté.

Il me prend dans ses bras rapidement, m'offre un baiser sur la joue et laisse la place à… mes parents.

Cards on the table, we're both showing hearts
Cartes sur table, nous montrons tous deux nos cœurs
Risking it all, though it's hard
Risquant tout, bien que ce soit difficile

Ma mère est en larmes, tout comme moi. Et mon père semble très mal à l'aise. Sans prendre des pincettes, je prends mes deux parents dans les bras. Ça surprend Éric Weber en bon pasteur qu'il est. Ma mère me rend mon accolade et je me sens plus légère.

- Je crois que cet homme t'aime profondément. Souffle-t-elle, avant de me quitter.

Heureusement, il n'y a plus personne. Ou du moins pour le moment.

I give you all... of me
Je te donne tout... de moi
And you give me all... of you
Et tu me donnes tout... de toi

Je pivote vers le piano, tandis que la chanson se fini en douceur. J'applaudis John Legend qui vient d'être rejoins par sa splendide femme. Tout le monde en fait autant... il y a même des sifflements qui me font rire malgré les larmes.

Je me tourne finalement vers Maximilien Taylor Stuart. Le seul et l'unique. Un des rares hommes au monde à réussir à me faire croire que les comptes de fée existent encore. Et que tout est possible sur terre. Il a un bouquet de fleur en main. Des roses rouges et blanches. Toutes les roses que nos proches m'ont offerts. Certainement des roses que Max à soigneusement sélectionner.

Je le vois prendre une grande inspiration et se reculer d'un grand pas. J'aurai préféré qu'il s'avance, que je puisse le toucher. Mais, il n'en fait rien. Max prend une grande inspiration. Et lentement, je le vois poser genou à terre... le bouquet de fleur tendu vers moi. Mon cœur s'arrête instantanément de battre. C'est la sensation que j'éprouve du moins.

- Angela Weber, cela fait deux ans que nos chemins se sont croisé. Deux ans ou nous nous sommes tournées autour. Et depuis que tu fais partie de ma vie, je sais que je ne peux pas vivre sans toi. C'est pourquoi...

Il s'arrête pour respirer un peu mieux et souffler. Ce qui fait rire nos proches. Max est aussi ému que moi. Je peux le voir dans ses yeux, sur son visage et sa façon de se tenir. Mais, je peux aussi l'entendre au son délicat et fébrile de sa voix. Il y a tant d'émotion visible à ce moment. Et c'est très rare.

- Angela Weber, mon ange. Souffle-t-il, en récupérant ma main.

Mon autre main libre est posée sur ma bouche. Sous le choc.

- Veux-tu devenir ma femme et la mère de mes enfants ?

La phrase que j'espère entendre depuis nos retrouvailles. D'accord, j'avais fait ma propre demande en mariage depuis... mais ça... Max à viser la lune pour le coup.

- Veut-tu te marier avec moi ?

- Oui. Dis-je tout en pleurant.

Max reste pourtant à terre.

- Est-ce que tu es partante pour te marier... ce soir ?

Mes yeux s'ouvrent en grand.

- Ce soir ?

Quelques petits rirent vient jusqu'à' mes oreilles et je m'empourpre.

- Tu as tout prévu ?

- Oui. Sourit-il.

- Depuis longtemps ?

- Pas mal de temps. Me confesse-t-il.

Je souris à mon tour et me penche pour l'embrasser.

- Très bien Maximilien. Nous allons nous marier... ce soir !

Sans perdre une seconde, Max se redresse et me soulève de terre. Il m'embrasse avec bonheur et je le lui rends. Un de mes plus beau baiser pour dire vrai. Un qui a de la valeur, même si tous me font battre le cœur comme jamais.

Il finit par me reposer et sortir une boite de sa poche.

- Que serait une demande en mariage sans bague ? S'amuse-t-il.

- Attends.

Je pose la main sur la boite qu'il est prêt à ouvrir ce qui le surprend.

- Est-ce que je peux formuler une volonté ?

- Oui. Tout ce que tu veux, Angela.

Il n'est pas inquiet, mais je le vois essayé de comprendre.

- Est-ce que tu peux me la montrer seulement lors de l'échange des anneaux ?

- Euh... Oui…

Il semble perdu. Je dois lui expliquer.

- Si tu me la montre, je ne vais jamais vouloir la retirer. Donc...

Maximilien rigole aussitôt, suivi par les personnes de notre entourage.

- Voilà pourquoi, je t'aime Angela Weber. Et c'est pourquoi tu vas faire une merveilleuse épouse.

Je l'espère de tout mon corps, soufflais-je mentalement, avant de monter sur mes pointes de pieds pour l'embrasser tendrement. Bon dieu... je vais me marier ce soir, ici. Au paradis. On finit tous par se tourner vers le soleil couchant profitant de l'instant d'être tous ensemble. Et c'est le meilleure souvenir que je garderai jusqu'au bout de ma vie.