Chapitre 34
Point de vue : Angela Weber-Stuart.
Le mariage est juste magnifique. Tout ce que j'avais expiré et plus encore. J'ai la robe de princesse comme je l'avais toujours imaginé. En réalité, c'est un de mes croquis qu'à utiliser Maximilien et sa chef d'atelier pour reproduire celle qui est sur mon dos. Un bustier sans bretelle avec des milliers de petit diamant brillant de mille feux sur un fond gris claire. Le tissus est fluide tout le haut et la première couche du bas. C'est une robe bouffante avec de la dentelle tout le long jusqu'à la traîne assez courte. Autant dire que sur le sable c'était idéale... j'ai refusé de la quitter malgré la recommandation de la styliste et même de ma mère.
- Maman, je vais la porter qu'une fois dans ma vie.
- Je te le souhaite. Chantonne-t-elle, amusée.
J'arque un sourcil et lui donne mes chaussures.
- Va les mettre à l'abri.
- Tu les as mises que cinq minutes, mais la robe tu veux la garder ? Se moque-t-elle.
- C'est mon choix.
- Très bien, madame la mariée. Dit-elle avant de m'embrasser sur la joue et de filer vers l'intérieur de la maison que Max à louer.
Avoir un mariage sur le bord de mer et avoir une plage paradisiaque c'est le rêve de toute... et aujourd'hui je peux dire que je l'ai eu... grâce à mon époux. Je souffle de bonheur. Oui. Maximilien est mon époux. Mon mari... et je suis sa femme. Pour le meilleur et pour le pire.
- Il est temps de couper le gâteau.
Alice totalement surexcité tire sur mon bras et m'entraîne à travers les tables installés sur le sable. Je repère tout de suite Max. Un verre à la main en plein discussions avec mon père et d'autres hommes. Il sourit en me voyant derrière Alice.
- Monsieur le marié... chantonne-t-elle, merci de vous rendre sur la terrasse de la maison pour couper le gâteau.
- Très bien, Alice.
Je ris lorsqu'il m'administre un clin d'œil. En réalité, je glousse... Max donne son verre à Alice quand il vient vers moi et m'embrasse sur le bout du nez.
- Tu es magnifique !
- La robe est un bijou. Je ne sais pas comment te remercier.
- Cette robe ne fait que te rendre justice. Pour le remerciement nous verrons plus tard... mais pour le moment...
Dans un geste gracieux, Maximilien se baisse et me porte comme une jeune mariée.
- c'est un peu tôt pour ça, non ? Rigolais-je pleinement, tandis que des cris enthousiasment se font entendre.
- C'est notre moment. Je fais ce que je veux.
- Bien, monsieur Stuart.
- Merci madame Weber-Stuart !
Mon cœur rate un battement.
- j'aime t'entendre le dire. Soufflais-je à son oreille, tandis qu'il rejoint la terrasse.
Il sourit grandement puis, me pose doucement. A ses côtes je me sens toujours ridicule. Pas aujourd'hui. Je suis sa moitié. Rien n'y personne ne pourra me prendre. Il est à moi. Rien qu'à moi. Et je l'aime de toutes les façons possibles et imaginables.
La musique finie par s'arrêter... puis, des notes de musique jouer au piano. Je me tourne vers le piano installer sur le sable... je suis surprise d'y voir assis Edward.
- Petite surprise. Chantonne mon homme avant de m'embrasser sur la joue.
- Je ne vais pas survivre à cette journée, si tu continues. Dis-je un large sourire sur le visage.
Max sourit un peu plus, puis le gâteau arrive sur la musique tendre et délicate. Le gâteau qui arrive sur un chariot pousser par un chef de cuisine, me comble de joie. C'est un gâteau sur quatre étages. Rien que ça. Il est tout de blanc vêtu avec des roses blanches et roses tout un côté. Qui part d'en haut, jusqu'en bas.
- Tu aimes ?
- Oui. Chantonnais-je. C'est parfait.
Alice donne le couteau à Max et se dernier le pause sur un l'étage du bas. Je pose ma main sur la sienne et coupe avec lui une petite part. Max récupère la tranche fine et la porte à mes lèvres. J'y goutte et souffle de soulagement.
- C'est trop bon. Dis-je la bouche pleine ce qui fait rire nos nombreux invité.
J'attrape un morceau et le porte aux lèvres de Max. il termine en posant un baiser sur mon pouce.
- Oui, délicieux.
Il m'offre un clin d'œil, puis invite tout le monde à venir se servir. Une main sur le bas de mon dos, il m'entraîne à nouveau sur le sable. Tenant une assiette pour deux, nous nous installons sur une des chaises disponible. Les gens ne nous laissent pas une seule fois seule. En premier Jasper avec Emmett. Ensuite, Bella et Edward. Et pour finir, mon frère et Jessica.
- Ma sœur est mariée. Souffle mon frère, en me prenant dans ses bras.
- Oui. Je n'aurai jamais imaginé ça.
- Moi non plus. Rigole-t-il. Surtout après ta première semaine à New-York.
Il part dans un grand rire, tandis que je me mords la lèvre inférieure pour ne pas glousser.
- La première semaine ? S'étonne Bella.
Je jette un petit coup d'œil à Max. Il semble ne pas savoir. Très bien, je vais lui remémorer.
- j'avais fait ma première semaine de travail. Dis-je dans un grand sourire. J'avais une grande réunion le lundi matin.
Max fronce les sourcils. Je continue devant mes amis attentifs.
- je me suis pointé à la réunion qui devait avoir lieu au bout du couloir.
- Hey ! Se plaint Max aussitôt. J'y suis pour rien.
Voilà, il vient de comprendre.
- laisse-moi finir. Dis-je moqueuse. Bref, la réunion a été déplacée...
- Et ? S'amuse Alice.
- Je me suis retrouvé à une autre réunion, qui n'avait absolument rien avoir avec moi.
- Et tu es resté ? S'étrangle-t-elle.
- Non. J'ai cherché Max toute la matinée.
- Il était où ?
- Chez lui. Me moquais-je. Il avait annulé la réunion.
- Pourquoi ?
- Parce que je suis le patron. Grogne-t-il avant de m'attirer à lui.
- C'est exactement ce qu'il a répondu quand j'ai demandé des comptes ! Dis-je avec une petite moue.
Mon homme m'embrasse.
- c'est de l'histoire ancienne, mon ange.
- Ouais... mais, tu m'as bien fait tourner en bourrique.
- Angie chérie ?
Ma mère vient à la rescousse de Max. il la remercie d'un grand sourire, tandis qu'elle me sort du cercle.
- oui ?
- Chérie, vient... ton père et moi voulons te parler de quelques choses ?
Pour le coup, je suis très surprise. Qu'est-ce que mes parents ont bien besoin de me dire le jour de mon mariage ? On s'éloigne un peu et je reste debout face à eux. Le cœur battant un peu plus rapidement qu'il ne devrait.
Mon père est celui qui parle le plus des deux. En tant que pasteur, il trouve toujours les bons mots. Mais, je suis surprise de voir ma mère le faire.
- voilà... tu sais que nous t'aimons de tout notre cœur ?
- Oui.
- Et que nous voulons ton bonheur ? Comme celui de tes frères ?
- Oui. Murmurais-je, dansant d'un pied à l'autre.
Mon père prend une inspiration. C'est son tour.
- Mon Angela, nous avons toujours fait de notre mieux pour nos enfants. Un mariage c'est l'union de deux personnes. Il est donc de votre devoir de vous vouer l'un à l'autre.
- Papa... chuchotais-je les larmes aux yeux.
Il continue, ignorant mon intervention.
- De savoir accorder vos forces et vos faiblesses pour traverser les obstacles que le temps pourrait vouloir dresser devant vous.
Il fait une petite pause et sourit de toutes ses dents.
- ta mère et moi sommes fières de ce que tu es devenue. Notre petite fleur à grandit, poussé et devenue une merveille pour tous.
Cette fois, je pleure sans m'en cacher. Je renfile un peu aussi.
- Chérie, souffle-t-il en posant ses mains sur mes joues pour essuyé mes larmes, tu as notre respect, bonheur, contentement et gaieté pour votre mariage, votre vie et votre amour !
Il me sert fort contre lui. Et je me laisse bercer. Me retrouvant petite dans les bras de son père adoré. Ma mère se joint à nous pour nos embrassades.
- ma puce ?
Ma mère se retire et me force à la regarder dans les yeux.
- tu as tout ce dont tu as besoin. Maximilien a le pouvoir de te rendre heureuse... et je ne parle pas de son argent ! Grogne-t-elle nous faisant rire. Je parle de son amour pour toi. Et c'est ce qui nous rends le plus heureux... c'est pourquoi...
Ma mère retire le collier autour de son cou et me le met au mien.
- Le collier de grand-mère. Murmurais-je en le touchant du bout des doigts.
- C'est en réalité celui de ton arrière-grand-mère. M'apprends ma mère sous mes yeux ronds. On le transmet de génération en génération le jour du mariage. De fille en fille. Dit-elle grandement. Et tu devras le faire pour ta fille !
Mon cœur se sert. Se brise presque pour dire la vérité.
- D'accord. Murmurais-je faiblement.
J'offre un dernier baiser à mes parents avant de me faire happer par Alice, Bella, Rosalie et d'autres de mes copines pour danser. Oui... je refuse d'ouvrir le bal avec Max... même si je danse comme une déesse. Par contre, j'avais une envie folle de faire partager mes amies... alors autant réunir tout le monde. Et je dois dire que rire et m'amuser avec mes ami(e)s et l'un des meilleurs moments de la journée.
*/*
J'ai à mon doigt une bague. Pas n'importe quelle bague... un anneau avec en son centre un diamant solitaire pris entre 4 griffes est déposé sur une somptueuse monture pavée de diamants taille brillant et sertie de baguettes. Cette bague vos des plus de dix mille dollars, j'en suis convaincu. Je la regarde allongé dans le lit. Mon mari à mes côtés. Max fini par sortir de son sommeil et m'embrasse sur l'épaule dénudé la plus proche de ses lèvres.
- Tu l'admire encore ? S'amuse-t-il.
- Elle est magnifique !
- Comme toi.
Je deviens légèrement rouge. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs.
- Cette bague, dit-il en récupérant ma main, a été réalisé spécialement pour toi. Aucune autre femme au monde ne pourra la posséder, m'explique-t-il doucement. Tendrement.
J'en ai d'ailleurs le souffle coupé.
- Elle a été dessiné par mes soins... je voulais un hommage à la force et la puissance de la femme dont je partage la vie et j'ai essayé de montrer le pouvoir générateur et créatif qu'elle dégage.
Comme ne pas tomber amoureuse de lui.
- Que puis-je dire après-ça ? Dis-je toute ému.
- Que tu m'aime Angie. Dit-il en français. Et que tu ne me quitteras jamais.
- Je t'aime et ne te quitterai jamais. Récitais-je dans ma langue maternelle, avec affection et amour.
- Même si je deviens énervant et que tu auras des raisons très souvent de m'en vouloir ?
- Que se passe-t-il ? M'enquis-je vivement.
Le stress à prit possession de moi.
- rien. J'ai juste peur de te perdre. Souffle-t-il en me prenant dans ses bras.
Je me laisse faire.
- j'ai juste peur d'avoir trouvé le bonheur et de tout voir s'écrouler !
- Ça n'arrivera pas, Max. Je suis avec toi. Quoi qu'il arrive dans le futur.
- Parfait... car je ne survivrai pas à ton départ, Angie. Jamais.
- Je ne te quitterai jamais. Même si tu fais un truc vraiment moche. J'essaierai de te comprendre, de me battre pour nous... et ensuite on avisera.
- Bien.
Je prends une grande inspiration.
- je te demande la même chose !
- Je me bats pour toi et ton amour, tous les jours depuis notre rencontre... je continuai jusqu'à mon dernier souffle.
- Merci.
Max m'embrasse du bout des lèvres, puis me sert contre lui avec force et puissance. Comme s'il avait peur que je m'enfuis. Que je disparais. Ce qui n'arrivera pas. Jamais !
*/*
Je retire mes escarpins et les poses sur la banquette arrière de la voiture. Maximilien me regarde faire, sans aucune expression. Je les troques contre des chaussures de ville. Plates et plus confortable pour une visite de la ville.
- Beaucoup mieux. Soufflais-je avant de me pencher vers Max, pour lui poser un baiser sur les lèvres.
Au moment où je me recule, Max passe une main derrière ma nuque et m'arrête net. Il rapproche son visage du mien pour être nez contre nez. Adorable.
- Ne quitte pas tes gardes. Et ne t'aventure par dans des endroits étranges.
- Je...
- Et garde ton téléphone sur toi. Me coupe-t-il, tandis que je souris un peu plus.
- Je sais ! Souris-je grandement avant de relever un peu la tête pour l'embrasser sur le bout du nez.
- Tu peux donc sortir visiter !
- Merci.
Je l'embrasse sur les lèvres, sert mon sac contre moi et sort du véhicule. Mes deux gardes sont déjà à mes côtés. La voiture de Max se met en chemin et j'ai oublié de lui dire quelques choses de très important. Je sors mon téléphone et l'appel. Il répond tout de suite, tandis qu'au loin la voiture s'arrête.
- Tu as oublié quelques choses ? Réclame-t-il, surprit.
- Oui. J'ai oublié de te remercier et de te souhaiter une bonne journée.
Un petit silence me répond. Puis, doucement le véhicule recule jusqu'à revenir jusqu'à moi. Max sort du véhicule et je raccroche.
- Vous êtes surprenante et déstabilisante, madame Weber-Stuart.
- Je sais.
Max passe ses bras autour de moi et pose ses mains sur le bas de mon dos.
- Je t'aime. Chuchotais-je en serrant mes bras autour de son cou.
- Je t'aime, ma belle française.
Il me souffle ses petits mots en français pour mon plus grand plaisir. Doucement, nos lèvres se touchent pour un baiser suave et léger. Dieu que j'aime cet homme. Lorsqu'il se recule, j'ai limite la tête qui tourne.
- Amuse-toi bien. Et appel-moi si tu as des difficultés.
- Je suis arrivé à vivre à New-York. Ne t'inquiète pas pour moi.
- Je m'inquiéterai toujours pour toi.
- Je sais. Allez, va travailler. Tu vas être en retard à ton rendez-vous.
Max soupire, m'embrasse une fois de plus avant de me quitter pour retourner dans la voiture. Je prends une grande inspiration et sourit à mes deux gardes qui ne me regarde pas une seule fois. Ils savent être très discrets.
- Bien, messieurs. J'espère que vous avez de bonnes chaussures de marche, car nous n'allons pas traîner aujourd'hui.
Vu le regard, qu'ils s'échangent je pense qu'ils sont au courant. Cela fait exactement un mois que je suis marié à Max. Nous sommes donc venus pour notre lune de miel à Rome. Un de mes souhaits. Il n'a pas rechigné car il avait du travail dans le coin à remettre en ordre. Ça m'arrange. Faire les boutiques et visiter avec Max et hors du commun. Au moins, je peux faire ce que je veux lorsqu'il travail. Et je le rejoins plus tard en fin de journée.
En réalité, je suis déjà venue en Italie grâce à Max. Avant qu'on soit en couple et que j'étais son assistant personnel. Nous sommes allés à Florence et à Rome. Sauf, que je n'ai jamais pu visiter. Juste regarder par la vitre de la voiture durant nos différents trajets au rendez-vous.
Cependant, hors de question de rester enfermer cette fois-ci. Je ne suis plus son assistante, mais sa femme maintenant. Ce qui est tout aussi excitant. Ma première sortie officielle. Et j'ai mon appareille photo autour du cou pour ensuite mettre un article parfait sur mon blog qui a déjà plusieurs centaines de visiteur et d'abonnés. Max m'a aussi conseillé d'ouvrir un compte twitter et Instagram. Ce que j'ai fait. J'ai du coup beaucoup plus à gérer. Mais, j'aime l'idée. Je n'ai pas eu de proposition pour le moment, mais ça va venir. Je n'en suis qu'à mon troisième article, donc...
- Que voulez-vous faire madame ?
- Plusieurs choses. Nous pouvons commencer par le Colisée, peut-être.
Je pointe le doigt devant moi lorsqu'on tourne au coin de la rue. Le monument est droit devant nous. Mon garde du corps rougi un peu mal à l'aise et je savoure. J'ai plusieurs points à rayer de ma liste de choses à faire. Et pas mal son lié à cette ville touristique et romantique.
Je veux admirer le plafond de la chapelle Sixtine et les toiles raphaélites au musée du Vatican. Faire du shopping sur la Via del Corso, mais je ne le dirais jamais à voix haute. Encore moins à Maximilien. Je veux revivre l'Antiquité sur le Forum Romain et le Cirque Maxime… je suis sûr que ça plairez à Max par contre. Je veux manger les meilleures pizzas du monde et ici je serai merveilleusement bien servi. Mon rêve est également de me balader sur les rives du Tibre. Prendre la température dans le quartier bouillonnant du Trastevere. Faire un vœu à la fontaine de Trevi Grimper sur les hauteurs de la Piazza di Spagna pour contempler toute la ville. Et me cultiver à la villa Borghese. Et par-dessus tout... je veux découvrir le Colisée. Et c'est pourquoi nous commençons par ce lieu remplit d'histoire.
Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.
Je reçois un nouveau message avec une photo d'Angela. Je suis son parcourt au fur et à mesure de la journée. Elle est pétillante, comme toujours. Je peux la voir visiter la chapelle Sixtine. Elle essaie de m'inclure dans sa journée et dans ses visites. J'adore l'idée.
Du coup, je prends discrètement une photo de moi qui regarde dans le vague. Satisfait, je lui envoie. Bon dieu, cette femme peut changer un homme. Jamais de ma vie, je n'aurai cru prendre un selfie. Je rajoute un rapide « Tu es magnifique », qui risque de la faire sourire.
J'essaie de me concentrer sur ma réunion pour une collaboration avec des stylistes et des commerçants de Rome. J'ai à peine eu le temps de poser une question que mon téléphone vibre nouveau. Je souris en lisant le message.
« Tu viens réellement de prendre un selfie ?
Tu veux m'épouser ? »
Je souris comme un idiot, ce qui surprend les gens autour de la table.
- Pardonner moi. Je suis un peu distrait. Je vous demande une minute. Dis-je lentement, en Italien.
- Bien sûr monsieur Stuart. Souffle un de mes interlocuteurs.
J'appelle aussitôt ma femme en tournant mon siège pivotant vers la baie vitrée, de la salle de réunion, qui je dois l'avouer à une vue incroyable sur la ville de Rome. Angela répond au bout de deux sonneries.
Elle rigole directement, ce qui me fait encore plus sourire.
- Ma chérie, tu es une bouffée d'oxygène dans ma vie. Dis-je en français.
- Je te retourne le compliment. Tu en as pour longtemps encore ? Se renseigne-t-elle, dans la même langue.
- Une heure ou deux. Je suis étrangement bien distrait pour me concentrer sur mon travail. Du coup... je mets plus longtemps que prévu.
- Message reçu cinq sur cinq. Chantonne-t-elle. Tu seras en dîner d'affaire ce soir ou on pourra se retrouver ?
- Tu pourrais venir dîner avec nous ?
- Hum... je vais y réfléchir.
Ça sonne plus comme un « non », mais je ne peux pas lui en vouloir.
- Très bien. On se retrouve à l'appartement dans la soirée.
- Merci, Max.
- Avec plaisir… et Angela ?
- Hum ?
- Utilise ta putain de carte de crédit... il semble que tu n'es encore rien dépenser.
Elle rigole aussitôt, m'offre un « je t'aime mon époux» qui me fait fondre, avant de raccrocher.
- Pardonner moi. Ma femme semble être tombée amoureuse de cette ville. Dis-je dans un parfait italien.
Ils sont tout à coup très heureux de l'apprendre. Et d'ailleurs, ils semblent moins sur la défensive. Tant qu'aux trois femmes présente qui me dévorer des yeux, depuis le début de l'entretient, elles semblent avoir mangé un citron acide. Je souris deux fois plus.
Point de vue : Angela Weber.
Je porte une jolie robe bleu nuit avec un dos nu plongeant, qui descend jusqu'au bas de mon dos. Juste au début de la courbe de mes fesses. Cette robe, je l'adore. Je viens de l'acheter. Avec la carte bancaire que Max m'a remise le lendemain de notre mariage. Elle est à mon nom : Angela Weber-Stuart. Rien que ça.
Je n'ai pas osé regarder combien contient d'argent ce compte. Je pense pouvoir tourner de l'œil en le découvrant. En tout cas, j'espère que cette robe va faire effet sur Max ce soir.
Je monte les marches qui me guident jusqu'au bar/restaurant ou mon amoureux dîne ce soir. Il est en rendez-vous affaire. Je lui ai fait croire que je ne viendrai pas ce soir. Ensuite, je me suis mise en relation avec son garde du corps pour avoir l'adresse en toute discrétion. Mon plan à fonctionner. Maximilien ne sait pas que je suis à quelques pas, lorsque je reçois un message de lui.
« Tu me manque. Tout ce passe bien ?
Ton époux ».
Je souris de toutes mes dents en m'arrêtant sur la dernière marche. Un de mes gardes du corps, Juan, ouvre la porte. Je lui fais signe d'attendre en levant l'index devant moi. Il hoche la tête, pendant que je réponds à Max.
« Je m'ennuie de toi. Je suis dans notre lit...
Essayant de trouver le sommeil.
Ta femme ».
Je suis de très bonne humeur ce soir. Et j'espère qu'il le sera aussi. Je souffle un grand coup et entre dans le restaurant. Mon garde du corps à l'avant et un autre derrière moi. Évidemment, j'attire tout de suite le regard. Sans un mot pour l'hôtesse qui me regarde avec des gros yeux, je vais directement vers le bar.
- Monsieur Stuart est à deux tables sur votre droite, madame.
- Merci, Juan. Soufflais-je avant de me pencher vers le bar pour passer commande au barman.
- Un verre de votre meilleur whisky et un cocktail sans alcool.
- Bien sûr madame.
Le barman m'offre un énorme sourire et s'éloigne à peine pour préparer ma commande. Je n'ai plus qu'à attendre.
Point de vue : Maximilien Taylor Stuart.
Assis à table avec mes clients, trois hommes et deux femmes, je savoure le rouge que je bois, tout en lisant le dernier message de mon Angela. Cette femme à un caractère incroyable.
- Incroyable !
La femme sur ma droite à une voix mielleuse depuis notre rencontre dans l'après-midi. Un peu trop à mon goût. Pourtant, à cet instant précis, je sens l'irritation et l'indignation dans sa voix.
- Cette femme ne doit pas savoir ce qu'une tenue descente signifie.
Mon regard comme celui des personnes à notre table vont vers une femme portant une robe absolument fascinante. Elle porte cette robe avec grâce et élégance. Je sais pourtant que cette robe irrite la personne à ma droite... surtout le dos nus plongeant s'arrêtant au-dessus des fesses. Cette robe appelle à la luxure. Rien de plus.
- Voir totalement inapproprié. Souffle l'autre femme en soutient.
Je suis prêt à leur dire que la robe est absolument merveilleuse, mais mon souffle meurt dans ma gorge lorsque la femme à la robe bleue nuit tourne le visage vers nous. Je crois même que je suis en train de ventiler. Mon cœur bondit hors de ma poitrine. J'ai une sensation d'être ravagé par une boule de feu. Elle part de mes reins remonte jusqu'à mon cœur le faisant repartir et remonte jusqu'à mon visage qui prend feu.
Cette femme... il s'agit de ma femme. Je lâche fortement mon verre sur la table. D'ailleurs ce dernier ne tient pas en place et va s'étaler sur la table, attirant les regards une fraction de seconde... car beaucoup retourne vers Angela. Ma femme est regardée par tout le monde. Absolument tout le monde dans le bar/restaurant.
- Excusez-moi.
J'essaie de réparer les dégâts de ma bêtise. La brune à ma droite attrape sa serviette et vient essuyer ma main qui s'active à remettre le verre en position. Je m'écarte d'elle comme brûlé. Cette fois, j'ai la mâchoire serré. Je suis irrité par tout ce cirque. Entre son petit jeu de séduction qui dure depuis trop longtemps... ma femme qui se pavane dans une tenue trop sensuelle... et les critiques désobligeante sur celle qui partage ma vie. Autour de la table, les regards son inquiet.
- Je vous demande un instant !
Je me lève de mon siège et marche droit vers la femme qui partage ma vie : Angela Weber-Stuart depuis un mois. Ses yeux se plissent lorsque j'arrive sur elle. Elle semble sentir le danger car elle se retourne totalement, me tournant le dos. Mon sang ne fait qu'un tour, en voyant cette chute de rein. Je me poste tranquillement à ses côtés et appel d'un mouvement de main un de ses gardes. Je me demande si je ne vais pas les virés d'ailleurs.
- Préparer la voiture de madame Stuart.
Il est surprit, mais s'exécute en hochant la tête. Je suis prêt à discuter avec Angie, malheureusement, elle me prend de court.
- Visiblement, ma présence prêt de toi ce soir, semble ne pas te ravir ! Chuchote-t-elle.
Je sers les dents... j'ai envie de la prendre. Là, maintenant... juste pour la punir de me faire subir ce genre d'émotion.
- Une nouvelle robe ?
Ma voix est froide, ferme... putain... faut que je me calme. Je peux clairement la voir fermer les yeux et se tendre à l'extrême.
- Effectivement. Une robe achetée avec ta putain de carte de crédit.
Son ton est glaçant. Merde.
- Je voulais te faire une surprise, mais je crois que c'est moi qui suis surprise.
Je fronce les sourcils.
- De quoi parles-tu ?
Ma femme se tourne totalement vers la table ou les clients de ma société attendent, m'analyse et se questionne.
- Je remarque simplement que je ne te manque pas tant que ça.
Sa voix est douce comme la peau d'un bébé, pourtant je peux clairement sentir la peine dans son regard.
- C'est un dîner avec des clients de ma firme. Étant donné que tu étais mon assistante personne il n'y pas si longtemps... je pense que tu peux comprendre ?
Ses yeux me fixe et brille fortement. Je lui fais du mal. Pourtant, je ne peux rien faire à cet instant précis. Je ne peux pas me gérer.
- Tu es froid comme la glace. Que se passe-t-il ? Demande-t-elle.
Je me masse la nuque nerveusement avant que mes doigts glissent le long de son corps sans pour autant la toucher. Debout face à elle, je me sens pour la première fois démuni et impuissant.
- Cette robe... elle perturbe tout le monde !
L'éclat dans ses yeux scintille un peu plus, pendant que je m'enfonce encore.
- Donc le problème vient de la robe que je porte ? Celle que j'ai achetée pour toi ?
Mon cœur se sert.
- Tu distrais mes clients, les gens dans cette pièce. Ils ne parlent que de toi.
Elle fronce les sourcils. Étrangement, un sourire apparaît sur ses lèvres. Fin. Doux. Délicat. Tout elle. Mon Angela. Elle se tourne vers le barman qui pose deux verres devant elle. Elle attrape le verre de whisky et le fait glisser devant moi.
- A notre première dispute de monsieur et madame Stuart. Chantonne-t-elle.
Je ne touche pas au verre qu'elle me propose. Elle relève un sourcil foutrement sexy.
- Non ? Très bien.
Elle attrape mon verre et le porte à ses lèvres. Mes yeux s'ouvrent en grand. Avant que le liquide ne glisse dans sa bouche, je l'arrête. J'attrape le verre et le pose brutalement sur le bar. Je sais que les gens me regardent, nous regarde.
- Tu ne m'as même pas touché. Souffle-t-elle, tristement.
Cette fois, c'est sur... je ne peux plus rester de marbre.
- Tu sais ce qu'ils disent de toi ? Crachais-je. Que t'a robe est inapproprié pour les lieux.
Elle recule légèrement comme frapper par mes mots.
- Et tu n'as rien dit ! Constate-t-elle. Tu ne m'as même pas défendu ?
Mon cœur se sert.
- Je ne savais pas que tu devais venir. L'étonnement à fait le pas sur tout le reste.
Elle hoche la tête. Je la perds. Merde.
- Je vais rentrer ! Je te souhaite une bonne fin de soirée.
Elle tourne les talons avec une rapidité à me faire peur. Tellement qu'il me faut presque courir pour la rejoindre. J'attrape son avant-bras ferment en même temps que mon bras s'enroule autour de sa taille. Elle pousse un petit cri de surprise.
Nous sommes au milieu du restaurant. Au milieu des tables pour être exact. J'essaie de parler plus fort que je ne le devrai. C'est important que tous l'entente. Pour ma femme... mais surtout pour moi.
- Ne me tourne plus jamais le dos. Je n'ai pas fini de parler.
Ses yeux se remplissent de larmes.
- J'ai préféré venir te rejoindre, te parler, plutôt que de m'énerver contre eux. Dis-je avec un mouvement de tête vers la table de mes clients. Tu es bien plus importante que tout le reste.
Elle cligne des yeux, je reprends.
- Je ne voulais pas te manquer de respect. Je me suis mal exprimé.
Elle ne dit mot. Ne réponds pas. Moi non plus. Les gens autour de nous, semble s'être arrêter de vivre.
- Est-ce que je peux rentrer ?
Ça voix est délicate. Fragile. Elle est sur le point de perdre pied. Par ma faute.
- Oui, mon ange. Et je rentre avec toi.
J'ai l'impression que ma présence à ses côtés ne lui fait pas plaisir pour le moment... mais, je ne fais pas de réflexion. Je lui fais signe d'attendre et rejoint la table en quatre grands pas. Ils se lèvent tous de table.
- Vous pouvez continuer le repas !
J'attrape ma veste.
- Monsieur Stuart, je crois que...
- je ne souhaite pas vos excuses. On ne parle pas d'une femme comme si c'était un objet. Et encore moins quand il s'agit de Ma femme !
Je tourne les talons et rejoins mon épouse. Je l'embrasse sur la joue et la guide vers l'extérieur. Je sens que ma nuit risque d'être longue !
Point de vue : Angela Weber.
Seule dans la salle de bain, les larmes coulant le long de mon visage. Je ne sais même pas ce qui me rend triste... si... je le sais... en réalité, je suis triste de savoir que ma surprise est tombée à l'eau. Triste de savoir que j'ai attiré les foutres durant quelques minutes de l'homme qui partage ma vie. Triste d'avoir entendu les commentaires des gens dans ce restaurant. Triste de savoir que mon séjour en Italie ne se passe pas aussi bien que prévu.
Je retire la robe que j'ai sur le dos. Je renifle affreusement. Jamais encore Maximilien Taylor Stuart a été si dur avec moi. Jamais encore, il m'avait parlé ainsi. Et je déteste l'homme que j'ai croisé ce soir. Car, il n'est pas du tout l'homme qui partage ma vie. Je plie ma robe et la remet soigneusement dans son carton. Puis, je sors de mon sac à main la carte de crédit à mon nom. Celle qui aura été en ma possession que durant 24h. Cette carte, je la glisse au fond de la boite. Sous la robe. Je ne compte plus jamais la toucher. Ni l'une. Ni l'autre.
Mais, avant tout autre chose... j'ai une chose très importe à révéler à Maximilien et vu les circonstances, je ne suis pas certaine que ça soit le bon moment. Cependant, je ne peux pas faire autrement. Je dois lui dire. Je dois lui montrer !
Je passe un peignoir sur mon corps, souffle un grand-coup... et sors de la salle de bain. Le grand Maximilien Taylor Stuart... mon époux... est assis sur le lit. Toujours dans son splendide costume de luxe. Il n'a pas bougé. Il a les mains croisé devant lui. Il me regarde avec tendresse. Amour... et je ne peux plus me retenir.
- Max ? Il y a une chose d'importante que je dois te dire...
Il tique et fronce les sourcils lorsque je fais glisser le peignoir le long de mon corps.
- Angie ?
Ses yeux s'ouvrent en grand. Il ne dit rien durant de longue, longue seconde...
- Max ?
Il ferme les yeux forts. Très fort. Tellement que j'ai mal pour lui. Putain... est-ce que cette soirée va être pire ? Ou mieux ?
