Chapitre 35

Point de vue : Angela Weber-Stuart.

Face à lui, je ne fais pas le poids. Je le sais. Pourtant, j'ai un sourire timide sur les lèvres lorsqu'il embrasse une fois encore mon corps. J'ai également le rouge aux joues, ce qui l'amuse plus qu'autre chose.

- Tu as fait ça aujourd'hui ?

- Après ton départ. lui dis-je doucement.

- Avant le Colisée ? s'étonne-t-il. Tu avais tellement hâte d'y aller.

- C'était ça la plus importe des choses à faire ce jour-là.

Max sourit un peu plus et passe le pouce sur ma peau.

- Tu aurais dû m'attendre. j'aurai aimé venir avec toi.

- Tu n'aurais pas aimé ! dis-je en grimaçant.

Max se relève doucement et se poste à quelques centimètres de mon visage.

- Tu as eu mal ?

Je lève la main et la pose sur sa nuque. Il lâche un soupire lorsque mes doigts vont se mêler à ses cheveux.

- Un peu.

- J'aurai dû être là. murmure-t-il avant de poser un baiser sur le bout de mon nez.

- J'étais à moitié nu. je n'aurai jamais pu être tatoué avec toi dans les parages. ronchonnais-je. et j'avais un soutient gorge de sport. croit moi… y avait rien de sexy et personne n'a rien vu !

J'ai débité à toute vitesse, voyant le regard tout à coup inquiet de Max face à ma nudité. Je rajoute doucement.

- C'est une femme qui m'a tatoué.

- Ou était mes gardes ?

- Tu veux dire mes gardes ? le contrais-je joueuse.

Il hoche simplement la tête sans ajouter mot.

- Aucune idée du groupe… mais, y en a un qui est resté devant la porte tout le long !

Je rigole aussitôt.

- J'ai cru qu'il allait entrer et me sortir de là quand j'ai commencé à …

Je ne finis pas ma phrase. Quelle idiote, je fais.

- Il a juré de ne rien dire. tu ne peux pas lui en vouloir. ils sont sous mes ordres.

- En réalité, ils sont sous mes ordres, petit démon… et je paie leur putain de salaire pour être au courant de tes moindres fait et gestes !

Je palis légèrement en relâchant la pression sur sa nuque.

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

- Je crois bien que si ! tranchais-je, en m'installant de nouveau sur le lit.

Totalement nu après avoir eu une relation fougueuse, nous discutions de mon putain de tatouage. Une preuve d'amour pour lui. Comme il avait fait avec moi.

- Est-ce que ça va toujours être comme ça ?

Max cligne des yeux surprit face à ma question.

- Que veux-tu dire ?

- Est-ce qu'on va toujours devoir discuter et s'emporter sur ce genre de point ?

Je le vois retenir sa respiration.

- Cela te dérange ?

Il est craintif. Beaucoup.

- Je ne sais pas. mais, je n'aime pas la direction que prend notre relation.

Max ferme les yeux. Il semble torturer. Je n'aime pas le voir ainsi.

- Dit moi quoi faire Angie. je refuse de te perdre alors que nous sommes qu'au début de notre histoire.

Une larme coule le long de ma joue.

- Je t'aime. et je viens de t'épouser.

Je me penche vers lui et l'embrasse avec douceur, délicate et surtout avec amour.

- Je viens de me faire tatouer pour toi.

- Mais, je t'étouffe trop !

- Tu prends trop soin de moi. je suis quelqu'un de libre. Si j'ai envie de me faire tatouer, je le referai et si je dois porter une tenue indécente pour séduire mon époux… je le ferai. j'espère que tu le comprends !

Max ne réponds pas. Il s'allonge de tous son long sur le lit à mes côtés et je m'empresse de venir poser ma tête sur son torse. Il m'enroule de ses bras protecteur et nous restons de longues minutes sans bouger. Ni parler.

- Angela ?

- Hum ?

Je me redresse un peu et pose ma main sur son tatouage. Mon prénom calligraphié sur sa peau.

- Je promets de te rendre heureuse !

- Je suis heureuse, Max. Avec toi.

- Tu étais heureuse quand tu travailler pour moi !?

Mon cœur rate un battement. je ne sais pas s'il s'agit d'une question ou d'une affirmation.

- Très.

Je ne peux pas mentir. Je refuse de le faire.

- Depuis que tu as quitté ton poste dans mon entreprise, puis chez Dior… je trouve que tu es…

Je grimace et il arrête de parler.

- Je dépasse les limites ?

- Tu es mon mari. tu ne dépasseras jamais les limites. Cependant, je comprends ce que tu essaie de m'expliquer. Difficilement.

Il sourit doucement.

- J'ai compris que travailler de nouveau pour moi pose problème… mais, tu es une femme qui a besoin de s'activer. Voyager et publier tes écrits te passionne… mais, cela ne te rends pas complète !

Il parle doucement. Comme s'il avait peur de me dire les choses. Ou sûrement qu'il avait peur que je me braque. Il va être surprit.

- Je suis totalement d'accord avec toi !

Max est un peu surprit, mais ce prend vite.

- Vraiment ?

- Oui. Je n'aime pas être : « la femme de ». J'ai besoin d'être active. De prouver ce dont je suis capable… à moi, à toi et aux autres.

- Voilà ma femme ! dit-il avant de m'embrasser fougueusement et de me retrouver sur le lit.

Cette fois, c'est moi qui suis allongé, sous lui et me fait dévorer la bouche. Manque de bol, l'heure est venue pour nous de sortir du lit. Son téléphone vibre plusieurs fois et il se sent obligé de me relâcher.

- Maximilien Stuart, bougonne-t-il en décrochant vivement.

- …

Max me jette un petit regard lorsque je m'éclipse hors du lit pour la salle de bain. Je ne referme pas la porte quand j'entre sous la douche. L'eau chaude me fait un bien fou. Nous avons fait l'amour deux fois cette nuit. Max à prit grand soin de me donner trois orgasmes.

- Chérie ?

- Hum ?

Max est posté devant les lavabos, un rasoir dans la main.

- Nous avons un rendez-vous professionnel. Je souhaite que la guerrière en toi, soit disponible. Est-ce que c'est possible ?

- Nous allons revoir les gens de hier ! Bougonnais-je.

- Effectivement.

-La guerrière en moi, ne m'a jamais quitté Max ! Tranchais-je avant d'attraper le shampoing pour mes cheveux.

- Je n'en doute pas, mon amour. Je voulais juste te mettre en condition.

Je roule des yeux malgré moi. Une fois lavé de la tête au pied, je sors de la douche et laisse la place à Max, en passant il claque mes fesses et rigole grandement.

- Idiot. Souris-je en me postant devant le miroir.

J'attrape la crème et m'en met partout. Puis, je sors la crème pour mon tatouage. La tatoueuse, m'avait bien tout expliqué pour éviter les inflammations et les infections.

Mon tatouage est un cœur avec différents dégradé de couleur. Un mixte entre le rouge, le bleu et le violet. À gauche le mot « Home. » et à droite « Max. ». Puis autour de ça un petit avion absolument superbe qui fait une sorte de trajet comme autour d'un globe… mais là c'est autour du cœur. On y voit l'inscription USA-FR.

Mon pays d'adoption et mon pays de naissance. Tout y est. Ce tatouage me représente. Représente mon amour pour Max et aussi ma famille. Mes terres natales.

- Tu es parfaite !

Je sursaute un peu en croissant le regard de Max dans le miroir.

- Tu as été créé pour moi. Aucun doute.

Je fixe son tatouage.

- Oui, nous sommes faits pour être ensemble !

Max m'embrasse rapidement sur l'épaule, puis rejoint la chambre pour se changer. Je le suis de prêt.

- Quand rentrons-nous ?

- Ce soir, si tout se passe bien. Impatiente ?

- Un peu. Notre chez nous, me manque. Dis-je avec une petite grimace.

- Je pensais être ton « chez toi » ? S'amuse mon homme.

Je roule des yeux et ne réponds pas. Il a décidé de m'embêter aujourd'hui. Je vais devoir faire avec.

Planter devant mes différents vêtements, j'imagine ce qui pourrait le plus impressionner ses charmantes personnes. J'essaie de trouver la tenue parfaite… puis, je me rappelle la conversation de Max. la tenue qui l'impressionne le plus et surtout ma personnalité c'est quand je travaillais pour lui. Donc, en tenu professionnel. J'ai un immense sourire sur le visage en attrapant mon pantalon noir à pince et mon blaser. En dessous, j'attrape un chemisier blanc que j'ai acheté ici même dans une petite boutique absolument magnifique. Je ressors pied nu de la chambre pour le salon.

- Angie ?

Je tourne le visage vers l'homme de ma vie et bave presque.

- Tu peux m'aider ?

Max me tend sa cravate noire. Il est splendide. Costume trois pièces noires avec une chemise blanche. Il arque un sourcil en me voyant vêtu de la même façon.

- Tu pars en guerre, mon ange ?

- Effectivement.

- Bien. Je suis ravie de l'apprendre.

Je lui dire la langue et attrape la cravate pour la nouer autour de son coup.

- Merci, Mi Amore.

Je roule des yeux, pose un rapide baisé sur ses lèvres avant de récupérer mes escarpins dans le placard.

- Bien. Nous pouvons y aller.

Je hoche la tête tout en récupérant la main qu'il me tend.

- Tu es sur de vouloir venir ? Souffle-t-il tout à coup inquiet.

- Tu penses que je ne fais pas le poids ?

Il sourit grandement.

- En réalité, j'ai plus peur pour eux que pour toi, Angie !

- bien !

Dès la porte de la suite fermée, deux gardes nous encadrent.

- Bonjour Messieurs.

Max et moi avons parlé en même temps, ce qui nous fait tout de suite rire.

- Ils semblent que nous sommes sur la même onde aujourd'hui, ma très chère épouse. Souffle max en m'attirant dans ses bras une fois dans l'ascenseur.

- Effectivement, j'ai un peu peur pour tes clients du coup. Répondis-je avec une grimace.

Un chauffeur avec voiture nous attend sagement devant l'entrée de l'hôtel. Deux voitures noires également. Avec vitre tintés. Incroyable.

Je sais que Maximilien a peur pour ma sécurité et la sienne. Il a peur que certaine personnes décident de l'approcher en passant par moi. Son père en ligne de mire.

En route pour le restaurant ou nous avons rendez-vous, Max en profite pour passer des appels professionnels. Pour ma part, je regarde le paysage défilé sous mes yeux. Ici, tout est tellement beau. Le véhicule fini par s'arrêter devant un joli restaurant. Je me penche un peu pour y lire l'enseigne « Salsamente».

Une seconde après le garde frappe à la porte, puis l'ouvre. Je sors tranquillement et lise ma veste avant d'attraper la main de Maximilien. Face à la réception, je donne notre nom.

- Bienvenue monsieur et madame Stuart. La table est au complet.

- Merci. Récitais-je avec un petit sourire.

Le restaurant est très beau et lumineux. Les tables sont toutes recouvertes de nappes blanches. Il y a déjà plusieurs tablent de prisent. Le restaurant doit également faire petit déjeuner, je suppose.

Les personnes que nous sommes venu voir ce soir, sont installé à une table ronde. Ils semblent tous très mal à l'aise. Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à me voir débarquer. Un point pour nous.

- Messieurs, dames, souffle mon mari d'une voix simple et douce tout en raccrochant.

Trop douce à mes oreilles. Max tire la première chaise et m'invite à m'y asseoir tandis que tous nous salut rapidement. Max s'installe à ma droite après avoir retiré sa veste. Du coin de l'œil, je suis nos gardes du corps. Quatre sont rentré avec nous dans le restaurant. Un attend au bar, un devant les portes des cuisines, un devant la porte d'entrée et un autre presque à notre table.

- Ne faites pas attention à eux. Dis-je naturellement.

Tous les regards convergent vers moi. C'est le moment.

- Je n'ai malheureusement pas eu la possibilité de me présenter hier…

Je fais une petite pause avec un grand sourire. L'art de la diplomatie et de la communication. Je suis bien placé pour le savoir.

- J'insiste pour le faire aujourd'hui. Je suis Angela Weber-Stuart. La femme de Maximilien. Dis-je dans un grand sourire.

Ce dernier semble ravi de mon intervention. Pour me rassurer et appuyer mes dirent, il pose sa main sur la mienne.

- Il semble que ma femme est réussie à faire grande impression hier.

Voilà. Ils commencent à tous vouloir s'exprimer et tous vouloir s'excuser. C'était à prévoir. Une fois tout le monde

Le serveur revient avec deux verres. Deux limonades aux citrons vert. La rondelle sur le dessus me donne envie d'y croquer.

- Merci. Dis-je délicatement en portant le verre à mes lèvres.

Dieu que j'aime cette boisson. J'écoute très attentivement sans effectuer la moindre intervention. Sauf, qu'à un moment donné je ne peux plus me taire. J'ai été l'assistante de max et ensuite sa codirectrice. D'ailleurs, je le suis toujours. C'est donc mon rôle de donner quelques cartouches à mon mari.

- Je crois savoir que vous avez travaillé avec Dior l'année dernière. Et que votre contrat n'a pas été… reconduit !

L'homme face à moi, semble pour le coup stupéfait par ma découverte.

- C'est classé confidentiel.

- Vraiment ?

J'arque un sourcil et attends sa réponse. Max remonte au créneau, après m'avoir souri simplement. C'est incroyable comme je peux rapidement reprendre les bonnes habitudes.

Le téléphone de Max attire l'attention en sonnant. Puis une autre fois. Il le regarde à peine. J'hésite quelques secondes quand il sonne à nouveau puis, je tends la main pour le réceptionner. Il ne fait aucun commentaire et continue à écouter les deux hommes lui expliquer la situation de leur entreprise.

- Angela Weber-Stuart. Récitais-je, au téléphone de mon amoureux.

Ce dernier relève un sourcil en tournant légèrement le visage vers moi. Je ne me laisse pas démonter pour si peu.

- Angela ?

- C'est elle-même.

- C'est Nicolas.

- Je t'ai reconnu. Souris-je doucement. Comment vas-tu ?

- Très bien et toi ?

- Très bien également. Rome est absolument somptueuse et pleine de surprise.

Max roule des yeux devant mon petit manège.

- Je veux bien te croire. Euh… Mon patron est disponible ?

- Pas vraiment. Il est en rendez-vous. Je peux te renseigner ?

Nicholas l'assistant de Max, semble réfléchir avant de poser la question. Il s'agit d'une question concernant l'approvisionnement du mois prochain pour les textiles d'inde. Pour y avoir travaillé dessus, je sais exactement répondre à la question. Et je me permets donc de lui répondre ayant collecté préalablement quelques données.

- Autre chose ? M'enquis-je sous le regard animé de Max.

- Non. Essaie de profiter de ta lune de miel, Angela. S'amuse mon ami à l'autre bout du fil.

- Merci. On se revoit bientôt.

Je raccroche et pose le téléphone entre les mains de Max.

- Merci mon ange.

- Un réel plaisir.

Je me concentre à nouveau sur la conversation autour de la table. Ils semblent que le débat soit difficile. Surtout concernant les prix par pièce de vêtement.

- Est-ce qu'il est envisageable, m'enquis-je en posant mon verre sur la table, de créer une boutique à Rome ?

Max surprit se tourne totalement vers moi.

- Que veux-tu dire ?

- Rome à un potentiel incroyable pour les tissus. Et… dis-je en relevant un doigt devant moi pour faire taire l'homme Italien de l'autre côté de la table, ça serait une occasion en or de s'implanter dans une nouvelle ville. Du bénéfice pour eux… du bénéfice pour nous. Clamais-je grandement en ajoutant la gestuelle.

Max me regarde avec un troisième œil, puis, il se penche vers moi et m'embrasse. là. Tout naturellement. Je rougis légèrement.

- Je t'aime.

- je t'aime aussi. Murmurais-je sur ses lèvres.

Max se redresse et regarde souriant la table.

- Nous allons devoir étudier cette nouvelle… donnés. Vous aurez très vite de nos nouvelles.

On se lève de la table, salut tout le monde avec de grand serrage de mains, puis on quitte le restaurant sous bonne escorte. Une fois dans la voiture, Max me fait passer le trajet ses lèvres contre les miennes.

Ce matin, j'ai été très surprise. Maximilien m'offre un cadeau qui figure sur ma liste de souhait. Un atelier cuisine pour couple. Et italien pour couronner le tout.

C'est ainsi que l''aventure commence au marché Campo de' Fiori, en plein cœur de Rome. Notre cuisinière Eleonora qui parle français heureusement pour moi, nous fait faire le grand tour de cette place avant de s'arrêter devant un petit marchant de fruit et légumes. Les trois autres couples se présent devant le stand. Max et moi restons légèrement en retrait. Main dans la main, nous profitons pleinement de ce moment. Malgré les regards déplacés des autres femmes du cours. Y compris celle de la cuisinière. Pourtant, je garde mon sourire et l'offre à qui veut bien le voir.

Je n'ai jamais appris l'Italien, je le regrette un peu en voyant toutes ses conversations autour de moi. Mon homme par contre, se donne à cœur joie et me le retranscrit.

- Le vendeur explique qu'il est un supporteur inconditionnel de l'AS Roma (le club de foot local).

- D'où sa tenue ? Souris-je.

- Exactement, il est vêtus de la parfaite tenue des supporters ! m'explique mon homme. Vient !

Max me fait signe d'aller au stand de droite. Ce sont des fleurs. Il en attrape une et me la tend. Je la porte à mon nez simplement alors qu'il donne l'argent à la vendeuse. Celle-ci l'arrête aussitôt et lui en remet une autre. Toute souriant Max la récupère et la remercie.

- Je crois qu'elle t'aime bien. S'amuse Max en m'offre la seconde fleur.

- merci. Tu es un amour !

Max se penche sur mes lèvres pour m'embraser et je le laisse faire. Malheureusement la bulle d'amour explose.

- Vous pouvez rester avec le groupe s'il vous plaît ?

La cuisinière Eleonara semble m'en vouloir spécialement à moi.

- Désolé. Soufflais-je en français sous le regard amusé de Max.

On retrouve le groupe pour continuer le marché. Une fois fini, une demi-heure plus tard, nous allons à la cuisine. J'avoue que l'endroit est très bien décoré. Max retire sa veste puis, m'aide avec la mienne. Je croise le regard d'une femme devant la galanterie de mon époux et elle rougie.

- C'est un gentleman. murmure-t-elle finalement.

- Oui. Il lui reste un peu de galanterie. Rigolais-je.

Max lève les yeux en l'air puis m'embrasse sur le but du nez.

- Bien installez-vous par couple derrière une table, je vais vous expliquer certaine spécificité.

Durant les dix minutes qui suivent miss cuisine nous initie à la cuisine italienne et surtout nous indiquent les plats que nous allons pouvoir cuisiner aujourd'hui. Du moins une entrée, un plat et un désert : des poivrons jaunes à l'aigre douce, la scarole à la Napolitaine et un café glacée (affogato).

Une main posé sur mes hanches, Max regarde la pièce avec un œil critique. Comme il le fait souvent.

- Arrête ?

- quoi ? S'étonne-t-il à moitié.

- ne gâche pas notre moment.

il sourit de toutes ses dents et retire le veston sur ses épaules.

- Mieux ? Tranche-t-il alors que je le fusille du regard.

Cet homme me rend dingue. Il porte un jean et un t-shirt noir qui le moule à la perfection. Max fait du sport et ça se remarque. C'est un bel homme, un très belle homme… et vu les regards que lui offre les femmes mariés et la cuisinière Maximilien Taylor Stuart plaît énormément à l'agente féminine. Trop pour mon petit cœur. Mais, je ne compte pas le lui dire un jour. Ce qu'il est aujourd'hui… on fait de notre relation un conte de fée. Rien ne doit changer. Jamais.

Cela fait presque une demi-heure que nous avons commencé le cours, quand un coup à la porte se fait entendre. Eleonara va l'ouvrir et tombe nez à nez avec Glenn. Max pose aussitôt le couteau qu'il tient et se précipite vers eux. Ils parlent à voix basse quelques instants, puis ils viennent vers moi ensemble. Eleonara semble abasourdie.

- Princesse, je peux te laisser continuer un instant ?

- rien de grave ?

- Non. Une petite historie administrative. Je ne pense que tout le monde a hâte de me voir rentré. Souffle-t-il avant de m'embrasser du bout des lèvres.

Je hoche la tête et le laisse sortir.

- vous pouvez attendre dehors, Glenn. Dis-je au garde du corps.

- Bien madame !

Avec un mouvement de tête, il sort de la pièce sous le regard surprit de l'assistance. La cuisinière semble outrée et très irrité. Je préféré ne pas regarder dans sa direction. Les minutes passent... encore et encore. Toujours pas de nouvelle de Maximilien. Ce qui commence à m'inquiéter pour tout dire. J'ai un peu honte à l'avouer, mais le fait de me retrouver seul dans ce court pour couple me met un peu de stress. Je me sens ridicule. Totalement. J'essaie tout de même de participer au cours.

- Bien, l'eau doit être assez chaude, vous pouvez la retirer du feu et y plonger les épices que je vous ai indiqués.

Je m'exécute. Je prends la précaution de couper le feu et j'attrape le manche. Mon téléphone vibre dans ma poche au même moment. Complètement surprise, je relâche la prise de ma main. Assez pour que ma main glisse vers le bord de la casserole. Je viens littéralement de me brûler. Je lâche la casserole qui atterrie dans l'évier et jette un peu d'eau chaude sur ma main une fois encore. Je pousse un hurlement strident.

La seconde d'après la porte d'entrée de l'appartement s'ouvrent sur deux gardes du corps sur le qui-vive. Les gens sursautent littéralement et les regardent comme des poissons dans l'eau. La bouche grande ouverte.

- ça va ! Dis-je rapidement en serrant les dents.

Le premier garde reste proche de la porte, tandis que le second Glenn, marche d'un grand pas vers moi. En un coup d'œil il comprend. Il ouvre le robinet et tourne l'eau pour qu'elle soit froide.

- Euh.. je peux savoir qui vous êtes ?

Glenn ne répond pas et ne la regarde pas une seule fois. Je prends la parole alors qu'il place ma main sous l'eau me tirant une grimace.

- Des gardes du corps.

Elle semble stupéfaite de cette annonce.

- ce n'est que superficiel madame. M'informe Glenn arrêtant Eleonora dans sa prochaine prise de parole.

- je sais. Merci.

Il rend le sourire que je lui offre. Puis appuie sur son oreillette.

- Non, inutile d'attendre devant l'immeuble. Sauf si monsieur Stuart en fait la demande.

- il va faire la demande ! Soufflais-je tendu.

- vous souhaitez vous rendre à l'hôpital, madame Stuart ?

Je cligne des yeux rapidement.

- Non.

- alors, je pense que nous allons attendre le feu vert de monsieur Stuart.

Je souris doucement.

- Je pense que vous devriez y aller ! Ronchonne Eleonara en nous regardant froidement.

Mon homme revient lorsqu'un garde apporte une pommade. En une fraction de seconde, le gentil et beau Maximilien prends peur et un masque glacial prend le contrôle de lui.

- Je ne peux donc pas partir plus de cinq minutes, Angela ?

Je roule des yeux malgré moi et évite le regard de miss cuisinière. En deux grandes enjambés, Max est près de moi.

- J'ai reçu de l'eau sur les mains. Rien de grave.

- elle est rouge et presque enflé. Laisse-moi jugé de la situation !

Je soupire et retire ma main de l'eau froide. Ça chauffe aussitôt.

- Préparer la voiture Glenn.

Il attrape au passage la pommade et l'ouvre.

- Bien sur monsieur.

- Non, pas d'hôpital. Clamais-je rapidement.

- Tu n'es pas en état de discuter. Siffle mon homme.

- Max, respire ! Dis-je en attrapant son t-shirt pour le serrer de toutes mes forces. J'ai malencontreusement versé de l'eau sur ma peau. Ça peut arriver.

- Pas à la femme qui partage ma vie ! murmure-t-il tristement. Je refuse que tu souffres plus longtemps !

- Je ne souffre pas. Et la pommade me fait un bien fou. Je ne veux pas y aller. Et tu ne me forceras pas.

Ma voix sonne comme un défi. Il s'en rend compte.

- On peut rentrer ? Ce cours est vraiment…

Il ne finit par sa phrase et je rigole aussitôt.

- Tu en a marre de tous ses regards féminin? M'enquis-je sous le hoquet de stupeur d'Eleonara.

- seul celui de ma femme me suffit. Très bien démon… on bouge ! dit-il.

Nous quittons l'atelier cuisine sous la stupeur et l'incompréhension des autres participants. La cuisinière ne nous retient pas… de toute façon, vu les trois gardes à notre suite, elle ne risque pas de nous atteindre.

*/*

Le réveille est doux est délicat. Grâce à l'homme qui se trouve dans mon lit. Notre lit.

- Tu es la plus belle chose au monde ?

Je souris gardant les yeux encore clos. Avec une infinie douceur, Max fit glisser sa main de ma cheville à l'intérieur de la cuisine.

- j'aime que tu dormes totalement nue pour moi.

Je souris un peu plus.

- que tu sois disponible pour les perfections de ton époux.

Cette fois, je n'y tiens pas je rigole. Max me sert dans ses bras et m'embrasse sur la joue rapidement.

- bonjour, monsieur Stuart. Chuchotais-je la voix encore endormi alors que ses yeux vert bouteille me fixe amoureusement.

- Bien dormi, madame ma femme ?

- Très bien.

De longs frissons parcourent mon corps lorsque Max plaque son érection contre ma hanche.

- J'ai très envie de toi.

- Vraiment ? Me moquais-je.

Max me plaque sur le dos et se retrouve à genoux entre mes jambes. Il est beau, terriblement beau et sensuel.

- Je t'aime. Murmurais-je levant la main pour poser ma main sur son torse. Par-dessus mon nom.

- A la vie, à la mort ! Répond-t-il.

J'écarte un peu plus les jambes pour que sa bouche qui traîne sur mon ventre s'aventure plus bas. Embrassé de désir il enfonce deux doigts dans mon intimité, me faisant arquer le dos. Une main dans ses cheveux, une autre sur son épaule, je hurle mon bonheur.

Max titilla sa bouche vers mon entrée. Me faisant perdre le contrôle. Concentrer sur ses sensations, je le laisse m'aimer de toutes les façons, possible et inimaginable. Puis, Max se releva. S'allongea légèrement sur moi. Chair contre chair, on s'embrasse avec amour et folie. Puis, d'un gracieux mouvement de hanche, Max plongea en moi.

Une fois de plus, je gémie de bonheur.

- Je t'aime Angela.

Je ne peux répondre. Submerger par un trop plein d'émotion. Tellement, que j'en pleure. Les larmes coulent de mes joues et Max me surprend en les essuyant.

Accroché à ses épaules, je le laisse me posséder corps et âme.

- accroche-toi bien mon Angela. Accroche-toi.

Mes oncles enfoncé dans ses épaules, je le sers contre moi. Comme si ce jour était le dernier. Nos bouches coller l'une à l'autre, nos langues dansant un ballet rythmé, mon désir et le sien montant à l'unisson.

- Je peux plus !

- Vas -y mon ange. Souffle-t-il sur mes lèvres.

N'y tenant plus, je laisse la vague de jouissance me submerger tel un ras de marée. Je bascule en une fraction de seconde dans un éclatement de sensations multiples.

Max me suivit rapidement. Ses coups de boutoirs s'accentuèrent. Il allait loin et surtout profondément. Tout ce dont j'avais besoin. Sur son visage si parfait, je vu l'explosion de bonheur et de plaisir, lorsqu'il attend l'orgasme. Totalement fondu dans les bras de mon mari, je laisse le bonheur de ce moment m'envahir totalement.

- ça va ?

- C'était sauvage. Rigolais-je.

- J'ai fait des rêves érotiques. M'apprend-t-il en se retirant de moi.

Le vide me fait pousser un couinement.

- de moi j'espère ? Dis-je moqueuse en le voyant sortir du lit.

- Toi et toujours toi.

Il se penche, m'embrasse avec tendresse et rejoins la salle de bain.

Totalement allongé dans le lit, j'essaie de reprendre contenance et de calmer mon rythme cardiaque.

Malheureusement, le téléphone de max en vibreur sonne plusieurs fois d'affilé. Mon époux est toujours sous la douche. Son téléphone n'arrête pas de vibrer et de sonner. J'en ai franchement plus qu'assez. Pour les dix prochaines minutes, je me dévoue pour être son assistance personnelle. Ça ne serait pas la première fois. Je réponds à deux questions de Nicolas et une autre de Chelsea. Ensuite, je m'attaque aux trois appels en absence. J'en connais deux sur trois. Intrigués, je suis prête à cliquer sur répondre, lorsque le numéro essaie de le joindre une fois encore.

Max est toujours sous la douche. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une sensation étrange dans le creux des reins.

- Allo ?

- Monsieur Stuart ?

- Sa femme ! Dis-je délicatement à la voix féminine.

- Oh. Je souhaite parler à monsieur Stuart.

Elle semble surprise que je réponde.

- Vous êtes ?

Il y a un temps d'arrêt. Celui qui a le temps de me faire froncer les sourcils et ouvrir la bouche. Cependant, elle reprend d'une voix distante.

- Une connaissance !

Je roule des yeux malgré moi.

- Mais encore ?

- Vous n'êtes pas la première assistante personnelle à passer dans son lit, madame Stuart. J'espère simplement qu'il fera face aux conséquences.

- De quoi parlez-vous ?

- Maximilien et moi avons eu une relation. Juste avant de me faire virer du moins.

Mon cœur rate un battement.

- la suite des choses est juste... déduction.

- que voulez-vous dire ?

J'ai extrêmement peur de connaître la vérité.

- C'est ce qui arrive quand on couche avec une personne et qu'on lui fait un enfant !

Elle raccroche sans rien ajouter d'autre et le sang dans ma tête se vide. Je dois être blanche, livide quand Max sort de la salle de bain avec une simple serviette autour de la taille. Je suis totalement sans réaction, pourtant son corps est une tentation à la luxure.

Et en un simple appel… mon monde a basculé de Paradis à Enfer !