Le lendemain, Kim passe la journée avec ses parents, savourant une balade le long de la plage. Pourtant, quelque chose dans leur comportement l'inquiète. Ils semblent plus attentionnés que d'habitude, comme s'ils voulaient graver chaque instant dans leur mémoire. Kim ne peut s'empêcher de ressentir une étrange appréhension, une sensation sourde que quelque chose de majeur se prépare.
Le soir venu, ses doutes se confirment. Ses parents l'appellent dans le salon pour lui parler. L'atmosphère est lourde, et leur ton sérieux met Kim sur ses gardes.
Elle les rejoint, les trouvant assis côte à côte sur le canapé, les mains entrelacées, l'air préoccupé. Son père lui fait signe de s'asseoir sur le fauteuil en face d'eux.
— Kim, avec ton père, on a beaucoup réfléchi, commence sa mère, sa voix tremblant légèrement. Avec tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps, on a...
— Vous me faites peur, coupe-t-elle en fronçant les sourcils.
Sa mère échange un regard furtif avec son mari avant de lâcher la bombe :
— On a décidé de déménager, annonce son père d'une voix posée mais ferme.
Le monde de Kim vacille. Elle reste figée un instant, incapable de comprendre pleinement ce qu'elle vient d'entendre. Puis l'information fait son chemin, frappant comme un coup de massue.
— Non! hurle-t-elle, son cri brisant le silence. Je ne veux pas déménager!
Son cœur bat à tout rompre, chaque pulsation résonnant jusque dans sa tête. Elle sent sa respiration se saccader, comme si l'air manquait soudainement. Voyant son désarroi, ses parents se lèvent, tendant les bras pour la consoler, mais Kim les repousse.
— Non! Ne me touchez pas!
D'un bond, elle s'échappe de leur étreinte et, avant qu'ils n'aient le temps de réagir, elle s'élance hors de la maison.
Elle court. Ses pieds frappent le sol à un rythme effréné, ses larmes brouillant sa vision. Elle ne sait pas où elle va, mais peu importe. Elle doit fuir, échapper à cette vérité insupportable. Sa douleur s'échappe par ses sanglots, résonnant dans le calme de la soirée comme un cri désespéré.
Sa course effrénée finit par la mener devant la maison des Lahote. Kim hésite longuement, se demandant si elle devrait vraiment déranger Paul si tard. Mais le poids de ses émotions finit par l'emporter. Lentement, elle s'approche et lève une main tremblante pour toquer. Avant même qu'elle ne touche la porte, celle-ci s'ouvre brusquement.
Paul apparaît, son visage grave, et sans dire un mot, il l'attire immédiatement dans ses bras.
— Kim? murmure-t-il, inquiet.
Elle éclate en sanglots, enfouissant son visage contre son torse. Ses bras se referment autour de lui, comme si elle craignait de se briser en mille morceaux si elle le lâchait.
Peu à peu, ses pleurs se calment, et elle parvient à reprendre son souffle.
— Je suis désolée… murmure-t-elle, réalisant qu'elle a trempé son t-shirt de larmes.
— Hé, arrête ça. Qu'est-ce qu'il se passe?
Sa voix est douce, mais son regard est perçant, cherchant la cause de son désarroi.
— Ils veulent déménager! sanglote-t-elle de nouveau.
— Viens, ne reste pas là dehors…
Il l'entraîne doucement à l'intérieur, refermant la porte derrière eux. Dans le séjour, Kim remarque que les Lahote ont des invités : un couple qu'elle ne reconnaît pas, accompagné d'une petite fille. Gênée, elle fait un pas en arrière.
— Je... Je devrais partir, je vous dérange, balbutie-t-elle en secouant la tête. Je n'aurais pas dû venir!
Elle tente de se dégager de l'étreinte de Paul, mais il la maintient fermement.
— Tu ne bouges pas.
D'un geste assuré, il l'installe sur un fauteuil avant de s'asseoir par terre à ses pieds. Kim se recroqueville, mal à l'aise sous les regards des invités.
Thomas, le père de Paul, quitte discrètement la pièce. Lorsqu'il revient quelques minutes plus tard, il s'approche avec un sourire bienveillant.
— Kim, tu restes ici ce soir, pour dîner et pour la nuit, dit-il simplement, sans laisser place à la discussion.
— Oh non, vraiment, je ne veux pas vous déranger, proteste-t-elle en secouant la tête.
Thomas s'accroupit légèrement pour se mettre à sa hauteur, posant une main rassurante sur son épaule.
— Tu ne nous déranges jamais, ma chérie. Tu fais partie de cette famille, insiste-t-il avec un sourire chaleureux.
Kim ouvre la bouche pour protester, mais se ravise. L'assurance dans la voix de Thomas la touche profondément. Elle murmure un remerciement et se tasse sur son siège, essayant de se faire discrète.
Paul, assis par terre, pose sa main sur la sienne et la serre doucement. Ce geste n'échappe pas à la petite fille, qui les observe avec un sourire curieux.
— C'est ton amoureuse? demande-t-elle à Paul, les yeux brillants.
Le garçon soupire, l'air agacé, mais répond calmement :
— Non, Cleo, Kim est ma meilleure amie. Et sois moins indiscrète!
Kim comprend enfin : les invités sont la mère de Paul, son beau-père, et Cleo, sa demi-sœur. Elle remarque que la mère de Paul la fixe avec un regard à la fois distant et critique.
— Vous vous connaissez depuis longtemps? demande-t-elle, un peu sèchement.
Paul relève la tête, le regard froid.
— Depuis que je suis arrivé ici. Mais tu es censée le savoir, non?
La tension monte immédiatement. Un silence gênant s'installe, que Thomas s'empresse de briser en relançant une conversation avec le beau-père de Paul. Les deux hommes semblent s'entendre à merveille, ce qui surprend Kim.
— Ça vous arrive souvent de venir à l'improviste? insiste la mère de Paul en se tournant vers Kim, sa voix teintée d'une pointe d'hostilité.
Kim ouvre la bouche, mais avant qu'elle n'ait le temps de répondre, Thomas intervient, son ton ferme :
— Kim est comme ma fille, Amélia. Elle est toujours la bienvenue ici.
— Et arrête avec tes questions! renchérit Paul, visiblement à bout de patience.
— Paul, ne me parle pas sur ce ton! s'exclame Amélia, les joues rouges de colère.
— Tu t'attaques à ma meilleure amie, là! rétorque-t-il avec une colère contenue.
Kim, sentant la situation dégénérer, pose une main apaisante sur l'épaule de Paul. Ce geste ne passe pas inaperçu.
— Ta meilleure amie? Vraiment? lâche Amélia, un sous-entendu clair dans sa voix.
— Oui, maman! s'emporte Paul en désignant le bracelet au poignet de Kim. Et elle a un copain, il s'appelle Jared! Alors ça suffit!
D'un geste brusque, Paul se lève, tirant Kim par la main pour qu'elle le suive.
— Cleo, viens! ajoute-t-il en prenant sa demi-sœur par la main.
Avant de quitter la pièce, il jette un dernier regard noir à sa mère.
— On va dans ma chambre. Et ne nous dérange pas.
Il s'éloigne avec détermination, emmenant Kim et Cleo avec lui, laissant derrière lui une pièce glacée par le silence.
Dans la chambre de Paul, il relâche doucement les mains de Cleo et de Kim avant de fermer la porte derrière eux. Son visage est marqué par une colère contenue. Sentant sa tension, Cleo s'approche pour l'enlacer.
— T'es le meilleur grand frère du monde, murmure-t-elle avec un sourire.
Paul serre tendrement la petite fille dans ses bras et lui dépose un baiser sur la tempe. Kim, témoin de la scène, ne peut s'empêcher de sourire en voyant son meilleur ami dans ce rôle de protecteur.
Observant attentivement, elle remarque pour la première fois à quel point Cleo et Paul partagent des traits communs. Cependant, la fillette ne tarde pas à tourner son attention vers Kim, la bombardant de questions sur son frère, mais surtout sur Jared.
Pendant ce temps, Paul installe un matelas par terre à côté de son lit.
— Cleo, tu dormiras sur le matelas, ok ? annonce-t-il en ajustant une couverture.
— Mais non! intervient Kim. Imagine si ta mère me voit dans ton lit!
— La crevette dort par terre, tranche Paul. Elle bouge trop la nuit et elle est chiante.
Cleo éclate de rire, confirmant qu'elle donne des coups de pied dans son sommeil. Paul sourit avant de sortir un jogging et un t-shirt qu'il dépose sur son lit pour Kim.
Ils regardent la télévision ensemble jusqu'à ce que Thomas les appelle pour dîner. L'ambiance autour de la table est tendue, et Kim se tasse sur sa chaise, regrettant de ne pas être partie plus tôt. Pire encore, elle s'en veut que la mère de Paul ne l'apprécie pas.
Après le repas, Kim s'enferme dans la salle de bain pour se changer en pyjama. Réalisant qu'elle n'a pas prévu de vêtements pour le lendemain, elle décide de lancer une machine à laver. En revenant dans le couloir, elle croise Thomas, à qui elle explique rapidement ce qu'elle fait.
— Mon… mon monstre d'ex-femme voudrait te parler… lui dit-il en soupirant.
— J'ai entendu! s'écrie Amélia depuis la cuisine.
Thomas éclate de rire se qui fait sourire Kim. Enfin, elle rejointe Amélia dans la cuisine, légèrement nerveuse. La mère de Paul lui adresse un sourire timide.
— Je voulais m'excuser pour mon comportement de tout à l'heure, commence Amélia, la voix hésitante.
Kim ouvre la bouche, mais Amélia poursuit :
— Je suis ici chez Thomas, et il accueille qui il veut. Je n'avais pas à te juger.
— Ne vous en faites pas… Ce n'est pas grave, répond Kim, gênée.
Amélia secoue la tête, insistant :
— Si, c'est grave. Je me suis comportée comme une idiote. Je suppose que je suis un peu… jalouse.
Kim, surprise, arque un sourcil.
— Jalouse? répète-t-elle, incrédule.
— Depuis le divorce, je ne vois pas Paul aussi souvent que je le voudrais. Il a toute sa vie ici, avec Thomas, et je constate que tu en fais partie. Ça me blesse, mais ce n'est pas de ta faute.
Amélia attrape doucement les mains de Kim, plongeant son regard dans le sien.
— Il te dit des choses qu'il ne me dit jamais… Ça me rend envieuse, mais je vois maintenant à quel point tu es importante pour lui.
Kim, touchée par ces mots, esquisse un sourire timide. Amélia relâche ses mains avant de quitter la pièce, laissant Kim réfléchir à cette conversation inattendue.
De retour dans la chambre, elle trouve Cleo et Paul installés autour d'un plateau de Cluedo. Ils commencent une partie tranquillement, mais Kim s'éclipse brièvement pour mettre le sèche-linge en route. Lorsqu'elle revient, elle les surprend en train de regarder ses cartes.
— Ah, la triche, c'est de famille, je vois! lance-t-elle en croisant les bras.
— Oh, Kim! Tu es déjà là! s'exclame Paul, feignant l'innocence.
Elle lui tire la langue avant de redistribuer les cartes.
Le lendemain matin, Kim s'éveille avant Paul et Cleo. Quittant la chambre à pas feutrés pour ne pas les réveiller, elle rejoint Thomas, Amélia et Jordan dans la cuisine. Encore à moitié endormie, elle prépare un thé et des tartines, s'installant silencieusement à table.
Pendant qu'elle mange, Thomas installe sa planche à repasser et va chercher le panier de linge. Le père de Paul repasse en jetant un œil distrait aux informations diffusées à la télé, échangeant de temps à autre des commentaires avec Jordan. Avec des gestes mécaniques, il forme plusieurs piles de vêtements sur la table basse du salon : celle de Paul, la sienne, et une petite pour Kim.
Une fois son petit-déjeuner terminé, Kim débarrasse sa table et récupère son linge avant de s'enfermer dans la salle de bain. Elle profite d'une douche chaude pour chasser les dernières traces de sommeil. Lorsqu'elle revient, Cleo est installée dans la cuisine, mordant avec appétit dans une tartine beurrée.
— Bien dormi? demande Kim en déposant une bise sur la joue de la fillette.
— Oui! Et toi?
Kim hoche la tête en souriant avant de s'asseoir à côté d'elle.
— Un jour, tu viendras chez nous? demande Cleo avec des étoiles dans les yeux.
— Bien sûr, si tu veux.
Le regard de Cleo s'illumine. Les deux passent ensuite un moment à jouer aux cartes, riant de bon cœur à chaque victoire ou tricherie maladroite de Cleo. Pendant ce temps, Thomas s'affaire en cuisine, préparant le déjeuner.
Quand tout est presque prêt, Kim propose d'aller réveiller Paul. Amélia, qui dresse la table, soupire en souriant.
— Encore une preuve que tu le connais mieux que moi. Je n'ai jamais su le réveiller, confie-t-elle avec une pointe d'amertume.
— C'est tout un art, convient Kim avec une lueur d'espièglerie.
Kim entre discrètement dans la chambre de Paul et s'assoit doucement sur le bord du lit. Paul est allongé sur le dos, ronflant légèrement. La jeune femme observe son visage apaisé un instant avant de glisser ses doigts dans ses cheveux, les caressant avec tendresse.
— C'est l'heure de se lever, mon petit chat, murmure-t-elle.
Paul émet un léger ronronnement, se tournant sur le côté pour enfouir son visage contre ses jambes.
— Laisse-moi dormir… grogne-t-il d'une voix étouffée.
— Non, mon chat. Tes parents t'attendent pour manger, insiste-t-elle en ébouriffant ses cheveux. Allez, lève-toi! ajoute-t-elle avec un sourire.
Grommelant, il se redresse lentement, les yeux encore lourds de sommeil.
À table, l'ambiance est légère et chaleureuse, Cleo jouant les boute-en-train et arrachant des éclats de rire à tout le monde.
— Tu restes avec nous aujourd'hui, Kimmy? demande Cleo, l'air plein d'espoir.
Kim esquisse un sourire gêné, secouant doucement la tête.
— Je suis désolée, mais j'ai prévu d'aller à Port Angeles avec Jared.
Le regard de Cleo s'illumine à nouveau, cette fois d'excitation.
— Est-ce que je peux venir? s'écrie-t-elle, se tournant vers sa mère avec des yeux suppliants.
Amélia hésite, mais Paul intervient en précisant qu'il fera partie du voyage pour veiller sur sa petite sœur. Après une courte réflexion, Amélia finit par céder, non sans poser quelques conditions.
— Merci maman! s'exclame Cleo en serrant sa mère dans ses bras.
Kim ne peut s'empêcher de sourire devant l'énergie débordante de la fillette, tout en réfléchissant à la journée qui s'annonce.
Ils passent chercher Jared chez lui avant de prendre la route pour Port Angeles. Dès leur arrivée, Cleo bondit hors de la voiture, les yeux pétillants. Elle supplie Kim de l'emmener faire du lèche-vitrine, la petite fille voulant essayer toutes sortes de vêtements.
Kim hésite, mais devant l'enthousiasme de la fillette, elle cède avec un sourire amusé. Pendant ce temps, Jared et Paul, déjà résignés, s'installent sur les sièges du rayon des chaussures, l'air ennuyé.
Dans une allée du magasin, Cleo pousse un cri émerveillé en pointant une robe rouge patineuse.
— Oh, regarde Kim! Cette robe est parfaite pour toi!
Sans attendre de réponse, Cleo décroche le cintre et le tend à Kim, l'air déterminé.
— Essaie-la!
Kim rit doucement, incapable de résister à l'enthousiasme de la petite. Elle prend la robe et disparaît dans une cabine d'essayage. Quelques instants plus tard, elle ouvre timidement le rideau.
— Tadaa!
Cleo la regarde avec admiration, les yeux brillants.
— Elle te va vraiment bien!
Kim rougit légèrement, touchée par le compliment. Mais alors qu'elle s'apprête à répondre, Paul arrive, traînant les pieds.
— Bon, vous avez fini avec vos... euh… wow, Kim!
Sa phrase reste en suspens, son regard figé sur elle. Gênée, Kim referme précipitamment le rideau et se hâte de remettre ses vêtements. Elle raccroche la robe et rejoint les garçons au rayon des chaussures, tentant d'oublier le regard surpris de Paul.
L'après-midi avance, mais peu à peu, Cleo devient silencieuse, perdant son enthousiasme initial. Kim le remarque et demande aux garçons de leur trouver un endroit pour se poser. Elle retient Cleo avec elle et l'emmène sur un banc un peu à l'écart.
— Tu vas me dire ce qui ne va pas, mademoiselle? demande Kim, son ton doux mais ferme.
Cleo hésite, triturant un pan de son pull avant de murmurer :
— J'aimerais bien avoir des beaux habits comme toi…
Kim la regarde, attendrie, et passe un bras protecteur autour de ses épaules.
— Ne grandis pas trop vite, d'accord?
Cleo baisse la tête, visiblement gênée par sa confession.
— Tu as neuf ans, Cleo. Profite de ton enfance et prends ton temps. Tu auras tout le loisir de te pomponner quand tu seras au lycée. Et d'ici là, qui sait? La mode aura peut-être complètement changé, plaisante-t-elle avec un sourire.
Le visage de Cleo s'éclaire légèrement. Kim sort son téléphone et appelle Jared pour savoir où ils sont. Elles rejoignent rapidement les garçons attablés dans un diner, entourés de donuts, muffins et chocolats chauds.
— Vous parliez de quoi? demande Paul, curieux.
Kim hausse un sourcil, l'air malicieux.
— De trucs de filles. Ça ne te regarde pas.
Paul manque de s'étrangler avec une bouchée de muffin.
— Ne me dis pas qu'il va falloir lui acheter son premier soutien-gorge! s'exclame-t-il, visiblement paniqué. Par pitié, non! Cleo, tu es très bien comme tu es! Tu… tu as la bonne taille !
Kim soupire, exaspérée, et lui donne un coup de pied sous la table.
— Viens dehors, ordonne-t-elle.
Une fois dehors, elle le fixe avec sérieux.
— Écoute-moi bien, Paul. On ne dit pas à sa sœur qu'elle a « la bonne taille ». C'est humiliant.
Paul lève les mains en signe de défense.
— Je ne savais pas, OK? Qu'est-ce qu'elle veut, alors?
Kim croise les bras.
— Elle ne veut plus s'habiller comme une fillette de neuf ans, mais comme une jeune fille.
Paul hausse un sourcil.
— Bah, dis-le comme ça! Pourquoi tu me parles de trucs de filles?
Kim roule des yeux.
— On appelle ça la subtilité, Paul. Tu devrais essayer.
Elle retourne à l'intérieur sans attendre de réponse.
Ils finissent leur consommation avant de retourner à La Push. Paul dépose Jared chez lui avant de raccompagner Kim chez elle. En passant le seuil de la porte, Noam et Ellie Akalah se précipitent vers leur fille et la prenne dans leurs bras.
Après avoir fini leurs consommations, ils reprennent la route pour La Push. Paul dépose d'abord Jared chez lui, puis raccompagne Kim. À peine franchit-elle le seuil de la maison que ses parents, Noam et Ellie Akalah, se précipitent vers elle pour l'enlacer.
— On est tellement contents que tu ailles bien! s'exclament-ils d'une seule voix.
Kim se détache doucement, levant les yeux au ciel.
— Tout va bien, je ne suis pas morte.
— Kim! la réprimande son père, les sourcils froncés.
Elle souffle bruyamment avant de se laisser entraîner vers le canapé du salon. Ses parents s'installent de chaque côté, son père s'éclaircissant la gorge.
— Hier, nous… Nous avons reçu la visite de Billy, Sam… et Jared, commence-t-il, hésitant.
Kim fronce les sourcils.
— Et?
— Le conseil des anciens nous interdit de quitter la tribu, finit-il par avouer, le regard fuyant.
Kim reste bouche bée, le cœur battant. Voilà qui changeait tout.
