Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit en l'honneur de l'anniversaire de Zoe Boyle !


Le destin avait un humour tordu.

Lavinia avait toujours clamé vouloir des enfants. Toute petite déjà, elle jouait à la maman, cajolant ses poupées, rêvant du jour où elle pourrait les remplacer par un vrai petit être. Adolescente, ce désir de maternité ne l'avait pas quitté. Là où ses amies exprimaient leurs craintes de la grossesse ou de l'accouchement, certaines affirmant qu'elles ne s'y plieraient jamais, elle avait toujours été heureuse à l'idée de le vivre un jour.

Pourtant, comme dans une drôle d'ironie, elle était la dernière de ses amies sans enfants.

Elle ne s'en était pas réellement inquiétée ; elle était encore jeune, elle finirait bien par se marier à un homme bon auprès duquel elle pourrait enfin fonder la famille qu'elle avait toujours voulue.

Aujourd'hui, cependant, elle était sur le point de mettre de côté son rêve.

Ou, tout du moins, une grande partie de celui-ci.

Elle allait épouser un homme bon. Simplement, cet homme ne pourrait pas lui offrir d'enfants.

Pourtant, quand elle avait vu Matthew rentrer en fauteuil, Lavinia n'avait pas songé un seul instant à renoncer au mariage. Parce que Matthew était gentil. Intelligent. Drôle. Honnête. Autant de qualités qui lui donnaient envie de rester à son bras, envers et contre tout.

Alors oui, en s'avançant dans l'allée pour le rejoindre à l'autel, Lavinia abandonnait peut-être une grande partie de ses rêves d'enfants.

Mais elle le faisait sans regrets : elle allait embrasser la plus belle réalité d'adulte qui soit.

Celle d'épouser son grand amour.