Petit mot de l'auteure : voici un petit drabble sur Cora & Robert !
Cora Crawley avait toujours pensé n'avoir aucun pêché mignon.
Elle fut bien obligée de changer d'avis le 17 mars 1891. Ce jour-là, plus d'un an après leur mariage, Robert lui demanda au petit-déjeuner si quelque chose lui manquait de sa terre natale. Cora songea un instant aux paysages de son enfance, à sa famille tendrement chérie. Néanmoins, ce fut une réponse bien différente qui jaillit de sa bouche :
- Les donuts.
- Les... donuts ? répéta Robert, interloqué.
Cora cru que son étonnement venait de l'étrangeté de cette réponse. Il était si vain de ressentir le manque d'un dessert, tout exquis soit-il ! Un examen plus attentif des traits de Robert lui fit toutefois comprendre que la cause de sa surprise était autre : il ignorait tout simplement ce qu'était un donut. Cora se fit alors un devoir de lui expliquer de quoi il retournait.
- C'est une pâtisserie. Elle fait le régal et la joie des enfants. Sa préparation est plutôt simple. Vous...
Cinq minutes plus tard, Cora parlait toujours des donuts. Ce fut à cet instant là qu'elle réalisa que, contrairement à ce qu'elle avait toujours cru, elle avait bel et bien un pêché mignon. Le réaliser la conduit à rougir fortement.
- Je suis désolée. Ce n'était pas très... noble de m'enthousiasmer ainsi.
Elle sentit alors la main de Robert se poser sur la sienne. Il avait un doux sourire sur les lèvres.
- Ne vous excusez pas. J'aime vous voir pleine de vie. Continuez, je vous en prie.
Cette simple phrase suffit à la convaincre que Robert était un homme bon. Un autre lord anglais aurait pu lui reprocher sa frivolité, son manque de contrôle sur elle-même, sa gourmandise manifeste. Mais pas Robert. Lui, au contraire, l'avait encouragée à pouvoir, à ne jamais être désolée d'aimer, qu'importe le sujet de son affection. Et cela fit que, malgré leurs débuts difficiles, elle tomba amoureuse de lui.
Le fait que Robert se débrouille pour obtenir la recette des dits donuts pour lui offrir ne fit que renforcer ce penchant.
